Quickshell – Un toolkit QML pour personnaliser de votre bureau Linux
dimanche 25 janvier 2026 à 10:00Si vous faites partie de ces gens qui passent plus de temps à configurer leur barre de tâches qu'à réellement bosser sur leur PC, j'ai déniché un truc qui va vous plaire (ou vous faire perdre encore plus d'heures de sommeil, au choix).
Dites bonjour à Quickshell !!
Car on a tous voulu avoir un jour une barre de statut un peu sexy sous Linux et finalement se retrouver à se farcir des fichiers de config imbuvables ou des centaines de lignes de CSS hacky pour simplement changer une malheureuse icône. C’est souvent frustrant, sans parler du temps perdu, et on finit par garder le truc par défaut par pure flemme. Mais avec Quickshell, un nouveau monde devient possible !
Voici quelques exemples de ce qu'on peut faire avec Quickshell, du Material You au style rétro :
L'idée en fait, c'est d'utiliser le QML (le langage de Qt pour les interfaces) pour décrire son bureau de façon déclarative car c'est lisible, et surtout, c'est hyper puissant. Le toolkit vous permet de créer non seulement des barres de statut, mais aussi des widgets et des tableaux de bord, et si vous vous sentez l'âme d'un développeur, vous pouvez même construire vos propres écrans de verrouillage en vous basant sur les capacités du moteur.
Le gros point fort de cet outil, c'est le rechargement à la volée. Bon, c'est pas encore du hot reloading automatique à chaque micro-seconde, mais vous pouvez déclencher la mise à jour de votre config instantanément (souvent via un simple raccourci ou une commande), et hop, la modification apparaît sur votre écran sans avoir à redémarrer toute votre session. Pour itérer rapidement sur un design, c'est juste du bonheur.
Côté technique, le projet envoie du bois puisque c'est écrit principalement en C++, que c'est sous licence LGPL-3.0/GPL-3.0, et que ça supporte aussi bien Wayland que X11 (même si Wayland est clairement le chouchou). Ça s'intègre d'ailleurs plutôt bien avec des compositeurs comme Hyprland ou Sway, selon votre configuration et les protocoles disponibles. Y'a même un module pour PipeWire si vous voulez gérer votre audio aux petits oignons et un support du system tray (via StatusNotifierItem).
La communauté commence d'ailleurs à sortir des trucs assez fous. J'ai vu passer des environnements complets construits avec le toolkit, comme DankMaterialShell qui adaptent les couleurs à votre fond d'écran, ou des délires plus rétro qui nous ramènent direct dans les années 90.
Bref, si vous avez envie de bidouiller votre desktop sans vous arracher les cheveux sur du CSS, foncez tester ça. C'est gratuit, c'est open source, et ça tourne nickel.
PhotosExport - Enfin un vrai backup de vos photos iCloud
dimanche 25 janvier 2026 à 09:17Si vous utilisez un Mac et un iPhone, vous savez que l'app Photos d'Apple c'est un peu beaucoup une prison dorée. C'est génial tant qu'on reste chez Apple, mais dès qu'on veut sortir ses photos pour en faire une vraie sauvegarde sur un NAS ou un disque externe, ça devient vite compliqué.
Y'a bien une option "Exporter les originaux non modifiés" qui fait le job, mais elle n'inclut pas vos retouches, vos recadrages et la structure des dossiers est souvent inexistante. Du coup, on se retrouve avec un vrac de fichiers IMG_1234.JPG pas très sexy.
Mais vous me connaissez, j'suis toujours dans les bons coup et j'ai une bonne nouvelle pour vous. Rui Carmo, un développeur qui en a eu marre (comme nous), a codé un petit outil en Swift baptisé PhotosExport . Ça fonctionne en ligne de commande et ça va piocher directement dans votre librairie Photos pour extraire vos fichiers proprement.
Par défaut, l'outil se concentre sur l'année en cours, mais avec les options --year et --end-year, vous pouvez remonter le temps et tout récupérer d'un coup.
PhotosExport crée une hiérarchie Année/Mois (genre 2024/01/) et renomme chaque fichier avec un timestamp précis. Ça évite les collisions de noms (avec un petit suffixe si besoin) et ça met de l'ordre dans le chaos.
Ce qui est cool, c'est que si vous ajoutez l'option --metadata, il tente aussi d'exporter les infos (lieux, dates, données techniques...) dans un fichier JSON à côté de l'image. C'est du "best effort" (car il ne va pas forcément récupérer la reconnaissance des visages ou des trucs trop spécifiques à Apple), mais ça permet de garder une trace des infos essentielles si un jour vous changez de crémerie.
Attention quand même, il y a un petit prérequis : il faut être sous macOS 13 (Ventura) ou plus récent. Et au premier lancement, macOS va vous demander d'autoriser l'accès à vos Photos (le fameux TCC). C'est normal, c'est pour la sécurité.
