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Le Blog de Cyrille BORNE

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bédés - 2012

mercredi 24 décembre 2014 à 14:00

Alzéor Mondraggo est une bande dessinée écrite par Makyo à qui l'on doit le très sérieux balade au bout du monde, il est surprenant de le retrouver dans cette bande dessinée médiévale humoristique. Alzéor Mondraggo est un jeune chevalier qui jouit d'une malchance hors norme, au point qu'un régulateur lui soit adjoint, il s'agit d'une espèce d'entité cosmique qui travaille dans un organisme très hiérarchisé afin de rétablir l'équilibre. Le régulateur se présente comme une voix qui permet à Alzéor de réaliser certains souhaits en contrepartie de privations, les gâteaux de la grand mère ou ne pas parler pendant certaines périodes. La trame de l'histoire c'est globalement la guerre entre les François et les Anglois avec au détour du deuxième tome un événement terrible, le vol des clés des ceintures de chasteté des femmes du royaume. Alzéor Mondraggo est une bédé moyenne finie en trois tomes, rien de fantastique dans le dessin ce qui est "normal" pour une bédé qui ne se prend pas au sérieux, on s'amuse un peu, on sourit parfois, la série n'a toutefois pas le niveau d'un Garulfo ou d'un Cape et de crocs.

Anahire est une cité, où l'on tue beaucoup, c'est même devenu un art puisque la mort est pratiquée par les esthètes, une caste qui fait son concours régulier pour savoir qui donne le mieux la mort, le plus rapidement possible, sans douleur, car on ne rigole pas avec la mort. En effet la cité d'Anahire est régulée de façon drastique par le "Perre", le fondateur de la cité, le calcul des récoltes permet de savoir précisément qui on pourra nourrir dans l'année en cours et surtout qui on ne pourra pas. Les événements vont s’enchaîner suite à un incident, une enfant refuse la mort d'un bébé, tue un esthète faisait d'elle une hors la loi et s'enfuit dans la forêt, un endroit interdit et dangereux pour mettre l'enfant à l'abri. Bande dessinée finie en quatre tomes, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans celle-ci, car les auteurs font entrer le lecteur de façon abrupte, il est nécessaire de s'accrocher pour comprendre l'univers, les relations entre les castes etc ... On y arrive passé les 20 premières pages, ensuite la bédé se dévore même si elle reste classique et prévisible.

Fulu est sur les côtes africaines lorsque les blancs la capturent pour la ramener en tant qu'esclave. Très vite cette jeune femme magnifique suscite toutes les convoitises, mais son regard si perçant empêche le capitaine du navire d'abuser d'elle, il se pendra fou d'amour. C'est un peu l'histoire de Fulu, un peu sorcière, aidée par les Dieux, elle va mettre tout en oeuvre pour arriver à retrouver sa liberté en intriguant beaucoup. Excellente bande dessinée d'aventure finie en cinq tomes qui nous offre un aller retour vers l'Afrique où le dernier tome est consacré aux origines de la jeune femme mais aussi explique la malédiction qui s'abat sur elle et sa délivrance.

3 fois rien raconte l'histoire d'un vol de diamants qui tourne mal, l'idée de l'histoire c'est la multiplication des clans de protagonistes tous aussi caricaturaux les uns que les autres, un peu à la façon des blues brothers avec la course poursuite qui mêle les nazis, les texans, les policiers, où le hasard est omniprésent. Tout démarre par un jeune qui a décidé de se ranger suite à un vol raté, sa copine ne l'entend pas de cette oreille, et il se sent obligé quand son ancien comparse sort de prison de renouer avec le banditisme. Ils sont recrutés par des flics pourris pour voler des diamants à un parrain de la mafia. Difficile d'en raconter plus mais sachez que l'album n'est qu'une série de rebondissements et de trahison. On pourrait dire que les ficelles utilisées sont souvent grosses, que c'est parfois réellement tiré par les cheveux, mais c'est réussi, le livre est dynamique et se dévore rapidement, servi par un dessin épuré tout aussi efficace que l'histoire.

Dans un hangar on retrouve huit cadavres, tailladés largement et égorgés, l'enquête aboutit assez rapidement et on est d'ailleurs surpris de trouver sa conclusion au tiers de l'album. On a surtout du mal à comprendre certaines scènes, le lien notamment entre l'inspecteur qui dirige l'enquête et le meurtrier. On enchaîne ensuite sur l'histoire d'un lycée qui est amené à se prostituer, ici encore, une histoire courte et d'une violence rare dans la bande dessinée franco-belge, aucun détail n'est épargné, c'est cru. La troisième partie de l'histoire, un inspecteur de police dans le coma qui rêve, la conclusion sur le lien entre les trois personnages nous est livrée dans l'épilogue. Julien Parra nous offre une bédé originale (3 instincts) au trait particulièrement japonisant, violente et qui fait parfaitement le job, tenir en haleine le lecteur pour comprendre ce qui relie les trois histoires et leurs protagonistes.

Dallas Barr est une bande dessinée de Marvano et Haldeman, le tandem à qui l'on doit la guerre éternelle, un indispensable dans toute bonne collection qui se respecte. Dallas Bar c'est le nom d'un des personnages centraux de cette série d'anticipation terminée en sept tomes, il s'agit du deuxième homme le plus vieux du monde. Nous arrivons à la fin du XXIème siècle, un procédé miraculeux permet de rallonger de 10 ans la vie d'un homme en le plaçant à l'âge qu'il désire dans sa vie, le pape par exemple qui bénéficie de cette cure de jouvence miracle a choisi un age de vieux pour faire croire qu'il vieillit, le procédé étant condamné par l'église. Ce traitement n'a bien sûr rien de gratuit et c'est Julius Stileman le meilleur ami de Dallas Barr qui en est l'inventeur, il réclame sans aucune exception 1 million de livres pour 10 ans de plus. L'idée est assez intéressante, et l'on se laisse embarquer dans l'aventure d'un Dallas Barr toujours en quête de son million pour vivre plus, son amitié avec l'homme le plus riche du monde ne lui accordant aucun traitement de faveur. La bédé exploite parfaitement le postulat, entre les jalousies de l'exclusivité du processus qui fait que Julius Stileman est non seulement l'homme le plus riche mais surtout le plus puissant car il tient tous les hommes sous sa coupe, les problèmes éthiques et les courants de pensée qui s'opposent à l'immortalité, se rajoute à cela des conflits d'intérêts entre la lune colonisée qui cherche son indépendance et on obtient un résultat assez bien fait mais qui parfois est trop complexe dans son histoire, au point de perdre le lecteur. A lire une après-midi à la bibliothèque ou à la Fnac mais pas indispensable au sein d'une collection.

Encore dans un monde d'anticipation, la pollution sur la terre est telle que le transport aérien est devenu impossible, une large autoroute recouvre le monde, et c'est une compagnie de routiers qui est la plus grande société au monde. Le Gipsy, archétype du gars complètement bourrin est un chauffeur indépendant qui a pris la route pour changer l'avenir de sa soeur et lui payer la meilleure école de Suisse. On retrouve Oblivia tout au long de l'aventure et ce dès le début de l'histoire, le Gipsy n'a plus les moyens de payer l'école, elle part donc vivre ses aventures avec lui. Son côté bon chic bon genre contraste largement avec l'aspect brutal du frère et permet d'en rajouter une couche. D'un point de vue structure, un premier cycle celui de la Sybérie, en trois tomes où le Gipsy sur un gros coup va partir dans le grand froid et participer à une révolution où l'on vise à élire un nouveau Tsar. Les trois autres albums sont des histoires indépendantes qui s'inscrivent dans la même veine, action, aventure, sexe et humour. A l'époque la série a connu un large succès, ce fut la première série réellement connue de Marini qui avait déjà écrit les aventures d'Olivier Varèse. Le dessin innovait en mélangeant le style manga et Franco Belge attirant ainsi un public plus jeune, Marini est aujourd'hui l'un des dessinateurs les plus côtés avec un dessin au sommet de son art dans le scorpion par exemple. A la relecture de la bédé, je suis moins enthousiaste qu'il y a 20 ans environ (premier tome sorti en 1993), le scénario est globalement faible, c'est une bande dessinée qu'on apprécie pour son personnage, pour son ambiance plus que pour son histoire quasi inexistante à la façon d'un blockbuster.

Dustin Goldfinger organise sa réception annuelle, une façon de plus pour rappeler au gratin de la ville qu'elle lui appartient, entre assassinat, corruption, tout le monde lui mange dans la main. Pourtant Dustin n'a pas toujours été ainsi, orphelin il a la caractéristique étrange d'avoir deux mains gauches. Très tôt il est maltraité et moqué par ses camarades, et pourtant cette main gauche de tous ses malheurs a l'étrange pouvoir de changer la matière, transformer un chien en bois par exemple. Double gauche est une histoire finie en trois tomes de Gil Formosa qui livre une espèce de dessin qui donne l'impression de lire un vieux comics pour un scénario de Corbeyran. Il s'agit sans aucun doute des deux meilleurs premiers tomes que j'ai eu l'occasion de lire, on se laisse embarquer dans l'histoire de Dustin du cirque avec les personnages étranges en passant par les championnats du monde de boxe sans jamais savoir où l'on va, la qualité narrative est exceptionnelle, le dessin très original pour accompagner une bédé Franco Belge. Vous noterez que j'ai écrit les deux premiers tomes, la fin de la série est bâclée pour l'histoire, alors qu'on est dans une série très carrée, où tout est très terre à terre pour une série fantastique, la conclusion est dans le flou artistique où l'interprétation est de mise et laisse le lecteur complètement sur sa faim, gâchant quelque part le plaisir, dommage.

Bouncer c'est le videur manchot d'un saloon d'une petite ville des États-Unis au temps des cowboys, un Western que j'ai trouvé largement différent des autres. Certainement le fait que ce soit Jodorowsky aux commandes du scénario, celui qu'on connaît pour ses œuvres de science-fiction autour de l'univers de l'incal, on ne pouvait pas avoir quelque chose de conventionnel. La force du récit c'est certainement ses personnages, en à peine 7 volumes, Jodorowsky plante un village à la Astérix avec des personnages attachants, atypiques, récurrents comme la chinoise qui tient une boutique d'opium folle amoureuse du Bouncer et qui ne parle qu'en poèmes, le nain qui tient le bar, cet homme au costume vert qui vend toutes ses informations pour un dollar, ce super méchant qui a un morceau de hache planté dans la tête et qui fait des crises de folie quand le soleil tape dessus, la femme bourreau sadomasochiste qui fume des gros cigares, le bouncer lui même amputé d'un bras n'est pas le super héros typique, il a de nombreuses faiblesses qu'il noie dans l'alcool. Les sept tomes sont divisés en trois histoires (2+3+2), la première partie raconte la naissance du Bouncer, son enfance, ses deux frères et sa mère prostituée, ou comment le Bouncer va former son neveu pour qu'il puisse se venger de son oncle qui a assassiné ses parents, la seconde partie gravite autour d'une histoire double, les notables de la ville qui se font assassiner par un indien vengeur quand le Bouncer quant à lui est nommé bourreau, la dernière partie actuellement mais vu le grand âge de Jodorowsky je ne compterais pas nécessairement sur une suite en 15 tomes, une femme essaie de prendre le contrôle de toutes les terres du pays dont celles du neveu du Bouncer, mais elle est tellement séduisante. Très loin des clichés traditionnels, Bouncer nous offre une série amusante et rare sur l'univers du Western, parfaitement illustrée par Boucq. Le découpage tel qu'il est fait pourrait faire que la série s'arrête maintenant sans laisser les lecteurs sur leur faim, une très bonne série.


Notre histoire démarre avec un homme qui pourrait désamorcer une arme chimique qui a la capacité de tuer 300.000 personnes sur le sol américain, mais qui va se suicider, une série qui commence très fort avec une grosse tendance à la 24 heures chrono mais qui à mon avis tourne au pétard mouillé. Empire USA saison 1 nous présente Jared, notre héros sur 6 volumes fils d'entrepreneur qui vit au Moyen-Orient et qui par le fait connait bien le monde arabe. C'est en Irak qu'on le retrouve plus tard en tant que militaire à la recherche des armes chimiques de Saddam Hussein accompagné de son insupportable camarade Duane qui ne répond qu'avec des paroles à la Yoda de Star Wars, ils débusquent un homme qui leur annonce qu'il y a des armes chimiques sur le territoire américain, ils trouvent en même temps une femme mystérieuse dont Jared va tomber amoureux. Comme vous le savez, les histoires d'amour finissent mal, et c'est ainsi que comme par hasard la mystérieuse femme travaille pour le gouvernement, plus précisément pour un intégriste qui cherche à déstabiliser le pouvoir en place avec la peur de la menace terroriste, et instaurer un pouvoir lié à un catholicisme radical. Assez décevante comme bande dessinée et ce à plusieurs niveaux. Les personnages, plus haut je faisais référence à Duane, le fan de Starwars ce n'est pas le seul personnage caricatural, on peut citer la collègue qui galère avec sa procédure de divorce ou Scarlett la femme mystérieuse qui carbure aux amphétamines, à vouloir essayer d'humaniser ses personnages Desberg les rend ridicule. Ridicule, c'est le mot qui revient, à vouloir rendre sa bédé originale, Desberg nous pond une histoire de réincarnation où Jared serait un personnage de ... la bible. Au niveau du graphisme, c'est correct mais sans plus, l'ensemble donne un résultat confus, peu crédible, qui donne la sensation de mélanger tous les genres pour manger à tous les râteliers, un cycle 2 est paru je n’enchaînerai pas dessus.

L'exercice du voyage à travers le temps est certainement l'un des plus casse gueule car il implique nécessairement la notion de paradoxe. Si je revenais dans le passé et que je tuais par accident quelqu'un (ou volontairement ?), aussi bien je ne serais pas né ce qui fait je n'aurai pas pu partir dans le temps. La majorité des gens qui s'essayent à l'exercice ont plutôt tendance à le rater ce n'est pas le cas de Denis Bajram avec Universal War One. Dans le futur, les vaisseaux vont tranquillement à des vitesses délirantes, l'espace a été colonisé et c'est la base de notre problème, la guerre entre les compagnies colonisatrices et notre mère la terre. Alors quand dans notre ciel apparait une sphère noire de quelques milliers de kilomètres, on comprend bien qu'il ne s'agit pas de la nouvelle animation à la mode mais bien de quelque chose de malsain. A côté de cette sphère, un croiseur qui doit identifier la structure, dans le croiseur, une équipe qui porte le nom de Purgatory, nos héros qu'on va suivre à travers 6 tomes parfaitement dessinés. Purgatory, car ce sont des militaires qui sont en attente de leur jugement et qui en attendant font des missions dangereuses. Milorad violeur, Amina qui a castré le gars qui a tenté de la violer, Kalish un scientifique génial à quatre doctorats mais très colérique, Mario un lâche en toutes circonstances, June qui a refusé d'exécuter des colons dont faisait partie Kate la chef, fille de l'amiral initiateur de l'équipe et Balti super-héros prêt à prendre tous les risques. Et c'est avec une envolée de ce personnage que commence sérieusement notre aventure, il franchit le mur noir et en revient quelques minutes après avec des balles qui lui ont traversé le corps et vieilli de plusieurs jours, la sphère noire a donc quelques propriétés physiques que vont subir nos héros à travers le passé, le futur, je ne peux vous en dévoiler plus.

Bajram règle le problème du paradoxe temporel de façon simple, l'histoire ne peut pas être modifiée, elle est écrite, de cette façon tout évènement aussi bizarre soit il trouve son explication y compris si celle-ci provient d'un saut temporel d'un groupe de personnes ce qui fait que si l'on part de ce postulat on obtient une histoire parfaitement cohérente. Pour exemple, Kate et ses acolytes sont en prison et son père lui annonce que les comptes de la famille ont été vidés, il s'agit en fait d'elle-même venant d'une autre époque qui a vidé les comptes, tout se tient. La maîtrise de l'histoire est parfaite, mais ce n'est pas tout, je dirais même que ce n'est rien, le plus frappant dans la bédé c'est la façon de faire les personnages. Je me risque, on a parfois l'impression d'avoir du Larcenet dans l'espace, chacun y va de ses craintes, de ses frustrations, de ses angoisses, on a là de vrais personnages. Kalish alors qu'il est en train de trouver les équations pour réaliser le saut dans l'espace temps et par le fait révolutionner l'humanité est perturbé par les fesses de Kate qui dort en culotte. Universal War One est non seulement une très grande bédé de SF, mais cela va au-delà, c'est une des meilleures bédés du monde, de l'univers par le fait.

Notre histoire commence dans New Byzance, une réalité dans laquelle les attentats du 11 septembre se sont poursuivis et c'est un état islamiste qui a été mis en place. Dans cette réalité, le crime disparait de façon assez particulière, des gens aux pouvoirs plus ou moins paranormaux ont la capacité d'insuffler aux délinquants des rêves si forts qu'ils sont traumatisés et refusent alors de commettre d'autres crimes. Zach fait partie de ces gens là, mais ses capacités se voient diminuer, il va donc devoir fuir pour ne pas être mis au rebut c'est à dire exécuté. Dans ses rêves il voit une femme flic en permanence, Tya dans une réalité qui n'est pas la sienne, il part à sa recherche, elle fait partie de la résistance. Parallèlement à cela, un projet architectural doit être réalisé, une cité magnifique à base d'un nouveau matériau, le problème c'est qu'à l'endroit où doit être construit cette ville, on trouve les ruines de cette même ville alors qu'elle n'a pas été construite ... Mais, ne serions-nous pas en présence d'un petit paradoxe temporel ?

Uchronie(s) est une série pas forcément facile à appréhender en trois cycles de trois tomes chacun plus un tome de conclusion (soit 10 tomes pour les moins rapides). Le premier cycle New Byzance nous permet de comprendre qu'il y a un problème de dimensions et on réalise qu'un homme a réussi à passer d'une réalité à une autre comme dans la série Slider, un scientifique qui a cherché à fuir son monde conscient que son invention pourrait être détournée pour faire la guerre. Dans le second cycle on avance un petit peu avec New Harlem, il s'agit d'une réalité dans laquelle Martin Luther King serait devenu président des États-Unis et assassiné ce qui a donné le pouvoir aux noirs, enfin dans New York on en vient à notre réalité et à la création de la matière qui permet de franchir la barrière. Quel que soit le dessinateur qui illustre, ils sont au moins trois, les qualités graphiques sont indéniables, le scénario quant à lui tient réellement bien la route. Les interactions entre les trois mondes, difficiles au départ à comprendre sont après parfaitement intelligibles. C'est l'exemple type de la bédé qui fait très peur et qu'on imagine partir en sucette et pourtant pas du tout, Corbeyran qui jongle pourtant avec tant de séries réalise ici un sans faute.

Yoko Tsuno est une jeune japonaise belle et rebelle, qui vit des tas d'aventures extraordinaires à la limite de l'abracadabrantesque. En effet dès le premier tome elle rencontre des Vinéens qui ne sont pas des utilisateurs de vi (blague de Linuxien) mais des extraterrestres dont la planète a été un peu anéantie il y a des millénaires et dont l'un des vaisseaux s'est abrité sur terre. On retrouve les Vinéens de façon récurrente dans la série, un tome sur deux ou sur trois, ces derniers vont réussir à retourner sur leur planète et Yoko Tsuno aime à y passer ses vacances et régler tous leurs problèmes. Le reste du temps ce sont des aventures qui font penser parfois à Scoubidou, des mystères mystérieux entourés de mystères qui finalement ne sont que de sombres machinations qui peuvent être résolues par la science. Roger Leloup qui tient cette série depuis les années 60 a un coup de crayon tout simplement hallucinant, on s'en rend compte notamment dans les décors, les constructions, les appareils, on sent l'homme passionné par la technique et l'architecture, il se fait plaisir et nous fait plaisir. Au niveau du scénario je suis partagé, on sent que Yoko Tsuno contrairement à nos traditionnelles héroïnes belles et rebelles n'est pas un prétexte pour mettre une jolie fille en tenue sexy l'épée à la main au cœur d'une aventure mais bien la volonté d'avoir une femme comme patronne, la majorité des personnages d'action sont féminins dans la série, les compagnons de Yoko ne servent d'ailleurs que d'assistants, Pol notamment qui ne pense qu'à manger. Pourtant malgré l'hyper-féminisation de la série, on peut se demander si les sujets touchent le cœur des jeunes filles. Les sujets abordés sont de la science-fiction, de la technique, plus des sujets de Geek que plus belle la vie. Je tombe peut-être dans la caricature mais c'est mon sentiment, je ne sais pas quel public vise réellement Yoko Tsuno pas assez fleur bleue pour conquérir un large public féminin, pas assez bourrin pour faire mouche chez les hommes.

W.E.S.T pour Weird Enforcement Special Team est une équipe spécialisée dans le paranormal œuvrant aux États-Unis entre la fin du XIX° et le début du XX°, en gros des ghostbusters chez les cowboys. A l'instar de la série Okko où l'on chasse aussi le démon, chaque histoire est divisée en diptyque, 6 tomes, la série est finie. Dans les deux premiers tomes on découvre les personnages, dont le principal, Morton Chapel un homme dans la force de l'âge qui a abattu sa femme devant sa fille, celle-ci demeurant cloitrée dans le silence, c'est un peu le fil rouge de l'histoire. Cette première partie raconte comment W.E.S.T va démanteler un groupe de puissants qui ont signé un pacte avec un démon, les deux tomes suivants emmèneront notre équipe à Cuba pour lutter contre des révolutionnaires qui invoquent des démons. Aux commandes de cette série Dorison qu'on connaît notamment pour le troisième testament et Rossi à qui l'on doit par exemple le Cycle des deux horizons des grosses pointures de la bédé, un mélange des genres intéressant, puisque le paranormal et le western est un sujet rare. Pourtant, j'ai eu beaucoup de mal à entrer dans la bédé que j'ai trouvé confuse, dense, trop d'évènements politiques qui parasitent l'histoire, même le dessin je l'ai trouvé surchargé. La multiplication des personnages sur lesquels on ne s'attarde pas n'aide pas non plus, et tout s'arrange dans la fin du deuxième cycle pour un excellent cinquième tome. Dommage, une idée intéressante mais à vouloir trop en faire on finit par noyer le lecteur.

