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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Faut que ça marche ou les raisons d'un échec

jeudi 17 septembre 2015 à 16:30

L'un des problèmes majeurs qu'il y a dans l'informatisation dans le milieu scolaire c'est la différence de représentation qu'on se fait de l'enseignant au niveau du ministère et l'enseignant dans la vraie vie de tous les jours. Au ministère, le prof c'est Superman. Le prof a une aura naturelle qui lui permet de maîtriser n'importe quelle situation en employant la phrase "hé toi le jeune", le prof est capable de produire un travail différencié pour chacun des 27 élèves de sa classe, le prof sait s'adapter à n'importe quelle réforme et il n'a aucun problème à attaquer un programme dont il ne connaît pas encore le référentiel. Dès lors, il est facile d'imaginer que le prof puisse gérer le tout numérique, de la création des séances à l'entretien du matériel. Malheureusement pour l'état, l'enseignant n'est qu'un homme ou une femme comme les autres, avec parfois encore moins de compétences que ce qu'on pourrait espérer.

Cela fait douze ans que je suis prof, douze ans que je côtoie mes pairs. Nous le savons j'ai toujours conservé des traces d'ingénieurie, de technicien, je ne suis pas réellement un prof comme les autres. La photocopieuse c'est le point névralgique, la photocopieuse c'est la meilleure amie du prof, un peu comme la machine à café. Trois photocopieuses à disposition dans l'établissement, nous sommes nombreux mais choyés, je constate assez rapidement que seule une photocopieuse est utilisée. L'ancienne ce sont les nostalgiques qui vont dessus, dans les nouvelles on fait la queue devant l'une d'entre elle, pourquoi pas l'autre. Il se trouve que depuis un an, ce photocopieur est capricieux, il bourre et envoie les tirages parfois dans le mauvais sens. La logique que nous connaissons tous c'est bien sûr de chercher l'erreur, de la vérifier et effectivement le photocopieur bourre. L'enseignant attend que quelque chose se passe, un miracle par exemple, ou que quelqu'un fasse quelque chose. Le technicien que je suis prend son téléphone, fixe un rendez vous, rencontre le technicien, reste avec le technicien pour voir ce qu'il faut vérifier, attend le diagnostique du technicien qui a constaté effectivement une erreur récurrente et change le paramétrage. Le lendemain matin 8 heures, premier bourrage, j'envoie un SMS au technicien, j'enverrai un SMS à chaque fois que j'ai un bourrage, jusqu'à ce qu'il trouve la panne ou change la machine, parce qu'il faut que ça marche.

Présenté comme ça , on pourrait penser que je donne une vision négative du métier, ce n'est pas le cas, il faut vraiment que ça marche. A l'époque où j'étais ingénieur, il fallait que je code, alors je codais. Aussi informaticien que j'étais, je n'avais pas à intervenir sur le réseau, entretenir ma machine, j'arrivais et ça marchait, bon mal à l'époque parce que c'était la période du virus Sasser, mais ce n'était pas ma préoccupation, il est donc légitime que le prof ne doive pas se préoccuper du bon fonctionnement du matériel, faut que ça marche.

Pour que ça marche, en milieu éducatif de surcroit il y a quelques conditions :

La simplicité qui parait pourtant quelque chose de totalement évident est parasitée par deux types d'individus : les gens qui ont de très grandes idées, les techniciens qui ne sont pas capables de se mettre à la portée des autres. C'est certainement la première catégorie de personnes qui est la plus dangereuse, car elle parasite totalement l'apprentissage. On est face à un public qui maîtrise mal les outils d'une part, qui a peu de temps à consacrer à la maîtrise de ces outils tout simplement parce que la pédagogie ce n'est pas que de l'informatique, l'informatique est un simple outil au service des autres disciplines. Malheureusement comme il faut que certains pédagos justifient leur fiche de paye, on va assister à la multiplication des plateformes, des projets, sans réellement s'intéresser sur la portée et l'intérêt pédagogique. Tout outil doit être utile à l'enseignant sinon il n'a pas de raison d'exister. Qui d'autre est mieux placé qu'un enseignant pour comprendre un autre enseignant ? Les personnes ressources se doivent d'être des professeurs qui partagent le quotidien et le vécu de leurs collègues sinon on s'éloignera de façon systématique des problématiques à traiter.

