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Meta-baron

mercredi 2 août 2017 à 20:00

Le personnage du Meta-Baron apparaît dans l'incal, c'est un mercenaire qui coûte une fortune mais qui est trop fort et qui marave tout le monde. Jodorowsky en a fait un spin off, la caste des méta-barons qui part des origines, le premier, jusqu'à l'actuel, un gars qui en a marre de respecter les règles du jeu c'est à dire que pour avoir le titre de méta-baron il faut tuer le père, Oedipe quand tu nous tiens. Avec Gimenez au dessin, on a l'une des plus grandes sagas de sciences fictions tout support confondu, le genre de choses que vous ne pouvez pas adapter au cinéma tellement ça coûterait de l'argent, Jodo n'étant pas dans le genre à faire dans la demi mesure. Une suite donc, et la question qui brûle les lèvre, est-ce que le pari de la reprise est réussi ? On ne va pas faire durer le suspense, ça tient la route mais c'est moins bon, et au niveau du scénario et au niveau du dessin. Je ne dis pas que c'est pas bien, je dis simplement qu'on n'est pas au même niveau. Au niveau du dessin par exemple, on n'a pas le gigantisme de Gimenez, il faut attendre le tome quatre pour que ça bouge un peu, avec les grosses planches. Les personnages par contre sont impeccables, c'est juste moins fou, mais c'est un dessin de très bonne facture.

Au niveau de l'histoire, on retrouve donc notre dernier méta-baron qui fait un retour du côté de sa planète d'origine, là où tout a commencé et il se met en stationnement, ce qui fait flipper un peu tout le monde. Ce qui fait flipper tout le monde encore plus c'est qu'on commence à prendre conscience que l'épiphyte, le produit anti-gravitationnel qui est à l'origine des méta-barons s'épuise, à force d'alimenter tous les vaisseaux de l'univers, c'est un peu comme si le pétrole disparaissait et que personne n'était au courant. On va rajouter à ça que l'épiphyte serait plus qu'un carburant et on a les bases qui nous amènent jusqu'à la fin du deuxième cycle (4 tomes) où on commence à tomber dans le délire, ce qui veut dire que le scénariste rend bien hommage à Jodorowsky qui est rarement carré dans ses histoires.

A lire pour les fans de l'univers, très difficile d'accès pour les autres.