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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Se moquer, verbe pronominal, Sens 2 : Ne pas se soucier, ne faire aucun cas de

lundi 8 décembre 2014 à 14:39

Durant les six années de bloguing que j'ai pu faire avant l'auto-destruction, il a été largement question de liberté sur ce blog. Je ne vais pas employer ce terme car sinon je vais me faire tomber dessus par Christophe. Employer le terme liberté pose des problèmes car le mot a une signification bien particulière dans le logiciel libre, cinq libertés tout ça, puis les gars qui vont expliquer la liberté dans les pays totalitaires, et j'en passe. Actuellement, je suis en train de balayer les grands thèmes du blog, rien qu'avec ça, je peux au moins faire sauter une bonne centaine de billets, si j'avais su j'aurai fait cette économie avant. C'est parti ? C'est parti.

Je pense avoir fait le tour, je garde sous le coude pour une éventuelle extension.

CINEMA CINEMA…TCHI TCHA ... 2014 ... 80 films quand même.

lundi 8 décembre 2014 à 13:49

J'avais trouvé le petit Nicolas, le film, assez mauvais, ça partait dans tous les sens, c'était brouillon, c'était un film énervé. On retrouve donc Kad Merad et Valérie Lemercier en parents, le gosse ils l'ont changé il devait être trop vieux avec des poils maintenant en vacances, ce qui nous donne astucieusement les vacances du petit Nicolas. Les vacances du petit Nicolas c'est une espèce de pilule à la Pagnol qu'on essaie de nous faire passer, les années 60, la plage, la famille, la belle mère qui donne que des bonbons, les gosses qui ont tous une caractéristique, celui qui mange tout, celui qui est anglais, celui qui pleure tout le temps et bien sûr l'amoureuse, un film sans amoureuse, même pas possible. Des gags prévisibles, des situations prévisibles, mais le film tient tout de même mieux la route que le premier, une comédie gentillette avec du bonheur de partout, c'est trop bien.

Dans le futur les choses ne vont pas pour le mieux, la terre se fait poutrer sévèrement par une race extra-terrestre. Tom Cruise un gradé de l'armée des États Unis participe à une grande bataille mais comme le général ne l'aime pas il l'envoie sur le front où il se fait tuer, c'est bête, n'ayant aucune expérience du combat. Avant de mourir il se fait vomir dessus par un des extraterrestres, un super boss et il recommence sa journée comme dans le jour de la marmotte en moins drôle. Cela dit, la mécanique du film est exactement identique, il devient de plus en plus fort à chaque mort, il rencontre Emily Blunt qui a connu les mêmes effets et qui les a perdus suite à une transfusion sanguine, ensemble ils vont sauver la planète, oui sauvons la planète. Edge Of Tomorrow n'invente rien, n'est pas original pour deux sous puisque c'est une transposition pure et dure de la comédie dans un univers de sciences fictions mais c'est un film particulièrement efficace, du vrai blockbuster américain comme on l'aime.

Jason Bateman est un raté, il n'a absolument aucun diplôme, est un type désagréable et pour une raison qui va demeurer totalement inconnue, il va s'inscrire à un concours d'orthographe très prisé aux états unis qui de façon théorique n'est réservée qu'aux enfants mais qu'il peut présenter suite à une ambiguïté dans le règlement. On va donc le suivre tout le long de film pour aller vers la finale, avec toujours cette interrogation, pourquoi, on le verra éliminer les candidats les uns après les autres qui sont des enfants en utilisant les moyens les plus horribles. Parallèlement à ça, il va se lier d'amitié avec un jeune garçon que les parents utilisent comme bête à concours. Bad Words est un film drôle, original, intelligent, à voir.

Gérard Lanvin est un grand patron de la police anti-criminelle, et la faute à pas de chance sa femme est prise en otage, et lui est kidnappé par la bande de Niels Arestrup qu'il a fait tombé. Niels très joueur, se fait libérer pour 96 heures, non pas pour profiter de la vie mais pour faire parler Lanvin, il veut savoir qui l'a fait tomber. Pas mauvais, pas formidable non plus, à voir si on n'a rien sous le coude.

Karin Viard et Emmanuelle Devos n'auraient jamais dû se rencontrer. La première travaille pour l'ANPE, la seconde tient un restaurant prestigieux, avec son mari le très charismatique Roschdy Zem, trop imposant. Elle fait donc un stage à l'ANPE pour essayer de changer de vie et se sert de Karin Viard comme alibi. Les deux femmes vont donc passer du stade professionnel au stade privé, et un événement va poser problème, Karin Viard va tomber amoureuse de Roschdy Zem. On a failli être amies,  n'est pas un mauvais film, ce n'est pas un bon film non plus, dans le sens où il n'apporte rien, pas de réflexion, si ce n'est peut être que l'on cherche toujours l'herbe plus verte ailleurs. Le film n'est pas désagréable, il se laisse regarder malgré les longueurs.

Forest Whitaker vient de sortir de prison, il va dans un trou paumé où il a tué l'adjoint du shérif. Nécessairement celui-ci l'a mauvaise et cherche à le faire tomber. L'homme pourtant a totalement changé, devenu musulman, il aspire au travail et à l'amour, à une vie simple. Malheureusement entre le shérif qui lui pollue la vie et ses anciennes relations dans le banditisme qui font surface, la partie est loin d'être gagnée. Beau film sur la rédemption, par contre c'est très long et ça manque cruellement de rythme. La voie de l'ennemi est à ne pas regarder si on est fatigué sinon on s'endort direct.

Le dernier Diamant c'est une tentative d'ocean eleven à la française avec Yvan Attal et Bérénice Bejo ce qui tout de suite ne fait vraiment mais vraiment pas pareil en terme de casting. Donc Yvan Attal organise le casse du siècle au détriment de Bérénice Bejo qui doit en faire la présentation, mais malheureusement l'amour, la mafia, va venir s'en mêler. Même si le film se prend trop au sérieux, ça se laisse quand même regarder.

Mathilde Seigner a tout pour être heureuse, une mercerie qui fonctionne bien, un blog qui cartonne plutôt pas mal, un mari qu'elle aime Marc Lavoine, un ouvrier qui a la vocation de passer cadre et qui vit quelque part un peu dans l'ombre intellectuelle de sa femme. Un jour, celle-ci gagne la super cagnotte du loto et n'encaisse pas le chèque, en effet, elle ne voit pas ce que cet argent pourrait lui apporter de plus si ce n'est des ennuis. Durant le temps qu'elle se décide à encaisser le chèque, elle rédige la liste de ses (mes) envies. Excellent film avec une grosse surprise au milieu de l'ambiance gentillette, remarquablement joué par Marc Lavoine, qui pose les questions de fond sur le bonheur, et l'argent. A voir.

Colin Firth est un homme brisé, sa femme Nicole Kidman n'arrive pas à comprendre pourquoi et commence à s'intéresser à son passé de soldat. En fait celui-ci a été torturé pendant la guerre d'une façon extrême et est donc totalement traumatisé. Le film, les voies du destin nous raconte donc le passé dans le camp japonais et le présent quand il découvre que celui qui l'a torturé est désormais guide touriste au Japon où il présente le camp comme monument historique. Celui-ci décide de partir à sa rencontre, mais dans quel but ? Attention film magnifique et à oscar.

Julie Depardieu et Emmanuelle Béart sont deux femmes que tout oppose. La première est intellectuelle, effacée et essaye de faire vivre sa famille alors que son mari vient de la planter. La seconde est une espèce de bimbo qui est en recherche de reconnaissance permanente, mariée avec Patrick Bruel un avocat brillant qui en a largement marre du comportement superficiel de son épouse. Emmanuelle Béart lance à table qu'elle écrit un livre et pour ne pas passer pour une mythomane elle va employer sa sœur comme nègre. Les yeux jaunes des crocodiles est un excellent film, très bien joué par tout le monde, à voir.

Sous les jupes des filles est un film qui présente un ensemble de femmes avec un casting qui a dû coûter un bras. Vanessa Paradis la dominatrice qui n'a pas d'amie, Géraldine Nakache en femme effacée dans son couple qui se sent d'avoir une expérience lesbienne, Laetitia Casta en fille coincée qui a des problèmes gastriques quand elle est mal à l'aise et j'en passe. Le film enchaîne les clichés, tous les clichés, ça se laisse regarder quand même.

Vous connaissez tous l'histoire de la belle au bois dormant, la pauvre fille qui se fait maudire et qui finit par s'endormir jusqu'à ce qu'elle se fasse rouler une pelle par le prince charmant, et bien on vous a menti et maléfique vous raconte la véritable histoire. Notre histoire commence au pays des fées et Angelina Jolie est donc celle qui va devenir la méchante sauf qu'au départ ça partait pas comme ça. D'un naturel plutôt sympa, elle se fait arracher les ailes par celui qu'elle aimait, un humain qui grâce à ce prodige va devenir le roi et donc le père de la belle au bois dormant. Le film réalise donc la performance de raconter l'histoire vue sous un angle complètement différent, celui de la méchante qui n'est pas si méchante, et s'intercale parfaitement dans le dessin animé original. Techniquement bien foutu, franchement niais c'est évident, mais une réussite tout de même, très agréable à regarder surtout si comme moi on a sa robe de la belle au bois dormant acheté à Disneyland Paris.

Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? est une comédie qui a tapé à 12 millions de personnes dans mon incompréhension la plus totale. Dans une bonne famille française catholique de base, les trois premières filles ont respectivement épousé un asiatique, un arabe et un juif. Alors forcément c'est le drame, tout le monde se tape dessus dans la famille. La pression est donc sur la jeune dernière qui va épouser un bon catholique sauf qu'il est noir avec une famille bien africaine. Bienvenue dans le film de tous les clichés. Alors oui, il y a de bonnes répliques, oui on sourit de temps en temps, oui ça se regarde, mais 12 millions quand même, c'est certainement beaucoup trop pour un film qui aurait pu passer pour un feuilleton de TF1

Les Poings contre les murs, starred up en anglais est un film plein d'anonymes sur l'univers carcéral. Un jeune se fait incarcérer, on pourrait penser au départ que ça va mal tourner pour lui parce qu'il a à peine 19 ans mais comme c'est une force de la nature il défonce tout le monde. Il se trouve de plus que son père est dans la prison, ce père qu'il n'a pas connu, le bras droit du plus gros caïd du pénitencier. Je vous invite à tenir les 15 premières minutes pour voir une scène totalement surréaliste, à partir de ce moment là il est difficile de décrocher de ce film sur la violence, les hommes, les relations père fils. Notre bon jeune prend finalement à la hauteur de ses moyens le chemin de la rédemption en participant à un groupe de parole où il va sympathiser avec des gens de couleur ce qui va lui attirer encore plus de problèmes. Un film réellement énorme, excessif, violent, drôle.