La robustesse d'une solution c'est pas compliqué, si on a un truc qui plante tous les quatre matins c'est qu'il ne s'agit pas d'une solution robuste. Ca a l'air complètement stupide ce que j'écris et pourtant l'usure est un paramètre à prendre en compte dans le découragement. Pendant une période dans mon ancien établissement on a eu des déconnexions de façon récurrentes de la box qui n'était pas de notre fait, ça peut vous flinguer des séances complètes. Les bonnes solutions ne relèvent pas du bricolage, il faut faire appel à des professionnels pour les poser.

La pérennité c'est mission impossible dans les conditions actuelles et ça le restera sans volonté politique. Prenez notre installation par exemple, j'ai une base debian, c'est du solide, de l'autre côté on a du serveur Microsoft c'est du solide, néanmoins c'est du provisoire et pour au moins quelques raisons. Du côté de debian, pas trop de souci à me faire, j'ai regardé les machines, elles ont l'air de toutes supporter le PAE si bien que je n'ai pas d'inquiétude à ce niveau, de plus la prochaine version de Debian arrivant en 2017 ou 2018 j'ai le temps de voir venir. Le seul problème de mon côté pourrait venir du client 2XO, ce n'est pas dans les dépôts officiels, c'est un programme extérieur, aucun client RDP n'est capable de faire ce qu'il fait, j'en ai réellement besoin même si d'ici là les autres clients auront peut être progressé. Au niveau des serveurs Windows, je suis moins bon là dessus, mais je dirai qu'on a dû voir passer 2000, 2003, 2008, 2012, si bien que c'est n'est pas non plus une cadence de folie de ce côté là. Il faudra espérer que Microsoft reste carré dans ses accès dans sa prochaine version de serveur.

Même si le gros oeuvre ne doit pas trop évoluer, les produits avoisinants eux évoluent en force. Regardez les changements d'interface dans la suite bureautique de Microsoft Office, regardez la bascule dans le cloud, il faut se mettre à la page de façon très régulière et c'est normal car si les enseignants auraient besoin de s'installer dans la durée, les vendeurs de produits et de services informatiques ont besoin de vous faire consommer un maximum. Les profs ont du mal à suivre parce qu'à l'instar des programmes qui changent tout le temps de la paperasse qui s'accumule, aucun environnement informatique ne perdure, aucun environnement n'est le même d'un établissement à l'autre, il n'y a absolument aucune cohésion.

On rigole souvent à l'évocation d'un système d'exploitation français pour les français et pourtant c'est certainement cette solution qu'il faudrait utiliser pour assainir la situation. Une indépendance totale vis à vis des majors de l'informatique, un système d'exploitation libre et on se prendrait à rêver. Et pourtant à y réfléchir, un système d'exploitation Debian à peine bricolé, quelques services en ligne bien choisi, ce serait certainement une meilleure idée que d'offrir un ipad à des enfants.

De l'argent en France, ce n'est pas ce qui manque, mais force est de constater qu'une fois de plus on ne demande jamais aux vrais intéressés comment il faudrait employer. Si on bloquait pendant cinq ans tous les postes professeurs, élèves, avec les mêmes logiciels, la même interface, afin que tout le monde puisse se stabiliser, on assisterait à une vraie progression de l'informatique pour tout le monde. Malheureusement, on se contente de subir les modes, les pressions, sans avoir l'ambition d'une informatique scolaire d'envergure nationale.

Stakhanov

jeudi 17 septembre 2015 à 12:00

Salle informatique numéro 1 accomplie, 24 postes, salle informatique numéro 2 accomplie, 16 postes, le CDI et ses 9 postes, j'ai largement passé la cinquantaine. En fait vous allez me dire 49 et d'apprendre à compter pour un prof de maths, mais si je rajoute les PC d'avance, je pense que j'avoisine bientôt les 60 UC réinstallées depuis une dizaine de jours. Au moment où je trouve / prends le temps d'écrire ces quelques lignes, je m'attaque à la suite du chantier :

Quand j'aurai fini ça je serai à ce que j'appelle le point de départ. Il m'est totalement impossible de démarrer autrement, c'est à dire voir les choses. Quand je rentre dans une pièce avec des ordinateurs dans tous les sens, des cartons de partout ça me bloque, je ne peux rien envisager d'autre que de faire le grand ménage. Cela s'étend d'ailleurs à tout, j'avais donné un exercice en seconde, des papiers partout, les tables en vrac, un balai, pousser les tables, et puis j'allais mieux.

