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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Jeu de nains

lundi 14 décembre 2015 à 08:00

Il y a plusieurs siècles une grande bataille a eu lieu entre les nains et les trolls, on a retenu que son nom, la vallée de Koom. Un peu comme dans le poisson rouge, l'album de Diziz la peste, on sait que c'était à cause d'un poisson rouge, mais sans vraiment connaître les circonstances, seule l'expression la vallée de Koom est restée. De façon récurrente, les nains et les trolls refont cette bataille et jusqu'à maintenant la ville très cosmopolite de Ankh-Morpork, où toutes les espèces vivent dans la paix, enfin, disons qu'elles partagent l'espace sans se taper dessus, voit elle aussi monter les tensions entre les deux clans à l'approche de la bataille. Les événements se précipitent, un tableau très célèbre représentant la vallée de Koom disparaît, des nains intégristes qui considèrent que vivre dans la lumière c'est vivre dans l'erreur sont en ville, un nain important se fait assassiner et tout laisse à supposer que c'est un troll qui serait l'auteur du crime, la haine entre les deux clans se ravivent et la ville pourrait devenir le lieu des affrontements.

Samuel Vimaire, le duc, mais surtout le patron du guet va devoir mener l'enquête et désamorcer une guerre et cela ne va pas être simple. Ses propres nains et ses propres trolls qui se regardent du mauvais oeil, une vampire du ruban noir, l'équivalent des alcooliques anonymes lui est imposé par le patricien Vétérini et il ne supporte pas les suceurs de sang. Non rien ne se passe normalement pour Sam Vimaire, sauf le rituel de 18 heures où il raconte son histoire au petit Sam, mais vous le savez, rien n'arrête Sam Vimaire.

Sujet assez délicat et plutôt profond chez Pratchett, la haine raciale, et à l'instar des deux autres tomes, c'est très finement mené. La différence entre les nains les plus radicaux et les nains modérés fait un peu froid dans le dos et fait penser nécessairement à une autre forme d'intégrisme. La conclusion comme toujours, c'est du happy end, mais du happy end à la Pratchett, le truc qu'on attendait pas vraiment et qui vous colle le sourire, merci Terry.

Oneye ou le revival de EyeOS, enfin c'est un bien grand mot

dimanche 13 décembre 2015 à 08:00

Le fait de faire les entrailles du blog me permet de voir des noms ressurgir du passé, personnes que j'avais totalement oubliées mais aussi des applications perdues. Et d'ailleurs puisque j'ai ouvert la parenthèse, j'évoquais qu'on a assimilé le fait de voir des gens quitter notre périmètre internet de façon naturelle. C'est impressionnant les dizaines de personnes avec qui j'étais en contact et que je ne côtoie plus du tout aujourd'hui, il serait malhonnête de dire que cela me peine, internet a réellement changé notre rapport à l'autre, et j'ai tendance à penser que cette indifférence que nous cultivons désormais sur la toile, nous la prolongeons nécessairement en vrai. Il me devient pour ma part de plus en plus difficile de faire du lien.

Dans les applications disparues, EyeOS, qui revient sous le nom de oneye. EyeOS c'était le logiciel qui avait dix ans d'avance sur tout le monde, c'était le logiciel trop ambitieux qui voulait créer un bureau complet en php et c'est ce qui a été fait, je vous montre les quelques écrans de oneye que j'ai fait au moment où j'ai écrit ce billet, l'installation se résumant à décompresser l'archive dans le fond de votre ftp.

Trop ambitieux parce qu'il y avait non seulement la gestion des fichiers, un lecteur RSS, un calendrier, un client mail, une suite bureautique complète, un gestionnaire de paquets pour rajouter encore d'autres choses. Des souvenirs que j'ai de l'époque, puisque je n'ai pas repris ces billets, c'est que ça n'a jamais marché, que le logiciel à l'origine communautaire est passé vers le modèle payant dans une nouvelle version plutôt jolie mais pas finie et sans fonctionnalité et qu'en fait ça n'a jamais vraiment avancé. Je n'ai plus du tout suivi ce qu'a pu devenir cette idée qui était révolutionnaire à l'époque et qui pourrait l'être encore si elle était menée à bien, ce que je sais c'est que désormais le programme est libre, on peut trouver les sources ce qui n'était plus le cas.

