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Le Blog de Cyrille BORNE

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Client léger Linux pour connexion TSE : 2xOS

vendredi 28 août 2015 à 08:00

Hier j'étais au lycée, mon collègue me montrait la création des comptes sur le serveur de virtualisation. Pas bien difficile en fait, on a une liste, une moulinette magique et hop tout est créé. Comme je l'expliquais, cette année contrairement aux précédentes, ça devrait être plus facile sur le plan informatique, d'une part pour avoir une société de prestation de service, d'autre part pour être deux à partager les compétences software ET hardware ce qui est plutôt rare. La difficulté actuelle c'est de réussir à comprendre notre grosse infrastructure, il faudra que je me fasse des documents de synthèse.

Pour comprendre une situation, j'ai besoin que les choses soient propres, ce qui me gêne profondément actuellement c'est la masse de PC sous Windows XP même s'ils ne font qu'office de clients TSE. Pour les Linuxiens qui ne sauraient pas ce que c'est que TSE, concrètement en utilisant le protocole RDP de Microsoft on se connecte depuis un ordinateur aux capacités réduites à un super serveur, chaque élève accède à son environnement virtualisé et donc ça roxe d'un point de vue puissance. La problématique de Windows XP est pour ma part double :

J'ai commencé à regarder les solutions, remmina par exemple ou le visionneur de bureau distant de Gnome, ces deux solutions fonctionnent par contre je n'ai pas réussi à avoir du son. En même temps, je suis sous debian, donc je n'ai pas les versions les plus fraîches possibles. Ce qui m'intéresse tout de même c'est d'éviter d'avoir à monter une distribution complète pour n'y laisser par exemple que mon client, même si ce sera peut être la solution à terme, on y viendra plus loin. En farfouillant un peu sur le web je n'ai trouvé qu'une seule solution, j'ai dû mal chercher, il s'agit de 2xos. 2xOs c'est intéressant car c'est d'une part un client RDP qui me permet d'avoir le son, j'ai fait le test depuis le Windows 7 de ma femme sans aucun bricolage quand j'imagine que j'aurai dû bricoler pour les autres, et c'est aussi une distribution Linux qui existe sous deux formes, la générique qui va embarquer quelques logiciels, la compact qui n'embarque que le client.

L'interface est propre, il n'y a quasiment rien à configurer, j'ai fait un essai sur un live CD sur un P4, ça va relativement vite. On a installé un ordinateur à côté de celui du prof dans une salle informatique pour voir avec un élève si ça passe, si nous sommes satisfaits nous déploierons.

Tout n'est pas parfait, et je vais bloquer sur deux points qui en fait correspondent à la même problématique, l'ajout de logiciels, l'ajout de pilotes. On pourrait me faire remarquer que pour un produit de ce type ajouter des logiciels cela n'a pas de sens et pourtant si. Pour le CDI par exemple j'ai posé italc pour que les documentalistes puissent vérifier ce que font les élèves dans la pièce y compris dans les angles, cela pourrait avoir son importance, si c'est verrouillé, je ne peux rien faire. De la même manière j'ai des imprimantes, j'aurai peut être besoin de compiler le pilote ou d'en installer un, pas d'accès à la console pour la version compact, pas de dpkg par exemple ou autre pour la version générique, pas de gestionnaire de paquets non plus même s'il semble d'après distrowatch que c'est un fork de debian.

Je note enfin qu'en France, je n'ai trouvé peut être qu'un article qui en parle avec un nouveau blog à découvrir, en anglais pas grand chose non plus alors que le produit est relativement ancien, pas de communauté. Je vais chercher et pousser les requêtes sur "thin client linux" pour voir ce qui sort. En désespoir de cause j'ai toujours la possibilité de faire une debian légère ou une distribution en partant de la net install et de n'installer que les logiciels qui m'intéressent puis de clôner et de déployer. Je risque d'arriver certainement à cette solution en utilisant une distribution majeure et ne pas me retrouver dans une situation ubuesque d'un projet abandonné comme Windows XP.

