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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Astuce : transférer des fichiers facilement de son Windows Phone vers Linux

jeudi 22 octobre 2015 à 08:30

La communication entre le Windows Phone et Linux sous debian, j'insiste bien sous debian, n'est pas chose aisée, je ne sais pas pour les autres distributions si ça passe. En gros, seul le bluetooth passe une fois sur deux, pour le reste ... Et encore pour le bluetooth il a fallu compiler blueman qui par défaut est planté. J'ai eu l'inspiration ce matin, j'ai vérifié s'il y avait une application dukto, c'est le cas, application officielle de plus qui existe sur l'ensemble des plateformes, Android, Linux, Mac, Windows et même Windows Phone.

Le transfert des fichiers fonctionne dans les deux sens, problème réglé. J'ai pu désactiver blueman au démarrage, 40 Mo de mémoire de gagné. Pendant qu'on y est, toujours très satisfait de ce Windows Phone, qui est réellement un téléphone qu'il faut utiliser si on n'a pas besoin d'applications ou le strict minimum.

60 millions de blogueurs et pas 30 millions d'amis

dimanche 18 octobre 2015 à 15:00

Il y a quelques semaines Philippe écrivait : Les réseaux sociaux nous rendent-ils fainéants ? Morceau choisi : La blogosphère s’éteint, les vieux se font rares et je me compte parmi eux avec ce blog démarré fin 2008. Je ne suis pas sur que la longueur de nos billets nous aidera à durer, mais plutôt notre présence sur nos blogs plutôt que sur les réseaux sociaux ou alors pas trop longtemps. J’avais passablement réduit mon activité sur ces derniers, mais je vois bien que je me suis quelque peu laissé reprendre. Et encore, je suis un petit joueur par rapport à bien d’autres. Si toi aussi tu as un blog, essaye de te poser la question si tu ne devrais pas plutôt écrire un petit bout de quelque chose plutôt que d’envoyer une série de micropensées. Cela peut-être redonnerait vie à quelque chose qui s’éteint.

Je vous épargnerai ma litanie du on va tous mourir pour essayer d'être juste plus objectif et même un peu rigoureux. Soit un individu avec une masse de temps donnée, plus on augmente le nombre de ses activités, moins il a de temps à accorder à chacune d'entre elles. Il serait aisé de dire, les blogs sont morts c'est la faute aux réseaux sociaux, c'est plus compliqué que cela, je pense qu'il y a un peu de phénomène de mode à l'époque, et l'aspect financier d'autre part. Ces derniers jours on a vu ce gars qui s'est payé une maison à 4 millions de dollars uniquement en présentant des vidéos de Minecraft, ou des salaires de youtubeurs francophones avoisinant les 100.000 € par an, on a jamais entendu parler de ce genre de chose dans le bloging où ne vont rester que les passionnés. Ceux qui écrivent aujourd'hui, Frédéric, Philippe en font partie, sont présents sur les réseaux sociaux, qui sont devenus des lieux d'échanges, on leur doit certainement la mort des commentaires, le débat se déplaçant ailleurs ce qui montre tout de même une recherche chez tout un chacun d'une centralisation, tout trouver au même endroit. Le problème c'est qu'avec la multiplication des réseaux sociaux, ben on trouve pas tout au même endroit sauf si on "pousse" comme on dit dans le jargon pour en mettre de partout.

A titre personnel la canibalisation de mon temps par les réseaux sociaux c'est quelque chose que j'ai toujours bien maîtrisée n'ayant pas d'objectif particulier dans mes statistiques et étant lassé de hurler avec la meute du libre (l'eau qui dort fait plus de mal que le chien qui aboie). En gros je me limite à mon blog, ma veille et mon compte facebook qui me permet d'échanger avec des anciens élèves, c'est plaisant. Je n'ai pas d'interaction entre ces deux mondes, je suis relativement fier de moi, ça a du sens. J'écris, je blogue, ça se voit. Cela fait moins d'un an que j'ai repris le blog en mon nom, j'ai franchi la barrière des 600 articles, j'avais dû en reprendre une petite centaine, faites le calcul, et regardez la taille des pavés, oui je blogue.

