PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

⇐ retour index

Dark Souls 1 ou la poutre qui fait de Skyrim un jeu pour les petites filles avec des couettes – Gwen le boss de fin qui te fait comprendre que tu as mal joué

samedi 27 décembre 2014 à 08:00

Dans le dernier épisode je racontais que j'avais défoncé un monstre assez singulier avec deux grosses boules sur les côtés, puis un grand coup fatal au milieu, un peu pareil quand on veut mettre à terre un gars. Je suis parti ensuite dans les grottes glacées pour aller fracasser un monstre plutôt jouable quand on sait qu'on se fait tuer la première fois qu'on le croise. En effet, le monstre est indestructible, on se fait tuer, on finit en prison et on peut continuer. Pour tuer le boss c'est au fond des cavernes de glace, on met un grand coup dans une épée derrière le monstre qui lui permet d'être invulnérable et on le poutre en tapant dans ses tentacules sur les côtés. Après c'est enfin l'heure d'aller dans le pays des fantômes. C'est assez singulier en fait, il s'agit d'une zone qu'on peut visiter dès le départ mais qu'en fait on ne peut pas faire, qu'ils sont nombreux à s'être faits massacrer là dedans pour rien. Les fantômes ne peuvent être tués à moins d'avoir une malédiction fugace, 4000 âmes chez la marchande, il ne faut pas se rater quand on y va. Le boss de fin c'est en fait quatre boss que vous trouvez au fond d'un puits, il faut sauter, si vous n'avez pas l'anneau d'Artorias vous vous tuez, la routine. Il s'agit de 4 fantômes identiques qui tapent comme des ânes, il faut se coller à eux le plus rapidement possible et taper sans s'arrêter en tenant l'épée à deux mains. Enfin la dernière partie, sachant que les quatre grands monstres peuvent être faits dans le désordre, il s'agit d'aller casser les squelettes sous le cimetière avec la problématique qu'ils se régénèrent. Pour les tuer pour de bon, il faut une arme divine, l'épée d'Astora que l'on trouve dans les pattes du dragon zombi peut faire l'affaire. Pas très difficile à faire, le premier boss vous livre le rituel pour monter les fioles d'estus jusqu'à 20, à mon avis c'est certainement par là qu'il faut commencer, tant qu'on sait que l'estus c'est la vie. On arrive dans une zone qui s'appelle le tombeau des géants, c'est une zone dans le noir où il faut utiliser une lampe en forme de squelette, c'est assez galère d'ailleurs, car on se rend compte d'un coup qu'il y a un squelette de deux mètres et il est trop tard pour changer pour un bouclier. Le boss de fin est une espèce de boule monstrueuse qui s'énerve beaucoup et qu'on peut tranquillement poutrer au feu.

Tout fier, on remplit le calice, la porte s'ouvre, et on arrive dans une énorme désertique dans laquelle il y a uniquement cinq chevaliers qui vont vous lâcher des tonnes de bonus et qui se tuent facilement. Et nous voilà enfin avec le très attendu seigneur des cendres, Gwen. Le seigneur Gwen, c'est le guerrier de base, une grosse épée en feu et il vous défonce la tronche. On saute, on saute beaucoup, mais lui ne s'arrête pas, c'est une vraie machine. On aimerait bien envoyer une petite boule de feu parce qu'on a monté un pyromancien de la mort qui a bien aidé jusqu'à maintenant mais on n'a pas le temps parce qu'il frappe trop vite. Il y a une possibilité, il faut parer au bouclier, et on peut lui faire une fatalité. Le problème c'est qu'il faut du bon bouclier de parade, donc il faut avoir une force de cheval pour le porter donc mon personnage à niveau 95 qui est plutôt orienté dextérité se fait totalement massacrer.

On se trouve donc dans la phase où l'on tente de tuer un monstre en gaspillant des dizaines de milliers d'âmes, ou sinon on fait du level pour corriger ce fameux personnage, afin de faire monter la force. Seulement chaque niveau c'est 55000 pour moi, et ça laisse supposer des heures et des heures de jeu sans la garantie d'y arriver. Je viens donc tout naturellement de recommencer la partie, en faisant désormais attention à ne pas faire n'importe quoi.

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! - Année 2010

vendredi 26 décembre 2014 à 14:00

Après avoir vécu de nombreuses aventures, nos héros les jouets vont vivre la pire, Andy a passé l'âge de s'amuser et part à la FAC, c'est la trame de ce Toy Story III. L'aventure va amener nos amis à une garderie où ils pensaient rendre heureux les petits enfants mais bien au contraire ils sont confiés à des petits monstres qui maltraitent les jouets. L'évasion est bien difficile car c'est un méchant nounours rose qui profite des nouveaux arrivés pour ne pas se faire massacrer par les gosses qui mène le camp. Toy Story III ne déçoit pas, bien au contraire, il reprend parfaitement les éléments qui ont fait le succès de la série, les jouets et leur caractère si particulier, Buzz l'éclair vers l'infini et l'au delà qui se fait reprogrammer en espagnol c'est assez énorme, et puis l'émotion, omniprésente avec des scènes qui peuvent vous rendre euphorique ou faire chialer un gamin en moins de trois minutes et ce toutes les sept minutes. Indispensable même s'il faut payer un psy à son enfant après la fin de la séance.

Faisons complètement abstraction de la stupidité du scénario (je suis blonde, je danse, j'ai des problèmes, j'ai mon copain qui me trahit, je vais monter une nouvelle troupe de danse avec des danseurs classiques et je vais gagner à la fin), pour considérer street Dance 3D comme une simple démonstration de danse. Street Dance c'est de la danse moderne avec des jeunes qui font des battle sur des musiques très rythmées, et même moi avec mon physique pas réellement taillé pour la danse mais plutôt pour le catch, je ne peux que saluer la prestation des artistes. Un film aussi stupide qu'agréable à regarder, on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, on en prend plein les yeux et les oreilles. A noter la présence de Charlotte Rampling qui a dû se tromper de tournage.

Virgil c'est l'histoire d'un gars impulsif qui fait de la boxe. Chaque semaine il va au parloir voir son père et il lui raconte ses combats, qui ne sont que des victoires, le soucis c'est que Virgil ne boxe plus depuis trois ans. Là bas, il croise Léa Druker qui elle aussi vient voir son père, un homme qui ne parle à personne pas même à sa fille, ils restent là, l'un en face de l'autre, la fille attendant que le père réagisse. Les deux enfants avec leurs souffrances vont finir par s'aimer, à leur façon, comme les écorchés peuvent le faire. Les choses vont bientôt se précipiter, le père de Virgil va bientôt sortir et veut voir son fils boxer, Virgil n'a pas d'autre choix que de trouver les moyens de reprendre les gants pour ne pas décevoir son père. Amour, amitié, des vieux (j'aime les vieux), Virgil est un film qui tire sur toutes les ficelles, émotion et humour en premier avec une narration vachement bien foutue. A voir.

La critique de Iron Man et de Iron Man II a été particulièrement mauvaise, et pourtant c'est du block buster qui tient particulièrement la route. Tony Stark alias Iron Man alias Robert Downey Jr toujours parfait en dandy dépravé a déclaré au monde entier être le super héros, tout le monde cherche à créer sa propre armure, en vain. Le problème de Tony Stark c'est que le générateur qu'il s'est collé dans la poitrine lui envoie des doses importantes de palladium et il n'en a plus pour très longtemps à vivre, si bien qu'il fait n'importe quoi (bourré avec son armure en soirée c'est moyen). De l'autre côté un méchant Russe surdoué interprété par Mickey Rourke veut venger son père du père de Tony et décide de tout mettre en œuvre pour lui faire du mal GRRRR !!!! De bons effets spéciaux, de l'humour, de la castagne, tout va bien dans le meilleur des mondes possibles made in USA.

Des méchants soldats de toutes les nationalités se retrouvent parachutés sur une planète inconnue alors qu'ils étaient occupés à faire autre chose avant, comme être de méchants soldats. En fait ce qui est important c'est de comprendre que c'est pas dans leur sommeil mais bien une téléportation réveillée et que la planète sur laquelle ils débarquent ne ressemble en rien à la terre. C'est bien normal puisque c'est la planète des predators et qu'ils vont servir de gibier contre ces méchants chasseurs. Le film est un classique basé sur l'élimination des participants dans des scènes de découpe ou d'explosion aussi farfelues et spectaculaires que possible. On notera la présence d'Adrien Brody qui fait son retour au cinéma et de Laurence Fishburne sorti de la matrice.

LES HUMAINS ONT ÉTÉ TRÈS TRÈS MÉCHANTS !!! ET DIEU A DÉCIDÉ DE SE VENGER TRÈS FORT !!! ALORS IL ENVOIE L'ARMÉE DES ANGES POUR MASSACRER L'HUMANITÉ !!! Enfin bon rassurez vous Michael, l'ange, pas Jackson, va partir au fin fond du désert pour aller sauver un enfant qui doit venir au monde et qui s'il naît ben ça ira mieux. L'armée des anges est une variation sur le film de zombies mais sans zombie. Pas un mauvais film, assez original d'ailleurs, quelques scènes qui font un peu peur, un classique.

L'arnacoeur est un film avec Romain Duris et Vanessa Paradis. A l'évocation de ces deux noms les gens partent en courant et pourtant j'ai une opinion contraire. Pas pour contrarier mais bien parce que j'ai tous les disque de Vanessa Paradis depuis qu'elle est adulte, que j'aime le personnage doux, calme et bobo, la chanteuse sans voix qu'on reconnait dès qu'elle chante et je suis fou amoureux de Romain Duris. Mon premier coup de foudre pour Romain Duris c'est quand je l'ai vu pour la première fois faire le cheval dans Molière. Beaucoup le qualifie de type prétentieux, moi quand je le vois jouer, j'admire la puissance du gars qu'on sent littéralement emporté et fou furieux, de battre mon coeur s'est arrêté est un film indispensable à voir. C'est donc sans aucun à priori que j'ai regardé cette comédie qui joue carrément dans la cour des américains et qui transforme parfaitement l'essai. Romain Duris est un briseur de mariage professionnel et on le paye pour justement briser le mariage à venir de Vanessa Paradis qui pourtant va convoler en juste noce avec l'homme idéal. Totalement prévisible dans la trame bien sûr, mais drôle, léger, une comédie qui n'a absolument pas à avoir honte face aux ténors américains.

Robert Pattinson est un étudiant New Yorkais qui ne s'est jamais remis de la mort de son frère. En révolte contre son père Pierce Brosnan alias James Bond un riche industriel pas franchement sympathique, c'est un garçon impulsif, beau gosse, qui n'a finalement de liens solides qu'avec sa petite soeur. Après une soirée bien arrosée et une baston, il s'en prend à un policier qui le maltraite un peu. Par hasard, il rencontre la fille de ce dernier à la FAC et se dit que la séduire serait une bonne idée pour nuire à robocop. Remember Me est un film étonnant, dans lequel il ne se passe pas grand chose et pourtant on regarde, même s'il y a Robert Pattinson. C'est bien joué, c'est curieusement prenant et le final est assez bluffant.

Autre style tête de turc raconte l'histoire de Pascal Elbé un docteur qui se fait agresser en banlieue à coup de cocktail Molotov. La problématique c'est que son agresseur est aussi celui qui va le sortir des flammes. Son frère Roschdy Zem va mener l'enquête. Le cadre de Tête de turc ne se veut pas moralisateur car d'un côté le jeune de banlieue ne veut pas être un héros par rapport à sa cité, d'autre part il ne peut pas être un héros par rapport à son acte et pourtant le film est quand même dans sa globalité simple : la banlieue, l'intégration, les politiques, les traditionnels clichés. Au final un film pas inintéressant qui se laisse regarder, rien de bien formidable toutefois.

Jean Reno est un ancien parrain de la mafia qui coule des jours heureux avec sa famille, loin des affaires. Un beau jour il se fait descendre dans un parking et prend plus de 22 balles. Seulement Jean Reno ben c'est même pas mal, ce n'est donc pas pour rien qu'on l'appelle l'immortel. A peine remis de ses blessures, il n'aura qu'un but : LA VENGEANCE !!! Gros casting pour ce film de bandits : Jean Reno donc, Richard Berry qui a réalisé le film, Kad Merad en méchant et bègue à contre emploi par rapport à ce qu'il fait d'habitude, Jean-Pierre Darroussin dans un rôle éloigné lui aussi des abrutis qu'il joue souvent, Marina Foïs en flic sérieuse qui montre que la troupe des robins des bois ben ils sont forts et Joey Starr qui ne maltraite personne, vraiment à contre emploi pour tout le monde. Alors que les critiques ont été quand même vachardes avec Berry, moi j'ai bien aimé. Il faut bien sûr faire abstraction des films sur la mafia, de certains clichés et d'autres répliques à deux balles et on a un bon film de gangsters.

La navette spatiale vient de s'écraser et avec elle une bonne nouvelle, un virus qui rend les gens sans sentiment, les bons mais aussi les mauvais, ce qui rend tout de suite les choses plus calmes. 1h39 à avoir peur avec Nicole Kidman qui se fait courir après pour se faire transformer, un film pas vraiment original mais qui tient très bien la route. The invasion est un film captivant pour lequel on peut toutefois regretter le message de fond à deux balles, une variante de no woman no cry ou plutôt pas de sentiment pas de guerre, et une fin prévisible au possible.

Alessandro Nivola est dans une mauvaise passe, contrôleur sanitaire, il perd son job et sa copine. Sa seule "échappatoire", c'est son père qui le contacte pour assouvir une vieille vengeance et qui a besoin d'un chauffeur. Le fils ne se serait jamais déplacé pour son paternel (Christopher Walken) mais celui-ci lui annonce qu'il est atteint d'une tumeur au cerveau. Son père est un escroc qui arrive à vivre avec 5$ dollars par jour, d'où le titre du film 5$ a day par le biais de combines publicitaires ou de petites escroqueries. Perplexe le fils réalise que ce père qui est tout sauf le modèle qu'il a voulu suivre est finalement un père qu'il aime et qui va lui permettre de mieux se connaitre lui même. 5$ a day est un road movie très amusant tenu par un excellent Christopher Walken en vieux bonhomme déjanté, on notera la participation de Sharon Stone qui vieillit mal et qui pose encore à notre grand regret en maillot de bain.

Christina Ricci vit sa passion amoureuse avec Justin Long et un soir pour un malentendu c'est le clash. Elle prend la route et se tue, enfin c'est ce qui lui dit Liam Neeson, le croque mort. C'est d'ailleurs là tout l'intérêt du film, est ce que Liam Neeson est vraiment un personnage qui a le pouvoir de parler aux morts ou est ce un simple serial killer qui essaie de convaincre les gens qu'ils doivent accepter leur mort et se faire enterrer vivant. After life m'a littéralement scotché, car en permanence on est sur la corde raide entre le thriller ou le fantastique, seule la fin est regrettable, plusieurs interprétations sont possibles, j'aurai voulu quelque chose de complètement tranché.