Tiens y a un gars qui vient d'écrire que l'année allait être légère en informatique.

Manjaro quelques éléments de gestion

jeudi 27 août 2015 à 10:20

Dernièrement Cyrille a rédigé un billet au sujet de la distribution Manjaro qui est, c'est certain, une distribution bien intéressante à utiliser de par sa relative légèreté, son côté plutôt complet pour un usage courant, sa finition réussie mais sans surcharge et décorum inutile, son côté rolling release basée sur Archlinux, tout ceci sans oublier son forum francophone et son wiki animé par ewolnux, Loubrix, et toute l'équipe. J'utilise d'ailleurs et entretiens une Manjaro depuis environ deux ans maintenant comme distribution secondaire et en suis dans l'ensemble satisfait.

Malgré ces qualités tout n'est pas rose pour autant avec Manjaro. Autant mettre les points sur les i d'emblée, la distribution idéale n'existe pas, toutes ont leurs avantages et inconvénients. Par ailleurs Linux n'a jamais été un long fleuve tranquille et ne le sera probablement jamais, ou alors peut-être un jour mais au prix de beaucoup de « sacrifices » , mais ceci est une autre histoire.

Revenons donc à Manjaro. Non, ce n'est pas une distribution pour débutant ne voulant pas s'investir car elle demande un certain effort d'adaptation et d'acquisition de connaissances. Je ne vais pas faire dans ce billet le tour des commandes à connaître pour maîtriser Manjaro, mais juste citer deux cas pour lesquels l'intervention de l'utilisateur est nécessaire, l'installation d'un nouveau noyau et, plus gênant et délicat, la gestion des fichiers de configuration des paquets mis à jour.

1/ Installation d'un nouveau noyau :
Un noyau installé sur le système sera mis à jour automatiquement mais toujours dans sa version, c'est à dire que si vous avez le noyau linux38 il sera adapté si nécessaire de la version 38-1 vers 38-2, 38-3 et ainsi de suite mais ne passera pas en version 39 automatiquement sans votre intervention et ceci peut présenter un problème, y compris en terme de sécurité si vous n'utilisez pas un noyau à support sur le long terme (LTS). Pour se faire il faudra utiliser la commande mhwd-kernel de préférence à pacman ou autre programme de gestion des paquets. Exemple :

- Pour lister les noyaux disponibles :
~ # mhwd-kernel -l
Available kernels:
   * linux310
   * linux312
   * linux313
   * linux314
   * linux316
   * linux318
   * linux319
   * linux40
   * linux41
   * linux42

- Pour lister les noyaux installés sur son système :
~ # mhwd-kernel -li
Currently running: 3.19.8.2-1-MANJARO (linux319)
The following kernels are installed in your system:
   * linux318
   * linux319

- Pour installer un nouveau noyau, le 42 dans l'exemple :
~ # mhwd-kernel -i linux42
Paquets (3) linux42-4.2rc7-1  linux42-headers-4.2rc7-1  linux42-virtualbox-host-modules-5.0.2-0.3

On pourrait y ajouter l'option -rmc qui se charge de désinstaller le noyau courant mais je le déconseille car si le nouveau noyau fonctionne mal on se retrouverai en difficulté pour utiliser son système. Donc l'option -r uniquement est à privilégier après vérification du bon fonctionnement du nouveau noyau, et comme ceci pour enlever le noyau linux38 :
~ # mhwd-kernel -r linux318
vérification des dépendances...

Paquets (3) linux318-3.18.20-1  linux318-headers-3.18.20-1  linux318-virtualbox-host-modules-5.0.2-1

qui, comme on le voit, supprime aussi automatiquement les headers et les modules utilisés.

2/ Gestion des fichiers de configuration ,pacnew :

Souvent lorsqu'un programme est mis à jour il est fourni avec un nouveau fichier de configuration et on se retrouve parfois avec, en service, l'ancien fichier de configuration et le nouveau non utilisé mais fourni avec l'extension .pacnew. Inutile de préciser que cela peut entraîner des dysfonctionnements, voire parfois des non prises en compte de nouvelles fonctionnalités ou amélioration.

