PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

⇐ retour index

Le gendarme et le voleur

mardi 13 janvier 2015 à 08:00

Il y a quelques jours de cela, j'avais écrit que je n'arrivais pas à m'en sortir avec le moteur de recherche duckduckgo et qu'il serait peut être temps d'arrêter de céder à la paranoïa pour savoir faire la part des choses entre les vrais méchants et les pas si méchants que ça. Avec l'attentat de Charlie Hebdo on a un triste exemple qu'il faut prendre en considération. Une fois de plus les agités du bocal posent l'équation suivante. Le gouvernement va nous poser des lois anti-terroristes de la mort pour ne plus revivre les événements du sept janvier, l'internet va prendre sévère, la solution, les lois liberticides, tout ça. Je note là un paradoxe qui est de taille. La police, les agents du GIPN, du GIGN, ont été particulièrement acclamés et mis en avant lors des attentats, à juste titre. Les policiers qui ont essayé de protéger les dessinateurs l'ont fait au péril de leur vie, parmi eux, un musulman qui est mort pour des idées qu'il ne défendait certainement pas, mais qui a exercé sa mission jusqu'au bout, c'est le moins que l'on puisse dire. Les services anti-terroristes ont réussi à neutraliser les coupables, montrant leur efficacité, la France acclame d'une part le dévouement dans l'exercice des fonctions, d'autre part le professionnalisme dans une situation totalement ingérable, des hommes et des femmes qui nous protègent.

Le paradoxe est le suivant. Si en France on voit se développer une surveillance de type NSA, des fermetures de sites jugés dangereux, elle sera réalisée par des professionnels, peut être pas les mêmes que sur le terrain, mais dans la même veine, des gens qui accomplissent leur mission au service de la nation et non pas dans le cadre d'une quelconque volonté de faire taire l'internet ou de le contrôler. Le paradoxe, c'est d'avoir confiance en des hommes qui tiennent des flingues et qui sont prêts à mourir pour nous défendre mais de penser que la même institution cherche à nous piéger lorsqu'il s'agit d'internet. Si comme tout le monde le dit, la marche républicaine, les événements de la semaine dernière ont profondément marqué et changé la France, tout site internet exerçant des activités légales devrait soutenir les gens qui veillent sur nous, le Framablog bien sûr ouvre le bal dans le sens contraire.

La remise en question est légitime, il est normal de ne pas tout prendre comme du pain béni, de réfléchir, d'analyser un peu. Le problème c'est que la remise en question systématique des institutions, c'est l'une des paralysies de notre état. Mon voisin, un homme particulièrement courtois, qui me donne un coup de main quand il est là, n'a pas voulu me dire qu'il était gendarme dans les premiers temps, il a été soulagé d'apprendre que j'étais prof, cette profession de faignasse qui passe six mois de sa vie en vacances, il ne manque plus qu'un contrôleur des impôts pour se joindre à notre petite équipe. Et pourtant l'homme est droit dans ses bottes, intègre, je ne pense pas qu'il passe le clair de son temps à verbaliser les gens caché dans une pente à 24% limitée à 30 km/h, cet homme se met au service de la nation, au service des autres et sans avoir honte de son métier, ne va pas dire spontanément ce qu'il fait, comme s'il s'agissait d'une faute lourde, un secret inavouable.

C'est cela le monde dans lequel on vit, le gendarme est bon pour prendre une balle, mais pas assez bien pour veiller à la sécurité de l'internet, elle est bien belle la vision des intellectuels libristes. Genma qui lui ne se cache pas de la police mais de son entreprise, m'interpellait pour me dire qu'il ne me trouvait plus sur Framasphère, j'ai coupé mon compte. En effet si on ne peut pas avoir confiance en la police qui prend des balles, comment avoir confiance dans une association qui espionne peut être le moindre de mes propos privés ? Voyez comme l'injustice est facile, le dénigrement enfantin, c'est simple comme deux phrases assassines. J'ai viré mon compte car après avoir vu passer toutes les rebellions possibles et imaginables sur tous les sujets abordés, après avoir mangé tous les dessins pour montrer que la plume est plus forte que l'épée, je me suis rendu compte qu'il n'y avait rien d'autre à part quelques gens qui de temps en temps placent une information technique, trop rare à mon goût. Je pense que refaire le monde, j'ai désormais largement passé l'âge, le regarder c'est suffisamment fatiguant comme ça, essayer d'apporter sa pierre à l'édifice, je vous raconte pas.

