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Le Blog de Cyrille BORNE

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Des logiciels éducatifs pour les enfants

dimanche 4 janvier 2015 à 08:00

Si on est prof, il me parait difficile de ne pas être éveillé aux logiciels libres à moins de vivre dans une cave et de ne pas voir tout ce petit monde qui s'agite ou d'avoir une compréhension du monde limité. Je n'ai rien contre les gens qui veulent du tout Microsoft à partir du moment où c'est à usage personnel. Dans l'éducation c'est totalement différent, imposer l'utilisation de licences propriétaires, c'est inciter les élèves au piratage ou à l'achat de licences particulièrement onéreuses. Beaucoup d'enseignants l'ont compris, beaucoup de développeurs aussi, si bien qu'il existe une multitude de logiciels libres pour faire globalement tout, en tout cas pour faire ce qu'il faut et gratuitement. C'est un enjeu à de nombreux niveaux, économique bien sûr, quelle économie réalisée pour les établissements et pour les familles, mais pas seulement, c'est aussi une lutte contre l'obsolescence logiciel qu'engendre Microsoft par le biais des changements réguliers de licence, avec des systèmes d'exploitation de plus en plus gourmand, condamnant ainsi des machines encore parfaitement fonctionnelles qui peuvent supporter parfaitement un Linux pour redonner une seconde jeunesse. Lutter contre l'obsolescence logiciel c'est lutter contre l'obsolescence matériel, et c'est donc un acte écologique puisqu'en prolongeant la vie des machines c'est autant d'ordinateurs en moins qui iront à la casse et les produits chimiques qui vont avec.

Le logiciel Gcompris fait partie des classiques qu'on présente lorsqu'on parle de l'éducatif. C'est riche, on a plus de 100 activités, le logiciel est mis à jour de façon très régulière, et balaye tous les thèmes, utilisation du clavier, de la souris, mathématiques, français, les couleurs, etc ... Ce qui est intéressant comme logiciel, outre les très nombreuses applications, c'est son modèle économique, Gcompris est totalement gratuit pour Linux, il est payant pour Windows.

Lors de mon billet sur le contrôle parental j'avais évoqué la distribution Doudoulinux, une distribution qui embarque notamment Gcompris et qui est intéressante dans un cadre domestique pour un jeune enfant. En milieu scolaire, c'est différent, la distribution n'est pas adaptée. La distribution ASRI Education, quant à elle, est développée par des enseignants du primaire, donc des spécialistes. Il s'agit d'un fork de la distribution Puppy Linux qui avec la distribution Slitaz sont réellement les deux seules alternatives TRES légères pour tourner sur des machines très anciennes, machines qu'on a souvent l'habitude de voir tourner dans les petites écoles de campagne. Ce qui est intéressant, à part la légèreté de la distribution bien sûr, c'est le fait que Asri Education s'adapte par rapport au profil des élèves, une division réalisée en cycle du primaire, en gros les petits, les plus de dix ans et ceux au milieu. Concrètement, les logiciels proposés ne seront pas les mêmes selon l'âge de l'enfant choisi comme on peut le voir dans l'écran ci-dessous.

Parmi les logiciels embarqués, on notera la présence de OOo4kids. Il s'agit tout simplement d'une version castrée de Openoffice, dans le bon sens du terme. En effet, Openoffice / LibreOffice, est un logiciel complexe, OOokids a pour but de présenter une version simplifiée d'Openoffice en allégeant notamment les menus. OOo4kids propose des menus différents, de façon à proposer plus ou moins d'options selon le niveau de ses utilisateurs.

Travailler intégralement sous Linux avec des logiciels libres en milieu scolaire est jouable, et ce de plus en plus avec le développement des technologies php, on voit en effet de plus en plus de logiciels en ligne ce qui permet de s'affranchir concrètement de la barrière du système d'exploitation.

 

Demon's Souls ou la poutre, on s'est pas déjà vu quelque part ?