Pour remédier à cela pas de recette miracle. Il faudra lister les fichiers .pacnew présents, voir ce qu'ils modifient et apportent ou au contraire suppriment si vous avez apporté vous-même des changements aux fichiers de conf et appliquer ou non les nouveaux fichiers en connaissance de cause. La commande la plus appropriée pour cela sera yaourt avec l'option -C comme ceci :

~ # yaourt -C
2 .pacorig trouvés
3 .pacnew trouvés
2 .pacsave trouvés
1 fichiers sont orphelins

==> Entrer un n° :  

1 22/07/2015 16:56:28  /etc/sudoers.pacnew
2 06/08/2015 06:41:55  /etc/locale.gen.pacnew
3 21/08/2015 23:22:23  /etc/fonts/conf.d/75-yes-terminus.conf.pacnew

==> Entrer un n° :

Comme on peut le voir j'ai trois fichiers pacnew présents suite à ma dernière mise à jour après mon absence de deux mois. Il me faudra donc entrer le numéro en face de chaque fichier pacnew pour en voir les différences et modifications et appliquer ou non les changements. Je n'aborde pas ici le cas des fichiers .pacorig ni .pacsave, autres foyers de complication. Pour plus de détails voir :
https://wiki.archlinux.fr/Gestion_des_fichiers_de_configurations
et cette discussion sur le forum fr :
http://www.manjaro.fr/forum/viewtopic.php?f=17&t=3632&start=60  (question).

Jusqu'à la fin de l'été, aou cha-cha-cha

mercredi 26 août 2015 à 19:30

On rigole, on rigole, mais au moment où j'écris ces lignes nous sommes le 26 août à peine à quelque jours de la rentrée. Pas le temps d'écrire en ce moment, la vie réelle prend largement le pas sur la vie virtuelle, vous connaissez mon sens des priorités. 26 août, ce qui nous amène au 29 août, date clé dans l'histoire bornienne, ma mère va fêter ses 650 ans pour être la femme la plus vieille de l'humanité et pourtant encore en activité, deux ans que j'habite à temps plein à Saint Pierre La Mer, je découvrais à l'époque que ma ruine n'avait même pas un ballon d'eau chaude fonctionnel. L'été aura été tout de même plutôt profitable jusqu'à la fin d'ailleurs, je change d'assurance et de banque je fais une économie de 18.000 € sur le crédit, une paille. Profitez, les taux d'intérêt remontent.

Quinze ans de fidélité à ma banque dont je tairais le nom mais pas la chanson de Stevee Wonder qui l'accompagne, quinze ans d'une fidélité jamais récompensée. La problématique de cette banque c'est qu'elle est découpée en caisse si bien qu'à l'époque de mon départ de Paris pour arriver en Auvergne on m'a annoncé que j'allais devoir casser mes comptes. Après avoir passé trois ans chez BNP Paribas à voir que parfois des collègues bien inspirés réussissaient à faire disparaître un siège dans la journée, vous comprenez que ça m'a fait marrer sachant que je ne comptais pas rester dans le Cantal ce qui signifiait renouveler l'aventure en arrivant dans le sud. Quinze ans à supporter une relation à distance difficile, les erreurs, les boites vocales, les gens injoignables, si vous retrouvez le billet sur l'achat de la maison, vous verrez la franche rigolade.  Du fait d'avoir acheté la maison dans l'urgence, je n'avais pas fait le tour pour faire jouer la concurrence, aujourd'hui c'est différent, j'ai le temps et surtout l'envie. Je pars pour une banque à 4 km de chez moi et plus en région parisienne, avec un numéro de téléphone où les gens sont joignables et où je peux me déplacer directement, ne serait ce que pour poser un chèque, ah les chèques envoyés en région parisienne pour ne les retrouver que trois semaines après pour une erreur, excusez nous monsieur BORNE.

