PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Genma

source: Le Blog de Genma

⇐ retour index

Mise à jour

Mise à jour de la base de données, veuillez patienter...

Ansible - Une erreur bête qui peut faire perdre du temps

jeudi 1 janvier 1970 à 01:00

Dans le présent billet, je voudrais raconter comment j'ai perdu 3h à cause d'un changement de droits sur un script déployé via Ansible (je divulgache / spoile dès la première phrase). Mais si ce retour d'expérience peut être utile... Je précise que cela a été fait un vendredi après-midi (oui je sais on ne mets pas en production un vendredi), avec la double fatigue de la semaine et des nuits au sommeil hachuré (pour nourrir Mononoke). Je sais cela n'excuse rien, cela peut sembler bête comme problème. Oui, une fois qu'on le sait, c'est évident.

Le besoin

J'ai crée un fichier script que j'ai déployé sur une machine de recette. Ce script doit ensuite être déployé sur un parc de machines identiques. Ce sera via Ansible.

Le problème

En local, le script marche bien. Je le pousse via SCP sur la machine de recette. Ca marche sans soucis. Je le pousse via Ansible (via un playbook) sur le parc de machines, ça ne marche pas.

La démarche pour analyser le problème

Comme le script génère des logs, je rajoute des lignes du type "je suis ici", "je suis là" pour voir si le script est exécuté, si ce n'est pas un problème dans la condition (il y a un if) et si on rentre bien dans la boucle et détecter à quelle étape du script il s'arrête.
Je pousse le script via SSH sur la machine de recette, le script tourne bien sur la machine de recette avec les logs de debugs.

Le même script poussé via Ansible sur une autre machine, je surveille les logs, aucune ligne dans les logs.

Depuis une session en SSH, je supprime le script, le recrée et fait un gros copier coller dedans. Ca marche.

Je repousse en SCP, ça marche...

Je ne vais quand même pas pousser sur toutes les machines via SCP, je perds l'intérêt d'Ansible et le problème vient donc de mon usage d'Ansible. Mais qu'est ce qui cloche ?

Je recompare avec une autre machine, le contenu des fichiers sont identiques...

La solution ? Un problème de droits...

Et là, j'ai une idée... Je regarde le détail des droits et permissions entre la machine pour laquelle ça marche et celle pour laquelle ça ne marche pas. Le propriétaire est le même. Mais au niveau des droits j'ai

-rwxr-xr-x 1 root root script_qui_marche

versus

-rw-r--r-- 1 root root script_qui_marche_pas

Et là je regarde dans le playbook...

copy:
src: script_qui_marche
dest: /destination_du_script
owner: root
group: root
mode: '0644'

Cette ligne mode... Passée en "755", le playbook relancé, l'ensemble des machines exécute bien le script...

Ce que j'ai appris de cette expérience

La mise en recette et mis en production n'étais pas identique : scp versus déploiement via un playbook. J'aurai déployé sur la recette via le même playbook, j'aurai pu voir le problème plus tôt. Ansible reposant sur SSH, je lançais bêtement une copie du script via SSH/SCP sans tenir compte des ajouts plus spécifiques dans le playbook Ansible... et ne pas avoir à me prendre la tête pour juste une machine à taper une commande Ansible.

Les permissions, il faut y penser et faire attention.

Pourquoi ça marchait via le SCP et via la suppression / création manuelle du fichier : par défaut, le fichier héritait des droits du répertoire parent dans lequel il se trouvait et avait donc les bons droits. Droits qui étaient réécrits via Ansible...

