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Le Blog de Cyrille BORNE

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Windows 10 ? Non merci

dimanche 2 août 2015 à 08:00

Windows 10 est sorti, il aura été difficile de ne pas vous en rendre compte si vous suivez un peu l'actualité informatique, Microsoft peut être content, pas moins de 14 millions de migrations dans la journée. Il faut reconnaître que rarement une version de Windows aura été si attendue, l'interface de Windows 8 étant particulièrement déroutante. Microsoft, je pense entre les "innovations" présentes, les guillemets parce que les bureaux virtuels on ne peut pas réellement parler de nouveauté, un retour à une interface traditionnelle pour que la majorité des sites fassent la comparaison entre 10 et 7 sans tenir compte de l'existence de 8 a compris les erreurs du passé et va proposer un bureau dédié à ceux qui cherchent à bosser, comprenez, pas une interface tablette, tablettes dont les ventes sont en recul pour l'année 2015. Je pense que Satya Nadella fait du bien à Microsoft, en terme d'image, loin d'un Steve Balmer rageux et en terme de stratégie aussi, on peut espérer que ce Windows 10 soit une réussite et sur PC, et sur tablette, et sur mobile, car il faut bien comprendre que Microsoft c'est quelque part l'assurance de survie de nos PC et donc la possibilité pour nous d'installer autre chose à la place.

A mon domicile, il y a deux ordinateurs sous Windows, l'ordinateur fixe et le portable de la rebelle princesse Leia, qui spontanément se met à travailler sous Libreoffice et qui évoquait dernièrement la possibilité de passer à Linux. Ma femme rejoindrait donc le côté obscur de la force. Alors que nous sommes en ménage depuis plus de 20 ans, que je dois être Linuxien depuis plus d'une dizaine d'années, je n'ai jamais forcé un quelconque passage, car comme j'aime à le rappeler, ce qui se passe sur internet reste sur internet, le prosélytisme dans le couple c'est quand même médiocre, je n'ai jamais gonflé mes proches avec ma passion Linuxienne. La question qu'on peut se poser, et qui est légitime, c'est : OH MON DIEU MAIS QUE C'EST IL PASSÉ ??? TU AS DROGUÉ TA FEMME ??? DE L'HYPNOSE ??? LE MENTALISME ???

L'explication est bien plus simple que cela. Comme je l'ai évoqué, j'ai récupéré du matériel informatique et j'ai posé deux postes sous debian. Je n'ai pas laissé le choix car il n'y avait pas le choix, pas de licence pirate dans l'école, ça ferait désordre, donc du Linux et par extension du libreoffice pour les élèves. Avec des élèves sous Libreoffice, je pense car je n'ai même pas posé la question, qu'elle a ressenti le besoin d'avoir le même outil de travail que les enfants, de réaliser aussi que le traitement de texte est suffisant. De la même manière se trouvant dans l'obligation d'utiliser Debian, elle a réalisé que non seulement ce n'était pas difficile pour des enfants de 11 ans mais également pour elle, pourquoi alors ne pas passer sur Linux quand le couillon qui vit à la maison a déjà collé les gosses, sa propre mère (ma belle mère est sur Handylinux) et qu'il a l'air quand même de s'y entendre.

Le concept d'obligation, c'est le passage où vous avez le droit de me traiter de facho comme le veut la coutume, je reste convaincu qu'il s'agit d'une ... obligation, si l'on veut pouvoir faire passer le logiciel libre et son copain Linux. Je regardais la guerre des colas, je suis dans ma phase documentaire en ce moment, autant la télé rend stupide, autant certaines émissions sont vraiment intéressantes, merci parfois le service public qui peut aussi nous proposer autre chose que Drucker. Écoutez un peu le pitch, je suis persuadé qu'il va vous rappeler quelque chose. En France Coca (Microsoft) écrase le marché avec comme seul concurrent Pepsi (Apple). Comme certaines personnes en ont marre de l'hégémonie des multinationales, ils se sont dits que ce serait sympa de proposer du coca local, le coca Aveyronnais, Corse, et le plus malin, le coca breton, le Breizh (comprendre tous les coca = les distributions Linux). Alors forcément on explique dans la majorité des régions que les gens essaient de jouer la carte du local, proposer un produit alternatif, mais que les gens finissent par demander du Coca Cola, l'original (retour à Microsoft) sauf à un endroit : la Bretagne.

