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Le Blog de Cyrille BORNE

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Debian Jessie

lundi 4 mai 2015 à 09:42

Cela fait quatre ans que j'ai installé la salle informatique du lycée, avec la sortie de debian Jessie, il est intéressant de faire une mise au point pour ça et pour d'autres raisons que nous aborderons dans deux semaines ou pas. Je n'ai réinstallé aucun poste en quatre ans, la masse de travail est quasiment nulle, en tout et pour tout les postes Windows de mes collègues m'auront pris largement plus de temps que les postes Linux pourtant bien plus nombreux. Du fait de la sortie de Jessie, j'ai embarqué un poste pour le weekend, je n'ai eu que le temps de l'installer pour voir, j'ai en effet rencontré de nombreux problèmes avec multisystem et j'étais bien content d'avoir un graveur DVD externe.

Je pourrai me contenter de faire des upgrade, j'ai voulu partir d'une installation neuve pour voir à quoi ça ressemblait, le résultat esthétiquement est pathétique.Le travail de customisation réalisé par Ubuntu est colossal, Debian dans sa version Xfce est livrée de façon totalement dépouillée, c'est misérable. Que ce soit moche c'est une chose, ce qui me chagrine c'est l'accessibilité de façon générale. Par exemple, je fais les mises à jour moi même et je passe en ligne de commande, ma collègue veut être autonome (ça existe !) et m'a demandé comment on fait pour passer à la version supérieure. Si elle maîtrise les mises à jour par synaptic, le changement de version de debian, je n'ai pas su lui répondre pour le faire de façon graphique. En effet sous Xubuntu, Ubuntu de façon générale, on vous propose dès qu'une nouvelle version sort de passer à la supérieure, tout est automatisé, sous debian j'édite le sources.list à la main, je fais l'update et l'upgrade. Pas si difficile, me direz vous, effectivement, mais pas intuitif quand même, une fois de plus debian dans son aspect, dans sa construction du bureau, dans l'entretien, montre que le bureau ne compte pas, debian est fait pour les serveurs. Un exemple de la convivialité debian à l'installation :

Il s'agit d'un progrès chez debian, dans le sens où l'on peut désormais choisir à l'installation son bureau, on notera d'ailleurs la présence du bureau mate qui n'est toujours pas mort, comme quoi les meilleurs d'entre nous peuvent se tromper, de cinnamon en provenance de chez Mint. J'ai fait l'installation en ne cochant que la case Xfce sans faire environnement de bureau debian qui pourtant se coche aussi. En cochant Xfce on pourrait supposer que ça se coche tout seul, ce n'est pas le cas, on peut faire l'un, l'autre, les deux, je ne sais pas quelle est la différence. Il est toujours possible de télécharger des images Xfce, KDE, LXDE, et pourtant ce menu apparaît quel que soit l'image iso qu'on a choisie, c'est bancal. Le manque de finition est partout, autre exemple, dans la version Xfce les images sont associées au navigateur alors qu'elles devraient être associées avec la visionneuse, alors que l'on fait le choix du français pour la langue et le clavier, Libreoffice et Iceweasel ne sont pas localisés, comme il n'y a pas l'outil de gestion des langues, il faut installer les paquets à la main.

On pourrait continuer pendant des heures, mais sachez qu'il ne s'agit pas d'une critique mais d'un constat :

Et pourtant dans le cadre des écoles, debian a du sens. On pourrait me dire que je pourrai installer du Xubuntu en version LTS pour avoir le bénéfice d'un joli bureau. Je ne le fais pas, car la suppression du compte root et le fait que l'utilisateur de base possède tous les supers pouvoirs, montre qu'Ubuntu est une distribution pour les particuliers, même s'il est possible de configurer de façon fine les droits ce que je me refuse de faire car c'est contre nature par rapport à ce que je pense de Linux. La stabilité de Debian n'est plus à prouver, celle de Ubuntu largement plus, Debian c'est vraiment du roc, la période de deux ans laisse le temps de voir venir sans stresser l'administrateur.

Par le fait, Debian mais cela nécessite que la personne qui gère a une certaine compétence. Ma collègue a envie de comprendre, d'apprendre, elle le fera, en outre qu'est devenue la salle informatique que j'ai laissée dans le Cantal ? Aucune idée, mais à mon avis pas grand chose si personne ne s'est investi. On en revient à notre fameux investissement, à la gratuité bien sûr, au travail d'administrateur et à son propre positionnement au milieu de tout ça.