L'installation se fait via make build si vous avez Xcode ou les outils de développement. Ensuite, vous lancez la commande, et hop, ça mouline. Le mode incrémental est pas mal aussi car il ignore les fichiers qui existent déjà dans le dossier de destination, ce qui permet de relancer l'outil sans tout réécrire.
Vous pouvez même imaginer scripter ça pour que ça tourne régulièrement vers votre NAS, à condition de bien gérer les permissions d'accès au niveau du terminal ou du script (ce qui peut être un peu sioux avec les sécurités d'Apple, mais ça se fait).
Si vous cherchez aussi à sécuriser le reste de votre vie chez Apple, jetez un œil à ma méthode pour sauvegarder vos données Apple Notes ou encore comment sauvegarder votre iPhone sur un disque externe . C'est toujours mieux d'avoir une copie locale, car on ne sait jamais ce qui peut arriver à un compte iCloud (Genre si Donald Trump décide de tout couper...).
Comment aider les Iraniens à contourner la censure depuis chez vous
dimanche 25 janvier 2026 à 00:32Si vous suivez un peu l'actu, vous savez que la censure en Iran , c'est pas une blague... Quand le gouvernement décide de couper internet durant les manifs, y'a des millions de personnes qui se retrouvent dans le noir.
Et là, y'a un truc que vous pouvez faire depuis chez vous pour aider.
Psiphon Conduit , c'est un outil qui permet de partager un bout de votre bande passante avec des gens qui en ont vraiment besoin. En gros, votre PC devient un nœud du réseau Psiphon, et des Iraniens (ou d'autres personnes censurées) peuvent passer par votre connexion pour accéder à internet librement.
Et voilà comment vous venez de devenir un petit maillon de la résistance numérique !
Le truc cool, c'est que Conduit tourne en arrière-plan sans rien vous demander, chiffre toutes les connexions, et ne collecte aucune donnée perso. Ça bouffe pas de ressources, et vous pouvez configurer la quantité de bande passante que vous voulez partager.
Ce qu'il vous faut
- Windows 10 ou 11 (il existe aussi une version Mac)
- Python 3.6 ou plus (pour le firewall Iran-only)
- Temps estimé : 5 minutes
Installer Psiphon Conduit
Rendez-vous sur la page de téléchargement officielle et récupérez la version Windows. C'est un exe classique, vous double-cliquez et c'est parti. L'application se loge dans la barre système et commence à partager automatiquement.
Réserver votre bande passante aux Iraniens
Par défaut, quand vous faites tourner Conduit, des gens de n'importe quel pays peuvent utiliser votre connexion. Si vous voulez maximiser l'impact pour l'Iran spécifiquement, y'a un script Python qui fait exactement ça.
Téléchargez le projet
iran-conduit-firewall
sur GitHub. Extrayez le ZIP, puis lancez RUN_AS_ADMIN.bat en mode administrateur. Le script va alors créer des règles de firewall Windows qui bloquent toutes les connexions... sauf celles venant d'Iran. Plus de 2000 plages d'IP iraniennes sont whitelistées. Si vous êtes sous mac ou Linux, faudra lancer directement iran_firewall.py avec python.
L'interface vous propose 4 options :
- Activer le mode Iran-only (bloquer les autres pays)
- Désactiver le mode Iran-only (tout le monde peut se connecter)
- Vérifier le statut actuel
- Utilitaires de gestion Conduit
Et là, c'est tout ! Vos règles firewall restent actives même après fermeture du script, jusqu'à ce que vous les désactiviez explicitement.
Dépannage
Si le script ne détecte pas Conduit, vérifiez qu'il est bien installé via le Microsoft Store ou en version standalone. Si vous avez des soucis avec les règles firewall, relancez le script en administrateur et choisissez l'option 2 pour tout réinitialiser.
Si vous avez une connexion correcte et envie de faire un geste concret pour la liberté d'accéder à internet, c'est le moment les copains !! Comme je vous avais déjà parlé de Psiphon ou Lantern , je pense que vous connaissiez déjà ces outils de contournement de la censure. Mais là, ils ont besoin de relais, et ce relais, ça peut être vous !
Merci pour eux !
DynoWiper - Quand Sandworm s'attaque au réseau électrique polonais et se plante
samedi 24 janvier 2026 à 21:50Vous vous souvenez de NotPetya et des attaques contre le réseau électrique ukrainien ? Hé bien des hackers, vraisemblablement liés au GRU russe, viennent de remettre le couvert, mais cette fois c'est la Pologne qui était dans le viseur, et...
Ils se sont plantés !
Fin décembre 2025, plus précisément les 29 et 30, le réseau électrique polonais a subi ce que le ministre de l'Énergie Milosz Motyka qualifie de "plus forte attaque sur l'infrastructure énergétique depuis des années". Du lourd, quoi ! Sauf que contrairement à ce qui s'était passé en Ukraine fin 2015, cette cyber offensive n'a provoqué aucune coupure de courant. Les Polonais ont bien géré le coup ✊.
