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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Les limites du petit prix, ou ça va je pense que j’ai compris.

mercredi 16 décembre 2020 à 18:41

Souvenez-vous j’expliquais que le poste et le Némo ça ne serait certainement pas gagné, j’avais raison. Comme je n’ai pas de ventre, je suis allé chez Norauto. Oui je n’ai pas de ventre j’avais dit que je n’irais plus jamais chez Norauto suite à mes petits désagréments de je te polis pas tes phares et que ça se voit pas au contrôle technique, tu as besoin de nouveaux pneus mais on les a pas vu la fois d’avant alors qu’on te changeait les plaquettes. J’ai d’ailleurs reçu un signe, pour me dire que Norauto et moi c’était fini. Je peux me sentir pardonné à moitié parce que c’était le Norauto de Villeneuve les Béziers et pas Narbonne. Changer de département, c’est comme changer d’enseigne ou presque.

Le fait de ne pas avoir de ventre, c’est tout de même important de le noter et de surtout préciser que la société de consommation a bien fait son œuvre. J’avais dit que je n’irais plus chez SFR, finalement ma box est chez SFR. La société de consommation nous a appris que d’une manière ou d’une autre, le client n’est plus roi, que de toute façon, tu finiras par te faire enfler par une société qui cherche à faire du profit sur ton dos. Plus de pitié, tu prends chez n’importe qui pourvu que tu y trouves ton compte, le temps que ça dure. Quelques exemples qui me viennent en tête : SFR qui monte ses prix comme ça, t’es pas content tu vas chez Bouygues qui fait pareil, tu vas ailleurs qui fera pareil et ainsi de suite. La petite dernière c’est Paypal qui se permet de vous facturer des frais d’inactivité, on peut supposer que demain Paypal vous facturera tout court l’utilisation de ses services. Alors qu’on nous a appris l’infidélité, les petits commerçants s’insurgent de la fréquentation des grandes surfaces au détriment des petits commerces, comme si finalement il fallait être solidaire, que la crise COVID devrait changer quelque chose, alors qu’on sait pertinemment que c’est chacun pour soi et Amazon pour tous, qui sera le futur fossoyeur de ces grandes surfaces qui ont détruit les commerces de proximité qu’on voudrait sauver. Enfin croire qu’on voudrait sauver mais sans effort.

J’ai donc franchi la porte de Norauto au bout de 400 mots d’introduction pour me faire dire que si le poste n’avait pas été acheté chez Norauto, alors on ne me le monterait pas. Norauto se dédouane en expliquant que s’il grille le poste, ils peuvent s’arranger avec le fournisseur alors que dans le cas contraire, ils risqueraient le procès du siècle et la prison car nous vivons dans une société à l’américaine. Bien évidemment j’ai insisté en expliquant que le poste payé 20 balles, s’ils le grillent je prends sur moi. Je me suis fait jeter comme un malpropre. OK ça c’est fait, Norauto c’est fini.

Je prends rendez-vous chez mon garage qui travaille à plein régime et qui ne peut me recevoir qu’au bout d’une semaine. Mon garage salue le changement de voiture et un mécano passe en me disant « déjà en panne ? ». Voyez comment je suis entré dans la légende. Le jeune qui doit le faire, voit que j’ai déjà tout sorti et que tout est prêt. Il pense qu’un simple inverseur fera l’affaire et je me rends compte qu’il ne saura pas le monter. Même si j’ai vieilli, je sais quand même sentir le truc qui pue un peu surtout quand je me suis documenté en amont.

Il me dit qu’il n’a pas la fiche et m’envoie dans une boutique du nom de SOUNDAUTOCONCEPT, à Pézenas pour demander une fiche qui irait bien. J’arrive dans un endroit dédié au tuning. Je vois des jeunes avec des joggings de toutes les couleurs, des audis, des BM et moi je gare mon Némo. Je vois le monsieur, je lui montre, il me dit qu’il me manque un plus après contact et qu’il me le fera le mardi sur le coup des 13 heures.

Nous sommes mardi, il fait un temps dégueulasse, en ce moment on se régale dans ma région, j’arrive à 12h50 sur le parking, deux jeunes mangent au comptoir, le monsieur arrive. Je me rends compte qu’il n’est pas ouvert et qu’en fait il me reçoit sur son temps de pause. Nous tapons la discute, nous avons le même âge, il est passionné, il sait ce qu’il fait.

La manipulation est en gros celle qu’on avait pu voir dans le précédent billet, mais en moins dégueulasse. Au lieu de se brancher sur l’allume cigare, il se branche proprement sur la boîte à fusible et fait passer un fil supplémentaire, la fameuse alimentation manquante. L’opération lui prend une vingtaine de minutes, je lui offre les fils supplémentaires et inutiles qui étaient livrés avec l’autoradio et la façade. Il me dit qu’on va faire un échange de bon procédé et que ça paiera la pose. Gêné, j’essaie de lui placer un billet, il refuse, il me dit en plus qu’il est content d’avoir pu aider un prof parce qu’on fait un métier difficile, je repars avec de la musique dans la voiture après une semaine et ça change la vie. Je suis heureux, j’ai rencontré un type compétent et honnête, il faut que je le blogue à la terre entière.

Il y a beaucoup de moralités à prendre dans cette histoire. Lorsque tu regardes ses avis, j’ai mis un avis très positif dans Google, tu as des gens qui font une heure de route pour venir le voir. Le type est d’une compétence évidente, sérieux dans ses affaires, poli, il a toutes les qualités du bon commerçant. Il est reconnu par ses pairs, mon garagiste ne m’aurait pas envoyé n’importe où. Il y a de la place pour les gens compétents, ceux qui savent mais j’ai envie de dire surtout ceux qui osent et c’est un vrai problème de notre société. Quelques exemples :

J’évoquais mon garage plus haut, ce sont avant tout des mécanos, j’ai bien compris que la pose d’autoradio bizarre ne fait pas partie de leurs compétences. Quand avec le partner ils m’ont réparé la fuite d’eau qu’il a fallu un an et demi à trouver à savoir le fameux échangeur eau – huile qui prenait cher à grands coups de vibrations du bouclier thermique, ils ont découpé le bouclier thermique à la main. Il faut comprendre que si j’avais dû le présenter chez Peugeot, ils m’auraient changé la voiture en me disant qu’elle est morte. Norauto en présentant la panne aurait certainement déménagé son entreprise ou rendue furtive de peur que je ne pose la question. Il y a besoin de professionnels qui osent, de professionnels qui savent même s’il y a un risque. Car le risque bien sûr c’est de tuer la batterie d’un coup sec ici ou de dérégler la programmation du véhicule quand par là c’est de se rater sur le bouclier et le casser en deux parce que pour une raison ou pour une autre il n’aurait pas tenu. Les gens qui font de l’occasion, les gens qui bricolent savent ce qu’est le risque. Lorsqu’on se retrouve à démonter un ordinateur complet pour sortir le disque dur et remplacer par un SSD, on connaît les risques, avoir les plastiques qui pètent, effacer les données. On comprend dès lors pourquoi personne ne veut s’emmerder et ça peut poser des problèmes plus sérieux.