Il y a dix ans je ne sais plus trop comment, j'arrivais sur un forum de mathématique qui m'a permis de rencontrer notamment Arnaud et l'éminent professeur de mathématiques Alain Guichet. Dix ans qu'Alain participe à ma vie virtuelle et que nous échangeons. Moi je fais son éducation informatique qui est déplorable, lui joue les pères la rigueur en corrigeant mes productions de mathématiques. Du fait d'avoir de la famille à Béziers, nous nous sommes rencontrés pour la première fois en dix ans. Nécessairement quand les invités viennent chez moi, soit ils prennent une pelle pour creuser les cailloux, chantier qui devrait s'achever cette année scolaire je l'espère ou un ordinateur. Ici il s'agissait d'un portable, la rolls des Asus 17 pouces avec un problème de lignes horizontales genre sinusoïdes en bas de l'écran, vous comprenez pourquoi il corrige mes maths.

Le problème des portables contrairement à un PC traditionnel, c'est que 89 € la dalle pour tester ça fait mal, et être sûr de son coup avec la technologie qui embarque une puce 2D et 3D où l'on voit pas mal de problèmes sur le net, ça pose encore plus problème pour investir mais on a tenté le coup. Avant j'ai fait ce qui doit être fait, c'est à dire brancher sur la télé en HDMI et VGA voir si ça passe et ça passe, ouvrir la machine pour vérifier s'il n'y a pas un problème avec la nappe et relever le numéro de la dalle précis. Petite surprise, le connecteur s'est littéralement désintégré quand j'ai tiré sur le scotch de la nappe comme vous pouvez le voir sur la photo. Il faut savoir que ce PC a une petite histoire supplémentaire, l'installation de Windows avait totalement crashé pendant une mise à jour, la machine embarque de plus deux disques dur dont un qui ne sert à rien si bien qu'Alain avait installé Linux dessus en attendant. J'en ai profité pour démonter la machine parce que sinon c'est pas rigolo, il faut attaquer par dessus pour faire sauter la trappe par dessous, et accéder aux disques durs, il a donc un portable fonctionnel et un disque dur externe de 500 Go pour le prix du boitier. En ce qui concerne la commande qui a été passée sur une obscure boutique de cdiscount, vérifiez bien la référence mais aussi la position du connecteur qui peut être à gauche ou à droite.

Comme vous pouvez le noter dans la capture de fin, c'est de l'installation par défaut de chez par défaut, 30 logiciels ASUS à faire sauter peut être pour avoir quelque chose de propre. J'enchaîne les mises à jour, aucune demande pour passer à Windows 10, je vais voir si on peut forcer un peu la destinée. Par contre les diodes s'affolent dans tous les sens la machine travaille, ce qui prouve bien que la vente liée c'est vraiment de la merde, parce que c'est pas Firefox, Libreoffice et VLC qui sont installés par défaut.

2015 - 2016 est une année de transition et de finition, fin des cailloux à priori, changement d'établissement vers ce qui devrait être mon lycée définitif. Au niveau des projets informatiques je n'ai rien de bien défini, ce qui est sûr c'est qu'il est important pour moi de consolider l'existant ce qui en passant à un établissement Microsoft me bouscule un peu au niveau professionnel.

Pour ce qui est de ma présence sur le web, on ne change pas une équipe qui gagne, à part un nettoyage dans les réseaux sociaux sur lesquels je me suis inscrit, il ne devrait rien y avoir de bien neuf sous le soleil, nous nous contenterons de regarder mourir ensemble la blogosphère, si vous le voulez bien.

 

Client twitter sous Linux

lundi 24 août 2015 à 08:00

Comme certains le savent déjà j'ai refait un compte twitter, je me rappelle désormais pourquoi j'avais quitté le réseau social : l'ambiance nauséabonde. On sort de l'attaque d'un train, au lieu de saluer les gars qui ont évité une boucherie, des libristes commentent le fait que la loi de surveillance n'a pas empêché un homme de monter dans le train avec une arme à feu. Le mauvais esprit Français, on finira pas en crever, les gens qui n'ont pas passé le cap du selfie d'un côté, les intellectuels qui utilisent leur cerveau pour être cassant de l'autre, on est mal.

