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Le Blog de Cyrille BORNE

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Avec des tweets à 10.000 caractères, Twitter risque de précipiter sa chute

jeudi 7 janvier 2016 à 18:30

La force d'un réseau c'est certainement son identité, si on choisit d'être sur Linkedin c'est qu'on cherche du travail, sur instagram ou snap c'est qu'on ne sait pas écrire, si on est sur Facebook c'est qu'on veut être avec tout le monde, si on est sur Diaspora c'est pour être seul avec soi-même, si on est sur twitter c'est qu'on veut montrer qu'on est le gars le plus brillant du monde en une phrase lapidaire de 140 caractères. Twitter qui pourtant fait partie des 15 sites les plus visités de France, ce qui n'est quand même pas rien, devant cdiscount, se plaint régulièrement de ne pas trouver de modèle économique, de ne pas progresser, de vivre dans l'ombre de facebook, et pour changer la donne, imagine que de passer à 2000 ou 10000 caractères selon les rumeurs de sources sûres va changer la face de son monde. Une excellente initiative de Twitter pour se tirer une balle dans le pied en faisant sauter tout simplement son identité. Un twitter en 2000 caractères c'est tout simplement facebook, il faudra que certains acteurs comprennent que pour vivre à côté d'un géant, il va mieux jouer la carte de la différence que le copier coller.

Je mise sur la mort de Twitter ou un rachat si le réseau prend cette décision idiote.

http://tempsreel.nouvelobs.com/tech/20160106.OBS2354/avec-des-tweets-a-10-000-caracteres-twitter-risque-de-precipiter-sa-chute.html

une courte histoire de poste

jeudi 7 janvier 2016 à 10:05

La poste a depuis quelques temps changé son principe de fonctionnement, c'est à dire qu'elle vend désormais des emballages non affranchis. 1.5 € la boîte quelle que soit la taille, c'est cher sans être cher, c'est cher si on a des cartons qui trainent, si on n'a rien sous la main c'est toujours ça de pris. Par contre au niveau du tarif d'envoi 6.10 € les 500 grammes, c'est quand même douloureux, je me demande comment font certaines sociétés comme Esprit pour s'en sortir. J'en parle par expérience, ma femme achète souvent sur le site, et elle a la possibilité de renvoyer gratuitement si la taille ne va pas. Certaines de ses amies prennent trois tailles différentes pour être sûres d'avoir la bonne et renvoient de façon systématique et ce très régulièrement, ça doit coûter des fortunes. Il faudrait que je me penche sur les alternatives à la poste.

Bon sérieusement on fait vraiment quoi avec un pi ?

jeudi 7 janvier 2016 à 08:00

Au moment où j'écris ces lignes je n'ai toujours pas reçu mon décodeur. En fait d'après Chronopost je l'ai reçu, d'après ma commerçante, il faut qu'elle le fabrique, j'aime beaucoup l'humour de cette femme. J'ai débranché openelec, il y a déjà trois consoles branchées sur la télé, on a voulu un décodeur, alors on fera avec un décodeur. C'est mon côté humour vengeur, quand tout le monde va me demander de pouvoir accéder aux films, aux photos, et au reste depuis le décodeur et que je vais poser le mode d'emploi sur la table, ma vengeance sera complète. Bon en fait on sait pertinemment que dès que ma femme va me dire de faire le nécessaire, je le ferai, mais néanmoins je veux limiter le nombre de machines connectées à la télé. J'ai donc un pi 2 posé sur ma table, il me regarde, j'ai aussi une PS3 posée sur la table et je m'ennuie dans le quatrième chapitre de Diablo III mais c'est une autre histoire, j'ai un pi 2 posé sur ma table et il faut que j'en fasse quelque chose ou pas.

