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Le Blog de Cyrille BORNE

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Installer Android-x86 dans votre partition Linux

mardi 14 avril 2015 à 22:00

Mon fils me gonfle pour jouer à Clash Of Clans, le problème c'est qu'il n'a pas de tablette, qu'il n'aura pas de tablette, qu'il n'a pas le droit de mettre ses doigts gras sur ma tablette et qu'il ne peut pas toucher à la tablette de sa soeur qui d'ailleurs lui arracherait un bras s'il s'approchait. Ce malheureux en outre a une ordinateur portable avec Xubuntu installé dessus, et sans garantie je lui ai dit qu'on pouvait tenter l'installation de Android x86 après lui avoir fait un cours sur les architectures, il m'a regardé avec passion, en fait non, je pouvais compter toutes les étoiles dans ses yeux, il avait déconnecté, il était au pays de clash of clans.

Je vous rappelle que Android x86 c'est le machin rigolo qui marche assez mal mais qui a quand même fait des progrès conséquents et après avoir lancé en live, on a réalisé que clash of clan marchait, c'est à ce moment là que j'ai réalisé que j'avais de la bave sur le bras. Il y a dans la construction de Android x86 quelque chose de particulièrement folklorique, grub dans sa version 1 pour exemple qui n'est pas reconnu par grub 2 ou encore le fait que seule fonctionne chez moi l'installation dans une partition FAT32. En faisant quelques recherches, j'ai découvert qu'on pouvait en fait très simplement faire tourner android dans un sous répertoire de sa distribution Linux.

Aller sur le site de Android-x86, téléchargez l'iso de votre choix, faites l'extraction de l'iso. Dans un répertoire qu'on appellera android, ça nous donne donc /home/cyrille/android, on créé un répertoire data et on colle les fichiers suivants : initrd.img / install.img / ramdisk.img / system.sfs soit

La méthode est quand même intéressante car pour mettre à jour, il suffit de télécharger l'iso et de décompresser à nouveau dans le répertoire. Il faut rajouter maintenant le système d'exploitation à grub, pour se faire.

sudo nano /etc/grub.d/40_custom

On va ajouter l'entrée suivante :

menuentry "Android x86" {set root=(hd0,?)
linux /home/cyrille/android/kernel SRC=/home/cyrille/android/
initrd /home/cyrille/android/initrd.img}

vous noterez que le ? correspond au numéro de la partition qui va bien. Il restera à faire

sudo chmod +x /etc/grub.d/40_custom

et

sudo update-grub

J'ai écrit l'article en environ 30 minutes, un silence absolu règne dans le dernier étage, je suspecte que ça fonctionne.

Infamous 2 ou la poutre je suis toujours la fée électricité mais en mieux

lundi 13 avril 2015 à 22:42

Alors qu'on était enfin soulagé d'avoir tué tous les méchants de Infamous 1 et surtout de ne pas devoir se faire une quatrième île, voilà qu'un monstre plus ou moins de feu attaque une ville genre bayou du nom de new marais. Cole se prend une déculottée plutôt colossale, ce qui lui vaut une perte de pouvoir et une sévère humiliation. Comme il faut quand même rajouter une petite couche de nouveauté dans le jeu mais pas trop quand même, on aura quelques nouveaux pouvoirs et un super bâton électrique qui permet de mettre des mégas patates, le principal intérêt du jeu ne tient absolument pas dans le gameplay qui est quasi identique ou presque mais dans un vrai scénario, je vous jure, c'est fou.

L'idée dans infamous 1 c'était de faire un peu de manichéisme mais pas trop, on n'avait pas l'impression à part la possibilité d'obtenir de nouveaux pouvoirs que ça allait changer grand chose à l'histoire. Ici c'est totalement différent puisque le scénario est impacté directement par vos actions, certaines missions d'ailleurs et pas des facultatives vont dépendre du choix que vous allez faire. Quoi de mieux pour symboliser le bien ou le mal qu'une fille folle dingue qui a des pouvoirs de feu et une autre psychorigide qui a le pouvoir de la glace. Il serait cruel de ma part de vous dévoiler la fin mais sachez que c'est assez surprenant, et que c'est presque un coup à rejouer pour voir comment ça fait de l'autre côté du miroir, avec un choix vraiment difficile à faire qui ne sera pas sans rappeler certains moments de mass effect.