En Bretagne, le type qui fait le Coca Breizh il a choisi la carte de l'identité, comprenez que s'il pouvait aller chez les gens avec une coiffe bigoudène, il le ferait. Il trouve comme point de départ un bistrot (prestataire informatique, assembleur), et la femme est tellement bretonne dans l'âme qu'elle vire tout le coca américain de son bistrot, pour imposer à ses clients le Breizh Coca. Aujourd'hui au niveau de la Bretagne le Cola Breizh est en deuxième position et Coca Cola est forcé de se bouger en mettant même du breton dans ses affiches.

La comparaison même si je la trouve assez singulière a quand même ses limites. On peut par exemple remarquer que si le bistrot peut se permettre de forcer la vente sur un produit particulier, le Cola n'est qu'un produit parmi des dizaines d'autres, un prestataire qui fait énormément de dépannage informatique chez le particulier, ou qui ne collerait que des serveurs Linux, ce n'est pas anecdotique comme part de son activité. De la même manière il est impossible de jouer la carte du local, et ce n'est pas le but d'ailleurs puisque l'internet, les logiciels n'ont pas réellement de frontière, reste tout de même qu'un travail identitaire sur Linux et les logiciels libres est à réfléchir.

Mon problème à l'heure actuelle, compte tenu de mon grand âge, crise de la quarantaine tout ça, ce n'est pas tant la conquête du monde Linuxien mais plutôt sa pérennité et réussir à me débrouiller avec l'existant. Avec cette rentrée 2015-2016, je suis acculé dans mes retranchements du fait d'embrasser un établissement purement Microsoft et je dois me débrouiller pour trouver des solutions plus ou moins sales, en aucun cas je ne réinstallerai un poste Windows à domicile, même une virtualisation. Le plus simple pour moi si l'on réfléchit bien, serait de passer à Windows, mais je n'en ai ni l'envie, ni la volonté, ni la curiosité quand je suis prêt à passer des heures à bidouiller autour de Windows dans Linux. Même si c'est sale, j'ai fini par installer Wine au travers de playonlinux, admirez cette interface chiadée, qui s'intègre parfaitement dans Linux, c'est joli et ça me permet de contourner pas mal de mes problèmes.

Pour la pérennité, c'est compliqué. Aujourd'hui s'investir dans un logiciel qui n'est pas Firefox, Libreoffice, Owncloud c'est prendre le pari de ne pas pouvoir l'utiliser dans cinq ou dix ans. Malheureusement si on réfléchit trop, si on ne se lance pas, si on n'y croit pas un peu, on prend le risque de voir disparaître toute la variété de l'écosystème Linux / Logiciels Libres, au profit de certains logiciels ténors. Et quand on voit par exemple, les relations tendues que nous avons avec Firefox alors que nous l'utilisons tous de façon très majoritaire parce que nous n'avons pas le choix, même si on considère que c'est une perte de temps, une multiplication d'outils qui font la même chose, c'est avant tout une large possibilité de choix, un choix que j'espère nous pourrons à continuer à faire sur le long terme.

Blocage par géolocalisation dans IP Fire, buffering pour Bozon

samedi 1 août 2015 à 18:01

Comme je l'ai expliqué, j'ai transformé mon serveur ipfire en serveur web ce qui est sale. C'est sale, car vous allez utiliser des applications web qui vont comporter des failles de sécurité et par le fait rendre votre serveur vulnérable. On peut limiter le risque avec des règles plus ou moins complexes, Ipfire propose une façon simple de bloquer les adresses entrantes, en fonction de la géolocalisation IP. Concrètement, si vous regardez la capture ci-dessous, vous avez une batterie de pays, tous les pays cochés sont bloqués. On va privilégier curieusement la Chine et la Russie et laisser tout aussi curieusement l'accès à la France.

Avec Bronco nous avons rencontré un problème assez singulier puisqu'il ne se produisait que sur mon serveur. Tout fichier était interprété comme un fichier html si bien que le navigateur tentait d'ouvrir une vidéo comme un fichier html. Deux problèmes étaient à l'origine de mon souci, un espace de trop dans le code, et la variable output_buffering activée. En retirant l'espace et en commentant la ligne, tout passe, le type mime est bien reconnu, les problèmes sur les gros fichiers ne se présentent plus.