À l’époque des travaux dans la maison, quand on est arrivé, on ne connaissait pas l’architecte. L’architecte c’est le gars chauve qui traîne sur mes photos de travaux qui me dépassent, et qui de son côté ne se préoccupe pas de l’informatique depuis les huit ans que nous nous connaissons. Ceux qui connaissent l’histoire de ma maison se rappelleront qu’à l’époque on avait trouvé le chauffe-eau mort dans les combles et le trou trop petit pour le sortir. Personne ne proposait de solutions. L’architecte qui ose tout, c’est un vrai bonhomme, était passé dans les combles pour dériver le circuit d’eau et installer le chauffe-eau dans un placard. D’après les entreprises, il aurait fallu raser la maison. Et si dans le cas du matériel on peut se dire que tout n’est qu’une question d’argent dans la perspective où il n’y a pas de possibilité de réparation simple, dans le médical, il y a tout de même de quoi réfléchir.

Mon fils a porté un appareil dentaire pendant pas mal de temps, et sur Narbonne on allait dans une usine de gosses qui portaient des appareils dentaires. Le cabinet ne faisait que ça et j’ai envie de dire que c’était le Norauto de la dentition. Pas d’opération, rien, que des appareils pour des gens qui ont fait douze ans de dentaire. Et c’est ici que tu t’interroges car tout ceci, comme Norauto c’est franchement plus bankable que de refaire des mâchoires complexes comme Norauto gagne plus d’argent en changeant les pneus qu’en sciant des boucliers thermiques sur le principe que le temps c’est de l’argent.

Il y a quelques années mon épouse a été opérée par un toubib qui fait un truc assez rare. Avec son copain stomato il récupère un morceau du palais pour le mettre derrière la paupière. Les deux peaux sont totalement compatibles. Ils ne sont qu’une poignée à faire ça en France et quand il le fait, il ne le fait que pour deux personnes par jour pour un dépassement d’honoraire de 500 balles. Bien évidemment 500 balles c’est une somme, mais finalement il faut relativiser. 500 balles c’est ce que j’ai payé cet été pour la bagnole de ma femme. 500 balles pour une opération qui change une vie, qui comme toutes les opérations sont risquées, mais surtout une opération rare, et le rare est cher, finalement pas si cher. Car de l’autre côté, quand ma fille se fait opérer des dents de sagesse, c’est un billet de 150 que prend la toubib pour faire une opération de routine sur 5 ou 6 gamins.

Ce que j’essaie de vous faire comprendre, c’est que dans notre système procédurier, dans notre système où prendre des risques c’est surtout prendre le risque de partir en prison ou d’avoir des soucis, plus personne ne veut oser, plus personne ne veut entreprendre. J’admire ceux qui osent, ceux qui se lancent, ceux qui font et qui savent faire tout simplement, car ils sont rares et surtout pas aidés pour deux sous et personne ne dira qu’ils ont eu le mérite d’essayer, on dira juste qu’ils se sont trompés.

Avant de finir sur ce billet que je ne pensais pas si long, j’aimerais tout de même partager avec vous ce qui fait le charme de ce blog, de cette expérience que nous vivons ensemble depuis plus d’une décennie, celle que je partage sans honte parce que finalement j’ose exprimer que je me suis trompé et oser, on le sait désormais, c’est bien.

J’ai écrit :

Dans mon cahier des charges comme on peut s’imaginer un prix de radin, 25 balles, et la possibilité de décrocher le téléphone depuis l’autoradio. Le prix de radin c’est lié à une grande tradition de postes payés 20 €

Cyrille BORNE, et sa philosophie du chinois pas cher à la con

Quand j’ai vu le gars essayer d’allumer le poste et de le voir galérer tellement c’est cheap, j’ai compris que ma théorie du poste fonctionnel à 20 balles pourtant noté 4 étoiles sur Amazon c’est fini. Je crois que les avis maintenant c’est mort, il m’a dit aussi qu’il vendait des panneaux d’adaptation. Il m’expliquait aussi que chez lui le premier prix c’était plus de 150 € mais que lorsque tu rentres dans ta voiture c’est ça. Et quand je vois son magasin je veux bien le croire.

le plus grand acteur au monde

Et c’est ici que je veux partager ce moment mémorable avec toi, ce signe du destin, ce message envoyé par une puissance supérieure qui se traduit par « Cyrille, les trucs pourris c’est fini ». Ma femme m’appelle parce qu’elle croit que je rentre une heure plus tôt, se fait du souci parce que je ne suis pas à la maison et qu’il pleut des cordes. En même temps je roule en Némo, je ne risque pas grand-chose, vanne que j’entends à chaque fois que je me gare. Je tends le bras pour appuyer sur le bouton décrocher, ça décroche pas. Je réussis tout en conduisant à décrocher et je me rends compte que le bouton est complètement pourri. Je suis en train de regarder du côté des applications Android qui décrochent automatiquement.

J’en ai fini avec le produit vraiment pas cher, surtout pour un produit que j’utilise huit heures par semaine. Le poste lit les mp3 depuis l’USB, mémorise, fonctionne ne bluetooth ce qui fait que je vais peut-être m’intéresser au podcast, c’est le principal. Je tourne un peu, parce qu’on me connaît, la page de la mentalité de crevard.

Nous terminons sur Bonjour du « rappeur » Vald que j’ai découvert dernièrement. Alors bien évidemment c’est différent du rap que j’écoute, mais je dois reconnaître que ça m’a fait franchement marrer tellement c’est absurde. Vald enchaîne les titres, c’est chantant, ça ne veut pas dire grand-chose, les codes sont parfaitement maîtrisés, et ça doit déstabiliser quand même pas mal les gens qui font du RAP « conscient » comme un Jul qui caracole en tête des ventes. Certainement une prochaine crise pour le RAP, il faudra certainement trouver un autre style musical pour dire quelque chose de sérieux, si les gens cherchent encore quelque chose de sérieux à dire.

With his Windows down, and his system up

dimanche 13 décembre 2020 à 15:41

Il y a des moments dans la vie où tu sais que les choses s’accumulent et tu devrais savoir que d’autres vont suivre. Genre, j’aime bien placer une expression de jeune, genre, tu es dans la dernière semaine avant les vacances de Noël entre tes élèves à cran un masque dans la gueule, tu viens de passer les conseils de classe, tu n’as ni choppé COVID, gastro ou grippe mais tu es quand même pas au sommet de ta forme.

C’est ainsi que dans la soirée de vendredi mon épouse a crashé son PC, mais quelque chose de bien. J’aimerais te montrer quand même public que Cyrille BORNE a vieilli. À une époque j’y aurai passé la nuit. Il était 22 heures passées, je me suis contenté de démonter le disque pour vérifier si la partition était lisible ce n’était pas le cas, j’ai donc reporté au samedi matin à 6 heures, car le monde appartient à l’informaticien qui se lève tôt.

Le cadre : l’ordinateur de mon épouse est un Toshiba avec un icore3 pas très récent, 6 Go de RAM et 240 Go de SSD. Le SSD a été changé il y a quelques mois à peine puisque cette dernière a tendance à télécharger n’importe quoi. Le SSD est donc neuf à pas grand-chose.