Phatch pour traiter les images par lot

lundi 12 janvier 2015 à 08:00

Lorsqu'on vient de Windows, le traitement par lot n'est pas forcément une évidence car les outils sont faciles et puissants, je pense notamment à Xnview qui fait vraiment bien les choses et de façon simple. Sous Linux, la dynamique est différente, on va utiliser phatch qui correspond en fait à photo et batch. Alors que l'interface de Xnview est assez explicite, la prise en main de phatch n'est pas forcément évidente. Il s'agit ici de sélectionner une action puis de sélectionner les images, la plupart du temps on a tendance à penser à l'inverse. Dans l'exemple ci-dessous, je donne la capture d'écran pour le redimensionnement des images qu'on peut transformer au pixel ou au pourcentage, il y a de très nombreuses possibilités dont une assez "rare", le watermark, c'est à dire la possibilité d'apposer une "signature" sur une image.

Phatch est un outil déconcertant de prime abord, puissant quand on a compris sa logique.

Reprendre le contrôle

dimanche 11 janvier 2015 à 18:11

Cet article n'a absolument aucun rapport avec la situation que nous vivons actuellement et que je ne préfère mieux pas évoquer, je trouve que des gens l'ont fait pour une partie du problème ici, car nous sommes nombreux à avoir vécu cela, qu'il y aurait énormément de choses à dire à propos de ceci, cela, mais surtout ceci et peut être un peu bien cela aussi, la France est à l'émotion, enfin une partie de la France bien sûr, d'autres calculent.

Il y a des moments dans la vie où ça débloque, je vis ces moments depuis quelques temps, je suis dans une phase descendante. Dans la vie j'ai souvent échoué, je sais reconnaître l'échec quand il se présente, avec l'âge aujourd'hui néanmoins j'ai les moyens d'inverser la vapeur. Au dernier devis 1780 € de frais de garage, qui pouvait encore s'alourdir, je suis repassé dix fois devant mon arbre qui a quand même quelques séquelles, je ne comprends toujours pas comment je me suis raté à un point pareil. Dans la semaine, une gastro colossale, des problèmes de sommeil, avec parfois la faute à pas de chance comme le réveil de la petite qui se met à sonner à trois heures du matin ou la même gamine qui va aux toilettes à 5h30 du matin.

J'ai donc pris les choses en main.

J'ai récupéré physiquement, je suis à jour de partout ou presque, j'essaie de cette façon là de limiter au maximum ce qui dépend de moi pour mieux encaisser ce qui ne dépend pas de moi. On m'a souvent fait remarquer que je faisais partie des gens qui faisaient trop de choses en même temps, c'est certainement vrai, malheureusement il s'agit souvent de critères qui ne dépendent pas de moi, à part se cacher, il y a des choses auxquelles on n'échappe pas, ces jours-ci pour exemple les enfants malades, la vidange de la voiture, l'ordinateur portable de la collègue qu'elle a planté et pour qui je fais une fois de trop certainement un acte de générosité en réparant.

Tout ce que j'écris peut vous paraître complètement stupide, évident, mais pourtant avoir la lucidité de se rendre compte que ça ne va pas, c'est la différence entre le type dépressif ou en burnout et celui qui est encore lucide.

J'ai regardé un film sur cette thématique, enfin plus ou moins, que j'ai trouvé assez intéressant pour l'extraire d'un billet cinéma, cinéma, tchi, tcha. Locke, comme le nom du film est un homme qui va couler le plus grand chantier d'Europe, c'est un chef de chantier réputé, un bon père de famille. Il apprend par téléphone, la veille de ce jour si important, qu'une femme avec qui il a eu une relation d'un soir, va accoucher cette nuit même. N'obéissant qu'à son sens du devoir, il va prendre la route pour une heure trente de films et gérer l'intégralité de sa vie par téléphone. Ce qui est assez particulier dans ce film, c'est que l'action ne se déroule que dans la voiture de Tom Hardy, qu'on avait vu en type indestructible dans les hommes de loi, au temps de la prohibition, grosse performance donc de réussir à captiver les gens dans un film où vous voyez un type tout gérer par téléphone, de la part de l'acteur bien sûr, mais aussi du réalisateur, c'est vraiment un bon film. Et pourtant l'homme ne fait que gérer une situation pourrie, un dérapage, et fera ce qui lui semble juste afin de redresser la barre.