Rick est policier, il prend une mauvaise balle, la faute à pas de chance, il tombe dans le coma. Deux mois plus tard, il se réveille dans son hôpital et découvre que celui-ci est infesté de zombis (walking dead). Rapidement il part à son domicile pour y retrouver sa femme Lori (je serais là toujours pour toi, je serais ... ta meilleure amie) et leur fils Carl, ils sont partis. Il prend la route et ne trouve que désolation et zombis bouffeurs de chair humaine, et finalement retrouve sa femme, son fils et son ancien collègue bien vivants, qui attendent les secours, secours qui ne viendront pas. Les évènements notamment le fait d'être poursuivis par des zombis bouffeurs de chair humaine vont les contraindre à se déplacer et essayer de trouver un refuge, les préoccupations du quotidien, manger, se protéger devenant une priorité. La bédé appuie là où ça fait mal, c'est à dire que les zombis ne sont que le prétexte à l'écriture, les auteurs en fait veulent s'attacher à montrer le comportement de l'homme face à la catastrophe, nous renvoie à des questions de fond du genre, on aurait fait quoi à leur place pendant la guerre, qui sait de quel côté nous aurions été. The Walking Dead est une bédé très dure qui ne nous épargne rien, tout s'emballe et le danger n'est plus réellement là où l'on croit, les morts mais bien des vivants qui perdent la tête et qui sont capables de tout face à une situation qu'ils ne maîtrisent plus. Rick verra son personnage évoluer dans la série, l'homme qui faisait régner la loi considère désormais que tuer un homme est parfois un choix raisonnable et que toutes les décisions sont bonnes à prendre même les pires pour assurer la survie. L'une des forces de la bédé c'est de ne s'attacher à aucun personnage, de présenter toutes les situations même les plus sordides, ce qui laisse présager un suspense permanent. La faiblesse de la série, ou pas c'est selon, c'est qu'au bout du treizième tome que je viens de lire on tourne en rond dans les mêmes situations et on nous laisse pas entrevoir la possibilité d'un remède, d'une solution, d'un véritable cliff hanger qui pourrait lancer l'aventure dans une autre direction : l'espoir. Cela dit, je dis ça, je ne dis pas grand chose, j'ai avalé 13 tomes à la chaîne, comme un zombi bouffeur de chair humaine.

Vae Victis est une bande dessinée avec laquelle j'ai un peu de mal à savoir à quel niveau de sérieux il faut la prendre. Ambre est une esclave Gauloise qui rentre dans la catégorie des femmes belles et rebelles, tellement belle que tous les hommes qui la croisent tombent follement amoureux d'elle, tellement rebelle qu'elle leur colle des claques à chacun, mais pas trop farouche elle finit dans leur lit. Ambre commence sa vie en tant qu'esclave au premier album et croise Jules César lui-même, et là où la ficelle est un peu grosse c'est qu'on a l'impression que César va mener ses conquêtes uniquement pour récupérer la belle esclave qui s'enfuit toujours plus loin vers son pays d'origine, la Bretagne. Rajoutons une épaisseur de plus, puisque dans son pays, elle est reine, alors quand on est frapadingue de la hache comme elle, il lui suffit de reprendre son trône et de partir en guerre contre César lui-même, rien que ça, je vous épargnerais mes commentaires sur son amant le plus régulier, l'étrusque Milon, médecin et espion, accessoirement l'homme qui contrôle la foudre comme dans les X-Men et on se retrouve avec une bande dessinée pour le moins étrange. A l'instar de Murena, la bande dessinée essaie de se placer dans un contexte historique qu'on veut le plus fidèle possible, même si comme on peut le constater, l'héroïne aurait tenu une place bien moins anodine que dans l'autre série Romaine, un peu trop de place à mon sens pour accorder une vraie crédibilité à la bédé. Curieusement, aussi fantaisiste soit la bande dessinée, la mayonnaise prend bien, le dessin tient la route sur déjà 15 tomes, les personnages sont assez intéressants et hauts en couleur même si le personnage central, Ambre est particulièrement agaçante limite détestable, la bédé souffre tout de même d'un étalement qui commence à devenir trop long, et pas réellement passionnant puisqu'elle se compose depuis quelques tomes d'une longue succession de guerres et de boucheries, il serait temps qu'on l'achève, d'un grand coup de hache par exemple.

Wanted est un chasseur de prime avec une étrange balafre en travers de la figure, un mystère mystérieux entouré de mystères dont on commence à avoir quelques informations au sixième tome, dernier tome paru de la série. Wanted est le chasseur de prime de base, la meilleure gâchette du monde avec une balle il tue au moins de 12 personnes. Il ne pense qu'à son argent, qu'il aime dépenser dans l'alcool, dans les parties de cartes et avec sa prostituée favorite Rosita. Un jour il croise Yaqui Jed, un métis, dont la femme et les enfants se sont faits massacrés par les frères Bull, qui récupèrent des scalps pour les revendre. Alors que celui-ci s'était promis de poursuivre sa vie "tranquille" il sauve pourtant l'indien et l'aide à accomplir sa vengeance. Un dessin solide, des personnages à la limite de la caricature dans les stéréotypes des cowboys, des indiens, de bonnes répliques, je trouve que la bédé tient particulièrement la route dans le placement de ses personnages secondaires notamment, dans la solidité de l'univers, une bédé qu'ont peut encore continuer à lire avec plaisir, tant que les auteurs arrivent à tenir ce canevas si bien ficelé.

Trois astéroïdes, trois mondes gravitent autour les uns des autres, et puis un jour, ils commencent à se rapprocher, la collision entraînant la destruction des trois univers. Tout n'est pourtant pas perdu, un vieux livre faisant référence à une ancienne prophétie, à quatre cristaux et quatre Princes, donne le petit guide bien connu pour sauver le monde. Les 4 princes de Ganahan est une bande dessinée en 4 tomes dessinée par Tony Valente et scénarisée par Raphaël Drommelschlager, une aventure courte soutenue par un dessin dynamique très inspiré par le Manga et qui se destine à un public "jeune". L'inspiration Manga est particulièrement présente non seulement dans les combats de type Super Saïan de Dragon Ball mais parfois dans un humour franchement puéril d'où la bande dessinée destinée à un public "jeune". Je maintiens les guillemets car si les bases de trois jeunes gens qui vont devoir affronter un quatrième qui veut détruire l'univers peut paraître un grand classique, les 4 princes de Ganahan nous offre l'exercice très difficile des voyages à travers le temps, et par le fait un scénario bien plus complexe que ce qu'on pouvait imaginer ce qui fait que vous aurez peut-être du mal à le faire lire à un 12 ans. Dès le premier tome on comprend que la rencontre de Shâal et de ses deux acolytes n'a rien du hasard, que les choses sont déjà écrites, mais qu'elles pourraient être changées par un Filien venu du futur. Les 4 princes de Ganahan est une réussite à de nombreux niveaux, un mélange osé de la bande dessinée franco belge et du Manga.

Un docteur va dans un asile psychiatrique, pour rencontrer un ancien majordome qui prétend avoir servi durant de longues années dans le Green Manor, un salon pour messieurs so british de la fin du XIXème siècle où l'on fume le gros cigare en toute élégance. Et puis loin des banalités, chacune des histoires du green manor se transforme en une horrible histoire de meurtres que va raconter le majordome à son docteur. Le Green Manor c'est un peu comme détective Conan en plus glauque, avec à chaque fois une surprise quant au meurtre. Pour comprendre l'esprit, tant pis, je vais vous gâcher une histoire, puisque les trois albums, car malheureusement il n'y en a que trois, se décomposent en plusieurs courtes nouvelles. Un mari désagréable se fait assassiner dans sa demeure et on suspecte directement sa femme. Seulement, une fenêtre est ouverte, on trouve une tête de poulet sur la table, l'homme faisait de plus partie du Green Manor, les membres en font une affaire personnelle pour élucider le meurtre et innocenter la pauvre veuve. Après les conclusions les plus abracadabrantesques, ils réussissent à trouver la réponse et font libérer la femme qui avait pourtant bien assassiné son mari. Les dames de ces hommes si respectables et si intelligents s'étaient contentées de couvrir leur amie en disséminant les déchets de la poubelle sur la scène du crime, sachant pertinemment que ces messieurs trouveraient une solution. C'est ça l'esprit du Green Manor, un véritable indispensable à posséder dans sa collection. Au niveau du dessin Denis Bodart nous offre quelque chose de relativement décalé qui colle bien à l'univers, à la limite du dessin des grands classiques, en exagérant on aurait pu proposer à Uderzo la réalisation.

Le Roman de Malemort est une bande dessinée en 6 tomes d'Eric Stalner au dessin et au scénario, que j'aurai pu rajouter dans mon billet sur les héroïnes belles et rebelles. Anthéa vit des jours heureux dans la maison de passe de sa mère, elle aspire à des rêves de chevalerie, son père d'après maman était un chevalier de passage parti pour les croisades. Tout aurait pu continuer dans la quiétude jusqu'au jour où un homme poursuivi vient trouver refuge par hasard dans la maison close familiale, un homme au passé mystérieux, avec un maître encore plus mystérieux qui s'est transformé en vampire pour mener à bien sa terrible vengeance. Le roman de Malemort n'est pas une mauvaise bédé mais c'est une bédé dont on peut se passer, je trouve qu'elle emprunte trop à l'existant pour être originale. La couverture par exemple que j'ai choisie n'a rien du hasard, l'héroïne belle et rebelle ressemble largement à Pelisse de la quête de l'oiseau du temps de par le dessin de Stalner mais aussi par son caractère de sauvageonne qui rentre dans tout ce qui bouge. En ce qui concerne l'histoire en elle-même, elle tourne autour de la vengeance de Colbus, conte de Malemor, devenu vampire pour se venger d'un inquisiteur, puis de sa tentative pour devenir un être humain respectable. Tous les classiques y passent, oh je suis une affreuse bête, oh je suis tourmenté, oh Anthéa que tu es belle et que je te siroterais bien mais je n'en ai pas le droit surtout sur une terrasse provençale à l'heure du pastis où je deviendrais un tas de cendres, oh que je vais trouver mon maître qui lui seul pourra trouver un remède. Pour être honnête, j'ai trouvé la série Angel spin-off de Buffy contre les vampires plus passionnante et plus originale.


Jean Van Hamme est un auteur belge à succès qu'on connaît pour les classiques XIII, Thorgal et Largo Winch. Du fait d'être belge il était normal qu'il fasse une bande dessinée sur la bière ou sur les moules frites, les maîtres de l'orge faisant un meilleur titre que les grands patrons de la patate, il a choisi d'écrire sur la bière. Tout commence avec Charles dans la fin des années 1800, fils d'ouvrier et ouvrier lui-même qui fuit la misère de l'usine de Dorp pour trouver son oncle dans un monastère où il apprendra l'éducation, le savoir-faire de la bière, mais aussi l'amour avec Adrienne qui n'est pas la femme de Rocky. Lorsque sa passion est dévoilée, il est mis dehors du monastère et décide de devenir brasseur, ce qu'il va réussir car Charles est un garçon ambitieux. Ambitieux au point d'épouser la fille du patron de son ancienne usine et de planter la pauvre Adrienne enceinte jusqu'au cou. C'est de la scission de cette branche, du contentieux qu'elle entraîne entre les deux descendances, des événements forts historiques que Van Hamme nous entraîne dans sa saga sur fond d'histoire de la bière de la grandeur et de la décadence de l'univers de la brasserie. Les maîtres de l'orge est une véritable épopée, on ne sera pas surpris de l'adaptation télévisée de 1996 à 1999, l'auteur est un génie, un créateur de personnage qui je trouve s'épanouit largement dans un univers qui devait lui tenir à cœur, la finance et la bière, sur 8 tomes pour une histoire courte et parfaitement maîtrisée contrairement aux séries à rallonge présentées en introduction. Le dessin de Francis Vallès colle parfaitement à la série, un dessin qui ne faiblit jamais, un vrai sans faute.

Célestin Gobe-la-lune est une bande dessinée de Wilfrid Lupano à qui l'on doit le très bon Alim le tanneur. Si l'on rajoute à cela que la bande dessinée ne fait que deux tomes et que le dessin est une réussite, c'est presque un achat sans risque. L'histoire de Célestin c'est celle d'un enfant abandonné par sa mère parce qu'il y a trop de bouches à nourrir, récupéré le long du fleuve par des nobles qui l'abandonnent à leur tour parce que l'enfant ne plait pas, dans un joli linge qui marquera définitivement les aspirations du personnage. Célestin est persuadé d'être un noble qui a été abandonné pour des raisons romantiques et il n'a de cesse que de retrouver le rang que la société lui doit. Comme il dit, il a essayé le travail, mais il n'est pas fait pour ça, et c'est finalement en tant que joli cœur qu'il essaie de réussir en vain un mariage avec une jolie noble. Ce que Célestin ne sait pas, c'est que ses amis de toujours sont loin de ses préoccupations amoureuses et calculées, ils préparent tout simplement la révolution pour faire tomber le roi, deux tomes pour nous narrer comment ce personnage superficiel va changer la face du monde. Bande dessinée particulièrement agréable qui joue largement sur les clichés, qui a l'intelligence de ne pas se prendre au sérieux avec son personnage central ridicule et sans moralité du début jusqu'à la fin, un diptyque qui change un peu.


Le dernier tome de Talisman vient de sortir il y a peu ce qui fait de Talisman une série complète en trois tomes sans dégradation du dessin, ce qui est à souligner. Le dessin parlons en, il s'agit de la première bande dessinée de Montse Martin, une dessinatrice espagnol qui a travaillé jusqu'à maintenant dans le domaine de l'animation et ça se ressent, Talisman est une bande dessinée très dynamique, ça bouge beaucoup, et le dessin est parfaitement adapté, un dessin aux nombreuses inspirations, on peut y voir ici du Loisel, là du manga. La bande dessinée à proprement parler c'est l'histoire de Tara une pré ado dont le père écrivain est subitement tombé dans le coma sans explication, un mal mystérieux. En fouillant dans son grenier, elle tombe sur un coffre que conservait son père, un coffre dans lequel se trouve une cape magique qui réalise les souhaits de ceux qui la portent, mais à quel prix ? Avec un premier tome basé sur la découverte de la situation, un deuxième qui nous plonge dans le passé des parents de Tara (nos héros sont modélisés en SD et suivent leurs parents de façon invisible donnant lieu à une narration intéressante) et un troisième qui fait l'épilogue, Talisman est une très bonne bédé, bien dessinée, bien pensée, qui mélange avec habileté les vieilles histoires de familles et les contes de fées.

Anachron est une bande dessinée en 6 tomes, en fait quatre pour la série principale, une rallonge de deux tomes pour une histoire supplémentaire dont on peut se passer. Anachron c'est le nom d'une planète qui vit au moyen âge, une planète dont la terre doit s'occuper, une surveillance jusqu'à ce que la planète évolue et découvre le saut spatial qui lui permettra de rejoindre l'alliance des planètes. Mais avant d'arriver sur cette planète, tout démarre sur la notre où Hugo Varegua libère son pays d'Amérique du sud de nazis qui font toujours de bons méchants, des nazis qui vont fuir, s'écraser sur la planète Anachron et réveiller une entité hyper puissante qui va partir à la conquête de l'univers. Donc en résumé, des nazis, du médiéval fantastique, de la science fiction, le tout mélangé dans une bande dessinée qui ne se prend pas du tout au sérieux avec du gros humour à deux balles (la sorcière Viaghra), et nous voilà dans une bande dessinée finie, qui tient la route malgré ce mélange des genres assez particulier. Le dessin de Jurion n'est pas extraordinaire (irrégulier sur certaines scènes, pas formidable sur les personnages) mais cadre quand même pas mal avec cette série qui caricature beaucoup et qui atteint pleinement son but : passer un bon moment.

Millénaire, bédé dont le cinquième tome vient de paraître avec honteusement noté fin de cycle, ce n'est absolument pas le cas, donc méfiez vous avant de vous lancer sur l'achat, pour ma part c'est trop ouvert pour être une fin, trop de questions restent en suspend. Millénaire se situe un peu avant l'an mille avec l'annonce des cataclysmes comme il se doit. La particularité de la bédé c'est qu'on surfe en fait dans le fantastique, puisqu'on a l'apparition de goules, d'orcs, la présence de changelins qui sont des êtres dirigés par des créatures supérieures, les sylphes. On suit les aventures de Redwald le saxon pourvoyeur de reliques comme dans le Scorpion (la comparaison s'arrête ici) et de son camarade le géant Arnulf, une force de la nature. Quand le héros du Scorpion est obsédé par la vengeance, Redwald le saxon se retrouve au milieu des complots, entre le roi de France, les différentes factions de l'église et surtout les sylphes qui feraient penser un peu aux stryges sur le principe, des individus doués de conscience supérieure qui dirigent le monde en cachette. Des histoires séparées qui tiennent vraiment la route pour une trame générale tout de même assez complexe mais passionnante et originale, un graphisme de grande qualité et surtout égal sur cinq volumes ce qui est suffisamment rare pour être noté, Millénaire est une très grande bédé qui nous laisse sur notre fin, j'attends des informations sur un potentiel tome 6.

La vie trop connectée

mercredi 24 décembre 2014 à 08:00

N'allez pas croire que je vais vous faire le gars qui va couper l'internet pour finir dans la campagne à courir dans les champs, toucher les arbres pour redécouvrir des sensations perdues, déjà la campagne j'en ai fait dix ans et ce n'est pas le propos de mon article, juste un petit état des lieux.

Ce à quoi je ne peux pas échapper.

Le superflus.

Avec les années force est de constater que je suis devenu particulièrement raisonnable puisque finalement je ne suis quasiment nulle part, petit inventaire tout de même.

Trop de dispersion tue nécessairement l'efficacité.

Petit retour sur ma situation professionnelle. En Languedoc Roussillon avec l'opération Lordi qui consiste à donner un ordinateur portable à chaque élève, est apparu un ENT Languedoc Roussillon basé sur un moodle modifié. du fait d'être agricole privé, il est toujours difficile pour nous de participer à ce genre d'opérations, si bien qu'avec le temps on nous a laissé le choix d'entrer dedans ou pas, nous ne l'avons pas fait. Derrière scolinfo notre ENT se trouve notre logiciel de facturation, de compta, de gestion des élèves, des absences, si bien que l'intégralité des informations ne pourraient pas se trouver dans l'ENT régional ce qui aurait doublé les comptes pour les élèves et leurs parents. Nous peinons largement à mobiliser élèves et familles pour les faire utiliser l'ENT qui pourtant comporte toutes les informations "vitales" de l'élève, qu'en serait il si nous utilisions deux ou trois ENT. Car, du fait d'être établissement Catholique, nous devrions théoriquement aussi l'ENT de l'enseignement Catholique, j'avais assisté aux premières réunions de l'époque et si mes souvenirs sont bons, il s'agissait de s'accrocher à un ENT de l'Onisep spécialement conçu pour l'orientation. Notre institut de formation avait eu la bonne idée de créer des instances de l'ENT Agora dans chaque région afin de mutualiser les connaissances. Je réalise que cela fait peut être plus d'un an que je ne suis plus allé dessus et que j'ai même perdu l'adresse. Pourtant ce genre d'initiatives sont importantes à l'heure du tout collaboratif on pourrait rapprocher facilement les équipes à l'aide des nouvelles technologies, je pense pour cela qu'il faut développer la stratégie dans Office 365 qui est national.

A une époque j'ai fait le choix de m'inscrire sur tous les réseaux sociaux. La stratégie était simple, faire du push comme on dit, des informations sur la page du blog et les balancer dans les réseaux de façon à faire augmenter le trafic sur ma page. Imaginez donc que même si pour certains blogueurs ce sont des robots qui assurent le push, ils vont tout de même assurer leur présence sur cinq à six réseaux sociaux sur lesquels ils devront parfois passer si quelqu'un tente de communiquer avec eux, sachant que ces mêmes individus ont peut être autant ou plus d'impératifs professionnels et familiaux.

Comme je l'ai précisé plus haut, il n'est pas simple de faire venir les gens à l'ENT et en toute honnêteté, si on voulait réellement être efficace, il faudrait faire une passerelle de notification vers facebook. Aujourd'hui le français moyen va en priorité regarder ses SMS et son compte facebook, le problème de l'ENT c'est qu'il n'a pas la capacité de sortir de l'ENT et c'est une forme de logique car des informations à caractère très privées comme la scolarité d'un enfant n'ont rien à faire sur un réseau public qui exploite les données. Et c'est d'ailleurs une réponse à toutes les questions pédagogiques où l'on s'interroge quant à l'utilisation de facebook, twitter, dans le cadre pédagogique, les écoles, les élèves, n'ont pas dans le cadre scolaire à utiliser un outil non maîtrisé par le système éducatif et possédé par des multinationales américaines qui ne répondent pas aux obligations de la loi française.

Remédiation ?

Perspectives.

On a souvent parlé de la simplification administrative, il y aura donc nécessairement une centralisation de certains services, notamment au niveau de l'état, pour l'instant ce n'est pas encore ça, mais c'est une piste intéressante financièrement car c'est moins de portails différents à coder, donc une économie non négligeable. Au niveau personnel, on annonce chaque semaine la mort de facebook, la désertification par les adolescents, la création du facebook killer à l'instar de Ello dernièrement. Quand on voit que Instagram est passé devant twitter, instagram qui appartient à facebook, qu'on ne comprend pas très bien ce que Google compte faire de Google+ si ce n'est que l'inscription automatique est terminée et que de nombreuses rumeurs de désengagements ont circulé, il apparaît de façon de plus en plus palpable que les gens ne peuvent suivre cinq réseaux différents et vont faire le choix de se positionner sur le principal : facebook.

 

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! - Année 2012

mardi 23 décembre 2014 à 14:00

Le monde est plein de monstres, le docteur Jekyll et Mister Hyde par exemple qui tue tout le monde après une bonne transformation, et qui peut les arrêter ? Hugh Jackman alias Van Helsing, chasseur de monstres pour le compte de l'église Catholique. Notre bon héros est mandaté ce coup-ci pour aller faire un gros tir groupé en Transylvanie : Dracula est en lute avec une famille qui le traque depuis des années, le dernier fils est un loup garou, parallèlement à cela notre bon Dracula sur tous les fronts tue le docteur Frankenstein pour récupérer son monstre pour qui il a de beaux projets. Van Helsing est un film bien bourrin avec de l'action, des effets spéciaux qui tiennent la route, de l'amour avec Kate Beckinsale qu'on préfère tout de même dans Underworld, l'ensemble est un bon divertissement à voir.