Cécile de France et Fred Testot de Omar et Fred sont policiers, Gardiens de l'ordre. Un soir lors d'un contrôle de routine, un collègue est abattu et c'est le fils d'un député complètement défoncé qui tient l'arme. L'enquête ne prend pas le tournant attendu et les deux jeunes officiers sont lâchés par leur hiérarchie, ils vont devoir mener l'enquête par eux même quitte à se salir les mains. Intéressant comme policier, pas vraiment par son scénario plutôt banal, mais plutôt le franchissement de la ligne blanche de deux individus sensés faire respecter la loi. On attend bien sûr Fred Testot garçon tellement haut en couleur avec les personnages du service après vente des émissions et il passe correctement l'épreuve du passage au sérieux.

MacGruber est une parodie de Mac Giver et c'est plutôt original et bien pensé. Mac Giver est totalement has been et ne va parler qu'à des gens de ma génération ce qui fait plutôt plaisir, il fallait oser se fermer la porte des jeunes. Le scénario il n'y en a pas, il ne faut pas le chercher, les gags sont horriblement lourds, les clichés des années 80 sont formidables et omniprésents, c'est de l'humour potache qui pèse trois tonnes. Tout bon trentenaire lecteur de ce blog devrait en théorie apprécier ce film, surtout s'il a vu l'intégralité des y a t'il, les hot shots et les scary movie.

The Joneses représentent la famille américaine parfaite, ils sont beaux (Demi Moore, David Duchovny comme parents), ils ont la plus belle baraque du quartier, ils ont les meilleurs produits et ils font crever d'envie tout le monde. Et c'est bien normal car en fait les Joneses sont des commerciaux qui vendent les produits qu'ils utilisent pour des grandes marques en s'immisçant dans les beaux quartiers et en donnant envie. Scénario original et bien pensé, la critique de la société de consommation par contre est un peu trop marquée, le film reste tout de même à voir, ne serait ce que pour la présence de Duchovny.

Tout le monde connaît l'histoire du Portrait de Dorian Gray et bien voilà l'adaptation en film. Dorian tout droit sorti de sa campagne est plutôt beau gosse, et tout lui sourit. Il croise Colin Firth un vieux pervers qui l'entraine sur des pentes savonneuses et il finit par vendre son âme au diable pour garder sa jeunesse éternelle avec tous les malheurs qui peuvent lui arriver qui vont être transférés dans le tableau. Bien joué, Ben Barnes fait penser à Johnny Depp dans sa jeunesse, le film est assez esthétique mais finalement n'apporte pas grand chose au spectateur si ce n'est l'adaptation d'une histoire ultra-connue.

Bryan Greenberg est le fils du prix nobel (nobel son) de chimie, une véritable ordure qui trompe sa femme avec ses étudiantes, misanthrope. Ce dernier est kidnappé par son demi-frère qu'il ne connaissait pas, "fils" d'un ancien collègue qui s'est fait volé ses recherches par l'horrible bonhomme et il a décidé de se venger. Les deux "frères" vont finalement s'associer pour faire cracher le "génie" et récupérer les 2 millions du Nobel. L'histoire très bien foutue dans la récupération des sous à la façon des grands films de machination comme usual suspect aurait pu s'arrêter là, mais le kidnappeur décide de prendre sa place de fils et monte un complot formidable pour évincer son demi frère qui n'a pas donné son dernier mot. Film sans prétention et pourtant passionnant, à voir d'urgence.

17 ans encore est une comédie avec Zac Efron vous savez le gars qui s'est fait connaitre dans High School Musical le machin odieux qui chante et qui danse. Alors forcément quand on se met à regarder on part quand même avec un léger à priori. Matthew Perry à 17 ans est promis à un bel avenir dans le basket ball et il doit faire le match de sa vie, celui qui lui permettra d'entrer dans une prestigieuse université. SEULEMENT SA COPINE LUI ANNONCE QU'ELLE EST ENCEINTE AVANT DE COMMENCER LE MATCH. C'est à ce moment là que tout homme vivant avec une femme compatit avec le héros car il sait que la femme cultive ce genre de talent pour annoncer de grandes nouvelles au moment où il ne faut pas. Un bon gars le Matthew et il renonce à tout pour épouser sa belle. 20 ans plus tard il se retrouve père de famille dans un métier qu'il n'aime pas avec une femme qui ne l'aime plus et des gosses qui ne le respectent pas. Mais la magie du cinéma va le métamorphoser en ado de 17 ans et il va sauver son monde. Une bonne comédie avec un Zac Efron beau gosse qui le fait plutôt bien, Matthew Perry qui le fait pas mal non plus, on notera la présence de Thomas Lennon le copain de jeunesse geek ado qui finit milliardaire et tout aussi geek qui se fait passer pour le père du beau Zac qui nous offre quelques très beaux moments de culture geek.

Paul Bettany est un trentenaire et c'est donc pour nous un super héros, d'ailleurs la plus belle victoire fait partie de ces films cultes pour trentenaire, celui où le trentenaire gagne à la fin. Joueur de tennis en fin de carrière, il a connu son moment de gloire et va faire son dernier Wimbledon avant de devenir professeur pour vieilles dames. Est ce l'amour pour la jolie Kirsten Dunst cette petite championne qui lui donne des ailes, ou peut être l'envie de montrer à tout le monde qu'il peut encore gagner, le mélange des deux fait qu'il va commencer à enchainer les victoires et il pourrait même gagner le titre ! Le personnage de Paul Bettany est parfait. Il boit avant les matchs, a peu d'amour propre, se marre avec ses camarades de son âge face aux gamins jouant à la gameboy qui sont de vrais tueurs sur le terrain, cultive finalement tout ce qui ne fait pas un sportif. Excellente comédie romantique, à voir absolument.

Il est difficile de regarder repo men sans tourner la tête tellement c'est gore parfois. Dans un monde futuriste on a créé des prothèses particulièrement efficaces qui permettent de remplacer un cœur ou un foie. Bien sûr dans ce bas monde rien n'est gratuit et il est difficile de payer les échéances de ces prothèses si chères alors quand on ne paye plus, ce n'est pas l'huissier qui vient, mais Jude Law et Forest Whitaker qui vont directement prélever les organes et par le fait un peu tuer les gens mais de façon légale. Il faut dire que les deux gars ne se posent pas réellement de questions, anciens vétérans de la guerre, ils considèrent tout ceci comme un simple métier. Tout ne va pas si mal donc jusqu'au jour où Jude Law suite à un accident cardiaque se retrouve avec un cœur artificiel, alors il découvre ce que ressentent ses proies et là tout devient moins facile. Repo men est un film complètement déjanté qui fait penser par certains côtés à Starship Troopers, de l'action, un sujet original et bien traité même si derrière on sent la critique du système. Ce qui m'a quand même gêné c'est vraiment le côté sanguinolent, le film par certains moments n'est pas regardable, rien n'est épargné c'est pire qu'un épisode de série médicale.

Jeff Daniels un homme misanthrope au possible écrit un livre parlant de sa relation avec dieu qui le propulse au delà de la gloire, son livre est tellement inspiré et humain qu'on lui prétend une relation avec Dieu. Reclus depuis 20 ans loin du monde dans sa somptueuse demeure, deux évènements vont changer sa vie. Un blocage de dos qui va le conduire chez une kiné qui élève seule son enfant dont il va tomber amoureux et sa relation avec un jeune libraire alcoolique dont il va finir par devenir le guide spirituel. Paradoxal quand on est coupé des autres et pourtant adulé comme le type le plus humain du monde de renouer des liens avec les êtres humains et c'est pourtant ce que notre méchant héros va essayer de faire. Quelques longueurs pour ce scénario qui n'est pas sans rappeler le film avec Jack Nicholson "Pour le pire et pour le meilleur", bon jeu d'acteurs, the answer man est une comédie sympathique à voir.

Ne cherchez pas de scénario dans le choc des titans il n'y en a pas. Persée fils de Zeus (Liam Neeson, dans une armure de chevalier du Zodiaque ridicule) donc neveu d'Hadès (Ralph Fiennes, qui s'offre une des scènes les plus ridicules du cinéma dans une interprétation proche de celle du bossu de Jean Marais qu'on aurait habillé de sacs poubelles) et d'une humaine prend les armes pour une bonne boucherie, afin de montrer qu'on sait encore faire des débauches d'effets spéciaux à Hollywood. On a donc droit à tout le bestiaire de la mythologie Grecque ou presque, avec des Harpies, des scorpions géants, Charon le gardien des enfers, la gorgone avec ses yeux qui font peur, le kraken qu'il est trop gros. Certes c'est du grand spectacle mais le film manque d'originalité, d'humour et même finalement de rythme ce qui est un comble pour un blockbuster. A noter la présence de Polly Walker la méchante Atia de la série télé Rome qui devrait quand même s'interroger sur sa présence dans un nouveau rôle de méchante dans un péplum et de Mouloud le comique de Canal + qu'on se demande comme il a atterri là.

Michel Aumont 80 ans, ancien résistant et médecin réputé a toujours été pour ses enfants Fabrice Luchini et Karin Viard un père autoritaire, mais aussi une espèce de modèle de vertu. Ils ne s'étonnent pas dès lors quand il reçoit chez lui des sans papiers. Là où la surprise est un peu plus grande c'est quand le sans papier est une sans papier du type bimbo et que les indices laissent penser que le vertueux grand père a d'autres idées derrière la tête qu'une cause humanitaire. Je trouve que Luchini se bonifie de film en film abandonnant les grandes emphases pour un jeu plus sobre, Karin Viard quant à elle, toujours aussi talentueuse, ce tandem frère et sœur désarçonné par l'attitude de cet homme qu'ils ne reconnaissent plus, porte totalement le film. A voir.

Le mac est une comédie au scénario très original avec José Garcia et pour preuve, José Garcia interprète à la fois le rôle du mac c'est à dire un truand de Marseille et de l'autre côté son jumeau, un banquier frustré qui a été abandonné à la naissance. Le premier veut se faire passer pour mort et c'est donc avec un très large étonnement qu'on va chercher le second pour le mettre dans la peau de son frère. Le film comme on l'a compris ne va pas révolutionner l'histoire du cinéma, mais José Garcia est une machine, à lui tout seul il fait un film, on ne peut que reconnaitre son talent face à tant d'énergie déployée. Aucune originalité donc, des incohérences en pagaille, une accumulation de clichés mais on rigole souvent, la réalisation est de plus très dynamique pour coller au rythme de Garcia avec certaines scènes d'exception, le tabassage sur vas y francky c'est bon, ou encore l'énorme show de l'acteur sur le titre de Martin Solveig "Jealousy". Une bonne comédie à la française.

Le coursier est une comédie avec Michael Youn, voilà qui en ferait fuir plus d'un, au moins deux, même peut être tous et pourtant ce serait dommage car ce n'est pas si mauvais. Michael Youn est comme on peut l'imaginer coursier, un garçon en manque de réussite c'est un faible mot, pas d'ambition, pas de responsabilité, pas de maturité au grand drame de sa petite amie qui attend qu'il se prenne en main. C'est ainsi qu'il réalise une course, la course qui va changer sa vie puisqu'il va se retrouver embarqué au bon milieu d'un trafic avec une organisation mafieuse qui va l'emmener dans une course folle pour sauver sa vie, celle de ses proches et faire de lui un homme, un vrai. Au final on a tendance à vouloir détester le film parce que Young joue dedans, et puis finalement il n'est pas si mauvais que ça, le film, et l'acteur. Le coursier est un film honorable d'action / comédie pas plus mauvais qu'un autre, pas meilleur non plus.

Percy Jackson et le voleur de foudre est un teen movie teinté de mythologie grecque, c'est assez osé, mais finalement l'ensemble est assez réussi. Un beau jour, un gamin se retrouve persécuté par des tas de monstres qui l'accusent d'avoir volé la foudre de Zeus. Si la foudre n'est pas rendue rapidement, ce sera la guerre entre les dieux, avec la terre comme terrain de jeu. Alors notre pauvre gosse réalise que sa vie n'est qu'un leurre et qu'il est finalement le fils de Poséidon et les quelques pouvoirs qui vont avec. Il va avec d'autres enfants de dieux aller récupérer sa mère dans les enfers et par la même occasion éviter la fin du monde. Assez amusant cette gorgone interprétée par Uma Thurman avec des lunettes de soleil, bien faits ces effets spéciaux du bestiaire de la mythologie grecque, original et assez inattendue cette transposition. Pas si mal donc, si on est bon public.

Solomon Kane est une vraie déception. Alors que la bande annonce laissait présager une grosse castagne, l'action du film commence à proprement parler à la moitié pour des scènes relativement pauvres. Solomon Kane est un gros méchant qui tombe face à un employé du diable venu récupérer son âme, il parvient toutefois à s'échapper, mais tous ses hommes massacrés et la fin si proche ont laissé quelques séquelles chez l'homme qui va se repentir au fin fond d'un monastère. Malheureusement, quand on est une grosse brute il est difficile de chasser sa nature qui revient au galop et c'est ainsi que Solomon reprend les armes pour une "grosse boucherie". Les guillemets ce n'est pas fait pour faire joli, effectivement boucherie il y a, mais c'est médiocre dans la qualité des combats, des dialogues qui sont piteux pour ne pas dire risibles et même des effets spéciaux. A éviter.

Kevin Kostner est un américain plus que moyen, il fait la tournée des bars, glandouille au travail, élève seul sa fille un peu surdouée. Alors qu'il lui avait promis d'aller voter, il se défile une fois de plus et c'est l'enfant qui fait son devoir d'électeur à sa place. Seulement au moment de valider le vote, la machine est débranchée et il se trouve que par le plus grand des hasards les deux candidats sont exactement au même nombre de votes, à une voix tout de même, celle qui n'a pu être validée à cause d'une machine qui ne devait certainement pas être sous Linux. C'est là que le film prend un tour assez inattendu, car les deux candidats au lieu de faire une campagne pour une nation font campagne pour un homme assez basique au point de trahir leurs convictions politiques pour réussir à le séduire. Bien pensé, bien joué, Kevin Kostner se bonifie à jouer de plus en plus de rôles de has been, swing vote est un film à voir.

Trois soldats américains partis en Irak se retrouvent sur les routes des états unis. A part l'uniforme, ils partagent tous quelques points communs, une blessure de guerre, l'envie de retrouver leurs proches. Tim Robbins en premier a fini sa carrière de militaire, c'est avec une grande surprise qu'il se rend compte que sa femme ne le supporte plus et demande le divorce, il va suivre Michael Peña un monsieur à la filmographie impressionnante qui a pris une balle à l'endroit où il ne fallait pas et qui compte trouver des professionnelles pour faire "redémarrer l'ensemble", avec eux Rachel McAdams une jeune femme sans éducation qui va ramener la guitare de son compagnon mort sur le front à ses parents. Même si The Lucky Ones est teinté d'américanisme de base qui a du mal à éviter les clichés, il n'en reste pas moins que ce road movie est une véritable réussite, des personnages attachants, des situations cocasses, à voir.