LinkedIn comme réseau social

jeudi 1 janvier 1970 à 01:00

Mon usage des réseaux sociaux

J'utilise Twitter depuis 2008 et il est toujours resté mon réseau social principal. A la fin des années 2000, j'ai utilisé Facebook il fut un temps pour suivre des personnalités Geek qui utilisaient ce mode de communication / diffusion. Puis j'ai utilisé Diaspora pour discuter de façon régulière avec quelques personnes de la communauté du logiciel libre francophone. Avec l'arrivée de Mastodon, j'ai délaissé Diaspora... Mastodon est resté une alternative à Twitter, moitié copier-coller de messages de Twitter avec des interactions avec la communauté francophone du logiciel libre. J'ai conservé Twitter, qui est complémentaire et me permet de suivre et lire des choses que j'aurai jamais via Mastodon.

Avoir un profil Linkedin

En parallèle de tout ça, j'ai toujours eu un compte Linkedin. L'usage à évoluer avec le temps. Dans le cadre de la gestion de mon identité numérique, j'avais deux comptes séparé (cf Réflexions autour de Linkedin et du pseudonymat)

Avec le passage du pseudonymat au pseudonyme (cf les différents billets de blog qui relatent cette expérience au fil des mois), j'ai fermé mon compte sous mon vrai nom, et j'ai basculé mon compte sous pseudonyme sous mon vrai nom, fusionnant ainsi pseudonyme et véritable identité. Les personnes de mon réseau qui me connaissait sous le nom de Genma ont ainsi pu découvrir mon identité civile. J'avais utilisé Linkedin pour me créer un réseau professionnel avec le temps, de suivre les carrières des uns et des autres, en me disant au cas où. Et avec l'idée de pouvoir retrouver facilement quelqu'un que j'avais croisé, via un nom d'entreprise, une technologie. Avec les mois j'ai pris en contact Linkedin des personnes côtés clients, des anciens collègues de mes premières années d'expériences et de mes débuts sous Linkedin (que j'avais eu en contact sous m.on compte identité civile) ainsi que de nouvelles personnes, toujours pour agrandir mon réseau et le potentiel de contacts associés.

J'explique le pourquoi et l'objectif. Depuis plusieurs semaines de part mon nouveau poste (cf les billets de blogs publiés sur le sujet et la mise à jour de mon poste Linkedin), j'ai entre autre, comme mission, celle de réseauter et de renforcer les équipes. Je recherche donc les personnes de mon entreprise qui ont des mots clefs spécifiques pour les contacter et me constituer un réseau interne de spécialistes des technologies opensource. Je contacte des personnes qui sont dans des start-up, petites PME ou indépendants pour avoir un réseau de partenaires ou sous-traitants potentiels.

Faire sa veille via Linkedin ?

A côté de ça, comme Linkedin est aussi un espace de publication, je fais ma veille. Comme il s'agit d'un réseau social professionnel, les publications sont professionnelles. Comprendre par là que l'on ne retrouvera pas la même chose que sur Twitter ou sur Facebook. J'ai commencé à regarder ce qui était publié, à filtrer un peu en demandant à masquer certaine publication et au contraire en m'abonnant à certaines pages pour avoir des publications particulières et choisies. Et je fais ainsi de la veille. Beaucoup de messages sont très axés sur de la communication d'entreprise, avec un ton très corporate, marketing, mettant en avant uniquement des aspects positifs... Mais certains sont des relais de billets de blogs d'entreprises, avec des tutoriaux, des annonces de publications de nouvelles versions de logiciels.

A chaque publication, on a l'impression que les personnes se sont posées la question de la pertinence de la publication, de l'intérêt de l'image que cela renvoyait vis à vis de l'image professionnel qu'elles voulaient donner. On a donc une sorte de ligne éditoriale qui est faite volontairement ou inconsciemment.

Je retrouve ce que je cherche en partie sur Twitter, à savoir une forme de veille. Il y a une bulle de filtre certaine, de part le réseau que j'ai (uniquement lié à l'informatique, contrairement lié à Twitter où je suis d'autres centres d'intérêts : politiques, militants...). Mais je trouve tout de même des informations que je n'aurai pas vu autrement.

Tout n'est pas si rose...