En 1999 quand parait Ed TV on ne connaît pas encore la télé réalité en France puisque Loft Story, sa piscine apparaîtront en 2001. Les états unis connaissent déjà le principe et quand le film sort chez nous il fait plus office d'une fiction qu'une véritable critique de la télé actuelle, puisque c'est une télé qu'on ne connaît pas. Une chaîne de télévision veut donc lancer un concept innovant, celui qui consiste à suivre un homme 24 / 24, celui-ci est interprété par Matthew McConaughey qui est trop beau, le type le plus ordinaire du monde qui travaille dans un vidéo club. Assez rapidement et sous l’œil des caméras, il tombe amoureux de la copine de son frère, le très bon Woody Harrelson ce qui a bien évidemment pour effet de booster l'audimat. Alors qu'au départ le phénomène était anodin, Ed devient une célébrité nationale, sa vie, celle de ses proches beaucoup plus compliquées, les vautours commencent à s'approcher. Avec le recul on se rend compte que le film n'est pas si pertinent, si au début les protagonistes voient leur intérêt à passer à la télé, ils conservent tout de même leur naturel un peu à l'instar du premier loft et ne sont pas dans une logique calculatoire permanente contrairement aux spécialistes d'aujourd'hui. Amusant, réussi, une jolie distribution avec entre autre Ellen DeGeneres, Jenna Elfman, Martin Landau et Elizabeth Hurley le tout réalisé par Ron Howard

Notre histoire se situe après la guerre en 1955. Mickey Rourke est un privé, il est embauché par Robert De Niro pour retrouver un homme du nom de Johnny Favorite qui n'a pas honoré un contrat et qui serait mort, c'est justement ce qu'il faut découvrir, s'il est vivant ou s'il est mort. L'enquête va mener notre homme jusqu'à la Nouvelle Orléans au beau milieu des morts, des poulets et du vaudou. Alors que le film est daté de 1987, il n'a pas pris une ride, à part peut être pour le sang un peu sauce ketchup. Angel Heart est particulièrement original pour l'époque et le dénouement particulièrement surprenant plus de 10 ans avant les films de M. Night Shyamalan qui a initié la surprise au cinéma avec des films comme le sixième sens.

Quasimodo Del Paris est un remake à la française du mythe de Quasimodo réalisé par Patrick Timsit. On a beau considérer que ce film est un navet et c'est certainement le cas mais pour ma part je suis mort de rire par l'interprétation de Richard Berry en Frollo le prêtre fou qui tient certainement là l'un de ses meilleurs rôles comiques. Au niveau du scénario pas grand chose de neuf sous le soleil, Patrick Timsit alias Quasimodo né dans une famille riche mais il est maudit par Dominique Pinon un cubain, il s'ensuit des chocs et des maladresses qui font que Quasimodo devient ce qu'il est devenu, très laid. La famille riche ne pouvant tolérer d'avoir un enfant difforme procède à l'échange avec Mélanie Thierry qui fait partie des cubains, pendant que le pauvre Quasimodo est placé comme sonneur de cloches. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles si des dizaines de femmes ne disparaissaient pas et si Mélanie Thierry ne découvrait pas sa véritable identité. Drôle, efficace, une bonne comédie à la française.

Alors qu'il n'arrive pas à brutaliser une jeune femme, Tim Robbins alias Erik le Viking tombe amoureux de celle qu'il devait violenter et c'est en essayant de la sauver qu'il la transperce d'un coup d'épée. Comme le soleil a disparu depuis un moment, qu'il reverrait bien la fille, celui-ci trouve une quête qui doit l'emmener jusqu'au bout du monde puis au Valhalla afin de faire revenir le soleil et récupérer la belle dans la foulée. Pour se faire il part avec sa fine équipe, un forgeron qui vise à le trahir de peur que la paix revienne et que le marché des armes s'effondrent, un prêtre qui n'a jamais réussi à convertir personne, un viking peureux, un berserker et tout un tas de vikings violents ravis de mourir en guerrier l'épée à la main. Erik le viking est un film de Terry Jones c'est à dire un des Monty Python, on ne s'étonnera pas d'ailleurs de trouver entre autre John Cleese au casting, le film est donc basé sur un humour très décalé et absurde propre au groupe de comiques Anglais. Il s'agit ici d'un pari osé puisqu'il faut que le film soit accessible ce qui n'est pas toujours le cas chez les Monty Python, on peut penser par exemple au ministère des démarches à la con, et ici c'est le cas, une bonne aventure, de l'humour bien sûr, le film malgré ses effets spéciaux très kitsch a bien vieilli.

Il m'aura fallu du temps pour regarder Avatar, le matraquage réalisé à l'époque a été tel que ça m'a coupé l'envie net, les plus de 2h30 de films aussi, il faut être motivé. Dans le futur et sur une planète très lointaine on trouve un minerai très précieux, seulement le problème c'est que pour l'extraire il faudrait virer les Na'vi des espèces de schtroumpf de 2m20 qui passent leur journée en peau de bête à courir dans la nature. Jusqu'à maintenant les tentatives de dialogue ont échoué, malgré le programme Avatar qui consiste à faire prendre le contrôle à un Na'vi synthétique par un être humain pour faciliter les échanges. Le problème c'est que les gens qui en prenaient le contrôle n'étaient que des scientifiques avec à leur tête Sigourney Weaver qui ne s'en sort définitivement pas avec les alien. Au lieu d'écouter les Na'vi ils tentaient de les civiliser mais Sam Worthington est arrivé. Sam Worthington est le frère jumeau d'un scientifique qui s'est fait tuer mais il n'a absolument rien de scientifique, c'est un ancien Marines en fauteuil roulant. Du fait d'avoir un patrimoine génétique à l'identique avec celui de son frère, il peut donc contrôler le Na'vi qui lui était destiné. Du fait de n'avoir aucune pression intellectuelle car c'est un Marines, il arrive très rapidement à se faire des amis, à se rebeller contre son peuple et gagner la fille du chef à la fin. Alors certes vous allez me dire que je suis méchant d'avoir spoilé mais en même temps James Cameron s'est contenté de la transposition des méchants cowboys et des gentils indiens dans une version futuriste qui déchire tout au niveau des effets spéciaux. Pour déchirer ça déchire, le film est une vraie merveille, une belle aventure mais en aucun cas une révolution scénaristique, tout est très hautement prévisible et répond à la perfection aux clichés du cinéma américain.

Slevin c'est l'histoire d'un type qui n'a pas de chance. Dans une même journée, il perd son travail, sa copine le trompe, il se fait agresser et voler son portefeuille, c'est ainsi qu'il va trouver refuge chez un ami pour affronter de nouveaux problèmes. En effet son ami doit de l'argent à deux malfrats, le boss interprété par Morgan Freeman dont le fils s'est fait assassiné il y a peu par Ben Kingsley dit le rabbin car celui-ci est vraiment rabbin. Les deux hommes étaient amis jusqu'à maintenant et désormais c'est la guerre, ni l'un ni l'autre ne se posent la question de savoir si c'est l'homme qui leur doit de l'argent, ils font avec. Le boss pour effacer la date impose à Josh Hartnett (Slevin) de tuer le fils du rabbin, le rabbin quant à lui attend son argent rapidement. Ajoutons à cela que les deux mafieux ont embauché Bruce Willis un tueur professionnel pour s'éliminer l'un, l'autre et on arrive à une histoire particulièrement complexe. C'est d'ailleurs là le vrai problème de base de Slevin, c'est d'entrer dans l'histoire, ça part dans tous les sens, on a beaucoup de mal à adhérer et puis au fur et à mesure, l'histoire devient de plus en plus claire, tout nous est révélé, le film apparaît alors comme une véritable réussite.

Bruce Willis est un détective privé, alcoolique, un looser, sa femme le trompe avec son meilleur ami. Avant de mourir, oui son meilleur ami se fait tuer dans une explosion, il lui propose un contrat de surveillance d'une strip-teaseuse qui est menacée, Halle Berry la plus grande actrice du monde. Celle-ci est la petite amie de Damon Wayans un footballer américain célèbre mis sur le carreau pour des paris illégaux qu'on a surtout connu pour la série sur M6 ma famille d'abord et pour faire partie de la famille de producteurs les Wayans, et quand elle se fait dézinguer sous ses yeux, il souhaite absolument participer à l'enquête qui va mener nos deux hommes dans une enquête mêlant corruption, politique et football. Le dernier Samaritain est un film de Tony Scott disparu dernièrement, tout le monde à sa mort sucidaire a hurlé au plus grand réalisateur de navets du monde, Top gun en tête et pourtant j'ai trouvé ce film très bon. Drôle, très deuxième degré, bourrin au possible, des répliques et des scènes cultes, un film d'hommes pour nous les hommes.

Bruce Willis est une épave, c'est un policier alcoolique, il tient à peine debout. Il est appelé au dernier moment pour convoyer un homme au tribunal, Yasiin Bey qui mérite l'oscar du second rôle le plus pénible, on en a mal au ventre tellement il parle dans ce film. Cet homme a vu un policier mal se comporter et c'est contre lui qu'il doit témoigner à 16 blocs de là. Le problème c'est que nos policiers corrompus ne vont pas se laisser faire et décident d'ajourner le procès en tuant le témoin. Bruce Willis a le choix de se ranger derrière ses collègues ou de sauver la vie de l'homme, il retrouve alors sa belle armure de super flic qu'il a pu être. 16 blocs est un très bon policier qui vous place rapidement dans le cœur de l'action. Des coups de fusils dans tous les sens, des scènes absolument pas crédibles, mais on se laisse prendre sans aucun souci à ce film.

Exactement dans la même veine à peu de choses code mercury nous présente un Bruce Willis en policier d'infiltration, dont la dernière mission tourne à l'échec, des gamins sont tués car on a agi trop tôt. Pas content de la décision de sa hiérarchie qui ne lui a pas laissé le temps d'agir, il met une grosse patate à son supérieur ce qui le met sur la touche, il se retrouve aux écoutes. Par le plus grand des hasards et surtout comme il est un peu le seul flic du coin, il est amené à enquêter sur le double homicide des braves parents d'un gamin autiste. Celui-ci a en effet eu la bonne idée de déchiffrer un code secret qui permettrait d'identifier tout un tas d'agents infiltrés dans des pays ennemis. Alec Baldwin le chef du projet, plutôt que d'avouer la faiblesse du code, préfère mieux envoyer des gens tuer le gamin qui va être sous la protection de notre bon héros dépressif et sous cachets. On voit qu'on est dans un film fin des années 90, le film se prend particulièrement au sérieux, c'est à la limite un film d'une autre époque qui relèverait plus de la télé que du cinéma. On voit ici les longs flashbacks en noir et blanc pour se rappeler la culpabilité de la mort des jeunes, le lien totalement impossible entre le petit autiste et Bruce Willis, on est quasiment dans la caricature, sauf qu'il ne s'agit pas de caricature. Si l'on est tolérant avec les codes de cette époque, il en reste tout de même un bon film d'action qui se laisse regarder et qui a plutôt bien vieilli.

Colin Farrell est un jeune officier américain qui n'a son grade que parce qu'il est le fils de son père. Capturé par les allemands, il ne résiste pas à ses conditions de détention et très rapidement fournit des emplacements stratégiques. Il arrive dès lors dans un camp de soldats américains dont le plus haut gradé est Bruce Willis. Même si les conditions de vie sont difficiles, le chef du camp nazi est avant tout un militaire et s'il fait respecter durement ses lois, il n'en reste pas moins un soldat. Assez rapidement on comprend que Colin Farrel n'est pas un "vrai" et il est placé dans le baraquement des soldats et pas des officiers où il voit débarquer deux officiers noirs. On a beau être dans le même camp, en 44 être noir n'est pas chose simple et de nombreux soldats américains sont racistes au point de tendre un piège à l'un des deux officiers qui va se faire exécuter par les soldats allemands. La réaction de son ami est assez radicale puisqu'il s'en prend à celui qu'on pense être le coupable et très rapidement il est retrouvé mort, tout accuse l'officier noir interprété par Terrence Howard qui n'a pas la carrière qu'il mérite. Se tient alors un procès pour déterminer qui est réellement coupable, un procès où Colin Farrell va jouer les avocats et surtout un procès qu'on a tendance à faire traîner en longueur, pour un motif qui nous échappe. Indéniablement Mission Évasion, un titre qui est un gros spoil à lui tout seul est un bon film, passionnant, bien joué, même Bruce Willis qu'on voit peu finalement, est crédible. On regrette toutefois la surabondance de belles valeurs humaines, les clichés, l'américanisme de base quand le film partait d'un postulat assez intéressant, le racisme au cœur du racisme, un procès dans un cadre inimaginable et ainsi de suite. On ira pas dire que le film est raté ou gâché mais on aurait pu tout de même espérer un peu plus de profondeur ce qui pourtant partait pas trop mal.

Un puissant chef de la mafia Russe voit son frère se faire assassiner et ça c'est pas possible. Assassiner reste quand même un bien grand mot, il s'agit d'une opération conjointe des services secrets Russes et Américains pour l'arrêter qui tourne mal. Ce qui est encore plus inadmissible que la mort de son frère, c'est l'intervention d'un pays étranger, sa vengeance sera terrible. Il fait appel au chacal alias Bruce Willis, le meilleur tueur possible et imaginable pour réaliser un gros coup, on ne sait pas trop quoi, mais ça pourrait même être le président des états unis. Peu à peu toute l'équipe qui a participé à l'arrestation se retrouve assassinée et on commence à réellement se faire du souci, le patron de la CIA notamment se dit qu'il pourrait être le prochain. Devant l'impossibilité d'attraper le tueur on décide de faire appel au seul qui pourrait les aider, Richard Gere, un terroriste irlandais en prison. Déjà Richard Gere ça donne envie de rire, mais Richard Gere avec sa chevelure argentée en irlandais dans un film d'action, on a envie de se taper la main sur la cuisse et d'en pleurer. Le chacal est un film joyeusement ridicule, plaisant mais ridicule, qui atteint des sommets, la scène du métro mérite d'entrer au panthéon des scènes les plus moisies de l'histoire du cinéma.

Halle Berry est une journaliste belle et rebelle qui passe son temps à piéger les grands de ce monde. Sa meilleure amie la met sur un coup, un grand patron, Bruce Willis en l’occurrence, avec qui elle vient de coucher alors qu'il est marié, qu'il doit être fidèle et tout et tout, ça ferait un bon scandale. La faute à pas de chance on la retrouve morte, Halle va mener l'enquête, une enquête sulfureuse où elle sera prête à faire des choses pas croyables pour arriver à piéger ce vilain méchant. Dangereuse séduction est un assez mauvais film en soi, qui n'a finalement que d'intérêt dans les trente dernières minutes. Le jeu de chat et de la souris que joue Halle Berry avec Bruce Willis n'est absolument pas crédible, les deux acteurs ne sont pas réputés pour leur jeu, ils sont aussi mauvais l'un que l'autre, limite un concours. C'est le personnage de l'ami informaticien qui commence à mettre un peu de piment dans le film, on sent qu'il est très amoureux de la jeune femme qu'il connaissait son amie et on en vient à se demander s'il n'est pas coupable, et c'est donc lorsque toutes les cartes sont brouillées que le téléspectateur arrive enfin à se sortir de son sommeil, un peu trop tard malheureusement. Allez, à voir quand même quand on a fait les fonds de stock.

Bruce Willis et Billy Bob Thornton sont deux prisonniers que tout oppose. Le premier est une brute épaisse qui ne gère pas sa colère, le second est un intellectuel hypocondriaque et pourtant ce sont de vrais amis. Lorsque Bruce Willis décide de s'évader avec un rouleau compresseur c'est donc de façon toute à fait naturelle qu'il part avec son camarade. Assez rapidement, pour ne pas dire à peine quelques heures après l'évasion, le manque d'argent se fait sentir et ils braquent la première banque qui passe avec un feutre. Le casse est plutôt heureux et ils décident de se lancer sérieusement dans la profession, ils deviennent alors pour tout le monde les gentlemen braqueurs. Leur méthode est pour le moins simple, ils vont de ville en ville, prennent en otage le directeur de la banque et sa famille pour vider les coffres tranquillement le lendemain matin. Comme toutes les belles histoires d'amitié, une femme vient semer la zizanie. Cette femme c'est Cate Blanchett une femme au foyer dépressive qui va croiser la route des deux hommes, aimer les deux et bien évidemment poser le problème du partage de ce précieux butin. Bandits est un film qui démarre très fort, le tandem est particulièrement amusant, l'aspect décalé et particulièrement chanceux des deux malfaiteurs les rend très attachants. Le problème c'est que le film dure quasiment 2 heures et c'est au moins 30 minutes de trop si ce n'est plus, le film souffre de trop de longueurs. Dans l'ensemble c'est correct mais pas formidable, une déception en fait, ça aurait pu être largement mieux.

Je préfère qu'on reste amis... est une comédie de Eric Toledano et Olivier Nakache ce qui en 2004 ne voulait pas dire grand chose a eu une autre signification en 2012 quand on a passé le succès d'intouchable, on est d'ailleurs à des années lumières de la comédie sociale grinçante avec Omar Sy mais on reste tout de même dans le social. Jean-Paul Rouve est l'essence même du type introverti, informaticien, aucune facilité avec les femmes, il rencontre à l'occasion d'un mariage Gérard Depardieu un gars comme lui mais qui essaie de se soigner. Divorcé il chasse la gazelle dès que c'est possible. Les deux hommes dans leur malheur vont lier une solide amitié peut être plus importante que trouver le grand amour. Je préfère qu'on reste amis est donc une histoire d'hommes, avec une critique globale de la relation homme femme, la critique de tout d'ailleurs, puisque l'entreprise est clairement visée aussi entre la glandouille au bureau et les séminaires de cohésion d'équipe. On critique ici le mariage, le speed dating, les coach etc ... Le film est distrayant mais ne fait jamais rire, ce qui pour une comédie est tout de même un peu médiocre, le film reste à voir tout de même.

Tomb Raider a été réellement un énorme succès, peut être le premier jeu qui a réussi à faire sortir le jeu vidéo pour adulte de son ghetto, non Pac Man, ça ne compte pas. Il était alors évident compte tenu de ce succès que le jeu soit transposé au cinéma. C'est Angelina Jolie en 2001 qui n'est pas encore au sommet de sa gloire (comprendre n'est pas en ménage avec Brad Pitt) qui va hériter du rôle, un rôle sur mesure, enfin sur mensuration pour être plus exact. Certes le personnage de Lara Croft représente le stéréotype du fantasme masculin et c'est pour cela certainement au delà de l'aventure qui pourtant innovait à l'époque avec le concept simple mais efficace du pillage de tombe que le jeu a su trouver son public (masculin), mais était-il nécessaire d'en faire autant dans le film ? Poses lascives, entrées au ralenti, échange de tenue vestimentaire toutes les 10 minutes, poitrine mise en évidence de façon exacerbée, on est dans le cliché permanent. L'histoire quant à elle, que dire, l'alignement des planètes, les illuminati, un grand pouvoir qui permettrait de changer le cours du temps, l'ensemble pour un bon prétexte à des scènes de baston assez réussies parfois même assez originales pour un divertissement convenable. Il est à noter qu'il y en a pour les garçons mais aussi pour les filles avec un Daniel Craig qui montre sa musculature fine mais si attractive.

Bruce Willis une fois de plus, est à la tête d'un commando américain qui doit exfiltrer Monica Bellucci un médecin au Nigéria où la guerre est en train de se mettre en place et les populations civiles massacrées. Bien rodé à ce style de mission, il part pour n'embarquer que la fille et éventuellement les bonnes sœurs qui vont avec. Car Bruce Willis malgré sa filmographie n'est pas qu'une machine à tuer, il va décider de partir avec l'ensemble des réfugiés à travers une longue marche dans la jungle. Les larmes du soleil dans l'absolu est une réussite sur le point de vue de la guerre, ça tire dans tous les coins, mais le pathos est trop présent pour être crédible. Le soldat américain qui va désobéir à ses ordres car d'un coup c'est la prise de conscience, on n'y croit pas cinq minutes, tout comme les nombreuses scènes qui montrent que la guerre et les génocides c'est mal, on s'en serait douté. Le manque de crédibilité de certaines scènes entache largement ce film qui aurait pu faire le choix d'être plus subtil ou plus bourrin, il s'est contenté de faire dans l'américanisme facile. On notera la présence de Peter Mensah en chef de guerre méchant un nom qui ne vous dit certainement rien, mais si je vous dis Oenomaus de Spartacus, l'une des meilleures séries télés de tous les temps, ça devrait vous parler plus.

Goldie Hawn va épouser le chirurgien hautement réputé Bruce Willis (décidément), mais avant de pouvoir profiter de cet heureux événement, elle le soumet au test ultime, Meryl Streep une amie qui fait du cabaret et qui lui a piqué tous ses anciens copains. Quelques mois plus tard, sa rivale de toujours épouse l'homme qu'elle aime, elle sombre dans l'obésité et la dépression. On retrouve quelques années plus tard Meryl Streep dans sa somptueuse maison, son célèbre mari chirurgien est devenu thanatopracteur, elle est riche, tout irait pour le mieux dans sa vie si elle ne voyait pas les ravages du temps sur son visage. C'est à ce moment là qu'elle reçoit une invitation de Goldie Hawn pour une soirée et elle retrouve la femme à qui elle a tout pris dans une condition particulièrement surprenante : magnifique, rajeunie. Elle découvre alors par l’intermédiaire d'Isabella Rossellini qu'il est possible d'avoir non seulement la beauté éternelle mais aussi la vie éternelle, les choses vont se compliquer suite à un accident dans les escaliers. A l'époque de la sortie de la mort vous va si bien en 1992, le film avait fait le buzz à cause de ses effets spéciaux, le trou à travers le corps par exemple qui étaient prodigieux à l'époque. Aujourd'hui, on a un peu tout vu, et si cela ne donne pas un effet trop kitsch ou carton-pâte, on s'attache plus à la comédie qu'à la réalisation, le film étant assez amusant et a plutôt bien vieilli.