samedi 3 janvier 2015 à 08:00

Mon titre est totalement impropre et vachard dans ce sens là, car Demon's Souls a été fait avant Dark Souls, une exclusivité PS3. J'ai d'ailleurs découvert ce "premier" opus une fois que j'avais commencé Dark Souls. N'y allons pas par quatre chemins, les ressemblances entre les jeux sont tellement saisissantes que c'est honteux, on n'est plus dans l'hommage, le clin d'oeil ou la référence, on n'est dans le pompage éhonté. Je pense très sérieusement que du fait que Demon's Souls ne soit sorti que sur PS3, les développeurs ont dû se dire que ça ne se verrait pas, qu'il y a tellement peu de joueurs PS3 que personne ne s'en rendrait compte. Parlons tout de même un peu du jeu et des comparaisons évidentes, une espèce de malédiction se répand sur le pays, vous êtes un super héros qui partez la fleur à fusil ou plutôt l'épée à la main pour poutrer tout ce qui bouge et vous vous faites tuer par le gros monstre qu'on retrouve de partout dans Dark Souls, celui qui bastonne, se soulève et vous écrase avec les fesses. Vous vous réveillez dans le Nexus, un univers parallèle dans lequel vous avez des marchands, des enseignants et j'en passe, on vous explique la mission et c'est là qu'il faudra revenir à chaque fois que vous voudrez monter de niveau mais aussi passer dans les cinq mondes disponibles. On a là deux bonnes raisons de préférer Dark Souls. Dans Dark Souls, il y a ce bonheur de découvrir un univers où tout est relié, avec des raccourcis, des passages secrets qui permettent de passer d'un endroit à l'autre. Ici les univers sont totalement cloisonnés, il est donc impossible de circuler, ça fait trop super Mario à mon goût. La seconde raison est inhérente à la première, pas de feu de camp, l'obligation de passer par le Nexus pour faire monter les niveaux, donc un temps de chargement conséquent, ça coupe à mon sens radicalement l'herbe sous les pieds des gens qui veulent farmer. Les univers sont variés, mais les ressemblances avec Dark Souls sont gênantes, jusqu'à des scènes de jeu par exemple, où un gars vous dit qu'il y a un trésor plus bas et vous met un coup de pieds pour vous faire tomber. Que penser encore des scènes où vous vous faites emporter par les gargouilles ou les marais qui sont identiques, jusqu'à certaines animations.

Au moment où je vous écris ces lignes, je viens de me faire massacrer par le boss de fin, qui a quelques points communs avec le seigneur Gwen, le feu en moins, la rapidité sans ambiguïté, et l'impossibilité de jouer avec les éléments du décor qui m'avaient permis de triompher dans l'aventure précédente. Pour arriver en quelques heures à ce niveau, pas bien difficile, déjà une maîtrise assez importante du système de jeu, un personnage basé sur la magie, il faut savoir que vous pouvez tout faire à distance, très facilement pour les nombreux boss à part bien évidemment le fameux boss de fin où il faut être un peu résistant. Si vous jouez comme moi, je ne peux que vous inviter à faire le monde 4.1 pour démarrer. Vous allez en effet récupérer une arme magique qui régénère vos points de magie, le boss de fin, le juge étant de plus assez facilement accessible par un raccourci sur les remparts, il est de plus relativement simple à tuer.

Si je recommence le jeu c'est qu'on finit par s'y habituer et même par aimer ça. Les premières heures de jeu, je dois le reconnaître, c'était de l'indignation de voir tant de similitudes, et pourtant à la longue c'est un jeu qu'on apprécie et qui est d'ailleurs très appréciable par rapport à Dark Souls car les événements que vous pouvez déclencher sont très clairs et ne nécessitent pas de payer un guide qui coûte une véritable fortune. Il semblerait d'ailleurs que ce mercantilisme que je dénonçais pour Dark Souls soit amplifié pour le second opus au point d'avoir un appel au boycott par les joueurs, deuxième épisode que je ferai quand j'aurai refait l'intégralité de ce jeu et exploré au plus, peut être même faire un essai sur les tendances, puisque le jeu si vous jouez au vilain aura un comportement différent de si vous faites le gentil.

Problème électrique, Windows et réseau

vendredi 2 janvier 2015 à 08:00

J'avais repéré un ordinateur du lycée qui posait des problèmes lorsqu'on le mettait sur le sol ou sur une surface métallique, dernièrement alors qu'il était posé sur une caisse en plastique il a cessé de fonctionner selon le bug traditionnel de l'ordinateur qui s'allume mais qui n'envoie pas d'image faisant penser à un problème de carte mère morte. Pour vérifier si la carte mère est flinguée, on peut faire le test simple qui consiste à booter la machine sans RAM, si elle ne "bip" pas c'est mauvais signe, si elle "bip" c'est quelle fonctionne encore, ce fut mon cas. Du fait d'avoir monté ces machines à l'arrache comme tout ce que je fais au lycée d'ailleurs, j'avais certainement dû mal visser la carte mère à la carcasse, c'est d'ailleurs pour cela que j'ai trouvé une vis au fond. La carte mère a donc bougé un peu et fait contact avec le métal du boitier créant ainsi un court circuit. En revissant tout correctement, la machine démarre bien évidemment sans aucun problème.