Les chèvres du pentagone est une histoire assez délirante. Un journaliste part à la recherche en Irak de George Clooney un militaire qui aurait fait partie d'une unité spéciale, les jedi. Oui vous avez bien lu, les jedi. Les jedi sont des militaires avec des pouvoirs paranormaux capables de tuer des animaux du regard. Le problème c'est que les jedi ont été entrainés par une espèce de baba cool illuminé fan des communautés hippies avec des pratiques particulières comme la fumette, l'amour libre, la danse, et qu'il a trouvé écho auprès de ses généraux ce qui fait que les "jedi" sont d'énormes bouffons qui se prennent au sérieux et sont persuadés qu'ils ont des supers pouvoirs. George Clooney, Ewan McGregor, Kevin Spacey, Jeff Bridges, une grande distribution pour des acteurs au niveau de leur réputation, George Clooney avec sa petite moustache ridicule est hilarant, du troisième degré très Monty Python et pourtant la mayonnaise n'a pas pris chez moi. Même si certains moments sont amusants, que le film est bien pensé, j'ai trouvé ça assez long et pas assez drôle pour une comédie.

On commence la série par deux films qui traitent du même thème mais pas de la même façon : notre univers post nucléaire. Dans la route, c'est Viggo Mortensen qui essaie d'élever son fils dans un univers un peu difficile où les gens se font dévorer. Ce qui est bien dans la route c'est qu'on ne rit jamais, c'est triste à souhait, tout va mal. Au final, le film se laisse regarder par curiosité macabre, le père et le fils vont ils se faire bouffer ? Dans le même genre, et un peu au même endroit Denzel Washington est l'homme qui possède la dernière bible au monde, son but, la protéger et l'amener à l'ouest, c'est une voix qui le lui a dit. Quand la route joue la carte du post apocalyptique classique et je dirai hyper réaliste si cela devait se produire, le livre d'Eli c'est Fallout 3 teinté d'un fond de religion pas inintéressant. Le deuxième film est sans conteste plus passionnant que le premier, surtout pour les bourrins, il y a quelques scènes de baston un peu matrixienne qui sont mémorables.

Dans un genre totalement différent I Love You Phillip Morris raconte l'histoire de Jim Carrey un flic qui devient un petit escroc et qui en prison va rencontrer l'amour de sa vie Ewan McGregor. A la sortie de prison, pour faire vivre une vie de rêve à son bien aimé, il va passer à de l'escroquerie de haut vol pour finir encore en prison et devenir un génie de l'évasion. I Love You Phillip Morris est issu d'une histoire vraie et c'est une accroche importante parce que c'est tellement délirant qu'on a du mal à y croire, si bien qu'on reste scotché à son écran pour voir comment ça fini. Politiquement très très très très très incorrect le film peut choquer par bien des aspects, pour ma part j'ai passé un bon moment.

Alice plus âgée est de retour au Pays des Merveilles pas en dessin animé mais dans un film de Tim Burton. Pas réellement la fête, la reine rouge a pris le pouvoir et veut couper la tête à tout le monde. Encore heureux Alice est là et elle va sauver le monde ... joie. L'univers de Disney est parfaitement respecté dans ce film, on retrouve bien sûr tous les personnages, le chapelier fou interprété par Johnny Depp faussement mis en avant sur les affiches alors qu'il ne tient pas le rôle principal, le lapin, les jumeaux, le chat, enfin toute la clique. D'un point de vue réalisation rien à redire c'est magique, d'un point de vue intérêt on se demande ce qu'un Tim Burton qui est un des grands créateurs d'univers du cinéma est venu faire là dedans, pour enfiler un monde étroit qui ne lui appartient pas et sans grande marge de manœuvre comme toute bonne suite qui se respecte et qui doit impérativement rappeler les éléments qui ont fait le succès du premier. Beau film, lourdement ennuyeux, il plaira certainement aux plus jeunes.

Un vulgaire employé de bureau se réveille dans un monde où les insectes devenus géants ont pris le contrôle, les gens servant de garde manger. Infestation se situe dans la lignée des Zombie land ou Shaun of the dead, des anti héros face à la crise, le premier combat face à la punaise géante est d'anthologie comme de nombreuses scènes dans ce film qui ne se prend absolument pas au sérieux, un must du genre.

Michel Blanc, un homme qui vient d'arriver à la retraite va voir sa vie bouleversée par une série d'événements : une tache au niveau de la hanche le persuade qu'il a un cancer et qu'il va mourir, Miou-Miou son épouse le trompe avec un de ses anciens collègues, Mélanie Doutey sa fille va convoler en seconde noce avec Gilles Lellouche un agent de sécurité que ne supporte pas son fils homosexuel. Une petite zone de turbulences est un grand classique des familles au bord de la crise de nerfs, sans temps mort, amusant et très bien joué, à voir.

Au-dela De L'Illusion est un bon film avec Catherine Zeta-Jones, ce qui frise l'oxymore. L'histoire raconte les derniers moments de la vie d'Houdini le grand magicien des années 20. Torturé par la mort de sa mère, il met au défi les charlatans du monde. Pour 10.000 dollars il demande qu'on lui révèle les dernières paroles de sa maman disparue. Parmi les candidates la belle Catherine qui a besoin d'argent et qui va user de tous ses charmes pour réussir à trouver le secret. Bon film, un peu de fantastique, beaucoup de romance, l'ensemble fait penser à l'excellent prestige même s'il est quand même loin du compte (en même temps c'est difficile).

On connait Zach Braff pour la série très drôle et hospitalière Scrubs, dans Last Kiss il interprète le rôle d'un trentenaire, futur père de famille qui commence à céder aux angoisses de la vie tracée, l'enfant, le mariage, la maison et certainement le chien. Il va donc céder aux charmes d'une jeunette, pendant qu'autour de lui ses amis, sa famille voient aussi leurs relations sentimentales exploser. Classique, mais efficace, une bonne comédie romantique.

Brendan Fraser et Harrison Ford réunis dans un film ça laisserait penser à un film d'action genre "Indiana Jones et la momie empaillée" c'est respectivement en financier et en scientifique qu'on les retrouve dans mesures exceptionnelles. Inspiré d'une histoire vraie, l'histoire raconte celle de Brendan Fraser un homme d'affaire dont les deux enfants sont atteints d'une maladie orpheline qui va aller chercher Harrison Ford un scientifique génial mais misanthrope. Brendan Fraser va tout abandonner et entraîner avec lui Harrisson Ford dans la conception d'un médicament avec les difficultés financières mais surtout humaines pour faire travailler cet asocial au sein de la world compagnie. On a quand même un peu l'impression de regarder un feuilleton de M6 mais finalement la mayonnaise prend quand même pas mal, Harrison Ford n'étant pas mauvais en Jean-Pierre Bacri, puis l'enjeu du film quand même, la vie des deux enfants.

Une famille vit dans une petite ville à proximité de New York, appelée City Island, une famille qui vit dans le mensonge. Le père, Andy Garcia gardien de prison cache à son épouse qu'il prend des cours pour devenir acteur, la fille est stripteaseuse quand on la pense à la Fac, le fils a une fascination pour les filles en sur-poids. Tout va se mettre à exploser quand Andy Garcia découvre que l'un des prisonniers Steven Strait (qu'on a vu dans le très mauvais 10.000), est en fait le fils qu'il a eu il y a de nombreuses années avec son premier amour et qu'il décide de le prendre à son domicile. Comédie très amusante et bien jouée, Andy Garcia dans un rôle différent de méchant sûr de lui en ce gardien de prison pétri de bonnes intentions. A noter la prestation de Julianna Margulies à des années lumières de la prestation de gentille infirmière d'Urgences.

Morgan Freeman alias Nelson Mandela prend le pouvoir en 1994 dans un pays dans lequel les deux communautés, noire et blanche se détestent encore cordialement. Pour unifier le pays, il décide de s'investir dans le rugby à l'aide de son capitaine Matt Damon dont l'équipe reste adulée par les blancs mais détestée par les noirs. L'homme décrit comme un Saint homme dans le film de Clint Eastwood va réussir à unifier la nation entière autour de son équipe de rugby. Original et plaisant ce invictus qui présente un évènement historique par la petite lorgnette avec un ton amusant et décalé. Grande prestation de Morgan Freeman qui aura décidément tout joué.

Leonardo DiCaprio un inspecteur, est envoyé sur l'île de Shutter Island, une île prison asile psychiatrique sur laquelle une prisonnière s'est mystérieusement échappée. Léonardo mène l'enquête, car il se passe des choses vilaines vilaines. Depuis le sixième sens on a quand même un peu de suspicions quand on regarde certains film, Shutter Island en fait partie, on s'en rend compte assez rapidement d'ailleurs, l'univers étant trop fou pour que tout soit carré (si je puis dire). La réalisation est impeccable et originale, l'univers rétro des années cinquante aidant beaucoup, au niveau du scénario pas assez de demi mesure, en même temps l'asile prête au contexte. Un film convenable mais sans plus qui aurait pu faire mieux.

Le prix du silence est une véritable horreur. Une journaliste Kate Beckinsale dévoile dans un article que Vera Farmiga (la copine de George Clooney dans in the air) est un agent de la CIA. Le soucis, elle ne veut pas dévoiler sa source, Matt Dillon procureur pour l'état va se charger de joyeusement briser sa vie en l'envoyant en prison. Bien sûr la descente aux enfers de la journaliste est prévisible, bien sûr c'est teinté de patriotisme d'un côté, de liberté de la presse de l'autre, le film pourtant tire parfaitement son épingle du jeu avec pour fil conducteur, qui est donc la source, celle qui a craché le morceau ? Un suspense qui sera maintenu jusqu'à la fin, fin pour la moins surprenante, un très bon moment. On rajoutera au casting déjà riche Noah Wyle le docteur d'urgence, Angela Bassett et David Schwimmer l'ancien friends.

Bonne surprise que ce siffleur. François Berléand vit sur la croisette, un homme discret, timide, qui se fait marcher sur les pieds. Il vit entre sa passion pour ses disques, Clémentine Célarié sa compagne, sa boutique de prêt à porter et surtout pour sa table de restaurant à laquelle il mange tous les midis. C'est d'ailleurs la seule chose qui va réussir à le faire sortir de ses gongs, lorsqu'il apprend qu'un promoteur immobilier Thierry Lhermitte accompagné de ses deux hommes de main Sami Bouajila et Fred (sans Omar), veut mettre main basse sur l'affaire, il va s'inventer un jumeau, le siffleur, qui ose tout. Des situations très théâtrales, une comédie sympathique, un bon moment de détente.

Oscar est en phase terminale d'un cancer, et le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas la fête, il se replie sur lui même jusqu'au jour où il croise la dame rose, Michèle Laroque qui le traite comme le dernier des chiens. L'enfant est séduit par cette femme qui ne le plaint pas et demande à la revoir. Alors qu'elle est du genre misanthrope la dame rose va accepter un compromis avec le médecin chef de l'hôpital, ce dernier lui achète ses pizzas et en contre partie elle passe quelques heures avec l'enfant pour l'emmener dans son monde à elle, vivant, avec des catcheuses et de drôles d'histoire. Une joli conte qui ne file pas trop le cafard malgré la lourdeur du thème, un univers bien trouvé, à voir.

En 2019, les vampires sont les maîtres absolus de la planète, l'espèce humaine n'existant quasiment plus et regroupée dans des fermes où on lui pompe le sang, un concept déjà vu d'ailleurs dans Blade il me semble, à la différence dans ce film c'est qu'on voit finalement l'ensemble par la lucarne du vampire majoritaire et qui correspond à la normalité de ce monde, avec les voitures teintées, les alertes au soleil, les longs tunnels dans la ville, etc ... Un scientifique, Ethan Hawke est à la recherche d'un produit de substitution pour compenser la disparation de la race humaine ou du garde manger c'est selon, un vampire qui refuse de boire du sang humain et qui va être contacté par la résistance, résistance qui va lui livrer un terrible secret qui pourrait bien changer la donne. J'ai bien aimé ce daybreakers qui réussit le tour de force de prendre des situations vues des milliers de fois et de les transposer dans un univers assez original prétexte tout de même à une grosse baston entre les gentils et les méchants.

A l'origine est une curiosité, d'autant plus curieuse que le film est issu d'une histoire vraie. François Cluzet est un escroc qui récupère du matériel tombé du camion, il s'est spécialisé dans la récupération et la revente d'outils d'entreprises plus particulièrement, en se faisant passer pour un employé d'une grosse boîte du métier. Un jour il arrive dans une ville de passage ravagée par le chômage dans laquelle la boîte pour laquelle il est sensé travailler a lancé il y a plusieurs années un grand chantier pour construire une autoroute, chantier arrêté par les écologistes à cause de scarabées d'une espèce protégée. Très vite il réalise qu'il a l'opportunité de monter un énorme coup. Il est en effet accueilli comme le messie, les gens étant persuadés qu'il va reprendre les travaux au point de venir lui proposer des dessous de table pour faire partie des entreprises locales qui vont participer aux travaux. Seulement Cluzet se prend tellement au jeu qu'il en vient à transformer une escroquerie en réalité. Le film repose sur les épaules de l'acteur qui s'en sort à merveille dans ce rôle d'escroc qui cherche l'absolution ou un autre sens à sa vie. Malgré le manque de rythme le film est agréable, on se demande surtout jusqu'où il va aller et le dénouement.

Jonathan Rhys-Meyers travaille à l'ambassade américaine à Paris et accessoirement joue les agents secrets sans violence pour son pays posant ici ou là un micro, récupérant un document confidentiel. Il se voit associer le très bourrin John Travolta aussi violent que son compère est élégant. Les voilà partis dans une cavalcade sanglante à travers les rues de Paris pour dézinguer les méchants terroristes. On retrouve Pierre Morel à la réalisation, à qui l'on devait l'excellent taken où l'on avait déjà un américain faisant un carnage à Paris. Là où taken nous embarquait dans une histoire sordide et stressante avec un Jack Bauer prêt à tout pour retrouver sa famille, From Paris With Love est une apologie du film violent gratuit au scénario aussi prévisible qu'un épisode de Ben X. A réserver aux amateurs de tueries.

Alors qu'on ne parle que de Twilight et de ses booooooooooooooooooos vampires, d'Harry Potter et de ses supers pouvoirs, L’Assistant du vampire joue le challenger qu'on n'attendait pas, si bien sûr on attend quelque chose d'un teen movie basé sur un univers fantastique. On passera sur les deux ados totalement inconnus meilleurs amis du monde qui vont se retrouver face à face, l'un dans le clan des gentils vampires qui ne tuent pas les humains et l'autre du côté des dévoreurs vilains, pour retenir un univers sympathique avec des bêtes de foire, un cirque, la présence de John C. Reilly le camarade de Will Ferrel dans de bonnes comédie débiles pour avoir au final un divertissement qui s'il n'est pas original par son scénario et son univers l'est plus par la façon dont il est abordé.

Très bon film que Ni pour ni contre bien au contraire avec une très bonne distribution : Marie Gillain, Vincent Elbaz, Zinedine Soualem ou encore Diane Kruger. L'histoire de Marie Gillain simple caméraman qui découvre l'univers du très grand banditisme en la présence de Vincent Elbaz et de son équipe. Ensemble ils vont organiser le casse du siècle. Film violent, bien joué, qui revisite les films de gangsters à la française.