Je vous invite à regarder ce film, la comparaison entre sa situation et la mienne s'arrêtera certainement au nombre d'heures de voiture, pour le reste, j'ai arrêté de répondre au téléphone comme précisé plus haut, ça m'évitera peut être de me prendre un arbre.

Dark Souls 2 ou la poutre même joueur joue encore : deux premières heures

vendredi 9 janvier 2015 à 08:00

Dans un dernier billet j'expliquais que j'étais sur le boss de fin de Demon's Soul, j'y suis encore, le jeu possède un véritable problème d'équilibrage au niveau des armures. En effet j'ai fait la quasi totalité de la partie sur la dextérité, contrairement à Dark Souls qui propose l'anneau de Havel qui permet d'augmenter considérablement sa capacité à porter des armures, ici on se présente devant le super méchant en pyjama ce qui fait particulièrement mal dès le premier coup d'épée, un peu écoeurant tout même. Je viens de lancer Dark Souls 2, dont je vous épargnerai les subtilités du scénario pour vous présenter rapidement le jeu. Dark Souls 2 ne démarre pas sur la création du personnage, il vous fait vous promener sans arme dans un endroit qui vous fait déboucher sur la petite maison dans la prairie, à ce niveau là, l'étape de création. Au niveau des classes, à part l'explorateur qui est un gars sur lequel il faudrait lire un peu, en payant par exemple un guide à 400 €, le reste c'est du grand classique avec un bonus pour l'archer quand même qui a l'armure de pigeon la plus laide que j'ai eu l'occasion de voir dans un jeu vidéo. Le tuto est facultatif, derrière la maison vous avez la possibilité de le suivre ou d'aller directement à la ville mais aussi de revenir, ce que je ne devrai pas trop tarder à faire maintenant que je suis un peu plus costaud pour défoncer quelques monstres.

Premières remarques dès la prise en main. Le jeu est graphiquement plus beau mais c'est le même moteur avec tout ce qui faisait rager dans les deux précédents opus, la caméra qui débloque, le personnage qui réagit pas au quart de tour, les épées qui passent à travers les murs, les bugs de collision et j'en passe. On se dit quand même que ça aurait été sympa de faire le minimum syndical quand on est aussi exigeant avec le joueur, la bonne blague. Dans les trucs qui sont insupportables, le personnage a l'air de faire du ski de fond ce qui est ridicule, pour faire le back stab il faut appuyer sur L1+L2 en même temps, sauter c'est L3, attaque tombée c'est L1+L2 et ainsi de suite, alors qu'on avait un système de jeu qui était assez fluide, c'est moins bon, le temps que met le gars à boire sa fiole d'estus est plus long, autant de détails qui gavent le joueur qui a de solides habitudes et qui doit s'adapter. Comme précisé plus haut, inutile de faire le "tuto", on débouche directement sur le village dans lequel on a une bonne femme qui vous permet de monter de niveau et là c'est le drame. Dès que vous aurez des âmes à dépenser il faudra se téléporter au village, téléportation que vous avez d'entrée de jeu ce qui est bien nul, c'est à dire qu'on est revenu au système pénible de Demon Souls où on va bouffer du temps de chargement à plus quoi savoir en faire. A partir du village pas bien difficile, j'ai vu un grand puits avec des planches, on peut sauter comme le ferait tout joueur qui a l'habitude sauf qu'ici on se tue, fini les sauts de plus de deux mètres. Dans la catégorie des choses finies aussi, la durée de vie de vos armes, les armes s'usent très vite, si bien qu'il est nécessaire de se promener avec plein d'armes sur soi, ce qui est possible trois armes dans chaque main contre deux, quatre anneaux. Donc le puits c'est mort, je rentre dans une chapelle et j'en sors face à un chevalier de deux mètres, c'est mort aussi, un passage avec une fille pétrifiée qui bloque un passage, c'est mort, reste donc une forêt qui fait débarquer sur un chateau qui fera penser au village des morts vivants et ça passe, je viens de tuer mon premier boss. On retrouve les traditionnels ennemis en armes, arbalètes, lances, hallebardes et j'en passe, rien d'insurmontable, le premier boss est un classique, rester derrière lui, frapper dans les pieds deux fois, faire une roulade, recommencer, rien de bien terrible pour les habitués. Autre point bien nul que j'oubliais, si vous vous faites tuer votre barre de vie diminue et il faudra repasser en humain pour tout récupérer. La contrepartie c'est d'avoir moins de monstre dans la zone, super.