La problématique c'est que ça prend du temps. A l'heure actuelle, je pense que j'ai passé le cap des 60 heures de travail par semaine, informatique, corrections, cours, préparation confondus entre le domicile et le lycée. Les gens ne sont pas réellement utilisateurs des salles informatiques, je pense par habitude, l'habitude que cela ne fonctionne pas. Ma démarche donc, de me voir passer avec des sacs poubelles, des ordinateurs à longueur de journée peut finalement paraître abstraite pour cette population qui est dans ses tracas quotidiens, dans l'attente du changement promis. Concrètement depuis que je suis arrivé, pour eux rien n'a vraiment changé, j'ai réparé quelques broutilles, pris le temps d'expliquer un peu ici ou là mais la révolution tant attendue n'est pas encore présente.

La révolution devrait se produire le 22 septembre comme je l'ai déjà écrit avec la sortie du nouveau pack Microsoft pour lesquelles nous avons gracieusement les licences, du fait d'avoir Office365 pour les enseignants. En effet dès maintenant il serait possible de mettre la session pour les profs mais dans dix jours il faut réinstaller une nouvelle version, ça n'en vaut pas la peine.

Alors en attendant je communique, j'explique, je demande de patienter, je raconte le travail que nous faisons avec le collègue et pour l'instant c'est suffisant. J'ai des remerciements, des encouragements, je crois que les gens se rendent compte que j'y suis, nous y sommes en fait, puisque mon collègue a largement son lot de travail aussi.

Je pense que la communication est prépondérante, car l'informatique c'est comme un train de la SNCF. On veut bien accepter qu'il ait cinq heures de retard mais savoir pourquoi.

Le net de demain quoi qu'il advienne ne nous appartient toujours ... pas

dimanche 13 septembre 2015 à 18:00

J'ai à peine réagi sur les gens qui ont écrit des articles en réponse à l'opinion que j'ai pu émettre par rapport à Firefox OS, je pense que cela n'en vaut pas la peine, j'aimerai tout de même rebondir sur deux choses tout de même. La première, c'est que le jour où j'arrête de bloguer, le jour où je décède, je pense que cela va engendrer une crise panique chez certains qui ne pourront plus s'appuyer sur "Cyrille BORNE a écrit" pour monter un billet, ils devront alors chercher des sujets plus personnels, j'espère qu'ils en trouveront, sinon il ne reste plus qu'à me souhaiter une longue vie. La seconde c'est qu'on confond chez moi pessimisme et réalisme. Écrire que Firefox OS en septembre 2015 en France, c'est la débâcle, c'est peut être exagéré mais loin d'être totalement infondé.

Je cherchais des exercices de maths, moteur de recherche donc et je suis arrivé sur l'île des mathématiques, c'est un site vieux comme le monde avec des contenus qui n'ont pas réellement évolué, et pourtant désormais si vous voulez accéder aux contenus :

C'est désormais devenu monnaie courante sur le web, c'est en passe d'ailleurs de devenir la nouvelle normalité, si tu veux tout voir, tu payes ou tu t'inscris. Si payer on peut comprendre, s'inscrire, Dieu seul sait avec la NSA ce qu'on fait des données personnelles. Jusqu'à maintenant je voyais le phénomène se répandre sur les sites d'actualité, quel que soit le domaine d'ailleurs, on y voit l'évolution logique, légitime de sites internet qui sont arrivés à maturité, comprenez, avoir plus ou moins flingué la presse papier pour avoir la légitimité aujourd'hui pour demander de l'argent.

Le site pédagogique me choque davantage, même si on peut après tout y voir une forme de logique. Des exercices originaux, où les trouve-t-on si ce n'est dans les livres qui sont payants, qu'est ce qu'un forum d'entraide si ce n'est un cours presque particulier puisqu'il est vu par des tas de gens dans le cas de l'internet, cours privés qui nous le savons se monnayent très chèrement.