La sainte victoire est un film qui mérite d'être vu parce que Christian Clavier ne joue pas comme d'habitude, laissant penser qu'il est capable de jouer la comédie, Clovis Cornillac non plus d'ailleurs, loin des rôles d'homme dur et indestructible. Ce dernier joue interprète un architecte issu des quartiers populaires, le gars qui s'est fait tout seul, et qui va aider Christian Clavier à devenir le maire d'une grande ville. Le soucis quand les affaires se mêlent à la politique, qu'on y rajoute l'amitié, l'amour qu'il va partager avec la fille de Clavier et un marché public obtenu illégalement, les choses se compliquent beaucoup. Bon film malgré les nombreux clichés qui frisent la caricature, à mi chemin entre la comédie et le film sérieux, moralisateur à souhait, trop certainement, mais pour ma part la surprise de voir Clavier interprétant un homme politique intègre et sérieux est tellement bonne que j'en deviens très indulgent.

The Blind Side est un film oscarisé et qui a cartonné au box office américain alors que finalement il y a encore moins de surprise que dans un épisode de la croisière s'amuse, l'une des plus grandes séries télévisées du monde et de l'univers. Comprenez par là qu'un épisode de la croisière s'amuse est taillé de la façon suivante : au début ça va mal, après ça va mieux, mais à un moment donné ça ne va plus du tout et puis à la fin tout s'arrange. La trame de the blind side c'est ça va pas bien au début et ça ne fait que s'arranger jusqu'à la fin où l'on explose dans le bonheur. The big Mike est comme son nom l'indique un garçon de couleur au physique de monstre qu'on prend pour un demeuré, une enfance difficile avec une mère droguée, le gros cliché. Tout aussi cliché le rôle de Sandra Bullock qui incarne une maman bourgeoise et qui va adopter notre King Kong pour en faire un champion de football professionnel. C'est mal joué, c'est prévisible, ce film cultive tous les défauts et pourtant The blind side c'est le film qui fait du bien en tant de crise, tout ce bonheur ça fait du bien.

Tiens je parlais d'Oscar plus haut, Tobey Maguire en mérite une bonne dizaine pour son interprétation dans Brothers, assez éloignée de son rôle de spiderman. Dans ce film il incarne le bon frère celui qui part à la guerre, celui qui a remporté tous les honneurs, et justement il repart au front. Néanmoins la veille de son départ est un peu particulière puisque son frère le bad boy sort de prison. Les choses ne se déroulent pas comme prévu, l'hélicoptère de l'homme araignée se fait dégommer et on le croit mort, pendant ce temps là notre délinquant mal aimé reconstruit sa vie autour de la femme de son frère porté disparu et de ses enfants jusqu'à son retour pas prévu. Le parallèle réalisé entre l'enfer que vit Tobey Maguire en tant qu'otage et la nouvelle vie de famille où le frère est en train de prendre la place de l'autre est vraiment passionnant, l'acteur porte le film sur ses épaules et rend l'ensemble très convainquant. Alors que le thème n'est pas particulièrement léger, qu'il ne se passe pas grand chose, brothers fait partie des films à voir d'urgence, excellent.

Yvan Attal est le patron d'une énorme boîte, un peu la caricature des puissants d'ailleurs, il se prépare à partir avec le président pour un voyage d'affaire jusqu'au jour du rapt. Deux heures passionnantes pendant lesquelles on suit son mois de captivité vu de l'intérieur à la dure avec le doigt tranché par exemple, mais aussi de l'extérieur, quand sa vie privée explose au grand jour entre ses maîtresses et les sommes perdues aux cartes, l'homme qu'on voulait à tout prix libérer devient finalement plus un problème pour le groupe qu'autre chose. Un peu comme dans brothers mais en plus fort, Yvan Attal porte complètement le film sur ses épaules dans une interprétation sobre et convaincante. Très bon film, seul regret peut être l'aspect moralisateur qui voudrait montrer qu'on peut tout perdre en peu de temps.

La vie de Gérard Butler bascule en quelques minutes lorsque sa femme et sa fille sont tuées devant ses yeux. Le procès ne se déroule pas comme prévu, la faute de Jamie Foxx, un procureur carriériste qui trouve un compromis pour que finalement le principal accusé se retrouve relaxé au bout de quelques années. Le problème c'est que Gérard Butler ne l'entend pas de cette oreille, sorte d'ancien agent secret expert en tueries il passe dix ans à élaborer une vengeance qui lui permettra de tuer des gens du fin fond de sa prison. Law Abiding Citizen ultra violent, ultra surprenant, ultra pas crédible qui vous met dans l'ambiance en à peine quelques minutes. L'action est tellement intense, originale et réjouissante qu'on oublie pleinement les incohérences complètes du scénario pour profiter de ce film très bourrin.

Robert Downey Jr est Sherlock Holmes, Jude Law le docteur Watson, enfin bref les beaux gosses sont dans la place. Enième version de Sherlock, si d'habitude le héros est représenté de façon fine, un intello, là c'est au bourrin de première qu'on a droit, Watson étant la partie la plus cérébrale du binôme. Un univers connu, pour un méchant qui l'est moins, Lord Blackwood, la forêt noire sans cerise mais avec des pouvoirs extraordinaires issus directement de la magie noire sème la mort et le doute pour prendre possession de la ville. Alors que les versions de Sherlock Holmes ressemblent d'habitude à une enquête de l'inspecteur Barnaby, les amateurs des siestes devant la télé de France 3 ne jurent que par lui et l'inspecteur Derrick, ici c'est l'action qui est largement mise en avant. Un film distrayant mais assez inégal qui aurait pu perdre une bonne demi heure.

In the air raconte l'histoire de George Clooney un gars qui travaille un peu dans une SSII sauf que ce n'est pas de lignes de programmation dont il s'agit mais de licenciement qu'il sous traite. Il sillonne donc le pays en licenciant et en licenciant encore, trouvant son bonheur dans les avions et dans les hôtels qu'il fréquente, une routine parfaite avec pour but ultime, atteindre le million de miles. Deux femmes vont perturber son monde, la première qui va devenir sa maîtresse, une femme comme lui à qui il va s'attacher alors que ce n'était pas prévu, la seconde une petite jeune qui veut briser son métier, puisqu'elle souhaite tout simplement instaurer le licenciement économique par visio conférence et par ce biais faire les économies liées aux déplacements. Un film drôle, tendre, cynique, mordant, parfaitement joué par George Clooney qui tient le film sur ses épaules, un vrai sans faute.

Réunissez toute une bande de has been du cinéma hollywoodien dont Matt Dillon qui n'a pas fait un bon film depuis Mary tout prix, Jean Reno qui n'a pas fait un bon film depuis Léon, Laurence Fishburne qui n'a pas fait un bon film depuis son formidable rôle de Morphéus dans Matrix et vous obtenez blindés, parce que ce sont des convoyeurs de fond dans des transports blindés. Le problème c'est que l'équipe est composée de coquinous qui veulent détourner le fourgon et partir avec le pactole sauf un inflexible qui a tous les malheurs du monde et qui va mettre tout en oeuvre pour déjouer cet horrible complot qui vise à prendre l'argent des majors. Pas très profond comme film qui peut faire penser à un téléfilm de TF1, mais assez efficace pour être regardé.

Milan Mauger est orphelin du côté de son père, mort à la guerre, ce qui lui donne le droit d'avoir une éducation financée par l'état, avec des professeurs anciens combattants. L'un deux particulièrement atypique, Thierry Lhermitte va lui transmettre la passion du Français mais pas seulement. En effet ce dernier aurait été un bon ami de son père, et même peut être plus, tout simplement son papa qu'il n' a pas connu et qui aurait refait sa vie sous une autre identité. Si j'ai toujours du mal avec le jeu de Thierry Lhermitte qui ne m'a jamais convaincu, le rôle est taillé pour lui, je suis subtil et charmant (ah ! ah !), les gamins eux par contre sont très bons et nous entrainent dans cette enquête de paternité dans cette école d'autrefois, une bien jolie histoire du nom de sans rancune.

Ma vie n'est pas une comédie romantique c'est ce que se dit Gilles Lellouche dont la copine vient de le plaquer pour un autre. Il retourne chez ses parents et retrouve Marie Gillain son amour d'adolescence, à qui il va briser la vie lors d'un repas où il va par hasard faire comprendre à la jeune femme que son mari a une maîtresse, le reste est bien sûr une comédie romantique. Très sympa cette comédie écrite et réalisée par Marc Gibaja testeur de jeux vidéos chez Joystick pendant de nombreuses années et qui a bien sûr fait de son héros un testeur de jeux. Trentenaire à fond donc comme film, assez drôle avec ses nombreux clichés jusqu'au mariage en klingon, des longueurs toutefois mais bien sympa dans l'ensemble.

Il est difficile de faire des films sur les zombis car tout a été fait, Bienvenue à Zombieland a réussi à m'amuser durant toute la durée du film. Après avoir mangé un burger contaminé, le patient zéro s'est transformé bien sûr, contaminant le reste de la population. Les héros de l'aventure sont un pétochard qui ne survit qu'en l'application de ses règles de vie (avoir un bon cardio, ne pas jouer les héros, tirer deux balles), et Woody Harrelson très inspiré en tueur fou de zombis dont le seul bonheur est de manger les derniers twinkies pouvant rester sur la planète. Leur chemin va croiser celui d'une belle jeune femme dont tombera bien sûr amoureux notre pétochard et de sa petite soeur. Bienvenue à Zombieland est très bien tourné, original, amusant, il propose des scènes complètement loufoques comme quand nos héros décident de s'installer dans la demeure de Bill Murray qui joue son propre rôle, ou le final délirant dans la fête foraine. Du très bon, pas très gore en plus ce qui le rend plus populaire que les classiques du genre.

nos 18 ans, un film à la LOL, mais sans être à la LOL, puisqu'en fait il se situe de façon plus proche de mes 18 ans à moi que ceux de la génération actuelle. En effet nos 18 ans racontent le déroulement du BAC en 90, une époque sans téléphone portable et sans gamins névrosés. Notre héros trouve pour bonne idée d'insulter Michel BLANC son prof de philo alors qu'il est en filière littéraire, le seul problème c'est que ce même prof sera celui qui lui fera passer l'oral de rattrapage et accessoirement le père de la fille dont il va tomber amoureux. Film classique qui ne casse pas trois pattes à un canard mais qui reste un très bon divertissement, rafraichissant à souhait que j'ai largement préféré à LOL. (qui doit définitivement me rappeler trop le boulot).

Enfin Les Orphelins De Huang Shi un film magnifique, émouvant comme un concert de NTM, inspiré de l'histoire vraie d'un journaliste qui dans les années trente en Chine se retrouve à la tête d'un orphelinat de garçons dont les familles ont été massacrées. Du grand cinéma plein de bons sentiments comme un concert de NTM avec à la distribution parmi les acteurs les plus populaires du cinéma asiatique que sont madame Michelle Yeoh et Chow Yun-Fat. Un film qu'on attend pas avec à la fin des témoignages d'enfants devenus des hommes âgés racontant leur rencontre avec cet homme hors du commun.

Le coach c'est l'histoire de Richard Berry qui joue du Richard Berry, je suis froid, beau et ténébreux. C'est un coach de renommée internationale qui permet aux autres de réussir, mais malheureusement gérer les autres ne lui permet pas de lutter contre sa passion dévorante des cartes qui va le ruiner et lui faire perdre sa femme. La partie de trop donc, 200 000 € de dettes au casino avec la classique menace de se faire briser les jambes si la dette n'est pas honorée sous 8 jours. Tout n'est pas perdu puisqu'il doit coacher le prétendu neveu du patron Jean-Paul Rouve dans un contrat décisif avec les chinois, un garçon sympathique mais qui se fait totalement dominer par les autres. J'aime bien Berry et Jean-Paul Rouve ce qui fait que je suis un peu de parti pris. Néanmoins Richard Berry a tellement enchainé les navets ces derniers temps qu'il est réconfortant de le voir jouer dans une comédie fort sympathique même si elle reste classique, le benêt qui vient finalement en aide au beau ténébreux.

Kate Winslet et Leonardo DiCaprio se retrouvent après le titanic dans les noces rebelles, la différence c'est qu'ils sont mariés et qu'on est bien loin de la romance. Le couple des années 50 bien installé dans sa vie routinière avec leurs deux enfants ont raté quelque chose. Alors qu'ils s'étaient jurés de ne pas être comme les autres, d'être des originaux, ils se sont totalement encroutés au grand désespoir surtout de Kate Winslet qui trouve un plan pour tout planter et partir à Paris. Quand Léonardo prend du grade dans sa société suite à un malentendu, c'est un peu le drame. Les noces rebelles est un peu pénible à regarder mais c'est très bien interprété, à voir donc pour les amateurs de drames familiaux.

J'aimais bien James Bond quand j'étais gamin, parce que James il avait des gadgets débiles, faisait des vannes à deux balles, finissait toujours par gagner avec au moins une fille sous chaque bras. Le passage à Daniel Craig a radicalement changé le personnage et le type de film, car finalement d'un James Bond un peu dandy et ridicule on est passé à un gars sombre qui se prend très au sérieux. Si effectivement on n'arrive pas à s'affranchir de cette image, Quantum Of Solace peut paraitre un mauvais James Bond, si par contre on arrive à en faire abstraction, cette histoire d'agent secret qui essaie de démanteler une organisation secrète capable de faire basculer des nations sera appréciée par les fans d'action pur jus.

L'idée de base de the invention of lying est intéressante et surtout particulièrement bien exploitée. Imaginez un monde dans lequel le mensonge n'existerait pas, où d'un côté on vous dirait que votre bébé est affreux et que vous êtes un raté mais que de l'autre côté les gens vous croiraient sur parole car obligatoirement vous dites la vérité, c'est le fil conducteur. Ricky Gervais est un looser, il est scénariste de film, gros avec le nez en trompette. Comme bien sûr il n'y a que la vérité qui existe dans ce monde, l'invention n'existe pas, on se contente donc de narrer des périodes historiques avec les faits les plus exacts. Alors qu'il se fait renvoyer, qu'il n'a plus les moyens de payer son loyer, il invente le mensonge lorsqu'il retire de l'argent à sa banque pour faire croire qu'il a une somme supérieure en banque. Les perspectives offertes par le film sont assez énormes, et Rick Gervais maîtrise parfaitement son univers en allant très loin, puisqu'au moment où sa mère va mourir, il lui raconte qu'elle va aller rejoindre un homme merveilleux qui vit dans le ciel et qu'elle aura un manoir où tous les gens qu'elle a aimé l'attendent. Sa mère est apaisée mais le personnel de l'hôpital qui l'écoute dévoile au monde entier cette révélation unique qui est obligatoirement la vérité puisque personne ne ment dans ce monde. Comment notre héros va réussir à s'en sortir ? Mystère. Excellent divertissement que cette comédie, l'une des meilleures surprises du moment.

Un jeune homme est interrogé violemment au commissariat, son crime, être arrivé à la dernière marche de qui veut gagner des millions version indienne. Alors qu'il est issu des bas fonds, orphelin, comment celui qui n'a aucune culture générale a pu se hisser à ce niveau là, c'est ce que raconte le film pendant deux heures où l'on ne peut décrocher de son écran. Slumdog Millionnaire est le meilleur film que j'ai vu depuis bien longtemps, pourtant l'idée est simple. On se rend compte tout simplement que les questions portent à chaque fois sur un évènement marquant de la vie de notre héros et que par le pur biais du hasard, elles s'enchainent toutes jusqu'à la dernière, parce que c'était écrit. La narration par le biais du jeu télé, le jeu des acteurs, la dureté du film, l'histoire originale, Slumdog Millionnaire mérite tous les superlatifs possibles et imaginables pour décrire à quel point c'est bien.