Dans des petites structures, dans des écoles, dans des endroits où on n'a pas les moyens de faire appel à des prestataires, chacun contribue à sa façon pour gagner de l'argent ou faire des économies. De ces parents accompagnateurs dans les voyages scolaires, ceux qui sont investis dans les associations des parents d'élèves et qui vont faire des gâteaux, organiser des lotos et j'en passe, les enfants ne pourraient pas bénéficier de sorties et d'autres avantages si le bénévolat n'était pas une logique dans ces situations. Mettre à profit ses compétences en informatique dans ce genre de circonstances n'est pas anormal et la salle sous Debian a du sens, encore plus avec une informatique qui se délocalise dans les nuages, où l'ordinateur n'a besoin que d'être un simple terminal pour se connecter. Debian même si c'est laid, qu'il faut configurer, c'est stable et solide, indispensable dans le travail avec des profs et des enfants.

Batman Arkham Origins ou la poutre fontaine je ne boirai pas de ton eau

vendredi 1 mai 2015 à 14:00

Lorsque j'avais fini Batman Arkham City, j'avais dis en gros que c'était formidable, qu'on avait vraiment le kif je suis Batman, mais que les évolutions avec le premier c'était quand même moyen et qu'on ne m'y prendrait pas pour le troisième. Un prix attractif, j'ai été faible et je me suis lancé. Ce jeu est totalement identique à Batman Arkham City en terme de réalisation, on a peut être trois ou quatre armes de plus mais c'est tout, cela veut donc dire que la réalisation est d'un très bon niveau, les cinématiques sont à couper le souffle, c'est vraiment énorme. On incarne un Batman plus jeune mais pourtant plus équipé que dans le dernier épisode, cherchez l'erreur, il lutte contre un type du nom de Black Mask qui décide de coller aux trousses de Batman huit dangereux criminels pour le tuer. On découvrira par la suite que c'est le joker, alors inconnu à cette époque qui a pris la place de Black Mask. On va donc affronter une batterie de supers ennemis dans des combats complètement fous, je pense que le combat avec le gars qui vole et le pont en ruine est un des plus réussis. Malgré la répétition de l'action, infiltration, baston, le jeu ouvert, les promenades dans Gotham, l'ambiance, le scénario, c'est vraiment un jeu hallucinant que doit faire tout bon gamer qui se respecte. Je note tout de même quelques détails particulièrement énervants : Batman ne peut pas s'accrocher n'importe où, les entrées sont parfois difficile à trouver, le nombre d'ennemi est vraiment colossal, une façon de prolonger artificiellement la durée de vie.

La série des jeux Batman, avec la véritable impression d'être Batman, est un incontournable du jeu vidéo, je vous conseille juste d'espacer les jeux et ne pas les faire à la chaîne.

Dans le monde merveilleux de Cyrille BORNE

vendredi 1 mai 2015 à 08:00

Arrivé au lycée je sais qu'un ordinateur m'attend, il s'agit d'un collègue dont le bug est le suivant pour une tour : écran qui clignote, l'image grossit, diminue, et j'en passe. J'ai fait les tests cet après midi, dès le démarrage de la machine c'est à dire avant Windows, on voit un léger scintillement de l'image. Sous Linux ça tient mieux en livecd, sous Windows c'est la fête au village complète, en fait on voit que la carte vidéo a du mal à reconnaître l'écran, le chipset est anormalement chaud quand on met la main dessus, la carte intégrée et par le fait la carte mère est en train de rendre l'âme. Socket LGA 775, pas une première jeunesse, 50 € environ sur ebay, souvent vendue avec un processeur, c'est pas super intéressant, je prends un kit boitier + carte mère + proc + RAM pour 130 € on avait dû changer le disque dur il y a deux ans. Je me débrouillerai pour faire quelque chose du matériel, ma femme me réclame un ordinateur pour sa salle de classe.