La question pour un jeu vidéo est toujours la même, la seule, l'unique, est-ce qu'on rigole ? Oui, on rigole, on retrouve les sensations des précédents opus même s'il faut le reconnaître, la déception est quand même au rendez vous. Ce type de jeu doit apporter son lot de nouveauté et pas de régression, peut être faut il payer un bras les DLC pour en profiter, mystère.

Conversion d'une table de partitions de type Mdos en table Gpt

jeudi 8 janvier 2015 à 08:00

Cet article est lié au précédent qui montrait comment utiliser une table de partition GPT et ceci quel que soit son type de bios. Il s'agit là de convertir une table classique MsDos en table Gpt et sans perte de données ni obligation de réinstaller son système, en notant tout de même que faire des sauvegardes est vivement conseillé.

Il est avant tout informatif, pour montrer que cela est possible et comment, même si rares seront les cas on l'on devra être obligé de convertir sa table. Il peut s'adapter à toutes les distributions sauf en ce qui concerne la reconfiguration du noyau car j'ai utilisé la commande dpkg-reconfigure propre à Debian et dérivées.

Principe - Dans l'ordre on va :
- faire des sauvegardes
- vérifier le système de fichiers
- réduire la première partition en libérant 10 Mo en tout début de disque afin d'y créer une partition de type « BIOS boot partition » indispensable sur les tables Gpt avec une machine de bios non Efi.
- faire un chroot de l'ancienne partition système pour reconfigurer le noyau et réinstaller Grub dans sa nouvelle configuration
- renommer les partitions en fonction de leur emplacement et non de leur ordre de création

Procédure :

Avant tout faire des sauvegardes de ses données et de l'emplacement des tables de partitions, par exemple avec sfdisk. Voir le man à ce sujet.  

Voici ce que donne la commande sfdisk -d /dev/sdb > backup_sdb.txt chez moi:
# partition table of /dev/sdb
unit: sectors

/dev/sdb1 : start=     2048, size= 40960000, Id=83, bootable
/dev/sdb2 : start= 40962048, size=  8192000, Id=82
/dev/sdb3 : start= 49154048, size=107147264, Id= 5
/dev/sdb4 : start=        0, size=        0, Id= 0
/dev/sdb5 : start= 49156096, size= 61440000, Id=83
/dev/sdb6 : start=110598144, size= 45703168, Id=83

Et si nécessaire on les restaurera par la commande :

 sfdisk -f /dev/sdb < backup_sdb.tx

Bien entendu ces sauvegardes ne devront pas être conservées sur le disque à modifier.

Maintenant on peut commencer la procédure proprement dite.

On vérifie qu'aucun système de fichiers de ce disque n'est monté :

:~# grep -c sdb /proc/mounts
0

Je fais une vérification et réparation si nécessaire du système de fichiers avant de le modifier :
:~# e2fsck -f -y /dev/sdb1

J'aurais pu le laisser faire par le programme de partitionnement qui d'ailleurs fera une vérification avant de procéder aux modifications mais je préfère lancer d'abord la commande.

Concernant le programme de partitionnement, il doit savoir gérer sur un système ext4 les «features» has_journal, dir_index, filetype, sparse_super, large_file. Plutôt que de faire une partie avec tune2fs puis le reste avec un autre programme, puisque je dispose d'une interface graphique je vais le faire avec Gparted  .