Comme je l'ai relaté dernièrement dans la veille, le journal bild a claqué la porte à ses lecteurs qui utilisaient des bloqueurs de pub. Il y a quelques années j'ai souvenir qu'un site était passé au payant et qu'il n'avait conservé que 4% de ses lecteurs, un suicide en quelques sortes. Si aujourd'hui le journal peut se permettre se positionnement c'est que contrairement à l'époque aujourd'hui quitter un site ne signifie pas nécessairement en retrouver 50 traitant de la même information le lendemain. Si la blogosphère gratuite se meurt, la presse quant à elle transpire pour trouver son modèle économique (fermeture du magazine têtu cette semaine par exemple) et elle aura d'autant plus de facilité à s'en sortir que d'une part on achèvera les salauds qui donnent de l'information sans compensation et d'autre part que la concurrence morde un peu la poussière pour respecter la bonne vieille théorie de l'Highlander, il ne peut en rester qu'un.

Si une partie de la population s'est tournée vers la vidéo, la masse de lecteurs reste importante et si le voisin n'écrit rien, il faut bien trouver quelqu'un qui écrit. Un de mes collègues a arrêté de fumer il y a deux ans, et il me racontait au départ les temps de désoeuvrement étaient conséquents, car la fameuse pause clope lui prenait un temps considérable qu'il n'arrivait pas à remplacer par autre chose. Concrètement je pense que des gens viennent me lire parce qu'ils n'arrivent pas à passer une mauvaise habitude, celle de trouver un flot ininterrompu d'informations. C'est un positionnement que je connais bien, je me force à sortir régulièrement de l'écran parce qu'en fait je ne fais rien de concret quand il y a quelques années je n'arrivais pas à finir ce que j'avais commencé.

Moralité, vous êtes lus par des gens qui ne devraient pas être là, c'est curieux mais c'est ainsi. C'est un peu comme à l'époque où on avait que trois chaînes de télé et qu'on regardait le tour de France alors qu'on n'aime pas le vélo. Je lis ces derniers jours et dans mes commentaires, et ailleurs dans les fameux shaarlis, journals du hacker des propos de plus en plus durs car les gens n'ont plus d'endroit où aller et n'ont pas la force de faire autre chose, toxicos de l'info. Car et c'est un des paradoxes de la situation, on n'a jamais été aussi peu à écrire, et pourtant on n'a jamais vu autant d'outils pour commenter ce qu'on écrit, quand on pourrait imaginer que ces gens qui vous expliqueraient très longuement comment écrire votre blog à votre place, pourraient canaliser cette haine faramineuse dans de l'écrit, dans du blog et pas dans du commentaire.

Le framablog revenait dernièrement sur cette développeuse qui avait quitté l'équipe de développement du noyau car elle ne supportait plus les critiques personnelles. Ce qui est le plus intéressant dans l'article ce sont les commentaires, qui soulèvent les deux vraies bonnes questions : est ce qu'il ne faut plus rien dire et le cas échéant comment le dire. C'est particulièrement délicat car souvent qu'on est on concerné, on a tendance à prendre les choses à fleur de peau, de l'autre côté dire ouvertement qu'un programme c'est de la merde quand c'est de la merde, il serait malhonête de dissimuler cette vérité qui fait mal, mais est ce qu'il est nécessaire pour autant de le dire et sous cette forme. Pas facile car on jongle ici avec de l'humain, un humain derrière l'écran avec ses blessures personnelles, ce qu'il dévoile, ce qu'il ne dévoile pas.

J'ai pour ma part quelques techniques quand je ne suis pas d'accord :

Bloguer c'est un acte de narcissisme évident, c'est aussi un acte de partage, c'est un acte avant tout courageux. Je lisais le gamin Matronix sans détour parler de ses joies, de ses échecs et de ses réussites pour son entrée dans l'éducation nationale, j'y lis les erreurs du débutant, le genre de choses qu'on ne peut découvrir que par soi-même, du genre qu'on ne fait pas ce métier pour être aimé mais parce qu'il faut faire ce qui doit être fait, je lis surtout une expérience partagée, ce genre de choses qu'on lit de moins en moins sur la toile. Si j'ai les épaules pour me prendre toutes les shit storm du monde et avoir encore suffisamment de réparties pour remonter sur le ring quoi qu'il arrive, j'espère que personne ne viendra lui faire dans les bottes, ni à lui ni à ceux qui font encore l'effort de prendre la plume pour se livrer, eux, et pas écrire seulement pour imaginer comment vous auriez pu faire les choses.

J'ai une touche

samedi 17 octobre 2015 à 08:00

J'écrivais il y a peu qu'apprendre à ses gosses quelques bricoles en informatique, c'était bien. La preuve en image.