Au fait Cyrille tu as le PC de la collègue dans mon casier, il est planté je ne sais pas pourquoi. Ce matin j'ai croisé quelques uns de mes "clients", sur six installations de Xubuntu, une n'a pas réussi à le mettre à jour, faudra que je regarde, une a réussi à crasher complètement une installation de Xubuntu, encore heureux qu'elle est en voyage scolaire, j'aurai craché des flammes. Je pense qu'elle a tout simplement arrêté la mise à jour à un moment fatidique, j'ai réussi tant bien que mal à récupérer l'intégralité des fichiers, j'ai rebalancé derrière une installation de Xubuntu en 15.04, je salue tout de même la performance. Collègue à talons qui débarque avec sa clé USB ... La clé est montée en lecture seule, apparition de fichiers scr, etc, etc ... Je fais un CHMOD de la mort et pour une raison que j'ignore, j'ai tellement bien CHMODÉ que j'ai CHMODÉ mon portable ... Sudo ne fonctionne plus, je viens de tuer mon installation. J'ai découvert qu'Ubuntu permettait de remettre une Ubuntu par dessus en conservant les paramètres, ce qui fait que j'ai récupéré mon installation en moins de dix minutes. Il faut savoir que le PC de ma collègue était tellement moisi que cette procédure n'a pas fonctionné. Pour la clé de la collègue, les répertoires sont visibles sur Linux et il est possible de copier fichier par fichier ce qui est particulièrement long et pénible. Il semblerait que le coupable soit un PC Windows sur lequel tout le monde est passé, je viens d'envoyer un mail d'urgence pour qu'on le sorte de la circulation.

Sachez qu'il s'agit d'une routine, nous restons dans le cadre du travail, rien de choquant.

Le billet écrit dernièrement, fait plaisir à Martin a eu le mérite de faire réagir et même d'être cité sur Linuxfr dans le cas d'un pauvre gars qui veut se lancer dans la gestion d'un parc d'une école ou encore chez les camarades de HandyLinux qui sont des gurus de la gestion humaine. C'est un thème qui fait réagir car c'est de l'humain, car c'est moi, c'est toi, c'est nous (entrez dans la danse ?), et notre relation aux autres, savoir dire non, faire payer, pas payer, et j'en passe, tout le monde y va de son avis, de son expérience personnelle, chaque cas est différent et on trouvera en vrac :

Je crois qu'il faut distinguer avant tout deux cas, les gens qui font payer et ceux qui ne font pas payer. Et là encore ceux qui font du black et ceux qui s'inscrivent dans une démarche d'entreprise. Pour l'avoir vécu, le fait d'être auto-entrepreneur, ça calme tout le monde. Dans notre légendaire analogie à la voiture, on ne demandera pas d'avoir la vidange gratuite au copain garagiste, si on sait que vous pratiquez une activité financière liée à l'informatique, on ne vous demandera pas la prestation gratuite. L'argent c'est le nerf de la guerre, l'argent clarifie tout, le gratuit ce n'est que du bricolage, l'argent pose le cadre.

Un drop dans la mare s'amuse à imaginer le net de 2025 avec une vision particulièrement sombre, où le gratuit correspond a du contenu purement sponsorisé et racoleur quand le payant représente la qualité et l'indépendance. Un drop dans la mare aurait pu avoir la correction de citer les quelques idiots qui continueront à produire du contenu gratuit sans arrière pensée à l'âge de 50 ans, mais je pense qu'ils se rapprochent à pas grand chose du net de demain, mais pas seulement. Chez les libristes, c'est la peau de chagrin chez les petits, les gens qui tournent la page, la lassitude à tous les étages et de l'autre la monétisation sur les gros projets qui m'ont l'air de représenter l'avenir.

Je ne sais pas de quoi mon avenir sera fait, je sais juste qu'il sera différent de ce que je fais aujourd'hui en vrai pour l'informatique, en ce qui concerne le virtuel c'est une autre histoire, l'aventure continue vers l'infini et au-delà.

Remarque : cet article a été écrit avant celui de Philippe ce qui prouve bien quand même que ça fait vraiment, mais vraiment travailler les gens.

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Avril 2015

jeudi 30 avril 2015 à 08:00

La nouvelle stratégie de Jules César pour finir de conquérir la Gaule avec son dernier village d'irréductible Gaulois, c'est de les coloniser en imposant le mode de vie romain en construisant le domaine des dieux, l'équivalent de barres HLM. Si au départ les Gaulois font le nécessaire pour empêcher la construction, ils finissent par prendre goût à la vie romaine, au commerce et aux traditions, Jules César pourrait bien cette fois gagner la partie mais c'est sans compter sur Astérix et Obélix, les bonhommes les plus forts de l'humanité. Adaptation particulièrement réussie de la bande dessinée, l'anime tient la route à tous les niveaux, le scénario, l'animation, les dialogues, c'est très bon. Il est étonnant de voir que l'histoire de Goscinny peut vraiment être vue, lue, à différents niveaux, mes enfants qui sont incapables de faire le lien avec la période de construction des premiers HLM en France ont pris l'histoire au premier degré et se sont éclatés.