En utilisant synchting je fais une sauvegarde en temps réel de son répertoire de documents vers le mien. La moralité c’est que l’intégralité de son travail est sauvegardé dès qu’elle modifie un document. Ne sont pas sauvegardés :

Il est intéressant de faire une pause pour se rappeler de ceci. Ma femme sait, pour vivre avec moi, pour voir les malheurs de ses collègues qu’une catastrophe est vite arrivée, elle a 20 ans de travaux sur son PC et pourtant s’en cogne complètement. Alors bien évidemment, il est nécessaire de remettre dans le contexte, c’est à ce moment où les féministes quittent la pièce. 27 ans de vie commune avec sa majesté Cyrille BORNE, c’est du mariage à l’ancienne. Autant on s’insurge devant ces hommes d’un certain âge qui ne savent pas faire un repas ou appuyer sur le bouton de la machine à laver qu’on trouve tout à fait normal qu’une femme ne se préoccupe pas de la pression de ses pneus (1.4 contre 2.2 il y a dix jours), de son ordinateur, de qui change la machine à laver quand elle tombe en panne, ce genre de choses. Où finalement tu découvres que ta femme croit encore au père Noël à 45 ans, mais qui a plié le linge et changé le meuble ? PÈRE NOEL ? TU ES LÀ ? Dire que ma femme n’en a rien à foutre est un euphémisme, elle est mariée, elle a un mari pour faire ça, faut bien que ça serve à quelque chose. ChangeZ le mot « mari » par « père » et vous avez la variante avec ma fille dont je n’envie pas le futur époux, elle commence à avoir déjà une drôle de vision de l’utilité des hommes. Les féministes peuvent revenir.

Il semblerait toutefois dans le cas de l’informatique, que ce soit commun à toutes les générations, la sauvegarde, la sécurité, échappent à tout le monde jusqu’au moment du crash. Et c’est ici qu’on se rend compte que c’est un problème de fond, car si à la rigueur elle ne se préoccupe pas de faire ses sauvegardes, au moins faire l’effort de ne pas disséminer de tout partout. Je note aussi que pour le simple particulier, la sauvegarde ça ne donne pas envie, les logiciels sont souvent mal foutus, si bien que la sauvegarde la plus simple c’est encore de prendre un disque dur externe. Sauvegarde qu’on ne fera pas parce qu’on aura oublié, parce que c’est pénible de prendre le disque, de ranger, de faire le tri.

Ou bien sûr, de faire une sauvegarde de ses données en ligne chez un service propriétaire ou plus ou moins libre contre des espèces sonnantes et trébuchantes. La première moralité c’est qu’on continuera à trouver des gens en train de pleurer leurs fichiers perdus, la seconde c’est que finalement à « gratuit », syncthing fait franchement bien le job et ce de façon indépendante du système d’exploitation. Je rappelle que je fais la bascule Windows vers Android pour sauvegarder de façon automatique mes documents et Android vers Windows pour récupérer les photos que je fais.

Revenons-en à nos PC car ils sont deux : le PC crashé à réparer, la nouvelle machine. Une de mes collègues m’a donné un HP plus récent en 17 pouces qui appartenait à sa belle mère. La machine était particulièrement lente, à 8 Go de RAM et 240 Go de SSD elle va curieusement plus vite. Le processeur n’est pas un i3 mais en termes de performance, on voit peu de différence. Le chip graphique n’est plus un Radeon tout pourri mais un chip intel HD, la machine ne souffle pas quand on regarde des vidéos sur Youtube ce qui est positif.

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai démonté son SSD pour le brancher sur mon PC. L’outil totalement indispensable c’est le câble SATA vers USB. Au montage du disque, ça sonne pas très bon, il me propose spontanément de le formater, curieusement je décline. Il apparaît assez rapidement que la partition sur laquelle est contenue Windows, est passée intégralement en RAW, elle est donc illisible. Les quelques possibilités qui sont offertes :

À partir du moment où le logiciel précédent est capable de voir la partition, je remonte le disque dans le PC, je boote sur une clé Windows, je lance l’outil de réparation de Windows qui échoue comme la grosse merde qu’il est. Jamais je n’ai réparé un ordinateur avec la procédure de réparation automatique. Je vais dans les outils avancés, ligne de commande, je fais le chkdsk, une heure et des poussières plus tard, le disque est visible. Fier de moi je redémarre et je constate qu’il se bloque exactement de la même manière et que le disque se repositionne à nouveau en RAW. Et c’est ici que ça commence à devenir lourd, à chaque fois que je vais faire une tentative de réparation, booter pour voir si ça marche ou pas, ça va passer en RAW et je devrais me refaire une quarantaine de minutes de chkdsk. Vous imaginez donc que j’ai commencé à six heures du matin pour finir bien plus tard.

Je fais donc un chkdsk et comme je ne suis pas totalement idiot, je remonte sur mon PC, je copie intégralement les répertoires qui m’intéressent. Dans mon cas c’est le user, pour avoir le fameux desktop avec ses fichiers qui traînent et l’APPDATA dans lequel se trouvent les répertoires Mozilla bien évidemment dans trois répertoires différents, le local, le roaming et le localLow. Lorsque vous installez Thunderbird et Firefox, il vous suffit de remettre les répertoires qui vont bien pour récupérer vos profils. La copie en USB pas trois est comme on peut l’imaginer : longue. Une fois que j’ai fini, je vais parallèlement configurer la nouvelle machine et tenter par curiosité de sauver l’ancienne.

Le disque n’est pas en GPT mais en MBR si bien qu’il est cassé en trois partitions, une partition réservée au système, c’est elle qui contient le boot et qui est défaillante, la partition dans laquelle on a toute l’installation à l’intérieur et une troisième partition. Les trois partitions sont en NTFS. La réparation se fait théoriquement de la façon suivante :

Ces opérations permettent de reconstruire la partition de démarrage de Windows 10. Trop facile, j’ai un accès refusé pour le Bootrec /fixboot. La solution c’est de faire bootsect/nt60, je l’ai vue dans une vidéo. L’opération Bootrec /rebuildbcd pose problème car elle ne trouve pas de partition Windows alors qu’elle y est pourtant, j’ai pris la peine de faire mon chkdsk avant. Cela se traduit par The Requested System Device Cannot Be Found. En faisant une recherche on finit par trouver la suite d’opérations :

Il s’agit ici d’une reconstruction complète. Et là tout fier, on finit par voir apparaître la partition Windows, on reboote glorieusement pour se rendre compte que c’est mort. J’ai bien évidemment testé les solutions des live CD, merci Ventoy, qui proposent des réparations automatiques du MBR. Rien non plus. Alors forcément, quand on a eu le temps de finir de configurer l’autre PC dont la dernière étape est de remettre syncthing, on arrête d’insister pour procéder à l’ancienne chez Windows, un bon formatage. Un test de surface du SSD m’avait donné quelques cylindres défectueux mais rien de bien dramatique, je pensais pourtant que le SSD était mort. La réinstallation s’est déroulée sans encombre ce qui signifie que ma femme a crashé son installation sans qu’on sache pourquoi. L’ancienne machine sera donnée à quelqu’un qui en a besoin actuellement et devrait bien dépanner.