Le bémol est que Linkedin a été racheté par Microsoft, le M de GAFAM, que chaque connexion et action contribue à enrichir les données qui sont exploitées derrière... Je reçois sans cesse des incitations par mail pour devenir membre premium et avoir encore plus de fonctionnalités... Pour l'instant je ne paie pas monétairement mais avec mes données, cela me convient étant donné l'usage et le bénéfice que j'en ai. Je ne connais pas d'alternative autre (Viadeo existe encore ?), c'est un outil centralisé. Mais tout comme l'est Twitter... J'utilise les deux, en connaissance de cause, en sachant et en acceptant. Car j'insiste. L'absence d'usage de Linkedin et de Twitter à l'heure actuelle n'est pas envisageable ; ils me sont nécessaires à mon usage professionnel. Et le compromis gratuité versus exploitation des données est assumé.

Etat des lieux (professionnellement)

jeudi 1 janvier 1970 à 01:00

Suite à mon billet de blog Été 2018 versus été 2019 et à vos retours, voici quelques informations complémentaires.

Ce blog montre mon évolution personnelle et professionnelle aux cours des années et plus particulièrement ces dernières années. L'été est une période charnière pour moi chaque année. Période durant laquelle je fais une pause, je fais le point avec moi-même sur où j'en suis et où je vais. Comme le titre l'indique, ce billet a été écrit durant l'été, durant une phase de réflexion et de bilan.

L'été est passée, et depuis le rythme et équilibre entre le personnel et le professionnel a été trouvé, du moins je l'espère. Depuis la publication de ce billet Été 2018 versus été 2019, j'ai publié quelques autres billets que je citerai dans la suite, qui en ont dit un peu plus sur ma situation. Toutefois, clarifions les choses et complétons.

Je travaille dans une ESN, mais dans le pole Opensource

Je suis donc dans une ESN dans la partie Open source. Je ne nomme pas cette ESN sur mon bog, pour cloisonner un peu. Car ce blog reste mon espace personnel. Lors de mon entretien final avant validation du fait qu'on allait me faire une proposition, le pseudonyme a été évoqué. J'avais alors évoqué le fait que j'avais toute une expérience de mon passage du pseudonymat au pseudonyme, que j'avais partagé cette expérience à mainte reprise dans des billets de blogs et conférences, que je saurai donc gérer. Il a été convenu que mon blog, espace personnel, pouvait continuer et restait personnel.

Mais il faut bien comprendre que la frontière est assez poreuse. L'exemple de la Nextcloud Conference 2019 est intéressant. J'y ai participé sous deux noms : mon pseudo pour présenter un sujet personnel, et sous mon vrai nom pour la partie professionnelle. Je joue sur les deux tableaux, c'est assumé. Sur ce blog il y a eu des (et il y aura d'autres) billets techniques liés à mon partage d'expérience et de connaissances acquises dans le cadre professionnel. Ce que j'ai appris à titre personnel me sert dans le cadre professionnel.

Dans le cadre de mon travail, je suis donc allé à la Nextcloud Conference 2019 à Berlin. Et comme il y a été annoncé publiquement où je travaillais, j'ai mis à jour mon profil Linkedin (qui est sous mon vrai nom, mais sur lequel est indiqué mon pseudonyme et pour lequel le réseau mélange des personnes qui me connaissent professionnellement et des personnes qui me connaissent via mon pseudonyme).

Comme je le disais un peu plus haut, je travaille donc dans une ESN, mais plus spécifiquement dans le pole Open source du groupe. J'ai pour mission de développer le pole, de développer le marché (comprendre avoir plus de clients...). Je fais plein de choses diverses et variées et ça me plaît. J'ai de la latitude et de l'indépendance dans ce que je fais. Je retrouve les travers de l'ESN (lourdeur administrative, manque d'agilité...) mais de part la spécificité du pole dans lequel je suis et du caractère de mon manager, j'ai des avantages aussi, que j'évoquerai ci-dessous.

