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Le Blog de Cyrille BORNE

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La limite : ma femme et mes enfants d'abord

jeudi 15 octobre 2015 à 14:00

Mon utilisation des produits Microsoft à outrance suscite quelques interrogations dans les commentaires, j'ai répondu je pense à toutes les questions et j'aimerai faire une petite synthèse.

A l'heure actuelle j'ai une fédération agricole full office 365, un établissement full Microsoft, faut-il entrer en résistance ? La réponse est bien évidemment non. Mon chef d'établissement lors de l'entretien, enfin surtout après, avait peur que je sois un fou furieux qui refuse d'entendre parler de Microsoft, une espèce d'intégriste du libre. Il est depuis rassuré, même si je râle du matin au soir qu'on devrait tout passer au libre et mettre du libreoffice de partout. On a un réseau solide, les gens ont des habitudes de travail que nous malmenons largement depuis le début de l'année avec ma moitié, c'est beaucoup pour des profs. Faudrait-il en plus les basculer sur owncloud, sortir de la fédération nationale pour ne pas qu'ils stockent leurs documents chez la firme américaine, se priver de l'annuaire et de toutes les fonctionnalités pour leur bien. Non, et douze fois non. J'ai toujours demandé à ce qu'on respecte mon travail et devient très agressif quand ce n'est pas fait, il est normal de respecter le travail des autres. Arrivant dans une structure je me soumets à ce qui est déjà en place surtout quand ça fonctionne, l'enseigne nationale travaille avec office365, nous travaillons donc logiquement avec office365.

Si RMS cet illuminé que certains vénèrent peut se permettre son mode de vie, sans femme, sans gosse qui je le rappelle sont des fardeaux dans son jargon, j'ai personnellement opté pour un autre mode de vie : marié deux enfants et les responsabilités qui vont avec. Dans les premières responsabilités ramener la paye, je ne me vois pas expliquer à ma femme que j'ai été licencié car je suis rentré en guerre contre les suppôts du capitalisme. Voilà, vous avez trouvé ma limite, ma femme et mes enfants d'abord. J'applaudis donc très fort et je salue les gens qui ont le courage de mettre le foyer en péril pour leurs opinions, ce n'est absolument pas mon cas, une fois de plus vous tomberez sur l'écueil du père de famille modéré en lisant mon blog.

Ce qui me permet d'enchainer sur la sphère. Je suis utilisateur de logiciels libres, on a vu que ma sphère ne pouvait pas s'étendre de façon systématique à la sphère du travail, même si j'ai toujours mon lycée précédent sous Debian, Ipfire mais quand même office 365. Jusqu'où on va ? Où est la limite ? J'ai envoyé bouler Genma dans les commentaires sur un précédent billet car on a parfois l'impression que le libriste c'est pervers pépère de Gotlib. Le gars à l'affût pour sortir son logiciel libre de sous son manteau dès que l'occasion s'en présente.

 

Dans le cas présent il s'agissait d'une collègue dont le PC sous XP fonctionnait parfaitement qui doit avoir passé la soixantaine, qui est grand mère, des tonnes d'activités et à qui il faudrait imposer du logiciel libre, la réponse à tous les maux. Framasoft dit : l'important c'est d'essaimer. L'expression est très bien choisie : En parlant des jeunes abeilles, quitter la ruche pour former une colonie nouvelle. C'est ce qu'il faudrait faire, mais avec mes années de librisme, j'ai surtout semé au vent. J'ai jeté au vent, ça a poussé, et puis j'ai été muté, donc j'ai quitté le jardin qui est peut être à l'abandon aujourd'hui ou éventuellement remplacé par Microsoft. Essaimer ça signifie rendre opérationnel toute personne que l'on forme à Linux pour qu'elle ait derrière la capacité à son tour de former de nouvelles abeilles, c'est totalement utopique. Cela fait 10 ans passés que j'utilise les logiciels libres, j'apprends tous les jours, c'est une passion qui prend du temps, c'est une passion, c'est donc quelque chose que je fais avec énormément d'intérêt. Présupposer que chaque personne qui utilise un ordinateur peut se transformer en libriste averti et convaincu c'est montrer son narcissisme, c'est comme considérer qu'il est normal de mettre un sanglier mort dans sa voiture pour en faire des pâtés le soir parce qu'on a fait ça toute sa vie. La problématique ici c'est est une fois de plus la cible, mamie a d'autres chats à fouetter que de compiler son kernel. Faut-il pour autant abandonner les gens pour qui l'informatique, faut que ça marche, certainement pas, il faut les éclairer, dire que des alternatives existent et avoir la capacité de les accueillir dans ces alternatives. C'est là que ça pose fortement plus problème d'où certainement à terme la nécessité d'avoir un prestataire payant mais c'est une autre histoire.

