PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

⇐ retour index

Assassin's Creed IV, Black Flag ou la poutre : PIRAAAAAATE !

samedi 24 octobre 2015 à 08:00

J'ai fini Assassin's Creed III de la façon la plus sale qui soit c'est à dire en zappant complètement les vidéos pour arriver à la fin du jeu. Trop de cinématique tue certainement la cinématique. De ce que j'avais lu on disait que le jeu était plus mauvais que le numéro III ce qui comme vous pouvez l'imaginer ne donnait pas vraiment envie, mais je suis fatigué, je voulais me relancer dans Dark Souls II et je me suis rendu compte que cela me demandait trop de concentration surtout quand on sait que je ne joue qu'à Assassin's Creed depuis des mois. Hop, on change de héros, pas du luxe, Connor ne me plaisait pas, on passe cette fois-ci à Edward, un pirate qui va tuer un assassin qui avait trahi la cause pour rallier les templiers. Le personnage d'Edward est intéressante c'est une caricature de pirate, après quelques heures de jeu, il ne fonctionne que pour le profit.

J'ai employé le mot pirate, on peut y rester, Assassin's Creed se démarque des précédents opus car il s'agit réellement et simplement d'un jeu de pirates, ils auraient dû d'ailleurs monter un autre jeu avec plutôt que de nous balancer le background traditionnel qu'on a je pense complètement épuisé notamment après le III avec une fin complètement en sucette. Edward donc à l'aide de son bateau, sillonne les mers, trouve des coffres au trésor, explore des villes et j'en passe. Techniquement une réussite, c'est magnifique, la partie gestion du bateau est assez intéressante, plus on gagne d'argent et de matériaux plus on augmente la puissance de son navire, les combats sont d'ailleurs plus intuitifs que le précédent, pas que les combats en mer d'ailleurs, la gestion de l'inventaire aussi. Au niveau de l'histoire, l'Histoire, on se retrouve dans la société Abstergo qui serait une société de jeu vidéo où si j'ai tout compris on a vulgarisé les animus pour faire prétendument vivre aux joueurs des expériences extraordinaires, tout ceci sent très fort le templier. Pour l'instant ces séquences de jeu n'apportent absolument rien.

C'est mieux. C'est mieux un temps en fait. Au bout d'un moment on se rend compte que les passages imposés sont légions et toute la liberté promise se retrouve gâchée par les missions pénibles à faire. Le jeu gage une fois de plus sur un nombre incalculable de choses à faire, néanmoins la répétitivité ne donne pas envie au joueur de rester dans cet univers pour enchaîner les missions au plus vite.

C'est dommage, j'ai été joueur il y a maintenant quasiment trente ans de Sid Meier's Pirates, à une époque où on s'amusait avec 4 pixels. Le moteur de jeu aurait dû être utilisé dans un vrai jeu de pirate et sorti complètement de cette série Assassin's Creed qui continue de se vendre pour l'instant plus par habitude que par envie je pense, pour preuve Clubic qui prend le risque de massacrer le dernier opus (c'est qu'il ne doit pas être si lourd que ça, le risque). On a l'impression qu'il y a une volonté de proposer toujours plus alors qu'il faudrait se contenter de ce qu'il faut, plus ou mieux est certainement ici l'ennemi de bien. Assassin's Creed Black Flag sera peut être le dernier opus auquel je jouerai pour ma part, s'il est indéniable que l'absence complète de réflexion, le réflexe reptilien comme on dit, remplit sa fonction première, se détendre, je suis convaincu que d'autres jeux m'apporteront plus de satisfactions sans trop forcer.

Mon prochain jeu sera certainement le uncharted numéro 2, je reviendrai peut être sur les éléments qui auraient pu être marquants dans cet opus dans lequel on s'ennuie moins sans réellement s'éclater non plus.

 

Le régiment monstrueux

vendredi 23 octobre 2015 à 21:30

Le régiment monstrueux est le numéro 29 des annales du disque monde de Pratchett. Le personnage principal c'est Margot, une jeune fille qui tient de main de maître l'auberge parentale dans un pays du nom de la Borogravie qui cumule tous les clichés : des religieux intégristes qui font des lois contre tout et n'importe quoi, un pays en guerre contre tout le monde. Et d'ailleurs à force de se mettre en guerre avec tout le monde, tout le monde fait la guerre à la Borogravie ce qui fait que c'est la débâcle dans tout le pays. Margot n'a guère de problème pour se faire recruter, elle s'engage tout simplement pour retrouver son frère, un grand débile qu'elle a l'habitude de gérer mais qui dans son pays où les femmes n'ont que peu de droit lui fournit le parfait alibi pour ne pas se marier et s'occuper des affaires de famille.