Dans le futur la terre est en train de crever au sens propre, c'est à dire qu'elle n'arrive plus à faire pousser les choses. Le seul espoir de l'humanité c'est de partir à la conquête des étoiles pour trouver une planète refuge. Matthew McConaughey, un ancien pilote de la NASA qui a été démantelée pour forcer les gens à s'orienter vers l'agriculture, voit se produire chez lui des phénomènes paranormaux qui l'entrainent justement au camp secret de la NASA. Il va faire partie de l'expédition et on va suivre ses aventures pour trouver le monde qui va bien pendant qu'on voit ses enfants grandir sur la terre, écarts temporels intergalaticques, tout ça. Interstellar est un long film mais il est accrocheur, je trouve la réalisation particulièrement originale, c'est de la science fiction qui se veut quelque part réaliste et c'est franchement bien foutu. Même si certains passages et l'épilogue sont prévisibles, cela reste un grand film.

Rachid Yous est un petit délinquant qui cède rapidement à la violence, une espèce d'animal. Patrick Chesnais est aussi un petit délinquant mais dans un style différent, il essaie de calculer ses coups pour durer. Pour réaliser certains de ses délits, il va embaucher le gamin qu'il va former. La braconne nous plonge dans l'univers de la violence quotidienne, on ne sait pas trop où le film veut nous emmener, on suit les protagonistes de combine en combine, mais c'est plaisant, Patrick Chesnais aidant quand même beaucoup, l'homme a un côté fascinant à regardant. A voir.

Les héritiers est un film qu'il faudrait diffuser aux jeunes enseignants, à ce niveau d'exagération, c'est de la propagande pour l'éducation nationale. Dans un lycée difficile, la classe la pire de toute, une professeur d'histoire va faire participer ses élèves à un concours sur la déportation et changer leur vie, de boloss des banlieues ils vont devenir polytechniciens. La masse de clichés accumulés dans ce film est tout bonnement honteuse, stigmatisante pour les jeunes et pour les enseignants. Des profs qui baissent les bras, une seule enseignante tient le cap, le seul jeune qui refuse de participer au projet c'est un blanc qui se convertit à l'islam, on est complètement dans la caricature, jusqu'à la musique qui vient faire monter le pathos comme si ce n'était pas assez. C'est un mauvais film que je conseille de voir quand même quand on est enseignant, c'est avoir l'impression à chaque instant de jouer au jeu des 100 erreurs. Cela dit, des actions extraordinaires avec les élèves difficiles on peut en faire, sauf que l'événement extraordinaire n'est pas si extraordinaire. C'est cette classe qui est complètement à la rue pour préparer une animation et qui finalement au dernier moment ne vous fait pas honte, ce sont ces troisièmes qui ne sont pas sortables qui sont capables de se comporter correctement dans une sortie scolaire, ou encore ces élèves si pénibles qui lors de votre inspection vont spontanément se transformer en ange parce que dans le fond ils vous aiment bien. L'extraordinaire avec l'élève difficile, c'est la victoire de l'instant pour recommencer tel Sisyphe le lendemain.

La transition est toute trouvée pour passer à un prof pas comme les autres, l'un des plus gros succès allemands de ces dernières années. Le scénario tient sur un mouchoir : un malfrat a l'argent de son braquage caché dans une école, pas de chance on a construit un gymnase dessus, il se fait embaucher et devient enseignant on lui confie la pire classe de l'établissement qu'il va remettre bien sûr dans le droit chemin et tomber amoureux de la petite prof coincée qui cherche absolument à bien faire. Le film est complètement décomplexé, on ne s'étonnera pas de voir notre super prof coller une véritable raclée à ses élèves ou les sniper au fusil de paint ball pour les faire venir en cours. Des ficelles qui sont de la taille de poutres mais qui fonctionnent, de l'énergie, de l'humour, pour un film qui ne se prend pas du tout au sérieux.