Mes objectifs et mes avantages associés

J'essaie d'avoir deux journées depuis chez moi en télétravail et ainsi j'évite les transports en commun. J'ai abordé ce sujet en détail dans mon billet Équilibre personnel et professionnel via le télétravail. Quand je vais dans les locaux, je fais les réunions et j'encadre les membres des différentes équipes, ainsi que les stagiaires et alternants. Je fais ce que j'aime et est toujours aimé faire : de la formation, du pilotage, de la chefferie de projet. Je suis l'une des personnes les plus organisés (Lifehacking oblige) et multi-casquette. J'ai une expérience très longue en ESN (ma première partie de carrière avant de faire mon épisode boulot passion), j'ai un profil un peu technique, je suis autodidacte. Toutes ces expériences et qualités me sont utiles dans tout ce que j'ai à faire. Je cadre et pilote des chantiers internes de développement du pôle car beaucoup est a faire : communication via Internet, création d'une offre, plan de formation de collaborateur pour les fidéliser.... Je dois aller faire des conférences pour parler de nous et commencer à nous faire connaître comme acteur Open source du marché (le choix de ces conférences m'étant laissé : je suis autonome et force de proposition sur ce sujet). Je ne fais pas de technique (pour l'instant), quoique. J'ai un beau projet client que je vais libérer (en accord avec le client) et présenter au Capitole du libre de Toulouse.

Ah si, niveau technique, j'ai tout de même des formations, encore en période d'essai, j'ai pu Passer une certification RedHat (et dans le plan de formation que j'ai et que nous avons pour les collaborateurs, cela fait partie intégrante du parcours professionnel).

Niveau poste de travail

Quand je suis chez moi, j'utilise mon PC personnel sous Ubuntu. Cela m'évite d'avoir à transporter mon PC professionnel un jour sur deux. Cela valide que je peux faire 95% de ce que j'ai à faire sous Linux (le reste étant l'usage de certains logiciels très spécifiques comme la gestion des temps, des notes de frais qui sont sur un Intranet ne fonctionnant réellement bien que sous Internet Explorer...). Assez régulièrement j'emmène mon PC perso, je fais du BYOD en mode Shadow IT (comprendre Bring Your Own Device de façon non autorisée et non officielle : je branche un PC ne répondant pas aux critères de sécurité de l'entreprise - mais sécurisé tout de même et peut être plus que mon matériel professionnel, du moins différemment).

J'étudie la possibilité de faire comme Seboss, à savoir faire et ensuite écrire un billet Les challenges quand on vire Windows de son PC de boulot. Pour ça, j'ai un disque dur SSD de spare / d'avance sur lequel je pourrais faire les manipulations, pour avoir deux PC pour deux usages distincts.

Mais comme évoqué plus haut, le mélange pseudonyme / vie professionnelle est déjà là, et l'usage du PC personnel pour les deux ne fait qu'aller dans ce sens. Je suis beaucoup plus productif sur mon PC personnel. Le PC personnel a une configuration matérielle à peine supérieure au PC professionnel, mais la différence est bel et bien dans la lourdeur de l'OS Windows 7 avec un antivirus et tout un tas de logiciels de sécurisation...

Faire de la veille, beaucoup de veille et avoir une journée de contribution par semaine

Avec mon changement de vie personnelle, j'ai d'autres priorités (ma famille s'est agrandie) et le temps libre que j'avais est on ne peut plus réduit ou inexistant pendant quelques temps. J'ai donc réorganisé ma vie professionnelle, en accord avec mon responsable. Je suis présenté (et vendu aux clients) comme un expert opensource impliqué dans les communautés. Je dois donc pouvoir justifier ce titre. Je n'hésite donc pas à prendre du temps sur mon temps de travail pour faire mon travail de veille. Cela fait partie intégrante de mon travail que de suivre l'actualité, de m'informer, de creuser et approfondir des sujets techniques.