Si avoir des idées débiles pour l'avancement des projets fait partie des choses que je fais régulièrement, je mets pour la première fois le nez dans le code et ça me fait intellectuellement du bien, chercher les bugs "physiquement" entre le code et les logs, une activité que je n'ai pas faite depuis bien longtemps. Je dois reconnaître qu'entre github qui facilite les choses, la relative simplicité de bozon, l'architecture facile de ipfire, c'est vraiment plaisant. Il faut savoir que bozon reste un outil de partage personnel avec la possibilité de partage public, la question c'est alors posée, que faire si le lien public devient un peu trop public ou que vous décidiez tout bonnement de ne plus donner accès à certaines personnes aux liens que vous avez émis. Il fallait donc un bouton d'urgence pour renouveler le lien de façon aléatoire. Le problème, c'est que les boutons se multiplient, si bien que bronco a fait dans le panneau de gauche, un changement d'environnement, on a désormais la possibilité de gérer les liens avec le passage en privé, public, renouveler le lien etc ...

Bozon devient de jours en jours une alternative de plus en plus crédible pour un cloud personnel dans le cadre d'un remplacement de owncloud ou de cozycloud pour qui a besoin d'une solution légère et n'a pas le besoin de gérer du multi-comptes.

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Juillet 2015

vendredi 31 juillet 2015 à 08:00

Un petit village de France, une situation dramatique que ne présenterait même pas Jean Pierre Pernaut pour ne pas froisser son auditoire et une perspective de remonter une entreprise sous certaines conditions dont une principale, avoir un médecin. Pas facile, tout le monde refuse mais un des villageois monté à la capitale et devenu gendarme serre un soir Lorant Deutsh dans un état second et lui impose un deal simple, un mois d'essai dans le village contre l'oubli du flagrant déli. Les villageois avec à leur tête Didier Bourdon, Lionnel Astier, Denis Podalydès ou encore Elie Semoun vont essayer de transformer leur village en un village presque parfait afin de séduire le docteur pour qu'il s'installe de façon définitive. Même si le film joue sur les clichés, qu'on a l'impression de regarder un feuilleton avec Laurent Ournac ce qui fait un sacré casting pour un téléfilm mais passons, c'est un agréable moment de télévision, de cinéma, de télévision, enfin vous m'avez compris.

American Sniper est un film de Clint Eastwood avec Bradley Cooper comme super héros qui est assez intéressant dans sa construction car il joue sur les deux tableaux. Comprenez que le cinéma américain quand il montre la guerre, c'est soit du Chuck Norris avec le patriotisme poussé à l'extrême, soit du né un 4 juillet avec la guerre c'est mal. Ici, le film se veut se raccrocher le plus possible à la réalité avec certes un héros particulièrement doué, mais un héros qui a que de plus en plus de mal à raccrocher à la réalité malgré sa femme et ses enfants. Très bien joué par un Bradley Cooper qui montre une fois de plus qu'il est un très grand acteur, un film passionnant, inspiré d'une histoire vraie.

Amy Adams quitte son mari, ça se passe mal et s'installe avec sa fille où elle vit de petits boulots. Dans son temps libre elle essaie de vendre ses toiles, des toiles particulières avec des enfants aux yeux énormes ce qui donne le titre du film, big eyes. Elle va rencontrer lors d'un marché, Christoph Waltz un agent immobilier de génie qui rêve de vivre de sa peinture mais sans succès. Ils se marièrent n'eurent pas plus d'enfants mais du fait de ses facilités commerciales il va réussir à vendre les peintures de sa femme mais il va faire croire que les productions sont de lui et donc faire vivre sa femme dans son ombre. Les toiles rencontrant de plus en plus de succès, la situation va devenir intenable. Film de Tim Burton qui nous change des univers bizarres avec Johnny Depp, une bouffée d'oxygène pour ce réalisateur qui montre qu'il est aussi capable de tourner autre chose.

Laurent Lafitte, Benjamin Biolay, Nicolas Bedos sont trois frères, trois frères qui vivent dans le mensonge. Le premier va acheter une maison avec son compagnon, il se laisse entraîner plus par raison que par passion il regarde les autres hommes dans la rue et voudrait une aventure. Le second est en plein marasme, sa femme l'a quitté et il a l'espoir de la voir revenir alors que tout le monde sait que c'est mort. Le dernier enfin doit se marier sous la pression de ses parents, faire plaisir en quelque sorte car la bru plaît énormément quand lui a une aventure avec une femme dont il est amoureux. L'art de la fugue est un film particulièrement oppressant, la musique y est pour beaucoup, elle fait penser à celles des années 60, j'ai le nom de Michel Legrand en tête, le film aussi avec les gens qu'on voit foncer droit dans le mur, une ambiance lourde. Néanmoins il vise juste, on se laisse entraîner parfois dans ses choix par les autres, la famille, le contexte alors qu'une petite voix nous dit cours vite.