Comme je l'expliquais à Gilles W. j'utilise de façon systématique des clients pour les différents services pour recevoir les ignobles notifications de la perturbation mais surtout parce que sur mon grand écran ça me permet d'avoir une fenêtre d'ouverte et continuer mes activités, mon côté multi-tâches. J'évite d'installer de nouveaux logiciels sur mon PC, j'ai donc voulu tenter les vieilles méthodes. J'utilisais à l'époque des plugins supplémentaires pour pidgin qui ne fonctionnent plus aujourd'hui. Pidgin que je continue d'ailleurs à utiliser mais qui en fait est mort, puisque les réseaux de messagerie instantanés sont quasiment tous tombés ou sont trop fermés pour être utilisables mais c'est une autre histoire. Dans les aberrations qu'on a vu débarquer ces dernières années la messagerie instantanée dans Thunderbird. On aura vu beaucoup d'articles à ce propos mais personne n'a vraiment utilisé. On a fait quelques essais avec Gilles il y a quelques jours, c'est pauvre. Le principal regret c'est de ne pouvoir extraire la fenêtre pour en avoir une petite qu'on promènerait sur l'écran ce qui concrètement se ramènerait à ne suivre que cette fenêtre, je ne sais pas si je suis clair mais pour moi ça a son importance, une grande fenêtre c'est nécessairement du mono-tâche pour moi.

La messagerie XMPP est fonctionnelle, pas de chance toutefois on ne peut pas envoyer de fichiers si bien qu'on se limite à la conversation. Pour le client twitter, il est propre, mais il est incomplet, pas de gestion des replies correcte, pas de messagerie privée, pas  de possibilité d'envoyer de photos. Il s'agit donc d'une partie totalement inutile, puisqu'incomplète, j'appelle ça le syndrome KDE 4, les plus anciens comprendront ce que je veux dire.

Donc un client pour debian, c'est étonnant, quand on voit la masse de projets, la masse de projets abandonnés aussi on s'étonne d'un point de vue graphique de n'avoir que Choqok mais qui sur debian va être pénible car il va imposer de tomber l'intégralité des paquets KDE pour le faire tourner, et turpial dont vous pouvez voir une capture d'écran plus bas, je ne fournis malheureusement pas les sacs en papier pour vomir. Dans ma recherche de client, Sébastien propose Corebird, Angristan aussi, pas de paquet debian, pas grave, on passe à la compilation, les librairies sont trop vieilles. Je suis donc passé à birdie qui propose un paquet debian et toutes les fonctionnalités attendues d'un client.

Mon seul et unique tweet pour l'instant c'est celui-ci : je refais une passe sur les réseaux actuellement, comme pour les distributions Linux, et c'est le cas. Twitter correspond plus à mes centres d'intérêt, informatique, actualité, qu'un réseau comme Facebook. Néanmoins la volonté de certains de placer le bon mot, d'interpeller le ministre ou le président pour montrer qu'on en a dans le pantalon risquent de me faire partir en courant.

Pas évident de trouver le réseau qui me correspond, tout simplement parce qu'il n'y en a certainement pas. Comprenez dès lors que chacun s'accroche encore à son bout de web pour avoir encore un chez soi pour accueillir des gens qui nous correspondent. Dommage encore que la maison ne puisse pas être plus grande, mais bon l'expérience blog-libre, j'ai déjà donné.

Remarque bonus : j'ai cherché de la documentation sur la partie messagerie instantanée de Thunderbird, des articles annonçant la sortie mais finalement aucun test. Les expériences sont encore nombreuses à partager sur internet, tout n'a pas été écrit.

Pour en finir avec les réseaux sociaux

dimanche 23 août 2015 à 08:00

Dans l'article liens de cascador où ce dernier balance une très longue liste de liens (étrange) vers de blogueurs plus ou moins libristes, on a une intervention intéressante de l'ami Cabernet138 ou C138 qui fait plus nom d'arme à feu d'ailleurs en passant qui mérite d'être relevée.