A la maison j'ai un serveur ipfire qui fait aussi office de NAS et de bozon, pas plus et je n'ai besoin de rien de plus. Les mails, les services en ligne, tout ça c'est chez o2switch, l'expérience de l'auto-hébergement c'est rigolo mais pour un site qui aura fait 8 millions de pages cette année, je préfère confier l'affaire à des professionnels. J'ai donc un appareil dont je n'ai pas d'utilité, il faut donc créer le besoin et donc aller voir ce qu'on fait ailleurs. Il y a tout de même quelque chose que j'ai regardé par curiosité, c'est la possibilité éventuelle d'utiliser ipfire ou pfsense sur le pi 2. A terme ce n'aurait pas été une solution que j'aurai choisie mais on aurait quand même une solution de contrôle parental à moindre coût qui serait assez intéressante et discrète. Aucun projet ne s'est positionné et pour cause, le pi 2 ne possède qu'un port ethernet, et le pire c'est que le port USB est partagé avec le RJ45 ce qui signifie des performances médiocres. Si on regarde sur le forum ipfire, la question a été mainte fois posée, la réponse est systématique : niet.

J'ai commencé un peu à regarder sur internet, voici ce qu'il en ressort :

Je citais plus haut les projets un peu fous liés au Raspberry Pi, c'était assez vrai dans l'esprit des premières moutures, je trouve que ce n'est plus exact avec la version 2 qui avec son giga de RAM et ses quatre coeurs peut désormais être considérée comme une machine de production. Je n'ai donc toujours pas répondu à la question, que faire avec son PI 2 ?

Pour ma part comme précisé plus haut, je n'ai pas de besoin particulier puisque j'ai tout ce qu'il faut à domicile. Le pi2 va être donc ramené à une simple machine de test, une machine de test assez confortable qui tient dans la main et qui est particulièrement discrète. L'occasion pour moi de voir ce que deviennent des projets comme Lakka, Yunohost, cozycloud, openmediavault et tant d'autres sans avoir le besoin de virtualiser.

Si vous avez des suggestions dans l'utilisation du pi, votre propre expérience, n'hésitez pas à la partager dans des billets ou dans les commentaires du blog pour ceux qui n'en n'ont pas.

Une histoire de confiance

mercredi 6 janvier 2016 à 08:00

On évoque souvent le problème de confiance avec le logiciel propriétaire, ce logiciel qui vous espionne, ce logiciel qui récupère vos données et j'en passe. Il y a logiciel propriétaire et logiciel propriétaire, si effectivement certains récupèrent des données personnelles en contrepartie de l'argent que vous ne donnez pas, d'autres se contentent de faire dignement le job contre des espèces sonnantes et trébuchantes. Il faut souligner le cas Microsoft qui fait coup double, je pense que sur ce coup il est novateur dans le sens où des sites comme facebook, youtube, proposeront à terme des formules payantes tout en continuant à récupérer des données personnelles. Et oui ma bonne dame, la mort du web a des contreparties, le rare est cher pour reprendre le syllogisme, avec la raréfaction des contenus web il faudra payer, mais ceci est une autre histoire.

Revenons en à notre bon logiciel en dur, du solide, pas du cloud, notre bon logiciel à l'ancienne, outlook par exemple. Outlook 20 ans d'existence, du logiciel propriétaire, il était là hier, il sera certainement là demain, il continue à se développer, il devient cloud, s'intègre au cloud. L'alternative libre on la connaît, c'est Thunderbird, plus jeune, 13 ans quand même, qui n'évolue plus et dont l'avenir est incertain, un logiciel utilisé par plus de 10 millions de personnes qui risque simplement de s'arrêter. C'est certainement la grande question dans le logiciel libre, quand avoir confiance ?