Liam Neeson et Ed Harris sont deux amis de longue date, plus que des amis d'ailleurs, le premier a été l'homme de main du second pendant de longues années, un mafieux réputé. Malheureusement Liam Neeson n'est pas le tueur sanguinaire de taken, c'est un homme qui a beaucoup de mal à se remettre de ses crimes et il vit dans la culpabilité qu'il essaie tant bien que mal de noyer dans l'alcool. Les choses vont évoluer quand les fils des deux hommes vont être mêlés à de sales histoires et que les amis d'hier vont devenir les ennemis jurés d'aujourd'hui. Night Run est un bon film, rien de bien original mais un bon film quand même où ça cartonne à tous les étages. Puis bon Ed Harris quand même, ça vous fait un film.

Pas évident d'innover au cinéma notamment dans la lutte contre le terrorisme, on a fait James Bond, Jack Bauer, et j'en passe. Aujourd'hui c'est Milla Jovovich qui s'y colle dans un rôle surprenant, l'employée de bureau qui délivre ou pas des passeports. Elle va être au centre d'une terrible machination et alors qu'elle est une simple bureaucrate, déjouer de terribles attentats, forte quand même. Encore plus forte puisqu'elle va avoir Pierce Brosnan pas en James Bond mais en tueur à gages aux trousses, hallucinant. Survivor ne casse pas trois pattes à un canard, cela se laisse néanmoins regarder.

Le jeune Pierre Niney essaie de devenir écrivain, il se fait malheureusement jeter de toutes les maisons d'édition, il n'a aucun talent, c'est bête. En attendant il fait des déménagements pour son oncle. Il va trouver dans la maison d'un vieil homme décédé, un carnet qui raconte de façon précise l'Algérie des années 60, une usurpation d'identité et l'affaire est faite, il devient une rock star. Malheureusement, un livre ce n'est pas suffisant, et tout le monde attend un deuxième bouquin qui malheureusement a du mal à venir. Ajoutons à cela un corbeau qui sait tout pour la supercherie et on se retrouve avec une situation très tendue pour un homme idéal sur le papier. Vu, revu, classique, mais très bien joué par Pierre Niney parfaitement crédible dans ce quand même très bon film.

 

(a)social

jeudi 30 juillet 2015 à 23:30

Gilles Wittezaele me demandait si j'étais toujours content de mon compte Facebook. Content ce n'est pas vraiment le terme adapté en fait, satisfait serait plus adapté, satisfait d'avoir un moyen de communication facile avec toute une partie de la population que je ne fréquente pas sur internet, mes élèves, mes anciens élèves. Ce que j'avais annoncé est arrivé, après les effusions de joie du départ, on est tombé dans la banale routine, des messages pour mon anniversaire, j'ai laissé quelques messages pour ceux des autres, chacun reprend sa vie de façon distante en faisant des monologues plus ou moins long set répétitifs. Et c'est ce comportement qui me fait agir de la même façon que sur diaspora* sans faire le ménage dans les comptes car Facebook offre cette possibilité, ne plus lire les gens mais continuer à être amis avec eux, ce qui permet concrètement de karchériser sa timeline pour ne rien garder. C'est d'ailleurs ici qu'on voit le narcissisme de Facebook, le faux côté Bisounours aussi, on peut d'une part conserver son nombre d'amis, d'autre part ne pas les lire, mais surtout éviter de se retrouver dans l'obligation de devoir justifier le fait qu'on ne lise plus quelqu'un. Comprenez qu'une société qui craint d'intégrer le dislike, confronter les gens à la rupture c'est encore autre chose.

Je me rends compte que mon attitude dans les réseaux sociaux est constante, j'ai tendance à supprimer de façon radicale ceux qui écrivent trop même si le propos peut m'intéresser, et virer de façon systématique les gens qui sont dans le futile, les chats, les photos de vacances, ça m'emmerde. En fait Twitter quand il a posé sa limitation des 140 caractères pour forcer les gens à être concis visait à côté, un réseau social qui n'autoriserait que cinq ou dix message par jour avec un minimum de 100 mots, on l'appellerait "pivot", en l'hommage à Bernard, ce serait le réseau social des vieux.