Et il faut que je puisse, au-delà du temps de veille, avoir du temps pour maintenir une participation actives aux seins des communautés du logiciel libre auxquelles je participais déjà. Et il faut que je monte en expertise technique également. Sur le temps de mes journées de télétravail, je prévois donc d'essayer de prendre du temps pour la contribution. Par contribution ce n'est pas que du code mais de la contribution en général (je ferai un billet dédié) sur le sujet. Et si je fais des choses techniques, j'essaierai d'en faire des billets de blogs pour expliquer et partager mes connaissances acquises.

Pour que ce soit acter, je pense que je vais donc demander d'avoir sur mon temps de travail, 20% (soit une journée), de temps de contribution pour lequel je pourrais être amener à rendre des comptes (en donnant des liens vers les réalisations en lignes : tutoriaux, messages sur les forums ou autre), même si le maître mot reste la confiance.

Ces contributions seront, du moins c'est ce que j'envisage, faite sous mon pseudonyme. Pourquoi sous mon pseudonyme ? Pour garder et continuer la légitimité acquise avec les années, utiliser mon réseau pour faire connaître ce que j'ai pu faire...

Je pourrais également rattacher certaines de ces contributions à un compte corporate de l'entité, selon. A voir.

Conclusion

En résumé, mon travail actuellement n'est pas facile tous les jours, cela reste un travail dans une ESN. Mais je suis autonome, je gère mon emploi du temps et ce que j'ai à faire (et envie de faire pour l'instant). Je ne perds pas de vue mon expérience précédente et les enseignements que j'ai pu en tirer. Il y a des objectifs personnels que je souhaite mener, seul l'avenir et les semaines prochaines et mois suivant nous dirons si je les ai atteints.

Équilibre personnel et professionnel via le télétravail

jeudi 1 janvier 1970 à 01:00

Régulièrement sur les réseaux sociaux, je vois passer des messages évoquant les attentes et critères de choix quand à leur travail. Le salaire, l'intérêt de la mission sont des critères mais celui qui revient le plus dans les attentes est celui de la possibilité de faire du télétravail. Cette demande, attente, revendication (?) du télétravail se retrouve sur le site d'annonce Linuxjobs.fr, qui fait même un focus hebdomadaire sur les annonces qui correspondent à des offres en télétravail (partiel ou complet). Dans le choix de mon nouvel emploi, il y avait la possibilité de faire du télétravail. C'était une nécessité.

Comme je suis dans un bulle de filtre (j'évoquais les réseaux sociaux), je ne parlerai du télétravail que pour mon domaine, l'informatique (Et encore l'informatique est un domaine très vaste et tous les métiers ne sont pas adaptés et adaptables à du travail à distance), sous le prisme de mon expérience personnelle. De plus tous les métiers ne sont pas faisables et adaptés au télétravail. Tout le monde n'est pas fait pour travailler en télétravail.

Le télétravail, ce n'est pas encore dans les mœurs

Les dirigeants rétrogrades imposent la présence dans les locaux à heures fixes (et c'est même mieux si l'on peut faire plus d'heures, sans avoir d'heures supplémentaires, comptant sur l'affect des collaborateurs passionnés ou le fait qu'en tant que membre d'un COMEX, on est en devoir faire des réunions en dehors des heures d'une journée classique de travail). Ces mêmes dirigeants refusent le télétravail quand il leur ait demandé (On sent la rancœur mais comme j'ai moi-même vécu ce refus à plusieurs demandes que j'ai faite ; cela a été un des nombreux arguments qui ont fait que je suis passé à autre chose).

Les dirigeants proches de leur argent voient la réduction des coûts de locations des locaux et comptent eux sur le télétravail : entre les personnes malades, en clientèle et en télétravail, le fait qu'il n'y a plus de bureau attitré mais des open-space, il y a moins de places assises que de collaborateurs, donc moins de surface de bureaux et donc des coûts d'infrastructures qui diminuent.