Ça il s'agit du clavier de Lordi du fils d'une collègue de ma femme qui a réussi à moisir la totalité des ordinateurs de la maison. Je reprends tout actuellement, et je lui remets tous les ordinateurs en état dont un que j'ai collé sous Xubuntu et dont elle est ravie, comme quoi Cyrille BORNE peut encore mettre du Linux chez le particulier. AH AH !!! Tas de mécréants. On pourrait penser que le gamin fou de rage a arraché la touche H du clavier mais c'est encore plus fort, c'est un assembleur qu'on qualifiera d'escroc du coin qui a fait péter la touche et qui a rendu le clavier dans l'état.

Il est à noter que le marché de la touche de rechange existe, j'ai consulté des sites comme touchedeclavier.com, il faut compter aux environs de 8 € la touche avec les frais de port, je trouve que c'est particulièrement onéreux. Direction vers ce qui reste le plus grand marché du monde de la pièce d'occasion, j'ai nommé ebay. Un gars français, 15 € avec les frais des ports, c'est pas moi qui paye, allons y. Il est d'ailleurs à noter que certaines personnes se sont mises à la vente de touche d'occasion, on va tomber à moins de 5 € ce qui reste encore cher par rapport au clavier mais ça peut donner des idées, revendre les touches de ses vieux claviers est peut être plus intéressant que vendre le clavier complet.

Un résultat probant, comme vous pouvez le constater, il manque bien quatre centimètres. 

Le vendeur de bonne foi a envoyé ce qu'il pensait être le clavier de son Dell VOSTRO V131 de la région, le tout rouge première édition. Malheureusement il faut savoir que Lordi est sorti en deux éditions à cette époque ou plus ou moins, un V131 avec une batterie amovible et un clavier un peu plus grand, un autre avec une batterie intégrée dans l'appareil et forcément le clavier plus petit comme vous pouvez le constater, le clavier correspond à un 3360. Arrangement à l'amiable avec le vendeur, dont j'attends encore le remboursement de la moitié des fdp de retour avant de lui pourrir son profil, et hop je commande à nouveau le clavier chez un professionnel en Angleterre. Il faut savoir que c'est souvent là bas qu'on trouve les pièces dans le marché de l'occasion, regrettable en outre que parfois les frais de port sont monstrueux, re 15 €.

Clavier reçu enfant de 11 ans sous la main, c'est parti. J'ai fait sauter le clavier moi-même, j'ai galéré comme c'était pas permis.

L'idée comme d'habitude c'est de laisser l'enfant se débrouiller mais de lui donner quand même un conseil astucieux de temps en temps, du genre tu mets pas le clavier tant que tu n'as pas vérifié si ça marche ou non. Pas de souci pour mettre la nappe, elle regarde ça ne marche pas, identification rapide d'ailleurs au caps lock. Pour l'enfant sans aucune ambiguïté, le clavier ne fonctionne pas. Je prends le clavier je le retire et je montre à l'enfant de 11 ans le sens du mot "up", pas que le sens du mot d'ailleurs, le sens de la nappe.

Curieusement en remettant la nappe dans l'autre sens, ça marche beaucoup mieux.

Remettre en état un ordinateur portable coûte une véritable fortune, ou du moins un prix disproportionné par rapport au prix de la machine qui se trouve d'occasion entre 80 et 90 €. Mais bon, on prolonge quand même la vie des ordinateurs, donc on fait le bien.

Me and my Seamonkey

vendredi 16 octobre 2015 à 14:00

Michelw dans le forum nous demandait ce qu'on pensait de Seamonkey. Seamonkey c'est une suite logiciel qui globalement mélange un Firefox tout moche avec un thunderbird tellement moche qu'il ressemble à claws mail. Alors me direz vous mon brave Cyrille quel intérêt de rendre encore plus moche ce qui est déjà très moche. Ça :

La capture n'est pas anodine, c'est tout ce beau monde à vide. Soit par une habile comparaison 116+160+216=492 Mo de RAM contre 351 Mo et si on monte en charge, je n'excède jamais les 600 Mo avec SeaMonkey. La navigation s'en ressent d'ailleurs, les pages se chargent plus rapidement. Bon après c'est moche mais c'est moche avec un véritable air de famille avec Firefox et Thunderbird ce qui veut dire qu'on trouve très rapidement ses marques.