Les premières manipulations me laissent penser qu'il s'agit de la vieille version de l'époque où l'on s'est contenté de changer le nom, j'ai essayé d'envoyer un fichier opml sans succès, l'éditeur de texte est rigolo mais bien évidemment c'est à des années lumières par rapport à ce que peut fournir 365, c'est donc une renaissance, mais pas trop.

Ce n'est pas tant l'aspect technique qui m'intéresse en fait, je pense que dans l'état c'est inutilisable, mais plutôt la passerelle vers le billet bien pensé d'Alterlibriste avec qui je réalise une partie de ping-pong mensuelle. Il écrit dans les grandes lignes que ce n'est pas parce qu'un projet semble abandonné, qu'il faut quitter le navire en fonçant droit vers le premier canot qui traîne. On sait que je suis visé bien évidemment, c'est le jeu, puisque ma réputation du propriétaire de la phrase "quitter le navire" fait de moi le digne successeur du capitaine du Concordia. Dans son article, Alterlibriste fait référence à Dotclear et c'est un très bon exemple, un exemple similaire d'ailleurs. EyeOS du fait d'une migration vers le propriétaire, la disparition des sources, a subi une crise de confiance qui a fait fuir les utilisateurs. Néanmoins, le logiciel oneye est revenu depuis 2014, le forum a des posts récents, on peut supposer qu'il en est de même avec les mises à jour. Pour dotclear, c'est exactement pareil, à nouveau une crise de confiance, avec le "merci pour le poisson" du lead project de l'époque, Alterlibriste rappelle qu'en 24 heures j'avais déterré une méthode pour migrer de dotclear à Wordpress, preuve de masochisme sans faille où je déplace régulièrement mes écrits d'un endroit à l'autre, alors que j'aurai pu tout simplement attendre. Attendre, un mot qui rentre dans le top 10 du vocabulaire insupportable bornien, c'était donc impossible.

Évidemment on peut transposer la situation à la crise de confiance que traverse la fondation Mozilla, et on pourrait dire qu'avec le rôle du gars qui crie au milieu de la foule "ON VA TOUS MOURIR !!!!" pendant que certains tentent de modérer, temporiser, je n'aide pas vraiment et je le reconnais. Je n'ai néanmoins pas l'once d'un remords que ce soit dans le cas de EyeOS, Dotclear ou Mozilla. Pour le premier, fallait pas tenter de se faire du fric de la mauvaise façon en rendant le code inaccessible, pour le second fallait prendre le bon capitaine et le virer avant qu'il ne tue socialement le projet en une phrase lapidaire, pour le dernier quand d'un côté il affiche sa page de mendicité pour sortir 500.000 dollars pour des projets, payer ses dirigeants une fortune et vider ses propres logiciels, je pense qu'il faut partir.

Aujourd'hui un projet ce n'est plus simplement du code, c'est une histoire de confiance, de communication, de personnes. Être versatile en 2015 n'est pas nécessairement péjoratif, on pourrait presque dire que c'est pousser la flexibilité à son paroxysme.

Oh mon bateau, tu es le plus joli des bateaux, mais dès que tu prends l'eau je jette vite mon canot.

L'antispam le plus efficace du monde

samedi 12 décembre 2015 à 10:35

J'évoquais il y a quelques jours les problèmes de spam dans le blog et qu'une solution basée sur un timer était assez efficace d'après mes expériences précédentes. Le robot faisant de l'auto-complétion en moins de 10 secondes, quand pour un humain, même rapide, même pour un commentaire court du genre "windows sucks kikou lol", il faut bien 10 secondes, on peut de façon efficace utiliser cette méthode pour distinguer Kevin de Robocop. Stéphane lead project de pluxml, sait qu'un Cyrille BORNE ose tout, vient de mettre à jour le plugin de captcha de pluxml que nous béta-testons ici, avec une méthode basée sur le temps entre le chargement de la page et le moment où l'on appuie sur envoyer, il a développé le plugin le plus efficace du monde qui résoudra je pense tous les problèmes de spam de la terre.