Par contre, il y a une mé-compréhension, l’interprétation du “socialisons” «à la CB» c’est simplement entre blogueurs (se serrer les coudes, se renvoyer les ba-balles, créer une communauté mais distribuée, etc). Citer ses copains c’est parfaitement normal et bienvenu mais ça ne crée du lien/liant qu’à l’intérieur du-dit cercle.

Diffuser son best-of de flux ou blog, c’est également louable, mais est-ce cela le lien social …? J’ai un doute.

PS : Tout cela n’est qu’une conséquence logique (et pas spécialement néfaste) du fait que, je pense, CB a précisément un rapport délicat avec les aspects collectifs / socialisants. C’est un éternel recommencement entre sa recherche de mécanismes “sociaux” et leur rejet lorsqu’il s’aperçoit qu’il en perd d’une certaine manière le contrôle (blog-libre, framasphere, comptes divers sur les réseaux…).

On va commencer par la première partie dans laquelle citer ses copains ce n'est pas faire du social, je comprends la position de Cabernet qui de mémoire est quelqu'un d'actif sur le terrain auprès des vrais gens, on n'a pas la même notion de social. Néanmoins je pense que le mouvement libre doit aussi avoir sa présence sur l'internet et que c'est une forme de social que de former une véritable communauté. Mettre en avant le boulot des uns, des autres c'est un début, mais cela va au delà de ça, c'est aussi converser hors ligne et pourquoi pas se rencontrer en vrai. Hugues qui est intervenu dans les commentaires dernièrement et avec qui je buvais un coup à Gruissan la semaine passée m'expliquait qu'il était surpris de voir que j'avais répondu à sa question sur le ZTE, que Genma aussi et que finalement on était des gens qui répondait aux mails, des êtres sociaux en quelque sorte. Certes on ne quitte pas réellement le cercle, mais en contrepartie le cercle est largement ouvert, je réponds aux questions quand on m'écrit, donc oui, je fais du social. L'autre part de social serait de participer à des lugs, monter une association pour la promotion du logiciel libre, faire de l'entraide, j'en fais un peu à ma façon, à l'occasion j'essaierai d'aller plus loin, dès que je peux rencontrer des gens en vrai, je le fais. Je reste tout de même convaincu qu'avec la disparition de mon internet, se serrer les coudes avec les copains c'est plutôt sain.

Je ne tiens pas du tout rigueur à Cabernet138, cela fait partie des gens qui sont intelligents, certainement intéressant mais la critique principale que je lui ferai, c'est qu'on a souvent l'impression qu'il est là pour vous emmerder pour un mot de vocabulaire, une idée, une recherche de la précision absolue, plutôt que dans le message de fond. Dès lors l'expression faire du social, ce n'est peut être pas ce qu'il faut dire mais on fera comme si. La seconde partie du message par contre n'a rien à voir avec la précision mais avec de la psychologie de comptoir, et c'est pour une fois mon tour de jouer les correcteurs. Mélanger blog-libre, framasphère, et les réseaux sociaux, c'est un manque de précision, une approximation que je me dois de corriger, je cite :

Nous choisissons tous notre façon de perdre notre temps, l'informatique, l'internet c'est pour le moins chronophage. En vieillissant j'essaie de me limiter uniquement à ce que j'estime utile, que ce soit en hardware ou en logiciel, il en est donc de même pour les réseaux sociaux. Petite énumération.

J'avais créé un compte linkedin il y a quelques années, l'idée cachée derrière tout ça c'est quand même de se créer un réseau au cas où on a besoin de trouver du travail. Je suis salarié du ministère de l'agriculture, je suis désormais dans un établissement solide et même je dirai de façon plus simple que linkedin n'est pas un réseau fait pour les profs, je pense que j'ai passé l'âge pour me remettre au COBOL, je n'ai donc pas d'intérêt à rester sur ce réseau. Il est à noter de plus que dans ma fédération nous avons un réseau social d'entreprise du nom de Yammer, je peux donc "socialiser" avec tous les profs de ma corporation, reste à savoir s'ils seront intéressés. Car et c'est le point certainement le plus important, les professeurs ne sont pas des communicants qui ont l'habitude de voir partir des gens, on s'attache donc peu.