Le classique Windows sucks

Alors bien évidemment parce qu’on ne manque d’honnêteté ici, on se dira que la situation ne se produirait pas sur Linux. J’ai eu des crashs parfois étonnants sur Linux, je pense notamment à des kernel panic mais jamais ou rarement des choses bloquantes au point de ne pas être capable de me remettre sur pieds. Dans les cas vraiment difficiles, une récupération du home un copier coller et c’est en gros en vingt minutes qu’on récupère un système. Je dois dire que le coup du RAW sur la partition, une partition qui devient illisible, jamais connu sous Linux où l’on finissait toujours par arriver aux données. Sous Windows, on a parfois l’impression d’une fragilité, une clé USB mal retirée, une mise à jour qui se passe mal, un pilote, Microsoft qui se rate et c’est le crash irrécupérable. La hiérarchie des fichiers, voir plus haut pour l’APPdata, n’aidant absolument pas une remise en route facile.

Donc oui, Windows c’est de la merde sur ce point précis, mais soyons honnête. Pour cette journée de perdue avec Windows, combien de temps perdu sur Linux. Régressions ? Problème de pilote (c’est la faute aux constructeurs) ? Mise à jour entraînant des changements de comportement ? Logiciels mal foutus imposants de faire des détours incroyables pour arriver à la solution ? Je laisse la question en suspend.

Je suis dans ma phase Eminem en ce moment, c’est quand même un sacré destin, et plus de 200 millions d’albums vendus pour un type qui se faisait tabasser quand il était gosse. J’ai choisi la prestation qu’il a réalisée pour les oscars 2020 même si elle est discutable car il y a un petit fond de playback derrière qui me chagrine. Bon à 48 ans, je ne lui jette pas la pierre quand à 45 monter les escaliers c’est compliqué. Ce qui est formidable outre la réussite de ce gamin qui revient de loin c’est de voir toutes les jeunes stars du public reprendre les paroles en cœur, comme on reprend un classique. Des jeunes qui se comportent comme des groupies alors qu’ils ont des millions de groupies face à l’artiste, et je les comprends. Je vous épargnerais mes commentaires sur des hommes dans la quarantaine en France qui ont besoin de se marave dans les aéroports pour continuer d’exister. Bon dimanche sous vos applaudissements.

Cultures, épisode 67

samedi 12 décembre 2020 à 07:00

Car toutes les opportunités sont bonnes à prendre le film connectés joue la carte du confinement. Plusieurs amis se retrouvent pour un apéro virtuel qui va dégénérer. Quand même un sacré casting : Nadia Farès, François-Xavier Demaison, Stéphane De Groodt, Audrey Fleurot, Claudia Tagbo, Pascal Demolon, Michaël Youn. Tout dégénère donc quand l’excellent Pascal Demolon à qui l’on devrait interdire de jouer avec Michaël Youn qui a quitté sa femme Nadia Farès se retrouve dans la visio alors qu’il n’était pas attendu. Le malaise, malaise qui va s’accentuer lorsque ce dernier se fait agresser par un homme qui va commencer à déballer les secrets des uns et des autres. Si le concept du film n’est pas du tout original, les amitiés qui n’en sont pas vraiment où tout le monde se déteste, le film avec les masques, le confinement, les attestations, chapeau, c’est le premier sur le coup. Bien évidemment ce n’est pas le film du siècle mais ça fait le job. Le film se fait pulvériser sur Allociné, il n’est pas plus mauvais que d’autres, comme celui qui suit d’ailleurs dans lequel on retrouve une partie du casting.

Arnaud Ducret découvre que sa femme le trompe en plein séminaire, les micros sont restés branchés au mauvais moment. C’est la honte, c’est le divorce et puis c’est le rejet par tout son entourage. Il retrouve François-Xavier Demaison un ami qu’il avait perdu de vue et qui a particulièrement réussi dans les affaires. Il va emménager chez lui et former le divorce club, où se joignent à eux des divorcés de leur entourage afin de réaliser des fêtes totalement excessives. Le film gratte sévèrement du côté de Very bad trip ou Projet X, c’est bien gras, bien lourd, en même temps il y a Michaël Youn. Ici encore aussi stupide soit-il, le film fait le job, certains passages font sourire.

Un architecte de génie est en plein doute, l’un des projets qu’il a réalisé s’est effondré durant la construction, avec lui des ouvriers. Alors que son but c’était d’illuminer le monde avec son art, il est rappelé à la triste réalité, des morts, une femme avec qui il ne s’entend plus, des engagements financiers. Il part au Japon pour soutenir un projet, le cœur n’y est pas, il sera pris en charge par une charmante jeune femme. Graphiquement magnifique, très géométrique, une sacrée palette de couleurs, l’histoire par contre, entre le doute et l’errance, un peu trop dépressif à mon goût pour une fin qui laisse sur sa faim.

J’écrivais la dernière fois que Matz c’était mieux avant et que le dernier opus du tueur ça sentait le réchauffé, je confirme avec cet arrêt de jeu. Lucas est le joueur star de Paris, une vie équilibrée entre son fils qu’il élève seul, son jus d’orange, ses deux seuls amis et la call girl qu’il fréquente pour éviter les problèmes. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes s’il n’était pas approché par un homme d’affaires dont il attend la proposition peu scrupuleuse. On sent certainement la frustration de Matz de ne pas avoir pu faire un épisode du tueur dans le monde du foot, parce que la couverture aurait été peu plausible. Tous les clichés y passent sur les footballeurs, l’argent gagné indécent mais qui fait gagner encore plus aux entreprises, les gens qui gravitent autour et j’en passe. Oui la bande dessinée est parfaitement montée, oui c’est prenant, mais l’abondance de clichés est tout de même préjudiciable à l’auteur qui ne semble pas capable de faire autre chose que des critiques de la société. À quand une bd d’humour ou romantique ?

Restons dans les clichés et dans le football avec le défi du champion, un film italien qui sent le déjà-vu mais qui fait bien le job. C’est l’histoire d’un prodige du foot, une tête brûlée sans éducation. Son club veut qu’il réussisse son BAC mais il ne fait absolument rien comme on peut s’en douter. Sa copine est une espèce de mannequin superficiel qui vit pour son nombre de followers, des amis à lui squattent sa grande maison dans laquelle il fait des fêtes gigantesques, pendant que son père profite de son argent, sa maman, la seule personne qui a vraiment compté dans sa vie est morte d’un cancer. Pour réussir à le faire progresser, on recrute un enseignant absolument pas intéressé par le foot, austère qui a vécu un drame personnel mais qui saura trouver les moyens parce que la pédagogie c’est plus fort que tout. Comme je l’ai écrit on est dans le classique, mais ça reste particulièrement sympa.

Passons du foot au vélo avec les porteurs d’eau, un one shot d’une centaine de pages qui a pour protagonistes deux jeunes cyclistes qui tentent de faire un gros coup dans le monde de la drogue et du dopage. Malheureusement dès les premières pages cela se passe mal, la police tombe sur la transaction, c’est avec l’argent et la marchandise qu’ils vont s’enfuir, la police et les malfrats aux trousses. Ils vont traverser la France en faisant jouer les relations, d’anciennes gloires du deux roues tombées dans l’oubli qui ont mal fini, la faute au dopage. Et c’est d’ailleurs sur cette corde, de la bonne grosse corde, que joue la bande dessinée, c’est la faute au dopage. Le dopage qui fait pourtant les affaires des clubs moins des cyclistes. Si l’objectif de la dénonciation de la bd est parfaitement atteint, on peut regretter que cela se fasse un peu au détriment d’une histoire qui manque franchement de nuances.

