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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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La France a peur

mercredi 9 décembre 2015 à 08:00

Comme je l'écris de plus en plus régulièrement, je me sens de plus en plus en déphasage avec une certaine partie de la population informatique. L'actualité qui fait rager les rageux, enfin rager un peu plus que d'habitude c'est le fait que l'état pourrait potentiellement s'en prendre aux Wifi Publics et au réseau TOR. Bon, déjà c'est à la limite de l'oxymore pour les gens qui s'insurgent, explications. Quand tu utilises le réseau TOR c'est qu'à priori tu cherches à tout prix à laisser le moins de données possibles, de traces de toi, c'est classe comme phrase et ça peut être très salement interprété, ce qui dans une véritable logique sécuritaire laisserait supposer qu'un utilisateur de TOR n'utilise pas un Wifi public où tu peux te faire dépouiller de toutes tes données. Si on voulait aller jusqu'au bout de la logique, les gens qui utilisent TOR devraient demander la fermeture des réseaux publics qui sont dangereux pour les utilisateurs qui s'y connectent avec bon nombre d'expériences qui montrent qu'on peut capter le trafic du tout venant.

Moi ce que j'aime c'est le procès d'intention. Le procès d'intention c'est globalement de dire que l'état profite de 140 morts pour mettre en place un état policier et faire une écoute à grande échelle. J'aime quand on nous rappelle qu'on n'est pas dans une démocratie, et qu'il faudrait prendre la maquis ce qui réglerait l'utilisation des réseaux Wifi publics d'ailleurs. Après tout, pourquoi ne pas faire le procès d'intention dans l'autre sens, qu'est ce que les gens ont bien à cacher s'ils utilisent le réseau TOR, sont-ils des terroristes ? Des pédophiles ? Font-ils des actions illégales ou font ils comme dans certains pays du journalisme avec l'obligation de passer par ce réseau sinon ils risquent de prendre cher par l'état Français dont les geôles sont bien connues pour être tenues par le gardien de midnight express ? Pour ma part il me parait plus judicieux de faire remarquer que dans la lutte informatique, les gars ont toujours une longueur d'avance ou un système de retard. J'entends par là que soit ils utilisent une technologie en cours de développement soit ils utilisent des moyens anciens que personne ne soupçonnent, un peu comme pendant la guerre de 39-45 on codait les messages en indien, utiliser ICQ par exemple, le minitel, je ne sais quoi. La surveillance de masse a déjà montré qu'elle n'avait pas réussi à protéger la population, je ne crois pas que davantage de surveillance de masse ne la protège mieux. Je crois un peu plus à des valeurs de base, l'amour, le travail, une réflexion de fond sur notre société et des actions concrètes où chacun aurait un boulot et quelqu'un à aimer, on me traitera d'utopiste mais je le crois profondément. L'état aurait peut être désormais besoin de monter de vrais armées de bad boy pour se mettre à la page des technologies et comprendre comment fonctionne le côté obscur du web, plutôt que de faire des mesures sans effet, à part bien évidemment d'agacer les "défenseurs de la liberté" d'un côté qui trouveront d'autres solutions et les concitoyens qui investiront dans les forfaits data illimités, faut du forfait, faut du forfait et du réseau pour tes enfants.

Déphasage, j'ai d'autres craintes. Ici Toshiba qui laisserait tomber sa division PC,LDLC qui achète matériel.net, on pourrait parler de la FNAC et de DARTY, des faillites, des fusions qui font que dans à peine quelques années, la scène informatique ne sera animée que par quelques acteurs. Pas que la scène informatique, toutes les industries convergent à grand pas. Alors on se fait du souci sur les intentions de l'état, on pourra toujours déménager comme certains l'ont si souvent dit mais jamais vraiment fait. Ce qui sera difficile dans le futur d'éviter ce sera l'achat de son ordinateur si on en vend encore, la liberté d'installer son système d'exploitation et peut être même son fournisseur d'accès internet qui décidera de bloquer TOR car les multinationales n'ont pas de frontière, et prennent certainement moins de pincettes que les états démocratiques.