Il s'agit d'une méthode assez intéressante, l'image du captcha n'apparaît pas, si bien que le robot ne sachant absolument pas quelle est l'image, ne peut remplir justement le code. Une méthode qui a quand même un effet de bord, les gens non plus ne peuvent pas commenter, ce qui expliquerait l'absence de commentaires depuis 24 heures.

Boutade mise à part, j'ai désactivé le plugin, tant pis pour le spam, Stéphane recommence les travaux lundi, on aura donc bientôt un antispam plus efficace pour pluxml.

2008 - mi 2009 - Les années branquignoles

vendredi 11 décembre 2015 à 08:00

Avant d'écrire ce billet, j'aimerai revenir sur le fil rouge de notre semaine à savoir, non pas où est Charlie mais où est le chèque de Cyrille BORNE. Alors que j'avais appris un mot nouveau dans le bancaire, "désistement", mon conseiller m'écrit pour me dire qu'il a été encaissé hier ................ L'explication reste très floue, il a évoqué le père Noël utilisant un portail bleu pour déposer le chèque, manger quelques gâteaux et repartir par un portail orange. Puis un énorme flou chez les banquiers et enfin ce mail. Fou de joie j'ai voulu vérifier sur le site internet de la banque, il est resté inaccessible pendant trois heures. Je vous promets de vous donner le nom de la banque quand je l'aurai quittée au mois de février.

Merci père Noël, tu viens de me retirer une fourche du pied, je peux passer à 150 autres choses

Je crois qu'on va pas se mentir, le web est devenu une grosse poubelle où il n'y a plus rien d'intéressant à lire au point d'en arriver à me lire moi-même. Comme je l'avais exprimé, à la fin de blog-libre j'étais tendu comme un arc, genre celui de Légolas, et je voulais repartir de zéro. Comme vous avez pu le constater au travers de mes derniers billets de faignasse, on a retrouvé le Cyrille BORNE qu'on aime, ce dandy nonchalant qui se promène la flûte à la main, le pot de Nutella de l'autre dans les soirées de l'ambassadeur jonglant entre les bons mots et les phrases assassines (il est beau ton manteau, c'est du renard ? Oui mais du Firefox). Il faut savoir qu'à l'époque, en 2008 quand j'avais ouvert le blog en mon nom propre alors que j'écrivais sous pseudonyme depuis 8 ans, j'avais décidé d'écrire des choses très sérieuses, un peu comme à la réouverture de 2014, mais vous le savez, chassez le naturel il revient en partner. Les circonstances étaient d'ailleurs similaires, une tentative de site en équipe qui a mal tourné.

2008 a été une année marquante pour moi, j'ai adopté les gosses, les joies de la paternité tout ça. D'un point de vue informatique personnelle en informatique, j'ai d'énormes difficultés à me trouver une distribution, ça plante à tour de bras et c'est tellement compliqué de tout compiler que je fais un passage sous Windows à l'achat d'une nouvelle machine dans l'attente d'une distribution qui va bien. On m'a fait remarquer dans les commentaires que demain ça n'étonnerait personne si j'écrivais que je suis sous Windows 10, et c'est là qu'on voit comment la situation a totalement changé par rapport à il y 7 ans. A l'époque la gestion de n'importe quelle machine même pas trop récente c'était la croix et la bannière, Ubuntu s'en sortait pas trop mal et encore, on y revenait d'ailleurs de façon systématique tellement c'était compliqué d'utiliser autre chose. Aujourd'hui non seulement Linux, un peu n'importe lequel, gère quasiment tout en hardware mais j'ai surtout radicalement changé. Si demain mon Brix tombe en carafe, je sortirai un optiplex de mon placard, je n'ai même plus de dual boot Windows, je suis en full Linux sur tous mes postes.