Le régiment monstrueux est certainement l'un des livres les plus osés de Pratchett qui fait front d'un seul coup contre la guerre, les extrémistes de tout bord et la misogynie puisqu'alors qu'au départ on pensait que Margot était la seule femme de l'armée, il s'avère que c'est tout son régiment qui se trouve être des femmes, et plus encore mais ce serait dévoiler l'intrigue. Parmi les personnages, une jeune femme illuminée qui est persuadée de communiquer avec la Duchesse, une espèce de Lady Di, un vampire, une Troll, un sergent qui a passé les soixante ans et qui est une légende de l'armée, un Igor femme, un lieutenant totalement incompétent qui n'a aucune expérience du terrain.

Le régiment monstrueux permet je trouve de renouer avec la série, c'est drôle, c'est efficace, c'est bien trouvé. On notera la présence de Sam Vimaire en tant qu'observateur du conflit et qui vise à faire stopper la guerre en "manipulant" le régiment de filles pour qu'elles arrivent à faire basculer la guerre.

Vacances j'oublie tout, toujours pas

vendredi 23 octobre 2015 à 20:30

Après sept semaines complètement folles, je me rends compte que je n'ai pas levé le pied. Je crois que je suis un grand malade, et je ne me soigne pas. Les vacances ne sont finalement qu'une occasion de faire ce que je n'ai pas le temps de faire, les rendez vous médicaux, le changement de banque, essayer de m'aérer, et bien évidemment les cailloux.

Avoir l'habitude de la paperasse c'est être le type le plus méfiant du monde. Par exemple, je vais chez le dentiste et je réalise que j'ai été remboursé de l'intégralité par la MSA et la complémentaire ce qui est impossible. La MSA c'est la sécurité sociale pour les agriculteurs, j'ai trouvé toujours ça amusant de cotiser au même endroit que les éleveurs de bovins. Le problème de la MSA c'est qu'elle vit dans son monde à elle, dans le monde normal vous avez un lien qui s'appelle le lien NOEMIE qui permet de faire le lien entre la sécurité sociale et la complémentaire, c'est impossible entre la MSA et la MGEN. Je dois donc envoyer mes feuilles de décompte à l'ancienne pour avoir un remboursement, le XXI° siècle et son informatisation sont en marche. Donc le fait d'avoir un paiement de la complémentaire serait soit un miracle, soit qu'une autre complémentaire paye directement ce qui est le cas. Du fait d'avoir une partie de mon contrat avec mon établissement, à la MSA on s'est dit que ce sera sympa d'avoir une mutuelle sans savoir si j'en ai déjà une. 1h30 au téléphone, six services différents pour avoir quelqu'un qui me demande de justifier que j'ai bien une mutuelle ailleurs. Ce pays crèvera sous la paperasse. Pour la banque c'est plus carré, une grosse heure à signer des papiers, autant pendu au téléphone avec ma banque pour connaître les procédures à réaliser pour les quitter. Personne ne s'inquiète, personne ne s'étonne, personne n'essaie de garder un client, deux profs, leurs gosses, ça doit pas être assez bien pour eux.

Ma femme est persuadée qu'un jour, les ordinateurs, toutes ces conneries ça va finir par s'arrêter dans un grand drame, genre la troisième guerre mondiale, les zombis et le reste. C'est pour ça qu'elle garde un dictionnaire, un grand mystère pour moi, je pense que si les zombis arrivent on aura d'autres préoccupations que d'utiliser un dico, un fusil à pompe sera certainement plus efficace, et essaie de développer une culture de la nature, genre Koh Lanta. Sa dernière obsession c'est d'aller faire les champignons, à deux cents mètres de la plage, dans un coin super sec, curieusement j'ai du mal à y croire, et pourtant.

Moi pour m'aérer, j'ai la formule magique, je sors de chez moi, je prends mon marteau piqueur et je passe cinq heures dans mes 15 mètres carrés de clape. Deux ans de chantier, j'ai fêté l'anniversaire en pleurant tout seul sur mon tas de cailloux sans souffler sur les bougies. Je ne suis pas loin de la fin, il me reste la partie pénible, la mise à niveau, le truc qui demande du temps et de la minutie, tout ce que je n'ai pas. Et enfin un bonus, réussir à démarrer mon mur dans le mur du cabanon du voisin. Le mur sur la gauche c'est le mur du cabanon du voisin. C'est une posture intéressante, il a un terrain minuscule il a construit un truc énorme qui lui prend le peu de place qu'il a. D'une part, je pense que c'est le précédent propriétaire qui l'a construit avec ou sans permis de construire, d'autre part le propriétaire actuel essaie de vendre depuis 3 ans, il m'a donné quartier libre pour faire propre, puisqu'il s'en fout un peu. Tout la subtilité ici c'est de réussir à ne pas faire effondrer son mur avec cet outil reconnu comme étant chirurgical, le marteau-piqueur. Je pense que j'aurai fini dans quelques semaines et que je coule avant la fin de l'année, je pourrai faire mon barbecue comme tout bon gros beauf qui se respecte.