Lambert Wilson est un homme de cinquante ans à qui tout réussi, les affaires, les femmes, et sa femme malgré tout. Il faut dire qu'il s'entretient, alimentation, pas de cigarettes, du sport. Il est à la tête de sa super bande de potes Franck Dubosc et Florence Foresti qui étaient en couple mais qui ne le sont plus, Guillaume De Tonquédec le gars bien lourd, Lionel Abelanski qui a de gros problèmes financiers mais qui ne peut en parler à personne, Jérôme Commandeur le seul qui n'a pas fait la même grande école mais qui servait les repas au restaurant universitaire. Seulement, alors qu'il font une course à pieds, tout bascule, il fait une crise cardiaque. Pour lui, avec son mode de vie, c'était impossible et il rejette donc ce qu'il faisait avant. Il mange gras, se remet à fumer, laisse tomber le boulot et se met à glander. Ce rejet ne s'arrête pas là, ses amis et sa femme vont aussi en pâtir, il assène des vérités qu'il conservait en lui depuis des années, liées à l'usure du quotidien. Barbecue est l'archétype du film de potes et l'archétype du film raté. C'est vu, revu, consensuel, aucune innovation, du réchauffé de films de potes qui n'apporte rien au style. A éviter.

Loïc Corbery que je ne connais absolument pas est un professeur de philosophie qui a pondu un ouvrage de la mort mais qui comme tout bon jeune prof se retrouve muté à Arras. Il y rencontre Emilie Dequenne qui a pris un sacré coup de vieux. Elle est coiffeuse, elle est à des années lumières de proust aime les soirées karaoké, la presse people et les comédies américaines. Ils vont s'aimer, est ce que ça va marcher ou pas, quasiment deux heures de film pour le savoir. Pas son genre est un film intéressant, bien joué, j'ai écrit intéressant, je n'ai pas dit forcément un bon film. En effet c'est le choc des cultures qui s'affronte, est ce que cet amour est possible malgré tant de différences. Le problème c'est qu'on aborde uniquement les lieux communs de manière particulièrement loooooooooongue et les personnages sont sans nuances, l'intello pur jus à ma gauche, la caricature du beaufisme à ma droite si bien que c'est trop facile, trop prévisible, pas comme dans la vraie vie.

Geoffrey Rush est commissaire priseur de renom, il est aussi détestable que compétent, malhonnête de plus, il profite de son expertise pour déclarer des tableaux comme faux et les faire acheter une misère par son vieux complice de toujours Donald Sutherland qui a 79 ans et qui a exactement la même tête depuis 30 ans ce qui prouve qu'il vieillit plutôt pas mal. C'est un homme seul, misogyne mais qui cherche l'amour, un amour qui ne vient pas car il est odieux. Un jour il est contacté par une jeune femme étrange qui lui propose une vente exceptionnelle qu'il ne peut refuser. La particularité c'est que la jeune femme est agoraphobe et qu'elle refuse de se montrer. Très vite, la curiosité va prendre le pas sur la vente, une curiosité qui va se transformer en obsession. The Best Offer est un excellent film, une véritable intrigue, de vrais bons acteurs, c'est du très très très bon.

François Cluzet est marié père de famille, heureux en ménage, avocat brillant tout va bien dans son ménage. Sophie Marceau est une vieille couguar qui sort avec un jeune de 25 ans, maman de deux enfants et écrivain à succès, pour elle ça roxe aussi. Les deux personnages se croisent, une rencontre, et leur vie est chamboulée ou pas. Car et c'est là toute la subtilité du film, on ne sait pas vraiment si les événements se déroulent ou si c'est du flanc, une histoire de physique quantique, tout ça, on comprend qu'ils ont une forte attirance l'un pour l'autre, on sait qu'ils se croisent et se recroisent mais on ne sait pas vraiment s'ils ont consommé ou non. Du fait de l’ambiguïté scénaristique voulue, du fait de la niaiserie omniprésente du film, des scènes totalement rétro très vingtième siècle, ce film est mauvais.

Dans une société futuriste où ça a frité particulièrement sévère,les gens sont décomposés en caste qui doivent se rendre utile à la société répartis de la façon globalement suivante : les altruistes qui donnent un coup de main aux autres, les audacieux qui sont les soldats, les intellos qui prennent les décisions et j'en passe. Pour appartenir à l'une de ces factions, quand on a 16 ans, on injecte un liquide qui fait avoir une grosse hallucination, et quand on en sort, selon la façon dont on l'a résolue, on sait ce qu'on va devenir. Shailen Woodley notre illustre inconnue du jour, résout le problème d'une façon bien singulière, elle est divergente, c'est à dire qu'on ne peut pas la mettre dans une case, elle est belle et rebelle, si bien qu'elle peut embrasser n'importe quelle faction. Cela dit, elle a tout intérêt à se dissimuler, les intellos ont tendance à tuer les divergents sans qu'on sache trop pourquoi. Comme elle en marre d'être chez les altruistes qui sont supers austères, elle décide d'aller chez les audacieux, car ils ont l'air de se fendre largement plus la patate. Là elle trouvera des coups de poings dans la tête, des défis, un complot et ... l'amour. Divergente sent très très très fort Hunger Games ou Twilight, le gros film d'adolescente avec le message fort, sois toi-même et tu triompheras de toutes les méchantes même si ton maquillage coule. Pas si mauvais, pas très original comme on peut l'imaginer mais ça se laisse regarder.

J'avais déjà évoqué le Amazing Spiderman premier du nom comme une surprise, à savoir que si on avait des reboot de films ou des remake tous les trente ans ça pouvait passer, tous les dix ans ça commençait à devenir dangereux intellectuellement. Contrairement à mes craintes, le film était particulièrement réussi avec un Spiderman (le destin d'un héros) plus jeune, moins expérimenté mais surtout très drôle. Dans ce nouvel opus notre Spiderman va être confronté à un type bizarre qui après avoir été modifié chimiquement par un produit similaire à celui de premier épisode qui transformait en araignée ou en lézard géant, se retrouve à balancer des éclairs dans tous les sens. Il sera confronté à une autre difficulté, son meilleur ami, le fils du méchant du premier est atteint d'une maladie dégénérative comme son père et se dit que le sang de spiderman pourrait le sauver. Comme s'il n'avait pas assez de problèmes, sa relation avec sa petite amie n'avance pas vraiment et elle partirait pour Londres, les secrets de son père refont surface, enfin bref tous les éléments pour occuper le téléspectateur. Réussi, aussi bon et drôle que le premier, à voir.

Kevin Kostner n'a pas de chance, il est un super agent secret de la mort qui tue mais il va mourir de maladie. Durant le peu de temps qu'il lui reste à vivre, il décide de se rapprocher de sa fille et de son ex femme, histoire de partir avec la classe. Le problème c'est que la petite fille qu'il a laissée est devenue une adolescente qui n'a pas envie de renouer avec un père trop absent. Tout n'est pas si dramatique tout de même, ses employeurs lui proposent une mission de la mort qui tue encore plus que les gens qu'il tue en échange d'un remède miracle mais de cheval qui lui fait faire des crises pendant qu'il tue tout le monde ce qui rajoute à la complexité de tuer. Difficile de ne pas voir dans 3 days to kill un pompage éhonté de taken, les relations familiales, la violence, néanmoins une touche d'humour et un côté désabusé Costenerien font que la mayonnaise prend très bien. Complètement idiot mais très agréable à regarder.

300 est un film assez culte, un film qui a su renouveler le genre, particulièrement kitch du péplum. 300 la naissance d'un empire contribue à rajouter à l'originalité, il ne s'agit pas d'un préquelle, il ne s'agit pas d'une suite ou presque, le film se déroule en parallèle à 300 premier nom. Pour mémoire, 300 raconte l'histoire de 300 spartiates qui vont coller la pâtée à Xerxès demi-dieu autoproclamé et son armée de plusieurs centaines de milliers d'hommes. Comme on peut s'en douter ça se passe mal. 300 la naissance d'un empire nous raconte l'histoire en parallèle du côté des athéniens. En effet Xerxès a envoyé sa générale en chef Eva Green pour mettre la raclée au reste de la Grèce. Comme on ne peut pas faire un copier coller et qu'il est nécessaire de marquer la différence entre les deux films, les combats ici se déroulent majoritairement sur l'eau, les Athéniens ont largement plus d'humour que les spartiates. Aussi réussi que le premier, par contre c'est une vraie boucherie à ne pas regarder en famille.

Hancock est un super héros un peu particulier, alcoolique, sale, il est détesté par tout le monde alors qu'il sauve pourtant des tas de vie. En effet comme il est à moitié ivre, un peu misanthrope quelque part, chaque sauvetage tourne à la catastrophe, il casse tout sur son chemin si bien qu'il coûte des millions de dollars au contribuable. Un jour il sauve Jason Batemon un homme profondément bon qui veut changer le monde, il décide de devenir le conseiller en communication de Hancock afin qu'il devienne le super héros qu'il mérite. Hancock est un excellent film d'action, drôle et qui prend à la moitié du film un tournant auquel on pouvait difficilement s'attendre et qui rend le film un peu plus sérieux. A voir.

Kev Adams qui devrait s'inquiéter de jouer en permanence les adolescents attardé est amoureux depuis sa tendre enfance d'une fille, la fille. Mal à l'aise, il est totalement bloqué, il découvre qu'un homme, un dragueur invétéré qui a pris sa retraite a fait l'exploit d'avoir la mère, dès lors il se dit qu'il fera le meilleur professeur du monde pour avoir la fille, il s'agit bien sûr de Franck Dubosc. Fiston est un comédie gentillette, prévisible au possible, parfois amusante, mais certainement pas le film du siècle, même si ça se laisse regarder.

Vincent Lindon est une épave. Sa vie a basculé le jour où en rentrant d'une soirée arrosée avec son partenaire policier Gilles Lellouche, il a un accident de voiture et tue les occupants. Il perd bien évidemment son job mais aussi sa femme, il n'est plus le même homme. Son fils lors d'une corrida est témoin d'un crime, il se retrouve avec la mafia aux trousses, cet événement va totalement le transformer, et il va redevenir le super flic qu'il était autre fois. Pas trop mal ce méa culpa, classique mais efficace, de l'action à la française.

Manu Payet comme Kev Adams est amoureux de la plus belle fille du lycée sauf que lui il ne franchira jamais le pas, on le retrouve trentenaire dans une vie bien rangée à l'approche de son mariage. Alors que la vie semble tracée, la belle revient des états unis où elle ressort d'un échec amoureux. Par le biais d'un copain de lycée qui joue les entremetteurs il va se retrouver à la revoir, et quand tu vieillis t'es plus le gamin traumatisé mais un vrai bonhomme si bien qu'une ouverture semble possible. Situation amoureuse : C'est compliqué joue sur le thème classique du triangle amoureux, ce qui est intéressant c'est de montrer comment tout est différent quand on est plus vieux, ce qui était impossible ado devient possible adulte. Pour le reste c'est classique, ça se laisse regarder.

Karine Viard est femme de garagiste, femme effacée, soumise, au service de la famille. Elle doit sentir que ça doit pas aller très fort puisqu'elle décide de trouver du travail sur la côte. Comme elle est ce qu'elle est ça se passe mal, rate son train mais décide de ne pas rentrer. Son mari qui prend ça comme une rébellion lui coupe rapidement les vivres, elle va se mettre à vagabonder, rencontrer des gens marginaux mais bien sympathiques, elle va surtout se rencontrer elle même, la femme qu'elle était et qu'elle avait oublié. Lulu femme nue montre une fois de plus que Karine Viard est vraiment une actrice d'exception, capable de jouer tous les registres, y compris dans le film puisque de petite souris timide elle finit par s'affirmer, se libérer. Un beau film.

