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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Duckduckgo malheureusement pas pour moi, cours vite, la NSA est à tes trousses !

mercredi 7 janvier 2015 à 08:00

J'ai fait l'effort d'utiliser Duckduckgo pendant quelques semaines, le résultat est décevant au point d'utiliser de façon quasi-systématique la recherche par le biais de google avec le bang !google. La pertinence des résultats n'est vraiment pas satisfaisante, je fais donc un retour à Google temporaire en essayant d'autres solutions en parallèle, il faut que je me penche sur le cas de startapage ou pourquoi pas un moteur de recherche Français avec des serveurs basés ailleurs qu'aux États Unis. Car, et c'est certainement l'une des problématiques, si l'on veut éviter le grand piège de la NSA pour être cohérent, il faut avoir une société qui échappe à la législation Américaine et par conséquent dont le siège n'est pas situé aux States. Ce n'est pas le cas de Duckduckgo situé en Pennsylvanie, il suffit de rajouter à cela un peu de stockage Amazon S3 et on pourrait penser à la catastrophe.

Je suis malhonnête. Agiter la NSA c'est un peu vachard, surtout que maintenant on sait que rien ne résiste à la NSA. C'est alors que vont revenir les questions récurrentes, à quoi bon échapper à la NSA sachant que de toute façon rien ne peut l'arrêter ? J'ai vraiment des choses à cacher ? Et puis après tout, quelle importance si la NSA sait tout de moi, ou même si Google sait tout de moi ? Pourquoi ne pas céder à la facilité de ces services qui m'offrent tout en me facilitant la tâche ?

A vrai dire, je n'ai pas la réponse, c'est un choix personnel, anonymat, pseudonymat, utiliser TOR, utiliser des VPN, des tonnes d'outils pour brouiller les pistes, je peux vous dire que cela ne fait pas partie de mes choix, et que j'ai du mal à comprendre la paranoïa ambiante. Ma position à l'heure actuelle, c'est de ne pas multiplier les inscriptions sur les sites. Beaucoup de gens font une fixation sur les institutions et sur les grosses sociétés, qui font un peu penser à David contre Goliath, j'ai l'impression que la réalité se trouve ailleurs, hack du PSN, les 1.9 millions de comptes volés sur le site de TF1 ou quand je vois François de framboise314 se faire hacker son compte gmail, je me dis qu'avant de penser à la sécurité de ses données personnelles que pourraient utiliser la NSA, on devrait d'abord se préoccuper de sa propre sécurité par rapport "aux méchants de service". On retrouve un peu la problématique similaire à accuser l'état, la police quand vous avez des truands au bas de la rue. Si pour ma part j'évite des services centralisés comme ceux de Google pour exemple, ce n'est pas tant la peur de la collecte d'informations réalisées mais plutôt les problèmes le jour du hack, et hack il y aura tôt ou tard. Le regretté Michel Eudes disait de ne pas mettre les oeufs dans le même panier, je pense qu'il n'a pas tort, éviter les gros services pour de petits moins connus, n'est peut être pas une mauvaise solution.

Dans les différents articles sur la NSA, il est écrit que c'est encore le logiciel libre qui résiste le mieux, on peut donc espérer que si c'est valable pour une institution si puissante c'est aussi valable pour les pirates.

 

Ripper un DVD sans se poser de questions avec Handbrake

mardi 6 janvier 2015 à 08:00

Le rip de DVD n'a peut être plus vraiment de sens aujourd'hui entre un format obsolète qui a laissé sa place au bluray et une dématérialisation de plus en plus grande mais cela peut encore avoir son utilité. J'ai pour ma part conservé l'intégralité de mes DVD, mon fils m'a demandé de regarder le Seigneur des Anneaux, je pense que je vais les ripper ça lui évitera de mettre ses doigts gras de pré-adolescent dessus. Il y a quelques années, le rip de DVD se devait d'être optimisé du fait d'une part de payer cher le prix du giga octet de disque dur mais d'autre part pour les pirates d'avoir une bande passante réduite, si bien que les outils visaient le juste compromis entre un bitrate correct et une résolution convenable, petit rappel technique.