Je n'ai pas suivi pourquoi iceape le pendant debianeux de seamonkey qui est un authentique produit Mozilla n'est plus dans les paquets debian, mais on peut trouver facilement un paquet deb ou utiliser le tar.gz présent sur le site en 32 ou 64 bits. Au niveau des extensions elles ont l'air d'être nombreuses, j'ai pu sans peine installer ublock origin pour m'interdire de lire bild et speed dial. C'est un peu la solution que je cherchais, un vrai navigateur web purgé de l'inutile, des extensions nombreuses, un rendu qui va bien pour une consommation en RAM allégée.

Je viens d'en faire mon navigateur, mon client mail et mon lecteur RSS principal, on verra si tout tourne.

Pour les plus jeunes d'entre vous le titre est un extraordinaire jeu de mots provenant de la chanson de Robbie Williams Me and My Monkey à l'époque où il était jeune, beau et pas un sac à bière.

 

Quelle alternative libre à OneDrive

vendredi 16 octobre 2015 à 08:00

Ça part plutôt mal car chercher une alternative à OneDrive c'est chercher un groupware complet. En effet si vous êtes dans un mail vous pouvez envoyer un mail en allant chercher dans le onedrive, ce qui veut bien dire que c'est quand même plus complexe. On va se baser sur quelque chose de simple, je veux externaliser mes documents, je veux les synchroniser, je veux les partager. Je vous propose du ça dépend, ça dépasse, le classique, et deux solutions pour aller avec.

ça dépend, ça dépasse

On va prendre un exemple que je connais bien le mien. A la maison nous sommes 4, on pourrait supposer qu'il faut clouder tout le monde et pourtant non. Les gosses n'ont pas de documents qu'ils ne peuvent pas perdre, ma femme ne fait pas de sauvegarde, elle est mariée. La moralité c'est que même si sur le papier on est plusieurs, à l'heure actuelle je suis seul à gérer la notion de sauvegarde et donc utiliser une usine à gaz comme owncloud n'est pas une riche idée, bozon est largement suffisant.

On pourra donc poser quelques règles très simples pour savoir si on prend bozon ou owncloud, le reste n'existant pas pour moi

Avant donc de faire le choix de bozon ou de owncloud il est donc nécessaire de connaître son besoin mais aussi ses moyens.

Synchronisation des montres, Cyrille Lewis ne perd jamais

L'une des forces principales de onedrive c'est la possibilité de synchroniser de façon simple les répertoires, entre ce qu'on a en ligne, ce qu'on a sur les machines au local. D'un point de vue utilisateur ça a l'air magique, d'un point de vue technique c'est faisable. Owncloud a la force de présenter son client de synchronisation disponible sur de multiples plateformes, Linux, Windows, Mac, android et même FirefoxOS, on ne rit pas. Bozon quant à lui ne propose rien, néanmoins comme on l'a vu dans mon précédent billet il es possible d'utiliser Freefilesync pour réaliser la synchronisation au démarrage pour chaque poste. Personnellement je ne fais pas. Je fais un backup de mon poste principal vers bozon qui donc fait office de miroir, et sur mon portable je fais un miroir de bozon étant donné que je réalise réellement de façon exceptionnelle un document dans le temps scolaire. Il est à noter que l'astuce que je donnais pour le montage dans thunar par ssh peut aussi se faire avec un répertoire distant en ftp ce qui correspondrait au cas d'un bos hébergé sur un serveur mutualisé.

La synchronisation est un truc qui me fait peur, le jour où pour une raison ou une autre, un des espaces qui doit synchroniser est vide, c'est un coup à se retrouver vidé de tous ses documents. J'ai lu tellement d'histoire là dessus que je me dis que d'avoir un peu de contrôle et pas d'automatisation complète ne peut pas être un mal.

En entreprise ?

Bozon est un logiciel pour les particuliers. Pour owncloud ce sera jouable quand on aura un client mail avec une communication complète entre ce client et la partie stockage. Les possibilités de office 365 sont particulièrement nombreuses mais elles sont desservies par une interface lourde avec des choses cachées dans tous les coins dans des menus contextuels qui vous amènent à des endroits pas forcément merveilleux mais surtout pas du tout accessible de façon linéaire. Même si owncloud commence à avoir de la bouteille, il reste un produit trop jeune pour être complètement déployé dans le monde professionnel, quand il sera mûr, mes enfants seront assez âgés pour avoir besoin de conserver des données dans les nuages, il sera temps d'en parler, pour l'instant Bozon est suffisant pour toute la famille.