Christian Bale et Amy Adams sont des escrocs dans les années 70, leur spécialité, les œuvres d'art. Les choses fonctionnent plutôt bien pour eux, amoureux, l'argent facile, néanmoins leur avenir va se ternir un peu. Christian Bale métamorphosé pour ce rôle en type bedonnant et chauve est marié, avec une folle furieuse, Bradley Cooper un agent du FBI les contraint à travailler pour lui pour faire tomber la corruption dans sa ville. Le couple va se faire entraîner dans une arnaque qui va bouleverser leur vie et qui va les amener jusqu'à fréquenter la mafia, réussiront-ils à s'en sortir ? American Bluff est un film long à se mettre en place, il faut avoir la patience, une fois qu'on est dedans c'est passionnant, admirablement bien joué, à voir.

Dans une famille, le père disparaît, on le comprend, Meryl Streep son épouse est alcoolique, odieuse, a un cancer. Les trois filles se réunissent autour de leur mère, chacune ramenant ses problèmes souvent liés d'ailleurs à leur mère, la femme la plus ignoble du monde, ils vont avoir un été pour résoudre tous les problèmes, en créer quelques autres, faire tomber les masques et découvrir quelques bons secrets de famille. Un été à Osage County est l'exemple type du film où chacun bataille pour décrocher l'oscar du meilleur acteur, que ce soit Meryl Streep en folle, Julia Robert en femme trompée par Ewan McGregor sans maquillage, austère. C'est long, c'est dur mais encore une fois c'est très bien joué, on est accroché pour voir comment ça va finir.

Le duo Thomas Ngijol, Fabrice Eboué est de retour, le second est un recruteur raté qui a enfin trouvé un grand joueur, un jeune très naïf qui va enterrer les cendres de sa mère au Botswanga son pays d'origine dirigé par le premier un dictateur militaire. Le Crocodile du Botswanga comme on peut s'en douter ne fait pas dans la dentelle, Thomas Ngijol fait le show dans son rôle de dictateur mégalomane, pendant que Eboué assure le rôle du looser, la trame principale c'est la volonté du président de faire rester le jeune joueur pour monter une équipe. C'est classique, c'est prévisible, c'est lourd mais c'est drôle, enfin moi ça me fait rire.

Souvenez vous de RoboCop, le film de Paul Paul Verhoeven à qui l'on doit Starship Trooper, et bien si vous regardez le film maintenant vous n'arrivez pas à tenir plus de trois minutes tellement c'est moche avec des effets spéciaux en bois. Donc comme le concept du flic qui se fait pulvériser et qui se retrouve dans une armure ça fait rêver, d'une part car il est trop balèze mais d'autre part parce qu'il y a les problèmes psychologiques et physiologiques, comment va-t-il remplir son devoir conjugal ou serrer son fils dans ses bras sans le pulvériser, on fait un remake. Que dire. Un blockbuster américain, une bonne débauche d'effets spéciaux et de violence, le genre de films à regarder avec le cerveau sur le coin de l'armoire, comme Robocop qui n'a que son cerveau mais à l'envers.

La question que vous vous posez tous, c'est comme Jack Ryan qui a été incarné entre autre dans Jeux de guerre et Danger immédiat par Harrisson Ford a été recruté pour devenir un super agent, oh oui je me le demande. Jack est un étudiant brillant en économie et suite à l'attentat sur les deux tours, il stoppe tout pour devenir marines. Comme tout bon marines il a un terrible accident qui va presque le tuer mais qui lui laisse quand même le temps de sauver 185 membres de son équipe. C'est ainsi que Jack est recruté par Kevin Kostner ce qui est plutôt bien pour finir ses études et infiltrer une terrible organisation Russe dirigée par Kenneth Branagh qui s'offre le luxe de réaliser le film et d'en être le méchant. The Ryan initiative est un très bon film qui fait le job, de l'action, du suspense, et du grand patriotisme américain comme on l'aime.

Ah Pompéi rien qu'à l'évocation de ce nom on imagine un volcan en éruption et des gens en statue, pas bien difficile d'imaginer qu'on est dans un péplum et que ça va cracher du feu dans tous les sens. L'idée c'est de caler une histoire d'amour entre une riche romaine qu'on verrait bien épouser Kiefer Sutherland alias Jack Bauer quand même qui joue les romains odieux et un pauvre esclave qui va nous faire une rébellion de gladiateur à la Spartacus et quand je dis Spartacus, je veux dire aussi bien le héros historique que la série télé pour l'ambiance dont le film s'inspire largement. A l'instar d'un Robocop ou d'un The Ryan Initiative, Pompéi fait ce qu'on demande de lui, de l'action, de la poutre, un grand cataclysme, c'est réussi.

Max Boublil, le philosophe est un étudiant glandouilleur, peu engagé qui tombe éperdument amoureux d'une fille belle et rebelle qu'il perd de vue. Avec ses amis il devient millionnaire en créant un site de rencontre qui met en avant des mamans. Des années plus tard, alors qu'il traîne sa mélancolie sur une île paradisiaque avec ses potes, il se voit contraint de rentrer d'urgence sur Paris car son père a été hospitalisé. Alors qu'il regarde le journal télévisé, il la voit, elle, toujours aussi belle et rebelle à la tête du syndicat de son usine qui va fermer. Toujours aussi amoureux il décide d'acheter l'entreprise et de se faire passer pour un simple salarié, sa belle en ayant gros contre le patronat, afin de conquérir sa bien aimée. Prêt à tout c'est un peu comme une comédie de TF1 mais qui aurait eu un budget plus conséquent. C'est gentil, ça se laisse regarder, j'émets tout de même quelques réserves sur les talents d'acteurs de Max Boublil.

Liam Neeson qui ne partait pas pour devenir le grand maître de l'action mais qui depuis la série des Taken est devenu un peu le Jack Bauer joue le rôle d'un policier de l'air, il est le gars qui doit surveiller que tout va bien dans l'avion. Assez rapidement après le départ, il commence à recevoir des messages bizarres sur son téléphone et c'est parti pour une potentielle prise d'otage. Non stop est un thriller très nerveux qui se passe dans un avion, où l'on se met au niveau de la paranoia de l'acteur, puisque tout le monde a l'air coupable. Bien sûr c'est complètement surréaliste, mais à l'instar de, attendez je regarde plus haut, Robocop, The Ryan Initative, ou Pompéi, le film fait parfaitement ce qu'on lui demande, il vous donne de la tension et de l'action.

Pascal Elbé a bien des problèmes, il est soldat Français en plein désert, tombe sur un camion plein de drogue et avec une otage mais surtout met le pied sur une mine. Ah la la la 1h30 de films à essayer de baratiner tous les gens qui passent dans le désert et ils sont étonnamment nombreux pour savoir s'il va sauter ou non. Piégé, est un film dont le budget n'est pas donné sur Allociné mais qui finalement doit se réduire au cachet de l'acteur qui porte l'intégralité du film sur ses épaules, enfin sous ses pieds. C'est quand même assez réussi puisqu'on passe quand même une heure trente pour savoir si le gars va sauter ou non, preuve que l'objectif est atteint.

Benoît Poelvoorde est recruteur pour de grands clubs, son truc à lui c'est l'Afrique, dénicher le talent qui joue dans la rue et il y réussissait plutôt pas mal jusqu'à ces derniers temps. Il trouve un jeune, il pense que c'est le bon mais tous ses projets vont tourner à la catastrophe : le sélectionneur qui vient valider la décision tombe amoureux d'une jeunette sur place, le jeune signe un contrat avec quelqu'un d'autre, a une déformation cardiaque et j'en passe. Les rayures du zèbre est une critique ouverte du milieu du foot, des pratiques des européens en Afrique, Poelvoorde est toujours aussi bon, ça se laisse voir.

Virginie Ledoyen est une pianiste de renommée internationale, elle tombe dans les pommes en plein concert. Alors qu'elle se repose, elle rencontre Joey Starr un homme simple qui pose des alarmes. C'est le coup de foudre, ils s'aiment mais leur amour est contrarié car il est déjà en ménage avec Jasmine Trinca qui fera tout pour le retenir, un amour qui parait de plus impossible car ils viennent de deux univers que tout oppose. A la vision d'une autre vie, qui est le film romantique par essence, on se demande comment on a pu faire un film pareil, très années 50, qui plus est avec avec Joey Starr, c'est presque une provocation, la musique lancinante, les scènes surréalistes, le jeu des acteurs OH JE T'AIME !!! TU M'AIMES ??? et on se rend compte qu'il s'agit d'un film d'Emmanuel Mouret. Tout de suite ça change tout, le film est d'une niaiserie atroce, on dirait un épisode de sous le soleil, mais c'est du Emmanuel Mouret, le gars qui fait uniquement ce type de film, ce serait comme reprocher à Tarantino de faire des films violents. Finalement, un film creux, pesant, une love story à l'ancienne qui donne ici à Joey Starr l'occasion de tourner définitivement la page du bad boy.

Valérie Lemercier et Gilles Lellouche sont un couple de bobo parisien, fortunés, très actif professionnellement et sentimentalement aussi puisqu'ils se trompent l'un l'autre, la vie leur réussit. Ils décident d'adopter un enfant et vont tomber sur un gosse à l'air méchant qui leur donne du fil à retordre. 100 % Cachemire est une très très très très mauvaise caricature de l'adoption. Les passe droits, les bakchich, les associations qui font de l'argent, les parents qui ont déjà adopté et qui sont complètement fêlés, le problème de la langue, le bouleversement des habitudes, la nounou frapadingue. Théoriquement une comédie, le film prend un tournant plus noir, mauvais esprit, lourd. Alors c'est peut être du fait d'avoir adopté mes enfants que le film m'interpelle plus mais même sorti de ce contexte que je connais bien, je ne peux m'empêcher de penser que c'est raté.

Laurence Arné est une jeune journaliste qui a été élevée dans le goût de la réussite. Après avoir couché avec son dentiste, ce dernier lui dit que c'est un mauvais coup, on ne sait pas trop s'il dit ceci pour se débarrasser d'elle ou si c'est la réalité. Après une soirée arrosée elle pense qu'elle a couché avec Eric Elmosnino son collègue de travail en concurrence avec cette dernière, alors que ce n'était absolument pas le cas, celui-ci lui fait comprendre que ce n'était pas terrible, pour ne pas dire que c'est un mauvais coup. La jeune femme qui doit être la meilleure partout décide de devenir le meilleur coup de Paris, elle fera donc appel à une prostituée, des livres, un médecin spécialisé, etc ... Classique, très classique, prévisible, à coup sûr est tout sauf la comédie du siècle, à peine un bon moment.

En Afrique du sud, une jeune femme est retrouvée morte, tabassée à coups de poings. Orlando Bloom en policier bad boy sexy mesdames et Forest Whitaker vont mener une enquête particulièrement difficile dans le milieu des gangs et de la drogue. Zulu est un excellent policier, particulièrement violent, avec des personnages particulièrement bien travaillés, Orlando Bloom en quadra coureur de filles, à moitié alcoolique qui peine dans ses relations avec son fils, Forest Whitaker qui entretient des relations étranges avec une prostituée. Prenant, violent (un retournement de situation surprenant et mémorable au milieu du film), original, arrive à être drôle dans un contexte très difficile, l'un des meilleurs policiers du moment.