La résolution c'est la taille de l'image, plus vous avez une image grande plus il vous faut de pixels pour avoir une image propre, plus il y a de pixel plus l'image est lourde. Le nombre de pixels par seconde c'est le bitrate, plus ce bitrate est important, meilleure est la qualité d'image, plus lourde est la vidéo. Le compromis peut se situer sur la taille de l'image, si vous avez une image petite, imaginons du 320x240 pixels, il ne faut pas grand chose pour arriver à ce résultat. On peut donc se dire que baisser la taille de l'image est la solution, la problématique c'est que quelle que soit la qualité de votre image en 320x240 si vous l'étirez sur votre écran en 1920x1080 elle sera floue, inversement une grande image dans laquelle on n'a mis que peu de pixels sera pixelisée c'est à dire qu'on aura des gros carrés à la place. Avec des disques durs de 6 To vendus pour 250 €, le standard de 700 Mo qui correspond à la taille d'un CDR n'a plus de sens, quelle importance que le film fasse 1 Go ou plus si la qualité est au rendez-vous.

Handbrake est un logiciel qui permet d'encoder en grande qualité, et je vous conseille de le laisser faire. Son "point faible" c'est de plus encoder dans le containeur avi c'est à dire exit xvid+mp3, au profit des codecs de qualité x264+aac si bien qu'on peut perdre en compatibilité avec certains appareils, des téléviseurs ou des platines DVD qui n'ont pas la capacité de tout décoder. Je me suis contenté dans le paramétrage de ne modifier que l'extension de sortie afin d'avoir du mp4 et pas du m4v pour garantir un meilleur support par les différents appareils.

Aucune difficulté particulière quant à l'utilisation du logiciel, pensez juste à vérifier quelle piste audio va être encodée, le DVD propose souvent plusieurs pistes audios, vous pouvez de la même façon inclure des sous-titres ou pourquoi pas plusieurs langues si vous choisissez le mkv comme conteneur de sortie. Pensez à installer enfin libdvdcss2 qui permet de contourner la protection pour les DVD. Je ne vous ferai pas un laïus sur la légalité dès lors qu'il s'agit d'une copie de sauvegarde vous êtes à priori dans votre bon droit. Ci-dessous, la procédure d'installation pour Ubuntu

wget -O - http://download.videolan.org/pub/debian/videolan-apt.asc | sudo apt-key add - libdvdcss
echo "deb http://download.videolan.org/pub/debian/stable/ /" | sudo tee /etc/apt/sources.list.d/libdvdcss.list
echo "deb-src http://download.videolan.org/pub/debian/stable/ /" | sudo tee -a /etc/apt/sources.list.d/libdvdcss.list
sudo apt-get update
sudo apt-get install libdvdcss2

QuiteRSS lecteur de flux solide, simple et complet

lundi 5 janvier 2015 à 14:00

Dans son dernier article Cyrille abordait le problème de l'information sur le web. Elle est abondante, c'est vrai, trop redondante aussi et vouloir tout suivre est chronophage. Impossible de tout lire, et souvent en pure perte d'ailleurs sauf à se contenter de servoler les informations.

Les flux Rss sont bien évidement la meilleure solution pour faire un premier tri avec comme corollaire de ne pas multiplier les flux, ce qui serait contre productif.

Choix du programme QuiteRSS

Pour suivre les news j'ai retenu QuiteRSS, sous licence GPL V3. Même si je ne l'utilise que sous Linux il est multiplateforme, avec des versions aussi pour Windows, Mac, et est facilement installable sur la majorité des distributions Linux. Il possède son propre navigateur basé sur Webkit mais on peut aussi le configurer pour utiliser le navigateur de son choix. Il incorpore aussi Adblock.

Au niveau de l'utilisation, rien de plus simple, puisque après avoir sélectionné le flux à suivre il suffit de cliquer sur l'icône + et, au besoin, donner un nom au fil et suivant le cas créer un nouveau groupe de son choix. On peut aussi ajouter ses propres étiquettes pour améliorer l'affichage déjà très claire. Il dispose aussi d'un moteur de recherches dans les articles, les auteurs, les contenus, les titres. Enfin les raccourcis clavier sont nombreux. Bref, que demander de plus.

quitrss

cep

Je veux rester seul, j'ai peur, j'ai froid, je veux rester seul, achevez moi

lundi 5 janvier 2015 à 08:00

Je lisais l'édito de PCinpact, pardon nextinpact, c'est vrai que les temps changent. Mon sentiment à chaque fois que je lis ce type d'article qui sont souvent excellents d'ailleurs, car francs, directs, sans compromis c'est d'avoir un site internet qui se demande comment il va faire demain avec un monde qu'on ne comprend plus. L'article est juste, il dénonce cet internet qui se transforme en photocopieuse, la recherche du sensationnel au détriment de la qualité, le lecteur est une cible financière. On prend donc le problème à l'envers, l'important n'est plus d'instruire le lecteur, lui faire apprendre quelque chose, le faire réfléchir, il faut le faire venir et cliquer. La résistance s'organise, on l'a vu dans le reportage sur l'urgence de ralentir, ce que vit la presse, ce que nous fait vivre la presse n'est que l'extension de ce que nous fait vivre la société, vous n'avez pas besoin d'un nouveau téléphone portable mais vous allez en acheter un quand même, vous n'avez rien à faire de l'affaire Nabilla mais on va vous abreuver avec, c'est le même principe. Tous complices en plus, d'où la redondance d'informations similaires.