Et en troisième catégorie de dirigeants, il y a les dirigeantes des entreprises modernes (généralement des start-up), qui pour des raisons de coûts et de décentralisation de leurs collaborateurs (répartition géographique à travers le pays voir le globe et n'ont donc pas de locaux attitrés) favorisent le télétravail. Et l'organisation de l'entreprise se fait en conséquence. Les collaborateurs se retrouvent de façon régulière pour des séminaires ou autre événements et travaillent parfois dans des espaces de travail partagés (co-working) ou depuis chez eux. Dans tous les cas, ils sont à distance. Et communiquent régulièrement, via des canaux de communication comme le mail, le chat en ligne, des visios conférences, des outils de forges logicielles (un kanban dans Gitlab, des issues et autres pull request sont des formes d'interactions...)

Il faut un environnement adapté

Le télétravail n'est possible que si l'environnement de travail (le Système d'information) est pensé pour : tous les outils collaboratifs sont en lignes et accessibles depuis un navigateur. Donc depuis n'importe quel PC (même si beaucoup d'entreprises préfèrent que ce soit via le PC de l'entreprise, sécurisé, avec une connexion VPN, que ce font les interactions avec l'informatique Interne). Avoir un système d'information pensé pour permettre un travail décentralisé est une forme de modernité généralement associé à un niveau de maturité de l'entreprise.

Il faut donc un environnement informatique adapté mais aussi un environnement pour soi adapté. Certaines personnes vont aller dans des espaces de co-working proches de chez eux (et plus proches que les locaux de l'entreprise mère, qui n'a d'ailleurs pas forcément de locaux) ; d'autres travailleront depuis chez elles (c'est mon cas : quand je suis en télétravail, je travaille depuis chez moi).

Quand on travaille depuis chez soi, je pense qu'il faut disposer d'un espace dédié : un bureau (pas une pièce dédiée, même si c'est mieux), mais un plan de travail dédié sur lequel on peut mettre son ordinateur, son cahier de notes etc. Certaines personnes vont travailler avec un PC sur les genoux assis sur le canapé et cela leur convient très bien.

Personnellement, comme je vis en pavillon et j'ai la chance d'avoir un espace bureau, je travaille depuis cet environnement adapté. J'ai un bureau (le mobilier) sur lequel j'ai trois écrans, la connectique pour brancher mon PC portable etc. J'ai une chaise confortable sur laquelle je vais pouvoir passer plusieurs heures par jour. Je suis au calme. Je peux fermer la porte si il y a d'autres personnes chez moi. Je peux passer mes appels téléphoniques. J'ai donc un espace dédié au travail. Et quand je quitte la pièce, je quitte mon travail.

De la rigueur

Des personnes de mon équipe m'ont clairement dit qu'elles ne feraient pas de télétravail car les distractions sont trop grandes à la maison... Le maître mot dans le cas du télétravail, c'est la rigueur. Il faut être discipliné et organisé. On peut allonger ses horaires, entendre par là faire le même volume horaire de travail dû à son employeur mais reparti différent sur la journée. Au lieu de faire le sacro-saint 9h15-18h, on commence à 8h et finit à 19h, mais on a pu prendre un rendez vous chez le médecin dans la journée. Oui il est possible de profiter de la présence à son domicile pour lancer des lessives, faire du ménage. Mais il faut être joignable et disponible sur une plage horaire correspondant / convenu avec son responsable.

Quand je suis en télétravail, ma journée de travail est plus longue mais étalée et morcelée. Je travaille par pomodoro. Je fais des tâches par étape. Je gère mon temps. Le temps que je passe dans les transports est utilisé à autre chose (lancer /étendre la lessive, aller chercher et m'occuper de Mononoke...) et oui, ça peut être dans la journée.