(I) Frankenstein la créature, pas le docteur vient d'achever son créateur, un malentendu en quelques sortes. Détesté par les humains, il évite de les croiser, sur une route de campagne isolée il se fait attaquer par des vampires qui veulent l'embarquer. Vampires, Frankenstein, ça commence à faire beaucoup mais ce n'est rien, il est secouru par des gargouilles qui sont les gentilles gardiennes contre les forces du mal. Frankenstein est bien plus que misanthrope, au lieu de s'installer chez les gargouilles pour passer des jours heureux, il décide de faire bande à part et de tuer des vampires seul dans son coin. Les siècles passent et on retrouve notre Frankenstein au XXIème, où la baston entre les vampires et les gargouilles continue de plus belle. Frankenstein est au centre de toutes les convoitises car il détient le secret de la vie plus ou moins artificielle, il devra massacrer tous les vampires pour se sauver, sauver l'humanité, mais rassurez vous les scénaristes font ça très bien, il y arrivera avec quelques efforts et sans absolument aucune surprise. Bon, un classique du genre, des effets spéciaux corrects, un honnête moment de distraction, sans plus.

François Damiens est un acteur, il a connu son heure de gloire mais aujourd'hui c'est terminé, il prend ce qu'on lui propose. C'est ainsi qu'il se retrouve en Suisse pour faire le mort, (je fais le mort) c'est à dire faire le type qui se fait tuer dans les scènes de reconstitution. Acteur pénible mais perfectionniste, du fait d'avoir joué un policier par le passé, il se rend compte que certaines choses ne sont pas du tout cohérentes et fait prendre à l'enquête dirigée par Géraldine Nakache avec qui il tente un mauvais plan drague un tournant différent pour réussir à trouver le vrai coupable. Original, amusant, réussi, à voir.

Sylvester Stallone et Robert de Niro sont des papis qui étaient à leur époque des rivaux pour le championnat du monde poids lourd. Le combat final ne s'est jamais déroulé, pour la simple et bonne raison que de Niro a piqué l'amour de sa vie à Stallone, Kim Basinger. Les deux hommes ont fait leur vie et un organisateur de combat de boxe se dit qu'il serait intéressant d'organiser le match retour pour engranger un peu d'argent. Alors qu'au départ personne n'y croit car le côté papis sur un ring fait complètement has been, les frasques des deux hommes sur les lieux de promotion font qu'ils se mettent à attirer la sympathie et que ce combat de boxe devient l’événement le plus important des états unis. Très amusant, pétri de clichés et de références au Rocky, ne se prenant pas au sérieux, une excellente comédie particulièrement bien menée.

Josh Brolin est un type détestable, il ne paye pas la pension alimentaire, il est alcoolique, mauvais dragueur. Un beau jour, il se réveille dans une chambre d’hôtel où pendant 10 ans on lui donne à manger, le sèvre de télévision, pas plus, sans qu'il ne sache pourquoi. Dix ans vont passer il se retrouve dans une malle au bon milieu d'un parc en costume cravate, libre. Il va enquêter pour comprendre comment il en est arrivé là. La première fois que j'ai vu Old Boy c'était il y a 10 ans dans sa version originale, le film est coréen, l'histoire est complètement folle et on suit réellement avec passion l'histoire de cet homme, on veut comprendre le sens de la vengeance, du pourquoi. Cette reprise par Spike Lee est un simple copier coller de l'original avec un tournage plus moderne, plus accessible pour les occidentaux, avec un scénario d'une telle qualité, c'est inratable. Attention Old Boy est un film vraiment sale à ne pas regarder en famille, c'est un film choquant, dérangeant quelle que soit sa version.

J'avais beaucoup apprécié la série Véronica Mars il y a quelques années, même s'il y avait un côté teenager, les enquêtes étaient bien menées, les situations drôles, les personnages attachants. La série s'était arrêtée au bout de trois saisons et beaucoup de personnes étaient déçues de ne pas avoir eu de suite au point d'être prêts à payer via un système de crowfunding. On retrouve donc Kristen Bell qui va embrasser une carrière dans un grand cabinet d'avocats mais la faute à pas de chance Jason Dorhing son ex petit copain, fils de millionnaire, est accusé du meurtre de sa petite amie une chanteuse à succès. Elle va donc revenir à la ville de son adolescence pour mener l'enquête et faire les choix qui vont déterminer sa vie, fuir le passé ou revenir à ses vieilles amours. Plaisant de retrouver les personnages, mais ça remonte à longtemps, il faudrait je pense revoir la série pour se remettre dans le bain, il n'empêche que le film est agréable, toujours aussi drôle et ambiance, à voir je pense uniquement pour les fans, trop difficile d'accès pour les autres.

Alexandra Lamy, Mélanie Doutey et Julie Ferrier sont trois amies dont on suit les déboires amoureux. La première vient de se faire larguer comme dans la vraie vie d'ailleurs, la seconde couche avec son patron en secret, la dernière rencontre des problèmes dans son couple. On va suivre donc les aventures des trois femmes et surtout d'Alexandra Lamy qui a retrouvé son "excellent" niveau de comédie de un gars, une fille pendant que son ex joue avec Pitt et Clooney, qui finira dans une romance avec Jean-Paul Rouve, mon dieu mais que fait-il là ? Le film se veut une critique des relations hommes femmes, des hommes, des femmes, des gourous de l'épanouissement personnel, de notre société, une bien belle ambition pour un résultat plus que moyen, jamais le premier soir est une comédie pauvre, de base, où l'on sourit parfois, souvent par accident.

Quand on était gamin, je parle d'une époque à laquelle la moitié d'entre vous était à l'état de spermatozoïde, il y avait un dessin animé assez mignon qui passait à la télé, les Minipouss, des bestiaux moitié humain, moitié souris (ne me demandez ni leur origine ni leur conception), qui vivaient dans une maison d'humains avec tous les problèmes que cela peut poser. Arrietty c'est plus ou moins la même chose, le côté souris en moins. Dans une maison de campagne au Japon, un enfant malade du cœur vient se reposer, il est confié à sa tante parce que son papa et sa maman le délaissent et c'est trop dur alors qu'il est déjà pas au top. Elle lui dit qu'il y a eu de tout temps des petits bonshommes minuscules dans cette maison, des chapardeurs qui piquent des tas de trucs comme du sucre, et que son grand père avait construit une magnifique maison de poupée pour eux s'ils venaient un jour. Le gamin est un peu sceptique au départ mais il aperçoit un jour Arrietty pas plus grande qu'un insecte, une étrange amitié se lie entre les deux enfants. On se doute que tout n'est pas simple entre eux, un simple éternuement lui ferait traverser la manche, leur histoire sera de plus compliquée par la gouvernante qui se voit bien jouer les dératiseurs. Arrietty est une jolie fable, bien animée, truffée de détails rigolos comme l'utilisation de l'épingle pour épée ou d'une pince à linge miniature comme pince à cheveux, l'histoire en elle même reste particulièrement classique, le dénouement est un peu étonnant.

Ca devait finir par arriver c'est l'hiver polaire sur la terre, tout le monde est mort sauf les habitants d'un train, le Snowpiercer. Un savant un peu fou avait imaginé un train faisant le tour de la terre sans jamais s'arrêter, un train trop fort capable de faire vivre des centaines de personnes dans ce microcosme où tout se recycle, ça fait penser un peu à Bioshock d'ailleurs dans le côté fou, délirant, isolé. Au fond du train, les pauvrasses, qui pensent à une rébellion, traités comme des chiens, on leur prend leurs enfants et un beau jour avec à leur tête Chris Evans, ils décident d'aller voir ce qui se passe à l'avant et de prendre le contrôle de la machine. Snowpiercer est un bon film, violent, gore à souhait, et surtout il réserve au spectateur un véritable effet de surprise, qu'est ce qu'on va trouver dans le prochain wagon, j'aime bien personnellement le concept de films par étape avec son lot de révélations à chaque ouverture de porte. A voir.

Daniel Auteuil est un neurochirurgien prestigieux, il partage sa vie depuis des années avec Kristin Scott Thomas qu'il a tendance à négliger un peu et il ferait bien de se méfier car Richard Berry rode. Un jour à un bistrot, Leïla Bekhti lui dit qu'il l'a opérée quand elle était gamine et depuis il n'arrête plus de la recroiser. Rajoutons à cela qu'il commence à recevoir de façon très régulière des roses rouges à la maison et il se met à péter un boulard en accusant la jeune femme de le harceler. Et pourtant paradoxalement il culpabilise, car rationnellement il se dit qu'elle ne peut pas être à l'origine des fleurs, que c'est simplement le hasard. Pour se faire pardonner il commence à entretenir une relation avec elle, qui n'a rien de charnel, plutôt paternelle. Avant l'hiver est intriguant et plutôt bien fait, car on se pose les mêmes question que Daniel Auteuil, on se dit qu'il n'y a pas de hasard, et que forcément elle lui veut quelque chose, on imagine tout, un éventuel complot de Richard Berry pour récupérer Kristin Scott Thomas, la révélation à la fin. A voir.

Raphaël Personnaz est un garçon brillant, tellement brillant qu'il rentre au cabinet du ministre de la défense, Thierry Lhermitte, au quai d'Orsay. Assez rapidement il découvre un monde régit par la traîtrise, l'incompétence, c'est d'ailleurs un peu tout. Bertrand Tavernier pendant quasiment deux heures se limite à dénoncer les travers de la politique. C'est amusant, c'est le moins qu'on puisse dire Thierry Lhermitte est très bon, même si c'est surjoué mais c'est le but, il passe pour la caricature du couillon complet, qui donne au opinion et son contraire, qui vit dans l'action mais qui ne fait rien quand Niels Arestrup vieux briscard de la politique, qui parle peu, s'endort parfois, résout l'intégralité des problèmes dans l'ombre. Réussi, pas toujours envie de regarder jusqu'à la fin car il ne s'agit que d'une répétition sur l'intégralité du film de la même thématique, mais on s'accroche, à voir.

Martin Sheen vient d'apprendre la mort de son fils Emilio Estevez ce qui est assez dur puisqu'à la ville ils sont pères et fils. The Way est d'ailleurs réalisé par Emilio Estevez lui même qui s'offre le luxe de faire tourner son monument de père, tant qu'à faire. Martin Sheen, ophtalmo pépère, taciturne, quitte les états unis pour ramener sa dépouille, il découvre que son fils s'était engagé sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Alors que rien ne lui impose, il décide de marcher sur les traces de son fils et de faire le fameux pèlerinage avec ses cendres. Il fera sur sa route des rencontres extraordinaires et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Difficile de ne pas penser à Saint Jacques la Mecque, le très bon film de Coline Serreau mais à la différence c'est que dans le film français c'est le pèlerinage qui rassemblait une famille, ici c'est un homme seul qui va à la rencontre des autres. Beau film, classique, un peu le parfum du sponsor par les offices du tourisme, mais à voir.

Sandrine Kimberlain est juge, une femme qui dévoue sa vie uniquement au travail. Et pourtant le jour de l'an alors que la magistrature est en fête, tout dérape et elle se met à boire. Après c'est le trou noir, ce qui est certain c'est que six mois plus tard et après un déni complet de grossesse elle est pourtant bien enceinte. L'intelligence du film c'est de voir la jeune femme mener l'enquête pour savoir qui l'a mise en cloque. Au départ elle pense qu'il s'agit d'un collègue de travail mais après une analyse ADN elle découvre qu'il s'agit de Dupontel réalisateur du film et acteur principal, un cambrioleur qui aurait mangé les yeux du propriétaire qui l'aurait surpris. Il serait difficile d'en donner plus sans spoiler le film, ce qui est certain c'est qu'il s'agit pour une fois d'un film carré de Dupontel même s'il s'autorise quelques bons délires, et c'est sans surprise que le film a frôlé les 2 millions d'entrées c'est mérité. 9 mois ferme arrive à lier enquête et comédie, c'est très drôle, c'est très humain, c'est très bien.