En fait, je pense que je suis plus interpellé ici qu'ailleurs puisque c'est mon métier, j'y vois la porte ouverte à la mutation de l'internet qui est en marche où la notion d'échange, de partage qui était l'essence même des origines du net est en train de virer au tout pognon. C'est d'ailleurs en cohérence avec les sites de type comme Uber qui se multiplient et qui  finalement sous l'aspect super cool de mettre en relation des gens par le net, sont les nouvelles sangsues à pognon du collaboratif.

On me fera remarquer que tout travail mérite salaire et que moi-même je ne vais pas travailler gratuitement chaque matin, mais qu'on me paye pour ça. Oui c'est vrai. Néanmoins, si l'on occulte les bulles de monétisation successives de l'internet, avec notamment le fameux gagner de l'argent avec son blog qui nous aura tous plus ou moins tenté à une époque, où on aura vu des gens essayer mais surtout arrêter voyant que cela ne marcherait pas, je suis largement plus surpris de voir des gens qui avaient monté leur site à l'époque dans cet esprit presque hippie de partage se transformer en boursicoteurs.

Et pourtant difficile de leur jeter la pierre, car c'est le moment propice, les plus audacieux se sont lancés dans ce modèle économique, une bonne partie du web gratuit s'effondre, il ne reste plus qu'à emboîter le pas aux précurseurs. On aura beau m'expliquer que les contenus gratuits se déplacent vers les réseaux sociaux mais des énoncés de maths par facebook ou par twitter, je pense que c'est plus difficile car tout simplement les réseaux ne sont pas faits pour ça, ils se contentent d'une information fugitive sans pouvoir la figer.

L'effet de bord de tout ceci c'est que vont demeurer on l'espère, les derniers bastions du libre, Wikipedia, Sesamaths, Framasoft pour ne citer qu'eux. Néanmoins si ces sites commencent à drainer de plus en plus de monde en quête de gratuité ou de liberté, rayer la mention inutile, on verra deux problèmes : la demande en ressources techniques pour gérer tout ce beau monde qui va nécessiter davantage de moyens, la pensée unique comme on le voit avec Wikipedia. Rajoutons à cela que les grandes institutions libres sont l'objet de toutes les attentes, et que les décisions sont scrutées à la loupe. Pas besoin de commenter plus, il suffit de voir les relations houleuses qu'entretiennent les usagers des produits de la fondation Mozilla avec l'association qui pourtant promeut le libre pour comprendre que ça devient particulièrement tendu, plus que chez n'importe quelle entreprise qui fait utiliser à des centaines de millions d'utilisateurs des logiciels propriétaires.

Je ne propose rien, je me contente simplement de tirer sur les ambulances, toutes, sans aucune distinction. Ah si quand même, je propose quand même, un peu d'astuces, un peu d'aide, quelques pistes de réflexions et ce toujours librement.

Pour lire la suite de cet article il faudra débourser 9.99 € par mois, grâce à cela vous obtiendrez des avantages incroyables comme d'authentiques cailloux de la clape issus de l'arrière de ma maison.

Astuce : recevoir des notifications depuis Scolinfo

dimanche 13 septembre 2015 à 14:30

C'est une élève qui m'a fait remarquer ça en classe, il est désormais possible d'associer un mail à scolinfo pour recevoir des notifications en cas de nouveau message. Pour ceux qui ne sont pas parents, pas profs ou pas élèves dans le privé, scolinfo c'est notre ENT. L'intérêt des ENT scolaires pour les parents c'est d'être en contact avec les enseignants, la réciproque est aussi vraie pour les profs néanmoins la problématique c'est de savoir s'il y a eu un message dans l'ENT ou non puisque c'est un mail fictif, un mail qui ne peut pas sortir de l'application. Jusqu'à maintenant la seule possibilité pour savoir si quelqu'un vous a écrit c'était d'aller sur l'ENT sport qui peut devenir très vite lassant, par ce biais, on n'a pas besoin de scruter l'ENT de façon super régulière. 

Je n'ai pas vu cette fonctionnalité dans pronotes, qui pour ceux qui ne sont pas profs, parents ou élèves dans le public est un ENT qu'on trouve pour de nombreux établissements scolaires publics.