La tendance est amorcée chez pas mal d'entre nous, Laurent de la vache Libre écrit moins trouvant son plaisir ailleurs, Philippe quant à lui gère son temps de façon différente, je suis à la retraite pour ma part. Il y a toutefois quelque chose que personne n'aborde dans le phénomène, c'est l'effet inverse qui risque de se produire. Il y a un souci, effectivement avec l'infobésité, le temps consacré à traiter cette information trop grosse, trop redondante, c'est trop, néanmoins, virer l'intégralité de ses flux RSS, ne plus répondre à ses mails qu'une fois par jour ou moins, c'est prendre le risque de tomber dans l'excès inverse, se couper du monde. Si l'on prend la situation précise du blogueur pour exemple, la nature des articles est double. La première partie est issue du vécu du blogueur, les travaux, les découvertes, les achats, etc ... la seconde partie c'est une réflexion sur l'expérience des autres, se couper des autres c'est donc prendre le risque de limiter sa propre production, pire, d'y prendre goût. Tous les excès sont des drogues, dans un sens comme dans l'autre, on peut très bien à mon sens tomber dans la dépendance à l'adrénaline, des articles en pagaille, la dernière info, le stress, de l'autre côté le bonheur de l'isolement et ne plus rien faire.

Il faut donc réussir à trouver le juste équilibre entre le tout et rien, et ce n'est pas simple. Quels sites d'informations choisir ? C'est la vraie question, car les agrégateurs RSS aussi sophistiqués soient ils ne permettront jamais de faire le tri dans une information pertinente ou non, le tri doit se faire donc à la source. A l'heure actuelle par exemple, je réfléchis à faire sauter RTL. RTL oui ça peut faire marrer quand on pense aux grosses têtes, à la pertinence du site, mais parfois sur RTL on voit passer une info plus locale, moins reprise ailleurs, néanmoins RTL c'est certainement plus de 50 messages par jour ou plus dont une majorité déjà vue sur d'autres sites. Allez j'écris, je viens de retirer deux sites, je tombe à 127 et je suis dans une situation que beaucoup d'entre vous connaissent, c'est à dire que je vais faire exactement le contraire de ce que je faisais il n'y a pas si longtemps. Dernièrement ma démarche c'était de retirer des sites où l'on n'écrivait plus, partant du principe que le site était mort, je vais partir désormais du constat supposé et certainement faux, que la personne qui n'a pas écrit depuis six mois, écrit mais moins, pour produire des billets plus pertinents que l'écriture à la mitraillette. Je vais donc agréger chaque site sur lequel j'ai trouvé une information qui m'a aidée, même si le site ne donne plus signe de vie, sait on jamais.

Avec d'une part des gens en avance sur l'époque, dont je fais partie et dont les blogueurs Linuxiens font aussi partie, ce n'est pas une plaisanterie, car la thématique du trop plein est régulièrement exposée sur nos sites, et d'autre part l'uniformisation des médias, on risque de voir deux tendances. Une information unique en provenance des gros sites qui vont s'acheter les uns les autres pour nous donner la télévision française du XX° siècle à six chaînes, de très rares articles de gens qui ne suivent aucun modèle économique et qui ont peut être d'autres envies comme du jardinage, faire des cailloux dans le jardin.

Les gens sont tout de même responsables, j'entends par là que les médias ne seraient pas devenus des torchons, si les gens n'étaient pas en quête de sensationnalisme. Je me souviens d'un commentateur qui disait que si les cyclistes ne se dopaient pas pour faire des performances de plus en plus importantes, le tour de France ne serait pas suivi. Ce qui est certain c'est que la massification de l'internet n'aura pas donné que du bon. Un long réquisitoire sur le jeu connecté ici, où l'on explique que sous couvert de l'anonymat, les gens s'insultent pour tout et n'importe quoi, un rapport de force que nous connaissons bien sur les blogs, les sites participations ou les réseaux sociaux, la loi de celui qui gueule le plus fort. 