Cette utilisation abusive de la timeline montre le manque de culture informatique qu'ont les gens dans l'utilisation de l'outil. C'est un peu comme si on était dans une pièce avec 25 personnes et qu'on monopolisait le temps de parole en permanence, on considèrerait ça comme une impolitesse. Le lien entre le web et la vie de tous les jours est difficile à faire pour pas mal de gens. La sensation d'impunité pour ceux qui sont anonymes, bien sûr, mais c'est plus profond que cela, les gens ont la sensation que si c'est sur internet c'est différent.

Je vous invite à regarder deux documentaires Femmes et Cyberintimidation, et Quand la toile tisse la haine. Le second est plutôt technique, généraliste mais très intéressant, on a droit à une intervention de Godwin, de la loi du même nom, la présentation des centres de modération, les trolls et leur énorme pouvoir, il y a un retraité dans le Lot qui passe son temps à bastonner sur les forum qui m'a bien fait marrer, de véritables interrogations sur la liberté d'expression, et enfin la remédiation qui consiste à changer les mentalités en faisant triompher le bien. Le premier est passionnant et part du cas d'une jeune femme en Suède qui laisse sur Facebook un commentaire sur la page de la marque H&M, expliquant qu'un T-Shirt à l'effigie de Tupac accusé de viol ben c'était quand même franchement moyen. C'est un torrent de haine qui s'abbat sur la fille qui va faire la démarche d'aller porter plainte. Les journalistes vont se rendre compte que la plainte a été enterrée le lendemain et vont pousser l'enquête d'une façon particulièrement intéressante. Présenter à la police les insultes, les menaces de viol, de mort et trouver un responsable gêné, mettre très mal à l'aise le responsable de Facebook, se mettre en face à face avec la responsable communication de H&M qui ne pourra que regretter que des propos diffamatoires soient restés pendant un mois sans modération et cerise sur le gâteau contacter en direct des personnes qui ont laissé des propos calomnieux et qui se dégonflent tous comme des ballons de baudruche quand il s'agit de maintenir la parole donnée loin d'un clavier.

Comme vous le savez, et vous pourrez venir une fois de plus me traiter de facho derrière, je reste modéré quant à l'anonymat ou quant au pseudonymat, pensant que d'écrire sous son nom force un peu la prise de responsabilité. Néanmoins quand on voit que des gens écrivent depuis leur compte facebook, une menace de mort, une invitation au viol ou au suicide, on se dit en fait que l'impunité ressentie sur le net va bien au delà, c'est une impunité liée à la relation homme machine, l'individu n'ayant pas du tout conscience qu'il est exactement dans le même cadre qu'une communication dans la real life. Internet est un catalyseur, un facilitateur, la bêtise est exacerbée, la haine prend des proportions délirantes, l'effet de groupe est bien évidemment décuplé, si bien qu'il faut un certain recul, une certaine maîtrise pour gérer plus ou moins correctement son image numérique et par extension son image.

On a certainement les lois liberticides qu'on mérite. Comprenez que si les gens étaient plus raisonnables, si on n'avait pas de tels débordements, si les gens avaient une meilleure maîtrise des outils, une meilleure éducation et pas que de l'internet, alors n'aurait pas les inquiétudes qu'on peut avoir régulièrement quant à une gestion du net par l'état. Les gens ne sont pas les seuls responsables pour ma part. Dans le documentaire sur la fille et H&M, on a quand même largement l'impression que les pompiers, c'est à dire la police, les modérateurs de la page facebook et facebook lui même étaient au courant qu'un grand bûcher se trouvait à deux pas de chez eux, mais que cela les laissait de marbre.

Que les gens soient idiots c'est une chose, mais la responsabilité doit être partagée entre toutes les instances qui participent à la chaîne :

Avant d'en arriver à des cas extrêmes, comme celui de l'intervention des forces de l'ordre on se dit tout de même que pas mal de choses pourraient être réalisées, une modération sévère pour commencer pourrait certainement changer la face du web.