Graphiquement beaucoup mieux réalisé, un système de jeu qui a fait ses preuves, une véritable histoire, un jeu qui ne traîne pas en longueur, c'est très très bon.

 

Une histoire d'adware et de Linux

dimanche 12 avril 2015 à 08:10

Une de mes collègues me dit que je dois aller faire une réparation chez des gens très âgés, je suis le con qui dit oui. Effectivement ce sont des gens vraiment très âgés et pour ma part je fais souvent l'association entre virus, porno, warez, ce qui quand on a passé 80 ans suscite un peu ma curiosité. L'ordinateur est un Acer, un Windows Vista, et au démarrage de la machine on a des logiciels de drivers et de détection des virus qui se lancent, ça clignote dans tous les sens. Je ne vois rien d'anormal dans l'historique du navigateur, le Monsieur n'a rien installé, j'en viens à me demander si ce n'est pas une mise à jour de logiciels qui aurait installé une première cochonnerie et qui aurait enchaîné derrière avec d'autres cochonneries. En fait comment on en est arrivé là n'a pas réellement d'importance, je lui ai donné les billes pour s'en sortir en faisant attention de bien décocher les cases de suivant, suivant, et suivant, de passer adwcleaner et malwarebytes même si dans ce cas là il fallait intervenir de façon manuelle. En effet les programmes ne sont pas reconnus comme adware, il faut les désinstaller en passant par le panneau de configuration. Le problème c'est que ces logiciels saturent totalement une machine déjà ancienne qu'il faut démarrer par le mode sans échec. Je fais une parenthèse pour dire que le logiciel présenté par Korben qui fait de la désinstallation invisible et par lot m'aurait bien dépanné. Une fois la désinstallation faite, adwcleaner a crashé sur binkiland et c'est malwarebytes antimalware qui m'a permis de finir proprement le boulot. Nouvelle parenthèse, j'ai découvert dernièrement le site comment-supprimer, même si je trouve que c'est limite sur le nom qui fait penser à comment ça marche, mon adblocker ne trouve que deux trucs qui doivent être de l'analytics, les pages sont propres et bien expliquées, c'est vraiment important je pense d'avoir ce type de sites dédiés vu le nombre de cochoncetés qu'on ramasse en ce moment.

Pourquoi je raconte cette histoire alors que j'ai d'autres billets similaires, tout simplement parce que c'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui a payé. Les logiciels qui prennent son PC en otage s'énervent et lui proposent de passer sur la version payante, il a même payé deux fois sans aucun succès comme vous pouvez l'imaginer. Si pour vous qui lisez ce blog comme pour moi c'est le genre de choses qui parait inconcevable, un vieux Monsieur avec des messages flashy qui reviennent de façon quotidienne à chaque utilisation de son ordinateur, ce n'est pas choquant, c'est dire le décalage dans lequel nous vivons. Pourquoi je n'ai pas proposé Linux ? Tout simplement parce que je ne fais plus de prosélytisme et que je ne me vois pas changer les habitudes d'un vieil homme qui a passé les 80 ans et qui "sait" se servir de son Windows en tout cas pour faire du courrier, des mails, les comptes bancaires. Il faut quand même prendre conscience que ces gens sont des abandonnés de l'informatique, si demain son ordinateur lâche il se retrouve catapulté en 8.1 avec son interface tellement pourrave que meme les powers users n'y comprennent rien, tellement pourrave que Windows 10 va se rapprocher d'une interface dite classique.