Dans le contexte de l'époque chaque fois que j'écris que je teste une distro pour voir que ça plante en quinze minutes, je me fais tomber dessus par des communautés complètes, c'est ici que je commence à récupérer mes galons de trolleur, à chaque fois qu'on m'attaque, je relance dix fois plus fort, jusqu'à ce que les gens s'épuisent, c'était rigolo à l'époque, je trouve ça totalement stérile aujourd'hui, ça a tout de même l'avantage d'apporter une modération naturelle dans les commentaires. J'ai été pro Ubuntu pendant des années pour l'aspect user friendly, j'ai craché dans la soupe maternelle comme beaucoup pour l'éthique pour en revenir, aujourd'hui je n'utilise plus le système de Canonical car il est tout simplement trop gourmand en ressources, il n'en reste certainement pas moins, l'une des meilleures distributions Linux à bien des aspects.

on pouvait difficilement s'attendre à Unity à cette époque, si on avait su

En 2009 je rencontre Christophe et j'ai du mal à comprendre ce qui m'arrive. Pourquoi ce monsieur au bout du monde me saute comme ça à la gorge avec tant de rage. Je découvre alors que le logiciel Libre ce n'est pas seulement du gratuit mais que c'est toute une philosophie. A mon tour je me radicalise, j'en suis revenu, je pense que Christophe aussi, et pourtant il y a beaucoup de choses à prendre, mais pas tout. Pareil, découverte de I LOVE YOU PHILIPPE SCOFFONI un monsieur que je respecte pour son choix de vie, lâcher sa position de salarié confortable pour entreprendre, pas facile dans notre pays où tout est tellement difficile, je respecte aussi Philippe pour sa modération, on devrait lui donner le prix Nobel de la paix du libre.

A cette époque j'ai des publicités sur le site, 4 € par mois pas plus, je faisais 5 à 6 fois moins de trafic qu'aujourd'hui et j'y croyais, on évoque même les adblockeurs, je refuse à l'époque des les utiliser pour ne pas tuer le système. C'est une différence radicale d'ailleurs entre le moi d'hier et celui qui vous écrit aujourd'hui, l'obsession du chiffre, l'obsession de l'info dans la minute, l'obsession des statistiques, l'urgence, l'égo. Là je vois que certains s'arrêtent sur le dernier mot en soulignant que je suis une saleté de taré mégalomane, mais ça c'était avant. Peut-être un peu, mais j'ai arrêté de me googler pour voir ce qu'on peut écrire sur moi, je regarde peu mes stats, la rupture avec les réseaux sociaux est nette, on dirait désormais un vieux qui fait l'inventaire avant de passer l'arme à gauche. Mon désengagement pourrait m'inquiéter d'ailleurs, mais pas plus, je suis dans l'obligation d'être dans cette phase de retour à l'essentiel, comme vous pouvez le voir en ce moment le quotidien a le mérite d'être dense et de couper court à toutes les envies bizarres qui pourraient devenir chronophages.

Philippe en pleine explication de l'utilité du Cloud libre pour les entreprises

Dans les événements les plus marquants de ce début d'année 2009, l'arrivée de la loi Hadopi avec l'internet qui passe au noir, j'avais complètement zappé cet épisode. Hadopi entre temps est passé, une fois de plus on n'a pas rempli des avions de libristes partant vers de nouveaux pays plus libres. Hadopi, une loi parmi d'autres qui a montré son inefficacité, le trafic de emule, kazaa et le reste s'est déplacé vers le direct download, on verra un an plus tard je pense, la fermeture de Megaupload qui n'a rien changé. Rien changé, c'est un peu le côté, jouer à se faire peur qui revient encore. La différence entre cette époque et la notre, c'est que l'internet avait vraiment fait une journée de blackout, une unité des sites bien plus nombreux et variés à l'époque, aujourd'hui on se contente de gueuler pour faire style, passer son site en noir et perdre les espaces publicitaires, hors de question ma bonne dame.