Le western est tout de même un genre désuet, je pense que dans les années 50-60 on en a tellement fait, qu'il aura fallu attendre un bon moment pour renouveler le genre, pour redonner l'envie, un peu comme le shoot em up dans le jeu vidéo. Ed Harris et Viggo Mortensen sont des cowboys spécialisés dans le redressement de situations difficiles. Ils sont embauchés dans la ville d'Appaloosa où Jeremy Irons vient juste de tuer le shérif local et terrorise les habitants du coin. Alors qu'ils se lancent dans ce qu'ils font le mieux c'est à dire tuer tout le monde mais de façon très polie, voici qu'arrive Renée Zellweger, une femme qui a tendance à s'orienter directement vers le mâle dominant et qui va donc créer des problèmes à notre tandem qui n'a pas l'habitude de ce genre de situation. Appaloosa est une véritable réussite les personnages sont surréalistes, les dialogues aussi, les échanges de politesse avant de s'entretuer, le calme surtout de tous les personnages alors qu'ils se tirent dessus. Le renouveau du western, à voir.

Raphael Personnaz qui joue beaucoup cette année (trop ?) incarne un faux responsable technique dans un grand magasin parisien qui n'est pas sans rappeler les galeries Lafayette. Faux responsable, il ne sert en fait que de faux fusible au service après vente. Lorsqu'un client ramène un appareil défectueux son rôle est de se faire engueuler par le chef de rayon qui le menace de le licencier, dès lors le client culpabilise et renonce à toute forme de plainte. Dans ce grand magasin, une vague de meurtre apparait et malheureusement pour Raphael Personnaz il est aux premières loges à chaque fois si bien qu'il devient le suspect numéro un. Bérénice Bejo journaliste de son état va mener l'enquête et même plus car il y a affinité. Au bonheur des ogres fait penser à un film de Jean Pierre Jeunet, en moins fou quand même, mais l'esprit fable, bon enfant se retrouve pleinement dans le film en passant parfois pas loin d'une certaine forme de niaiserie qui pourrait faire partir le téléspectateur qui n'aurait pas conservé une âme d'enfant comme on dit. C'est un bon film, une bonne fable, on veut savoir pourquoi il y  a des meurtres dans ce grand magasin, un cadre original d'ailleurs, les dialogues sont savoureux en même temps c'est l'adaptation d'un bouquin de Pennac, un agréable moment de télé.

Justin Timberlake qui est le meilleur de tous les Justin, oui je le dis sans honte, un bon danseur, chanteur et comédien est amoureux de Christina Ricci. Tous les deux sont globalement deux pauvres gamins paumés qui ont réussi à trouver un équilibre ensemble. Malheureusement Justin est soldat et il doit partir, Christina Ricci lorsqu'il n'est pas là a une addiction au sexe, elle se fait littéralement passer dessus par tout le village, on comprendra plus tard qu'elle exprime un traumatisme d'enfance de cette façon. Un soir elle se moque d'un camarade de Justin qui la tabasse et qui la laisse pour morte au bord d'une route, elle se fait ramasser par Samuel Jackson, un ancien bluesman particulièrement aigri car son épouse vient de le quitter pour son frère. Samuel Jackson comprend très vite qu'il y a un problème quand elle lui saute dessus, mais comme il s'agit d'un homme particulièrement pieu, il décide de remettre la jeune femme sur le droit chemin en commençant par l'attacher au radiateur avec une chaine. En la sauvant elle, il se sauvera lui, et nous on regarde Black Snake Moan la bouche grande ouverte tellement c'est énorme. Sans aucun doute l'un des meilleurs films que j'ai eu l'occasion de voir, je pense que j'en suis à ma cinquième ou sixième fois et je ne m'en lasse pas.

Asa Butterfield qui a une tête qui fait peur est un enfant surdoué et ça tombe bien on en a besoin dans le futur. En effet on s'est pris la raclée face à des extraterrestres insectoïdes et il se trouve que les meilleurs stratèges sont les enfants, car les enfants prennent des décisions sans état d'âmes, tous les parents pourront confirmer que c'est parfaitement vrai. On voit donc le gamin passer les tests les uns après les autres sous l’œil pas réellement bienveillant mais confiant de Harrisson Ford jusqu'à l'épreuve finale qui consiste à poutrer pour de bon notre ennemi. La stratégie Ender est un bon film, bien réalisé, prenant, il a malheureusement le défaut classique d'être trop prévisible, je dirai trop américain, la sensation de déjà vu omniprésente avec des clichés à la pelle.

Sandra Bullock qui est décidément une femme assez extraordinaire enchainant les bides et les succès interplanétaires réalise sa première mission dans l'espace et comme on peut l'imaginer c'est le drame tout se passe mal. Il s'agit en fait du pitch unique, simple, clair de gravity, vous regardez la femme avoir tous les problèmes du monde. Ce qui est assez particulier dans ce film bourré d'effets spéciaux c'est que contrairement à la stratégie Ender, il se situe dans le réalisme, et alors que je ne suis jamais allé dans l'espace, la vision qui est donnée m'a parue tellement réaliste que j'ai dû regarder le film en plusieurs fois tellement le stress était pressant. C'est d'ailleurs ce qui est vraiment remarquable, alors qu'on est blasé devant les catastrophes aériennes, les catastrophes naturelles, les bateaux qui coulent car on a vu cent fois le type de film, la catastrophe spatiale sans extraterrestre de la mort est une première, une première qui fait mouche, on est totalement pris aux tripes. Âmes sensibles s'abstenir, trop de pression je vous dis.

Restons dans l'espace et avec la menace insectoïdes avec ce bon vieux Starship Troopers. A l'instar de la stratégie Ender, on est tombé dans le futur sur la menace insectoïde et c'est la guerre qui démarre. Casper Van Dien un peu le crétin de service est amoureux de Denise Richard qui rêve de devenir pilote, et comme il est le crétin de service il se retrouve dans l'infanterie, par amour, car elle trouve que les hommes en uniforme c'est beau. La force de Starship Troopers c'est de présenter le film comme une grande propagande militaire et d'en jouer en permanence dans les attitudes, comme si on regardait une mauvaise pub. Et pourtant l'atrocité de la guerre est parfaitement décrite, le film est réellement sanglant c'est une vraie boucherie. Alors que le film a largement plus de 15 ans, il n'a pas pris une ride, la satire de la guerre, la bêtise de façon générale qui montre que dans toutes les guerres on a vu des couillons monter au front content d'aller se battre sont autant d'éléments qui font de Starship Troopers un film à part dans l'univers de la SF.

José Garcia a bien des problèmes, sa copine va avoir un enfant de lui, il a une dette assez importante qu'il doit rembourser à des malfrats, et puis cerise sur le gâteau, il a été donneur de sperme il y a 20 ans et les plus de cinq cents gamins qu'il a pu avoir par insémination artificielle font une class action pour découvrir qui est leur père biologique. Fonzy est une excellente comédie,  il s'agit d'ailleurs d'une adaptation ce qui change car d'habitude ce sont des films français qu'on exporte, l'histoire étant assez amusante mais pas seulement. Le personnage interprété par José Garcia qui ne fait pas dans la démesure est un joli rôle, Fonzy n'est pas un homme parfait, il a de nombreuses faiblesses mais c'est un homme bien et c'est ce qui transpire dans le film, ces individus qui n'ont pas BAC +12, qui ne sont pas les plus forts, mais qui rendent la vie meilleure, à voir.

Mel Gibson, le plus grand des philosophes des années 80 est inspecteur de police, il n'a que sa fille dans sa vie qu'il a élevée seul. Lorsqu'elle arrive chez lui malade à en crever, il n'est pas très content, quand elle se fait abattre sous ses yeux c'est le drame, mais l'inspecteur de police se doit de mener l'enquête pour comprendre. Sa fille qui travaillait en tant que stagiaire dans un gros groupe nucléaire avait mis le doigt sur quelque chose de suffisamment gros pour la faire abattre, le père reprend l'enquête pour faire exploser la vérité, malgré les menaces et la pression, on le sait rien n'arrête Mad Max. Classique, efficace, Hors de contrôle est un bon film taillé pour Mel Gibson convainquant dans son rôle de père déterminé à flinguer tout le monde.

January Jones est une ancienne prostituée, elle travaille la terre avec son mari, une vie difficile. Elle est importunée par Jason Isaacs une espèce de pasteur fou qui a la gâchette facile, tellement facile qu'il finit par descendre son mari et la violer. Malheureusement pour lui, il va déclencher la haine de la jeune femme qui va se lancer dans une traque pour abattre tout son entourage. Parallèlement à cela il va se retrouver avec Ed Harris sur le dos, un shérif un peu original qui enquête sur les meurtres de "l'homme d'église". A nouveau un western nouvelle vague, dans la même veine qu'Appaloosa avec encore du Ed Harris pas loin des commandes, Shérif Jackson est un très bon film.

Hugh Jackman n'est pas seulement Wolverine, c'est aussi un bon père de famille qui prépare ses enfants à toute forme de catastrophe, un homme dur qui est prêt. Un jour pourtant c'est le drame sa petite fille disparait. Il trouve que l'enquête de police ne va pas assez vite, et pourtant il a l'intime conviction que c'est l'idiot du village qui a pris son enfant. Comme celui-ci n'est pas du genre rigolo, il le kidnappe et se met à le torturer pour le faire passer aux aveux. Parallèlement à cela c'est le beau Jake Gyllenhaal qui prend l'enquête, un spécialiste, et il sait qu'il faut réussir. Haletant alors qu'il dure plus de 2h30, remarquablement bien joué, prisoners est un excellent policier.

Jérémie Renier qu'on a vu excellent dans Cloclo est un policier, le meilleur bien sûr, qui a sombré dans la déchéance suite au décès de son épouse. Alors qu'il est au plus mal, qu'il a une forte dette de jeu, la somme est remboursée par un ancien malfrat qui s'est rangé, il lui annonce qu'il va mourir dans quelques mois et lui propose le meilleur job du monde, attendre dans un bureau que le téléphone sonne et apporter la valise au bout du monde, il le fait. Il passe donc des heures dans le bureau à ne rien faire, alors il décide de se refaire une santé, il redevient beau et propre, et un jour le téléphone sonne, le voilà qui part au Japon pour aller déposer une valise pendant un enterrement. L'argent se met alors à couler à flot pour ne rien faire ou pas grand chose mais la tentation de connaitre le contenu de la mallette devient de plus en plus forte surtout quand on est resté flic dans l'âme. Une histoire particulièrement prenante, on veut réellement savoir ce qu'il y a dans la valise, la seule ombre au tableau c'est Jérémie Renier qui pourtant est un grand acteur pas très à l'aise dans l'action, la confrérie des larmes reste tout à fait convenable.