De Rage numéro 1 j’ai un souvenir particulièrement flou, celui principalement de Borderlands en fait. Il s’agissait d’un jeu post apocalyptique où l’on descendait des masses de monstre, un FPS pas mémorable comme on l’a compris mais distrayant que j’avais fini. Rage 2 démarre sur une prise d’assauts de mutants contre un camp de l’humanité, bien évidemment vous allez survivre et récupérer une super armure sur un combattant tué. Vous allez vous retrouver au centre d’une mission qui doit sauver l’humanité, étonnant, relancer le plan dague, ça fait penser à l’opération daguet, référence de vieux. Pour cela, vous allez devoir dans un open world avec différents véhicules, trouver des gens, accomplir des missions aussi inintéressantes les unes que les autres et multiplier les quêtes FEDEX. J’ai dû jouer je pense une paire d’heures, il est agaçant à des tas de niveaux. Les nuées d’ennemis font penser à Doom sauf que Doom c’est autre chose, on sait qu’on est là pour ça. Les grenades volent de partout, les ennemis sortent de partout, c’est particulièrement nerveux, ce qui pourra certainement ravir les joueurs de niveau reptilien. Pour ma part je n’ai trouvé absolument aucun intérêt, rien ne m’a donné envie de continuer. C’est plat, les dialogues sonnent creux, la maniabilité des véhicules est pourrie, de très nombreux bugs de collision. Le jeu pourra certainement trouver son public, mais je me dis qu’il y a trop à jouer, pas assez de temps à consacrer pour me perdre là-dedans.

Et c’est ici qu’on se dit qu’il n’est pas nécessaire d’aller mettre des fortunes pour faire un bon jeu, c’est le cas de Valley. Valley est un jeu qui dure moins de 10 heures et que j’ai payé 4 € sur le playstation store. Le jeu a un énorme bug d’affichage des sous-titres ce qui gâche pas mal l’histoire. Si j’ai tout compris, il s’agit plus ou moins d’une uchronie à la Biochock. Des scientifiques ont trouvé un univers parallèle, une vallée, dans laquelle il y a pas mal d’énergie qui traîne, ils souhaitent l’utiliser pour faire une arme, l’action si j’ai tout compris encore se déroulant pendant la seconde guerre mondiale. Vous êtes un archéologue, vous avez atterri on ne sait pas trop comment dans cette vallée et vous allez en percer les secrets. Vous trouvez assez rapidement des jambes artificielles, on va donc beaucoup, beaucoup courir dans le jeu.

Les mécaniques sont simples, on va beaucoup courir, sauter, un peu comme Mirror’s Edge mais pas sur des immeubles. Vos jambes vont progresser, si bien que vous allez pouvoir à la fin du jeu marcher sur l’eau ou sur des murs. Sans être original, l’aventure est plutôt prenante, c’est intuitif, on n’est jamais bloqué, c’est agréable sans vous prendre aux tripes. Il y a un point que j’ai trouvé franchement sympa, c’est votre barre de vie en lien avec la fameuse vallée. Si vous mourrez, en tombant dans l’eau la plupart du temps, c’est l’univers qui se dégrade. Vous avez deux pouvoirs, celui de prendre la vie, donner la mort. Donner la mort vous fait gagner de l’énergie, donner la vie vous en coûte. Quand l’univers a pris un sacré coup c’est-à-dire que vous êtes mort souvent, de nombreux arbres sont flétris. Il vous suffit alors de redonner la vie à un maximum d’entre eux pour « guérir » la vallée et augmenter votre nombre de vies. Plutôt positif et bien pensé.

Stern est le nom du héros et de ce western pas très original mais qui fait pas trop mal le job. Lire Stern c’est une vague impression de déjà-vu, déjà lu, un peu comme bouncer, ou dernièrement undertaker. Stern est croque-mort dans une petite ville, comme tous les croque-morts, tout le monde le déteste, il vit à l’écart du monde, dans le cimetière, sa seule passion, presque une obsession ce sont les livres. On va suivre notre personnage bien triste au gré de ses aventures, du meurtre d’un ancien militaire à ses déconvenues dans la grande ville, découvrant un peu plus à chaque album son histoire. À part un manque flagrant d’originalité, rien à dire, bien dessiné, bien raconté.

Fabrice travaille dans une grosse boîte au service des achats. Tout le monde le décrit comme un énorme fayot, il attend la promotion mais celle-ci ne vient pas, c’est une jeune femme d’une société concurrente qui récupère le job. Il vit particulièrement mal cette situation, d’autant plus qu’il est pris en grippe par la responsable de la gestion des risques, une femme obsédée par les accidents du travail. Entre le porno qu’il consomme, sa fille qui fait des tags sur les murs du lycée, sa hiérarchie, sa vie qui n’avance pas, il se met à disjoncter en faisant picoler le stagiaire de troisième ou en trouvant les prétextes les plus stupides d’accidents du travail potentiels pour se moquer de la responsable des risques. Stop Work est une caricature grossière du monde de l’entreprise qui ne fait preuve d’aucune subtilité mais qui est quand même franchement drôle.

Elsa Zylberstein est psy, elle élève sa fille à contrario de sa mère, c’est-à-dire dans le dialogue et dans la bienveillance. Malheureusement lorsque sa gamine fait sa crise d’adolescence, la guerre est déclarée entre les deux femmes qui vont se faire toutes les vacheries possibles. Adorables est une comédie qui fait le job et qui n’est pas sans faire penser à papa ou maman, où l’on pousse trop loin le bouchon, jusqu’à l’empoisonnement pour ne pas garder ses gosses. Je trouve que sur des thèmes de ce style, il faut avoir certaines frontières, lorsque la fille essaie de droguer sa mère, je pense qu’elles sont franchies. Bien évidemment c’est de la comédie, bien sûr c’est du cinéma, mais tout de même. En fait le film est peut-être intéressant où on ne l’attend pas vraiment, dans le fait qu’Elsa Zylberstein veut à tout prix ne pas être sa mère et finit par y aller à grand coup de claque. Une réflexion assez pertinente sur le fait qu’il est difficile d’être parent et que rejeter sa propre éducation n’a pas forcément toujours du sens.

Un couple vient en amoureux dans le sud de la France, Palavas, et forcément dans ma région, on dit qu’il fait un temps à décorner un bœuf. Sauf que ce n’est pas le taureau qui est décorné mais l’homme qui est décapité net, une pancarte métallique. Sa compagne n’a pas la réaction attendue, plutôt que de se morfondre, elle va réaliser l’intégralité du planning prévu par son fiancé très méticuleux. Elle va rencontrer un homme étrange qui tient une boutique d’objets ésotériques et qui collectionne les articles sur les morts stupides. Je vais rester aurait pu être financé par l’office du tourisme de Palavas les flots, c’est une bande dessinée qui s’attache à la description. Les plans sur les gens qui s’amusent, la plage, la vie qui continue quoi qu’il arrive, et la jeune femme au milieu, imperturbable. On reste jusqu’à la fin de la bd pour ça, savoir si elle va finir par s’effondrer, quand est-ce qu’elle prendra conscience du drame … ou pas.

Gurdan (du malt), est un vieux nain de la légion qui manque mourir sur le champ de bataille, il se fait mettre dehors par son chef qui lui dit de régler ses problèmes avec son passé et c’est ce qu’il compte faire. Revenir sur les terres de son enfance, retrouver son frère jumeau, cultiver. Il ne retrouve que son neveu dans une propriété à l’abandon, la source est tarie, son frère a disparu. Dix-septième tome de la série nains, l’intérêt est toujours le même, le dessin toujours au top, les personnages haut en couleur, on continue !