Ma super ex est un film de Ivan Reitman à qui l'on doit entre autre Ghost Buster. L'histoire est assez originale puisqu'elle prend à contre pied les films de super héros. Uma Thurman est G-Girl, une super héroïne qui comme tous les supers héros sauve la ville de façon régulière. Comme tous les super héros, elle a une vie quotidienne monotone, elle est bibliothécaire à la journée et rencontre Luke Wilson dans le métro qui récupère son sac à main volé et devient par le fait son héros. Alors que dans tous les films de super héros l’idylle est brisée par le super méchant, les choses ici se passent différemment. En fait Uma Thurman est complètement névrosée, jalouse, complètement dérangée si bien que Luke Wilson casse sa liaison avec elle et laisse enfin exploser l'amour qu'il porte pour Anna Faris sa collègue de bureau. Notre super héroïne va utiliser ses pouvoirs pour nuire au jeune couple, notre pauvre homme n'aura d'autre choix que de trouver l'ennemi juré de G-Girl pour s'en sortir. Assez mal accueilli par les critiques, spectateurs ou professionnels, ma super ex est une comédie amusante, assez surprenante car elle joue avec les clichés, pour ma part une très bonne comédie.

Denzel Washington est le chef de la police municipale d'une petite ville de bord de mer, une petite ville tranquille pour une vie pas trop compliquée, mais un peu quand même. Eva Mendes sa femme enquêtrice le quitte, il entretient une liaison avec la femme de Dean Cain qu'on avait connu dans le rôle de superman à la télé. Un jour sa maîtresse lui demande de venir avec lui à un rendez vous médical, on apprend qu'elle a un cancer, qu'elle est condamnée. Il y aurait bien des traitements qui coûtent une fortune, mais elle n'a pas l'argent, son horrible mari qui la bat a en plus posé une assurance vie sur sa tête et va se contenter d'attendre sa mort. Avant de faire ses adieux à son amant, elle met la police d'assurance à son nom histoire qu'il puisse vivre un peu mieux après sa mort. MAIS NON !!! MAIS NON !!! C'EST TROP HORRIBLE !!! CELA NE PEUT PAS FINIR COMME CELA !!! Alors notre bon Denzel récupère l'argent d'une saisie de drogue, un argent qui sera bloqué pendant des années car il correspond à une histoire bizarre, le procès est retardé, et prête l'argent à la femme qu'il aime pour qu'elle puisse se soigner. Le soir même la maison de la maîtresse est brûlée, on trouve deux corps, le sien et celui de son mari, il a non seulement un bon mobile pour avoir tué l'homme mais aussi la femme qui a laissé un million de dollars à son nom si elle décède. Le temps joue contre lui (out of time) et il va devoir redoubler d'astuce pour remettre les pièces du puzzle en place, entre sa femme qui mène l'enquête et la justice qui a besoin des numéros des billets pour accélérer le fameux procès qui ne devait pas avoir lieu avant des années. Out of time est un excellent thriller qui met le spectateur dans une position de stress, même si souvent on flirte avec le manque de crédibilité, on ne peut être qu’entraîné dans les angoisses de Denzel Washington dans sa course contre le temps.

La folle Histoire du Monde c'est l'histoire du monde vue par Mel Brooks du début de l'humanité à la révolution française, avec deux périodes où l'on s'attarde largement, la dite révolution française et le temps des romains. Il est à noter que Mel Brooks très à l'aise dans le registre du musical présente dans son film l'inquisition sous la forme d'une comédie musicale qui à mon avis serait censurée aujourd'hui. On se rend compte avec le recul que les rabbins noyés dans une piscine par des nonnes sous forme de danse aquatique ça ne passerait pas et on se dit finalement que le cinéma d'aujourd'hui est peut être particulièrement violent mais qu'on est loin du politiquement incorrect des années 80. On retrouve donc à l'instar de la folle histoire de l'espace, un Mel Brooks qui joue la carte de la parodie, des anachronismes, mais surtout un Mel Brooks beaucoup plus trash alors que le film est sorti bien avant. On fait ici dans le scato, dans les plaisanteries à caractère sexuelle, dans la drogue avec le regretté Gregory Hines danseur de génie de tap dance qui fabrique un pétard géant pour enfumer les romains, on croise un moise qui lève les bras mais c'est parce qu'il est en train de se faire dépouiller, le film va réellement assez loin. Alors que la folle histoire de l'espace avait pris un sacré coup de vieux, on revoit la folle histoire du monde avec le sourire, et avec quand même quelques interrogations en se disant qu'il y a 30 ans on osait ça.

Ben Stiller, Edward Norton et Jenna Elfman (qui est plutôt rare au cinéma pour ne pas dire portée disparue) sont des amis d'enfance, des vrais, ils sont inséparables et puis un jour c'est le drame, le déménagement emmène la petite fille blonde loin des deux garçons. Les amis vont pourtant faire du chemin puisque le premier va devenir rabin et le second prêtre, malgré la différence de religion leur amitié est inébranlable au point de vouloir monter une salle de karaoké religieux. Comme on peut l'imaginer, la petite fille est devenue une active woman grande blonde aux yeux bleus et revient dans sa ville d'enfance pour affaire ce qui va amplement perturber les affaires de nos deux hommes de foi. Pour Edward Norton le problème est réglé puisque l'église interdit toute relation pour les prêtres, mais le doute va largement le saisir quand il va réaliser qu'il a plus que de l'amitié pour la jeune femme, quant à Ben Stiller en tant que rabbin la problématique est autre, s'il peut consommer avec la jeune femme et il ne va pas s'en priver, il ne peut décemment pas l'épouser puisqu'elle n'est pas juive. Au nom d'Anna fait partie des films où l'on vous arnaque à la bande annonce. A l'époque Ben Stiller vient de cartonner au cinéma dans les comédies mon beau père et moi ou Marie à tout prix, la bande annonce faisait penser à une comédie ce n'est pas vraiment le cas, quelques scènes où l'on sourit mais pas plus, on est ancré dans une comédie romantique traditionnelle où le rôle du prêtre Edward Norton n'apporte absolument rien, et dans le genre on a connu bien mieux.

Jean-Paul Rouve est un homme pour qui tout va plutôt bien, marié et heureux en ménage, des enfants, directeur d'une entreprise qui fonctionne bien. Il revient de croisière et il voit un enfant et l'enfant c'est lui. Oui c'est un peu étrange mais l'enfant c'est exactement lui quand il avait son âge, il en a la certitude. L'obsession devient tellement importante qu'il retrouve la trace de l'enfant et va s’immiscer dans sa famille, celle de l'enfant, mais en fait la sienne trente ans plus tôt. Il retrouve Benoît Poelvoorde son père, un père qu'il a mal connu car il a été balayé par la maladie. L'intrigue reposant sur comment ça va se passer, destruction de l'humanité par ce paradoxe temporel ou autre chose. Quand je serai petit est un film qui intrigue, qui présente de vrais moments forts, des moments de tendresse, d'étrangeté bien sûr et qui a été salué par la critique, pour ma part le film m'a mis mal à l'aise. On se met bien sûr à la place de Jean-Paul Rouve et on s'interroge sur ce qu'on ferait à sa place, et pour ma part l'abandon de la famille ne fait pas partie des possibilités quel que soit l’événement. Avec un personnage dont on désapprouve les actions et une histoire qui tire tout de même en longueur et où il ne se passe pas grand chose, je m'attendais à mieux.

Je ne vous citerai pas le nom des acteurs, ce sont des espagnols qu'on ne reverra jamais mais inside pourtant est un très bon film, original, à l'écart des clichés américains. L'histoire est décomposée en trois parties. La première, celle d'un chef d'orchestre de talent qui broie du noir et qui est mis en cause par la police dans le cadre de la disparition de sa petite amie. Il séduit la serveuse du bar enfin c'est plutôt elle qui le ramasse alors qu'il est ivre mort et l'alchimie prend, ils se mettent assez rapidement en ménage dans sa grande maison. Une grande maison qui semblerait être hantée, il se passe des choses bien étranges, hummmmmm. Seconde partie, retour en arrière, la copine disparue est bien présente, tout va plutôt bien sauf qu'elle suspecte son homme orchestre de compagnon d'aller jouer un air de musique à une autre femme. La vie étant plutôt bien faite, la propriété dans laquelle ils vivent est la demeure d'un ancien nazi (ils sont partout) qui avait construit un bunker dans sa maison, au cas où on viendrait le chercher. Folle de rage, la jeune femme se dit qu'elle va jouer un mauvais tour à son compagnon et décide de l'espionner depuis les nombreux miroirs sans tain de la maison, sauf qu'elle s'enferme comme une idiote et sans la clé, ce qui lui permet de revivre les événements de la première partie sous un autre angle. La troisième partie je vous la laisse deviner, je ne vais pas tout vous spoiler non plus mais on peut assez facilement imaginer. Bien construit, original, à voir.

Dans spiderman version trilogie Tobey Maguire on avait du spiderman version adulte, sérieux, tout ça, qui reprenait relativement fidèlement la bédé avec un personnage assez angoissé. Dans Amazing Spider Man, le réalisateur a voulu donc prendre la série à contre-pied, en prenant un Peter Parker adolescent qui contrôle mal ses pouvoirs, qui frime, qui cherche un peu sa voie entre le bien et le mal. Amusant, efficace, de gros effets spéciaux, le film est rafraîchissant et finalement une réussite.

Jason Statham est un super agent secret mais qui a la mauvaise idée de se frotter aux mauvaises personnes. Sa femme et son bébé sont abattus, il vivra, mais il devra se dire que toute personne avec qui il se liera se verra abattu dans d'horribles souffrances et c'est le cas. Parallèlement à ça, une petite fille en Chine est récupérée par les triades chinoises pour profiter de ses impressionnantes aptitudes calculatoires. Plutôt que d'avoir des ordinateurs, des papiers ou ce genre de choses, tout dans la tête d'une enfant ça évite de laisser des traces. Comme on peut s'en douter les destins vont se croiser, Jason redeviendra le super-héros qu'on connaît, et ira poutrer les chinois, les russes, les policiers corrompus et bien plus encore. Du bon Statham, safe est dans la tradition de ses films.

Aaron Eckhart connu pour la série Hung vit difficilement avec sa fille adolescente qui lui en veut de l'avoir expatriée en Europe (The expatriate), les relations entre le père et la fille sont d'ailleurs tendues, ils ne se connaissent pour ainsi dire pas du tout. Aaron Eckhart travaille donc dans une grande société, tout va plutôt bien jusqu'au jour où cette entreprise disparaît intégralement du jour au lendemain, et qu'on essaie de le tuer. Il se trouve que la société a utilisé ses compétences personnelles et pas des moindres dans les services de sécurité sachant qu'il est un ancien des services secrets. Et si la société était purement fictive et s'était contentée de récupérer ses connaissances à des fins terroristes ? Oh la la la ce serait vraiment pas bien ! Un film d'action assez classique qui se laisse regarder.

Le peuple des barbares est le plus fort, le plus bourrin et tout le monde le craint sauf Ronal le Barbare qui n'a hérité d'absolument rien et qui est un peu la honte de son peuple. Alors qu'il devait garder les remparts un grand soir de beuverie, Ronal n'arrive pas à souffler dans la grande corne qui doit alerter tout le monde et son peuple est capturé, sauf lui. Il part donc dans une grande quête pour récupérer une grande épée, passer tous les clichés de l'héroic fantasy et gagner une belle amazone à la fin. Ronal le Barbare est un dessin animé plutôt bien fait d'un point de vue technique mais on peut s'interroger sur la finalité. Un dessin enfantin, des scènes qui se veulent un peu graveleuses mais qui restent tout de même assez soft, l'anime n'est pas allé au bout de ce qu'il aurait dû être, impossible de le montrer aux enfants, pas formidable pour les adultes, à la rigueur pour les ados ce qui expliquerait éventuellement la présence de Kev Adams pour le doublage.

Leïla Bekhti travaille pour Marc Lavoine dans la brigade des stups, sur un principe assez simple, un gramme de cocaïne pour la police, un gramme de cocaïne dans la narine, détournement d'argent et le reste. Son père Roschdy Zem, est un policier haut gradé, il n'a aucun contact avec sa fille et travaille sur une enquête de trafic d'armes dans laquelle il circule de la drogue. Lui c'est l'intégrité avant tout, le travail, et il appelle sa fille pour avoir des pistes sur cette fameuse drogue. Mains armées, c'est moyen, les rapports entre le père et la fille pas assez bien décrits, l'enquête de police trop floue, vu la qualité des acteurs on aurait pu s'attendre à largement mieux.

John Cusack est un écrivain / journaliste qui s'est spécialisé dans la démystification des phénomènes paranormaux, fantômes, vampires et autres démons. On sent que l'homme a un passé douloureux, qu'il a eu une autre vie avant, assez rapidement on comprend que sa fille est morte de maladie. Il va dans un grand palace dans lequel dans une mystérieuse chambre, la chambre 1408, plus d'une cinquantaine de morts plus ou moins naturelles se seraient produites. Comme à son habitude il pense que c'est du flanc, et c'est pas faute d'avoir été averti par Samuel L. Jackson, je crois qu'on devrait toujours écouter Samuel L. Jackson. Assez rapidement comme on peut l'imaginer, il va être pris au piège dans la pièce avec tous les phénomènes paranormaux qui vont avec. La chambre 1408 est une véritable réussite, puisque la quasi-totalité du film a lieu dans une chambre d'hôtel, on imagine donc la performance d'acteur de John Cusak, mais aussi l'originalité des effets spéciaux. La montée en puissance est très bien faite, un film qui fout vraiment la trouille, à voir.

Nous sommes en 1987, la première trilogie de la guerre des étoiles est terminée en 1983 et Mel Brooks comique de son époque décide de se lancer dans une grande parodie. Mel Brooks à cette époque était un peu le spécialiste de la parodie, films en noir et blanc avec Le Grand Frisson où il s'attaque à l'oeuvre de Hitchcock ou Frankenstein Junior comme son nom l'indique, Sacré Robin des bois qui parodie ... robin des bois, etc. Un humour particulièrement narcissique puisqu'il se met souvent en valeur dans des scènes interminables, une parodie qui vise souvent le ridicule ou le bon mot comme on pouvait en avoir avec les films des frères Zucker auteurs des films Y-a-t-il mais sans jamais arriver au même niveau de lourdeur. Par exemple dans la folle histoire de l'espace, Lord Casque Noir un Dark Vador avec un casque géant qui se referme en permanence sur sa tête, ah ah ah qu'est-ce qu'on rigole, demande à ses hommes de passer au peigne fin le désert, et ils le font réellement avec un peigne géant, quel humour. En terme d'histoire, c'est tout de même le néant, les effets spéciaux ont particulièrement mal vieillis mais à la rigueur ça n'a pas réellement d'importance, la parodie est globalement ratée. Quelques scènes parfois amusantes comme le combat final, quelques clins d’œil assez pointus comme l'alien qui sort du ventre et qui chante "hello my baby" en référence à un vieux dessin animé ou une vive critique du merchandising Starwars mais sinon ça casse quand même pas trois pattes à un canard au point de rendre le film parfaitement dispensable.

DANS LA GUERRE ENTRE LES FORCES DU BIEN ET DU MAL, NOTRE MONDE, ET LES DÉMONS ET LES ANGES N'ONT PAS LE DROIT D'Y VENIR, JOHN CONSTANTINE VEILLE POUR METTRE LA RACLÉE A TOUT DÉMON QUI FRANCHIRAIT LA FRONTIÈRE POUR LE RENVOYER EN ENFER. Keanu Reeves est donc John Constantine, un homme né avec des pouvoirs, il voit des choses que les autres ne voient pas, et c'est bien là le problème de son adolescence difficile il finit par se suicider. Et comme on le sait, le suicide c'est direct en enfer, il se trouve qu'il rate son suicide, mais qu'il est tout de même considéré comme mort par Dieu et surtout par le diable. Il décide alors de tuer un maximum de démons de la façon la plus égoïste possible pour espérer se racheter, ce qui fait de lui un type plutôt aigri et pas vraiment recommandable. La faute à pas de chance, deux événements vont contrarier son quotidien, le cancer des poumons qui le ronge et qui ne lui laisse que très peu de temps à vivre, l'arrivée du fils des enfers sur la terre aussi. Constantine est très bon film, Keanu Reeves fait du Keanu Reeves, je suis distant et ténébreux, les effets spéciaux efficaces, bien pensés surtout, avec les passages en enfer, de l'action, même si l'ensemble est prévisible, c'est de qualité.

Guy Pearce qu'on a vu dernièrement dans le très rigolo Lock Out est un homme à la recherche du tueur et du violeur de sa femme. Le problème c'est que le choc sur la tête qu'il a reçu lorsqu'il a essayé d'appréhender ce dernier lui a fait perdre toute mémoire immédiate. Il se souvient parfaitement des événements jusqu'à la mort de son épouse, mais ne fixe rien après, il ne reconnaît pas les gens, se réveille de façon systématique sans savoir où il est. Pour apprendre à vivre avec ce handicap notre héros a des méthodes qui sont relativement au point, d'une part il se promène avec un polaroid pour noter les personnes, les lieux, et les points cruciaux, ensuite pour être sûr de ne pas oublier des événements fondamentaux il se fait tatouer sur le corps certains messages importants. Parmi les nombreuses problématiques de son quotidien, analyser par exemple s'il est en train de courir après un homme ou s'il se fait courir après, la manipulation dont il peut être la victime lui semble évidente, mais d'après lui il tient les clés, pas de problème, oh oh oh s'il savait. Le film est assez difficile à comprendre car on est largement placé dans la peau du personnage et on a énormément de mal à comprendre la découpe temporelle mais cela vaut le coup de s'accrocher, c'est original, sans pitié, réellement à voir.

21 jump street est une série télé qu'on regardait quand on était adolescent à mon âge, c'est à dire il y a bien longtemps. La série raconte comment des policiers au physique très jeune ont la responsabilité d'introduire les milieux étudiants pour mener leurs enquêtes, c'est la série qui a révélé Johnny Depp au grand public. Pas de Johnny Depp, enfin pas tout de suite, mais Jonah Hill le grassouillet intello victime lorsqu'il est au collège et Channing Tatum le capitaine de l'équipe de football, une sorte de gloire locale qui très mauvais en policier en uniforme intègrent cette brigade. Leur but, démanteler un vaste trafic de drogue, une drogue qui rend complètement fou et qui créé une vague de suicides chez les jeunes consommateurs. A leur arrivée, les deux hommes réalisent que les choses ont changé à l'école, ce sont les intellectuels qui dominent la FAC, les deux compères vont devoir réapprendre à devenir jeunes. Contrairement à la série qui se voulait particulièrement sérieuse, ici c'est la franche marrade, ou du moins on essaie, le film est résolument orienté comédie, tombe dans tous les clichés, les anciens et les passés. Le film n'est pas un mauvais divertissement, c'est par contre tout sauf la comédie du siècle, les liens avec la série originale sont minimes quand ils ne sont pas ridicules, on notera l'apparition de Johnny Depp à la fin du film.

 On a pu voir il n'y a pas si longtemps un remake de Blanche-Neige pour le moins fidèle au dessin animé de Disney, à l'instar de la guerre des boutons, il n'y a pas qu'en France où l'on a le bon goût de sortir deux films sur le même thème en même temps, les américains savent aussi être ridicules. Disons qu'à la différence tout de même, c'est que le traitement est radicalement différent, si Miroir, Miroir se contentait d'une transposition de l'univers de Blanche-Neige en "vrai", Blanche-Neige et le chasseur joue sur une catégorie radicalement différente, celle du film pour adulte. Ici la méchante reine incarnée par une Charlize Theron très convaincante est réellement méchante et c'est d'un grand coup de couteau pendant qu'elle consomme son mariage avec le père de Blanche-Neige qu'elle prend le pouvoir. Exit ici les Hé Ho On rentre du boulot, nous voilà dans un grand film d'action en armure, avec même des nains qui meurent, un peu comme s'il y avait eu la volonté absolue de salir ou de dénaturer le mythe. Le film est plutôt bien fait, les effets spéciaux réussis, on peut toutefois s'interroger sur la nécessité de reprendre cette histoire à part bien évidemment pour faire le bad buzz, sans les références le film aurait très bien pu se suffire à lui-même.

Will Smith et Tommy Lee Jones sont les hommes noirs, ils ont la charge de régler les petits tracas quotidiens avec les extraterrestres sur notre planète. Seulement un beau jour, un super méchant vraiment méchant s'évade de la prison dans laquelle il était enfermé par Tommy Lee Jones et décide de retourner dans le passé pour supprimer l'agent qui a su stopper son plan machiavélique, Tommy Lee Jones lui-même. Will Smith n'a d'autres solutions que de remonter le temps à son tour pour empêcher l'odieux assassinat et comme à son habitude sauver l'univers. Difficile de ne pas être séduit par cette série, de gros effets spéciaux, de l'originalité, beaucoup d'humour, Men in black III ne déroge absolument pas à la règle pour notre plus grand plaisir.

Nous sommes dans le futur, pas loin de 2100, des scientifiques font une découverte étrange dans une grotte qui laisse supposer qu'une vie extraterrestre nous attend quelque part et qu'elle a plein de choses à nous raconter. Plutôt que d'attendre qu'ils passent prendre le thé, embarquons dans le Prometheus pour leur rendre visite. Prometheus est donc comme vous l'aurez compris un film de science-fiction, il est nécessaire de préciser qu'il s'agit d'un film de Ridley Scott qui n'est autre que le réalisateur d'Alien, on peut donc imaginer qu'il ne s'agit pas de la croisière s'amuse et qu'on aura de la boucherie à tous les étages surtout quand celui-ci se positionne comme étant le préquel du même Alien qui n'est pas une comédie romantique. Pas grand chose à dire sur ce film, on se croirait dans Dead Space c'est du grand classique, trop de questions en outre restent en suspend et c'est donc sans trop d'impatience qu'on attend la suite, juste avec une saine curiosité.

The Dictator est le dernier film de Sacha Baron Cohen, ou disons plus qu'un film, une œuvre. Lorsque Sacha Baron Cohen fait un film, la promotion dure pendant 6 mois où il incarne son rôle sur les plateaux télé débarquant ainsi en tant que dictateur ou commentant l'actualité politique, comme à l'époque de l'élection française où ce dernier avait fait une intervention pour dire que le seul qui méritait d'être président c'était DSK. C'est donc peu dire que chaque film de Sacha Baron Cohen est un événement, un événement qu'on aime ou qu'on déteste. Contrairement à Borat ou Bruno, il s'agit ici d'un tournage classique et pas d'un "documentaire", à l'instar d'Ali G. The Dictator c'est donc un dictateur comme son nom l'indique totalement inculte qui possède une masse de pétrole incalculable, qui veut son arme nucléaire pour bombarder les autres, la routine. A force de menacer le monde occidental, le général est obligé d'aller aux États-Unis pour faire un discours rassurant. Son oncle qui convoitait le pouvoir en profite pour essayer de le faire assassiner mais le dictateur parvient à s'évader sans sa barbe ce qui le rend totalement méconnaissable, il est forcé de s'intégrer à la population où il va travailler dans une association tenue par Anna Faris qu'on ne présente plus. Alors qu'on pouvait s'attendre à un film plus commercial, car plus de moyens, le film s'offre le luxe du politiquement très incorrect sur un nombre de sujets incroyables. Totalement irrévérencieux, soutenu par une excellente bande originale, The Dictator est excellent si on a un humour un peu particulier.

