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Le Blog de Cyrille BORNE

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Terres d'ombres

samedi 29 juillet 2017 à 17:04

Bande dessinée en trois tomes avec un départ en fanfare. L'histoire commence de façon assez basique avec un tandem de voleurs qui fonctionne très bien, un homme sans scrupule accompagné d'une grenouille carnivore géante qui s'exprime par pictogramme. Ils vont se retrouver au bon milieu d'un complot où une sorcière invoque d'énormes lézards pour raser une ville. Un premier tome vraiment prometteur, de l'humour, un très bon dessin, de l'action et puis c'est l'incompréhension : le dessin devient mauvais pour une histoire de plus en plus pénible à lire. A éviter.

Cher lecteur, si chaque année, chacun d'entre vous donnait 2 €, j'obtiendra la coquette somme de 9000 € par an soit l'équivalent de 8 primes de professeur principal. Médite là dessus. Donneriez vous deux euros ?

La PS4 ma dernière console "actuelle"

samedi 29 juillet 2017 à 15:00

Le mot actuelle n'est peut être pas le mieux choisi, mais sinon c'est une phrase qui serait du type "qui répond aux critères de plumage de l'utilisateur lambda" qui mérite encore d'être définie. Vous le savez, je suis un inconditionnel de la série des souls, j'ai fini l'intégralité des jeux, plusieurs fois chacun. Jamais la marave n'a atteint de tels sommets, ces jeux symbolisent pour moi ce qui m'excite dans le jeu vidéo : le défi. Attention pas le défi débile qui consiste à appuyer sur la barre d'espace quand le personnage est sur le pixel qui va bien, mais le défi de la construction du personnage, du réflexe, de l'erreur qui ne pardonne pas. J'ai acheté une PS4 pour jouer à Bloodborne, j'ai acheté une PS4 pour jouer à Dark Souls III car je ne voulais pas mettre 800 à 1000 € dans un PC, pour être sous Windows en plus, la PS4 a été largement amortie, j'ai encore de très bons jeux à faire dessus.

Ça coince pour moi au niveau de l'obligation masquée d'acheter le Playstation Plus pour pouvoir jouer aux jeux réseaux, c'est une véritable honte. On peut dire qu'on peut toujours se passer du jeu réseau pour se concentrer sur le solo, mais si l'on prend le cas des Souls la dimension de l'équipe est quand même franchement indispensable. Bien sûr l'aide apportée face à un démon qui a quatorze barres de vies, mais c'est plus que ça, la communication dans la baston, je trouve ça énorme, derrière l'écran un gars qui vit à des milliers de kilomètres, qui n'a pas mon âge, qui n'a pas ma culture, qui ne parle pas ma langue et pourtant à un moment on sait exactement ce qu'on doit faire, on collabore pour aller castagner un monstre, il y a beaucoup d'enseignements dans le collaboratif à tirer de Dark Souls. Oui je suis sérieux.

La nouvelle est tombée, le PS Plus, passe pour l'année de 50 à 60 €. J'avais déjà serré les dents pour débourser 50 €, je ne débourserai pas 60 €. Si je me cale par rapport aux 50 €, 10 € d'augmentation, c'est 20% de plus. Le motif invoqué par Sony c'est l'alignement sur le prix des abonnements sur la XboX ce qui est n'importe quoi. On pourrait me faire remarquer que l'abonnement au PS Plus c'est la possibilité de jouer à des jeux offerts chaque mois, et effectivement avec l'augmentation on accompagne d'un Uncharted 3, un jeu qui commence à dater, qui a été vendu à pas cher et un bout d'Assassin's Creed, un spin off du numéro 4, ce qui nous ne rajeunit pas non plus.

Pour moi l'équation commence à se simplifier du fait de mon mode de vie. Je continue d'exister informatiquement parlant avec un Optiplex 360 qui date maintenant de 2008 et je ne me vois pas investir dans un icore 7 et une carte vidéo de folie qui ne sera pas gérée par Linux pour jouer à quelques jeux. A 60 € par an, il faut faire le calcul que 5 ans de gaming sur une console, c'est 300 € de plus à rajouter à un PC, si bien qu'une machine vendue à 300 € coûte en fait 600 € et c'est quelque chose que je n'avais pas calculé à la base. Sony annonce finalement une PS5 pour 2018, on peut alors se demander ce qu'il va se passer, si ce sera une PS4 ++ ou si ce sera autre chose. Pour ma part je me refuse de suivre et je vais certainement m'engager dans une piste sur laquelle j'avais refusé de m'engager, le retrogaming.