Je survole, je ne lis pas à fond, j'arrive à déceler les billets écrits par obligation de cette fameuse urgence et les autres, ceux que vous me voyez écrire de façon moins régulière aujourd'hui, les billets que j'avais vraiment envie d'écrire, je fais le tri. Je dois dire que j'ai une certaine forme de tendresse avec moi-même et que je me reconnais souvent notamment quand j'écris ce genre de choses Il y a un vieux proverbe chinois qui dit en gros ceci "si tu fais trop de compilations, il te faut changer de version" ou encore ce paragraphe qui sera le mot de la fin, on était en 2009 ... 

Si la popularité doit se faire au détriment de la vérité, s'il faut plaire à tout le monde pour être lu, si la rentrée publicitaire et les statistiques sont les facteurs déterminants dans l'écriture d'un billet, alors on essaie d'assassiner l'internet, mais qu'il se rassure, il aura toujours ici son petit coin pour s'agiter et montrer qu'il est bien vivant.

Fuyez la fondation Mozilla

jeudi 10 décembre 2015 à 08:00

Bien sûr vous vous dites, cette ordure qui a commandé ces dessins au mois de septembre (voir en bas) va nous faire un truc monumental pour dire qu'il avait parfaitement raison, qu'il est le plus beau, le plus fort, une espèce de devin qui lit dans les entrailles des ZTE OPEN C, et bien non, j'aurai l'élégance de ne pas en faire trop.

D'abord il faut reprendre un peu l'information, que j'apprends avec un peu de décalage. En effet, partir à 7 heures pour arriver à 20h30 à la maison, ça coupe un peu la chique, j'ai vu passer l'info entre midi et deux heures au lycée mais j'étais bien trop occupé à courir après mon chèque perdu. Je fais d'ailleurs une parenthèse pour vous dire que j'ai dû certainement naître sur un cimetière indien, j'ai récupéré le numéro de l'accusé de réception, l'accusé n'étant pas rentré, le chèque est arrivé au bon endroit le premier décembre, ils ne savent pas où il est dans le service, le bon service de plus. On me propose un papier qui atteste que si par le plus grand des hasards ce chèque qui fait peut être office de marque page, de post-it ou de papier toilette s'il a été réellement malheureux, était retrouvé, on ne l'encaisserait sous aucun prétexte, me donnant la liberté la plus complète de redemander à ma nouvelle banque un nouveau chèque. Je devrais proposer un texte à Renan Luce, il le mettrait en musique, ça serait la suite de "je suis une feuille", l'une des plus belles chansons du répertoire français, ça s'appelerait "je suis le chèque de Cyrille BORNE" dont je vous livre quelques paroles, j'aurai pu finir sur le compte de Cyrille BORNE, j'ai fini dans les fesses d'un banquier.

Quand on écrit son billet le soir après la tornade, ce qui est intéressant c'est de lire tout et de faire une synthèse, mais d'abord allons faire un tour du côté des perdants avec en tête le blog de Genma, Alterlibriste viendra certainement plus tard, il aime quand je lui tends des bonnes grosses perches comme celle-ci, et là voici, alter c'est à toi : Halte aux fossoyeurs de Firefox OS. Chez Genma on est dans la phase du refus, c'est à dire de l'attente de la version officielle, je pense qu'il va rapidement passer toutes les phases pour arriver à l'acceptation. Je pense tout de même que l'info est trop grosse, trop répétée, nous sommes à nouveau dans le cas de la rumeur de source sûre. Il n'était pas bien difficile de s'en douter compte tenu du fait qu'aucun nouveau téléphone n'était prévu en tout cas en Europe depuis un moment, seul finalement le ZTE OPEN C aura pu donner de la visibilité à l'OS en France, ceci nous vaut donc un : je vous l'avais bien dit.