L'étau du choix se resserre de plus en plus autour de nous et bientôt la population des utilisateurs qui s'inquiétait de la potentialité de l'interdiction de TOR qui ne se fera pas, c'est juste pour se faire peur, se rappellera avec une certaine nostalgie de l'époque où elle pouvait librement utiliser ses machines comme elle le voulait pour faire ce qu'elle voulait quand demain nos systèmes Android ou iOS ne nous permettront de ne faire que ce qu'on estime bon pour nous.

Le conseil du soir : ne creusez pas d'abri anti-atomique, stockez plutôt des unités centrales et des pièces de rechange.

Pour aller plus loin, le tableau des sites hardware qui montre qui appartient à qui.

 

 

 

En sept ans les problèmes pour le libre et pour Linux n'ont changé en rien

mardi 8 décembre 2015 à 08:00

Je suis donc en train de remettre mes vieilles pages de 2008 dans la base de données, c'est assez amusant de retrouver le contexte de l'époque, d'évoquer pour exemple une version 3 de Firefox ou les balbutiements de KDE 4.x. Quelques remarques dans le désordre :

Dans un des commentaires 314r qui a bien connu cette époque, écrivait que jamais Linux n'avait été aussi présent dans les systèmes et c'est bien vrai, néanmoins je n'ai pas l'impression qu'il y a 7 ans c'était le monde qu'on imaginait pour lui aujourd'hui.

 

Trop de pédago tuera certainement la pédago

lundi 7 décembre 2015 à 08:00

Je n'ai donc pas fini de vous raconter ma semaine, et l'histoire du chèque promeneur. Le chèque aurait peut être été envoyé à l'ancienne adresse ce qui expliquerait que personne ne le retrouve encore. Et pourtant samedi, je n'ai pas été débité, ce qui me laisse supposer que l'un des services a bien reçu le chèque, mais que la communication est tellement daubeuse dans ma banque que mon banquier n'est pas au courant, je crois qu'il était effectivement temps de partir. Vendredi donc, une journée pédagogique qui réunit tous les établissements catholiques de Béziers avec une conférence sur les intelligences multiples, sur l'apprentissage de façon générale. Quand je dis catholique, je vous montre le lieu de réunion pour vous dire à quel point c'est catholique.

Si je devais résumer le discours de l'intervenant, on n'apprend pas tous de la même façon, nous n'avons pas tous la même intelligence. Ca c'est quelque chose que les gens comme nous c'est à dire des gens qui ont tendance à apprendre par eux mêmes savent bien, c'est quelque chose qu'un prof comme moi a pleinement conscience, j'ai des élèves qui n'entravent absolument rien aux mathématiques, mais qui ont des qualités professionnelles formidables. L'idée bien sûr sous jacente, c'est que dans le meilleur des mondes possibles il faudrait dans son cours tolérer toutes les façons d'apprendre et de l'autre adapter son cours par rapport à l'ensemble des intelligences des élèves. De façon synthétique, de façon presque parodique pas cynique ni ironique on aurait donc une classe dans laquelle il faudrait tolérer que les élèves se tiennent n'importe comment car ils n'ont pas tous la même position, que certains aient leur smartphone sur la table car ils sont multitâches, que d'autres écoutent de la musique et de l'autre côté, il faudrait dans la même heure faire une partie traditionnelle, une partie en chantant pour les gens qui ont des facilités musicales, tout en plaçant des moments de travail de groupe pour favoriser les gens qui ont besoin d'apprendre par transmission.

J'entends le discours. J'ai quarante ans, je fais ce métier depuis douze ans et je sais que je m'encroûte dans ma pédagogie, il faudrait que j'essaie d'autres choses, seulement comme chacun d'entre nous qui faisons ce métier, nous avons toutes les bonnes raisons du monde de ne pas innover. Si je prends mon cas par exemple, je change d'établissement, j'ai passé un été complet à faire mes cours de seconde, je prends mes marques, j'apprends les nouvelles règles du jeu, je fais beaucoup d'informatique, beaucoup trop certainement et je pense qu'il faut une base particulièrement solide pour se lancer dans les innovations pédagogiques, une base pas que personnelle, mais bien une base, un cadre d'équipe, d'établissement pour faire de la nouveauté. Pourquoi ?