En 2009 j'avais écrit le blues du trentenaire, où j'exprimais que d'un point de vue culturel, je pouvais dignement mourir, j'avais tout vu, tout entendu, et quasiment tout joué. J'ai l'impression et je ne pense pas que c'est le fait d'arriver à la quarantaine qui y soit pour quelque chose que le phénomène s’aggrave. A l'instar du jeu vidéo, le cinéma nous propose un même style de film en boucle, sans surprise, sans renouveau, sans fraîcheur. Eyjafjallajökull est l'exemple type du film raté, du film qu'on a vu, revu, qui n'apporte absolument rien au cinéma, à la comédie. Un couple divorcé interprété par Valérie Bonneton et Danny Boon qui se vouent une haine féroce, doit se retrouver au mariage de leur fille, seulement le problème c'est que le fameux volcan irlandais bloque tous les avions si bien qu'ils doivent prendre la route ensemble. La haine que les deux personnages se vouent les amène dans des situations totalement improbables et d'une violence rare, déplaisante. On évoque souvent la violence gratuite dans certains films, le volcan est une agression permanente pour les oreilles, pour les yeux, pour le cerveau, ça crie, ça crie beaucoup, cela devient rapidement insupportable. Très mauvais film, je n'a pas réussi à regarder jusqu'à la fin, quasiment deux millions d'entrées, je dis bravo.

Toujours et exactement dans la même veine, le film ils ne sont rien mais ils deviendront les champions du monde, au début tout va mal mais à la fin tout va bien et surtout le racisme c'est mal. Gérard Depardieu et Atmen Kélif sont deux joueurs de pétanque qui vivent de petites arnaques. Alors qu'il est endetté jusqu'au cou, Depardieu décide d'inscrire Atmen Kélif qui possède un incroyable talent pour participer au championnat du monde et empocher la somme de 500.000 €. Il se trouve et la faute à pas de chance que l'équipe en place et notamment son entraîneur Daniel Prévot sont d'horribles racistes, oh la la qu'il sera difficile pour lui de réussir dans cette terrible épreuve et que d’événements surréalistes vont lui arriver. Les invincibles est une fable très très très naïve des temps modernes qui dénonce le racisme on l'aura compris, l'argent, la versatilité du monde parisien et qui encense bien évidemment l'amitié et les valeurs familiales. On ne peut pas dire que le film n'est pas réussi dans sa construction si classique mais il n'apporte absolument rien à ce qu'on a pu déjà voir.

Denzel Washington et Mark Wahlberg sont deux truands qui font sauter des banques, ils font des marchés pour le moins douteux, et un jour ils font un gros coup, en fauchant une énorme somme d'argent chez des militaires. Ce qu'ils ne savent pas c'est que l'un travaille pour la police des stupéfiants et l'autre pour l'armée, ce qu'ils ne savent pas non plus c'est qu'ils ont été manipulés sur leur dernier casse et qu'ils sont abandonnés par leur hiérarchie. Ils n'auront pas d'autre choix que de s'allier mais cette fois du bon côté de la force pour restaurer la justice et retrouver leur honneur. 2 Guns est un classique du genre, un noir, un blanc, un tandem de choc comme on a l'habitude d'en voir, ça fait des vannes à deux balles, ça fait les gros cow-boys. Pas mauvais, loin de là, du déjà vu, mais de la bonne action comme seul le cinéma américain sait en faire.

Dans le futur, ça va pas. Sur terre les gens ils sont trop pauvres, dans le ciel par contre ils sont blindés jusqu'à l'os dans une station spatiale appelée Elysium. Matt Damon est au milieu de tout ça, ancien voleur, il travaille à l'usine, et un jour c'est le drame, il est irradié jusqu'à l'os faute d'être blindé. Il n'a alors d'autre choix que d'accepter une mission suicide pour aller sur Elysium et se faire soigner dans une super machine qui soigne tout. Gros block buster à 100 millions de dollars, avec la moralisation classique à deux balles d'euros, les riches ils sont des méchants de corrompus, les pauvres ils sont pauvres et ils auraient droit à un meilleur mode de vie. De l'action, de bons effets, de nombreux éléments positifs dans l'ensemble mais une fois de plus l'éternelle sensation de déjà vu sans aucune surprise du début à la fin.

Jacques Gamblin et Olivier Marchal sont deux amis d'enfance, ils ont monté à l'âge adulte une boîte de nuit qui remporte un certain succès mais pas assez, ils ont besoin d'argent. Ils acceptent alors d'aller faire une livraison de drogue au Mexique à Carlo Brandt qu'on a connu pour être le méchant de Kaamelott, un homme avec une voix magnifique, une vraie gueule. Seulement les choses se passent mal et ils se font coincer par les stups locaux qui ne plaisantent pas. Olivier Marchal finit par craquer quand son compère se voit se faire enfiler une perceuse dans l'oreille. De cet épisode leur amitié ne se relèvera jamais, Jacques Gamblin devient restaurateur, quand Oliviel Marchal continue dans le monde de la nuit, seulement un soir Carlo Brandt revient et les 10 ans qu'il a passés en prison Mexicaine l'ont particulièrement aigri. Durant une nuit en attendant le jour (le jour attendra), ils vont fuir les gens qui les poursuivent, se battre et se défendre, jusqu'au dénouement. CE FILM EST SPONSORISE PAR LE MILIEU DE LA NUIT PARISIEN aurait dû être rajouté en sous-titre, c'est trop d'ailleurs, comme Olivier Marchal qui joue systématiquement le même rôle, c'est prévisible au possible, c'est manichéen à souhait, ça se laisse tout de même regarder dans l'ensemble.

Intriguant ce jeune et jolie, ou l'histoire de cette lycéenne qui se lance dans la prostitution. Ce qui est intriguant c'est que même si le film dénonce bien évidemment ce monde de luxure que représentent les hommes, vilains, vieux, pas beaux et pervers qui abusent des jeunes filles, que le film est présenté de façon particulièrement crue, la psychologie de la jeune fille n'est pas claire. Comprenez que du début à la fin du film, alors qu'elle a de l'argent, qu'elle n'a pas de raisons de se prostituer, qu'elle n'est pas en conflit par exemple avec sa mère, elle se prostitue. On s'en rend d'autant plus compte lorsqu'elle est découverte et qu'elle tient impérativement à récupérer son argent. Pas vraiment moral, ne cherchant pas à l'être, bien joué, à voir.

La grande boucle s'inscrit dans la même catégorie que les invincibles c'est à dire le gars en qui personne ne croit mais qui gagne à la fin. Clovis Cornillac qui est certainement l'un des plus mauvais acteurs du monde et qui n'a qu'une seule façon de jouer dans son répertoire est un passionné de cyclisme, un vrai fou. Un jour sa vie déraille (déraille, chaîne de vélo, oscar du jeu de mot 2014), il perd son travail, sa femme le quitte, il décide de faire le tour de France avec un jour d'avance sur les participants en solo. Son initiative devient de plus en plus populaire, supporter, sponsors etc ... Bien sûr le film dénonce une fois de plus l'univers corrompu du cyclisme mais l'ambiance est particulièrement joviale, si bien qu'on se laisse prendre notamment par la présence de guests de la mort comme Michel Drucker ou Raymond Poulidor et Laurent Jalabert.

Riton Liebman qui comme son nom l'indique est belge, vit d'une façon particulièrement simple son auto école et le standard de Liège dont il est un des plus fervents supporter. Un jour il voit débarquer Léa Drucker une très très mauvaise conductrice qui vient passer son permis. La relation va être un peu complexe, la jeune femme a été abandonnée à l'âge de 7 ans dans un stade de football et voue une aversion totale à ce sport. Il commence alors à jongler entre sa vie de supporter, sa véritable dépendance (je suis supporter du standard) et sa vie amoureuse avec quelqu'un qui ne veut pas entendre parler de foot. Pas si amusant que ça, car les mensonges dans lesquels tombe le personnage principal ne sont pas sans rappeler ceux que peuvent fournir les drogués ou les alcooliques, au point de s'inscrire aux alcooliques anonymes pour en finir avec sa dépendance footballistique. Comédie assez originale, bien jouée, un très bon Jackie Berroyer, une Léa Drucker égale à elle même ce qui est plutôt positif et un Riton Liebman que je ne connaissais pas et qui mérite d'être connu.

Je Suis Supporter Du StandardAlors qu'il est tranquillement avec sa petite famille en voiture au beau milieu d'une grande ville Brad Pitt se fait attaquer par une armée de zombis. Comme il est un super agent ça ne lui pose pas de problème particulier, et il se fait exfiltrer sur un paquebot militaire où on lui apprend que tout ne va pas très bien puisque sans raison particulière les zombis attaquent le monde. Il va donc partir enquêter sur toute la planète pour comprendre l'origine de l'attaque et régler le problème car c'est Brad Pitt. World War Z n'est qu'un film de zombis avec un budget colossal et Brad Pitt c'est un peu comme si on vous présentait un hamburger cuisiné par le gagnant de top chef, ça doit être meilleur. Et pourtant en terme d'originalité c'est quasiment le degré zéro du film de zombis, les attaques de masse, on se jette sur les gens et on bouffe tout le monde. La différence ici c'est la dynamique des zombis qui ne sont pas lents et qui traînent des pieds mais bien au contraire galopent comme des lapins pour former des pyramides gigantesques dans des effets spéciaux assez impressionnants. Bien fait, pas original, la machine fonctionne, à voir.

Nous sommes au japon en 39 - 45 et Wolverine (le combat de l'immortel) qui est joyeusement immortel se retrouve prisonnier des japonais. Mais quel est donc ce grand champignon atomique dans le ciel ? C'est la première bombe atomique qui tombe, à ce moment là il sauve un soldat japonais un peu meilleur que les autres. On retrouve notre héros dans nos années, il a tout quitté car il en a marre d'avoir tout le monde qui crève autour de lui et notamment Jean Gray dit le phénix, la femme qu'il a aimé. Son passé refait surface et il est convoqué au japon pour retrouver l'homme qu'il a sauvé plus de 50 ans plus tôt, celui-ci va rendre l'âme et veut revoir son sauver avant d'aller retrouver un monde meilleur. Wolverine va se retrouver au sein d'un complot pas possible avec des sabres, des ninjas et des robots, la routine quand on se promène au japon. Moins captivant que le précédent, on joue beaucoup sur l'immortalité d'un Wolverine dépressif, suicidaire jusqu'à maintenant et qui pour la première fois se retrouve confronté à une véritable fragilité puisque celui-ci ne se régénère pas comme avant.

Un homme surentraîné essaie d'entrer au service du président des états-unis d'Amérique mais on lui refuse le job, il est très très très déçu. Il profite toutefois de l’opportunité de rester au chômage pour faire visiter à sa fille passionnée par le président des états-unis la maison Blanche. Seulement comme des terroristes ont déjà vu le film la chute de la maison blanche, ils décident de refaire le même film. White House Down est réalisé par Roland Emmerich le philosophe à qui l'on doit entre autre The Patriot, Godzilla, independance day, comprenez le type qui fait des films d'action et de base. Le film vomit le patriotisme à tous les étages, avec un président des états unis trop balaise et plein d'humour qui ne sera pas le meilleur rôle de Jamie Foxx, Django quand même, avec un Channing Tatum jamais décoiffé et tout en muscle qui réussit à lui tout seul à démanteler l'intégralité d'un groupe terroriste à lui tout seul, on nage en plein dans le classique. Pourtant, je l'ai trouvé meilleur que son clone, je pense que l'attaque qui s'éternise y est pour beaucoup, ici tout va plus au but, est plus drôle, plus décomplexé. Un bon film d'action, sans plus.