 

Guide du professeur principal de troisième de l'enseignement agricole v1.2

vendredi 26 décembre 2014 à 08:00

Diplôme National du BREVET des collèges.

 

 

 

Orientation

L'orientation se travaille en permanence, dès qu'on croise les élèves car il y a urgence. L'orientation de façon classique pour un élève de l'enseignement agricole est la suivante, mais avant ce préambule très important. Un élève de l'enseignement agricole au même titre qu'un élève de 3ème professionnel de l'éducation nationale est favorisé par rapport aux candidats du général, un bonus de points conséquents qui fait qu'ils sont prioritaires. Un élève qui veut partir en lycée professionnel à 15 de moyenne dans l'enseignement général passera derrière un élève qui a 12 dans le professionnel car il n'y a pas de cohérence de parcours et c'est juste. Un élève en général va vers le général, un élève du professionnel va vers le professionnel.

A la fin du conseil de classe du dernier trimestre, le conseil décide si un élève peut aller en CAP, en BAC PRO ou en seconde générale, sachant que qui peut le plus peut le moins. Si un élève n'est pas satisfait, la famille doit faire appel, le cas contraire un élève qui n'est "élu" que pour un CAP ne peut pas prétendre d'aller en BAC PRO. Paradoxal, globalement une place est réservée à tous les élèves de troisième en seconde générale dans l'établissement à proximité de chez lui. C'est une sécurité je pense que prend le rectorat pour ne pas avoir d'élèves sur le carreau. Il est donc important pour le conseil de classe de ne pas faire n'importe quoi, et de faire barrage à un élève qui voudrait repartir dans le général alors qu'il n'a pas le niveau. La demande pour aller dans un établissement de la région se fait au travers de la fiche PAM. Il s'agit d'une fiche donnée par le rectorat sur laquelle la famille doit mentionner trois voeux par ordre de préférence. Une grande moulinette informatique tourne dessus avec les moyennes à l'année et les points accordés par le chef d'établissement sur l'orientation (favorable, très favorable, réservé etc ...), l'élève sait alors avant la fin du mois de juin s'il est reçu ou non. La fin de la saisie PAM se fait aux environs du début du mois de juin, il faut faire attention car parfois les familles ne sont pas assez précises dans les libellés. On m'a déjà demandé un BAC PRO Mécanique sur un établissement qui en recense 17 avec toutes les variantes, auto, moto, bateau etc ... si bien que des allers retours réguliers sont nécessaires. Pour les élèves qui sont indécis, ou qui fantasment, il est important de communiquer avec la famille, d'orienter vers les CIO (centre d'information et d'orientation), d'inviter à la réflexion et de procéder par élimination. Dans les exemples typiques de fantasme, il y a le travail avec les enfants parce qu'on aime les enfants, alors que le marché est saturé, le travail avec les chevaux parce qu'on fait de l'équitation, c'est la confusion entre l'équitation loisir et le vrai travail dans les centres équestres, ou ces garçons qui veulent faire développeurs de jeux vidéo car ils font 10 heures par jour de Call Of.

A la fin du mois de juin, maximum début du mois de juillet, la liste des affectations tombent dans la boîte mail du chef d'établissement, il faut être extrêmement vigilant car les établissements convoquent les candidats à des dates précises, si le candidat ne se présente pas, sa place est annulée. J'ai une élève qui a découvert à son retour de vacances qu'elle avait pris particulièrement tôt dans le mois de juillet qu'elle n'était inscrite nulle part pensant que la procédure était automatique. Si un élève n'est pas reçu en juin / juillet c'est la liste d'attente avec un possible appel pendant les vacance, un deuxième tour est organisé au mois de septembre en fonction des places restantes, dans des filières qui n'intéressent pas nécessairement le candidat, c'est assez catastrophique quand on sait que l'échec scolaire en lycée professionnel est intimement lié à un mauvais choix de filière.

Le cas de l'apprentissage est plus particulier car il ne relève pas de la fiche PAM, il y a deux conditions à remplir : trouver le patron avoir l'âge requis. Compte tenu de la difficulté du marché de l'emploi, des patrons déçus par les précédents apprentis, il faut s'y prendre tôt, avoir des relations, insister, demander à faire des stages. Pour les conditions d'âge : 

On comprend qu'il vaut mieux avoir 16 ans.

Bonus : cas d'école

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! - Année 2011

jeudi 25 décembre 2014 à 14:00

Dans Very Bad Trip 1 on découvrait une bande de gars genre la quarantaine qui perdaient le marié à Las Végas après une nuit d'enterrement de garçon particulièrement agitée dont ils n'avaient plus aucun souvenir. Dans Very Bad Trip 2 c'est le dentiste qui cette fois se marie, et suite au souvenir du précédent épisode il se refuse à toute tentative d'enterrement, juste une bière au bord de la plage. L'action cette fois-ci se déroule en Thailande et sans briser le suspense, c'était les chamallow qui étaient drogués, ils perdent cette fois le frère de la mariée, le fils préféré d'un entrepreneur qui ne supporte pas le marié, ils ont 24 heures pour le retrouver alors qu'ils n'ont aucun souvenir. Very Bad Trip 2 à l'instar de Very Bad Trip 1 reprend exactement la même ficelle qui fonctionne si bien, à savoir qu'on découvre avec la même horreur que les protagonistes ce qu'ils ont pu faire et dont ils ne se souviennent plus, avec les travestis, les moines shaolin, les différentes mafias, on comprend que c'est riche. Film particulièrement sale mais toujours aussi drôle, à voir.

On connait tous la planète des singes, cette vision apocalyptique où les singes prennent le contrôle, les plus vieux d'entre vous ont eu l'occasion de voir les premiers films et la série, on a même connu le remix à l'époque où Estella Warren n'avait pas pris 25 kilos, sorti il y a une dizaine d'années quand j'étais encore à Melun. Quand on a épuisé tous les sujets sur un film, il peut être intéressant de faire une préquelle sur le thème c'est à dire d'expliquer les origines, comment les singes sont devenus intelligents et ont pris le pouvoir. L'idée est simple et plutôt bien pensée, alors qu'un docteur cherchait à vaincre la maladie d'Alzheimer de son père, un singe cobaye est devenu un peu trop intelligent. Excellent film avec de très bons effets spéciaux appliqués pour une fois à décrire quelque chose "d'ordinaire" (des singes), qui s'inscrit dans une véritable cohérence avec l'univers. On apprend par exemple que la mission sur Mars vient de se perdre, elle comporte en effet l'astronaute qui sera le héros de la série de la planète des singes ...

Cameron Diaz est enseignante, elle n'en porte que le titre. Elle n'assure pas ses cours, se drogue, est méchante avec les adolescents, son seul but en tant qu'arriviste c'est de faire un mariage avec un homme riche, chose qu'elle rate de peu, puisque le dernier en date s'est rendu compte qu'elle n'était avec lui que pour l'argent. A nouveau sur le marché des femmes à marier, elle voit débarquer dans son établissement Justin Timberlake un professeur remplaçant riche héritier qu'elle va essayer de séduire, il lui manque toutefois quelque chose qui lui parait indispensable : une paire de seins plus importante. C'est ainsi qu'elle va se lancer dans toutes sortes d'actions pour se payer son opération de chirurgie esthétique, y compris du bon travail d'enseignement. Bad teacher est une comédie aux rouages connus, la mauvaise personne qui finit bien, les acteurs sont convaincants, les scènes amusantes, que demander de plus ?

Thomas Ngijol et Fabrice Eboué sont demi-frères, tous les séparent sauf le père dont ils vont aux funérailles. Le premier sort de prison, vit de petits larcins, se plaint que tous les malheurs qui lui arrivent viennent du fait qu'il soit noir. Le second bien au contraire, est parfaitement intégré dans la société, quant à lui c'est le rejet des origines qui le caractérise. Leur héritage c'est l'acte qui a affranchi leurs ancêtres, les deux frères le déchirent et se retrouvent projetés dans le temps de la traite des noirs et de l'esclavage dans une plantation de coton, leurs idées du 21ème siècle confrontées à une situation bien différente du XVIII, un retour à la case départ en quelques sortes. Une idée assez amusante, des acteurs très drôles, c'est leur métier, la problématique c'est que l'ensemble s'essouffle très vite, même si ça se laisse regarder.

Un quartier des tours de la banlieue de Londres, une bande de jeunes encagoulés s'en prennent à une jeune femme. Leur agression est interrompue par un extraterrestre qui s'écrase sur une voiture et qu'ils tuent. Le problème c'est qu'il n'y en a pas qu'un et que le bloc est attaqué, voici le scénario d'attack the block, un classique mais dans un univers totalement décalé. Car, alors qu'on pensait que nos méchants étaient des gros durs, on découvre qu'ils ne sont en fait qu'une bande d'adolescents primitifs qui sont régis par les codes de la cité, tout en vivant chez la grand mère, effrayés par un rien, ils tentent d'essayer de se faire une place au milieu des grands frères de la cité. Attack the block fait partie de ces films où n'avait vraiment, mais alors vraiment pas beaucoup de moyens, mais beaucoup d'idées pour preuve ces extra-terrestres qui sont des croisements de chiens, ours, garous où l'on voit très clairement que c'est un gars à l'intérieur. Les dialogues sont truculents, l'idée est très amusante tous comme les clichés omniprésents dans le film.

Enfant Zoe Saldana qu'on a vu jouer Uhura dans Star Treck vit heureuse avec son père et sa mère trafiquants de drogue en Colombie qui est à la cocaïne ce que la Hollande est au fromage. Seulement comme toujours dans ces professions à risque, on finit par se faire tuer par le parrain du coin et c'est comme ça qu'on devient orpheline. Encore heureux l'oncle d'Amérique est là, et c'est chez lui que notre héroïne (décidément on ne se sort pas de la drogue dans cette chronique) va réussir à avoir une éducation solide qui l'amènera à devenir tueuse professionnelle. Entre deux contrats pour tonton, la jeune femme n'a pas oublié la mort de ses parents et c'est tout naturellement qu'elle fait une véritable hécatombe auprès des sympathisants américains de l'assassin de ses parents pour réussir à le faire sortir de l'ombre. Après un début passionnant qui correspond globalement à l'enfance de Zoe Saldana, la suite est plus lourde, puisqu'il s'agit de la mise en scène des assassinats et à la façon d'un Assassin's Creed Revelations ça devient au bout d'un moment particulièrement répétitif. Dans l'ensemble le film est convenable, colombiana reste à voir un jour de grand froid.

Russell Brand le comique qui monte qui monte, est Arthur, un amour de Milliardaire. Enfin un amour, c'est une façon de parler, il rend folle sa mère quand il fait la une de la presse ivre mort en compagnie de filles à la moralité légère ou quand il est arrêté au volant de la batmobile avec le costume qui va avec. Le problème c'est que l'image de l'entreprise en prend un coup, et maman décide de mettre un terme aux errances de son fils en lui imposant un mariage avec la très sérieuse Jennifer Garner. Il n'est pas bien difficile de savoir que les choses ne vont pas se dérouler comme prévues. Comédie un peu simplette mais souvent amusante, les excès du personnage font sourire, on regrette tout de même une morale trop à l'américaine et pas quelque chose de plus trash comme le reste du film.

La fille du puisatier version 2011 est à Heroes of Might of Magic ce qu'est le VI au I c'est à dire un remake avec de jolies couleurs. Astrid Berges-Frisbey la fille du puisatier est jeune et belle, elle croise la route du fils de Daroussin et de Sabine Azema les notables du village. Un regard et c'est la passion amoureuse, seulement le problème c'est que cela ne va pas s'arrêter au regard et qu'une fille qui se retrouve enceinte alors que le garçon est parti à la guerre sans mariage, sans rien, ça fait un peu désordre. Rejetée par la belle famille, elle est aussi rejetée par son père qui aurait préféré qu'elle se marie avec son apprenti Kad Merad. Les critiques ont littéralement descendu le film, de façon je trouve injustifiée, sauf si les critiques et c'est peut être possible sont dans une position similaire à la mienne, à savoir qu'ils ont vu le film de Pagnol en 1940. Car, c'est la comparaison qui pose problème, et à l'instar des guerres des boutons sorties dernièrement on peut s'interroger sur l'intérêt de ce type de remake. Je n'avais pas vu la fille du puisatier et je dois dire que cette version tout en couleur avec des acteurs de mon temps m'a permis d'y accéder et éventuellement de me donner envie de voir le reste des films de Pagnol, même si c'est en noir et blanc tant les dialogues sont savoureux. Un film pour faire découvrir d'autres films c'est peut être discutable mais ça présente tout de même au moins un intérêt.

Bradley Cooper est le prototype du pauvre type, écrivain raté et junky. Lâché par sa petite amie, il se retrouve à tester une nouvelle drogue qui développe ses capacités intellectuelles à l'infini. Malheureusement l'un des effets pervers c'est la dépendance à l'intelligence et à la réussite qu'elle entraîne chez cet homme, des pertes de mémoire, la mort à terme, les petites jalousies qui fait qu'on est rapidement poursuivi par les gens qui en veulent et enfin comment synthétiser sa drogue quand son dealer a été retrouvé tué ? Limitless est un excellent film, de l'action, des rebondissements, de l'humour sur les bases d'un scénario assez original, que du bon comme le cochon.

Monsieur Papa est le premier film de Kad Merad, un film surprenant car présenté à l'époque comme une comédie, alors que l'ambiance est plus que tristounette. Michèle Laroque une active woman élève seule son fils qui commence à faire n'importe quoi à l'arrivée de l'adolescence, le fait de n'avoir jamais connu son père y est pour beaucoup. Cela devient obsessionnel au point d'aller se faire brancher sur internet par un pervers (sic), Michel Laroque se voit dans l'obligation de réagir et va embaucher Kad Merad un ancien cadre au chômage qui vit d'un service de repassage (sic) pour faire croire à son fils qu'il est le père et l'en dégoûter pour que le petit passe à autre chose. Donc pas une comédie, pas loin de la tragédie parfois, l'ambiance du film qui s'il se regarde tout de même est parfois très très pesante.

Omar m'a tuer est le premier film de Roschdy Zem, décidément, celui là par contre rentrera certainement plus dans les annales que le précédent pour la performance de Sami Bouajila. L'affaire Omar Raddad, tout le monde la connaît, c'est ce jardinier accusé du meurtre de sa patronne qui avant de mourir aurait laissé cette faute d'orthographe alors qu'elle est une femme très cultivée, laissant planer un doute de plus sur cette affaire. Le film est placé sur plusieurs niveaux temporels, les moments des faits, et l'intervention de Denis Podalydès qu'on a vu dans la conquête, un journaliste persuadé de l’innocence de l'homme. Le film est passionnant, de parti pris, et remet largement en cause notre système judiciaire, la police et d'autres choses encore, une histoire à voir.