Comme vous pouvez le voir on a tronçonné l'arbre de la voisine, un pin énorme, ils ont mis une journée pour le débiter. Je comprends les gars qui sont drogués de sport, au moment où je vous écris, je viens de me faire une session de 6 heures, je suis sur les rotules et pourtant je ne m'en lasse pas, j'aurai continué ce soir si le froid n'était pas tombé.

Je fais peu d'informatique, ce sera l'objet de deux articles au moins, j'ai acheté un Orange Pi par exemple, j'ai eu juste le temps de coller une debian dessus. J'ai réparé quelques ordinateurs, une collègue a eu un message qui tournait en boucle lui disant que Windows a vu une anomalie au niveau du disque dur, qu'il va mourir si on ne le change pas. Backup complet du disque dur par clonezilla, changement du disque, recrachage par clonezilla, Linux au service de Window, une fois de plus. Un gars lui proposait 120 € avec le disque dur, ça lui a coûté 35 € et ma boîte de chocolat, mon tarif syndical. J'ai mis ça à jour aussi :

Ca c'est un NAS iomega, ça coûte un bras, ça fait pas plus que les autres NAS mais j'avais ça qui traînait au lycée, je trouvais dommage que ce ne soit pas exploité. J'ai évacué la quasi-totalité des ordinateurs "pros", j'ai fait le plein d'autre chose, mais là encore ce sera l'objet d'un prochain article. C'est assez rare pour être souligné, d'habitude je n'écris pas car je n'ai rien à écrire, je n'écris pas tout simplement parce que je n'ai pas le temps, en plein milieu des vacances, cherchez l'erreur ...

 

Un monde qui change

jeudi 22 octobre 2015 à 11:00

J'aimerai commencer par ceci :

Ça c'est une feuille de papier millimétré qui s'imprime, et c'est peut être plus, c'est peut être la faillite de canson qui vend des feuilles de papier millimétrés.

Il y a 30 ans quand on avait besoin de papier millimétré, on ne se posait pas la question on allait chez le papetier car les supermarchés n'avaient pas encore fait leur oeuvre, on faisait la queue pendant des heures et on payait le papier, quel que soit son prix. C'était la vie, une vie simple, des commerçants partout qui faisaient leur beurre sur des produits non concurrentiel. Nous sommes en 2015, mon fils vient me voir pour me demander du papier millimétré, je lui imprime autant de feuilles qu'il veut. L'acte n'est pas anodin en fait car je suis en train d'achever une partie de l'économie de Canson. Demain quand le papier sera complètement marginalisé, on apprendra que Canson a déposé le bilan s'il n'a pas su se restructurer, quand les vendeurs d'imprimantes comme Epson ou Canon licencieront à tour de bras car ils n'ont pas su s'adapter.

Nous vivons dans un monde qui change, un monde qui change vite et de plus en plus vite. J'évoquais dans la veille, les problèmes de Barbie. Barbie, le symbole du jouet pour petites filles joue semble-t-il sa dernière carte, la poupée qui parle et qui se connecte. La question qu'on peut se poser, c'est n'est il pas trop tard pour la poupée, la réponse est certainement non, mais plus pour une poupée qui a passé les cinquante ans et qui ne fait plus de buzz. Le problème de la poupée Barbie c'est qu'elle s'inscrit dans la durée, les poupées Violetta ou de la reine des neiges ont cartonné car elles correspondent à un phénomène de mode, une actualité. Il faudrait que de temps en temps Barbie se retrouve ivre morte ou avec un rail de coke dans le nez pour réussir à faire parler d'elle.