Je ne ramasserai pas le sanglier que je viens d'écraser, Mamie ne compilera pas son kernel en déplaise aux chasseurs et aux linuxiens. Néanmoins je peux peut être acheter mon pâté chez le gars qui ramasse les sangliers plutôt que du pâté industriel, encore faut-il qu'on me donne une bonne adresse, de la même manière Mamie peut avoir son PC sous Linux si elle a un bon prestataire qui s'en occupe.

Jusqu'où je vais ? Jusqu'où je peux aller ? La sphère pour moi c'est avant tout la famille car j'assume, j'assure. Mes gosses sont sous Linux, je leur apprends l'utilisation, mes beaux parents ont un PC sous Handylinux, je prends le temps de répondre de façon systématique à mon beau père qui a encore rendu muet l'appareil, c'est une sphère que je peux "contrôler", une sphère où personne ne sera à l'abandon, c'est à mon sens la sphère primaire sur laquelle on devrait réellement réfléchir, la sphère de nos proches. Mes enfants sont jeunes, sont Linuxiens car ils n'ont pas le choix, n'ont aucune idée de pourquoi ils sont sous Linux, par contre ils se rendent compte par rapport à leurs petits camarades qu'à la maison ça marche toujours. Je leur apprends à utiliser Linux, comme je leur apprends à changer les courroies de machine à laver, comme on leur apprend à cuisiner car c'est notre rôle de parents, apprendre des trucs qui peuvent servir dans la vie. Quand on voit les gens empêtrés dans l'informatique, les fortunes que ça coûte, il est intéressant de savoir quelques choses, ceci est valable dans le domaine du bricolage, de la voiture et de tas d'autres choses, plus tu en sais moins tu payes. Est ce que j'essaime pour autant ? Probablement pas de façon naturelle en tout cas je vais essaimer de force. Les enfants sont trop jeunes pour la maintenance du serveur pour la compréhension générale de l'informatique de la maison, pour tout ce que je fais tourner, alors imaginez la philosophie, mais il faudra qu'ils finissent par maîtriser car malheureusement ma femme n'entrave rien et ça ne l'intéresse absolument pas, s'il m'arrive quelque chose un jour, il faudra bien que quelqu'un sache ce qu'il y a à faire ne serait ce que pour le nom de domaine lié aux mails de la maison.

Je peux espérer donc que je finirai par essaimer chez moi, que j'aurai une vie longue et que j'essaimerai chez mes nièces, que j'essaimerai un jour chez mes petits enfants. Car avant de vouloir refaire le monde, la charité bien ordonnée commence certainement par soi-même.

Comme je le disais dernièrement, je peste de voir que le framasoft ne sort pas son joli tablier de madame la marchande, je me contente de pester car je n'ai rien à imposer. De la même manière je peux tout à fait comprendre qu'on peste de me voir m'investir dans des produits Microsoft et je répondrai deux choses dont une qui ne fera pas plaisir :

Trop de sérieux dans le libre, trop de tension, pas assez d'humour et de plaisir, trop de frustrations certainement, pour ma part c'est le bonheur, tout roule dans mes apprentissages et mes paradoxes qui finalement n'engagent que moi. Ceux qui voyaient un chevalier blanc en armure aller au casser pipe pour défendre le libre se sont indubitablement trompées de personne.