Dans le cadre de mon nouvel emploi, parmi mes nouvelles missions, il y a celles de travailler à la restructuration des équipes et la définition de processus. Je partage donc mon agenda et j'essaie d'indiquer les plages durant lesquelles je suis disponible, durant le télétravail, les plages sur lesquelles j'ai prévu de travailler une tâche particulière... et d'être un effet tunnel pendant lequel je ne souhaite pas être dérangé / sollicité sauf urgence. Et comme procédure, j'ai convenu que "En télétravail je suis joignable par messagerie instantanée et par téléphone pendant les plages horaires de travail (9h30-12h, 14h-17h30), sauf exception /mention contraire dans l'agenda". Sachant que comme indiqué plus haut, je commence ma journée plus tôt et fini plus tard, mais que sur ces plages horaires élargies, mes collègues ne sont pas et n'ont pas à être disponibles (et moi non plus).

Le calme

Quand je suis chez moi, je suis beaucoup plus au calme que dans l'openspace où je continue d'aller trois fois par semaine (pour passer une partie de la journée en réunion de travail / brainstorming face à un tableau, ce qui ne serait pas pratique à distance et permet de conserver une vie sociale). Et pour survivre à l'openspace et aux personnes qui n'ont toujours pas compris que ce n'était pas un lieu de réunion ou dans lequel on passe des appels téléphoniques avec une connexion de mauvaise qualité, il y a le casque réducteur de bruit. Mais cela impose d'avoir un fond musical et ce n'est pas toujours adéquat / adapté à la tâche que je dois faire. Le télétravail présente pour moi bien des avantages mais le premier est : le travail au calme. Le second étant bien évidemment du gain de temps avec l'absence de temps de transport via les transports en commun (et la fatigue qui en découle).

Conclusion

Pourquoi ce titre "d'Équilibre personnel et professionnel via le télétravail" ? Tout simplement parce que, comme cela doit transparaître dans mon écrit, j'ai pu trouver via le télétravail un équilibre et un rythme de vie qui me convient via la possibilité de faire du télétravail. Étant à la maison deux fois par semaines, je peux faire des tâches ménagères (lessives, ménages) en début et fin de journée sur le temps que j'aurai passer dans les transports en commun (quand je me rends sur mon lieu de travail, j'en ai pour à minima 1h30 aller soit 3h de transport par jour). Je m'épargne la fatigue et le stress des transports en commun deux fois par semaine. Et cela se ressent sur mon état le week-end : moins de choses cumulées en retard dans la semaine à faire le week-end, plus de temps à consacrer à ma famille le week-end. Niveau professionnel, je suis au calme et avance mieux mes chantiers, missions et tâches que j'ai à faire. Je montre que je suis responsable, quelqu'un de confiance, que les responsabilités qui me sont attribuées sont justifiées, vu que le travail est fait en temps et en heure, et de qualité. Et c'est possible car je suis au calme, chez moi.

Passer une certification RedHat

jeudi 1 janvier 1970 à 01:00

Dans le cadre de ma nouvelle vie professionnelle, j'ai été amené à suivre une formation RedHat sur le sujet "Administration Openshift". J'ai donc suivi 3 jours de formation RedHat suivi du passage de la certification (non obtenue). Je voudrais dans ce billet faire un retour d'expérience sur cette première - je n'avais jamais passé de certification avant. Dans des billets futurs techniques, peut être parlerai-je d'Openshift (qui en gros est un produit Opensource de RedHat qui vient en complément de Kubernetes en l'utilisant et rajoutant des fonctionnalités complémentaires).

La formation s'est donc déroulée sur 3 jours dans les locaux d'un centre de formation partenaire RedHat, dans la ville de Nanterre. Le formateur était un employé de RedHat, et avait déjà animé un certain nombres de formations et était titulaire de beaucoup de certifications. J'ai beaucoup aimé sa pédagogie et beaucoup appris grâce à lui.

Je n'avais pas forcément les prérequis nécessaires pour venir à la formation : je n'ai quasiment jamais touché de RedHat ou CentOS (je suis beaucoup plus à l'aise avec Debian, de par mon parcours et expérience en administration système à titre personnel et professionnel ; mais cela n'a finalement pas été un handicap). Je ne connaissais Kubernetes que de nom et à travers la lecture de différents tutoriels et billet de blogs. Je ne connais pas Docker (pour moi avoir lancer 3 conteneur une fois dans ma vie ne fait pas de moi un spécialiste Docker). Mais cela n'a pas été bloquant pour la formation. J'avais les concepts et connaissances théoriques qui m'ont permis de suivre et de faire les exercices.