Vous noterez que j'ai noté quand, je n'ai pas dit faut-il. J'ai confiance en ma debian même si le père fondateur s'est suicidé, car le projet est fort, communautaire, il y a beaucoup de monde derrière. J'ai moins confiance en thunderbird car à terme on vise quand même à passer à des webmails aussi performants que les clients locaux, la solution se trouvera certainement du côté de Owncloud qui bientôt  sera certainement l'équivalent d'un office365 libre, c'est quand même pas pour tout de suite. Le facteur de confiance, c'est l'ancienneté qui vient en premier. Plus un projet est vieux, plus il a survécu, après reste à savoir s'il a fédéré pour assurer une relève. Je peux vous donner un exemple particulièrement pertinent, le blog de Fred a passé les 10 ans, et pourtant il disparaîtra avec lui. Cette problématique est commune à tous les logiciels qui ne sont développés que par une personne ou par une toute petite communauté. Le quand donc dépend du moment où le projet atteint une masse suffisamment critique pour se passer de son principal développeur, cela veut dire que le projet doit être rodé. Par le fait, et c'est là toute la subtilité, quand faire confiance à un projet qui démarre. Car, et c'est bien là le paradoxe, c'est comme répondre à une annonce où il faut de l'expérience mais qu'on n'en n'a pas, comment le jeune pourra avoir de l'expérience si personne ne lui donne la possibilité d'en avoir ?

A l'époque de la sortie d'Handylinux, j'ai pulvérisé le projet pour la simple et bonne raison que j'y ai vu sans réfléchir un fork de plus et pourtant c'est aujourd'hui plus que cela, c'est une distribution qui permet d'obtenir une debian stable out of the box avec une présentation qui est facile. Les choses n'ont pas été faites à moitié, un énorme travail de documentation qui accompagne le travail réalisé sur la distribution, et puis tout de même la personnalité d'Arpinux, un chef de projet qui en veut, qui veut apprendre, qui voit dans la critique plus un défi qu'une occasion d'aller pleurer dans son coin comme d'autres développeurs de distributions dont je tairai le nom. Je pense qu'Arpinux, de par son comportement, de par la qualité de la distribution mais aussi de la communauté qui s'est greffée du projet (qui existait déjà depuis le forum crunchbang), a su donner confiance.

Arpinux décide de partir pour des raisons qui ne regardent que lui et nécessairement c'est la crise de confiance, c'est une obligation. A ce moment là deux choix s'offrent à nous : persister, partir en courant parce que tout le monde va mourir. J'ai posé deux handylinux chez les beaux parents et j'ai tendance à la mettre en priorité par rapport à Ubuntu, c'est ma façon à moi de faire travailler le petit commerce. Si je pars en courant aujourd'hui c'est que je n'aurai pas confiance, ce n'est pas le cas. La nouvelle équipe est composée de Starsheep que je connais depuis quelques années, lecteur de mon blog, Thuban fait un joli travail avec le Handymenu, je pense que le projet va continuer, j'ai envie d'y croire.

Il y a tout de même une moralité à mon histoire. Cyrille BORNE vient d'écrire que nous n'allions pas tous mourir et qu'il fallait continuer à croire au projet, alors que je suis passé spécialiste en la matière, FirefoxOS va mourir, il faut partir. La moralité c'est que je fonctionne comme beaucoup à l'affectif, et que ce qui compte avant toute chose c'est le gars derrière la machine, ce qu'il exprime, ce qu'il montre. Une fois de plus la qualité du code n'est pas tout, le projet n'est pas tout non plus, la communication que l'on a autour d'un projet compte comme l'individu qui le représente, nous n'arriverons qu'à fédérer des tarés avec un RMS qui considère qu'une famille c'est une perte de temps.

Proposez de bons projets, communiquez, soyez d'honnêtes gens le reste viendra certainement.

 

Une ado harcelée sur Twitter pour une photo intime : analyse d'un lynchage

mardi 5 janvier 2016 à 21:46

Les réseaux sociaux, le progrès, c'est quand même formidable, de l'acharnement pour se marrer bien à l'abris derrière son clavier et son petit anonymat.

http://www.liberation.fr/france/2016/01/05/une-ado-harcelee-sur-twitter-pour-une-photo-intime-analyse-d-un-lynchage_1424253?xtor=rss-450