Ce qui est intéressant, c'est la cible choisie par les attaquants puisqu'ils ont visé les communications entre les installations d'énergies renouvelables (éoliennes, panneaux solaires) et les opérateurs de distribution, ainsi que deux centrales de cogénération. En gros, ils voulaient perturber le lien entre la production verte et le réseau national. Sachant que le renouvelable représente maintenant environ 29% de l'électricité polonaise, ça aurait pu faire très mal !
Les chercheurs d'ESET ont analysé le malware utilisé et l'ont baptisé DynoWiper. C'est un "wiper", c'est-à-dire un logiciel conçu pour effacer définitivement les données des machines infectées, et pas pour demander une rançon. Le but c'est de détruire, point. Et d'après leur analyse des techniques utilisées, ils attribuent l'attaque au groupe Sandworm avec une "confiance moyenne". Sandworm, pour ceux qui débarquent, c'est l'équipe de hackers du GRU (renseignement militaire russe) qui avait déjà privé d'électricité quelque 225 000 Ukrainiens en décembre 2015 avec BlackEnergy et KillDisk .
Du coup, pourquoi l'attaque a foiré ? Hé bien selon les autorités polonaises, les équipes de cyberdéfense ont réussi à détecter et contenir la menace avant qu'elle ne cause de dégâts réels. Le Premier ministre Donald Tusk a d'ailleurs déclaré que l'infrastructure critique n'avait "à aucun moment été menacée". Et une attaque de plus repoussée, une !
Cela intervient presque dix ans après les attaques ukrainiennes de décembre 2015, durat les derniers jours de l'année quand les équipes IT sont en effectif réduit, et alors que la Pologne vivait une période de froid intense... Un message géopolitique pas très subtil, en somme. D'ailleurs, selon le ministre des Affaires numériques polonais, le renseignement militaire russe aurait triplé ses ressources pour ce genre d'opérations contre la Pologne l'an dernier.
Encore une fois, les infrastructures critiques restent une cible privilégiée dans ce contexte de tensions, mais cette fois la défense a tenu. Pas de blackout pour les Polonais ! Ouf !
Qualcomm Dragonwing IQ10 - Le cerveau qui va propulser vos futurs robots
samedi 24 janvier 2026 à 19:52Qualcomm vient de dégainer sa nouvelle arme au CES 2026 et là, j'vous parle pas d'un énième processeur pour smartphone, non, non, non. Je vous parle carrément du cerveau de vos futurs robots de service, de livraison, de nettoyage... et même des humanoïdes qui pourraient bien débarquer chez vous d'ici quelques années !
Booooh ça fait peur ^^ !
Le Dragonwing IQ10, c'est le nom de la bête. Un monstre de puissance avec 350 TOPS de calcul IA, soit trois fois plus que la génération précédente. Pour ceux qui se demandent à quoi ça sert, c'est simple, c'est ce qui permet à un robot d'analyser son environnement en temps réel, d'éviter les obstacles, de reconnaître des objets et d'interagir avec les humains sans se vautrer lamentablement.
D'ailleurs, côté capteurs, ça ne rigole pas non plus. Le processeur peut gérer plus de 20 caméras simultanément, du lidar, des radars... Bref, de quoi transformer n'importe quelle machine en sentinelle omnisciente. Et tout ça avec une efficacité énergétique qui ferait pâlir la concurrence. NVIDIA et ses Jetson commencent d'ailleurs à regarder dans le rétroviseur.
Du coup, qui va utiliser cette puce ? Figure AI, le fabricant de robots humanoïdes déployés chez BMW , s'est empressé de signer un partenariat. Kuka Robotics aussi, un poids lourd de l'industrie. Et VinMotion a même présenté son humanoïde Motion 2 au CES, déjà propulsé par l'IQ10 et capable de soulever 40 kg comme si de rien n'était ! Autant dire que la relève est déjà là.
Perso, ce qui me botte bien dans cette annonce, c'est le concept de "Brain of the Robot" que Qualcomm met en avant. L'idée, c'est de fournir un package complet avec le hardware, le software et l'IA qui va bien, histoire que les fabricants n'aient plus qu'à assembler leur robot comme un Lego. Vous branchez la puce et tadaaaa, vous avez un robot capable de naviguer dans un entrepôt, de livrer des colis ou de faire le ménage. C'est dingue quand on y pense !
Et le marché ?
Qualcomm l'estime à 1 000 milliards de dollars d'ici 2040. Y'a de quoi attirer du monde. Entre les Atlas de Boston Dynamics et les ToddlerBot à 250 dollars , la course aux robots autonomes ne fait que commencer. Et Qualcomm compte bien en être le fournisseur de cerveaux attitré !
Bref, si vous attendiez que les robots deviennent vraiment intelligents avant de vous y intéresser, c'est maintenant que ça se passe.