Guylaine est une enfant heureuse jusqu’au jour où elle découvre qu’elle est moche (une vie de). Cette prise de conscience dès l’enfance, va orienter sa vie, toutes ses stratégies visant à trouver l’amour, de la culture du look à devenir amie avec une belle, pour espérer ramasser les miettes. Très bien écrit, prenant, libre, les auteurs s’offrent de nombreuses fantaisies en lien avec les pensées de Guylaine, Gainsbourg intervient dans la bd par exemple. Les 200 pages du one shot se lisent d’un trait, pour une moralité qu’on connait déjà, mieux vaut être né du bon côté de la barrière, être jeune, riche, beau et intelligent, ce n’est pas qu’un cliché.

Complément 118

mercredi 9 décembre 2020 à 17:52

Le téléphone en caméra IP

Dans un cadre de mesures sanitaires et pour fêter Noël car je suis quand même dans un lycée catholique, parce que Noël je vous rappelle que c’est accessoirement la naissance de Jésus et pas qu’une orgie de consommation, d’hypocrisie, de gavage, on essaie de faire un événement dans le lycée qui sera filmé et diffusé en direct dans les autres salles. La première idée c’était de partir sur Teams, mais compte tenu de la qualité de notre bande passante et du trafic que va générer le stream depuis les serveurs de Microsoft dans nos salles de classe, ce n’est pas une riche idée. Comme on est venu me demander, j’ai répondu, il faut streamer en réseau local. Pour streamer de façon simple depuis un smartphone, IP webcam. Votre téléphone devient serveur et diffuse l’image de votre webcam. Les ordinateurs par le biais du navigateur se connectent à l’adresse IP qui va bien et vous pouvez suivre. J’ai fait le test chez moi, pas de souci, par contre 30 connexions sur un smartphone, ça sera peut-être plus tendu. À suivre.

Vers l’infini et au-delà

Logiciel de capture d’écran pour Windows

Le logiciel de capture de Windows est décevant par rapport à un flameshot qui reste une power application de l’univers Linux. Pourquoi décevant ? Tout simplement parce qu’il ne permet pas de faire de modifications des captures en direct et il est nécessaire de passer par Paint 3D par exemple qui n’est pas très convivial. (Allez faire une simple flèche colorée en rouge à la bonne taille et dans le bon sens). Sniptool fait particulièrement bien le job et c’est désormais le logiciel que j’utilise.

Supprimer les dossiers images enregistrées, pellicule de Windows 10?

Source : ASTUCES & AIDE INFORMATIQUE

C’est typiquement le genre de choses qui me gavent et qui me gavent d’autant plus que je synchronise mon dossier image par syncthing. Pour ça Windows est vraiment un cran en dessous dans la gestion des logiciels, je vois par exemple que mon répertoire mes documents est pourri par des logiciels qui viennent installer des répertoires à l’intérieur.

  1. Ouvrir une invite de commandes (admin) en faisant un clic droit sur le menu démarrer.
  2. Saisir dans l’invite de commandes : cd %userprofile%\Pictures
  3. Masquer les dossiers en saisissant : attrib +s +h « Camera Roll » (masque le dossier Pellicule) et attrib +s +h « Saved Pictures » (masque le dossier Images enregistrées)

Convertir des fichiers odt en ligne de commande sous Windows

source : forums jeuxonline (comme quoi)

C’est un besoin qui m’arrive assez régulièrement, j’ai tapé mes cours en odt et je dois imprimer mes trucs ou les envoyer aux élèves. Forcément la ligne de commande en masse sous Linux c’est une évidence, sous Windows certainement moins.

ls -file | % {&"C:\Program Files\LibreOffice\program\soffice.exe" --headless -convert-to pdf $_.fullname}

Réaliser un collage en ligne

Pour mon concours Koad9, le dernier avant que les enfants ne mutent en enfants autonomes et cultivés, je serais certainement mort quand ça arrivera. Tiens je profite de la parenthèse, je viens d’avoir une nouvelle élève. Après avoir gueulé sur tout le monde pour rappeler qu’il est huit heures le matin et qu’il est trop tôt pour être énervé et menaçant tout le monde en réclamant dix minutes d’autonomie le temps d’expliquer le travail à la nouvelle camarade, je lui demande si elle voit ce que c’est qu’une couverture de journal. Non. C’est dans ce genre de circonstances que je me dis que je fais bien de raccrocher les gants parce qu’on part de trop loin. J’ai donc sur mes quelques élèves autonomes, un élève qui a pris la thématique très originale du jeu vidéo. Bon, on peut pas tout avoir non plus, il est autonome. Je lui ai fait remarquer qu’à un endroit où il veut présenter les nouveautés en jeu vidéo, il lui faudrait illustrer par des jaquettes. Je lui ai proposé de faire un collage, pour pouvoir faire une accumulation de jaquettes avec style. Pour ce faire je propose le site en ligne photovisi, gratuit pour faire ce qu’il y a à faire.

Les enfants sont nuls en maths. Pas possible ? Spoil : c’est la faute aux profs.

Forcément j’ai reçu cinquante fois cet article sous toutes les coutures et les angles d’attaque : La France avant-dernière d’un classement international sur l’enseignement des maths et des sciences. La conclusion de l’article est assez évidente, les enseignants du primaire sont des quiches en maths, ils sont donc incapables de transmettre un savoir qu’ils ne maîtrisent pas. Au collège, on fait le compte qu’il y a de moins en moins de titulaires en mathématiques, les contractuels sont donc mal formés, j’aimerais apporter tout de même un léger éclairage à ce grand n’importe quoi. Il faut d’abord définir ce qu’on entend par niveau qui baisse et comparer ce qui est comparable. Mes élèves de troisième de l’enseignement agricole sont incapables de faire des calculs de fractions qu’ils manipulent pourtant depuis le CM2. Moi en CM2 j’étais une bête de fractions. Comprenez que je ne vais pas chercher bien loin, juste un exemple parmi d’autres de mon quotidien. Je n’étais pas surdoué, je ne le suis pas devenu, la différence provient de la répétition et de la disparition du travail scolaire. Vous voulez apprendre un mouvement, vous le répétez jusqu’à ce qu’il soit acquis, c’est la base du bachotage, c’est la base des mathématiques. Avec le recul, j’ai compris plus vieux certains concepts mathématiques que j’étais capable d’appliquer mais que finalement je ne comprenais pas.

À l’époque, mon enseignant de CM2 monsieur Laffont, un homme moustachu que j’aimais beaucoup nous faisait plier des calculs de fractions pendant des heures, on repartait le soir avec des fractions à faire pour le lendemain. Ça a continué au collège, et au lycée on bourrinait sur d’autres choses. Bien évidemment c’est valable sur tous les domaines, c’est pour cela que je suis capable de réciter des poèmes appris il y a trente-cinq ans. Tous les constats qui sont faits sur l’école font abstraction de la notion de travail scolaire. Tous les constats qui sont faits sur l’école se basent sur la formation des profs, sur les méthodes d’apprentissage sans s’interroger que ce qui marchait avant pourrait continuer à marcher aujourd’hui si on remettait le travail au centre des apprentissages. Car charger l’enseignant c’est oublier que depuis les réformes Sarkozy il faut BAC +5 pour enseigner quand mes enseignants de primaire avaient fait l’école normale c’est-à-dire qu’ils n’avaient que le BAC. Pour apprendre à faire des fractions pas besoin d’avoir un master de maths, pour savoir faire des fractions il faut connaître ses tables et connaître certaines règles. Il faut apprendre, il faut pratiquer et après on peut raisonner. Vous vous doutez bien qu’avec des élèves qui n’apprennent pas, qui ne pratiquent pas, nous ne pouvons pas raisonner.