Mark Walhberg avant n'était rien et puis un jour une espèce de gourou proposant une méthode de développement personnel a fait de lui l'homme le plus convaincu du monde, il va réussir, il le sait, il le doit, il faut juste trouver l'opportunité. Seulement le problème c'est que la culture du muscle fait qu'il a quand même un gros pois chiche dans la tête ce qui fait qu'au résultat on a un tas de muscle, prétentieux, fou du rêve américain mais qui n'a en fait pas les capacités pour devenir riche. Il décide alors avec Dwayne Johnson un tas de muscle encore plus idiot que lui passé à la religion après des années de prison de kidnapper Tony Shalhoub pour lui voler sa fortune. Seulement quand on a rien dans la tête, les choses sont tout de suite plus complexes. No pain no gain est certainement l'un des films les plus originaux de l'année, admirablement joué par Mark Walhberg en type illuminé et obsédé par la réussite qui montre qu'il est capable de faire des rôles plus complexes que celui de Two Guns pour exemple, un Dwayne Johnson dit the rock très très bon dans son rôle de religieux qui frappe et qui sniffe de la coke, Tony Shalhoub alias Monk en véritable salopard obsédé par l'argent. La satire américaine est énorme, très bien menée, alors que le film dure tout de même deux heures, on reste accroché.

La marque des anges est l'adaptation d'un bouquin de Jean-Christophe Grangé ce qui a donné pour ma part des films systématiquement confus, des histoires pas faciles à comprendre, c'est encore ici le cas. On a droit pour faire monter le buzz autour du film à la rencontre totalement surréaliste de Gérard Depardieu en vieux flic à la retraite et de Joey Starr en agent international. Les deux hommes se trouvent mêlés à la même enquête, une série d'assassinats où les gens meurent avec les tympans percés. Des nazis, du plus ou moins paranormal, un film extrêmement mal joué, sombre, totalement dispensable.

Percy Jackson (La mer des monstres) a beau eu triompher des enfers et sauver le monde en évitant une guerre entre les dieux, il n'a accompli depuis aucune quête réellement probante quand la fille de Arès elle remporte tous les succès. Il s'interroge dans son camp de demi-dieu, et les choses ne s'arrangent pas quand il voit débarquer son demi-frère cyclope ne faisant plus de lui l'enfant unique de Poséidon ce qui lui donnait une certaine forme de notoriété. Les choses ne se déroulent pas si tranquillement dans le camp, un beau jour un taureau géant mécanique vient défoncer le bouclier qui protège les jeunes gens. Percy Jackson et ses amis n'auront d'autre choix que d'aller chercher la toison d'or pour sauver l'arbre qui les protège. Dans la même veine que le premier épisode, le mélange de temps moderne et de mythologie détournée tient toujours la route, des effets assez réussis, c'est bien.

Ryan Reynolds le plus grand acteur du monde (rire dans la salle), vient de mourir et il appartient désormais au R.I.P.D. Brigade Fantôme, qui se charge de faire la police chez les morts. En effet certains se dérobent au jugement dernier et se cachent au milieu des humains, c'est le boulot du R.I.P.D d'attraper ces méchants. On lui a adjoint un vieux shérif de l'époque des cow-boys aux méthodes peu orthodoxes qui va le former au métier et ainsi donner un véritable clone de Men In Black. A l'instar de Men In Black il y a une grosse conspiration qui se prépare chez les morts vivants et au centre de celle-ci Kevin Bacon l'ancien partenaire de Ryan Reynolds qui n'est autre que son assassin. C'est lourd, très très très lourd, on a tous les clichés possibles et imaginables, quelques bons effets spéciaux mais pas de quoi sauver un film à gros budget assez médiocre, ce qui prouve que 130 millions de dollars ne sont pas une condition suffisante pour faire un bon film.

Dans le précédent épisode de mémoire Riddick finissait par devenir le roi d'une planète. Trahi, il est laissé pour mort sur une planète particulièrement sauvage. D'une part il doit lutter contre des aliens particulièrement méchants et d'autre part deux équipes de chasseurs de prime débarquent pour lui faire la peau. Alors que Pitch Black m'avait laissé un bon souvenir, que les chroniques de Riddick est un film culte, je suis un peu plus partagé sur celui là, certainement l'aspect huis clos. Si le personnage qu'incarne Vin Diesel est égal à lui même, assassin cynique qui tue tout le monde et qui est particulièrement indestructible, le gros de l'action dans le film se limite à Riddick qui file la trouille aux chasseurs de prime et qui les dégomment les uns après les autres jusqu'à pouvoir s'échapper de la planète. L'ensemble du film est honorable mais la barre avait été posée tellement haut avec le précédent opus que je m'attendais à mieux.

De la mauvaise gestion des images dans libreoffice et de la méconnaissance des élèves

lundi 8 décembre 2014 à 08:00

Lorsqu'un élève travaille sur un document texte dans Writer et qu'on lui demande d'insérer une image dans son travail, son premier réflexe c'est d'aller sur Google, de faire la recherche sur imaginons "lol cat" de copier et de coller. Ce raisonnement est pour moi le bon d'un point de vue théorique, mais pas du tout d'un point de vue pratique. Deux problèmes se posent.

Avant d'aller plus loin, un peu de "technique" qu'il me semble important de faire passer aux jeunes. Une image est un ensemble de petits carrés qu'on appelle des pixels. Plus l'image est de qualité plus il y a de pixels, c'est pour cela que l'on définit souvent la qualité des images des appareils photos en nombre de millions de pixels. C'est assez réducteur d'ailleurs, pour ne pas dire attrape-couillon publicitaire, il n'y a pas que le nombre de pixels qui rentre en ligne de compte bien évidemment, la qualité de l'objectif, le talent :) etc ... Donc, plus on a de pixels plus l'image est de qualité mais plus l'image est grosse en taille et en poids. En effet comme le nombre de pixels n'est pas très parlant, on préfère parler de résolution, c'est à dire basiquement de longueur et de largeur. Une résolution d'écran standard actuelle affiche une image en 1920x1080 pixels, c'est à dire 2073600 pixels soit à la louche 2 millions de pixels. On peut donc s'interroger sur ce qui se passe quand une image fait 8 millions de pixels, on devrait s'attendre à ce qu'elle n'entre pas en entier dans l'ordinateur, c'est à dire une situation similaire à celle-ci :

Et pourtant l'écran affiche parfaitement l'image en entier (c'est rassurant d'ailleurs)

Cela signifie que votre écran réduit l'apparence de l'image pour qu'elle donne l'impression d'être plus petite mais en fait ce n'est absolument pas le cas, le poids de l'image est exactement le même. Notre première conclusion c'est qu'il est impératif de vérifier la taille réelle de l'image et par conséquent sa taille et son poids avant de l'introduire dans un document, de l'imprimer, de la publier sur le net. On peut distinguer trois cas de figure :

Par le fait, lorsqu'on fait une recherche d'images, il faut toujours avoir en tête la notion de taille, et préparer cette image à un traitement avant de l'utiliser. En terme de dimension maximale, moins de 500 l'image est petite, au delà de 1920, on peut considérer que c'est grand. Donc dans ma recherche d'images avec mon moteur de recherche préféré, je fais attention à la taille, comme on peut le voir ci-dessous, je vais choisir une image de grande taille.

Si l'on regarde la taille de l'image du poney en 3904x2593 on arrive à un poids de plus de 6 Mo, c'est lourd. On va donc utiliser un logiciel pour redimensionner l'image, pinta par exemple.

Dans pinta, on va dans image puis redimensionner, je vais choisir de forcer la dimension la plus grande à 1280.

Le résultat est sans appel, on passe à 250 Ko c'est à dire qu'on a divisé par plus de 20 le poids de l'image sans profondément altérer la qualité pour un document.

il se répète sans cesse pour se rassurer : "Jusqu’ici tout va bien"

dimanche 7 décembre 2014 à 09:47

J'ai reçu un mail d'OVH me demandant la confirmation de mon adresse mail. Pourquoi j'écris ceci, tout simplement parce que cela veut certainement signifier que la libération du ndd du blog-libre arrive et que Laurent va pouvoir redémarrer la machine. C'est une situation assez embarrassante, j'ai essayé de joindre mon prestataire de gestion des noms de domaines, nod.fr, pour à nouveau demander pourquoi un nom de domaine dont je suis encore le propriétaire, redirige vers un endroit que je n'ai pas demandé, celui-ci n'a pas répondu à mes deux mails. Je suis client chez eux depuis environ 10 ans je pense, je n'ai jamais vraiment eu de problème car en fait, il n'y a jamais eu de situation qui pouvait poser problème, j'appellerai demain si le numéro disponible dans les pages jaunes est correct. J'apparente ceci pour l'instant à du cybersquatting organisé, et je commence à m'interroger pour une future migration des mes domaines chez le géant Gandi. Si j'achète mes fruits et légumes chez mon légumier sur le marché de Saint Pierre alors qu'il pleut ou qu'il vente c'est que mon petit commerçant prend soin de moi, si être client de petites unités n'entraine pas la facilité d'accès ou la proximité, autant passer à l'usine, même traitement pour tout le monde avec les files automatiques qui se traduisent ici par l'ouverture de billets où l'on vous fera une réponse plus ou moins personnalisée. La petite épicerie que je ne regrette pas c'est o2switch, disponibilité, réactivité, félicitations à l'hébergeur Auvergnat.

Je suis en train de relire l'intégralité de ce que j'ai écrit, c'est intéressant. Je ne dis pas que c'est bien, je dis que c'est intéressant car je constate mes six ans d'évolution. Je jette énormément, je ne pensais pas que j'avais tant évolué dans ma façon de bloguer, que j'avais tellement vieilli. Les batailles, les réponses, les réactions à tout ce qui se produit sur la toile, l'obsession du moi, si c'était à refaire, je ferai tout différemment, ah je constate par contre que l'humour est le même puisque je repars plus ou moins de rien. A terme quand j'aurai plus de 2000 billets sur ce blog, je serai dans une situation similaire quand je me retournerai vers le passé. En effet me lire six ans en arrière c'est tricher, c'est être un explorateur du futur qui connaît déjà les réponses, les erreurs. Je ne m'en veux pas de m'être trompé. Si l'on prend le cas des outils Google par exemple dont je vantais les mérites, je viens de me faire violence depuis hier pour passer à DuckDuckGo, c'est difficile, mais j'essaie. Que dire quand j'annonçais la mort du Raspberry Pi quand j'en suis utilisateur au lycée et qu'il s'en est vendu des millions de cartes. Je ne m'en veux pas de m'être trompé, j'ai toujours appris de mes erreurs, je m'en veux d'avoir alimenté les polémiques, je m'en veux de m'être lancé dans des batailles stériles, j'aurai dû faire autrement, je dois faire autrement. J'ai écrit par contre des billets qui me tiennent à coeur et que je remettrai comme je le fais actuellement en anti-datant, je pense notamment au voyage, qui raconte ma vie de 2000 à 2008. C'est un billet que j'ai écrit pendant les trois jours où je suis parti seul pour finaliser l'adoption de mes enfants en Lettonie, 30 heures de voyage. J'écrivais dans un traitement de texte sur un EEE 701 et dès que je trouvais un hotspot puisque je n'avais pas de trajet, je balançais les billets, ça avait une connotation vraiment particulière de parler de Paris au moment où je survolais la capitale. Je me rends compte que je suis certainement meilleur quand je suis apaisé et quelque part détaché que lorsque comme un con je fonce droit dans la bataille.