Alors situation de départ :

Partition Table: msdos

Number  Start   End     Size    Type      File system     Flags
 1      1049kB  21,0GB  21,0GB  primary   ext4            boot
 2      21,0GB  25,2GB  4194MB  primary   linux-swap(v1)
 3      25,2GB  80,0GB  54,9GB  extended
 5      25,2GB  56,6GB  31,5GB  logical   btrfs
 6      56,6GB  80,0GB  23,4GB  logical   ext4

Et, après passage de Gparted :
Partition Table: msdos

Number  Start   End     Size    Type      File system     Flags
 1      11,5MB  21,0GB  21,0GB  primary   ext4            boot
 2      21,0GB  25,2GB  4194MB  primary   linux-swap(v1)
 3      25,2GB  80,0GB  54,9GB  extended
 5      25,2GB  56,6GB  31,5GB  logical   btrfs
 6      56,6GB  80,0GB  23,4GB  logical   ext4

On note donc que la première partition ne débute plus sur le disque à 1049KB mais à 11,5MB tout en conservant sa position de fin.

Je vais donc maintenant avec Gdisk, qui est capable de faire la conversion, créer en tout début de disque une petite partition qui sera pour le moment numérotée N° 3 car c'est le premier «descripteur» de partitions primaires libre dans l'actuelle table msdos (il n'y a plus de notions primaires, étendues et logiques dans les tables Gpt). Je marque en caractères gras les commandes passées dans Gdisk.

:~# gdisk /dev/sdb
GPT fdisk (gdisk) version 0.8.5

Partition table scan:
  MBR: MBR only
  BSD: not present
  APM: not present
  GPT: not present

***************************************************************
Found invalid GPT and valid MBR; converting MBR to GPT format.
THIS OPERATION IS POTENTIALLY DESTRUCTIVE! Exit by typing 'q' if
you don't want to convert your MBR partitions to GPT format!
***************************************************************
Command (? for help): p (affichage de la situation de départ)
Disk /dev/sdb: 156301488 sectors, 74.5 GiB
Logical sector size: 512 bytes
Disk identifier (GUID): B538B008-8EAC-4ADA-842D-B5BCCBA14A4B
Partition table holds up to 128 entries
First usable sector is 34, last usable sector is 156301454
Partitions will be aligned on 2048-sector boundaries
Total free space is 30829 sectors (15.1 MiB)

Number  Start (sector)    End (sector)  Size       Code  Name
   1           22528        40962047   19.5 GiB    8300  Linux filesystem
   2        40962048        49154047   3.9 GiB     8200  Linux swap
   5        49156096       110596095   29.3 GiB    8300  Linux filesystem
   6       110598144       156297215   21.8 GiB    8300  Linux filesystem

Command (? for help): n  (création nouvelle partition)
Partition number (3-128, default 3): 3
First sector (34-156301454, default = 2048) or {+-}size{KMGTP}: 2048
Last sector (2048-22527, default = 22527) or {+-}size{KMGTP}: 22527
Current type is 'Linux filesystem'
Hex code or GUID (L to show codes, Enter = 8300): ef02
Changed type of partition to 'BIOS boot partition'

Command (? for help): p
Disk /dev/sdb: 156301488 sectors, 74.5 GiB
Logical sector size: 512 bytes
Disk identifier (GUID): B538B008-8EAC-4ADA-842D-B5BCCBA14A4B
Partition table holds up to 128 entries
First usable sector is 34, last usable sector is 156301454
Partitions will be aligned on 2048-sector boundaries
Total free space is 10349 sectors (5.1 MiB)

Number  Start (sector)    End (sector)  Size       Code  Name
   1           22528        40962047   19.5 GiB    8300  Linux filesystem
   2        40962048        49154047   3.9 GiB     8200  Linux swap
   3            2048           22527   10.0 MiB    EF02  BIOS boot partition
   5        49156096       110596095   29.3 GiB    8300  Linux filesystem
   6       110598144       156297215   21.8 GiB    8300  Linux filesystem

Command (? for help): w (pour écrire la nouvelle table en Gpt)

Final checks complete. About to write GPT data. THIS WILL OVERWRITE EXISTING
PARTITIONS!!

Do you want to proceed? (Y/N): Y (confirmation de la commande)
OK; writing new GUID partition table (GPT) to /dev/sdb.
The operation has completed successfully.