Maintenant, mélangeons l'ensemble dans le shaker magique de la vie.

Moralité, un web moins vaste, un web moins convivial, un web plus contrôlé, vive le web de demain !

Pour en revenir à la thématique qui nous préoccupe, si actuellement vous avez un billet ou plus sur le blog par jour, c'est parce que c'est le rythme du moment, mais ne vous attendez pas à ce rythme de façon systématique, à l'instar de certaines personnes, je n'écrirai que lorsque j'aurai quelque chose qui me semble pertinent à écrire, dans le cas contraire autant ne rien faire, cela évitera de rajouter à la pollution sur la toile.

 

Savoir pour qui on le fait

dimanche 4 janvier 2015 à 14:00

Elodie passe la porte de la salle des profs et me fait spontanément la bise. Elle a grandi, ne porte plus de lunettes, est particulièrement à l'aise dans son expression orale, elle respire le bonheur, elle est sincèrement contente de me voir. Il y a deux ans à son entrée en quatrième, j'étais le connard qui lui faisait recopier ses définitions de mathématiques. Je me rappelle d'un mail de son père pour dénoncer mes pratiques pédagogiques, il m'expliquait de façon très enflammée que j'étais un mauvais prof de maths car je n'acceptais pas les autres méthodes à part les miennes. En fait, j'avais répondu au papa très inquiet, que je prenais toutes les méthodes à partir du moment où elles étaient justes, et que malheureusement avec sa fille on risquait d'avoir souvent faux. Il y a des enfants qui n'ont absolument aucune logique, des enfants qui peuvent trouver une personne de taille adulte de 3 cm sans avoir le moindre doute, Elodie en fait partie. Nous avons donc passé deux ans à faire ce qu'on peut avec les moyens du bord. Prenant le temps de lui expliquer le minimum syndical qu'elle devait réussir à appliquer pour se rapprocher de la moyenne, limiter la casse quand on est en grande difficulté en mathématiques c'est l'objectif premier. 

Dans cette période où l'on vise à supprimer la note qu'on dit stigmatisante, Elodie a vu défiler des 5 et des 6 sans une once de reproche, a pris quelques 12 avec des félicitations. Elodie de par son sérieux et sa détermination a eu son brevet des collèges, et maintenant fait son CAP petit enfance où elle s'éclate. C'était le but d'ailleurs, qu'une enfant aux aptitudes très pratiques, d'une très grande gentillesse puisse enfin mettre à profit ses qualités et ne plus être ennuyée par des matières qui la bloquent. Je crois d'ailleurs qu'enseigner en lycée professionnel quand on est dans une matière générale, c'est ça, faire fi de sa matière pour voir le but supérieur, le futur professionnel qui fera parfaitement son travail malgré ses lacunes en mathématiques ou en français, lacunes qu'il prendra peut être un jour le temps de combler plus tard.

Des Elodies j'en ai régulièrement qui passent me voir, qui m'écrivent. Dans ma boîte mail, Lucie que j'ai eue comme élève pendant cinq ans, de la troisième au BAC qui est aujourd'hui assistante de proximité pour l'ADMR du Cantal, me souhaite la bonne année, elle a eu son BTS depuis un moment, une gamine courageuse qui travaillait à côté à la caisse de l'intermarché pour mettre de l'essence dans la voiture. Il a été question des ZEP dernièrement, des budgets, je pourrai vous parler de ceux de l'Agricole où le but c'est de faire toujours plus avec moins, la rentabilité avant tout. Ce qu'en fait les politiques ne savent pas, car il faut être dedans, c'est que si vous avez le naturel pour faire ce métier, car si vous ne l'avez pas, passez votre chemin, ou plutôt changez d'établissement, ce ne sont pas les moyens qui font la différence mais bien les hommes, au sens générique du terme, avant de me retrouver avec les chiennes de garde. Ma vie de prof, je la retrouve ailleurs, on retrouve de façon systématique, la notion d'investissement, la notion d'attachement, la difficulté, le point commun à toutes nos situations c'est que quand tu partages la même merde au quotidien, ça rapproche.

Notre métier c'est le service aux enfants, aux familles qui sont en difficultés, ces familles dont l'enfant ne rentre pas dans le moule du gosse qui va faire polytechnique mais qui construira peut être demain votre maison ou s'occupera de vous quand vous serez vieux. A chaque fois qu'on a un coup de mou, c'est à eux qu'on pense, à notre véritable mission d'insertion dans la société et ça repart.