L’école de la république qui fait croire que sans travail on arrive à des résultats, c’est un véritable tour de magie.

La solution je vous la donne, et ce n’est pas du prosélytisme pour l’école privée, mais une simple réalité. Ma femme bosse au public, nous sommes issus de l’école publique, mes enfants ont fait l’école publique y sont encore, je travaille du côté obscur de l’enseignement privé à savoir celui de la remédiation quand une partie de mes collègues ont tout compris et cultivent l’élitisme. Face à une école qui veut abolir les devoirs au collège, ou les réaliser au collège par souci égalitaire, une école de l’inclusion qui se contente de niveler vers le bas, certaines institutions ont pris le parti de la jouer old school avec des entretiens deux ans avant de pouvoir rentrer au collège ou au lycée, niveau de fou, travail de fou.

L’école privée a de très beau jour devant elle, quand des parents qui ont les moyens, constatent que leur enfant n’est pas assez stimulé, qu’on se rend compte que Sarko a pas totalement tort et que dans la vie quand tu en veux plus tu dois travailler plus, face à une école qui en demande de moins en moins, on se tournera alors vers des gens qui en demande plus, avec une société qui en veut de plus en plus. La privatisation de l’école est en marche, et c’est un déchirement pour moi de l’écrire, j’ai pu profiter de l’ascenseur social grâce à l’intransigeance de mes enseignants de lycée qui m’ont appris la rigueur, à travailler comme un chien pour avoir souvent des notes médiocres.

L’échec en mathématiques qui est généralisé à toutes les matières parce que des gosses qui ne lisent plus et ne savent plus écrire ne sont pas meilleurs en français c’est l’échec de décennies de ministères tous partis confondus qui ont pensé que l’école c’était le pays des bisounours : plus d’échec, plus de redoublement, des diplômes à 90% de réussite, où bienveillance veut dire laxisme et mensonge. Car le cocon dans lequel on maintient les gosses jusqu’à parcoursup c’est pour leur cramer les ailes de papillon dans un monde actif intraitable et qui curieusement ne va pas s’arranger avec la crise COVID. La seule remédiation, l’unique, la vraie, c’est de siffler la fin de la récré et de faire travailler les enfants comme des dingues, de la sueur et des larmes, ancrer en eux le sens du mot devoir.

Nous finissons sur Sinik, une époque formidable. Rappelle-toi on était jeune on avait pas la haine, on n’avait pas de label, on bouffait des maths et de la physique à en crever, 30 ans plus tard plus personne ne sait compter certainement la faute aux profs qui sont mal formés ou aux gamins qui ont pas assez bossé. Cyrille BORNE rappeur méconnu.

Du mépris à la compréhension ou la théorie de la grosse moula

mardi 8 décembre 2020 à 07:00

Je pense que le monde de demain a dû être diffusé aux environs de 1990, 1991 j’avais donc 15, 16 ans et ce type d’appareil qui fait sourire aujourd’hui.

On a vécu les inondations en 1988, les finances sont loin d’être au top, j’habite pas loin de la zup mais je reste tout de même un petit bourgeois dans ma façon de vivre, dans mes fréquentations, dans mon éducation même s’il m’arrive parfois d’ouvrir à un huissier. Comprenez bien qu’on est à des années lumières du quotidien du 93, des quartiers qui explosent à la même époque. Et pourtant, je prends certainement l’une des plus grandes claques musicales dans la gueule, au point d’écouter encore NTM trente ans plus tard dans ma voiture. Pourquoi ? Parce que je comprends ce qui se dit, parce que j’écoute des gars gueuler leur rage contre la société avec une énergie jamais entendue alors qu’à la même époque, les quotas de musique ne sont pas encore passés, et que la musique c’était surtout des titres anglophones, Madonna, Depeche Mode avec Enjoy the silence, et chanter en français c’est ça :

Alors quand tu as 15, 16 ans que tu es rageux parce que je le serais jusqu’à mon dernier souffle, forcément tu rentres dans le truc même si tu n’es pas du tierquar. Je crois qu’on peut dire sans trop se tromper que je n’ai pas été le seul à écouter du RAP et que la musique est sortie des cités pour toucher tout un chacun, sans discrimination de couleur, de classe sociale. C’est dans un commentaire sur un clip de Médine que je lisais un gars qui écrivait qu’il écoutait avant Médine avec son père et qu’il allait le voir en concert aujourd’hui. Mes enfants ont grandi avec Paris sous les bombes, l’école du Micro d’argent, la preuve par trois, 32 mesures de haine. Ils ont réalisé un jour qu’on écoutait du Orelsan avant même qu’il soit connu, ils savaient que Hatik n’était pas l’auteur d’Angela. Comme ils ont grandi avec Saez, Sinclair, Bob et tant d’autres même si le RAP c’est mieux.

Trente ans se sont écoulés, et des gosses biberonnés au RAP il faut se dire que ce sont des millions de gosses, et c’est sans surprise qu’aujourd’hui des gens venant de toutes les origines font du RAP comme Vald

Vald, type qui a fait sa scolarité dans un bahut privé pour finir titulaire d’une BAC scientifique et d’une licence de mathématiques, informatique. Dans une chanson de Sinik, il dit que Tony Parker lave le parquet et les chiottes dans son club, c’était à l’époque une punchline lancée à l’encontre du joueur de basket qui venait s’essayer au RAP. Preuve de l’accueil qu’on réserve à ceux qui n’en sont pas. Vous avez peut-être vu certains articles sur ce qu’on nomme le rap de « iencli » et c’est particulièrement intéressant d’un point de vue sociologique. Des gens ont écrit des articles particulièrement complets sur ce qui se cache derrière ce terme. J’apporte un peu ma vision du concept. Le mot « iencli » c’est le client qui achète sa drogue au dealer. Concrètement il y aurait d’un côté les bonhommes et les autres.

Pour ma part et de façon synthétique, c’est tout simplement une guerre de territoire, qui s’apparente à Linux contre le reste du monde. Là, vous vous dites qu’il mérite de rentrer au panthéon rien que pour avoir retourné tout le monde ici mais vous allez voir que finalement tout n’est qu’une question de respect, de mépris, de compréhension. Le RAP est à l’origine en France, un mouvement issu de la souffrance des quartiers, et on évoquait le fait à l’époque que si tu avais fait de la prison ça faisait bien dans ton CV. Il fallait associer le RAP à une image de types enragés, des gens qui viennent pour tout casser, une forme d’ensauvagement pour reprendre l’expression consacrée qui se devait d’aller avec le RAP. Comme je l’écrivais dans mon dernier billet vieillir, je regrette qu’un homme comme Sinik rappelle au détour de chacune de ses chansons qu’il a fait de la prison, comme vous ne l’entendrez jamais se faire appeler Thomas dans une interview alors que c’est son prénom. C’est finalement un peu comme le mauvais élève, à force de le stigmatiser il finit par jouer le rôle qu’on attend de lui.