Toujours pour le lycée un collègue m'a donné le netbook des profs. La machine rame énormément, il n'y a pas de virus, l'explication est simple, il a coupé le PC lors des mises à jours ........... Pour arranger, ce que je ne ferai pas car c'est un sport qui ne m'amuse pas, il est nécessaire de supprimer toutes les mises à jour Windows, jusqu'à trouver celle qui bloque.

Mon camarade Roger, qui est l'homme à tout faire du lycée, vient enfin de me faire une véritable étagère pour pouvoir facilement accéder aux deux serveurs du lycée, comme je l'expliquais dernièrement. Il avait une hésitation quant à l'annonce d'ipfire qui lui proposait plusieurs boot, c'est grub qui donne les différentes possibilités, la standard ou la récupération. Du fait d'avoir la main par SSH j'ai pu vérifier directement si la machine était fonctionnelle, en faisant un ping sur les bornes Wifi je me suis rendu compte qu'il n'avait pas branché le fil du réseau administratif. Tout ceci par téléphone et à 80 kilomètres de distance. Si vous devez vous occuper de machines distantes, SSH est votre ami, un nom de domaine gratuit chez DTDNS encore plus, avoir des adresses IP fixes est un luxe qu'on doit impérativement se permettre.

Voyez que ce sont les vacances, certains professeurs, la caste des cons qui disent oui certainement, continuent de travailler, mais nous sommes en 2014 au moment où j'écris ce billet, tout sera bien différent en 2015. On y croit.

2014 et 2015 sont sur un bateau, 2014 tombe à l'eau

jeudi 1 janvier 2015 à 14:48

L'année 2013 était assez gratinée, un déménagement, une nouvelle maison, pas d'eau, des travaux. 2014 aura été dans la directe lignée, encore plus de travaux, de la fatigue, beaucoup de fatigue, et cette fin d'année complètement merdique, les inondations, la gastro, jusqu'à ce point d'orgue qui consiste à finir dans un arbre à 50 mètres de chez moi. Il était temps d'en finir avec 2014, de la jeter à l'eau, de la noyer sauvagement pour espérer un 2015 meilleur mais sans grande conviction. La conjoncture actuelle est dramatique, économique, politique, tout ceci a nécessairement un impact direct ou indirect sur nos vies, ne serait ce que par la morosité que la situation peut déclencher. A titre personnel, j'ai moins de travaux à faire mais de façon très intense, la quarantaine pointe le bout de son nez et cette défaillance physique ne me plait pas, je suis forcé de jongler avec un nouveau paramètre dans une vie qui va déjà beaucoup trop vite et qui en demande toujours plus. 2015 sera je l'espère l'année de la fin de ce cycle transitoire que je vis depuis trop longtemps pour arriver à une stabilité tant espérée et surtout particulièrement méritée.

En 2014 si je ne devais citer qu'une seule chose, qu'une seule institution, je citerai la fondation Mozilla. N'allez pas penser que je plagie Philippe, mais il vise juste dans ce qu'il retient de cette année, pour ma part ce n'est pas en tant qu'ennemi mais en tant que symbole vivant du libre. Alors qu'on aura vu un lot incroyable de distributions Linux disparaître, que les projets n'avancent pas forcément, que Canonical n'est pas capable de sortir un téléphone portable avec son OS, l'actualité aura mis largement en avant la fondation Mozilla de façon positive ou négative, aucune importance, mais dans l'action. Des accords financiers avec Google et Yahoo, l'arrivée de FirefoxOS qui m'a délivré d'android et donc de Google, le portage de ce même FirefoxOS sur le Raspberry Pi sont autant de preuves de l'activité de la fondation. Xavier a cité Diaspora* dans son bilan, Philippe la campagne de degooglisation du Framasoft, aujourd'hui ma timeline de diaspora est vide, ce n'est pour moi qu'un annuaire de contacts plus facile pour moi que de passer par les différents sites des différents protagonistes, combien sont-ils aujourd'hui à ne plus être dépendant de Google après cette campagne pourtant particulièrement réussie.

Il manque quelque chose au logiciel libre, il manque de l'argent c'est une certitude, il manque de l'organisation c'est indéniable, mais il manque principalement un esprit d'équipe, de cohésion, l'envie de travailler avec les uns et les autres. La fermeture des commentaires sur le blog est une véritable bouffée d'oxygène pour moi, je sais que lorsque je jette un coup d'oeil sur la page du blog, je n'ai pas une bande de nolife en train de se marraver. Et pourtant je suis persuadé que tout un chacun qui vient casser la gueule de son prochain dans le site des autres et sous couvert de l'anonymat est pourtant un libriste convaincu, mais qu'avant tout, ce qui compte, ce n'est pas le projet mais bien d'avoir raison.