La sortie est par ici, n'hésitez pas prenez la lanterne et allez chercher un meilleur représentant. Pour les autres, ceux qui savent où ils se trouvent, nous apprendrons demain comment synchroniser ses comptes facebook, twitter, Google et Microsoft. Peut être pas.

 

Astuce : fortement augmenter la vitesse de migration d'un ordinateur vers Windows 10

jeudi 15 octobre 2015 à 12:30

J'ai une masse assez conséquente d'ordinateur Dell à faire passer de 7 vers 10. C'est long, c'est pénible, et c'est une vraie perte de temps.

  1. désactivez les mises à jour de Windows 7 s'il s'agit d'une installation fraîche du genre recovery. Windows s'énerve tout seul à vouloir rebooter la machine, c'est pénible
  2. Sur le précédent ordinateur que vous venez de migrer pendant des heures, récupérez les répertoires suivants (voir plus bas) en supposant qu'il s'agit du même Windows (professionnel, familial etc ...)
  3. Sur le nouvel ordinateur copier ces même répertoires. Dans le répertoire ESD\Windows\ vous avez un setup, lancez le, en moins d'une heure j'avais bouclé l'affaire.

Bonus : il semblerait que Microsoft dans le passage de Windows 7 vers Windows 10 fasse un truc bizarre genre changer le numéro. Si pour Windows 7 vous devez avoir l'étiquette qui va bien sur la machine vous donnant le numéro de licence, pour Windows 8, le numéro n'existe pas. Le logiciel Recall permet de récupérer la licence de votre OS que vous devriez garder précieusement quand votre disque va crasher. A l'heure actuelle si votre machine meurt en Windows 7, vous pouvez télécharger l'iso sur le net, utiliser votre numéro de série, voir que ça plante et appeler gratuitement Microsoft pour réactiver votre licence. Comment ça va se passer pour Windows 10 ?

Le oh oui vas y fais moi mal du jour, Microsoft strike again

mercredi 14 octobre 2015 à 21:00

Nous avons donc ressorti notre bon vieil office 2007 sur tous les postes des collègues, pour pallier notre problème de licence éducative qui finalement ne nous permet pas d'installer office 2016 dans tous les coins. Comme je l'exprimé auprès du chef et de mon binome informatique, en utilisant finalement très peu la puissance des outils, 2007 convient parfaitement pour les besoins, nous avons de plus tellement de choses à apprendre à nos collègues notamment avec l'utilisation de office 365 que ce n'est donc pas une fatalité. J'en profiterai pour mettre ma cagoule de libriste et chanter les louanges de Libreoffice. On arrive finalement aux vacances et j'aurai rempli les objectifs même si on vient de perdre 10 jours.

La prochaine étape c'est de montrer comment la synchronisation des documents à travers le onedrive c'est à dire l'espace de stockage de Microsoft c'est trop bien. Je notais dernièrement que Microsoft avec son OS frappait vraiment très fort en pénétrant les foyers directement dans la data. Ceux qui utilisent Windows 10 auront pu constater qu'ils ont désormais un compte onedrive, un glisser déposer leur permet de synchroniser l'intégralité des documents avec un compte outlook traditionnel et avec d'autres ordinateurs, smartphone, tablette. Rien à dire c'est vraiment la très grande classe. Malheureusement si vous êtes possesseur d'un compte office 365, vous ne pouvez pas utiliser le onedrive traditionnel mais vous devez installer la version onedrive professionnelle. Sur le principe pas bien compliqué, il suffit de télécharger le client qui va bien, d'entrer votre mail et de laisser faire. Seulement la faute à pas de chance, avec nos licences activées qui vont être bientôt désactivées, la présentation dans le panneau du onedrive ressemble globalement à ceci :

Ce couillon voyant que vous avez la totalité de la suite office de validée et ne sachant pas qu'elle n'est que provisoire va tout simplement télécharger l'intégralité du pack office pour vous l'installer sur votre poste sans vous demander bien sûr quels sont les éléments que vous voulez installer, alors que vous ne vouliez que le client onedrive professionnel.