Une formation RedHat, c'est un polycopié bien épais (400 pages) avec une partie cours théorique, que le formateur nous expliquait au tableau. J'ai pris des notes et lu qu'après la formation ces parties théoriques. Des exercices dirigés et un TP qui de fin de chapitre qui reprend les notions apprises. La formation est progressive : chaque nouvel exercice d'un chapitre reprend les notions et commandes du chapitre précédent plus les nouvelles. En chapitre 10, on a donc fait au moins 10 fois la même chose qu'au chapitre 1. On apprend donc pas la manipulation régulière et la pratique.

Niveau matériel, nous avions une machine dopé en RAM (32Go), qui faisait tourner 5 VM, dont 3 dédié au cluster Openshift (un master, 2 slaves) et tout fonctionnait parfaitement et était configuré (avec des sous-réseaux) pour que l'on ait un bac à sable individuel.

Suite à la formation, j'ai eu une journée pour me prépare à préparer la certification. J'ai relu mes notes, repris des notes, lu des tutoriels Openshift, relu le polycopié en entier.

Le jour de la certification, c'est un examen de 3h (4h pour ou plus pour d'autres certifications). En condition d'examen : pièce d'identité à montrer, pas le droit de parler pendant et après sur le sujet de l'examen (un peu comme le Fight Club, et sous peine de poursuite), pas de notes, pas de brouillons, pas de téléphones. On a juste une documentation en ligne, des énoncés de différents exercices indépendants à faire, un environnement complet assez proche de celui de la formation.

Mon ressenti : dans mon cas je suis capable d'expliquer toutes les questions et les notions, le pourquoi/ce qu'il faut faire. J'ai constaté que j'avais bien assimilé tous les concepts et possibilités d'Openshift. Mais il y avait bien des notions/technologies non vues en cours (des manques côtés Docker) en prérequis pour lesquels il faut connaître les commandes exactes (que je ne connaissais pas). Pour le contenu lié au cours, passer une certification et l'obtenir, c'est connaître le cours et les commandes par cœur. Ce qui n'est pas (du moins dans mon cas) faisable en 1 journée de révision. Il faut apprendre et surtout avoir manipulé pour ne pas se poser de questions et tout connaître par cœur. C'est bien là le problème. Pour moi qui travaille beaucoup avec une béquille mémoire (wiki et documentation, je ne connais que les mots clefs et concepts et je sais chercher sur Internet, je ne fais quasiment rien par cœur), ce sera beaucoup de travail préalable et la certification n'est pas obtenable dans la foulée d'une formation.

C'est mon ressenti /vécu pour ce premier examen de certification. Je me dis qu'au moins j'ai vu comment ça cela se passait. Et la formation en elle même me sera utile pour répondre aux avant-vente et piloter des projets sur base de technologie Openshift - en attendant de pouvoir mieux maîtriser le sujet pour réussir la certification.

Mon ressenti est donc que passer et obtenir une certification RedHat, c'est une satisfaction et un achèvement personnel et professionnel lié au fait qu'il y a une forme d'élitisme et de sélection au mérite : ce côté hors-ligne sans documents et par cœur nécessaire pour l'obtention de la certification. Je peux comprendre que cela donne sa valeur a la certification, que dans certains contextes clients on est en mode hors ligne (client ayant une infrastructure ultra sécurisé comme l'armée par exemple). Mais dans mon cas juste suivre les formations pour pouvoir faire mon métier suffirait... Je ne veux pas et n'ai pas à me spécialiser en technique... et donc à avoir des tas des lignes sur mon CV listant des certifications... qu'il faut repasser régulièrement...