Lorsqu'on fait un logiciel, on va coder la version 1.0. La version 1.0 doit être solide, proposer des fonctionnalités qui répondent à l'ensemble des utilisateurs, elle ne doit planter en aucun cas. A mon sens avant de se lancer dans quoi que ce soit de nouveau, il faut cette version 1.0 dans toute démarche personnelle. Si vous notez des dysfonctionnements dans ce que vous attendiez au départ, rajouter des couches supplémentaires c'est comme construire sur du sable, cela finira par se casser la gueule. A l'heure actuelle dans mon nouvel établissement j'en suis à la compréhension de la version 1.0, la version 1.0 de l'établissement bien sûr, ce qu'on attend, les fonctionnalités, mais j'en suis moi-même à ma version 1.0 personnelle dans cet endroit, je dois réussir à être d'abord parfaitement fonctionnel pour passer à la suite.

Ce que je vois depuis des années d'un point de vue pédagogique, notamment dans le domaine de l'informatique c'est la course en avant. On veut du nouveau, on veut du neuf, on veut chaque année tout changer, il y a une forte attente de se caler sur les systèmes nordiques, d'innover et d'innover encore. La problématique de l'imposition de la cadence forcée c'est qu'on ne stabilise rien, quand ça plante, les codeurs sont découragés, les utilisateurs sont nécessairement déçus et certains finissent par jeter l'éponge, à l'école c'est pire car on doit gérer de l'humain ce qui augmente encore plus le niveau de complexité.

On pourra me rétorquer que je vais vite, j'ai bousculé en moins de deux mois les habitudes de mes collègues avec de vrais changements. Il faut toutefois affiner. Oui, ils sont passés d'un environnement traditionnel, j'allume mon PC à une connexion TSE, certains en Windows 10, la découverte de office365 mais à la différence c'est que dans leur quotidien, ils ont un professionnel, même deux, qui vivent les mêmes choses qu'eux et qui apportent le support. En gros, si j'ai un innovateur pédagogique qui vit mon quotidien, qui me présente des solutions qui fonctionnent et qu'il utilise, que je peux appliquer et qui m'aide à les appliquer, je suis partant.

La moralité est toujours la même, c'est sûr qu'on apprend tous de façon différente, c'est sûr que nous avons des sensibilités différentes mais il y a quand même quelques points communs que nous partageons tous. Personne a envie de s'épuiser, se crever la santé à tenter des choses qui ne fonctionnent pas, tout le monde rêve d'avoir à côté de lui le gars qui sait et qui va t'accompagner dans ta démarche quelle qu'elle soit, du bricolage, de l'informatique de la cuisine.

Seulement le problème que nous rencontrons est toujours le même, on expose des choses qui existent, on nous dit que c'est formidable mais en aucun cas on présente la mise en oeuvre, c'est comme si en gros on filait pas la doc utilisateur. Et là où le parallèle n'est plus possible entre l'informatique et l'école c'est le contexte. Le formateur explique que pour ne pas pénaliser des élèves qui ont une autre intelligence que les classiques verbale, logique mathématiques, qui sont surexploitées à l'école au détriment des autres, il faudrait proposer des évaluations multiples pour répondre à chaque besoin. Seulement à l'école les examens ne changent pas les règles, un examen bien unique qui ne se soucie pas de la forme d'intelligence, examens qui ont même tendance à durcir. Quand le Danemark tente sa chance en laissant la libre utilisation de l'internet durant les examens avec toute les questions, tous les problèmes que cela pose, en France on essaie de faire passer la notion de programmation de la maternelle au BAC en supprimant le mode programmation à l'examen. Toute tentative d'éducation "parallèle" va se retrouver tôt ou tard confrontée à la réalité de l'examen où comme on le sait le bachotage reste la meilleure façon de réussir sans pour autant éveiller les consciences et permettre de passer un certain cap de réflexion puisqu'il faut se contenter d'apprendre, d'appliquer sans trop réfléchir.

L'innovation pédagogique va avoir énormément de mal à coexister avec des examens qui n'ont pas évolué depuis des décennies, qui ne répondent pas au monde du travail, qui ne correspondent plus aux écoliers actuels, à leurs familles, à la société de façon générale. La refonte de l'école doit être profonde mais ne peut être en aucun cas un bouleversement réalisé par des apprentis sorciers, il suffit de voir les ravages des différentes méthodes de lecture pour réaliser que parfois c'était mieux avant, que l'innovation à tout prix n'est pas nécessairement synonyme de réussite. On a pu se rendre compte dernièrement qu'un Windows 3.11 tournait dans un aéroport, nous ne l'aurions jamais su s'il n'avait pas planté, est ce qu'il est nécessaire de passer à Windows 10 pour que ça marche mieux ?