J'ai donc appelé mon technicien préféré que je harcèle maintenant depuis au moins 8 ans en lui soulevant tous les problèmes que nous pouvons rencontrer, je trouve que c'est bien d'ailleurs, ça lui montre qu'il a au moins quelques utilisateurs. Il a bloqué la fonctionnalité, ce qui donne l'écran suivant, le message d'erreur étant lié au fait que ma capture est sous Linux et que le client onedrive n'est pas encore arrivé avant ... n'est pas arrivé.

Dès lors seulement le client onedrive s'installe et tout est le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Avec ces nouveaux produits, avec ce nouveau système d'exploitation, on sent réellement l'étau de Microsoft se resserrer sur les utilisateurs. On se souvient qu'à l'époque on pestait contre Google qui imposait la création d'un compte Google + pour accéder aux commentaires des vidéos youtube par exemple, je crois que Microsoft est en train de largement rattraper son retard à ce niveau là.

Imposer sera certainement la nouvelle tendance dans le web de demain, dans l'informatique de demain. Je notais dans la veille, que le journal Bild bloquait désormais les utilisateurs d'adblockeurs, la mouvance actuelle est réellement dans la restriction des libertés des utilisateurs, on ne peut pas choisir ce qu'on installe, ce qu'on transmet, on ne peut pas choisir de regarder ou non la publicité, enfin bref, ce n'est même plus le minitel mais bien la télévision qui nous attend dans le futur, une simple télévision en différé où l'on aura l'impression d'avoir son libre arbitre au travers de simples commentaires utilisés à leur tour dans la machine à broyer de la data.

Le logiciel libre représente une véritable alternative à ce monde, dommage qu'il ne trouve pas les moyens pour percer.

Une Archlinux facile à installer, Architect

mercredi 14 octobre 2015 à 10:12

J'avais besoin d'une autre Archlinux mais ne voulais pas y consacrer trop de temps pour l'installation, et pourtant je ne souhaitais pas non plus une solution basée sur un fork trop personnalisé ou configurant des dépôts et paquets tiers.

Après une viste sur le wiki Archlinux listant les divers projets basés sur Arch j'ai retenu la Architect http://sourceforge.net/projects/architect-linux/ car elle me semblait proposer la solution la plus simple pour avoir au final une installation totalement et uniquement basée sur Archlinux, et la plus à jour possible puisque, dans une certaine mesure et pour la plus grosse part c'est une installation par le net, ce qui est mon choix préféré lorsqu'on peut disposer d'une connexion satisfaisante.

Après avoir récupéré l'iso 64 bits de 356 Mo sur http://sourceforge.net/projects/architect-linux/ je lance l'installation qui se fera classiquement dans une interface simplifiée pour répondre à certaines questions, faire des choix dans des questionnaires multiples, bref suivre une procédure qui n'a rien de compliqué pour qui a déjà installé du Linux. C'est une bonne approche des développeurs qui mâchent ainsi le travail de l'utilisateur sans trop en faire et en lui laissant tout de même la maîtrise de son installation chaque fois que cela est nécessaire. C'est un bon compromis je trouve et si cela ne convient pas on peut toujours installer une LFS ou à l'inverse une Ubuntu, une Mint, une Mageia ou autre.

arch1

L'installation se lance et on doit choisir entre une version stable et une version en développement, ce qui correspond je suppose à activer ou non les dépôts testing de Archelinux, non pertinent dans mon cas et j'opte donc pour stable.

L'installation peut ensuite se poursuivre en français, les derniers paquets sont récupérés et la base se met en place.