La fermeture des commentaires me pèse, j'ai toujours aimé le contact, l'échange, je compense en ouvrant un compte diaspora*. Là encore, j'utilise le compte de façon totalement différente, quand en fait diaspora est très récent pour moi, et je ne peux donc avoir d'excuse, quand l'homme que j'étais il y a 6 mois est pas loin du gars qui écrit aujourd'hui. Je suis en retrait, je n'alimente pas en nouvelles que je préfère laisser dans le forum. Diaspora sera pour moi uniquement un moyen de contact avec d'autres acteurs du monde du libre ou toute personne qui cherche à échanger avec moi, mais en aucun cas une dispersion supplémentaire quand j'ai tant besoin de me concentrer sur le minimum. Donc sans les commentaires c'est plus triste, mais c'est un choix totalement assumé. Comme je l'ai précisé plus haut, je ne veux plus alimenter les batailles ou seulement par billet meurtrier dans ma tour d'ivoire, je refuse de donner un terrain de jeu pour les bastons, que les gens aillent ailleurs. J'apprends donc à faire autrement, vous êtes nombreux à m'écrire par mail, il faudra que je fasse l'effort de reprendre ce que vous m'envoyez pour le transposer dans des billets pour montrer que la communication existe, qu'elle est bien présente, que je suis réceptif, elle est simplement différente.

J'ai ouvert deux pages statiques, il y en aura peut être d'autres, mon hardware et mes logiciels. Alterlibriste qui est un homme bien, expliquait qu'il était difficile sur un blog de retrouver les informations pertinentes et il a raison. J'ai fait beaucoup de billets sur les changements de configuration, de logiciels, de distribution, je préfère désormais faire évoluer ces deux pages, comme je le ferai avec un wiki, en quand même, largement plus convivial pour moi. Rassurez vous, les cours, la documentation écrite, finira pas apparaître d'une façon ou d'une autre, il faut seulement que je la dépoussière.

J'avance donc doucement dans mon blog, je prends le temps, j'arrange, jusqu'ici tout va bien.

Le problème de la monétisation

dimanche 7 décembre 2014 à 08:00

Gagner de l'argent avec son blog, une phrase qu'on voyait apparaître de partout il y a cinq ans, largement moins aujourd'hui. Gagner de l'argent, oui mais comment, en mettant des pages de publicité à tout bout de champ. Le problème c'est que depuis les adblockers sont arrivés et que désormais, on ne peut pas gagner de l'argent avec une pub qui ne se voit pas. Le problème est encore le même, une histoire d'excès. L'expression consacrée, c'est dire que les éditeurs ont transformé leurs sites en sapin de Noël, des animations qui essaient d'attirer le regard pour faire consommer. Trop de publicité, trop d'envahissement, trop de pièges aussi dans les moteurs de recherche pour des liens sponsorisés allant même parfois jusqu'à envoyer vers des adwares, il n'était pas anormal que les gens réagissent. Je pense que les éditeurs ne l'avaient pas prévu, ce n'est pas forcément simple quand on a l'habitude d'une consommation passive d'informations devant la télé pour ne citer qu'elle, sur ta télé, dans ton journal, tu ne peux pas faire sauter les pubs, sur un ordinateur tu peux tout faire. Une des raisons d'ailleurs qu'on verrait d'un bon oeil un envahissement des tablettes pour remplacer ces machines un peu trop libre. La situation doit être quand même très préoccupante puisqu'une action en justice vient d'être lancée à l'encontre d'adblock, la justice, c'est souvent une action désespérée. L'idée du procès c'est de se dire que le modèle financier de adblock, on se rapproche du racket. En effet si tu donnes un gros chèque à adblock celui-ci traitera la publicité d'une autre façon. Quand on voit qu'en Angleterre, le web devient prioritaire pour les pubs devant les autres médias, les entreprises doivent impérativement tout contrôler. Si d'ailleurs les patrons étaient un peu malins, ils devraient pousser les navigateurs web à interdire l'intégration des plugins, ça réglerait le problème de façon définitive.

La demi mesure n'existe pas, chez les éditeurs qui veulent de l'argent et nous arroser de toutes les publicités possibles et imaginables, les gens qui refusent la publicité en force. Une étude quelconque basée sur je ne sais quoi, explique que pour un web sans pub, il faudrait débourser 65 € par an. Si la somme me parait étrange, je ne sais pas sur quoi se basent les calculs, ce qui est sûr c'est les gens ne veulent pas débourser un centime, et ne font pas l'effort de débloquer les pubs pour certains sites qu'ils affectionnent. Les gens ne se demandent pas comment les sites font pour vivre, les gens ont une culture du web gratuite puisqu'il l'était à l'origine, une culture en plus du piratage où ils ont pris l'habitude de prendre ce qui n'était pas gratuit, ils ne débourseront pas à moins d'y être contraint. La contrainte se profile très simplement, certains sites désormais ne diffusent pas l'intégralité des articles, restreignent la lecture à certains nombres d'articles, pour inciter les internautes à s'abonner. Avec un web qui se professionnalise, un web gratuit qui disparaît, les gens n'auront bientôt plus d'autre choix que de payer leurs abonnements. C'est d'ailleurs un paradoxe amusant ou pas, à force de tout refuser les gens vont devoir finir par tout accepter, quand il faudrait accepter le compromis. Un intéressant billet de Pierre Lecourt qui essaie d'autres modèles économiques pour son blog, enfin d'autres, c'est du don emballé puisque les gens qui payent n'auront rien de plus que les autres, néanmoins passer par un système de crowfunding permet de savoir sur quelle somme d'argent tabler à l'arrivée

Imaginez dès lors la problématique pour les associations du logiciel libre qui peuvent difficilement vivre de la publicité car en contradiction avec les principes du logiciel libre, n'oublions pas que si c'est gratuit, c'est vous le produit. On fait donc appel aux campagnes de dons pour financer les sites web et les services, et on retrouve à nouveau le même problème intellectuel, pourquoi payer quelque chose qu'on peut avoir déjà gratuitement ? Quand bien même les gens donnent, il est nécessaire de relancer en permanence, car le don fonctionne de façon événementielle, Sidaction et Téléthon sont là chaque année pour nous rappeler que des gens meurent de la maladie et comme un réflexe de Pavlov, on se mobilise, on s'organise, on sort le carnet de chèques. Comprenez dès lors que le logiciel libre malgré ses enjeux souvent mal compris, passera nécessairement derrière la souffrance des autres et je dirai quelque part que c'est tant mieux, sauver des vies me parait plus important que de se degoogliser mais c'est une autre histoire. Il faudra donc espérer que les associations et leurs dirigeants ne se démotivent pas, et on voit se profiler le serpent qui se mord la queue, moins d'argent, moins de publicité pour faire connaître, donc moins de renouvellement, augmentation de l'usure, lassitude, etc ...

Les temps changent tout de même, car aujourd'hui certains ont montré qu'ils étaient capables de monétiser du libre. L'astuce c'est de continuer à livrer un logiciel ouvert, gratuit, de façon libre, mais de proposer un service autour. On peut considérer l'exemple de Piwigo, une galerie d'images à mettre en ligne, le logiciel est totalement libre, on propose en outre de payer l'hébergerment de la galerie car tout le monde n'a pas nécessairement d'hébergeur, ou l'envie de s'héberger. C'est certainement la bonne voie, elle permet aux débrouillards de ne rien payer, elle permet aux autres de payer un service. Le cas de Mozilla est un peu différent car Mozilla en fait ne vend pas de services au travers de ses logiciels. Mozilla donc cherche d'autres financements, et par le fait s'est lancé dans des onglets publicitaires dans son navigateur Firefox, des partenariats avec Yahoo, avec Google. Encore une fois, on retrouve les problèmes inhérents au logiciel libre, un secteur bien plus difficile qu'ailleurs où on a besoin d'argent mais avoir une ligne de conduite irréprochable. Il y a deux choses qui me gênent chez Mozilla. La première c'est cette image de bisounours qu'elle cherche à afficher, quand aujourd'hui son modèle économique se rapproche de plus en plus d'une entreprise. Il faut gagner de l'argent. Gagner de l'argent avec le libre n'a rien de honteux, et je dirai au contraire, ceux qui arrivent à faire de l'argent avec ce modèle doivent être mis en avant. Mozilla quant à elle se doit de faire quelques compromis, que penser de sa présence en Chine, de ces accords avec Google et Yahoo qui exploitent les données personnelles, ou de sa nouvelle volonté de s'introduire sur iOS, Apple, le temple du propriétaire, le modèle à ne pas suivre. Mozilla dit, nous devons chercher les utilisateurs où ils sont, c'est hypocrite, la phrase exacte, c'est nous cherchons l'argent où il est, mais nous ne le dirons pas car c'est un peu honteux. Le second point dès lors qui me pose problème, c'est à force d'essayer de manger à tous les râteliers pour se faire connaître, Mozilla se disperse totalement dans son offre et devient de plus en plus difficile à suivre, mais pas seulement. A force de développer et de développer encore, cela va accentuer la recherche d'argent. C'est un cercle vicieux, pour exister il faut se développer, développer ça coûte de l'argent, il faut donc plus d'argent, donc plus de compromis.

La qualité des produits s'en ressent quand même et j'ai l'impression qu'on entre dans une stratégie à la Canonical en plus réussie. Canonical a essayé de sortir Ubuntu sur toute une gamme de machines mais sans succès. Mozilla a mieux réussi dans le sens où des téléphones FirefoxOS sont apparus quand le Meizu qui doit embarquer Ubuntu Touch n'arrive pas, mais ça reste quand même du produit mal fini qui mériterait davantage d'investissement, donc plus de développeurs, donc plus d'argent, on sait de plus qu'un portage sur raspberry pi est en cours, donc davantage de dispersion etc ...

Cette politique à la croisée des chemins de l'éparpillement complet et de l'hypocrisie est en train de faire gronder la communauté du libre, qui bien évidemment et malgré le nombre de millions d'utilisateurs de Firefox préfère mieux grogner que donner. Certains commencent déjà à lorgner du côté d'un autre navigateur, d'autres logiciels. A mon sens Mozilla est un bien moindre mal, et si l'on peut reprocher certains compromis, s'interroger, les derniers accords, les quelques tours de force comme avoir enfin un système d'exploitation libre sur smartphone montre que la barque est bien tenue.

Difficile. De plus en plus difficile car le contrat de base que les gens ont signé avec l'internet est en train de se rompre, c'est un peu comme si on annonçait aux fonctionnaires qu'ils allaient passer en CDD. Les gens ont démarré avec l'internet tout gratuit et refusent en force l'internet qu'on essaie aujourd'hui d'amener doucement, l'internet payant. Malheureusement ne nous leurrons pas, il n'y aura pas le choix, car les entreprises qui sont derrières les gros sites sont bien là pour gagner de l'argent quand les bénévoles du web s'épuisent. La fête est finie, la gueule de bois bien amère.