Dans les années 1800, Johnny Depp vit dans une famille riche et bourgeoise, tout va plutôt bien pour lui. Il a le tort de délaisser une jeune femme et d'en aimer une autre, la faute à pas de chance celle-ci est une sorcière et transforme 21 jump street en vampire et en profite pour l'enterrer pour l'éternité. C'est dans les années 1970 qu'on déterre l'homme, enfin le vampire, dont le premier réflexe est de retourner voir les siens, il trouve ses descendants en mauvaise posture, ruinés, la sorcière toujours vivante continue à leur nuire à travers les siècles. Notre bon vampire va faire le nécessaire pour redresser le cap et pourquoi pas trouver l'amour. Énième film du tandem Tim Burton, Johnny Depp, il s'agit pour moi du film de trop. En effet, on retrouve encore Johnny Depp dans ses personnages haut en couleur où il en fait des tonnes, dans ces univers fantastiques sombres peuplés de monstres, comme une impression de déjà-vu. On ne peut pas dire que Dark Shadows est un mauvais film, bien au contraire, il rencontre toutes les qualités de réalisation des films de Burton mais à force de répéter la même chose le duo peine à se renouveler, cela fini par devenir lassant.

Patrick Chesnais aurait tout pour être heureux, c'est un peintre célèbre entouré d'une famille qui l'aime, mais seulement il étouffe. Le quotidien, les petites habitudes, il ne supporte plus rien, il ne se supporte plus et décide d'en finir avec la vie. Il quitte le domicile conjugal avec un fusil. N'arrivant pas à mettre fin à ses jours, il part en direction de la mer pour retrouver le goût de la peinture. Sur sa route il va rencontrer une jeune fille mise à la porte par sa mère, une adolescente rebelle avec qui il va s'installer dans une petite maison. Le film est basé sur le classique, j'ai des problèmes, tu as des problèmes, dans notre malheur nous arrivons par notre complémentarité totalement improbable à résoudre nos soucis. Classique mais si bien joué par Chesnais très crédible en homme qui n'en peut plus, bienvenue parmi nous est un film à voir.

Henry Cavill part rejoindre sa famille en Espagne, sur un bateau, pas réellement de gaieté de cœur, son père Bruce Willis est un homme avec qui il a toujours entretenu des relations difficiles. Après une engueulade de plus, il part sur la côte faire des courses, à son retour tout le monde a disparu, des traces de lutte et de sang. Assez rapidement il retrouve son père, le si chauve Bruce Willis et découvre que celui-ci est un agent secret, et qu'il est compromis dans une sale histoire de valise. La suite on la connaît, affreux chantage pour revoir la famille vivante, trahison et gros flingues. Sans issue n'innove en rien dans le film d'action, il a le mérite d'être efficace et réussi.

Mel Gibson vient de commettre un braquage, habillé en tenue de clown c'est un détail mais ça montre l'esprit du film et file avec 2 millions de dollars et un collègue presque mort en direction du Mexique où il se fait cueillir. Il est mis dans une prison assez particulière puisqu'il s'agit d'une ville complète avec femmes, enfants, commerces. Assez rapidement il essaie de se faire sa place et une réputation au sein de cet univers carcéral où il rencontre un enfant de 9 ans dont les parents ont été condamnés pour trafic de drogue. Un enfant qui a son importance pour le grand patron de la prison puisque son foie est compatible et c'est le seul. Mel Gibson ne pourra faire autrement que de venir secourir le gamin et accessoirement de séduire sa maman veuve, le foie du papa ayant déjà servi. Amusant, efficace, Get The Gringo est une vraie réussite.

Ryan Reynolds n'avait certainement pas envisagé sa vie d'agent secret de cette façon. En effet, alors qu'il pensait vivre des aventures périlleuses à travers le monde, le voici gardien d'une safe house en Afrique du sud. Une safehouse c'est un local qui va de l'hôtel à la salle de torture pour les touristes de passage, agent de la CIA et prisonniers qui vont avec. Enfoncé dans une routine dont il aurait pu se passer, le beau Ryan s'est quand même trouvé une fiancée avec qui il passe des jours heureux ... jusqu'au jour où ... DENZEL WASHINGTON débarque, le plus gros traître de l'histoire de la CIA, l'homme qu'il faut absolument attraper lui et tout ses secrets. Alors qu'il se contente d'être simple portier, la safe house n'est pas si safe que cela et ça tourne à la fusillade, le voilà dans l'obligation de s'évader avec son prisonnier si dangereux et si recherché. A l'instar de sans issue on est dans le film d'action classique mais efficace, ça remue beaucoup, à voir.

Cloclo c'est l'histoire de Claude François, vous savez ce type très énervé qui chantait avec des filles à moitié nues comme dans le gangsta rap mais pas vraiment le même style, qui faisait un très mauvais électricien. Pour quelqu'un de ma génération, Claude François est incontournable, enfin surtout pour nos mères. J'ai dû déjà le raconter sur le blog, mais je me souviens d'un ami dont la mère avait une photo de lui en robe de communion et à côté une photo de Claude François. Comprenez que quand on a 37 ans et qu'on regarde Clo Clo on n'apprend pas grand chose parce qu'on a beaucoup vu de reportages, d'émissions spéciales, qu'on a beaucoup entendu sa mère chanter et que finalement on pourrait penser que le film est inutile, bien au contraire. Jérémie Renier qu'on avait vu dans Les Aventures de Philibert, capitaine puceau est quand même un grand malade, un gars possédé. Déjà très convainquant en remix de Jean Marais et des acteurs de films de cape et d'épées, il faut dire que la performance qu'il réalise en tant que Claude François est assez bluffante, à chaque moment on a la sensation qu'on a fait un docu réalité sur Claude François. Le film dans sa construction est classique, le mythe n'est pas égratigné mais on ne laisse rien passer à l'artiste, maniaque de la propreté, perfectionniste, obsédé par son image, oui je crois qu'on peut le dire, Claude François aurait été un grand blogueur.

Clovis Cornillac présente l'émission de radio numéro 1 en France, la matinale. Son personnage fait un peu penser à Maurice qui enflammait les nuits de Skyrock en pourrissant les auditeurs. Accompagné de Manu Payet, Pascal Demolon et de quelques autres, la place de numéro 1 leur donne une espèce d'arrogance qui fait qu'ils ont tendance à faire plus ou moins n'importe quoi. A force, ils finissent par se retrouver numéro 2 et sont ainsi propulsés sur les routes de France dans tous les coins perdus pour relancer leur audience. Radiostars est une comédie qui joue énormément sur les clichés, les clichés des animateurs radios, les clichés sur la province, mais c'est particulièrement bien fait. Les acteurs y sont certainement pour beaucoup, l'esprit bande avec chaque personnage qui possède ses caractéristiques facilite encore le cliché mais permet de placer des situations assez cocasses. Il y a de nombreuses scènes vraiment drôles, le lèche-bottes de service qui pense avoir gagné 30.000 € à un jeu de grattage et qui se rebelle en direct ou l'incroyable scène de la femme du rappeur qui fait un véritable scandale à son mari type armoire normande, où la jeune femme mérite sans aucun doute le prix d'interprétation féminine de la plus grande scène de ménage jamais tournée au cinéma. Un film frais, drôle, attachant, à voir.

Guy Pearce est un super agent secret mais la faute à pas de chance, il se fait piéger. Une preuve pourrait le sauver, une fameuse mallette qu'un complice à lui aurait mis en sécurité mais la faute à pas de chance, le complice en question a été incarcéré dans une méga prison futuriste où l'on a cryogénisé les 500 prisonniers les plus dangereux du monde, une prison vaisseau spatial, imaginez un peu. Pour aller vérifier si les effets de la cryogénie ne sont pas mauvais pour les méchants en prison, on a envoyé une équipe d'observateurs et figurez-vous que dans cette équipe d'observateurs, il y a la fille du président des États-Unis, rien que ça. A cause d'une faute évidente de professionnalisme des agents de sécurité, les 500 méchants sont libérés et devinez qui va devoir sauver la fille du président des États-Unis, notre super agent lui-même qui voit là l'occasion de se réhabiliter en libérant quand même une personnalité (je suis une célébrité, sortez-moi de là !) et de trouver une piste pour la fameuse mallette. Vous l'aurez compris Lock Out n'est pas une comédie romantique, c'est un film d'action particulièrement efficace auquel on pardonnera les nombreuses incohérences car il réunit tous les éléments pour faire un succès : de la poutre, de l'humour et de la poutre bien sûr.

Patrick Bruel un homme d'affaire qui a fait peu d'études mais qui affiche une vraie réussite financière. Il va manger chez sa soeur Valérie Benguigui une caricature de professeur qui a épousé Charles Berling une caricature d'universitaire pédant, ils sont accompagnés de l'ami d'enfance Guillaume De Tonquédec ami effacé et confident de Valérie Benguigui. Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiick annonce la bonne nouvelle, il va avoir un fils, un magnifique garçon qu'il va appeler Adolphe. Attention pas Adolf comme le dictateur, mais bien Adolphe comme le héros de littérature. Ce qui paraissait comme une mauvaise blague va faire exploser totalement la soirée, les relations entre les individus, faire remonter à la surface les non-dits, les petites rancœurs et quelques autres bricoles encore. Le prénom est l'adaptation d'une pièce de théâtre et ça se sent. Univers fermé, de grandes emphases, tout s'appuie sur le jeu des acteurs, sur les textes, c'est réussi, tout est à la hauteur. Néanmoins je donnerai tout de même un petit bémol, était-il vraiment nécessaire tant la réalisation est proche de celle du théâtre de faire une adaptation en film ? Je pense que la réponse est certainement oui parce qu'avec plus de 3 millions d'entrées, la justification est au moins financière.

Mathilde Seigner et Marina Foïs sont sœurs. La première, insensible, n'a de considération que pour ses enfants, elle est incapable de garder un homme, la seconde si elle a un véritable équilibre dans son couple multiplie les avortements et vit dans l'angoisse d'être mère. Leur problème, c'est maman, Josiane Balasko une femme qui vient de se faire larguer par son toyboy et qui décide d'aller à la capitale pour se faire loger par ses filles dont elle n'a plus de nouvelles depuis qu'elles ont fugué il y a 20 ans. Lassées de subir la méchanceté de leur mère, les deux femmes décident de la kidnapper pour la forcer à les aimer. Plutôt raté comme film, encore un victime de sa bande annonce où l'on voit Marina Foïs le fusil à la main menaçant sa mère pour qu'on l'aime. On imagine dès lors un film dynamique, ce n'est absolument pas le cas, ambiance particulièrement lourde et pesante, tout est basé sur l'aspect psychologique de la relation entre entre les trois femmes. On s'ennuie beaucoup pour un final hautement prévisible pour un film dont on ne sort rien.

Matt Damon est un journaliste de l’extrême, mais malheureusement les événements de la vie vont lui faire quitter ses aventures folles, son épouse vient de mourir et le laisse avec deux jeunes enfants. Il cherche à trouver une maison qui ne lui rappelle pas son amour perdu, une maison grande à la campagne, loin de la ville pour éduquer ses petits. Cette maison il va la trouver, une grande maison pas chère, une aubaine en quelques sortes, mais il y a une condition, il faut toujours se méfier des bonnes affaires, avec l'achat de la maison l'acquéreur s'engage à entretenir le zoo qui va avec. Matt Damon va devoir mettre tout son courage et tout son argent surtout pour relancer cette affaire mais comme vous le savez dans tout bon film américain il ne peut pas échouer, si les animaux étaient morts d'une pandémie à la moitié du film ça aurait été moins drôle. Nouveau départ est un film familial gentillet où l'on a quand même du Matt Damon et du Scarlett Johansson ce qui a du coûter plus cher que tous les animaux du zoo réunis. J'aurai tendance à dire que c'est quand même sortir un gros casting pour pas grand chose même si le film en lui-même est bien sympathique, il ne casse pas trois pattes à un canard qui n'est pas un animal de zoo d'ailleurs.

Julie Delpy est Française, elle vit à New York avec Chris Rock un animateur de radio. Elle est photographe et va monter sa première exposition, un moment important de sa vie, pour faire monter le buzz elle décide même de vendre son âme. Durant deux jours (2 Days In New York) va débarquer sa famille très fortement franchouillarde composée de sa sœur une psy nymphomane, le copain de sa sœur qui n'est autre son ex, son père, interprété par le propre père de Julie Delpy à la ville si franchouillard qu'il se fait arrêter à la douane avec des fromages. 2 Days In New York est réellement une bonne comédie, très bien interprétée, drôle et inventive. Le choc des cultures entre cette famille française qui entre au sein du foyer américain, ce couple qui fonctionne si bien, est réellement amusant, beaucoup d'originalité, des dialogues riches et des situations impossibles comme Julie Delpy qui va en venir aux mains avec un chanteur qui a acheté son âme. A noter un Chris Rock à des années lumières de ses rôles en mari sérieux, un rôle qui lui va d'ailleurs assez bien.

Fred Testot est en vacances au bord d'une plage somptueuse, accompagnée d'une non moins somptueuse brésilienne avec qui il partage sa vie, mais ça ne va pas. Aigri, méchant, la médecine du travail lui diagnostique une dépression nerveuse. Ses meilleurs amis sont là pour le soutenir Arié Elmaleh "le frère de" qui fait quand même sa petite carrière, un père de famille hautement comblé, trop certainement qui regrette une carrière de chanteur ratée, Jonathan Lambert qui essaie désespérément d'avoir un enfant avec sa femme, Ary Abittan qui cache derrière son humour les angoisses de ne pas faire plaisir à ses parents juifs très traditionalistes qui voient d'un mauvais œil la relation du fils avec une jeune femme catholique et aveugle. En fait tout va mal pour tout le monde, et c'est ensemble qu'ils vont parvenir à remonter la pente. Quatre homme, des problèmes, on pourrait penser qu'il s'agit d'un remix du cœur des hommes, on n'est pas vraiment loin. Il s'agit d'une comédie gentillette, on sourit souvent, il y a un happy end mais quel sentiment de déjà vu ! Dépression et des Potes pioche dans tous les clichés pour donner un patchwork sans originalité mais qui se regarde quand même.


Detachment c'est l'histoire de Adrien Brody, un professeur remplaçant et n'y allons pas par quatre chemins, c'est à la fois le film du moment qui fait plaisir et la claque dans la gueule. La claque dans la gueule car on est à des années lumières du film professoral traditionnel, c'est un film difficile, sans compromis qui colle à une réalité, c'est pas le cercle des poètes disparus où les enseignants sont des super héros. Adrien Brody est un enseignant remplaçant, donc encore plus difficile qu'un enseignant titualire qui a choisi de se détacher au plus pour se blinder. Seulement un beau jour tout explose, il héberge une jeune prostituée chez lui qu'il tente d'éduquer, son grand père interné se porte de plus en plus mal, l'une de ses élèves est sur la pente descendante, l'ensemble fait que sa méthode pour s'extraire de son contexte ne tient plus la route, il est dans l'obligation de s'impliquer. Le film ne fait pas dans la dentelle et mélange à la vie d'Adrien Brody des témoignages réels d'enseignants, des animations à la craie sur le tableau noir, les flashbacks sont traités avec des filtres façon pinterest, l'ensemble est donc artistique et fait parfois penser à un documentaire. C'est le film qui fait plaisir, en tout cas qui me fait plaisir, le scénario certainement qui montre les ravages du métier, mais ausi Adrien Brody ce très grand acteur qui renoue enfin avec le cinéma de qualité, la présence de James Caan qu'on a vu dernièrement dans la série Las Vegas qui fait du très bon cinéma en enseignant cynique et désabusé, Lucy Liu qui pour la première fois de sa carrière joue la comédie. Un must.

Un jour une bande de vieux anglais pour des raisons aussi diverses que variées comme se faire opérer de la hanche à bas prix, fuir un pays où la vie est trop chère, trouver un vieux mari riche ou encore un amour (homosexuel) perdu se retrouvent à s'embarquer pour l'inde séduits par la brochure de l'Indian Palace, qui sur le papier est un hôtel de luxe. A l'arrivée, la situation est toute autre, il s'agit d'un vieil hôtel tenu par Dev Patel l'acteur du formidable Slumdog Millionnaire, un jeune homme un peu fou qui veut essayer de reprendre la suite de son papa décédé tout aussi fou sous le regard désapprobateur de sa mère qui lui souhaite une carrière plus sérieuse comme son frère. On pourrait penser au pitch qu'il s'agit d'une variante de et si on vivait tous ensembles, le film est toutefois beaucoup moins grave. Sa construction est celle d'un épisode de la croisière s'amuse, au départ tout va mal, mais on sait que ça va s'arranger derrière. Si la construction du film est effectivement classique, tout comme le scénario, tout comme la philosophie où tout le monde sort grandi par l'aventure, l'ensemble est tout de même très agréable et se regarde très bien.

Louise Monot va se marier, pas de chance ce n'est pas avec Lannick Gautry car il n'a jamais eu le courage de la demander en mariage, elle n'a pas attendu. Et pourtant le jour du mariage, sur une table d'invités, ils remettent ça en souvenir du bon vieux temps et l'ambiance aidant les cartes des invités sont éparpillées par terre. C'est à l'amant donc qu'incombe la charge de remettre les invités au bon endroit, de faire le plan de table, sont présents : Elsa Zylberstein et Franck Dubosc, la femme du second. Elle totalement écrasée dans son mariage femme soumise, lui homme volage. Shirley Bousquet et Mathias Mlekuz un couple qui essaie désespérément d'avoir un enfant, surtout elle mais qui n'y arrive pas. Arié Elmaleh, toujours le "frère de" un photographe qui n'arrive pas à percer, et Audrey Lamy une jeune femme qui n'arrive pas à garder un homme. Dans une première partie du film, du fait d'avoir agencé les gens d'une certaine façon, vont se succéder un ensemble d’événements pas nécessairement heureux, alors il recommence et nous revoilà repartis depuis le début du film sur d'autres événements jusqu'à trouver la combinaison qui va bien. Si l'idée n'est pas réellement originale, (SLIDERS LES MONDES PARALLÈLES !!!), elle est bien traitée, le film est efficace, à voir.

Il n'y a pas si longtemps souvenez vous sont sortis deux films sur le thème de Blanche Neige, blanche neige et le chasseur où blanche neige poutre la reine une sorcière ce qui est pour le moins différent et original et celui-ci. Blanche Neige est une jeune fille dont le papa est mort et qui malheureusement vit avec sa belle mère. La suite on la connaît, comme elle est trop belle, la reine Julia Roberts l’entraîne dans la forêt pour qu'elle se fasse assassiner, et c'est là qu'elle va rencontrer ses nouveaux amis, des personnes de petites tailles qui pour donner un peu d'originalité à l'aventure sont des voleurs !!! Ouhhhhh je trépigne tellement c'est différent. Les différences sont vraiment légères, on dira que le film joue avant tout sur la carte de l'humour, et que Blanche Neige est moins coucourde que son illustre aïeule, l'ensemble donnant une comédie assez réussie qui séduira surtout les plus jeunes.

Lucien Jean-Baptiste réalisateur et interprète de 30° Couleur s'est taillé un rôle sur mesure. Il interprète en effet un film à la limite de l'autobiographie, celle d'un homme qui a quitté les Antilles il y a trente ans et qui doit y revenir pour la mort de sa mère. Entre temps, de l'eau a coulé sous les ponts, d'un enfant joyeux et plaisantin il est devenu présentateur télé, rigoureux, un père autoritaire avec sa fille. Alors qu'il pensait que l'enterrement ne durerait que trois jours, les choses vont se compliquer lorsque le corps de sa mère va disparaître et qu'il va devoir la retrouver en plein carnaval. Moyen ce film, trop classique, trop dans la caricature, trop office du tourisme. Avec ce noir qui refuse ses origines et qui va au travers de son périple se "souvenir", avec tous les clichés qu'on peut voir sur les îles, le film ne fait pas dans la finesse. On notera toutefois la performance de Edouard Montoute, l'Antillais de service dans de nombreux films, à tort, qui incarne l'ami d'enfance un peu fou qui fera office de guide initiatique, une énergie assez impressionnante pour un personnage plus profond qu'il en a l'air.

Emmanuelle Devos et Pascal Elbé sont mari et femme, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles en Israel, enfin comme ça peut aller, jusqu'au jour où le fiston va faire son service militaire. Ce n'est pas tant le fait qu'il devienne militaire qui pose problème aux parents mais plutôt le retour du test sanguin qui est incompatible avec celui des géniteurs. Forcément les interrogations se portent sur Emmanuelle Devos, tout le monde lui demande ce qu'elle a bien pu faire il y a 18 ans et surtout avec qui (coquine). L'épouse affirme avoir été fidèle et il fallait compter sur l'audace de la scénariste pour nous faire un remake de la vie est un long fleuve tranquille version Israélo-Palestinienne. Oui il fallait l'oser, les enfants ont été échangés à la maternité ! La ficelle est quand même un peu grosse, et surtout très intentionnelle. Par cette histoire très tirée par les cheveux, on voit qu'on a voulu montrer l'absurdité de la guerre, la bêtise tout ça, etc ... comme dans la vie est un long fleuve tranquille mais en pas drôle. Le fils de l'autre fait mouche, mais peut être pas dans le sens que l'attendait la réalisatrice, c'est la qualité du jeu des acteurs qui maintient le téléspectateur devant son écran, plus que la réflexion qu'on essaie de faire passer au chausse pied.

Battleship est un film avec Rihanna avec un budget de 200 millions de dollars. En ces quelques mots il est difficile de ne pas avoir une opinion négative sur ce block buster et on a bien raison. Battleship est une variation sur le thème des aliens qui débarquent sur terre pour tout faire sauter, l'originalité ici c'est qu'ils sont de gros poissons qui marchent, si bien que la bataille a lieu sur les océans. Le film est d'un patriotisme américain à vomir et encore c'est un euphémisme, les dernières trente minutes méritent de rentrer au panthéon de l'américanisme primaire, c'est presque beau. Dans l'ensemble, le film fait ce qu'il a à faire, des explosions, un héros immature qui sauve le monde, enfin bref la routine. A voir le cerveau déposé sur la commode de l'entrée.