La réponse aux intelligences multiples ne trouve plus sa réponse dans l'éducation traditionnelle mais ailleurs. Je ne sais pas ce que va donner l'école 42 de Xavier Niel puisqu'on n'a pas assez de recul dessus, mais en tout cas ses critères de recrutement ne tiennent pas compte d'un niveau scolaire, d'un quelconque QI, on regarde ailleurs et on a bien raison. Le génie, quelle que soit sa catégorie a bien du mal à s'exprimer dans le milieu scolaire où il faudrait justement apprendre déceler les talents facilitant ainsi l'orientation. Malheureusement même si on parle d'individualisation des parcours, de lutte contre l'uniformisation, il est physiquement impossible pour un enseignant de gérer trente élèves de façon différente avec les contraintes du métier, aucun manager n'est capable de cela. Et d'ailleurs si on pousse le vice à parler de management, si vous passez la porte d'un Mac DO à n'importe quel endroit de France, le client attend à retrouver exactement la même enseigne quand le patron lui espère trouver le même type de collaborateur. Preuve en est que le système est bien complexe et chose sûre, ne répond plus réellement aux attentes de notre société qui a tellement changé et qui change encore tellement vite.

Le tour de moi en 365 jours

dimanche 6 décembre 2015 à 11:00

En décembre 2014, il y a en gros un an avec un peu de retard, je fermais le blog-libre. De cette époque j'ai deux souvenirs précis : la pluie incessante, l'angoisse d'être inondé, l'angoisse de se retrouver dans la flotte avec le partner, et la perte totale de contrôle sur le blog où ça partait dans tous les sens. J'aurai pu faire les choses de façon différente, virer tout le monde, jouer au père fouettard, donner des consignes strictes, mais j'aurai trouvé ça très con. Dans l'esprit de l'époque, la seule chose que j'avais demandé aux différents protagonistes, c'était rien qui puisse nous envoyer en prison, j'aurai dû certainement poser un cadre beaucoup plus rigide, mais ça aurait été largement moins amusant.

Comprenez qu'avec la vie que je mène, si l'espace web doit devenir une source de contrainte et de contrariété, ça n'en vaut pas la peine, la vie est suffisamment difficile comme cela pour rajouter à la complexité, le web est un loisir sans enjeu pour moi, un divertissement, une manière de se structurer intellectuellement, pas une obligation de plus. Dans le contexte de l'époque, j'ai fait un rejet sur tout ce qui était compliqué, je suis donc passé à pluxml qui me paraissait plus simple, plus évident, plus en accord avec ce que je recherchais, balancer mes textes à la face du monde sans artifice ni fioriture, d'ailleurs on trouve encore aujourd'hui le template de base de pluxml, je n'en changerai certainement pas. Le passage de Wordpress à pluxml peut se faire, une moulinette existe, mais dans le contexte de stress de l'époque j'ai voulu faire table rase. J'ai d'ailleurs démarré sur des textes en retrait, sérieux, sans humour, aujourd'hui on retrouve du Cyrille BORNE en pire, du troll, de la mauvaise foi, la paresse et le détachement en plus, les 40 ans ne m'ont pas rendu meilleur. Pire peut être, je n'ai plus le besoin de communication avec les autres, pour preuve la coupure des réseaux sociaux, je suis passé du cap de l'entre-soi au cap de l'entre-moi. Tout ceci me convient très bien, pas de contrainte, pas de but, pas d'engagement, un vrai blog inutile et sans prétention, les gens passant par là le feraient comme s'ils allaient au zoo, mais que fait le Cyrille BORNE dans sa cage ?