Comme je dédie la totalité du disque à cette distribution j'ai opté pour un partitionnement automatique mais ce dernier ne créant pas de partition de swap j'ai du changer pour le partitionnement manuel et on peut alors utiliser au choix plusieurs outils comme parted, cfdisk, gptfdisk, etc. Rien de bien compliqué pour qui a l'habitude d'utiliser ces outils et dans le cas contraire on peut toujours commencer par bouter avec un live Gparted http://gparted.org/livecd.php pour créer ses partitions ou modifier la partition existante.

Ensuite les partitions sont montées, les miroirs sont configurés automatiquement après avoir choisi de les avoir par pays, pas rapidité de réponse, ou les miroirs d'origine et l'installation de base se poursuit avec les paquets de core, extra, community. Il faut juste opter pour le noyau 4.1.10-2-Lts, donc à support long, ou le dernier noyau, le 4.2.

Si nécessaire on peut aussi à ce moment configurer le wifi.

Sur les copies d'écran en fin de billet on peut voir le niveau des questions posées lors de l'installation, puis est proposé d'installer un environnement de bureau. Comme l'installation se fait par le net on a la liste pratiquement complète des environnement disponibles, Gnome, Mate, Cinnamon, Xfce, etc. etc. J'ai choisi Xfce et Cinnamon. Petite parenthèse pour dire que ce dernier se révélera difficilement utilisable car trop lent. J'ai ajouté aussi le gestionnaire de session Lightdm. Mais tout au long de ce processus on est aidé car les questions sont posées au fur et à mesure dans une suite logique et au total la procédure a duré environ une trentaine de minutes.

Après avoir redémarré sur le nouvel Os l'utilisation de la mémoire est de environ 140 Mo. Il me faut maintenant installer un navigateur web, je prends Qupzilla en version 1,8,4,2, la toute dernière donc et avec les nouvelles « features » http://www.qupzilla.com/ J'ai du ajouter aussi le paquet qt5-x11xtras qui n'avait pas été mis en dépendances et sans lui Qupzilla ne démarrait pas.

Je prends aussi LibreOffice. Me sont proposées la version stable, la 4.4.5.2 qu'ils appellent libreoffice-still (une dénomination « stable » était probablement trop compliquée, trop parlante ) et la version libreoffice-fresh, en 5,0,2-1. J'ai pris la stable, ayant par ailleurs sur ma Sid la version 5.0.3~rc1-1.

Donc pacman -S libreoffice-still-fr hunspell-fr et la gestion des dépendances ajoutera le reste.

L'ensemble me donne une installation de 3 Go et j'ai au final une pure Archlinux  à jour et en peu de temps, sans complications ni additifs de tiers, amenant parfois leurs lots de bugs et improvisations.

Pour conclure, je dirai que l'installation par l'iso Architect me satisfait car elle n'alourdit pas l'os inutilement.

Un mot sur Archlinux maintenant. Je la pratique depuis longtemps et son gros avantage est sa simplification. Debian devrait s'en inspirer parfois car, avec leurs multiplication des meta paquets, l'ajout permanent de dépendances et de dépendances aux dépendances on est en train d'aller vers un monstre sans fin, de plus en plus difficile à maintenir. J'en veux pour preuve le passage à Gcc-5.

Opter définitivement pour une Archlinux comme distribution principale ? Hum. J'ai trop peur, si je m'absente pour une longue période, 4, 5,ou 6 mois, de retrouver à mon retour un os impossible à mettre à jour car j'aurais sauté et manqué des étapes. À voir donc.

Copies d'écrans :

arch2

arch3

arch4

arch5

arch6

 

Primtux nouvelle référence des distributions pour enfants

mardi 13 octobre 2015 à 09:30

La distribution pour enfant pour Linux est clairement une arnaque dans les trois quarts du temps. On considère qu'une distribution pour enfants est extraordinaire à partir du moment où on a forké Ubuntu, changé le thème et rajouté gcompris. Malheureusement pour les forkers, une distribution pour enfant c'est un peu plus compliqué que ça.