Michaël Youn est un cuisinier de talent, le seul problème c'est que les restos routiers ou les restaurants de quartier ne sont pas capables de voir le fabuleux cuisinier qu'il est, sa femme attendant un enfant il se voit contraint d'accepter un travail de peintre dans une maison de retraite. De son côté Jean Reno est un chef particulièrement côté mais qui subit la pression de Julien Boisselier, un méchant patron qui considère que Jean Reno est complètement dépassé, il attend que le guide Michelin passe pour le déclasser et le remplacer par un chef cuisinier super hype. La rencontre des hommes qui va se produire par hasard va changer leur vie et ce sera beau. On ne sera pas surpris d'apprendre que le film et Jean Reno ont été nominés aux Gérard, l'acharnement que met Jean Reno pour pourrir sa carrière est spectaculaire, il faut quand même se rappeler que le gars c'est Léon, enfin c'était. Digne des plus mauvaises séries B de TF1, comme un chef est un formidable navet.

François Damiens est un raté, une déception pour tout son entourage. Un jour il reçoit un appel commercial où une chaîne de magasins lui propose de gagner un repas avec Eddy Merckx dont le père est fan, il y voit là une occasion pour se réconcilier avec son père. Le problème c'est qu'on lui impose de venir en famille, il demande donc à son ex-femme de venir l'accompagner et il récupère un petit voisin placé en famille d'accueil. Seulement, être une vraie famille ne s'improvise pas, il va donc emmener tout ce beau monde à travers son histoire, pour créer une véritable famille et gagner son concours. Jolie histoire ce Torpédo, bien pensée, bien écrite, bien jouée, tendre, à voir.

Dans un monde futuriste après une guerre qui a semble-t-il opposé les populations des campagnes à celle des villes, la ville a gagné. Pour se rappeler ce joyeux souvenir de la raclée, la ville organise les Hunger Games où deux représentants de chacun des douze districts, garçon et fille, vont avoir la joie de s’entre-tuer dans un tonnerre d'applaudissements. Le film est pour le moins classique et suit toutes les mécaniques du cinéma américain, la jeune fille remplace sa pauvre petite soeur, le gars qui l'accompagne elle a du mal à le sentir mais on sait déjà qu'ils finiront heureux avec de nombreux enfants. Dans l'ensemble le film est efficace, la partie avant la bataille est assez bien faite puisque les candidats sont présentés comme des personnages de Real TV, on fait comprendre l'importance de l'émotion, les sponsors pouvant en effet faire distribuer des médicaments ou des avantages pour son candidat préféré. Comme on peut facilement le comprendre la critique du système télévisé est omniprésent ce n'est pas assez lourd pour gâcher le film qui reste une réussite.

Chris Pine et Tom Hardy sont des agents spéciaux, des espèces de James Bond qui résolvent les situations les plus impossibles à coups de gros gun. Si pour eux affronter tous les dangers est simple la vie sentimentale est moins facile. L'un est un coureur de jupons invétéré, l'autre a divorcé de son épouse, papa d'un petit garçon il a du mal à s'en remettre. La vie est parfois bien faite et ils vont croiser le jour même Reese Witherspoon dont ils vont tomber tous les deux amoureux. Les deux amis sont inséparables et ce n'est pas une fille qui va s'immiscer entre eux, ils décident donc de mener la lutte à la loyale sauf que ce sont des hommes, qui ont à leur disposition tous les moyens humains et technologiques qu'ils vont utiliser en force pour se départager. Target est une très très très bonne comédie d'action, beaucoup d'idées, des scènes vraiment drôles, le paintball par exemple est assez énorme ou la fausse famille, on s'amuse beaucoup, à voir.

Albert Nobbs c'est le personnage qu'incarne Glenn Close dans le film, une femme qui se travestit en homme au XIXème siècle pour gagner sa vie et son indépendance. Glenn Close mérite ici tous les oscars et les césars du monde tant son interprétation et parfaite, dans la retenue, dans la crainte d'être démasquée, c'est prodigieux. Son personnage, celui d'une femme qu'on découvrira brisée, est celui d'un maître d’hôtel aux manières impeccables, mal à l'aise qui aspire un jour à monter son petit commerce, un tabac. Un jour, un événement vient bouleverser sa vie, elle découvre qu'une autre femme vit comme elle, plus fort encore elle s'est mariée avec une autre femme, ce qui en soit est une performance et alors notre bonne Albert se dit qu'une autre vie est possible, avec une couverture sociale en plus. Cela dit vous l'aurez compris, avec tant de femmes ça ne peut pas finir bien. Albert Nobbs s'inscrit dans la catégorie des grands films, et comme souvent les grands films sont un peu longs et ennuyeux, Albert Nobbs n'échappe pas à la règle, l'interprétation de Glenn Close tient toutefois le spectateur jusqu'à la fin, un film à voir, le mouchoir à la main.


Thomas Horn est un gosse assez bizarre, un enfant qui a peur de tout, assez intelligent et torturé, il a pour parents Tom Hanks un grand acteur et Sandra Bullock l'une des plus mauvaises actrices du monde qui parfois est capable de surprendre, c'est le cas ici, le fait de peu la voir aide beaucoup. Le gamin est proche de son père, un homme passionné, cultivé, qui essaie de rassurer son fils par ses histoires, celui-ci aura la mauvaise idée de mourir le 11 septembre dans les tours du Wall trade center. L'enfant trouve une clé dans un vase, et connaissant son père, il se dit qu'il y a nécessairement une énigme derrière, et nous voilà partis dans la quête du gosse à la recherche de la serrure pour la clé et de ce fameux "black" qui serait associé avec. La fiche Allocine dit que le film extrêmement fort et incroyablement près est pour les enfants à partir de 10 ans, c'est une hérésie, le film est trop dur à comprendre, les enfants de cet âge ne peuvent saisir l’événement qui aura radicalement changé les choses, sa portée. La narration en outre est réellement celle d'une "quête pour enfant", puisque notre gosse a ses armes pour lutter contre les événements, il rencontrera de plus tout un tas de personnages "fantastiques" à la recherche de la clé et de black. Les critiques ont été assez négatives, il est vrai que le film joue énormément sur la corde de l'émotivité, trop peut-être, sur les informations qui parviennent au spectateur, trop riche pour un enfant, mais pour ma part j'ai été complètement captivé par cette fable moderne, dans un univers atypique, pour le moins névrosé mais totalement fascinant, un indispensable.

Sam Worthington ancien policier a été incarcéré pour vol, il réussit à s'échapper de la prison lors de l'enterrement de son père. Au lieu de couler une vie bien heureuse au Nouveau-Mexique avec une tequila dans chaque main, le voici en haut d'un immeuble, dos au mur, où il menace de se suicider si on ne fait pas venir Elizabeth Banks une enquêtrice de police spécialisée dans les négociations avec les suicidaires. Pourtant, notre homme n'a pas l'air d'avoir envie de sauter dans le vide, et puis pourquoi avec son oreillette il communique avec son frère qui est en train de s'introduire dans l'immeuble d'en face ? Que de mystères mystérieux entourés de mystères. Dos au mur est un bon film, qui réunit tous les genres, Ocean Eleven en tête, des trahisons, de l'action, des rebondissements, il ne déclenchera pas de claquage de cerveaux du fait d'utiliser des ficelles du diamètre du tunnel sous la manche, il reste un très bon divertissement.

John Carter est un ancien héros de guerre genre cowboy, qui a perdu femme et enfant, il est l'ombre de lui-même. Il boit, se bat, et son seul but c'est de trouver de l'or dans une mine. Dans la mine ce n'est pas de l'or qu'il va trouver mais un téléporteur qui va le projeter sur Mars. Mars la planète rouge, n'est pas le club méditerranée auquel on pourrait penser mais une planète brisée par les conflits. John Carter grâce à des lois de la gravitation très élaborées se révèle avoir des super-pouvoirs de gazelle, et on le surnomme très rapidement Marie Josée Perec, par quelques mauvais concours de circonstances, il va devoir sauver la planète. John Carter est surtout connu pour un flop retentissant avec un budget de 250 millions de dollars qui aura conduit le patron de Disney à la porte. Le film est loin d'être mauvais, pour le prix on se doute qu'on a de nombreux effets spéciaux de qualité (ce serait un comble), j'ai pour ma part bien aimé le côté Flash Gordon, très années 80, la grande aventure.

Les infidèles c'est l'archétype même du film pour lequel on se fait avoir par la bande annonce. En effet on vous montre les scènes les plus drôles mais totalement sorties de leur contexte, et le contexte justement ce n'est pas un film complet mais un film découpé en 7 sketchs, chaque sketch présentant une facette de l'infidélité masculine. Ça va du gars qui ne veut pas vieillir et qui fait sa romance avec une très jeune femme, à la crise d'un couple où l'homme passe aux aveux, en passant par le séminaire d'une société et le mauvais dragueur qui va d'échecs en échecs. A aucun moment durant la lourde promotion du film, puisque Dujardin était aux oscars pour The Artist et les affiches faisaient scandale en France, on donnait l'impression d'un film coupé en séquences. La première histoire démarre très fort et la frustration est assez intense de tomber sur une seconde scène plus molle, les sketchs sont inégaux dans leur qualité, l'ensemble n'est pas si mauvais mais décevant par rapport à ce qu'on pouvait attendre. Le film est dispensable.

Daniel Craig qui est beau, est un journaliste particulièrement célèbre travaillant pour le journal Millenium qui est désavoué lors d'une affaire. La claque est tellement médiatisée qu'il décide de prendre du recul. C'est un riche industriel en fin de vie qui va lui proposer une retraite dorée, une enquête sur la disparition d'une jeune femme qui a eu lieu sur l’île familiale il y a de très nombreuses années. La famille c'est un peu comme celle des Adams mais en pire, des méchants, des anciens Nazis, enfin bref un large panel de tueurs en puissance. Pour mener à bien son enquête il sera accompagné de Rooney Mara une jeune hackeuse surdouée mais psychologiquement un peu dérangée, même carrément cinglée qui va nous offrir quelques belles scènes pour la peine. Millenium est indéniablement le meilleur policier de ces dernières années, original, déjanté, différent, à voir d'urgence.

Nos plus belles vacances s'inscrit dans une catégorie de films qu'on ne fait plus, le film de vacances où l'on prend trois couples qui passent des vacances ensemble. Pour ajouter à cette désuétude, le film se déroule dans les années 70, 76 pour être plus précis. Tout démarre d'un adultère qui conduit un couple sur le lieu de naissance de l'épouse bafouée, la Bretagne, pas le cadre idéal pour des vacances. Si au départ, l'aspect campagnard a tendance à repousser les parisiens, d'autant plus que le "cocufieur" est juif et que dans l'arrière pays ça fait désordre, le sens inné des affaires de l'homme va changer littéralement la donne, puisque celui-ci va faire fructifier le village ce qui curieusement va annihiler les différences. En regardant ce film quand on a mon âge, c'est nécessairement un brun de nostalgie, même si je suis né en 75, les tenues vestimentaires, les coupes de cheveux, rappellent l'enfance et par conséquent on est un peu de parti pris. J'y ai vu un peu de Pagnol là-dedans, du Jean-Loup Hubert, du bon temps, de la sensibilité, une bien jolie comédie comme on savait en faire autrefois.

Vous aurez eu du mal à échapper à projet X, ce film qui présente l'organisation d'une soirée de "fous" de trois jeunes un peu has been qui par le biais des réseaux sociaux vont créer LA soirée incontournable et surtout immaîtrisable. Vous aurez eu du mal à y échapper car le film tourné à la façon d'un documentaire a inspiré certains jeunes à travers le monde et notamment en France où l'on s'est retrouvé avec des maisons brûlées et des fêtes qui ont largement dégénéré. Le film quant à lui m'a mis mal à l'aise, en tant que professeur, parent, adulte, c'est là l'apologie de la beuverie, de la destruction, de la méchanceté, le genre de choses qu'on combat au quotidien. A voir avant de laisser les clés de la maison à ses ados pour le weekend.

Une femme est retrouvée découpée en plusieurs morceaux pendant qu'un homme explose dans une voiture de luxe. Rapidement Jacques Gamblin fonctionnaire de police dépressif et suicidaire (original !) trouve son coupable, aussi abracadabrantesque que cela puisse paraître, il s'agit d'un accordeur de piano aveugle interprété par Lambert Wilson. Le plus difficile quand on est suicidaire et dépressif c'est de faire croire à cette thèse un peu folle, surtout que notre tueur n'est pas nécessairement si mauvais que l'on croit. Un film qui, il faut l'avouer, ne fait pas dans la finesse en employant des clichés vus et revus, il s'avère pourtant d'une efficacité remarquable, de l'action, de l'humour, le tandem des deux acteurs qui fonctionne particulièrement bien, c'est du bon.

Clovis Cornillac est marié à Mathilde Seigner, il est ouvrier en plein dans un conflit syndical, l'entreprise menace de fermer, vilains patrons. Le besoin d'argent se faisant pressant Yvan Attal licencié de ladite entreprise, ex mari de Mathilde Seigner lui propose de faire un coup pour récupérer des liquidités de la boîte. Cornillac ne dit rien à sa femme et se lance, mais le braquage tourne mal, des hommes sont tués. Pour ne pas donner d'explications à son épouse, il fait une mise en scène pour faire croire qu'il s'agit d'argent abandonné par des malfrats. Le problème c'est que la femme n'y croit pas, les forces de l'ordre sont rapidement sur la piste de Attal au passé violent, enfin bref ils sont dans la tourmente. Le film aurait pu être intéressant si la dénonciation moralisatrice de l'action des grosses sociétés capitalistes qui s'engraissent n'était pas omniprésente. Le film est globalement sauvé par les acteurs qui ne jouent pas nécessairement dans leur registre et le doute qui plane quant au final assez surprenant.

Nicolas Cage est le ghost rider et cette fois-ci, il a l'esprit de vengeance. Après avoir conclu un pacte assez sordide avec plus ou moins le diable dans le premier épisode, Nicolas Cage se transforme en squelette poutreur qui envoie les vilains en enfer, il lance des flammes, il a une moto de feu, enfin toute la panoplie. Mais bon c'est toujours la même chose, un enfant dans l'histoire qui intéresse particulièrement le mal, des moines qui doivent assurer sa protection mais quelle meilleure protection peut-on offrir à un enfant qu'un squelette qui envoie des flammes, je vous le demande ? J'aime beaucoup Nicolas Cage, un peu comme Jean Réno d'ailleurs qui partagent en commun le fait de faire des choix de films qui détruisent leur carrière ou ce qu'il en reste. Le premier Ghost Rider était assez mauvais, le deuxième fait la performance d'être encore pire, c'est mal joué, tout n'est que cliché, un film à éviter.

Un vieux professeur a trouvé le moyen de ressusciter les morts et a la bonne idée de lancer un ptérodactyle sur la ville de Paris semant le trouble sur la capitale. Pendant ce temps-là Louise Bourgoin alias Miss Météo alias Adèle Blanc-Sec est à la recherche de la tombe d'un médecin de grand renom qui aurait servi le pharaon Ramsès. En effet entre le vieux professeur qui peut ressusciter les morts et le médecin mort on aurait là une combinaison intéressante pour sauver la soeur d'Adèle Blanc-Sec dans le coma depuis cinq ans. Le début des aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec a le pouvoir de faire fuir le téléspectateur tellement c'est confus et énervé, il faut avoir la patience d'attendre une petite dizaine de minutes de retrouver Adèle Blanc-Sec en Egypte pour réussir à rentrer dans le film et ça vaut le coût d'attendre. Une très bonne aventure, un très bon divertissement, de bonnes répliques, on s'amuse beaucoup, à voir.

Il était une fois, une fois raconte l'histoire de François-Xavier Demaison un moitié belge moitié français qui tente de devenir maître d'hôtel dans un palace parisien prestigieux. Seulement les belges en France ne sont pas pris au sérieux, si bien qu'il n'a pas la place malgré ses compétences et s'en sort même humilié. Du fait de la situation il décide de se venger, avec toute sa troupe de collègues belges il se fait passer pour le prince de Belgique. Après une soirée qui ressemble à Project X, ils se retrouvent avec une bonne gueule de bois mais surtout une femme qui les a démasqués. Pour ne pas se faire dénoncer auprès de l'hôtel elle leur propose de faire un vol de bijou en continuant à se faire passer pour ce personnage royal que François-Xavier Demaison maîtrise si bien, bienvenue dans Ocean Eleven à la belge. Il était une fois une fois démarre très fort, la scène de fête dans l’hôtel pouvait présager un film au très fort rythme et puis après ça se calme, parfois un peu trop. Dans l'ensemble la comédie est drôle, la plongée au coeur des belges avec les belges de service est très réussie, c'est amusant même si ce n'est pas esclaffant.

Jason Statham, le fait d'évoquer le nom de l'acteur nous laisse supposer qu'on n'aura pas une comédie romantique, est une espèce de mercenaire d'élite, il travaille avec Robert De Niro depuis des années, mais là c'est le contrat de trop. La tripaille à l'air, trop de sang, c'est fini pour lui, il prend sa retraite. Seulement il est obligé de se relancer car son vieil ami s'est fait capturer pour un travail non fini. et si le travail n'est pas fait alors il sera exécuté. Le contrat n'est pas bien difficile, un vieil émir veut venger la mort de ses trois fils et veut que l'exécution des mandataires soit filmée, rien que ça. Mais comme dans tout film, il faut une part de mystère, on comprend assez rapidement que tout ne va pas s'arrêter à des exécutions sommaires, qu'il y a derrière tout ça une intrigue bien plus perfide et que notre super héros va avoir encore plus de fil à retordre que prévu. Il m'est difficile d'être objectif sur un film de Statham car je suis son plus grand fan, j'ai d'ailleurs décidé de perdre mes cheveux pour lui rendre hommage, il ne me manque plus que le physique et je serais son sosie. Par le fait, si on aime le genre coup de fusil et violence gratuite, on ne sera pas déçu par killer elite, pour les amateurs de comédie romantique, passez votre chemin.

Gaspard Proust interprète un critique littéraire qui a l'art de se faire des amis, il est détesté de l'intégralité de la capitale. Comme souvent dans ce métier, on cherche à faire un livre et son bouquin qu'il écrit sur sa séparation, l'amour dure 3 ans ne trouve pas d'écho auprès des maisons d'édition. Pourtant Valérie Lemercier va le publier et elle est la première à s'étonner du très grand succès que rencontre le livre. Gaspard Proust tient donc à préserver son anonymat pour ne pas se faire descendre par ses confrères mais surtout parce qu'il a rencontré Louise Bourgoin, la femme d'un de ses cousins dont il tombe éperdument amoureux et qui trouve que ce livre est d'une médiocrité sans égal, que l'auteur doit être un abruti sans nom pour avoir écrit ceci. L'Amour dure trois ans est l'adaptation autobiographique du livre de Frédéric Beigbeder, c'est d'ailleurs assez original, il réalise le film qu'il a écrit et qui raconte sa vie. Lorsque l'on connaît un peu le personnage de Beigbeder, sa nonchalance, ses excès, son humour, on se dit que le film sera drôle et étonnant, c'est le cas. Beigbeder puise directement dans le registre des comédies américaines et n'a pas du tout avoir honte de son film qui est d'un très bon niveau, un excellent divertissement.

Audrey Tautou partage sa vie avec Pio Marmai qu'on a vu jouer dans l'excellent premier jour du reste de ta vie, c'est l'amour fou, et puis c'est le drame, il meurt. Elle s'enferme dans le travail, devient plus dure, austère. Un jour, elle embrasse François Damiens sans savoir pourquoi, cet homme discret, pas très beau, avec qui à priori elle n'aurait rien à faire. Nous voilà parti pour 1h30 de comédie romantique, je t'aime moi non plus. La délicatesse est un film qui porte bien son nom, et c'est François Damiens le belge (un billet à thème ?) des caméras cachées qui la porte. En effet l'homme est doux, pas violent, ne sait pas s'imposer auprès des autres, est attentionné, et c'est cette qualité qui touche à juste titre Audrey Tautou mais qui pose problème aux yeux d'une société qui privilégie le cynisme et l'arrogance. Une jolie comédie, un brin conte de fée moralisateur qui pourrait faire croire aux gars gentils qu'ils finiront avec la chef des pompom girls alors qu'on sait pertinemment que c'est faux.

Voici La Vérité si je mens ! 3 le film qu'on n'attend pas vraiment, presque à la limite de l'imposition quand on voit la déferlante promotionnelle qu'a pu connaître le film avec l'équipe de rigolos sur tous les plateaux pour faire l'animation, la fine fleur de l'humour français en quelques sortes. Au final, est-ce que le film mérite d’être vu, oui, il n'est pas si mauvais que cela. La force du film réside entre autres dans le fait qu'en sortant tant d'années après le 2 on n'a pas besoin de revoir les précédents pour comprendre la relation entre les personnages, l'univers, ce qui n'est parfois pas simple dans les suites de suite. Richard Anconina continue de faire tourner la boîte familiale où travaillent Bruno Solo et Vincent Elbaz le mauvais dragueur, l'ennemi ici c'est bien sûr les chinois, et c'est d'ailleurs une caisse de montres de contrefaçon asiatique qui leur pose un gros problème avec les douanes qui leur tombent dessus et qui font cesser la production. On se demande d'où vient ce mauvais hasard et on se dit que Gilbert Melki si riche va pouvoir les sauver, sauf que la malédiction continue puisqu'il est contrôlé par les impôts (Léa Drucker). Ça sent le complot à plein nez, et on se demande comment nos héros vont pouvoir s'en sortir, et si la solution venait de José Garcia ? Un scénario qui tient la route, quelques scènes savoureuses, le film n'entrera pas au panthéon mais fait quand même le job.

Malveillance est un des vrais bons films à voir, un film espagnol, ceci n'est certainement pas étranger à cela, car il présente les choses sous un aspect peu conventionnel très loin des clichés du cinéma américain ou même français. Il s'agit de l'histoire d'un gardien d'immeuble qui ne s'accomplit que dans le malheur des autres. C'est ainsi qu'il s'acharne sur une jeune femme d'un naturel heureux, toujours souriante, et cela lui est insupportable. Original, assez sale, Malveillance est un film relativement psychologique qui change un peu de ce qu'on a l'habitude de voir, une réussite.