Perspectives ? Aucune, si ce n'est la certitude d'être en retrait. Les projets pharaoniques, les projets de groupe, les grandes aventures sont derrières moi, j'ai passé l'âge. La ligne éditoriale, totalement inexistante depuis toutes ces années restera la même, vous trouverez donc exactement la même chose que je fournis depuis mes débuts, des morceaux de moi-même.

Je ne peux vous souhaiter une bonne année 2015, je trouve que c'est indécent, 2015 sera bien ce qu'on a envie d'en faire à quelques impondérables sur lesquels malheureusement on n'a pas la main. Je vous souhaite donc de faire les bonnes actions, que votre chemin évite les bombes, qu'il mène vers de calmes jardins.

 

Dark Souls 1 ou la poutre qui fait de Skyrim un jeu pour les petites filles avec des couettes – Die Gwen !!! Die !!!

jeudi 1 janvier 2015 à 08:00

Comme annoncé à la fin de mon dernier billet j'ai relancé une partie et j'ai triomphé. D'un point de vue méthode, pas très compliqué, j'ai joué avec l'armure d'argent que j'ai boostée à son maximum, un espadon traditionnel qui frappe à plus de 300 dégâts, une pyromancie à fond, beaucoup de vie, beaucoup d'endurance et je n'ai peiné nulle part sauf pour le combat final. Je pensais qu'avoir un très bon bouclier ce qui était le cas, m'aiderait beaucoup, absolument pas, j'ai joué avec le décor en étant séparé par des stalagmites et j'ai arrosé mon copain Gwen de boules de feu. Le jeu redémarre avec l'intégralité de votre équipement, de vos sorts, les monstres sont plus résistants et font bien sûr plus d'XP, je me laisserai séduire peut être à nouveau par l'aventure.

J'en ai profité pour faire des choses jamais faites et c'est là qu'on voit que Dark Souls est extraordinaire mais dérangeant. Extraordinaire, je vous donne un exemple. Il est possible de revenir à la prison du début, pour se faire on doit grimper pour se mettre dans le nid de l'oiseau et il vous ramène à la base. Là c'est la fête au village, des chevaliers noirs, un gros monstre qui vole et qui s'écrase comme au début d'ailleurs, avec une explosion en plus, on revient à la cellule de base et on trouve une poupée. Dans la ville de Anor Londo se trouve une grande peinture, cette poupée vous permet de passer dans ce tableau et vous avez un monde gigantesque à faire, un monde vraiment intéressant, certainement le plus pour faire de l'XP. Vous avez un monstre qui vous fait gagner plus de 8000 d'XP en à peine quelques secondes à proximité du feu de camp, il suffit de tout cramer. Toujours dans Anor Londo, j'ai décidé de tuer la grosse dame qui est en fait la gardienne de feu de toute la ville. Sacrilège le plus complet, la ville passe à l'obscurité la plus complète, la gardienne de feu du début veut vous tuer, vous pouvez désormais flinguer dans un niveau caché qui apparaît si vous portez l'anneau récupéré chez le seigneur Nito la garde du corps qui ne gardait finalement pas grand chose. J'avais écrit à une autre époque, que dans Skyrim, ce qui me gênait le plus c'était la sensation que vos actes n'avaient absolument aucune influence sur le monde et que c'était regrettable quand on voyait la complexité d'un Mass Effect ou d'un Dragon Age 2. Ici c'est assez fort, chaque acte a des conséquences, des conséquences totalement inattendues mais surtout imprévisibles et c'est là que c'est dérangeant.

J'ai regardé avec beaucoup d'intérêt les vidéos d'ExServ, un garçon qui s'exprime bien, professionnel, posé, j'aime beaucoup. Au delà de la performance de gamer où le type fait ce qu'il veut, je me demande d'où sortent les astuces, sachant qu'il y a des choses qu'on ne peut pas imaginer, et j'ai tendance à penser que cela provient directement du bouquin officiel, qu'on trouve uniquement en Anglais de 70 € à 220 €, c'est dire la valeur de la chose, dans tous les sens du terme. Si pour avoir l'intégralité des astuces, il faut débourser un guide de jeu, je trouve ça très limite dans les pratiques mercantiles,

Je reste donc partagé entre le bonheur de la découverte, l'expérience réellement uniquement de jeu mais aussi cet aspect étrange où l'on va réaliser certaines actions sans savoir d'où elles sortent.