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Le Blog de Cyrille BORNE

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Saint Pierre, cailloux, avril 2015

dimanche 5 avril 2015 à 11:53

Le moins qu'on puisse dire c'est qu'en six mois on aura pu observer le dérèglement climatique dans notre région, les inondations, la neige, un temps réellement dégueulasse. Cela faisait trois mois que je n'avais pas travaillé, il a soufflé énormément ces derniers temps, le froid aussi, il continue de souffler mais cela n'empêche pas de travailler. Il fait désormais chaud même si en avril n'oublie pas, ne te découvre pas d'un fil, j'ai bossé en T-shirt. Il en manque encore mais je suis quand même plus proche de la fin que du début. Je voulais couler pendant les vacances, je serai malheureusement certainement trop court, je pense que cela se fera dans le courant du mois de juin si je continue à avancer à cette cadence. Hier j'ai travaillé huit heures avec le fils, nous avons dégagé plus d'une tonne une fois de plus, la routine. Voici les trois angles d'attaque.

Ici c'est la partie qui me sépare de ma charmante voisine de 93 ans qui vient chaque été seulement pendant un mois pour mettre une pagaille pas possible avec 12 membres de sa familles, enfin façon de parler. Vieillir, c'est mal, la famille en fait ne se déplace en nombre en fait que pendant quinze jours, la pauvre dame est restée seule pendant une semaine, quand on s'est retrouvé avec une méga panne d'électricité, vous vous doutez bien de qui a relancé sa télé. Sa maison est d'ailleurs extraordinaire, elle a été conservée à l'identique des années 70, tapisseries et le reste, c'est comme un voyage dans le temps. Comme on peut le voir, on a une large portion constituée essentiellement de roche, je vais donc monter quelques lignes de cairons et mettre du grillage rigide, je ne risque pas l'éboulement de terrain. Il faut imaginer que tout était à la même hauteur que son terrain, si tout est plat c'est bibi qui a tout viré.

Si on continue à faire le tour, on arrive à la partie principale, croisement de terre et de pierre. Ici pas le choix, ce sera un mur de soutien, il faut donc continuer à creuser en profondeur pour faire de solides fondations. J'essaie de conserver le grillage au dessus jusqu'au dernier moment, de la même façon je mettrai un grillage rigide au-dessus. Sans dire que ça part comme du beurre, ce n'est pas la partie la plus difficile à piquer, contrairement à la partie qui me sépare de la voisine la roche est plus tendre. Dans le coin sur la gauche, vous pouvez voir la racine de l'arbre que j'ai fait couper, j'ai donc fait sauter deux mètres de profondeur ou de hauteur, c'est selon ...

Et enfin la dernière partie qui est un bonus que je me suis rajouté, un bonus de raison. Mon voisin me donne l'autorisation de faire un peu ce que je veux, sa maison étant à vendre, et comme il sait que ce sera propre, je vais monter un mur dans l'alignement du sien de façon à ce que ça soit le plus homogène possible. En fait les grillages de séparation on été coulés dans du béton et posés à même la terre ce qui fait qu'avec le vent, ça se balance dans tous les coins. Le mur sera donc monté au même niveau que le mur principal pour donner un peu plus l'impression de cours de prison, un mal nécessaire tout de même pour avoir quelque chose de correct, l'idéal aurait été de faire sauter le cabanon du voisin qui mange énormément de lumière, je suis joueur mais pas à ce point.

A l'année nous ne sommes que 1500 habitants, en une semaine le moins qu'on puisse dire c'est que la station balnéaire s'est remplie, trop à mon goût. Dix minutes de queue ce matin pour chercher le pain, le marché qui d'habitude n'est constitué que de mon malheureux légumier en hiver, présent quelle que soit la météo avait peut être 100 vendeurs. Aller chercher ses tomates c'est slalomer entre les vieux, patienter derrière les poussettes, enfin bref se mettre au rythme des touristes et des retraités, on sent dès lors un parfum de vacances. Même si cela me gave, cela fait partie du jeu économique, ici les commerçants ont 6 mois d'activité, le reste du temps c'est nous, vous comprendrez qu'ils n'ont pas droit à l'erreur ni au mauvais temps d'ailleurs, si l'afflux d'envahisseurs m'agace, c'est un enjeu important pour tout le monde, j'en ai conscience. Qu'on ne s'y trompe pas d'ailleurs, malgré la crise, le contexte, l'argent coulait à flots ce matin, des "restaurants" à proximité de la mer qui doivent faire même pas 50 mètres carrés avec la terrasse ont dû se vendre aux environs du million d'euros. La plage, le soleil, ça reste le rêve français, même si la concurrence des vacances pas cher à l'étranger existe, il en faudra beaucoup pour vider les plages de Méditerranée.

La fin d'année se précise, pressante, nous y viendrons en temps et en heure.