Une explosion se produit au coeur de New York, huit personnes se réfugient dans un abri anti-atomique monté par un parano de base qui pour le coup avait quand même raison. La vie s'organise, les jours passent, les réserves diminuent, l'ennui, la folie gagne du terrain. Rajoutons à cela l'arrivée d'hommes en blanc qui font sauter la porte et qui kidnappe la seule enfant du groupe et nous voilà dans une saine ambiance de colonie de vacances. The divide est un film très bien fait car il présente de façon toute à fait plausible l'évolution d'un petit groupe prisonnier dans un bunker aux réserves limitées. Film difficile mais passionnant, avec une fin qui laisse sous entendre une possible suite, pour ma part je serais partant car le film laisse en suspend de nombreuses questions.

The Last Son, la malédiction raconte l'histoire d'un enfant qui a le pouvoir de faire mourir tout autour de lui quand il a une grosse contrariété. Un peu comme l'incroyable hulk mais au lieu de devenir tout vert c'est tout le monde qui devient tout blanc à côté. Forcément ce n'est pas simple de maintenir une vie sociale et d'avoir des petits camarades, et c'est alors qu'il tue par accident la moitié d'entre eux qu'il prend la décision qui s'impose, aller vivre comme un ermite dans la forêt. Il aurait pu couler des jours heureux en tuant la moitié de la végétation et des animaux en se tapant un marteau sur la main, mais la destinée en a voulu autrement. Une jeune femme de son âge atteinte d'un cancer en phase terminale, fait une fugue, ils se rencontrent, c'est le coup de foudre. Et si l'amour changeait vraiment tout ? Je ne spoile pas plus que ça mais je sais que vous savez déjà ce qui va se passer derrière. The Last Son, la malédiction est une jolie petite fable, c'est mignon tout plein avec de si beaux sentiments.

Le pitch paraissait intéressant, Karine Viard est la voix la plus connue de France, elle sait écouter les gens, a un sens de la psychologie inné, et pourtant elle cache un très très lourd secret, une très très grosses souffrance. Elle a été abandonnée enfant, elle recherche aujourd'hui sa mère, et ça y est, elle vient de la retrouver. Alors qu'elle est si formidable à l'antenne, au quotidien c'est une femme très introvertie, et ne sait absolument pas comment aborder cette femme si populaire quand elle vit dans les quartiers chics de la capitale. Elle décide alors de s'immiscer dans sa vie par le biais de l'association caritative dans laquelle sa mère œuvre. La performance de Karine Viard qu'on voit souvent dans des films où elle lâche tout est admirable, car ici justement elle garde tout pour elle. Le problème c'est qu'une performance, ne fait pas un film, Parlez-moi de vous est un film qui devient très rapidement soporifique et pour lequel on peine pour arriver à la fin, tant tout repose sur des plans super longs sur l'actrice pour montrer sa souffrance et son mal être.

Nicolas Cage qui cette fois-ci ne se transforme pas en torche humaine est heureux en ménage, dans sa vie. Un soir, sa femme se fait très violemment agressée, et c'est à l’hôpital qu'il reçoit la visite d'un homme qui lui dit qu'on peut tuer l'agresseur de sa femme en échange d'un petit service, une forme de troc en fait. Après avoir hésité, pas trop longtemps, il accepte, rapidement on lui présente la preuve de la mort de l'agresseur. Les mois passent, son épouse remonte la pente progressivement, et il en vient à oublier le pacte qu'il a conclu jusqu'au jour où on l'aborde pour l'inviter à honorer son contrat moral. Alors qu'il pensait s'engager vers un acte simple, on lui impose de tuer un homme qu'on présente comme un délinquant sexuel. Peut-on tuer sur la parole d'un autre et parce qu'on est redevable ? C'est la question à laquelle Nicolas Cage va s'efforcer de répondre entre deux tueries. J'expliquais plus haut que Nicolas Cage prenait un malin plaisir à sabrer sa carrière, force est de constater que celui-ci échappe à la règle et donne un film particulièrement nerveux et efficace.

George Clooney aurait tout pour être heureux, il fait partie d'une famille de descendants propriétaire d'une île d'Hawaii, il doit bientôt prendre une décision qui risque de tout changer, la vendre à des entrepreneurs et gagner une véritable fortune. Et pourtant la vie bascule, son épouse meurt cliniquement dans un accident de bateau. L'homme essaie tant bien que mal de s'occuper de ses filles une enfant et une adolescente, mais une mauvaise nouvelle vient s'ajouter à son malheur, il découvre que son épouse avait un amant. Il décide avec ses deux filles de connaître l'amant de sa femme. The descendants est un film pour le moins atypique, son cadre, son scénario, l'interprétation de George Clooney loin de l'image du tombeur, font qu'on ne sait pas où l'on veut nous emmener, mais on y va avec plaisir.

Dans un monde futuriste l'argent n'a plus de valeur, c'est le temps. On reste figé à l'âge de la bonne vingtaine et l'on doit travailler pour ne pas mourir. Dès lors on ne s'étonne pas de trouver quelqu'un raide mort dans la rue, il n'avait plus de temps. Dans ce monde si difficile Justin Timberlake est en galère, il fait partie du petit peuple, il vit avec sa mère qu'il voit mourir sous ses yeux. Désespéré il croise un "milliardaire" en temps qui en a marre de vivre et qui lui lègue tout son temps. Le roi du RNB décide d'aller chez les bourgeois et de changer les règles du jeu. Le film même s'il n'est pas très original, les oppresseurs, les oppressés, est particulièrement réussi, la pression sur le téléspectateur est posée de façon permanente du fait que les protagonistes sont toujours en train de courir après ... le temps.

Franck Dubosc est commercial, un homme à femmes. Chaque jour il sillonne la France pour une marque de chaussettes, il explique aux vendeuses le placement, regarde les chiffres et plus si affinités. Un jour alors qu'il aide une femme poursuivie par la police à s'échapper, une femme avec qui il va passer la nuit, il se rend compte qu'elle lui a laissé plus que l'addition, son fils de 6 ans. Très rapidement l'homme comprend que la femme sans papier a été expulsée et il se lance dans un road movie à travers la France à la recherche du père de l'enfant pour passer 10 jours qui vont changer sa vie grâce aux rencontres qu'il va pouvoir faire. 10 jours en or n'est pas un bon film, ce n'est pas un mauvais film mais c'est indéniablement un film avec lequel on a de l'indulgence car Franck Dubosc pour la première fois de sa carrière ne joue pas les abrutis de service. L'exercice d'ailleurs est très difficile pour le téléspectateur dans les premières minutes car on attend la vanne bien lourde. Il y arrive à la crédibilité, en commercial content de sa vie de célibataire, le film toutefois est trop classique et la "performance" d'acteur n'arrive pas à faire oublier la sensation de déjà vu et de manque d'originalité des situations.

Et si on vivait tous ensemble ? C'est la question que se pose un groupe d'amis d'un âge avancé composé par Jane Fonda atteinte d'une maladie incurable, mariée à Pierre Richard atteint de la maladie d'Alzheimer qui note au quotidien ses souvenirs pour ne pas oublier, Guy Bedos marié à Geraldine Chaplin et Claude Rich le veuf obsédé sexuel mais cardiaque ce qui pose quelques problèmes. Le film est un mélange de comédie, et de drame, il dénonce le regard qu'on peut avoir sur les gens âgés notamment en terme de sexualité, se positionne de façon ardente du côté du vieux, de façon crue, nous montrant des images de maison de retraite qu'on n'a pas réellement envie de voir. C'est réussi, c'est indéniable, on est souvent mal à l'aise par rapport à certaines images ou situations, à noter la prestation magistrale de Pierre Richard très convainquant.

Happy New Year est une comédie mettant en place tout un groupe de gens durant la nuit du nouvel an à New York, une nuit très importante où une boule à facette tombe sur tout le monde. Au casting Ashton Kutcher un dessinateur aigri qui se retrouve coincé dans un ascenseur avec une choriste de Bon Jovi la star du coin qui organise une grande fête avec Katherine Heigl la cuisinière, son ex qu'il a planté le jour du mariage. Robert De Niro un vieux qui va mourir et qui veut voir tomber la boule une dernière fois, Jessica Biel qui va accoucher et qui cherche à avoir son gosse pile-poil le jour de l'an pour avoir une prime en concurrence avec un autre couple, Sarah Jessica Parker qui poursuit sa fille qui s'enfuit pour se faire rouler des pelles par un beau garçon, Michelle Pfeiffer qui cherche à s'éclater et charge un jeune homme de la faire rêver avec des situations les plus improbables à travers la ville. Happy New Year est un classique du cinéma américain, le but étant de rassembler le maximum de stars dans un même film pour faire croire qu'il y a quelque chose d'exceptionnel. C'est une comédie, elle n'est pas déplaisante, en outre elle n'a absolument rien de formidable, preuve en est que les grosses pointures du cinéma ne bonifient pas nécessairement un film.

Taylor Lautner est beau, jeune, et bodybuildé, il vit le parfait équilibre dans sa gentille famille américaine de base lorsqu'il découvre curieusement son portrait sur un site internet recensant les enfants portés disparus. ON M'AURAIT MENTI !!! Se dit-il en pleurant tout doucement et en faisant fondre le coeur des adolescentes derrière leur écran. Ne pouvant résister à la tentation, il appelle au numéro indiqué sans savoir qu'il vient de lancer la machinerie infernale où tout le monde meurt autour de lui, car, il a, une identité secrète. Identité secrète c'est Jason Bourne version teen movie, avec tous les clichés débiles qui l'accompagnent, ça bouge plutôt bien mais c'est quand même assez stupide, dispensable sauf pour votre adolescent ou surtout votre adolescente (prévoir un bavoir dans ce cas).

Deux enfants, une petite blonde américaine et un petit brun espagnol n'ont absolument rien en commun sauf un monstre sans visage qui veut leur arracher le leur et qui vit dans le placard. Si au départ on peut penser à une histoire de gosses, la situation devient plus problématique quand Clive Owen se met à se bastonner avec dans la chambre de sa gosse ou quand la maman du petit espagnol tente de faire exorciser son fils. Excellent film ce intruders, assez original, avec un petit côté à la sixième sens pour le final, à voir.

Le Chat Potté est un personnage qui fait partie de l'univers de Shrek, un personnage qui a hérité de son spin-off et c'est tant mieux, car ce dessin animé est une véritable réussite. On sait que le Chat Potté a dû fuir son village, qu'il est un hors-la-loi mais on ne sait pas pourquoi, c'est cette histoire et bien plus qui nous est contée. Tout commence à l'orphelinat où il rencontre Humpty Alexandre Dumpty un œuf qui deviendra son meilleur ami, leur rêve c'est de trouver les haricots magiques, de partir chez les géants et de trouver la poule aux œufs d'or pour s'en mettre plein les poches. Malheureusement les choses ne vont pas se passer comme prévu et nos deux personnages se quittent un peu fâchés, l'anime nous raconte comment ils vont se retrouver et tenter de réaliser leur rêve. Alors que Shrek dernier du nom ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable, on trouve ici une histoire drôle avec de l'amour, de l'humour, de l'action, à voir par les petits et les grands.

Gérard Lanvin et Tchéky Karyo sont de vieux amis, des frères. enfants de misère ils sont à l'âge adulte, à la tête du gang des lyonnais, le plus célèbre groupe de casseurs de banques des années 70. Seulement les histoires de gangsters finissent mal, et ils se font naturellement "serrer". Si Gérard Lanvin est devenu un papi honorable et respecté, Tchéky Karyo quant à lui a continué le grand banditisme et se cache. Celui-ci sort de l'ombre car sa fille est battue par son compagnon et veut la protéger, mais se fait coincer par la police, encore. Gérard Lanvin et ses vieux complices ne pouvant laisser leur camarade en prison, vont faire le nécessaire pour le faire sortir. Il n'y a pas que ça qui va sortir d'ailleurs, de vieilles histoires vont refaire surface et nos anciens gangsters vont régler les comptes. Après avoir exploré sous tous ses aspects la partie policière, son ancien métier, Olivier Marshall s'attaque à celui de la partie adverse, les bandits et c'est réussi, plus que ses anciens films parfois trop sombres. Entre flashback et temps actuel, l'ancien flic narre avec une espèce de nostalgie l'époque où les bandits avaient de l'élégance. Un très bon policier.

Jennifer Aniston est vendeuse d’œuvres d'art à prix discount, elle sillonne les États-Unis et par le fait les motels plus ou moins pourris. C'est dans l'un d'eux qu'elle va rencontrer Steve Zahn un garçon qui travaille dans l’hôtel familial, un garçon écrasé par ses parents et qui cherche très maladroitement et lourdement l'amour. Les personnages sont diamétralement opposés, Jennifer Aniston incarne à la perfection une femme introvertie qui curieusement va entrer dans un jeu de séduction avec cet homme qu'on pourrait croire être l'idiot du village, et tout cela va commencer dans une scène phénoménale où elle accepte de se faire toucher les fesses. Ils finiront par "consommer" ce qu'on pourrait imaginer une relation sans lendemain, sauf Steve Zahn persuadé d'avoir trouvé la femme de sa vie, va se lancer à sa poursuite et s'immiscer pleinement dans sa vie. Love Manager est une excellente comédie plus profonde qu'il n'y parait, avec un
happy end attendu mais tellement mérité qu'on pardonne cette facilité.

Liana Liberato qui promet de faire une grande carrière est une adolescente comme une autre qui vient de fêter ses 14 ans. Pour son anniversaire, ses parents avec une fois plus le très bon Clive Owen dans le rôle du père ont la bonne idée de lui acheter un ordinateur et c'est ainsi qu'elle va converser avec un garçon de 16 ans qui en fait a 20 ans, ou plutôt 25 ans et à leur rencontre c'est un homme dans la force de l'âge qui va abuser d'elle. Et c'est là que le film qui est une véritable horreur tant il est bien réalisé par l'ancien Friends David Schwimmer aborde un point de vue intéressant, la jeune fille est persuadée qu'elle file le parfait amour avec cet homme sans réaliser qu'elle a été violée par un pédophile. Trust est un film difficile, passionnant, un film choc qui essaie de coller au plus proche à la situation, Clive Owen en père impuissant qui ne pense qu'à la vengeance, l'enquête qui n'avance pas assez vite, la folie, l'éclatement de la famille.

Roschdy Zem est un policier un peu particulier, il travaille la nuit au contact des patrons de bar, du monde de la fête, toujours sur le fil du rasoir quand les voyous sont ses relations de travail. Une nuit c'est Sarah Forestier qui va lui servir de chauffeur, une nuit qu'on aurait dû plutôt appeler la nuit, la nuit où tout se passe mal. Quelqu'un a fait courir une rumeur sur lui comme quoi ce serait un flic pourri qui encaisserait des pots de vin et le problème c'est que c'est bien vrai il s'en met plein les poches et depuis longtemps, Samuel Le Bihan son ami depuis toujours est un malfrat. D'ailleurs, un malfrat un peu étrange, pas très à l'aise cette nuit, un malfrat qui a aujourd'hui un avocat plus véreux que véreux. L'enquête commence, pas simple quand on est accompagné d'un agent honnête, mais il faut impérativement qu'il trouve qui cherche à le faire tomber. Une nuit nous entraîne avec succès dans les nuits parisiennes, Roschdy Zem toujours au top, un bon film.

Dans les années trente dans le désert, pas Laurence d'Arabie mais pas loin, deux rois viennent de terminer la guerre. Le premier pétri de bonnes valeurs, qui a plus ou moins perdu contre le second, le gros chacal du désert sans vertu interprété par Antonio Banderas, lui confie ses deux fils histoire de sceller la trêve et surtout de la garantir. C'est l'histoire du deuxième fils qui va nous intéresser, un garçon cultivé, éduqué, qui va se transformer en véritable soldat du désert et choisir son camp pour la bataille du pétrole, celui du père biologique ou celui de l'homme qui l'a éduqué. Or noir est un classique du genre, pas de réelle surprise, mais force est de reconnaitre que Jean-Jacques Annaud est toujours aussi fort pour raconter les histoires, de belles et grandes batailles, de belles images, la routine en quelque sorte.

Deux couples se retrouvent autour d'une table pour parler de leurs enfants l'un a brutalisé l'autre, les parents cherchent à trouver un compromis à l'amiable, à ma gauche le couple John C. Reilly, Jodie Foster à ma droite Kate Winslet, Christoph Waltz. Si au départ tout est normal les deux mondes vont finir par s'affronter et c'est le clash. Carnage est un film de Roman Polanski qui réalise la performance de faire un huis clos de 1h20 minutes sur les banalités d'usage et de captiver pour autant le téléspectateur. Il faut dire que la performance du tandem d'acteurs n'est certainement pas étrangère à cela, mais cela va au-delà, le film finit tellement par déraper qu'un véritable suspense s'installe, le titre du film de plus peut laisser supposer un véritable carnage à la fin. Alors ? Il faut voir le film pour le savoir.

En Turquie, ce pays célèbre entre autres pour ses toilettes et ses prisons, un agent spécial réussit à obtenir un nom, celui d'un homme réfugié aux États-Unis qui serait un dangereux terroriste. C'est ainsi que le FBI Turc part aux États-Unis pour récupérer le dangereux terroriste en question, le problème c'est que le prétendu terroriste a tout l'air d'un bon vieux papa respecté au sain de la communauté musulmane qui va marier sa fille. Pourtant, un lourd secret pèse sur ses épaules, sur les épaules de l'un des agents turcs aussi, voilà un mystère bien mystérieux entouré de mystères. Cinq minarets à New-York est un bon film, surtout dans sa première partie, car c'est assez punchy, il y a de l'humour, mais cela ne dure pas et c'est bien là le problème, le film devient ennuyeux dans sa suite et fin ce qui est bien dommage.

Benoît Magimel est un écrivain ou plutôt il essaie, un soir ça clash avec sa femme médecin avec qui il s'engueule, les enfants, le livre qui ne va pas assez vite, ce sera sa dernière engueulade, elle disparait. C'est ainsi que notre bon héros repart dans la demeure familiale, Saint-Malo où son frère lui propose une place dans son auto-école. Ce qui est intéressant dans le personnage de Benoît Magimel c'est qu'il répond à la définition même du type qui essaie de bien faire et qui rate tout. Bon film des vents contraires, bonne interprétation de Magimel et des personnages qu'il est amené à rencontrer Isabelle Carré la policière qu'il voit souvent à cause des différentes affaires que le pauvre homme génère par les choix qu'il prend, Ramzy Bedia de Eric et Ramzy en papa un peu vagabond qui a perdu la garde de son fils, Antoine Duléry le frère qui est resté fidèle au poste pour enterrer les parents avec qui il faudra bien régler le problème du contentieux du fils préféré, et puis l'enquête autour de cette femme qui a disparu, reviendra-t-elle un jour ?

Dans un pavillon de banlieue aux États-Unis une famille pas loin de la famille Ingals se voit capturée par un horrible méchant qui propose un choix assez cornélien à l'adolescente. Tu préfères ton père ou ta mère ? Un grand classique me direz-vous, un peu moins classique quand il s'agit de tuer son père ou sa mère ce qui marque réellement la différence. Un peu plus tard c'est un pianiste qui se fait intercepter, on lui propose le choix encore une fois assez cornélien, trancher les doigts pour ne plus jouer de la musique ou crever les tympans ? Comme vous l'aurez compris notre méchant aime les choix, des avis tranchés pourra-t-on même dire. Comme toujours c'est la blonde qui mène l'enquête, cette blonde-ci a perdu sa mère, un suicide, où dans son dernier écrit il était question de faire un choix ... hummmmm ... et si tout ceci était lié ? Choose n'est pas un film à regarder en famille, il n'en reste pas moins une bonne boucherie qui respecte les codes du genre. Pour les amateurs.

N'y allons pas par quatre chemins Oh My God ! raconte l'histoire de la création du premier vibromasseur. Tout commence dans un hôpital où un jeune médecin dont l'ami est un peu ingénieur, se voit renvoyer, une fois de plus car il trouve que les méthodes utilisées par ses collègues sont obsolètes, limite dangereuses. La seule personne à lui proposer du travail c'est un médecin qui calme l'hystérie de façon manuelle, pour les plus jeunes d'entre vous je vous invite à demander à vos parents comment on calme une femme avec la main et il ne s'agit pas de la gifle. Le problème bien sûr c'est que notre héros à ce jeu là risque le tennis elbow, et si on pouvait inventer un appareil qui remplacerait le travail de la main ? Malgré son ton très humoristique oh my god est une comédie romantique qui dénonce les conditions de la femme de l'époque, à voir.

C'est l'histoire de Marie Denarnaud, elle tombe amoureuse de Denis Ménochet, l'amour avec un très très grand A ce qui ne plait pas à Mélanie Laurent, sa soeur adoptive, qui a l'impression que ce lien d'exclusivité qu'elle avait vient de disparaitre. Sans trop spoiler, la première partie c'est l'histoire d'une romance, la suite c'est beaucoup moins drôle, un drame va se produire, un drame qui va tout remettre en question. Les adoptés premier film de Mélanie Laurent, une vraie sensibilité, c'est très joli, c'est très bien joué, on ne sait pas trop où ça nous entraine mais on y va avec plaisir le mouchoir à la main.

Polisse c'est l'histoire de la Brigade de Protection des Mineurs ou pour être exact c'est un patchwork d'histoires de la Brigade de Protection des Mineurs. C'est d'ailleurs certainement l'une des faiblesses du film, j'en compte deux principales, il n'y a pas réellement une trame mais un assemblage plus ou moins cohérent de scénettes liées à des drames du quotidien, de la pédophilie aux jeunes filles qui se font abuser sans comprendre. La seconde faiblesse et pas des moindres, sont les clichés omniprésents mais peut-être bien réels, flics anorexiques, dépressifs, qui voient leur vie de famille foutue en l'air par ce métier oppressant, et d'autres choses, comme la scène de la boîte de nuit où les policiers viennent de résoudre une enquête alors ils vont danser pour fêter ça (Youpi !!!! Le petit Robert a eu les félicitations au troisième trimestre allons picoler !!!). On pourrait donc penser que c'est un mauvais film, ce n'est pas le cas, ces scénettes justement parlons-en, certaines vous prennent littéralement aux tripes. On pourrait dire qu'il est facile de dire que Joey Star méritait bien le César, mais c'est le cas, la scène avec un gamin qui se fait arracher à sa mère est poignante, elles vous prennent aux tripes, c'est parfaitement crédible. Pas le film que j'attendais mais un film à voir quand même Polisse joue sur l'émotion et y réussit plutôt bien.