Dong-gun Jang est un assassin qui va remplir sa dernière mission tuer le dernier membre de la famille ennemie à son clan. Il se trouve qu'il s'agit d'un bébé, une petite fille, il ne la tue pas et fuit le pays. Et c'est certainement là que réside l'originalité de The Warrior's Way qu'on pourrait penser être un énième film de Samouraï, c'est que notre héros part aux États-Unis retrouver la blanchisserie de son ami. Seulement quand on est un assassin, on attire la violence même si on a pris sa retraite, et le village dans lequel il s'installe est aux proies à de très très méchants cowboys. Sans vous dévoiler la fin, il n'est pas difficile d'imaginer que le clan complet va débarquer pour retrouver l'enfant, que les cowboys sont présents et imaginer la baston généralisée que ça va représenter entre l'ambiance ninja et cowboys. Bien pensé, bien fait, the Warrior's Way réconciliera avec le style les gens qui comme moi en ont trop vu et sont encore nostalgiques d'histoires de fantômes chinois.

The Prodigies est un film d'animation pour adulte particulièrement violent et bien fait, qui n'est pas sans faire penser quelque part à Akira. Jimbo un garçon introverti ne supporte plus la violence que lui infligent ses parents, il utilise ses pouvoirs mentaux et les fait s'entretuer. L'histoire aurait pu s'arrêter là, mais nous retrouvons Jimbo à l'âge adulte marié, bientôt papa, jeune cadre dynamique. Les choses se sont bien déroulées pour lui, il a été récupéré par un riche mentor, qui comme lui possédait des pouvoirs mentaux équivalents et qui lui a appris à canaliser sa violence. Même si Jimbo est heureux, il cherche des gens comme lui et ce sont cinq enfants surdoués qu'il va trouver. Alors qu'il pensait réunir une famille, des évènements tragiques vont le pousser à s'opposer aux enfants qui iront jusqu'à tenter de faire sauter la planète. Audacieux, bien réalisé, violent, Prodigies est une très bonne oeuvre.

On ne présente plus la série des Scream qui a su renouveler les tueurs fous qui s'en prennent aux adolescents, le succès de la série c'est justement de jouer sur l'ensemble des clichés avec des personnages attachants. Scream 4 nous place 10 ans après les premiers évènements, Neve Campbell revient dans sa terre natale pour faire des retrouvailles familiales et pas de chance la boucherie redémarre pour fêter l'évènement. Scream continue son bonhomme de chemin en s'appuyant sur les bases solides de la série, cet opus ne décevra absolument pas les fans, pour les autres il sera peut être plus difficile d'entrer dedans.

X-Men: Le Commencement est le préquel des différents films X-Men, tous de très bonne qualité d'ailleurs. Le principe est bien connu, on nous place dans un univers rassurant qui montre comment c'était avant, ici c'est la rencontre de Magneto et du professeur Xavier à travers une la vengeance de Magneto traquant le médecin nazi qui a tué sa mère, comment les deux hommes amis au départ en vinrent à une séparation, les "gentils" mutants et les "méchants". X-Men Le commencement est esthétiquement très réussi, il permet d'expliquer de nombreux évènements comme la paralysie de Xavier, comment le fauve est devenu un Schtroumpf mais c'est certainement le moins accrocheur de la série, pour ne pas dire que c'est plus que long et pénible. Alors que la série nous avait habitués à de la grosse action, ici c'est largement plus psychologique, je trouve qu'il manque de la baston pour rehausser le niveau.

Thor est un grand garçon blond aux yeux bleus qui va bientôt monter sur le trône d'odin. Le jour de son sacre les choses ne se passent pas comme prévu, une tentative d'invasion des géants du froid. Thor qui est quand même limite le gros boeuf de service s'en va avec ses camarades pour aller poutrer les géants parce qu'on lui a gâché sa fête. Alors qu'ils sont en train de se faire massacrer, Odin intervient avec ses gros éclairs. Papa n'est pas content et banni son fils qu'il envoie sur terre après l'avoir privé de ses pouvoirs. Dure sera la reconquête du trône pour Thor qui va devoir passer de l'état de grand couillon à celui de véritable type plein de bon sens qui va sauver l'univers. Je dois dire que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans le film, car le personnage de Thor et l'intronisation dès le départ sont réellement bien faites c'est à dire que le type est tellement détestable qu'on a envie de zapper. Et puis, le film continue et même si l'on sent le côté moralisateur de l'histoire, on ne peut que se marrer devant le gros lourdeau lâché aux États-Unis.

Un vieux monsieur entre dans un cirque, il s'est évadé de la maison de retraite, il rencontre le patron et décide de lui raconter son histoire. Dans les années 30, il est jeune, il est beau, il n'a pas fini ses études de vétérinaire parce qu'il n'avait pas les sous, ce qui est un peu normal c'est la crise (encore !), et par le biais du hasard le mystérieux vampire Robert Pattinson se retrouve à travailler pour le cirque du très très méchant patron Christoph Waltz marié à la très séduisante Reese Witherspoon. Il n'est pas bien difficile de comprendre que les évènements et un éléphant vont rapprocher les deux personnages, surtout l'éléphant en fait. De l'eau pour les éléphants s'inscrit dans la catégorie des beaux films, de belles images, une belle reconstitution, qui dure tout de même pendant deux heures sans jamais vraiment réussir à passionner ou faire fuir le téléspectateur. Au final, une beeeeeeeelle romance qui reste très dispensable.

Michel Blanc, 60 ans, remarié avec une femme plus jeune que lui va être à nouveau père ce qu'il ne veut pas. Homme maladroit dans les relations humaines, pour ne pas dire méchant, il est plus passionné par le golf que par ses deux filles : son aînée en procédure d'adoption et sa seconde Mélanie Laurent, une jeune femme qui travaille dans un cabinet de radiologie, qui cherche sa vocation artistique et qui n'avance pas dans sa relation avec les hommes qu'elle jette comme des mouchoirs. Et soudain tout le monde me manque, est un bon film, très bien interprété par tout le monde et dont le reproche principal c'est de passer derrière le film de Rémi Bezançon, Le Premier jour du reste de ta vie dont on sent clairement qu'il essaie de marcher dans les pas, sans jamais y arriver. Si l'on arrive à faire abstraction de ce dernier point, une belle histoire.

Albert Dupontel purge sa peine de prison, il a braqué une banque. La vie n'est pas un long fleuve tranquille, entre un magot qu'il a caché et qui suscite la pression des autres détenus pour révéler l'endroit de la planque et ce compagnon de cellule accusé de pédophilie qu'il sauve des violences des autres détenus par humanité, il pouvait difficilement penser que les choses pourraient empirer et pourtant. L'homme qu'il protège en prison est finalement libéré faute de preuves, et pour le "remercier" il lui colle l'intégralité des meurtres qu'il a réellement commis sur le dos de son sauveur. Albert Dupontel n'a d'autre choix que de s'évader pour rendre justice. La proie est un très bon film, prenant, on pourra tout de même reprocher une certaine forme de caricature, de l'exagération.

Un homme se réveille dans un train, le souci c'est qu'il ne sait pas où il est, qu'il ne reconnait pas la femme qui lui parle, qu'il ne se reconnait pas lui même dans la glace ce qui pose quand même quelques problèmes. Tout va beaucoup mieux quand le train explose au bout de 8 minutes, que le beau Jake Gyllenhaal alias le prince de Perse se retrouve dans sa propre peau avec une militaire pas très sympathique qui lui explique qu'il a l'incroyable talent de se projeter dans les 8 dernières minutes d'un homme qui vient de mourir, et qu'il doit mettre à profit ce temps pour trouver qui est l'auteur de l'attentat. Avec source code on a l'impression de voir le remake du jour de la marmotte en version moins drôle. Le film est passionnant puisque notre héros à chaque résurrection avance un peu plus dans son enquête, on peut toutefois regretter une fin prévisible et un terrrrrrrible secret scénaristique qu'on comprend au bout de moins de huit minutes comme le héros.

La conquête c'est l'histoire de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy, ses relations amoureuses avec Cécilia, et sa rivalité avec Dominique de Villepin. Au début du film, il est noté que c'est une fiction et c'est étonnant car je l'ai vécu comme tel. En fait c'est presque paradoxal tant la performance des acteurs est tellement proche des personnages qu'ils incarnent, physiquement, les attitudes, on a même parfois l'impression d'avoir des sosies au point qu'on pourrait se dire "c'est comme cela que ça c'est vraiment passé". Non, si le film montre la montée en puissance de Sarkozy avec des moments qu'on a connu, ce n'est pas là le plus important, c'est sa relation avec son épouse Cécilia, chef d'orchestre de la campagne qui le quitte, croisement du ras le bol de la pression médiatique et politique et de son coup de coeur pour un autre homme. C'est peut être purement personnel, mais j'ai vécu le film malgré son aspect réaliste bien comme une fiction et pas comme un documentaire, une histoire vraiment prenante, à voir, un coup de chapeau à l'équipe d'acteur ainsi qu'au réalisateur qui réussit un pari particulièrement osé.

Dans un monde qui ressemble un peu au notre à quelques légères nuances, les hommes ont réussi à vaincre les vampires contre qui ils luttaient depuis des millénaires, grâce aux prêtres, un corps d'élite religieux avec de supers pouvoirs. L'ordre des prêtres a été dissout avec les difficultés qu'on connaît pour trouver un emploi quand sa seule compétence est de massacrer du vampire. Il y aurait toutefois des perspectives d'emploi, puisqu'une ferme a été détruite, une jeune fille a été enlevée, et curieusement il s'agit de la fille d'un des prêtres qui compte tenu de sa mission l'avait confiée à son frère. Notre bon bourreau quitte la ville malgré les ordres de l'église et part avec le shérif fiancé de sa fille sur ses traces, direction boucherie ville. Priest est une très agréable surprise que je ferai entrer dans la catégorie de Underworld, film pas à très gros budget mais qui a su exploiter un univers ultra connu pour l'adapter à sa sauce, de très bonnes idées, de grosses bastons, un méchant qui a le look de Clint Eastwood dans un western spaghetti, des motos, tout y est pour un très bon divertissement plein de sang.

Michael Douglas avait tout pour réussir, une famille, une concession de voiture où il était un super vendeur, de l'argent et pourtant il a tout foutu en l'air. Son refus de vieillir, son égoïsme, son attrait pour les jolies femmes, l'ont entraîné dans les escroqueries, le divorce, à chasser des filles dont il pourrait être plus que le père. Au final, il perd tout et se retrouve dans la ville de sa jeunesse à servir des hamburgers. The solitary man est un rôle taillé pour l'acteur, la descente aux enfers d'un homme qui avait les dents trop longues et sa rédemption possible, à voir.

Baby Doll voit sa mère mourir et se retrouve dans les mains de son horrible beau père. Un soir tout dérape et elle tue sa soeur pensant la protéger. La voici emmenée dans un asile psychiatrique où il ne lui reste plus que cinq jours avant la lobotomie. Un asile étrange où les filles organisent un spectacle pour divertir les notables de la ville, un spectacle de danse et plus si affinités. Quand Baby Doll se met à danser, elle entre alors dans un univers onirique où tout est permis. Sucker Punch est un film de Zack Snyder à qui l'on doit 300, on ne saura donc pas surpris de voir un esthétisme poussé à son paroxysme mais pas seulement. Ce qui est surprenant dans Sucker Punch c'est la réalisation décomplexée de Snyder qui mélange des filles sexy en tenue d'écolière, un asile glauque façon Arkham, des samouraï, des nazis zombis, des sabres, des gros gun, des robots, des dragons, Sucker Punch est une espèce d’ode au geek masculin qui regarde toute sa culture déroulée durant 1h30. En fait à chaque fois que Baby Doll danse, elle entre dans un monde parallèle où elle doit réaliser une mission afin de trouver un objet lui permettant de s'évader avec ses amies, c'est de façon qu'on arrive à ce surprenant mélange des genres. Visuellement c'est la claque, Sucker Punch fait partie de ces films qui deviendront certainement cultes pour une partie de la population (masculine, trentenaire, barbue), soutenue par une bande originale d'enfer. J'insiste bien sûr le, une partie de la population, ma femme a décroché "au premier rêve" et a dit que c'était débile.

Dans les années 60, Fabrice Luchini est une forme de trader, un homme qui gagne bien sa vie, une vie d'ailleurs bien rangée, triste. qu'il partage avec Sandrine Kiberlain l'archétype de la bourgeoise coincée. Le jour où sa mère décède, la bonne présente depuis des décennies dans la famille claque la porte et c'est Natalia Verbeke fraîchement débarquée d'Espagne qu'il va embaucher. Il va découvrir que sous son toit, vit toute une colonie de bonnes espagnoles, des femmes qui n'ont rien mais qui sont heureuses de tout, un bouleversement dans la vie de cet homme qui va voir sa vie radicalement changer. Qu'on aime ou pas Fabrice Luchini, on ne peut que saluer ses performances, en effet dans chacun de ses films, il joue le rôle d'un gars coincé et à chaque fois il apporte une variation à son personnage qui fait que le personnage est différent. Ici la variation, c'est celle d'un type coincé dans sa vie qui ne demande qu'à donner aux autres et qui va sous l'impulsion de sa propre générosité éclater sa bulle. Les femmes du sixième étage est un film facile, prévisible mais qui fonctionne bien, un bol d'air frais dans la morosité ambiante. A noter le soin apporté à la reconstitution des années 60, quelques souvenirs que nous avons pu voir dans les vieilles maisons de nos grands parents.

Il est beau, il est fort, il a ses pouvoirs qui se réveillent, ses trois camarades viennent de se faire massacrer, il est le numéro 4 et donc le suivant sur la liste. I Am Number Four est un film fantastique qui rentre quand même dans la catégorie des teen movie vu le personnage et les aventures. En effet notre numéro quatre est un ado aux supers pouvoirs qui se cache sur la terre pour fuir une race d'extraterrestre qui veulent le tuer. Accompagné de son protecteur qu'on qualifiera de figure paternelle, il sillonne les villes pour ne pas se faire arracher les tripes, mais qu'on soit extraterrestre ou non on reste un ado, un ado qui en a marre d'être en cavale, qui s'est trouvé la copine de ses rêves qu'il imagine déjà la mère de ses enfants mutants, alors niet, il préfère mieux affronter l'ennemi. Quelques effets spéciaux sympas, quelques bonnes idées mais rien de formidable dans l'ensemble, la partie romance à la Twilight prenant trop de place dans le film.

Avant l'aube le fils de Jean-Pierre Bacri propriétaire d'un hôtel qui fonctionne plutôt bien tue un client dans un accident de voiture. Le problème c'est que l'un des employés a compris ce qui se manigançait, à savoir que le père essaie de maquiller le décès. Jean-Pierre Bacri, qui sait que l'autre sait, commence à s'intéresser à ce jeune homme, un repris de justice en recherche de figure paternelle. Les cadeaux, les attentions, une place au sein de la famille, mais que cache Jean-Pierre Bacri derrière cet excès de philanthropie ? Pas mal, un Bacri qui comme on l'a vu plus haut avec Luchini arrive à faire une variation assez étonnante du type désagréable, un thriller qui se laisse bien regarder malgré quelques longueurs.