On vérifie maintenant avec Parted le travail effectué par Gdisk :
:~# parted /dev/sdb print
Partition Table: gpt

Number  Start   End     Size    File system     Name                 Flags
 3      1049kB  11,5MB  10,5MB  ext4            BIOS boot partition  bios_grub
 1      11,5MB  21,0GB  21,0GB  ext4            Linux filesystem
 2      21,0GB  25,2GB  4194MB  linux-swap(v1)  Linux swap
 5      25,2GB  56,6GB  31,5GB  btrfs           Linux filesystem
 6      56,6GB  80,0GB  23,4GB  ext4            Linux filesystem

On va créer un système de fichiers sur cette nouvelle partition. À priori cela ne devrait pas être nécessaire puisque ce fs ne sera pas utilisé mais j'ai eu des problèmes avec grub qui se mélangeait les pinceaux en l'absence d'un fs sur la partition portant le drapeau  BIOS boot partition.

:~# mkfs.ext2 -v /dev/sdb3
. . .
Écriture des superblocs et de l'information de comptabilité du système de
fichiers : complété

On remet la «mémoire» de blkid à zéro et on vérifie à toutes fins utiles que le système et udev voit bien cette nouvelle partition.

:/#  blkid  -g
:/#  blkid -po udev /dev/sdb3
ID_FS_UUID=cddaedf8-e091-483d-adad-77f1f814110d
ID_FS_UUID_ENC=cddaedf8-e091-483d-adad-77f1f814110d
ID_FS_SEC_TYPE=ext2
ID_FS_VERSION=1.0
ID_FS_TYPE=ext4
ID_FS_USAGE=filesystem
ID_PART_ENTRY_SCHEME=gpt
ID_PART_ENTRY_NAME=BIOS\x20boot\x20partition
ID_PART_ENTRY_UUID=72bb9f7e-1836-430e-93ec-886cccc6be67
ID_PART_ENTRY_TYPE=21686148-6449-6e6f-744e-656564454649
ID_PART_ENTRY_NUMBER=3
ID_PART_ENTRY_OFFSET=2048
ID_PART_ENTRY_SIZE=20480
ID_PART_ENTRY_DISK=8:16

Comme on peut le voir sur les sorties précédentes de parted et gdisk les partitions sont numérotées dans l'ordre de création et non suivant leur emplacement sur le disque. Avec l'option -s de sgdisk (noter le s devant gdisk car il s'agit d'un autre utilitaire apporté par le paquet gdisk), on va réorganiser cela :

:~# sgdisk -s /dev/sdb
The operation has completed successfully.

Résultat :

:~# gdisk -l /dev/sdb
. . .
Number  Start (sector)    End (sector)  Size       Code  Name
   1            2048           22527   10.0 MiB    EF02  BIOS boot partition
   2           22528        40962047   19.5 GiB    8300  Linux filesystem
   3        40962048        49154047   3.9 GiB     8200  Linux swap
   4        49156096       110596095   29.3 GiB    8300  Linux filesystem
   5       110598144       156297215   21.8 GiB    8300  Linux filesystem

Voilà, maintenant on peut faire le chroot du système de fichier qui est devenu /dev/sdb2 pour les dernières modifications :

:~# mkdir /mnt/system
:~# mount /dev/sdb2 /mnt/system/
:~# mount -o bind /dev /mnt/system/dev
:~# mount -o bind /sys /mnt/system/sys
:~# mount -o bind /proc /mnt/system/proc
:~# chroot /mnt/system

On vérifie quel est le dernier noyau installé :
:/# aptitude search "linux-image ~i"
i   linux-image-3.2.0-4-686-pae

On le reconfigure :
:/# dpkg-reconfigure linux-image-3.2.0-4-686-pae

On réinstalle Grub :
:/# grub-install --recheck --debug /dev/sdb
. . .
+ echo Installation finished. No error reported.
Installation finished. No error reported.
+ exit 0

À noter qu'il n'est pas nécessaire de reconstruire le fichier grub.cfg par la commande update-grub puisque cela a déjà été fait lors du dpkg-reconfigure du noyau.

Voilà, on peut maintenant sortir du chroot et démonter le fs, sys, proc et dev :
:/# exit
:~# umount /mnt/system/proc
:~# umount /mnt/system/sys
:~# umount /mnt/system/dev/
:~# umount /mnt/system

cep