Je constate de plus en plus que ma réponse à de plus en plus de "problèmes", c'est me mettre en dehors du système, en dehors de la course qu'on nous force à mener. Ils veulent m'embarquer dans la course à l'armement pour les ordinateurs, je suis sous Linux. Ils veulent me faire cracher pour utiliser le réseau de la ma console, et commencer à me préparer le verre pilé et le gravier pour m'expliquer qu'il faut passer à la prochaine alors que je ne la possède que depuis sept mois, et bien non, j'arrête, je refuse de jouer les règles du jeu que finalement je m'impose à moi même, faute de grives je mangerai des merles.

Il faut bien avoir conscience que ce n'est pas un refus boboïste, il est certes marginal, mais c'est par le refus de consommer la merde qu'on nous donne que le monde changera et infléchira sa ligne de conduite. Les montres connectées ont pris un four parce que les gens n'ont pas adhéré, il faudrait commencer à se souvenir que nous avons notre pouvoir de consommateur, notre pouvoir d'acteur tout simplement. A nous de l'utiliser de la meilleure manière possible.

Cher lecteur, si chaque année, chacun d'entre vous donnait 2 €, j'obtiendra la coquette somme de 9000 € par an soit l'équivalent de 8 primes de professeur principal. Médite là dessus. Donner ?

Turo

samedi 29 juillet 2017 à 13:44

Turo est une bande dessinée d'héroïc fantasy très très bien dessinée, qui fera penser par le character design de certains personnages aux chroniques de la guerre de Lodoss. Au niveau du scénario, c'est pas formidable mais c'est plutôt prenant, beaucoup d'action, de baston et de l'humour pour une série à la forte inspiration manga. Douze ans avant le début de l'histoire, le grand sorcier du village pète un boulard et essaie d'arrêter le trait de lumière gigantesque qui empêche le royaume de se faire attaquer par les forces du mal. Des héros, bien sûr, vont se dresser contre lui et deux d'entre eux vont disparaître dans la bataille en réussissant quand même à remettre les choses en place. Il n'est pas nécessaire de sortir de polytechnique pour s'apercevoir que Turo, gamin surpuissant qui pourrait faire penser à San Goku par son côté naïf n'est autre que l'un des deux sauveurs du monde qui a été renvoyé en enfance, un artifice d'ailleurs utilisé dans Dragon Ball. Le mal comme on peut l'imaginer est de retour et il va falloir à nouveau le marave. Pas très original mais bien fait, Turo s'arrête au tome 4 avec une "fin de cycle" qui conclue effectivement le cycle mais pas l'histoire, est-ce qu'on verra la suite des aventures de Turo, je ne le pense pas, le monde de la bande dessinée franco-belge étant impitoyable.

Cher lecteur, si chaque année, chacun d'entre vous donnait 2 €, j'obtiendra la coquette somme de 9000 € par an soit l'équivalent de 8 primes de professeur principal. Médite là dessus.

Smartphones : quand low cost rime avec low privacy

vendredi 28 juillet 2017 à 23:06

Ce qu'on traduira par : vous avez tout intérêt à acheter un smartphone de marque, un Iphone par exemple ou un téléphone Android à plus de 400 €. Si je ne faisais pas tant de choses avec mon smartphone, je prendrai un nokia 3310. L'absence de téléphone libre est vraiment une carence dont on n'a vraiment pas conscience, enfin dont la majorité des gens n'ont pas conscience.

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Cyrille Advisor, Pirat'Parc ou d'une certaine conception du sud de la France

vendredi 28 juillet 2017 à 14:25

Avec des enfants qui grandissent, 13 et 15 ans, la fête foraine de Saint Pierre commence à trouver ses limitations notamment avec main innocente qui a besoin de faire les manèges plus sensationnels qu'on qualifiera de gerbants. Nous franchissons donc la frontière de Narbonne Plage pour aller chez l'ennemi Gruissan au Pirat'Parc. Le concept de Pirat'Parc sur le principe est astucieux, c'est une réunion de manèges avec la possibilité de les payer de façon individuelle les manèges ou de payer un ticket d'entrée, un forfait. 28 € le forfait, 56 € pour les deux drôles. Si le manège oscille entre 3 et 5 €, on a une moyenne de 4 € par manège, il faut donc faire 7 manèges pour rentabiliser. Il est à noter que certains manèges ne sont faisables qu'une seule fois, c'est pas forcément les plus formidables ou les manèges qu'on veut refaire en boucle, comme les auto-tamponneuses qui restent quand même un indémodable. Un détail qui a son importance, la carte bleue n'est pas acceptée, à Pirat'Parc tu payes tout en cash, il faut reconnaître que c'est une des caractéristiques de mon secteur, qu'on appelle parfois la petite Grèce en référence au black omniprésent.