On aurait donc aujourd’hui d’un côté le RAP qui se mérite (Linux et le logiciel libre), face à un RAP de blanc, un RAP de iencli (le reste du monde informatique). C’est un tort, car il suffit de lire mon histoire pour comprendre que le RAP est aujourd’hui la culture de base pour des gens comme moi qui écoutent encore de tout, même du Indochine, mais que c’est l’univers de nos enfants. Il est donc naturel que Lomepal qui n’a que 29 ans au moment où j’écris ces quelques lignes écrive l’une des plus belles chansons d’amour avec ses mots à lui, en RAP.

Comme il est normal que Gringe et Orelsan font un RAP comique en utilisant les codes mangas avec lesquels ils ont été gavés durant leur enfance profitant d’avoir des sous pour se saper en chevalier du zodiaque dans le clip. Orelsan qui utilise le RAP pour décrypter ses phobies, son enfance, ses excès, sa famille, son milieu bourgeois de fils de directeur de collège et d’instit, sa ville de Caen.

À partir du moment, où l’on comprend que le RAP n’est la propriété de personne, qu’il est le mode d’expression musicale de notre jeunesse, qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un casier judiciaire long comme le bras pour pouvoir l’utiliser, on comprend la normalité de ça même si ça me fait un peu mal au derrière de l’écrire.

Je cite : J’suis une moula, t’es une moula, J’suis en esprit, t’es en esprit, J’suis une moula, t’es une moula, J’suis en esprit, t’es en esprit, J’suis dans ma khapta, yah, yah, yah (j’suis en esprit) ou encore La re-pu, la sse-pre, la casserole est magique Tartin génial, police spéciale, Safrane, Mégane, Stomy : vegan, J’régale : Ciroc, Belvé’, Grey Goose, végé’, Re-pu séchée, Dolce, Versace, c’est léger, Gaufrette, pétage fichée, garde à v’, dépôt bien équipé. Je suis allé jeter un coup d’œil sur Genius pour comprendre les paroles, sans grand succès. 87 millions de vues, petit frère de I AM, c’est 55 millions au moment où j’écris ces lignes. Et pourtant petit frère c’est tiré de l’école du micro d’argent, une référence du RAP, des textes construits, petit frère explique comment la jeunesse change, l’attirance pour la drogue, l’alcool et l’argent facile, une façon comme une autre de dire qu’il faut faire attention à nos enfants comme NTM invitait à ne pas laisser traîner son fils.

Faut-il être méprisant, faut-il dire que le RAP d’I AM vaut mieux que la chanson de Heus l’enfoiré ? Il y a quelques mois avant d’être le nouveau Cyrille, nouveau bisounours, je vous aurais dit que c’est de la grosse merde et que nos jeunes sont quand même de braves débiles d’aller liker ce genre de choses.

Partant du postulat que le RAP appartient donc à tout le monde, il est désormais l’expression du quotidien de nos jeunes et il exprime donc le quotidien de nos jeunes que je traduirais par du pain et des jeux. Il faut comprendre que lorsque j’avais 15 ans, rageux, je voulais refaire le monde, m’inscrire sur les listes électorales, je regardais le journal télé tous les jours, sous la tutelle du daron quand même, ce n’est pas venu tout seul. À table, on refaisait, le monde, on avait des opinions politiques, on avait un jugement. Certainement comme mécanique d’auto-défense face au monde qui nous entoure, la majorité des quinze ans que je côtoie c’est :

Je n’irais pas vous faire de commentaire sur notre jeunesse, mais dernièrement j’ai dû expliquer qu’au début du téléphone, on passait par des opératrices. On m’a demandé en toute innocence s’il y avait des satellites. Ou encore cette petite qui pensait que le primeur, c’était un gars qui vendait sur Amazon Prime. Il faut vivre avec mes jeunes, je dis bien mes jeunes car l’enseignement professionnel n’a pas vocation à réunir des philosophes, pour se rendre compte à quel point la bulle est devenue épaisse, une bulle qui ne dépasse pas les copains, l’école et la famille. Il apparaît alors tout naturel pendant que Solaar faisait référence à Brando dans les gangsters modernes que nos jeunes se déhanchent sur « beuh magique » de Jul. Je vous invite à lire cet article pourquoi tout le monde déteste Jul ? Jul a le succès qu’il mérite, il fait des chansons gaies, légères, qui répondent aux besoins, simples, de nos jeunes.

Je réalise finalement que ma posture de vieux rappeur, celle que j’ai pu avoir pendant de nombreuses années, à savoir mépriser le RAP nouvelle vague aux textes simples, c’est la même posture de vieux cons qui voyaient dans le RAP un truc de dégénéré. Orelsan disait à juste titre « je suis de retour avec ma sous-culture, sauf que c’est nous le futur », et il avait bien raison.

Finalement c’est peut-être le contenu, le fond qui est le plus inquiétant que la forme. Car à l’époque, NTM décrivait des quartiers où la police ne va plus, l’augmentation de la délinquance, les tours de béton qui prenaient le pas sur mère nature. Trente ans plus tard, des commissariats se font attaquer au mortier, les relations entre la police et la jeunesse sont toujours aussi compliquées. C’était un message, un cri, une alerte, qui aurait dû être entendu.

Il faudrait peut-être prendre conscience de ce qui est exprimé dans ces textes qui ne revendiquent plus rien, où il est simplement question d’amusement, de sexualité violente, de drogue, de voiture de luxe, d’argent. Des textes, un bien grand mot, quand parfois leurs auteurs peinent à écrire un sujet, un verbe et un complément. Je ne juge pas, je me contente de constater que ce niveau qui baisse se retrouve jusque dans les chansons qui ne veulent plus rien dire et que tout le monde applaudit à deux mains.

Vous noterez que j’ai placé une analogie avec le logiciel libre, Linux et le reste du monde. Il ne s’agit pas de clientélisme mais bien de l’analyse d’une posture. J’ai souvenir à l’époque, que l’arrivée de Ubuntu (iencli) était mal vue, et que les types sous Gentoo (rap de cité) expliquaient que si t’avais pas compilé ton noyau toi-même, tu n’étais pas un homme. J’ai souvent dit que les archers étaient des prétentieux, et sous cette vanne, il y avait quelque chose qui était palpable. On te faisait comprendre que Linux ça se mérite, et que si tu fais pas de la ligne de commande, tu n’es pas réellement un Linuxien. Pendant ce temps-là, les Gentoïstes sont aussi nombreux que les chevaliers Jedi et les distributions modernes qui évitent l’utilisation de la ligne de commande dominent les utilisations triviales (pas professionnelles).

La moralité de mon histoire, c’est que ce soit dans le RAP, dans l’informatique ou dans n’importe quel domaine, la nouveauté, celui qui l’apporte en tout cas, fait peur et le réflexe primaire c’est le rejet. Sans forcément faire dans le jeunisme dans l’acceptation de tout, il est important d’avoir une posture d’ouverture, de prendre le temps de voir, d’écouter, d’analyser, pas forcément de tout prendre ni de tout laisser.