Si je prends l'exemple de ma mère qui n'a jamais manipulé d'ordinateur de sa vie à 65 ans, si je devais lui mettre un PC à la maison, je lui mettrai certainement une tablette plus intuitive et qui répondrait certainement mieux à son besoin. Si je devais mettre un ordinateur, je mettrai certainement la distribution Handylinux qui est "simple". Il faut tout de même se dire que dans quelques années et déjà maintenant, des gens de la génération de ma mère qui n'ont jamais touché d'ordinateur c'est rare, on va donc voir arriver en masse des gens qui ont démarré l'informatique avec du Windows 3.11 ou du Windows 98, c'est à dire concrètement, une interface classique de Windows. Comprenez que si mon Monsieur de 80 ans avait son PC qui lâchait demain, il serait certainement aussi largué sur un Windows 8.1 que sur une HandyLinux.

Pendant longtemps je pensais qu'avoir des interfaces Linux qui clonaient Windows était complètement idiot car passer sous Linux c'est embrasser un autre univers et se conformer à ses règles. Plus j'y pense, plus je me dis que des gens qui n'ont connu que Windows Classic auront du mal à passer à autre chose. Quand je vois qu'alors que j'ai 40 ans, j'en suis à Xfce, que je vais virer Gnome de mon ordinateur portable parce que ça me gave de jongler avec le clavier et la souris, de faire du mono-fenêtre, en ayant conscience que le problème vient certainement de moi et de mes habitudes, contagieuses d'ailleurs chez les gens d'un certain âge, j'ose à peine imaginer chez des gens plus âgés pour qui le moindre changement est une révolution.

Continuons. Au lycée, j'ai un collègue qui a voulu tenter l'expérience Linux sur le netbook, il est conquis, je pense que d'en avoir suffisamment sué avec Windows lui fait d'autant plus apprécier Linux. Il fait donc de la pub Linux. Une collègue de physique qui venait de se chopper un virus voyant le collègue heureux me demande d'y passer aussi, je lui dis par contre que ça va poser problème avec les logiciels qu'elle utilise, des tas de trucs bizarres qui n'existent que sous Windows, et comme je l'ai dit je ne me casse plus la tête pour Linux, si elle veut faire son chemin de croix je la guiderai, mais pour moi il faut que ce soit avant tout, une démarche personnelle.

Jamais je n'ai vu autant de potentiel Linux, de besoin Linux, jamais je n'ai vu autant de gens ouverts à la démarche Linux, et pourtant en surface, j'insiste bien sur l'aspect surface, jamais je n'ai trouvé l'univers Linux aussi mort. On avait peut être tout simplement 10 ans d'avance, aujourd'hui pour beaucoup lassés, impliqués dans d'autres projets, sollicités par la famille et le travail, nous serons les gars qui sont arrivés trop tôt, tant pis.

Une histoire de téléphonie mobile

vendredi 10 avril 2015 à 19:11

Certaines personnes dans le précédent billet m'ont fait remarquer que le meilleur forfait c'est certainement celui de free à 2 €. Un peu de calculatrice Bornienne avec mémoire effaçable.

Sur le forfait prixtel on va oublier le forfait à 5.99 € dit du nokia 3301 qui va rester mon objectif personnel en période de travail pour le comparer au forfait pas de chance ton smartphone vient de consommer 10 ko pour se mettre à l'heure à 10.99 € qu'on arrondira à 11 €. On va imaginer que j'ai besoin de 4 heures de communication soit 2 € + 120*0.02=4.4 €. Il me reste donc 11-4.4=6.6 € pour la data soit 6.6/0.05=132 Mo que j'ajoute à 50 Mo déjà disponible soit 182 Mo. Sans équivoque, le forfait free est bien plus intéressant puisque pour ma part, la téléphonie illimitée n'est pas un argument, pour 11 € j'ai droit à 100 Mo chez prixtel, une paille. Pourquoi je n'ai donc pas pris le forfait 2 €, trois raisons :

Je lisais le long fil sur la fin de Joe Mobile dans Hardware.fr, d'un calme et d'une politesse étonnante, on retrouve la même problématique pour free pour les gens qui vont passer par l'itinérance le plus clair du temps, la qualité du réseau. Le tarif n'est pas tout, payer une misère pour avoir une ligne qui ne fonctionne pas n'a pas de sens, l'argument principal reste la qualité du réseau. Le jour où free apparaît performant, je pense que je change tout de suite. Il n'y a rien à dire pour le réseau SFR, il n'y a rien à redire pour le réseau Orange, j'ai été client Bouygues il y a 15 ans, je sais que j'avais dû résilier dès mon arrivée dans le Cantal car ça ne passait pas, je ne sais pas ce que ça vaut aujourd'hui, par contre au niveau tarif c'est assez médiocre, 80 Mo d'écart avec le forfait prixtel pour le même tarif.