A domicile, plus facile qu'à l'extérieur

samedi 12 septembre 2015 à 21:45

Comme annoncé dans le dernier billet, le but c'était de finir la salle informatique, c'est désormais chose faite. Quand je dis finir, c'est non seulement la migration des postes sous Linux mais aussi la propreté de la salle. C'est le troisième établissement que je fais et le cérémonial est le même, le grand nettoyage. Je crois que c'est une espèce de mélange entre le manque de temps, la négligence, la peur de jeter, mais il n'empêche que de façon systématique on se retrouve très rapidement avec une poubelle, pour ma part une benne quasi complète ce vendredi. Vendredi 7 heures de cours, j'ai beau arriver à 7h15 le matin, pas le temps de vraiment faire de l'informatique, je me suis donc limité au rangement, par contre le soir j'ai commencé à embarquer quelques tours. C'est désormais je pense la technique que je vais utiliser, prendre le temps de charger le partner pour réaliser à domicile, c'est bien plus confortable qu'à l'arrache dans la journée.

Il faut savoir que le parc a été maintenu par un emploi jeune pendant quelques années, il avait à sa charge principalement le réseau, mon collègue d'informatique en a fait beaucoup, mais seulement le problème c'est qu'il n'a pu faire qu'un traitement dans l'urgence, répondre à la demande pressante des collègues. Ma démarche ici est totalement différente, lui continue de réagir aux urgences, moi je reprends tout le matériel et je fais le tri. Pour exemple l'emploi jeune a déclaré "mortes" certaines tours, sans connaître la raison, il y a des UC dans tous les coins du lycée. Quand bien même elles seraient mortes, il faut trouver la cause, récupérer des pièces, rassembler des machines avec les composants, amener le reste à la déchetterie. On m'a invité à utiliser des systèmes comme Fog par exemple, ou le serveur clonezilla, néanmoins c'est prématuré pour le moment. Comme j'aime souvent à le rappeler la solution la plus rapide est celle qu'on connaît, je conçois que si je déployais un serveur de clonage à terme ça irait certainement plus vite que mes promenades à coup de clé USB néanmoins je n'en suis pas totalement convaincu dans la situation présente.

Le parc est vieux, c'est "voulu" ou disons ce n'est pas grave, mais cela peut entraîner quelques comportements spécifiques d'une machine à l'autre. Pour exemple j'ai une série de Thinkcentre, sur un des postes, un seul, il faut faire deux fois éteindre pour que le poste s'arrête. Ces machines ont de plus la caractéristique d'exclure par défaut certains périphériques du bios, ça a été une découverte pour moi, au lycée j'ai galéré car je n'arrivais pas à booter sur l'USB, à la maison avec le temps, j'ai réussi à trouver, regardez dans l'écran ci-dessous

Le parc est totalement hétérogène, cela peut rendre la tâche encore plus complexe pour un serveur de clonage. J'ai ramené 9 unités à domicile, voici dans le désordre les problèmes techniques que j'ai pu rencontrer :

Sur les 9 machines embarquées pour ce weekend, je n'ai pas pu en arranger une, je savais que le disque dur était défectueux, j'ai pris le premier disque qui passait par là dans l'atelier, la faute à pas de chance il était défectueux lui aussi.

J'ai passé un très long nombre d'heures là dessus profitant de la mauvaise météo dans la région, c'est dans ce genre de circonstances qu'il faut en profiter. Situation parfois cocasse, le tournevis à la main la tête dans un PC en train de faire les mots de dictée, l'anglais ou les tables de multiplication parce qu'on rigole, on rigole mais la vie continue. Comme vous pouvez le voir, ça devient rapidement la pagaille, je vous raconte pas la poussière derrière et le temps de ménage qui va avec ...

Cette semaine l'idée sera de récupérer l'intégralité des postes de la seconde salle informatique et de la finaliser. Nous pensions faire passer les professeurs sous TSE le plus rapidement possible, néanmoins nous allons attendre le passage à Office 2016 qui doit paraître le 22 septembre. Il ne faut pas se rater avec la migration des profs, il faut réellement qu'ils sentent le progrès par rapport à l'existant. Une fois que j'aurai passé cette étape, il me faudra faire le grand ménage dans l'atelier qui en a bien besoin.