L'actualité nous montre au quotidien des boîtes qui ferment, des boîtes qui n'ont pas su s'adapter, qui n'ont pas voulu s'adapter, et de l'autre côté des rachats, des regroupements. L'acquisition de Sandisk à 19 milliards par Western Digital est dans l'air du temps, avec un marché peu concurrentiel du disque dur, on risque de ne se retrouver qu'avec très peu d'acteurs pour le stockage tout court. On se rappellera il y a quelques années de l'incidence que cela avait pu avoir sur le tarif des disques durs suite aux inondations asiatiques. Cette tendance est partout, dans la presse bien sûr, dans les entreprises, on verra bientôt la disparition de pixmania ou peut être celle de grosbill, je vous invite à lire l'article de Pierre Lecourt, et certainement bientôt la disparition de réseaux sociaux complets comme l'imagine Frédéric avec les incidences d'une disparition de twitter. Twitter, on le sait a du mal, linkedin a régulièrement des difficultés, Google Plus est mort, on n'entend peu parler de pinterest qui a l'air de faire son chemin, on sait que snap actuellement cartonne auprès des jeunes et que malgré la désaffection de cette même jeunesse de facebook, les gamins sont bien présents sur le réseau, il pourrait n'en rester qu'un.

Alors que nous avons connu l'explosion, la diversité, le web de demain, les entreprises de demain, la presse qui reste une entreprise est en train de se comprimer autour de quelques acteurs du secteur nous ramenant 30 ans plus tôt avec nos trois chaînes de télé, nous trois marques de voitures en France. Est ce que les emplois qui ont été détruits, comme ceux que je détruis chez Canson auront été transformés ? Oui mais non. Oui car sur le principe, on peut dire que les gens sont partis pour bosser dans les ordinateurs ou dans les cartouches d'encre, mais quel pourcentage ? Dans quel pays ? Est ce que ce sont les mêmes personnes qui travaillaient chez Canson qui sont désormais des fabricants de cartouches d'encre ? Certainement pas. Davantage de robotisation, de plus en plus d'hommes sur terre, de plus en plus de vieux qui veulent jouir pleinement de leur retraite après une vie de labeur, l'équation va commencer à devenir franchement complexe dans ce monde dans lequel nous vivons où tout change quasiment du jour ou lendemain.

Certains pourtant ont de l'idée, tire leur épingle du jeu en jouant l'alternative. J'ai un ami qui me parlait d'une société qui faisait du cumulus de luxe sur mesure, avec la possibilité d'adapter des formes, notamment le transformer en mur, le genre de chose qu'on ne trouvera pas chez Bricodepot. Je me suis fait taper sur les doigts par Flavien de la société touchedeclavier.com, taper sur les doigts, touche de claviers, je pense que ça l'amusera. Il m'écrivait par rapport à mon dernier billet où j'écrivais que leur site était cher, et que j'avais fini par acheter un clavier en Angleterre. Il disait que c'était moins cher que mon clavier anglais et qu'y avait aussi un acte d'achat, une conscience en faisant bosser une petite boîte qui emploie trois personnes à temps plein. La réflexion m'a heurté, le fameux, acheter français ou faute de pouvoir le faire, faites travailler français, et c'est vrai que j'aurai pu y réfléchir pour payer peut être 7 € de moins. Je pense qu'il y a aussi un problème de "confiance", changer un clavier je l'ai fait à la pelle, acheter ma touche, c'est moins courant. D'ailleurs, je lui lance un appel, qu'il m'offre ma touche, je lui ferai un article, déjà qu'on est à deux backlinck gratuits, c'est un bon investissement.

L'économie alternative, par les petits chemins, la carte de la différence, c'est aussi la carte du monde du libre. Car aussi paradoxal que cela puisse paraître avec la contraction de l'économie, la peau de chagrin de l'information, si le libre tient le cap, c'est à dire qu'il arrive à maintenir sa visibilité qu'il a actuellement et peut être plus encore, des gens finiront par voir qu'il existe. Curieusement c'est plus facile de voir qu'il y a un gros cactus à côté du seul gros sapin que le cactus dans la forêt de sapins. Moralité, il deviendra peut être plus facile de se développer dans l'ombre de grosses structures comme ça été le cas de Linux quand il n'y avait que Microsoft que de se développer dans un marché concurrentiel très vaste. Tenons le cap et essayons de faire mieux.

Astuce : sshfs avec mot de passe, répertoire ftp dans thunar

jeudi 22 octobre 2015 à 09:00

J'avais présenté la dernière fois la possibilité de monter un répertoire distant par par ssh dans thunar. Le problème de la méthode c'est le montage automatique, du fait que la commande vous demande le mot de passe. De la façon suivante avec le password dans le echo et le password_stdin à la fin.

echo mypassword | sshfs user@le_serveur_distant /home/cyrille/sync -o password_stdin

Pour le montage du ftp dans thunar, le plus simple est encore de passer par l'intermédiaire de Gigolo.