Pour ma part la meilleure distribution pour enfant c'est indéniablement depuis des années Asri Education. A l'époque les développeurs ont été les premiers à faire remarquer qu'un enfant ça va de l'âge auquel on veut bien le laisser devant un écran jusqu'à 13 ans en gros. Entre les deux, ça peut faire une jolie tranche de 10 ans dans laquelle selon le gamin on ne va pas faire la même chose. Concrètement ça se traduit par des profils différents selon l'âge des enfants et c'est une bonne base. Tout n'est pas parfait dans Asri, sa fondation technique pose problème, elle est montée sur puppy Linux qui est une distribution from scratch de mémoire, plutôt austère et qui par le fait ne permet pas franchement de mettre les mains dedans sauf si on est expert. Elle avait néanmoins l'avantage à l'époque de correspondre aux vieux parcs informatiques de l'époque et faire tourner Asri sur des PIII. Aujourd'hui je vous trouve du dual core en optiplex à 20 €, le bon coin est plein de PIV à 3 GHz de processeur, avoir une distribution ultra-légère ne se justifie plus réellement, en tout cas pas au détriment de la flexibilité de la distribution.

Stéphane, développeur de Primtux est donc parti de l'idée de refaire la distribution Asri mais sous debian, ce n'est pas un fork inutile car debian tourne correctement sur des PIV et debian offre une ouverture logiciel que ne peut pas proposer puppy linux ou disons pas au grand public quand un tour de apt-get permet de faire du changement simplement dans la distribution. J'ai évoqué primtux en mai 2015, et j'avais pris des pincettes, parce que l'auteur s'était déjà fait joyeusement démonté dans le forum de Handy, où il est vrai Arpinux l'avait reçu relativement à la machette. Néanmoins cela symbolise parfaitement les problèmes de communication que nous rencontrons dans le libre où ça part de l'insulte directe et gratuite illustrée dernièrement par les shaarlieurs ou même par Torvalds lui même qui pousse des gens à la démission au fait qu'on ne puisse pas critiquer quelque chose de façon constructive sans se faire traiter de tous les noms d'oiseaux. La communication est devenue tellement difficile, qu'il ne faut pas s'étonner que les gens n'écrivent plus mais c'est une autre histoire.

A l'époque et de façon très constructive j'avais écrit que l'interface c'était vraiment pas ça du tout, et que s'il voulait faire quelque chose de bien, il fallait utiliser le Handymenu qui était parfaitement adapté avec son interface qui fait penser à celle d'une tablette, c'est chose faite aujourd'hui à travers les écrans suivants.

La seule anomalie que j'ai notée c'est cet écran d'accueil qui ne devrait pas être vide, un écran d'accueil ne doit pas être vide et c'est pas forcément intuitif de se dire quand on connaît pas, surtout quand on a 8 ans qu'il va finir par se remplir, je trouve que c'est perturbant.

On a donc désormais :

On peut désormais le dire, le projet est sur des bases solides et en plus n'a pas de réels besoins d'innover, il peut se stabiliser assez rapidement en accentuant ses efforts sur la promotion et sur l'utilisation dans les écoles plus que sur la technique puisque le gros du travail est déjà fait.

Je dois malheureusement tirer un peu la couverture à moi et saisir l'opportunité, on me pardonnera je suis un blogueur donc un type narcissique. En mai 2015 je décris de façon constructive mais critique ce qui correspond au projet aujourd'hui. Le développeur on le sait à l'époque, a eu bien les boules de voir les remarques mais pour quel résultat aujourd'hui, Linuxfr, Toolinux, j'en remets une couche aujourd'hui, comme je le dis les bases sont posées, le projet est lancé.

Et qu'on le veuille ou non, il faudra reconnaître à Arpinux et sa seigneurie ici présente que si on n'avait pas ouvert nos gueules et ben le projet n'en serait peut être pas là où il est. S'il est évident qu'il y a l'art et la manière de dire les choses, j'ai quand même l'impression d'être un individu courtois et constructif et que même critique, ça fait quand même avancer les choses. Sachant pertinemment que ceci ne fera en rien oublier l'image du connard aigri de service, je tenais tout de même à l'écrire pour mon simple plaisir.