J'ai fait assez rapidement le tour des opérateurs, je suis allé même regarder chez SOSH que j'ai quitté car il avait des tarifs assez agressifs à l'époque, mais ça c'était avant, pas de data à 10 € ...

Prixtel est je pense une pas si mauvaise affaire même si la pratique de la faute me gêne particulièrement, ça me fait penser au suivant et suivant dans les installations Windows, la sensation que l'on cherche à vous prendre au piège. En effet, si vous avez pourri votre machine parce que vous n'avez pas lu que vous étiez en train d'installer pc booster qui est un virus c'est vous qui avez fait suivant, fallait lire avant d'appuyer sur la gâchette. De la même façon si vous envoyez un SMS unique à l'étranger et que vous payez plus de 25 € de forfait c'est votre problème, fallait pas envoyer un SMS à l'étranger. Et prixtel qui est quand même malin jusqu'au bout vous propose le forfait bloqué pour ne pas être pris en faute sauf que c'est plus cher. La relation que j'établis avec un prestataire de service quelconque devrait être basé sur le fait d'avoir au moins le droit à l'erreur, ou en tout cas qu'on ne se frotte pas les mains de mes erreurs, 20 Mo ce serait une bonne base quand Free en donne 50 avec son 2 €. C'est en substance ce que j'écrivais à Karine Monsallier la directrice de la communication qui a lu mon dernier article (père Borne est tellement bien référencé quand tu fais Prixtel et Joe Mobile que c'est à changer de titre), je pense que Prixtel a une carte à jouer avec les anciens de Joe et elle joue la mauvaise. La société propose un repas chez Joe à New York dans le cadre d'un jeu concours où il faut bien sûr passer de Joe à Prixtel. Ca m'a fait marrer que la chargée de communication m'envoie cette info étant donné que d'une part je ne peux pas participer au concours parce que j'ai fait le grand saut avant, mais surtout parce que je m'en fous complètement et ce sera certainement le cas des abonnés Joe. Vous noterez que l'humour est très années 90 et rappellera au plus anciens d'entre vous le jeu vulgaire de la brosse à dents de Nagui où l'on pouvait gagner un voyage à l'île Maurice ou à Lille chez Maurice.

Si j'ai choisi Joe c'est pour avoir la liberté complète de pouvoir modifier mon forfait selon mon besoin. Les mois se suivent et ne se ressemblent pas, il me parait légitime de pouvoir faire évoluer simplement son forfait quand tout aujourd'hui se gère en quelques clics de souris. Quand je vois la centaine de page dans le forum Hardware.fr, je me dis que je ne suis pas le seul dans ce cas, il y a donc une place à prendre et Prixtel prend cette place seul aujourd'hui, moins bien que Joe qui bloquait le forfait au delà de tout dépassement, qui avait un cockpit d'une grande qualité, qui donnait de nombreux détails sur les appels, les communications, tout ce qu'actuellement je ne trouve pas dans Prixtel, une communauté d'entraide aussi.

Néanmoins qui aime bien châtie bien, il faut soutenir Prixtel qui propose la seule alternative du marché. Je m'étonne d'ailleurs que les organismes et les différentes associations de consommateurs qui suivent la concurrence ne mettent pas le nez dans cet étonnant alignement des forfaits ou seuls les logos et les couleurs changent.