L'annonce de base vous pouvez la trouver sur Libération, en gros c'est stop la commercialisation, certains se sont emballés et ont dit stop le développement, Fredzone explique que ce n'est pas le cas, et que le développement de Firefox OS n'est pas arrêté, il passera par d'autres chemins, je pense un peu comme mon chèque. Si on fait un peu l'analyse de la situation, une analyse simpliste, vous connaissez la maison, si Mozilla cherche à se débarrasser de 10 millions d'utilisateurs avec Thunderbird, j'ai beaucoup de mal à imaginer que la fondation se préoccupe d'un système utilisé par trois pèlerins. Comme il est de circonstances de le dire dans ces cas là, je me risque à dire que bientôt Firefox OS sera donné à la communauté. Il y a quelques années j'aurais dit que ce n'est pas une mauvaise chose, que la technique d'implantation qui doit fonctionner, c'est de pouvoir envahir le monde de la seconde main en permettant à des appareils dont le système android ou pourquoi pas iOs ne veut plus d'eux d'avoir une seconde vie avec un système d'exploitation libre, comme le fait Linux. Aujourd'hui avec cette sensation de carence en bras qu'on a l'impression d'avoir dans le logiciel libre, je serais beaucoup moins confiant dans le développement de ce système d'exploitation.

Finalement l'article d'hier que j'avais écrit sans connaître l'annonce était d'actualité. Sailfish OS qui va certainement disparaître, Firefox OS qui s'il n'est pas mort devra pour survivre commencer à se lancer dans la création de ROMS de nombreux appareils comme a su le faire Cyanogen, Ubuntu touch ... enfin Ubuntu touch, mais pas seulement, Windows Phone qu'on annonce mort, dans peut être trois ans on aura uniquement le choix entre deux systèmes d'exploitation et on pourra enfin acheter un iphone de façon décomplexée en disant que de toute façon c'était ça ou le Nokia 3110.

Je ne tire aucune satisfaction de l'échec de la fondation Mozilla qui a eu au moins le mérite d'essayer quelque chose, mal, mais quelque chose quand même. Proposer à des consommateurs français qui ont un large choix d'appareils à tous les prix un appareil téléphonique complètement pourri sans la possibilité même de faire un selfie, un drame, avec un système d'exploitation pas fini qui rappelons le n'est jamais arrivé en version 2 de façon officielle, n'était pas, je peux le dire, une riche idée.

Un raté certes mais des choix de plus en plus contestable, de moins en moins judicieux mais aussi de plus en plus drastiques, qui me font penser que c'est certainement la faillite chez la fondation Mozilla pour resserrer autant l'activité autour de Firefox et se débarrasser d'autant de produits. Pour ma part, même si mon titre est un peu sec, il relate mon ressenti, une profonde crise de confiance qui commence à trop durer face à des décisions que je n'approuve pas, le bloqueur de pub pour iOS a tendance me conforter dans mon opinion. A terme, avec une politique comme celle-ci, je ne vois pas comment la fondation pourra redresser la barre, ça sent le sapin. Ah mon amie Barbara me fait dire que je lui fait penser à un oiseau noir, plutôt qu'un corbeau, elle me voit en aigle, à toi Barbara.

J'avais écrit il y a peu que j'allais me chercher une alternative à Firefox / Iceweasel, je pense que je vais précipiter un peu ma recherche mais il faut être honnête, c'est pas gagné. Nous n'avons rien à gagner avec la disparition de Mozilla qui nous renverrait à plusieurs années en arrière nous laissons cette fois le choix entre chromium (rires dans la salle) et des navigateurs bien gentils et alternatifs mais pas finis.

L'échec de Mozilla, c'est l'échec du libre, et ce n'est pas bon. On dit qu'on a toujours le choix, le choix d'un téléphone "libre", ou disons d'une alternative au duo de choc Apple, Google, ça va devenir particulièrement tendu à trouver, si mon téléphone actuel est un Windows Phone ce n'est pas forcément parce que j'ai fait l'école du rire. 10% dans les dents pour la vente de PC où l'on espère un retour à la croissance à la fin de la gratuité de Windows 10, le PC le seul endroit où les alternatives existent, rien sur tablette ça c'est pas nouveau, plus rien sur smartphone ça n'annonce vraiment rien de bon.