Matt Damon croise Emily Blunt et c'est l'amour fou, seulement ça ne va pas, ça n'est pas conforme au plan de l'agence. Imaginons que Dieu, les anges tout ça soit une boîte, une grosse entreprise et que chaque petit incident, un café qui tombe, une panne électrique, un peu à la façon du battement d'aile du papillon qui déclencherait quelque part un tsunami, ces petits incidents bouleverseraient nos vies d'hommes nous entraînant à faire telle action plutôt que telle autre. Le caractère design des anges avec les longs imperméables et les chapeaux des années 50 qui passent les portes pour se téléporter, l'aspect bureaucrate, est assez intéressant, le film est assez séduisant, mais la moralité de l'homme qui se lève contre son destin et affronte Dieu pour l'amour d'une femme c'est du vu et du revu. Le film est tout de même réussi dans sa réalisation si bien qu'on se laisse entraîner dans cette histoire si prévisible.

Jason Statham un nom qui lorsqu'on l'évoque fait penser à tendresse et gros bisous incarne ici le flingueur, un assassin payé par une agence gouvernementale pour liquider des personnes de façon plus ou moins discrète. Un jour, le contrat c'est son patron Donald Sutherland, il aurait trahi les états unis d'Amérique et ça c'est pas possible. Vous le savez Jason Statham n'hésite pas et mène sa mission jusqu'au bout sauf qu'il fallait s'en douter, il se serait fait pigeonner par son autre interlocuteur qui serait en fait le traître. Comme la vengeance classique aurait fait un scénario trop simpliste, il va se retrouver accompagné du fils de Donald Sutherland qui cherche à venger son père mais qui ne sait pas que c'est notre chauve Jason qui est en fait l'auteur, quel drame. Malgré ce scénario qui tient sur l'épaisseur d'une feuille de papier toilette même pas lotus, le flingueur est un excellent film d'action dans la tradition de ce que fait Jason Statham égal à lui même.

François Damiens et Pascale Arbillot sont un couple de français moyen, trop moyen à leur goût. Dominé dans son boulot pour l'un virée pour l'autre, ils aspiraient tous les deux à une vie meilleure. Un jour François Damiens tombe sur un paquet de drogue et décide de s'en servir pour changer sa vie, seulement tout le monde n'est pas un malfrat confirmé. Une pure affaire démarre en comédie assez amusante avec une situation cocasse de voir ces deux français moyens se transformer en trafiquants de drogue. La suite quant à elle est plus sombre puisqu'ils sont repérés par un truand qui les force à dealer. Dans l'ensemble, pas un mauvais film, une comédie qui aurait pu être toutefois plus drôle.

Tommy Lee Jones, Ben Affleck, Chris Cooper sont les hommes de la compagnie (company men) GFX, ils sont dans la branche des chantiers navals. Le premier est l'associé de toujours, il a construit la boite avec le grand patron et voit toutes les valeurs de son ami disparaître face à un monde capitaliste où seul le profit compte. Le deuxième le jeune cadre aux dents qui rayent le plancher va devoir tirer un trait sur le golf, sa porshe achetée à crédit, et la maison, renoncer même à son travail pour bosser avec Kevin Costner son beau frère qui construit des maisons et qu'il méprisait. Enfin le dernier, parti de la base à souder les bateaux qui a gravi les échelons, les études des enfants à payer, trop vieux, il est perdu dans l'univers du chômage. The company men est un film très dur sur la crise, un très bon film à ne pas regarder avec une corde à côté.

Avec son épouse Liam Neeson forme un couple parfait. Scientifique de renom, il doit participer à une convention mais c'est le drame, en allant chercher ses papier perdus à l'aéroport il a un accident dans le taxi et se réveille dans une chambre d’hôpital. De retour à l'hôtel, c'est encore plus le drame que le drame précédent puisque sa femme non seulement ne le reconnait pas, mais elle est accompagnée d'un homme qui a les mêmes souvenirs que lui et qui bien sûr se prétend être son mari. Liam Neeson mène l'enquête sur sa propre identité pour comprendre ce qui lui arrive. Liam Neeson une fois de plus ne déçoit pas, sans identité est un thriller prenant.

François-Xavier Demaison est un conseiller conjugal de génie, il réussit à réconcilier tout le monde. Le problème c'est que le bonheur qu'il prodigue aux autres, il n'est pas capable de l'appliquer à lui même, il se trouve qu'il porte malheur aux femmes qui tombent amoureuses de lui. Et quand on dit porter malheur, ce n'est pas un euphémisme, filles qui prennent feu, filles qui tombent à l'eau, filles qui se brûlent les fesses sur la table de cuisson, allergie à la salive. Il tombe amoureux de Virginie Efira qui subira elle aussi les foudres du destin mais elle s'accroche, combien de temps encore ? Dans l'ensemble la chance de ma vie n'est pas une mauvaise comédie, c'est assez distrayant, elle force trop le trait c'est une évidence, les acteurs n'ont pas dû être payé assez cher, c'est assez mauvais dans l'ensemble question jeu, le duo François-Xavier Demaison, Thomas Ngijol fonctionne bien, mieux en tout cas qu'avec Virginie Efira.

Gérard Lanvin est selon la tradition familiale une ancienne star de rugby, il vit encore sur sa gloire passée et conformément à l'obligation, son fils sera rugbyman. Le problème c'est que son fils, le rugby ce n'est pas vraiment pour lui, il préfère les mathématiques au sport. Le père ne s'avouant pas vaincu, va monter à l'aide de son collègue Olivier Marchal qui sort du rôle du flic et ça lui va plutôt bien, une équipe de rugby pour mettre en valeur son fils. Le fils à Jo est décevant, la trame est méga-classique, trop classique. Le film est sauvé par le jeu des acteurs, Lanvin en père borné (humour !!!) est parfait, la cocasserie des situations de village donne un côté attachant mais le film ne réussit pas à casser ce modèle trop classique de ce Billy Elliot vu côté père.

Il est loin le temps des grands films avec Nicolas Cage, aujourd'hui le moins que l'on puisse dire c'est que ses films sont souvent d'un niveau film d'actions de classe B. Alors en regardant le dernier des templiers, je ne m'attendais pas à grand chose, à tort. Le dernier des templiers raconte le convoi d'une sorcière particulièrement méchante mais à l'air innocent dans un monastère où elle sera jugée. Au début on se demande tout de même si la jeune fille est une simple victime de l'inquisition ou s'il s'agit d'une vraie vilaine, avec les morts et les monstres, il n'y a rapidement pas de doute. Le dernier des templiers fait partie de ces films bourrins avec épée, où l'on pourfend du zombi, on fait des exorcismes, et où l'on coupe des têtes, un bon film d'action qui mérite d'être vu.

Jean-Paul Rouve est écrivain, en panne d'inspiration pour son prochain livre, il est l’héritier d'une maison dans un village perdu, Mouthe, la ville la plus froide de France. Il découvre une femme, Sophie Quinton une célébrité locale, elle est morte. Intrigué par la femme qui se voulait être une espèce de Marilyn Monroe, très rapidement il se rend compte que le suicide au somnifère ne tient pas vraiment la route, l'écrivain mène l’enquête. Poupoupidou est un excellent policier, certainement son univers décalé. La campagne et le village, le peu de rythme, exit ici les scènes de poursuite, Jean-Paul Rouve égal à lui même qu'on n'attend pas à trouver dans ce genre de film, le style narratif de Sophie Quinton qui raconte son ascension et sa mort, l'humour corrosif, forment un ensemble cohérent pour un film original et captivant.

Rachel McAdams est une jeune femme belle et dynamique qui travaille dans le domaine de la télévision, la faute à pas de chance, elle se fait virer. Elle retrouve du travail en tant que productrice de l'émission Daybreak, une émission matinale très peu regardée dont personne ne veut. Il se trouve que sur la chaîne de télé qui vient de l'embaucher, travaille Harrison Ford, enfin travaille, c'est une expression, l'ancien journaliste à la gloire passée végète dans un placard doré où il ne passe même plus à l'antenne tant il est méchant et aigri. La jeune femme trouve une faille dans le contrat de l'homme et réussit à lui imposer un retour à la télévision dans cette émission animée par Diane Keaton qu'il ne supporte pas bien sûr, comme le reste du monde. Morning glory est une jolie fable à l'américaine basée sur la mécanique de la croisière s'amuse. Un jour il faudra que je vous fasse un authentique billet sur la croisière s'amuse, la plus grande série jamais créée. Donc pour en revenir à la mécanique, au début ça va mal, après ça va mieux, puis vers la fin ça ne va plus du tout pour un final magique, God Bless America. On a effectivement l'impression d'avoir déjà vu le film mais c'est ça la force des ricains, les acteurs sont bons, les dialogues sont excellents, et la mayonnaise prend finalement très bien pour une bonne comédie.

Jack Black travaille au service postal d'un journal, du genre looser et gros geek : guitar hero, starwars et le reste, toute la panoplie qu'on aime chez un homme. Il monte un énorme bobard pour faire croire qu'il est en fait un type qui a traversé le monde si bien qu'il réussit à obtenir un voyage pour aller décrire un pays et rédiger un article. La suite on la connait, enfin on pense, il débarque chez les minimoys où il va être vu comme une espèce de Dieu vivant, puis fini chez les géants. Les effets spéciaux, les détournements, les clichés, les références geeks font de ces Voyages de Gulliver une nouvelle référence qui ne sera apprécié que par les gens étranges qui ont su garder une âme d'enfant, ont vu au moins la guerre des étoiles 20 fois et n'ont pas peur d'un humour limite lourd.

Cinq personnes à l'air assez normal grimpent dans un ascenseur d'un grand immeuble pour affaire. La faute à pas de chance, le diable serait sous la cage pour récupérer leur âme. Car et c'est bien là le problème, tous les gens qui sont montés sont de gros méchants avec un passé particulièrement lourd. Devil est un film assez sanglant et assez original car le gros de l'action se déroule tout de même dans un ascenseur où les gens finissent comme vous pouvez vous en douter par mourir de façon particulièrement gore. A voir bien sûr pour les gens qui aiment le genre et qui ont le ventre vide.

Keith n'est pas réellement ce qu'on peut appeler un teen movie mais il met des teen dedans. Elisabeth Harnois est une blonde dont la vie a l'air d'être programmée, première de sa classe, des bourgeois qui utilisent le PSN pour amis, championne de tennis, elle trouve un copain qui ressemble à Ken en version Porto-ricaine mais un petit quelque chose va perturber sa routine. Keith alias Jesse McCartney qui ressemble à Justin B. est un garçon étrange dont on comprend qu'il porte sur ses épaules un mystère mystérieux entouré de mystères, il lui est imposé en tant que binôme de chimie. Le garçon l’entraîne dans son univers étrange et non conventionnel, si bien que la jeune fille casse son image de petite fille bien sage. Mais comme vous le savez, la vie c'est un peu comme le PSN, le terrible secret de Keith entouré de terreur finit par rejaillir dans leur vie comme un angry birds. Un peu classique cette tentative d'échappatoire au chemin tracé, il saura je pense toucher le coeur et la sensibilité des plus féminins d'entre vous.

Zoé Félix, Eric Savin, et Arié Elmaleh le frère de Gad travaillent pour une mission humanitaire en ancienne Europe de l'est. Alors qu'ils sont sur le chemin du retour et que l'ambiance est particulièrement joyeuse, les voilà qui se font capturer par le genre de gens qu'on n'aime pas. Ils sont donc captifs et vont bien rapidement comprendre qu'on n'attend pas une rançon mais bien quelque chose d'autre, qu'ils portent en plus sur eux. Captifs est un excellent film, très pesant comme vous pouvez l'imaginer et particulièrement sale, pour ne pas dire qu'il s'agit d'un bon vomitif après un repas bien chargé.

Romain Duris qui est pour moi le meilleur acteur du monde est un avocat brillant à qui tout réussi, il partage sa vie avec Marina Foïs. En façade c'est le couple idéal, mais son épouse le trouve peut être trop lisse, si bien qu'elle le trompe avec un photographe raté. Amusant d'ailleurs que ce soit un photographe Romain Duris est lui même un photographe frustré, il a choisi sa vie bien sage plutôt qu'une vie d'artiste. Lorsqu'il découvre la liaison de son épouse, les deux hommes se battent et ça fini mal, il tue son amant par accident. Au lieu de "simplement endosser son crime", il fait disparaître le cadavre du concurrent, simule son propre suicide et endosse l'identité du photographe pour partir à l'étranger. Performance d'acteur c'est classique chez Duris, bon film à voir tout de même malgré la moralité dérangeante bien résumée dans le titre L'Homme qui voulait vivre sa vie.

Jean Dujardin est lui aussi un homme qui a tout réussi, la femme, la fille, il travaille dans une grosse agence immobilière avec son beau-père nous sommes dans les années 80. Rapatrié de l'Algérie 20 ans plus tôt il n'a jamais oublié sa petite voisine dont il était amoureux et c'est en Marie-Josée Croze une riche commanditaire qu'il est persuadé de l'avoir retrouvée. Après une nuit passée avec la jeune femme, elle disparaît perturbant largement le Jean Dujardin qui va mener l'enquête ... Un balcon sur la mer est un film de Nicole Garcia, c'est fin, c'est intéressant, c'est intelligent, une enquête passionnante entre passé et présent, à voir.

Splice est un film avec Adrien Brody qui raconte comment deux scientifiques réussissent à fabriquer une nouvelle forme de vie en combinant les ADN de plein de bestiaux. Le film est assez intéressant car il est scindé en deux parties bien distinctes. L'émulation scientifique (youpi ça marche), le film d'horreur (Houston on a un problème), désolé pour le spoiler. L'ensemble est assez prenant même s'il s'agit d'un énorme patchwork des films du genre existants.

Jason Biggs qu'on connait pour la série pleine d'élégance American Pie, va demander sa copine en mariage, pas de chance, elle meurt d'une crise cardiaque au moment de la demande. Le garçon est inconsolable, et sur un coup de tête il demande en mariage une serveuse qu'il croise dans un restaurant. A sa grande surprise, elle accepte et vient s'installer chez lui. Bien sûr, on n'y croit pas 5 minutes, bien sûr on compatit avec le cinéma américain pour avoir épuisé toutes les histoires d'amour pour se lancer dans celles totalement improbables, et pourtant la mayonnaise prend, mariage express se laisse regarder.

Adrien Brody, le même que plus haut est un juif polonais qui n'a pas peur de fricoter avec les noirs, c'est ainsi qu'il va dans les années 50 se contenter de lancer Muddy Waters, Etta James et Chuck Berry avec sa firme Cadillac Records. Dans la grande tradition des films du genre, grandeur et décadence, ces films sont rarement ratés et celui-ci n'échappe pas à la règle. On essaie toujours de nous faire découvrir l'envers du décor de ces chanteurs de légende, ici c'est la violence, la drogue et le racisme qui sont montrés. Bonne musique, bonne performance d'acteurs dont Beyoncé en Etta James, à voir mais en faisant autre chose, c'est un tantinet long.