Poutre la DS - juillet 2015

mercredi 29 juillet 2015 à 21:30

Forcément 007 Quantum of Solace sur DS, on peut être particulièrement dubitatif et pourtant c'est intéressant. La console se tient à la verticale, et se joue quasiment intégralement au stylet c'est Baldur's gate qui me vient à l'esprit pour diriger le personnage. Notre James Bond est capable de faire pas mal de choses, de l'infiltration avec la possibilité de mettre un ennemi à terre, tirer sur les gens, et lorsqu'il se rapproche, l'action se rapproche et James est capable de faire des combats de boxe. Plutôt bien réalisé, plutôt prenant, une agréable surprise pour la DS pour la première heure de jeu, après je ne sais pas. 

Marvel Super Hero Squad : Le Gant de l'Infini est un croisement de Gaunlet le jeu de vieux et de the lost vickings, le jeu de vieux aussi. Concrètement vous allez parcourir des salles avec des supers héros et poutrer tout ce qui bouge ça c'est pour la partie Gaunlet et vous allez utiliser les facultés de vos personnages pour débloquer des énigmes, ça c'est la partie the lost vickings. Thor par exemple est capable de balancer des éclairs ce qui va permettre de rallumer des interrupteurs, quand Iron Man peut envoyer des missiles pour faire sauter certains passages, Spiderman va pouvoir récupérer des objets avec sa super toile etc ... Le jeu est franchement très mignon et n'a à mon avis qu'un seul défaut, certains ennemis ont un bouclier qui n'est destructible que si vous avez un personnage qui castagne à la main, c'est le cas pour Spiderman, Wolverine, Hulk et un gars bizarre qui se transforme en dinosaure. Par le fait si vous jouez avec deux personnages qui ne sont capables que de balancer des lasers, vous êtes bloqués et devez retrouver une machine qui vous permet de choisir un autre personnage ce qui est pénible, surtout si vous sortez d'un téléporteur et que vous ne pouvez pas retourner en arrière, vous imposant de refaire le niveau.

Zubo est un jeu dans le style des pokemons, on se promène dans un monde merveilleux où on croise des gentils Zubos qui sont des espèces d'extra-terrestres qui ressemblent à des poubelles et doit castagner des Zombos qui sont des espèces d'extra-terrestres qui ressemblent à des poubelles mais en version zombi. Il existe trois types de Zubos différents, les défenseurs, les artistes, et les boxeurs, c'est un peu comme pierre, papier, ciseau, certains vont réussir à mettre plus facilement une raclée aux autres selon la catégorie. Les combats font penser à du RPG à l'ancienne ou du pokemon, on choisit l'attaque mais à la différence c'est qu'il faut taper au bon moment pour exécuter une attaque de qualité. C'est mignon, c'est très répétitif, mais c'est mignon quand même, ça plaira aux gosses.

Rayman sur le papier c'est quand même le jeu de plate-forme par excellence, Rayman contre les lapins crétins sur DS va déroger partiellement à la règle en incluant des minis jeux qui se pratiquent au stylet. En fait c'est un peu le "piège" de cette console qui a ouvert le bal du tactile, c'est qu'en proposant le tactile, il était difficile pour les éditeurs de ne pas innover et de ne pas proposer quelque chose au stylet. Cela va être le cas pour ce Rayman, on a des petits jeux, faire des puzzles, appuyer au bon moment et j'en passe, des phases qui coupent avec des phases de plate-forme qui sont pourtant bien plus intéressantes et qui auraient pu suffire à faire le jeu, la faute à pas de chance, le progrès était là, c'est juste moyen.

La transposition d'univers où techniquement ça claque à une console comme la DS n'est pas une chose simple, encore plus pour des jeux immersifs et très 3D comme Assassin's Creed ou Prince Of Persia. Prince of Persia: The Fallen King se situe dans la même franchise que le très joli dernier opus paru avec le prince de perse relooké en rouge et bleu avec le foulard, plus bandit que prince d'ailleurs. On retrouve un prince qui se joue intégralement au stylet ce qui est assez particulier en terme de gameplay, et quand parfois on a l'impression qu'il suffit de tapoter n'importe où, en fait c'est assez précis et ça tourne plutôt bien. Les niveaux sont assez répétitifs, se rapprochent du gameplay qu'on connaît pour les princes, éviter les pièges, sauter sur des tas de plateforme, poutrer quelques monstres, c'est assez accrocheur, c'est joli, on rencontre un copain magicien plus tard qui va vous accompagner apportant de nouvelles possibilités. J'aime bien.