Comme précisé plus haut, me retrouvant d'une structure pluxml après une structure Wordpress, j'ai décidé de faire table rase. A l'époque particulièrement aigri, je regardais des textes qui n'avaient plus de sens, totalement désuets et je ne trouvais plus l'intérêt sur le blog. Aujourd'hui, plus apaisé, j'ai réinstallé ma base Wordpress, cela provient du fait que je n'avais pas trouvé un billet sur Skyrim. J'ai trouvé des choses amusantes, me faire rire tout seul fait partie de mes grands loisirs, et je suis en train de rajouter des morceaux pour redonner à mon blog son histoire, mes combats de l'époque, mon matériel de l'époque, mes paradoxes de l'époque, car c'est certainement ici la véritable force du blog, cette chronologie où vous ne pouvez pas faire disparaître les cadavres sous le tapis mais au contraire les arborer avec fierté, nos erreurs ne sont qu'une partie de la somme du cheminement qui nous a poussé à en arriver là. Peut être dans cinq ans si je suis encore en vie, je serais un gars super investi dans des tas de choses, engagé, et je trouverai ce texte de faignasse totalement nul mais pas honteux car il aura été écrit par le moi de l'époque dans les conditions de l'époque.

Pour l'heure, il est temps pour moi d'ouvrir mes tranches de vie démarrées en 2008 et de remplir mon livre personnel où j'ai arraché quelques pages. J'ai, je pense 2000 billets à traiter, je ne vais pas les remettre tous mais une bonne partie. Au moment où j'écris ces lignes entre ce que j'ai écrit cette année, ce que j'ai pioché dans le passé, j'avoisine les 700 articles.

En vous souhaitant un excellent dimanche à tous.

 

Ne paniquez pas et changez de logiciel libre

samedi 5 décembre 2015 à 12:00

Ce que je décris est malheureusement une fois de plus la chose à ne pas faire, mais je sais que vous trouverez la force en vous de me pardonner.Il y a un truc auquel je crois c'est la théorie de la rumeur de source sûre dite de Voici. Dans Voici, on vous annonce que telle star est en train de quitter sa femme, le journal se prend un procès qu'il perd et six mois après on se rend compte que la star finissait bien par quitter sa femme. C'est un peu comme quand Tommy Lee Jones dans Men In Black explique à Will Smith que la seule presse sérieuse c'est celle qui annonce qu'on a vu un loup garou ou un vampire.

Dans mon esprit donc, Thunderbird est mort, par extension seamonkey et il est urgent que je change de logiciel libre car chez moi tout est urgent. Bien sûr c'est une connerie, mais vous verrez que Thunderbird finira bien par y passer et ce jour là je serai prêt. Il est d'ailleurs intéressant de noter l'aspect, je serai prêt, ma femme et mes enfants un peu moins. Le discours que je tiens est particulièrement convergent en ce moment, proposer du libre aux autres c'est leur garantir le support et la pérennité, quand on voit que Thunderbird va mourir, oui il va mourir, on met de façon totalement involontaire les gens de son entourage dans la difficulté, des gens qui n'ont pas à subir vos bricolages et qui doivent pouvoir compter sur des solutions stables. J'ai monté une instance de Rainloop, ça passe plutôt pas mal. Les gosses qui sont de faibles consommateurs de mails et qui sont sous Thunderbird n'auront pas de mal à retrouver leurs petits, ma femme qui utilise du multi-compte ça sera certainement tendu et cela risque d'être un coup à finir sur Outlook puisqu'elle n'a toujours pas fait la démarche de lancer la Xubuntu sur son PC.

Pour ma part le seul problème que je rencontre avec Rainloop c'est d'avoir la notification de façon correcte et immédiate sur mon bureau. Il existe un plugin pour Xfce qui permet d'avoir les notifications, je viens de voir que j'avais raté un mail, il va falloir que je creuse.

La solution seamonkey m'a tenue pendant pas mal de temps, c'est un produit intéressant complet, moche et suffisant. On pourrait penser qu'en abandonnant la partie mail, je pourrai conserver la partie navigateur, seulement la faute à pas de chance j'ai un problème, un de plus. Dans seamonkey j'utilisais la partie mail qui faisait office aussi de client RSS. J'ai réinstallé une instance de Kriss Feed qui pour mon usage reste le logiciel le mieux adapté. Dans seamonkey en appuyant sur la touche J il me lançait la recherche sur la page, je n'ai pas cherché à bricoler. Je suis donc de retour sur iceweasel avec comme idée derrière la tête de quitter les produits Mozilla et trouver un navigateur alternatif, quel dommage que Edge ne soit pas dispo sous Linux.

J'en profite pour faire le ménage dans mes flux RSS, peau de chagrin, peau de chagrin quand tu te restreins.