C'est l'histoire d'une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute se répète sans cesse pour se rassurer : "Jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien, jusqu'ici tout va bien..." Cette phrase est issue de La Haine, pas le premier film de Mathieu Kassovitz mais celui qui l'aura propulsé en haut de la scène, lui et l'acteur Vincent Cassel. La Haine raconte les chroniques de trois jeunes de banlieue, suite à des émeutes un de leurs amis est hospitalisé après un passage à tabac par la police, Vincent Cassel a trouvé le flingue d'un flic et décide de se venger. 1995 et on nage en plein dans un film qui pourrait être encore d'actualité, mal perçu à l'époque car il a été pris pour un documentaire alors que Kassovitz n'a jamais vécu en cité, il s'agit bien d'un film, comment a-t-il vieilli ? Et bien je dirai plutôt pas mal si on le considère comme un film, même si certains passages descriptifs sont creux. Ce qui finalement sonne le plus faux dans le film c'est la façon de parler des jeunes, en effet les trois protagonistes s'expriment dans une langue qui correspondrait à du Molière pour certains de mes élèves. Difficile de parler de ce film sans évoquer les musiques inspirées qui regroupaient à l'époque les rappeurs les plus connus du moment, avec des titres qui sont encore indémodables pour du RAP, on pense au Ministère A.M.E.R. ou encore à Assassin.

Simon Werner a disparu nous place dans une classe de Terminale C en 1992. OH MON DIEU J’ÉTAIS EN TERMINALE C EN 1992 !!! Une époque sans téléphone portable et sans Facebook on avait l'air plus intelligent il me semble. Simon Werner disparait, puis un autre élève, puis un autre élève de la même classe. C'est dans un schéma narratif à la Pulp Fiction c'est à dire par scènes sans ordre chronologique que l'on va découvrir ce qui c'est réellement passé. Film passionnant à l'ambiance particulière, dans lequel on reconstitue le puzzle, on revoit la même scène par des yeux différents, les évènements prenant alors un autre sens. A voir.

Angelina Jolie travaille pour la CIA, elle va bientôt se marier et l'on peut dire que tout va plutôt pas mal dans sa vie jusqu'à ce qu'un espion russe débarque et l'accuse d'être une bonne grosse taupe infiltrée depuis son enfance qui est là pour faire un gros coup. La vraie grande question du film, qui est Salt ? Oh je me le demande. Salt est un blockbuster américain, il ne faut donc pas y chercher l'once d'un scénario, on regarde les coups de feu et les mawashi geri dans la bonne humeur. Si on n'essaie pas de réfléchir, ça passe plutôt bien.

Charles Berling est un homme riche, il croise Laura Smet et Marc-André Grondin qu'on a vu dans Le Premier Jour du Reste de ta Vie, un couple d'amants qui se fait passer pour frère et sœur. Lui est un escroc, elle une prostituée, elle veut en finir avec cette vie minable et voit en Charles Berling l'occasion de faire un gros coup. Les choses ne se passent malheureusement pas toujours comme on l'a prévu. Insoupçonnable est un thriller passionnant qui n'a rien à envier aux classiques américains dont il utilise de nombreuses ficelles. On reste scotché à son écran pendant l'heure et demi de film.

Mensonges et trahisons et plus si affinités... raconte l'histoire d'Edouard Baer un nègre de génie, son métier, raconter l'histoire des autres mais jamais celle de sa vie. Il vit une histoire d'amour avec Marie-Josée Croze une jeune femme dynamique qui l'incite à écrire pour lui, mais celui-ci refuse suite à un très mauvais premier manuscrit. Un jour il est amené à faire la biographie de Clovis Cornillac, le footballeur du moment, un gros bourrin qui pense qu'il doit s'impliquer dans l'écriture. Bien sûr Baer refuse, ne supportant plus le personnage, jusqu'à ce que celui-ci découvre qu'Alice Taglioni son amour de jeunesse est la compagne du sportif, il fera alors tout pour la conquérir. Des situations amusantes, de bons acteurs, une morale intéressante, Edouard Baer est parfait dans le gars qui refuse l'engagement et qui s'est construit une carapace, sa voix utilisée pour la narration est magnifique, quand Cornillac se transcende en gros bœuf, à voir.

Attention film géant et sale. A Bangkok un tueur en série habillé comme le petit chaperon rouge émascule des hommes et les met dans des valises. La police impuissante fait le lien avec un ancien tueur à gages qui dit connaitre l'assassin, un ami d'enfance. Le détenu sort de prison pour mener l'enquête qui le conduira à la découverte de son passé. Particulièrement violent, sordide mais très bien pensé entre enfance et présent, je fais pour ma part le lien entre slice avec Old Boy pour le côté surprenant et asiatique bien sûr.

Jennifer Aniston est une active woman qui n'a pas su trouver l'homme de sa vie. L'horloge biologique aidant elle fait appel à un donneur, et donne une fête pour son insémination. Durant cette soirée Jason Bateman son meilleur ami complètement névrosé est tellement ivre mort qu'il remplace le sperme du donneur par le sien. Suite à une mutation, les deux amis se perdent de vue pendant 7 ans, lorsque Jennifer Aniston revient elle est avec un gamin complètement névrosé et angoissé, cependant elle ne se doute absolument pas que Jason Bateman est son père. Une famille très moderne est une comédie assez amusante qui casse les clichés puisque les deux personnages ont un enfant ensemble sans le savoir avant même de tomber amoureux ce qui change un peu des classiques.

Josh Hartnett est un journaliste sportif, le fils de son père malheureusement. Son paternel était renommé et respecté, lui est à la traine avec ses articles. Par le fruit du hasard il découvre Samuel L. Jackson un champion de boxe devenu clochard. Le journaliste voit l'opportunité de publier une série d'articles sur l'homme et par ce biais arriver à la gloire. Alors qu'on s'attend à un banal film américain comme le film avec Sandra Bullock où tout démarre mal et ça continue en ligne droite jusqu'à la fin, juste la renaissance d'un champion en fait, le film prend à un moment donné un tournant assez inattendu qui fait que le film mérite d'être vu.

Le premier Resident Evil m'avait laissé un arrière goût étrange, un sentiment de manque d'argent, certainement la scène avec les chiens zombies qu'on avait dû couvrir de viande façon Lady Gaga, pauvres bêtes. Ce nouvel opus Resident Evil : Afterlife 3D nous offre de belles grandes scènes de bastons largement inspirées de Matrix, et l'on sent quand même qu'il y a maintenant un peu plus d'argent dans la réalisation. Au niveau du scénario Milla Jovovich qui a incubé le virus mutant et qui lui a donné des supers pouvoirs les perd au début du film, elle continue sa quête à la recherche de survivants et en trouve. Série qui partait très mal et qui finalement s'en sort plutôt bien, Resident Evil Afterlife 3D est un bon film de zombies, avec des zombies, dans la tradition des films de zombies avec une trame de fond toutefois plus étoffée qui nous laisse attendre avec une certaine impatience le prochain opus.

Vous vous sentez un peu trop heureux malgré la crise et vous cherchez un film pour vous miner, Dolores Claiborne est fait pour vous. Une journaliste reçoit un message anonyme qui l'invite à revenir dans sa ville natale, sa mère la très souriante Kathy Bates viendrait d'assassiner sa riche patronne. Le problème c'est que la femme n'en serait pas à son coup d'essai, puisque quinze ans plus tôt elle aurait déjà assassiné son mari, ce que le très rancunier policier du village n'a jamais réussi à prouver. Entre passé et présent la vie de la mère et de la fille pour plus d'une heure quarante de drame social passionnant.

 

Entreprendre ?

jeudi 25 décembre 2014 à 08:00

De 2009 à 2012 j'ai été auto-entrepreneur. Il ne s'agissait pas d'une volonté particulière de se lancer, mais d'une façon de faire barrage aux gens. Manipuler l'informatique c'est une véritable arme à double tranchant. Efficace, c'est un énorme plus dans votre CV d'enseignant où il n'y a que rarement pour des petits établissements de personne qualifiée en interne et par le fait c'est l'appel à la prestation de service qui se déplace quand elle veut, dont les qualifications sont discutables, dont les tarifs eux, sont vraiment indiscutables. Sangsue, c'est l'attitude des gens qui vont toujours vous sortir un ordinateur ou une difficulté, car elles savent que vous savez. A l'époque la situation n'était plus tenable, et cela devenait délicat, se fâcher avec les collègues est une possibilité mais en retour il ne faut rien avoir à demander, se faire payer au noir est une autre forme de risque, j'avais décidé de passer du côté légal de la force et ce pour quelques bonnes raisons :

A mon retour en Languedoc Roussillon j'ai très rapidement arrêté, l'auto-entreprise c'est vous, et vous qui arrivez dans un endroit où personne ne vous connaît c'est perdu d'avance. La condition sine qua none pour toute forme d'entreprise c'est d'être connu et reconnu dans l'endroit dans lequel vous vivez, or comment se créer rapidement cette réputation lorsque vous débarquez dans un endroit, il faut avoir une vraie démarche de communication, c'est un investissement financier et temporel. On peut donc partir du principe que pendant un moment vous allez travailler à vide, les revenus que vous allez générer si vous en générez seront avalés par l'investissement de base et par la taxe professionnelle si au bout de trois ans vous n'arrivez pas à trouver l'équilibre. Le secteur est de plus très particulier, nous sommes 1500 habitants à l'année, aucun assembleur ici mais pas très loin aux alentours, je ne vis ici que depuis un an et je ne suis pas connu, d'ailleurs je ne fais rien pour, en tout cas dans ce domaine mais nous y viendrons plus loin. Rajoutons à cela que si à l'époque le statut d'auto-entrepreneur était gravé dans le marbre, bien heureux celui qui pourra dire si celui-ci existera encore dans 5 ans et sous quelles conditions.

Parmi les problèmes, le prix de la prestation en est un, j'ai toujours eu du mal à trouver le juste prix. C'est d'ailleurs des questions que vous pouvez voir apparaître assez régulièrement, combien on fait payer une réinstallation de Windows ? En tant que client, je ne supporte pas de ne pas avoir le tarif que je vais payer, je veux pouvoir comparer. La dernière fois pour un garagiste j'ai payé 120 € pour un soufflet, tarif que j'ai eu à la remise des clés, j'étais dans l'urgence, j'avais regardé les tarifs sur internet qui tournaient autour de 90 €, et désormais j'ai un garage qui me donne de façon systématique le tarif de ce que je vais payer, c'est totalement légitime, il est donc légitime si on passe de l'autre côté de la barrière d'annoncer le tarif. La problématique en informatique, qui est peut être la même en mécanique, c'est la difficulté et jusqu'où on va. Je peux réinstaller Windows avec les pilotes, si vous m'amenez les CD de pilote ça va coûter moins cher, si je dois les chercher sur internet ça va coûter plus cher, si je récupère les données personnelles encore plus cher etc ... Une réinstallation de Windows ça veut donc dire beaucoup de choses, et tous ceux qui parfois auront passé des heures à chercher un pilote, qui auront eu un écran bleu suite à l'installation de ce pilote car pour une raison qui ne tient qu'à Windows c'était le pilote dans sa version juste avant qui fonctionne, savent que la logique c'est de se faire payer à l'heure, mais comment le justifier auprès du client auprès de qui on va passer pour l'escroc qui fait gonfler la note. Car, si un artisan, un réparateur quelconque, vous explique qu'il a dû faire des choses en plus pour arriver au résultat, partant du principe que vous n'y comprenez rien, vous pensez qu'il vous escroque alors qu'on sait quand on est de l'autre côté de la barrière que souvent tout est beaucoup plus complexe. Ainsi, poser un tarif fixe pour une prestation précise, ne pas travailler à l'heure, c'est prendre le risque de perdre beaucoup de temps sur certaines machines et donc perdre de l'argent.

Si on doit se lancer, il ne faut s'en tenir qu'au service et pas à la vente de matériel. Si on vend du matériel, on va avoir tendance à vendre des PC qu'on a récupéré à gauche à droite. Vendre du neuf, c'est à dire en gros acheter un PC vierge chez rdc et installer un système d'exploitation, n'est pas assez rentable, les gens ne comprendrons pas pourquoi le tarif a gonflé de 100 € par rapport à une tranche de prix qui correspond à un ordinateur qu'ils peuvent acheter à Carrefour. Et là je ne vous parle que d'une installation légale de Linux, pas un Windows officiel qui ferait encore plus gonfler la note. Le problème de l'occasion, c'est aussi le problème du neuf d'ailleurs c'est qu'il est nécessaire de faire une garantie, avec un public qui ne fait pas la différence entre le hardware et le software. Si l'on reprend l'analogie que nous aimons tous avec la mécanique, la voiture qui finit dans l'arbre, c'est sans équivoque, on comprend qu'il s'agit d'un problème hardware. Si par contre on vous rapporte un ordinateur dont l'installation a fini par sauter ou avec le virus de la gendarmerie car son utilisateur a fait n'importe quoi, faire comprendre à la personne à qui vous avez vendu le PC que le PC fonctionne très bien et qu'il faudrait apprendre à l'utiliser devient un art délicat.

Entreprendre c'est complexe, entreprendre en informatique c'est très complexe. Il s'agit d'un secteur hyper concurrentiel, dans lequel les gens ont de plus la capacité de saboter de façon plus ou moins transparente leurs installations, ne pas réaliser de plus qu'ils sont les responsables, c'est assez rare. Comprenez que si le maçon construit un muc, à moins d'y mettre des coups de masse, on peut difficilement faire n'importe quoi avec un mur, l'informatique pour cela dispose d'une richesse d'ouverture infinie. Je salue ceux qui vont se lancer, ça fait d'ailleurs un peu avé informaticiens ceux qui vont mourir vous saluent, je ne le ferai plus, ce qui me ramène au début de ce billet.

Pour les gens si je n'interviens pas, je suis le médecin qui laisse mourir cette si jolie petite fille avec des couettes du nom de Héléna dans si jolie robe rose. Est ce qu'il y a un médecin dans la salle, est ce qu'il y a un informaticien dans la pièce c'est devenu du pareil au même et de la même façon si le médecin refusait de sauver la petite fille, l'informaticien qui ne répare pas est un salaud. Du fait de l'impatience des gens, du fait de leur refus d'apprendre, car il est tellement simple de se cacher derrière la complexité de l'informatique quand 90% des opérations tiennent dans un peu de logique, je me cache aux nouveaux venus, j'évite de parler de cette passion débordante. Pour ceux qui savent, je vais devoir arriver à la fâcherie, devenir le salaud qui ne sauvera plus Héléna, j'ai commencé et c'est bien triste de devoir refuser pour faire comprendre aux individus que considérer que je suis à leur disposition c'est un abus, que je ne suis pas obligé de réparer, que l'informaticien n'est pas au service des autres au même titre que le bricoleur de l'entourage n'a pas l'obligation de faire toutes les machines à laver du quartier.

Bonus : quel logiciel de gestion ?

A l'époque où j'ai oeuvré j'utilisais le logiciel assez complet et parfois complexe à comprendre : dolibarr. Il s'agit d'une solution basée sur php / mysql ce qui permet de l'héberger au local ou en ligne. Ce qui est intéressant dans l'hébergement en ligne c'est la possibilité de pouvoir faire la facture directement chez le client par exemple ou un devis. L'outil est puissant, gère les stocks, les prospects, les clients, les factures, les comptes en banque, possède de nombreux modules complémentaires. Limite une usine à gaz.