Facebook j'ai beau tourner le problème dans tous les sens, je n'arrive pas à en faire une source d'informations viable. J'ouvre ma page, je vois une ancienne élève qui a mis une photo avec trois verres de vin et qui pense qu'après ça ira mieux, je suis ravi pour elle, je m'en moque complètement. Je pouvais penser comme je l'avais écrit il y a peu que cela pouvait être une source intéressante pour qui n'a pas les moyens techniques ou financiers d'avoir un site web, mais même là je trouve qu'on manque encore d'infos, que c'est plat. Je vais conserver ce compte et le mettre en sommeil pour ne m'en servir que comme "boîte mail", dans le sens où j'attendrais qu'on m'interpelle si on a besoin de moi. Si d'ici quelques mois je constate que personne ne me sollicite, je fermerai ce compte qui n'aura aucune utilité.

J'avais ouvert un compte pinterest, je l'ai fermé très rapidement, ce qui m'incite à ne pas ouvrir de compte snapchat, instagram, tumblr qui pour ma part sont la finalité de la paresse et de l'internet moderne, même plus l'effort de produire un contenu texte, on se limite à une simple image. 

Je n'ai jamais envisagé de créer un compte Google+ car il se contente d'être une copie de facebook améliorée, à priori sans les kikou lol, on y trouve des gens comme Frédéric Bezies ou d'autres personnes que je lis. Il a pu m'arriver de lire quelques conversations mais en fait rien de bien intéressant rien que je n'ai pu apprendre en fait et c'est certainement le coeur du problème. La population que je fréquente sont les geeks, les barbus en fait, ce qui nous entraîne directement sur la question du pourquoi pas / plus diaspora. On a un peu le croisement de toutes les réponses précédentes. Les libristes dans diaspora c'est la baston régulière, la guerre de tranchée car souvent chacun reste sur ses positions. Les gens que je serai amené à suivre, avec qui je voudrai communiquer, il m'est toujours possible de passer par leur mail ou par l'intermédiaire de leur blog. Des souvenirs que j'ai pu avoir de ma période diaspora c'est beaucoup de tension, beaucoup de baston, et finalement peu d'apprentissage qui reste l'un de mes buts premiers. Par conséquent, je n'ai pas d'utilité à l'heure actuelle d'ouvrir un compte diaspora et je vais me contenter de rajouter le flux RSS de quelques uns comme je le fais pour certains shaarlis par exemple.

Dernier réseau que je n'ai pas abordé, Twitter, et c'est certainement à l'heure actuelle celui qui me tente le plus même si l'action se casse la figure, qu'il va mourir ou qu'il sera acheté par Facebook. Twitter c'est la place publique dans laquelle vous allez trouver tout le monde ou presque, des gens mais aussi des marques. J'entends par là par exemple, que si je cherche des informations, le première réflexe c'est à l'ancienne, trouver le site qui va bien, pas toujours simple dans les moteurs de recherche. Facebook c'est impossible, le système est mal foutu, pas de moteur de recherche précis sur les mots, seulement sur les personnes. La limitation en 140 caractères même si vous verrez qu'elle sera levée permet de trouver très rapidement l'information. J'évoquais le ZTE OPEN L de ZTE, le remplaçant de l'OPEN C, voyez d'une part qu'il existe un compte officiel ZTE France, d'autre part les personnes qui interpellent pour une date de sortie, et enfin une réponse de ZTE Angleterre qui dit qu'on nous tiendra au courant.

Si aujourd'hui je dois m'inscrire sur un réseau social, ce sera certainement Twitter car c'est celui qui me donnera une information que je n'aurais peut être pas ailleurs, loin de toute autre considération sur ma personnalité en faisant de la psychologie à deux balles.