On a tout dit sur Intouchables alors je vais faire court. Intouchables est un film où François Cluzet un homme très riche et paralysé prend comme aide soignant Omar Sy la caricature d'un sauvage de banlieue. Le premier trouve dans le second une cruauté qu'il trouve très saine et qui le fait se sentir normal, le second dans le premier trouve une éducation, une stabilité. Souvent j'ai été déçu par les films qui ont franchi la barre des 10 millions d'entrées et qui deviennent des phénomènes de société. Ce n'est pas pour faire mon rebelle mais peut-être qu'on attend quelque chose de tellement fort, qu'on est déçu lorsque le film n'est pas à la hauteur de nos attentes. Intouchables est un film qui est sain, c'est de l'humour vache, qui a du cœur, c'est un vrai grand bon film dans lequel on s'amuse énormément et qui vaut bien ses millions d'entrée. A voir si vous ne l'avez pas encore vu.

Tilda Swinton a tout l'air d'une folle, elle essaie de se dissimuler dans la rue, éviter le regard des gens. Parfois ça ne marche pas, et on la frappe, elle ne dit, rien, pourquoi ? Son histoire en parallèle nous est racontée, sa rencontre avec le formidable John C. Reilly qui montre qu'il est capable de jouer les rôles de demeurés au plus sérieux, la naissance de Kevin. La relation entre Kevin et sa mère n'est pas simple, on pense qu'elle le rejette, mais de l'autre côté on a l'impression que l'enfant la déteste et qu'il fait tout pour la perturber, la mettre mal à l'aise, en grandissant cela ne va pas s'arranger, son fils ira commettre l'irréparable. We Need to Talk About Kevin est un film noir et passionnant, sans concession. Ce qui est intéressant dans la relation mère-fils, et c'est certainement ce qui est le plus dérangeant, c'est qu'on a quand même l'impression que la mère fait ce qu'il faut pour ça marche mais que son gamin fait tout pour que ça ne marche pas, comme une fatalité, une maladie, quelque chose qui pourrait se produire dans chaque foyer.

Isabelle Huppert est une femme austère qui partage sa vie avec André Dussollier des gens du monde, leur vie va être bouleversée par l'arrivée de Benoît Poelvoorde, un homme très mal éduqué, populo de base. Mon pire cauchemar c'est la tentative de faire le choc entre deux mondes, la rencontre s'effectuant par les fils de Huppert et de Poelvoorde qui partagent le même établissement scolaire. Le film est à la peine très rapidement même si le démarrage est assez dynamique et prenant malgré les traits forcis sur la vision qu'on peut avoir des bourgeois d'un côté, du petit peuple de l'autre, passé les 40 premières minutes l'auteur n'a plus grand chose à raconter. La performance d'acteurs est au rendez-vous, mais elle ne suffit pas à tirer le film jusqu'à la fin, une fin très hautement prévisible. Dispensable.

Clive Owen est assis à l'arrêt de bus, une femme enceinte est poursuivie par un homme qu'il assassine avec une carotte. Voilà, je crois que tout est dit et vous aurez compris l'esprit de Shoot'Em Up, un film décomplexé, et totalement bourrin dans lequel Clive Owen accompagné de son amoureuse et prostituée Monica Bellucci mènent l'enquête sur l'origine du bébé de la femme enceinte morte tout en se faisant poursuivre par un très très méchant Paul Giamatti qui est peut-être le seul à faire un effort pour "jouer" dans le film. Film donc à prendre au 42ème degré le cerveau posé sur l'étagère mais qui fait quand même bien marrer.

Yvan Attal et sa femme sont sur la route des vacances, ce n'est pas la fête dans le couple. Lui est super flic parisien, elle en a marre, c'est comme dans Polisse en fait. Arrêté à une station service, l'épouse disparait Yvan Attal mène l’enquête mais il n'est pas seul, Pascal Elbé, le bon gendarme des campagnes aussi, sauf que si l'un donne la sensation de chercher sa femme, l'autre enquête sur une disparition où le premier suspect reste le mari. Pas inintéressant comme film, puisqu'en permanence même si l'on suit Attal dans son enquête où il s'interroge sur les différentes personnes qui pourraient facilement lui en vouloir, l'étau se resserre autour de lui que tout pourrait faire passer pour un coupable idéal. Pas franchement gai, pas forcément toujours bien joué, un peu policier de TF1, R.I.F. (Recherches dans l'Intérêt des Familles) est à voir quand même.

Uma Thurman est la présentatrice vedette d'une émission de radio où elle explique aux femmes si l'homme avec qui elles partagent leur vie est celui qui va bien. Ordonnée, rangée, tout chez elle est lié à la logique, peut-être que son père trop volage l'a poussée dans cette arithmétique amoureuse. On ne s'étonnera donc pas de savoir qu'elle va épouser le so british Colin Firth qui dirige une maison d'édition, un homme incroyablement rassurant et prévisible. Ce qu'elle n'a pas prévu c'est qu'en tant que femme influente, une jeune femme va suivre son conseil et casser sa relation de couple avec le beau pompier Jeffrey Dean Morgan, un chien fou, qui ne rentre pas dans le modèle de la "psychologue" à quelques semaines de son mariage. OH NON !!! Mais comme la vie et plutôt bien faite, notre pompier a dans sans entourage un geek qui va hacker la base de donnée des mariages et lier pour le meilleur et pour le pire Uma Thurman et Jeffrey Dean Morgan. Bien, il n'est pas nécessaire de vous faire un dessin pour savoir comment ça va finir, il n'y a absolument aucun suspense dans ce film, un mari de trop reste tout de même une comédie amusante.

Ben Stiller est gardien d'un hôtel très select, il mène à la perfection son équipe qu'il considère un peu comme sa famille, son but, servir au mieux le client. C'est un homme bien issu d'un quartier populaire, il voue une admiration sans faille à un entrepreneur issu du même quartier, au point d'avoir confié l'intégralité de ses économies et de celle de son personnel pour que celui-ci puisse spéculer. Un jour c'est le drame, l'homme riche était un escroc qui a dilapidé l'intégralité de l'argent des uns et des autres. Ben Stiller garçon bien rangé va embaucher son ennemi d'enfance Eddie Murphy pour avoir une formation dans le vol et organiser le casse de central park pour récupérer l'argent disparu. Très bonne comédie où ces hommes et ces femmes bien rangés sont contraints de s'improviser voleurs pour se rendre justice.

Un Heureux événement c'est le dernier film de Rémi Bezançon que j'ai décrit comme le Larcenet du cinéma. C'est le couple qui est exploré à travers la grossesse de Louise Bourgoin enceinte de Pio Marmai qu'on trouvait déjà dans le premier jour du reste de ta vie. Alors que j'ai été réellement touché par les précédents films, celui-ci m'a moins percuté peut-être parce que c'est un épisode que je n'ai pas connu dans ma vie. Je me suis senti moins concerné. Je pense que d'ailleurs c'est là que réside la force du cinéma de Bezançon, parler aux gens, son cinéma ne peut donc être apprécié que si l'on s'y retrouve. Le jeu des acteurs quant à lui est parfait notamment Louise Bourgoin qui vient de loin (la météo), une fois de plus le traitement est réalisé sans compromis et nous offre la version trash de ce que je suppose être la réalité. Peut-être à voir.

La vie plus que dramatique d'un ensemble de femmes noires dont les chemins vont se croiser, tel est le propos des couleurs du destin. On se lance. Janet Jackson est une patronne à la limite de la cruauté, elle a oublié ses origines populaires et tyrannise son mari. Malgré ses richesses on la sent malheureuse, mais quel est le problème qui la ronge ? Son assistante Kimberly Elise est une femme qui sauve les apparences alors qu'elle est battue par son mari un vétéran qui n'arrive pas à trouver de travail et qui boit. Thandie Newton sa voisine ramène un homme différent par soir, sa sœur Tessa Thompson a l'air un peu enceinte et ainsi de suite, la liste des malheurs est longue. Les couleurs du destin est un beau film, qui réserve son lot de surprise, il se classe dans les drames à Oscar. Deux reproches, la fin, un grand n'importe quoi, les clichés auxquels on a beaucoup de mal à échapper sur les femmes et les hommes.

Jim Carrey est banquier, c'est lui qui décide de prêter de l'argent ou non aux clients, et pour lui c'est non. D'ailleurs c'est non à tout, l'homme est aigri au possible, son épouse l'a quitté il y a maintenant trois ans et il ne se remet pas de cette séparation. Ses amis essaient de lui remonter le moral, mais là encore il se défile pour se replier sur lui-même, c'est la grande dépression. Alors qu'il est devant sa banque un ancien camarade le croise, survolté, heureux, il lui explique qu'il est devenu un yes man, un homme qui dit oui à tout et que depuis qu'il a laissé entrer le oui dans sa vie, tout est devenu différent. Jim Carrey devient alors à son tour un yes man, il dit oui à tout sans limite, de ramener un clochard chez lui, à accepter tous les spams et épouser une femme iranienne, faire entrer le oui dans sa vie va bouleverser sa vie pour le meilleur et pour le pire. Une idée simple et bien exploitée, puisqu'on peut imaginer les excès que peut amener le oui à tout, le film est un très bon divertissement dans lequel on peut regretter que Jim Carrey qui a su montrer sa capacité à jouer d'autres choses se retrouve encore à faire du vieux Jim Carrey tordu par les mimiques.

Valérie Lemercier est DRH dans une compagnie de croisières et elle doit recruter un animateur pour une croisière luxueuse qu'elle comptait passer avec son patron et amant Lionel Astier le père d'Alexandre Astier, le roi Arthur. Seulement, ce qu'elle n'avait pas prévu c'est de se faire renvoyer. Pour se venger elle décide d'engager Franck Dubosc, qu'on pourra qualifier d'abruti de service pour avoir la certitude que ce dernier va mettre à mal la croisière. Bienvenue à bord est une comédie qui rend hommage à la française, à la croisière s'amuse, une croisière dans laquelle tout le monde arrive avec ses problèmes et quitte le navire heureux. Alors que dans la croisière s'amuse, c'est l'ensemble de l'équipage qui s'accorde pour résoudre les soucis, ici c'est le personnage de Franck Dubosc un vrai faux simplet qui va transformer les individus. Bienvenue à bord est une comédie amusante où les acteurs font ce qu'ils savent faire de mieux, Darmon le gars coincé, Astier l'autoritaire, Dubosc l'imbécile, tous à l'aise dans leur rôle de prédilection, la comédie s'avère distrayante faute d'être originale.

S'il y a bien un héros de Marvel pas sexy pour deux sous c'est Captain America (First Avenger). En effet, pur héros de propagande pendant la guerre de 39-45 et monté par le fait de toute pièce aux couleurs de la bannière étoilée, Captain America comme son nom l'indique se doit de vanter les mérites du pays de l'oncle Sam et il fallait pour ma part être culotté pour présenter un personnage aussi creux que monsieur Propre. La première demi-heure est consacrée à notre héros, un type chétif qui veut absolument entrer dans l'armée pour se battre, mais qui n'en a pas les capacités physiques. Un jour le programme scientifique de l'armée Américaine a la bonne idée de créer un module pour transformer les gens en surhomme et c'est notre gars chétif au grand coeur qui est choisi, le moule étant cassé derrière par les méchants nazis il devient le modèle unique. Alors qu'on pouvait penser qu'il allait poutrer tout ce qui bouge, il est ramené à un simple produit marketing et fantoche pour redonner le moral aux troupes. Un jour, alors qu'il est en tournée sur le front dans ses jolis collants, son meilleur ami est capturé et il passe la ligne de front pour aller casser du nazi, il prend enfin ses responsabilités et va sauver le monde contre une arme super dangereuse et maléfique. Un vrai charme désuet qui arrive à bien faire passer le côté patriotique omniprésent et obligatoire, le duo Chris Evans / Hayley Atwell fonctionne très bien, Tommy Lee Jones en vieux général qui fait des vannes de vieux général, de l'action, de l'humour, une réussite où on ne l'attendait pas, à voir.

Alors que Steve Carell et Julianne Moore forment un couple que lui suppose idéal, c'est lors d'un repas au restaurant que celle-ci lui annonce qu'elle veut divorcer après l'avoir trompé. Pendant ce temps là, la nounou adolescente est folle de lui sans qu'il le sache, mais c'est son fils, qui lui en est désespérément amoureux. Pendant ce temps là leur fille aînée rencontre Ryan Gosling un beau gosse qui va devenir le professeur de drague de notre quadra qui ne sait plus comment on aborde une femme. Crazy, Stupid, Love est une excellente comédie romantique puisqu'en à peine quelques minutes on présente tous les personnages entremêlés les uns aux autres sans que les uns et les autres aient conscience des relations qui les lient. Les situations sont très drôles, les répliques cinglantes, les quiproquos terribles, on rit beaucoup, du très, très bon film dans lequel Steve Carell montre qu'il est capable de jouer tous les rôles, tout comme Ryan Gosling marque sa capacité à jouer du film d'action ou de la comédie.

Un braquage tourne mal et c'est le fils d'un homme important qui est abattu, on donne alors carte blanche à Isabelle Adjani pour capturer à n'importe quel prix les brigands. Le problème c'est qu'elle connaît les coupables et qu'ils sont si bien organisés que malgré les présomptions, il est impossible de les accuser de quoi que ce soit. Elle pense alors à Eric Cantona qui a partagé la prison de l'un des bandits et l'invite à collaborer avec la police, ce à quoi l'ancien footballeur dit catégoriquement non, puisqu'il n'est pas loin de sa remise de peine. Alors, comme il n'y a pas d'autre solution, la police française le sort de force de prison pour justement le forcer à jouer le jeu. Si d'habitude je ne présente dans mes billets cinéma que des films qui me paraissent intéressants, à voir, là je dois dire que de force est un navet intergalactique. Dire que de force est mauvais c'est un euphémisme, c'est la quintessence de l'improbable, du mauvais jeu d'acteurs, le cumul de clichés qu'on n'imagine même pas dans le plus mauvais épisode de Navarro. Il y a pourtant une véritable fascination à regarder ce film, à l'instar de la télé-réalité on sait que c'est pas bien mais on regarde quand même, comme pris au piège.

Les green lantern sont les gendarmes de l'espace, ils sont là pour faire régner l'ordre et la justice, et n'ont finalement rencontré qu'un seul problème, Parallax un monstre qui se nourrit de la peur des gens. Malheureusement Parallax est de retour, et curieusement une place de Green Lantern se libère après que le super monstre ait poutré l'un d'entre eux. Tout aussi curieusement c'est Ryan Reynolds un pilote de chasse irresponsable qui va récupérer le job et sauver l'univers, il apprendra entre temps à l'école des super-héros, se fera des tas de potes des autres galaxies et aura enfin le sens des responsabilités. Parmi les nombreux films de super-héros, green lantern malgré ses effets spéciaux bien foutus, est certainement celui qui m'aura le moins convaincu, je le trouve trop classique avec son personnage immature qui va devenir un super-héros sérieux, il manque de la profondeur à ce film.

Difficiles examens

mardi 23 décembre 2014 à 08:00

Depuis quelques années les examens de fin d'année sont devenus problématiques, je suis concerné par le BAC et par le Diplôme national du Brevet des collèges. Commençons par le BAC. Cette année sur Nîmes, les moyennes ont été catastrophiques, on peut essayer d'y apporter quelques explications "rassurantes" quand on voit un crash à l'échelle nationale. Les mathématiques sont à coefficient 1 dans l'enseignement agricole, il est certain que face aux épreuves professionnelles cela ne fait pas le poids, c'est une véritable partie du problème, les élèves jouent la carte de la stratégie et on peut difficilement leur jeter la pierre. Si les élèves sont dans l'enseignement professionnel, on peut comprendre que la dérivation, les logarithmes, et les intégrales ça leur passe au dessus de la tête, c'est partiellement vrai, si certains élèves sont en difficulté d'autres n'ont pas de problèmes particuliers quant à la demande, seulement s'ils sont capables de faire à l'instant t, ils ne sont pas capables de faire le jour de l'examen et c'est certainement le coeur du problème. Aujourd'hui, les élèves vont à l'examen les mains dans les poches et ne vont donc pas bachoter comme il a toujours été de circonstances. Avec une école qui a de moins en moins d'attente, qui a tué les devoirs, avec des familles souvent dépassées par leurs enfants, avec des loisirs qui sont omniprésents, le travail scolaire ne se fait plus. Le sujet de BAC de l'an dernier pour exemple ne présentait aucune difficulté et c'était la première fois depuis quelques années qu'on avait un sujet réellement carré avec des exercices simples pour qui bien sûr a fait le minimum syndical. Le problème est simple, un élève qui ne sait plus comment on fait une dérivée alors qu'il l'a su, un élève qui ne se rappelle plus comment on fait une intégrale et éventuellement se souvenir qu'il faut compter les carrés sous la courbe ne peut pas réussir. Je fais faire plus d'une dizaine de sujets avant l'examen, malheureusement il y a une période de flottement d'environ une semaine avant l'épreuve, les élèves zappent complètement les acquis. Il faut aussi souligner certains paradoxes, des élèves qui sont capables d'intégrer vont rester coincer sur l'étape de fin qui est souvent fractionnaire, tout simplement parce qu'ils ne maîtrisent pas leur programme de quatrième. Dès lors on va buter parfois sur des choses simples et qui mangent énormément de temps. Souvent pour exemple lorsqu'on a des résolutions d'équations qui impliquent des logarithmes, les élèves savent qu'il faut mettre une exponentielle et inversement mais sont totalement incapable d'éliminer un +5 qui va trainer, tentant la division à la place de la soustraction.

Il y a quatre ans le brevet des collèges, DNB, c'était le gavage pour les élèves de troisième en mathématiques. Le sujet était découpé en trois parties, la première le calcul de façon général avec des fractions, des racines carrées, des équations, un peu de développement, une seconde partie avec au choix géométrie ou statistiques, les élèves prenaient les statistiques car les tableaux sont simples à réaliser, puis enfin un dernier problème sur les fonctions affines et linéaires. Pendant quasiment dix ans on a eu le même modèle et c'était des notes entre 35 et 40 pour la majorité des élèves. Depuis, une mutation de l'examen très douloureuse, sept problèmes qui balayent l'ensemble du programme, des problèmes ouverts, des problèmes où les élèves ne sont pas guidés et là c'est le drame. Les élèves qui arrivent en quatrième puis en troisième de l'enseignement agricole, sont des élèves en échec scolaire pour la majorité des cas. Les remettre en confiance, c'est leur faire appliquer, et c'est une nécessité par exemple, avant de résoudre les problèmes avec les équations, il faut savoir résoudre les équations et cette mécanique se passe généralement très bien. Il y a en outre la difficulté à poser les équations, poser les problèmes, passer en fait de l'étape d'application à l'étape de réflexion. On bloque ici donc à nouveau sur une part de travail évidente, si les élèves faisaient le job, c'est à dire les exercices d'entraînement et d'applications à la maison, cette répétition si indispensable à la réussite scolaire, on pourrait consacrer un maximum d'heures à de la résolution de problème. Malheureusement ce n'est pas suffisant et c'est là où il y a un paradoxe, on essaie de faire monter le niveau d'abstraction, ce qui sur le principe est bien, puisqu'on veut que l'élève sorte de l'application pour apprendre à penser en fait, mais avec des parcours scolaires d'élèves qui reprennent à peine confiance et qui jusqu'à maintenant n'étaient pas capables d'appliquer, des profils d'élèves qui vont s'orienter vers des apprentissages ou des CAP donc souvent de l'applicatif, il y a à mon sens trop d'ambitions pour cet examen.

Il est dans l'air du temps de supprimer les examens et si je le regrette d'un côté cela serait un soulagement de l'autre. Les examens sont une épreuve de contrôle pour les élèves mais aussi pour les enseignants, cela permet tout de même de se situer, savoir si on est dans les clou. Après cela reste à relativiser pour l'élève et pour l'enseignant, les conditions particulières pour l'élève, le fait que le prof s'il a 7 de moyenne sur ses copies n'est pas non plus responsable de l'implication et du niveau de ses élèves. Si d'ailleurs cette année nous avions été jugé par rapport aux performances de nos élèves, nous serions certainement plus de 90% des profs de maths à se retrouver sur le carreau.

Les temps changent, les jeunes changent, les politiques changent trop souvent, il devient de plus en difficile d'avoir du recul sur les choses. Ce qui est certain c'est que ces examens coûtent une fortune à l'état, qu'ils sont contraignants pour les enseignants, pour les élèves qui parfois doivent passer leurs oraux à plus de 400 km de chez eux, ça été encore le cas pour nos élèves convoqués dans la région Lyonnaise pour l'oral de vente qui aurait pu se passer à Montpellier. Le marronnier de l'annulation se fait de plus en plus présent chaque année, lorsqu'on parle de notes stigmatisantes, de suppression des notes au primaire, peut être au collège, on comprend que l'école de demain ne sera plus celle que nous avons quasiment tous connus. Ce qui est certain c'est que le marché de l'emploi, les exigences des patrons, de notre société capitaliste où il faut toujours plus sont bien présentes. Moins de travail personnel, plus d'évaluation ne font que creuser le fossé entre l'école et le monde du travail, la chute pour nos enfants à qui on demande de moins en moins n'en sera que plus difficile.

 

Des polices Open-Dyslexic

lundi 22 décembre 2014 à 14:00

Des polices Libres sont disponibles gratuitement (l’auteur accepte les dons) pour faciliter la lecture des personnes souffrant de dyslexie.

opendyslexic

Non seulement des paquets sont prévus en standard pour une installation simplifiée dans les principales distributions Linux telles que Debian et dérivées, Fedora, Archlinux, Mageia, mais aussi Windows, Mac, ou encore Android et Ios.

Mais ce n’est pas tout. Il est aussi possible d’installer une extension pour les différents navigateurs pour faciliter la lecture des pages web.

Liens pour les extensions, pour Firefox :

https://addons.mozilla.org/en-us/firefox/addon/opendyslexic/

Pour Chrome :

https://chrome.google.com/webstore/detail/opendyslexic/cdnapgfjopgaggbmfgbiinmmbdcglnam

Pour Safari :

http://dyslexicfonts.com./downloads/opendyslexic.safariextz

Pour plus de détails voir :

http://opendyslexic.org/get-it-free/

https://gumroad.com/l/OpenDyslexic

cep