Une histoire de calculatrice

jeudi 9 avril 2015 à 18:09

Si vous avez lu un peu l'actuatité, les calculatrices programmables seront bientôt interdites pour éviter la triche au bac. Concrètement au lieu de mettre des programmes, découverte terrible, les élèves mettent les formules à l'intérieur ce qu'on faisait déjà tous il y a 20 ans en fait. Alors ça commence à râler pour deux raisons particulières :

Le verdict de Cyrille BORNE : la raquette n'a jamais fait le joueur de tennis

La moyenne nationale devait avoisiner les 6 cette année. La particularité du BAC PRO Agricole pour l'épreuve de mathématiques c'est que les formules sont données. Il y a quelques années c'était le formulaire, avec toutes les formules disponibles, aujourd'hui on donne directement les formules qui vont aider à faire la résolution, c'est dire à quel point c'est ciblé. Si les élèves n'arrivent pas à s'en sortir avec des exercices qui sont simples c'est au moins pour ces quelques raisons : avec un coefficient 1 ce n'est pas une priorité, avec des élèves qui sont en professionnel il y a de bonnes chances que la relation avec les mathématiques ne soit pas franchement cordiale, avec un manque de travail, de bachotage, une impression de façon systématique que les élèves découvrent le sujet comme si tout était nouveau alors que tout a été vu dans l'année, il manque indéniablement du travail.

Et c'est bien là le nerf de la guerre, le gamin peut avoir toutes les formules de maths possibles et imaginables dans sa calculatrice, s'il ne sait pas les utiliser il n'arrivera jamais à rien. Les maths au niveau BAC, c'est du boulot, de la répétition, à force de répétition la calculatrice n'est qu'un détail pour ce niveau d'examen. Mes élèves me considèrent comme un mutant parce que je donne les résultats de tête, c'est un simple travail d'entrainement cérébral.

Le verdict de Cyrille BORNE : tablette en maternelle, boulier en terminale scientifique ?

Un BAC à la main pourquoi pas, personnellement je suis le premier à me plaindre que les élèves ne connaissent pas leurs tables de multiplication, qu'il faille prendre une calculatrice pour faire une addition, que tout effort mental est difficile pour les gamins. Par contre ce qui me gêne c'est la cohérence. On a dans l'éducation un seul mot, TICE. Il faut mettre des TICE de partout, à toutes les sauces, et ce dès la maternelle, on commence à évoquer le code etc ... Enfin bref, on voit se dessiner un tout informatique et je ne comprends pas pour ma part comment on va préparer des élèves pour un final de tête ou pas loin quand toute la scolarité des élèves aura été construite autour de l'automatisme. L'un des exemples les plus parlants c'est certainement le fait de tout faire tracer à l'aide de Geogebra pour se retrouver à l'examen à tracer une courbe à la main.

Le décalage est donc bien trop important et il faudrait impérativement arriver à une véritable cohérence entre le vécu de l'élève, les nouveaux impératifs liés aux nouvelles technologies et les examens qui quant à eux sont restés bien old school. Et ça pour être old school, ils le sont, si on voulait réellement se lancer dans une cohérence globale entre les TICE et les examens finaux, il faudrait alors radicalement tout changer. La notion d'apprendre par coeur n'aurait plus de sens, puisque tout est désormais basé sur la recherche, l'application, l'analyse. L'examen individuel bien sûr n'a plus de sens, les projets sont communautaires et il faudrait donc non seulement évaluer les capacités du groupe mais aussi les capacités de l'individu dans le groupe, son charisme, ce qu'il apporte, son travail etc ...

Bien évidemment, s'interroger franchement sur une refonte complète de l'éducation, de l'enseignement, de l'approche de l'évaluation par des gens qui ne sont pas capables de travailler en réseau et qui en sont encore à s'interroger sur comment faire, ce n'est certainement pas simple. Alors on continue de trouver le compromis ce qui nous donne ce genre de situation ubuesque, une pédagogie qu'on veut de plus en plus moderne au profit d'examens à l'ancienne. Un grand écart qui fait souffrir tout le monde, les élèves bien sûr mais aussi les enseignants qui ne savent plus sur quel pied danser entre l'innovation d'un côté et l'obligation de réussite de l'autre,