Cette année, le marteau de la mort qui fait des accélérations de folie était fermé, je pense qu'avec le vent ces derniers jours, il a dû être jugé trop dangereux. Il y avait comme nouveauté, le circuit de voitures qui ne vont pas vite sans aucune sensation et une espèce de soucoupe volante qui tournait vite pour faire gerber. Je vous montre le circuit de voitures avec main innocente qui réalise le rêve de tout homme, conduire un tracteur et la présidente dans une voiture rouge.

Le parc est donc ouvert à 21 heures et ferme à 1 heure du matin si bien qu'on peut théoriquement rentabiliser sur 4 heures de manège en faisant les dalleux. Nous en avons fait plus de trois heures et disons qu'on a commencé à s'arrêter quand les gosses se sont fait interdire les auto-tamponneuses après deux tours quand le manège est censé être libre. Les enfants n'ont pas compris, le gars ne leur a pas parlé en français, on n'a pas insisté. Ma femme a voulu manger quelque chose et après deux années de suite à manger les crêpes les plus dégueulasses du monde, une performance, 6 € pour 12 Churros tout aussi dégueulasses qu'elle n'a pas fini. Alors forcément quand tu manges un truc dégueu tu veux boire quelque chose, un goût connu, 3.50 € la canette de Coca de 50 cl, même pas avec une paille ou un verre et tiède comme de la pisse.

Je rajouterai quand même une nouveauté pour moi, des princesses Disney et un spectacle prestigieux avec même un feu d'artifice. Un playback bien sûr, un show du pauvre pour régaler le touriste, comme s'il fallait se sentir dans l'obligation parce qu'il fait chaud, parce qu'il y a du soleil du sable de ne servir aux gens que du pâté, du saucisson et des frites grasses ou les spectacles bas de gamme. Dans Trip Advisor, la note n'est pas si mauvaise, elle arrive en dessous de quatre mais pas trop loin. Les avis sont globalement positifs et cela peut se comprendre, il s'agit majoritairement de gens qui ne sont pas d'ici, concrètement le parc vieillissant peut faire illusion pour quelqu'un qui n'y viendra qu'une fois, pour les locaux, je pense que c'est différent.

A la réflexion, je me dis que finalement Saint-Pierre qui a rajouté une allée supplémentaire de manèges dont des gerbants, ce n'est pas si mal. Le prix est le même, j'habite à 200 cents mètres, il y a de plus toutes les crêperies, restaurateurs à proximité de la fête forrine, contrairement à Gruissan où les manèges sont à l'écart du centre. Par le fait, si on veut manger, c'est dans le pirat'parc ou dans le pirat'parc quand à Saint-Pierre on a le choix autour avec des gens qui en plus font du produit de qualité.

En sortant du Parc hier, le premier sentiment très français, on s'est fait arnaquer, on reviendra plus, et puis un peu la honte de se dire que c'est ça qu'on propose aux gens qui viennent faire vivre notre région, l'Aude deuxième département le plus pauvre de France qui devrait avoir une qualité d'accueil extraordinaire quand nous sommes à une heure trente de route de l'Espagne. Le sud de la France continue de vivre comme il a toujours vécu, pas aimable, des produits rarement de bonne qualité, vivant dans l'inconscience plus que l'insouciance, en se disant que tant qu'on aura la plage, la mer, et le soleil, le touriste viendra se faire plumer joyeusement.

Pauvre France, ce que j'écris aujourd'hui est une réalité de notre territoire, les soucis de la France ne sont pas entièrement à l'origine de nos gouvernants, des crises mais bien de comportements individuels, il existe aussi de très bons restaurateurs même par chez moi, des gens qui respectent le client, malheureusement ce n'est pas la majorité.