Jean Dujardin et Gilles Lellouche qui sont les meilleurs amis dans la vie sont ennemis à l'écran dans la french où ils interprètent respectivement le juge Michel et Gaëtan Zampa le patron de l'organisation Marseillaise. On suit donc pendant deux heures le parcours des deux hommes, grandeur, décadence, hésitations, problèmes de famille et j'en passe. Passionnant, à prendre non pas comme un biopic d'après la famille du juge qui n'a pas été consultée ou si peu mais comme un film de gangsters.

Faire partie des des sections d'assaut n'est pas difficile, je ne parle pas du groupe de rap mais des forces spéciales anglaises. On suit le parcours d'un jeune soldat traumatisé par un événement qui nous sera révélé plus loin, rien ne lui est épargné, parcours du combattant jusqu'à la torture pour savoir s'il est mûr. I Am Soldier n'est pas le film du siècle, ça se laisse regarder quand même.

Respire est le second film de Mélanie Laurent avec en fond de thématique, les relations fusionnelles entre les jeunes filles et un fond de harcèlement scolaire. Concrètement une fille timide voit débarquer dans sa vie une fille délurée qui devient la super star de l'école. Elles deviennent les meilleures amies du monde et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles sauf que forcément ça finit par mal se passer car notre star cache un terrible secret. Pas terrible, je trouvais le premier film les adoptés plus inspiré, même si les jeunes filles jouent très bien, on a quand même une lourde sensation de déjà vu.

Jake Gyllenhaal est un petit escroc, il a la particularité d'être brillant, d'avoir une tchatche d'enfer. Un soir il voit un accident, un type qui filme et qui va le vendre à la télé du coin. Obsédé par ce moment, il va tout investir pour filmer des accidents les plus gores possibles pour les revendre aux chaînes du coin et ça marche. Toujours en quête de développement, d'inédit, il va aller jusqu'à franchir la ligne rouge pour avoir de l'image, car si l'accident ne vient pas à toi, fabrique l'accident. Nightcall montre une fois de plus que Jake Gyllenhaal est un grand acteur, énorme performance encore pour un film malsain au plus, à voir.

Bill Murray joue curieusement un type désabusé, St Vincent, que tout le monde déteste, une espèce de paria dans sa petite ville. Sa vie va changer lorsque Melissa McCarthy qui montre qu'elle est capable de jouer autre chose que des comédies débiles, fraîchement divorcée, débarque avec son fils en tant que voisine, il va devoir jouer les gardes d'enfant. Parallèlement à cela, sa copine prostituée, Naomi Watts quand même, est enceinte, il la recueille à domicile. Bill Murray toujours au top dans son rôle de faux ours pour une comédie attachante et drôle.

 

Le spam du jour et plus si affinités.

mercredi 29 avril 2015 à 14:00

Voici le spam du jour.

Bon c'est sûr que pour l'oeil averti, le spam est plutôt grossier, mais pour quelqu'un qui ne connaît pas, c'est quasiment le piège assuré. C'est d'autant plus étrange que j'étais à ce moment là, veille de la bascule de mon abonnement de prixtel à Free ce qui m'a fait hésiter un quart de seconde en pensant que cela provenait de prixtel. Bah quand les gens se font du souci sur la loi sur le renseignement, moi je me contente de me dire que ça ne fait qu'une personne de plus qui accède à mes données privées ... Dans la même journée, je recevais un message sur mon fixe sur liste rouge, vous savez la liste qu'on ne doit pas dévoiler, pour m'annoncer qu'on allait me rendre visite pour vérifier mes détecteurs de fumée et confirmer mon rendez vous en appelant le numéro de téléphone qui va bien. Que dire de cet appel reçu dernièrement et m'indiquant que j'avais dépassé de beaucoup ma consommation électrique et qu'il fallait que j'appelle un numéro étrange qui n'avait rien de commun avec EDF.

On s'insurge, on a peur que l'état français vienne mettre le nez dans nos affaires, moi c'est de devoir éviter les pièges chaque jour comme une tortue ninja qui m'inquiète. J'ai 40 ans, j'ai encore l'esprit vif, oui j'ai encore l'esprit vif, je vois des vieux autour de moi qui ont déjà peur de tout, qui cèdent à la panique pour tout et qui vont tomber dans ces pièges qui poussent les gens à céder à la panique. Qui va enfin prendre ce problème à bras le corps ? Qui va enfin le dénoncer de façon forte et virulente sur le net comme on dénonce les lois "liberticides" ?