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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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SIMPLE BOX : theme portfolio one page administrable

dimanche 6 mars 2016 à 20:18

Un thème payant pour pluxml c'est une bonne nouvelle, ça signifie qu'on imagine gagner de l'argent avec le moteur de blog comme certains le font avec des logiciels libres comme dolibarr, prestashop ou Wordpress. 

http://secretsitebox.fr/site/index.php?categorie7/pluxml-themes

Le pouvoir au peuple ? Pas si sûr

dimanche 6 mars 2016 à 08:00

Avec les années Numerama est devenu un journal qui m'intéresse de plus en plus, on y viendra plus tard avec un billet sur le libre particulièrement pertinent, et si au départ les premiers billets qui apparaissaient sur le site me laissaient perplexe depuis la vente du journal, je trouve qu'aujourd'hui c'est écrit de façon très intelligente. Ca doit être quand même un sacré soulagement de s'être débarrassé de l'image libertaire, piratin pour faire enfin comme les autres, arrêter de faire croire à une image de la société qu'on défend quand la seule chose qui compte c'est de vendre sa feuille de chou et par le fait sa propre personne, mais c'est une autre histoire. Le site dernièrement a édité un article Crowd, quand le peuple est sollicité où on explique tout simplement quels sont les nouveaux principes qui régissent notre société, nos vies, et même pourquoi pas notre argent. 

Je crois qu'on est arrivé à un ras le bol collectif, en France peut être plus qu'ailleurs, les classes dirigeantes tournent, rien ne change, il est difficile d'innover, les lenteurs administratives, les difficultés administratives, les banques tellement frileuses, les world compagnies si décevantes, oui, on peut le dire, le français il en a gros. Le crowd c'est la bulle d'oxygène qui change tout, c'est ce qui permet au commun des mortels de se passer de tous les intermédiaires sauf de la plateforme qui va bien pour s'adresser au commun des mortels, présenter son projet qui va changer la vie des autres et pouvoir le financer pour obtenir un monde meilleur. Pour en rester au crowdfunding puisque j'ai démarré par ça, alors que c'est relativement récent, tout a évolué très vite. On ne cesse de compter les projets qui partent en sucette, on est bien loin des engagements du début, souvenez du chanteur Grégoire où des gens avaient gagné de l'argent. Finie la spéculation, on est passé du coup de poker qui pouvait être rentable à l'espoir de voir sortir le produit, c'est quand même un sacré chemin de parcouru, et certainement pas dans le bon sens. On en reviendra, on en revient, à part quelques plans débiles comme le gars qui cherche à financer sa salade de patates, les projets sont de mieux en mieux ficelés et on ne s'étonne pas de voir des professionnels monter leur crowd, et notamment des professionnels de la communication. Finalement le crowdfunding fait le bonheur des industriels, ce sont désormais les gens qui font la mise de départ, même plus besoin de prendre de risques et si ça ne marche pas tant pis, les gens en ont pris leur partie, ça fait partie du jeu. Fameux pouvoir que le peuple a ramassé tout de même. 

Néanmoins, le mal ou le bien est fait c'est selon, désormais notre opinion compte et nous nous orientons vers ce modèle de choix dans lequel on aura la sensation de payer pour quelque chose qu'on veut vraiment et pas pour quelque chose qu'un grand groupe industriel cherche à nous imposer, la dosette par exemple. L'idée ne vient plus d'en haut, elle vient d'en bas ou on le croit, et les sociétés doivent faire avec, y compris dans la gestion de la relation client qui est publique. Je lisais cet article de rue89 qui déconstruit ce reportage d'envoyé spécial, Je râle donc je suis. Le reportage explique que désormais quand tu veux être entendu, tu gueules sur twitter, de l'autre côté on nous présente comment les community manager sont capables de manipuler l'ensemble et de réussir à s'en sortir. Dans l'article de rue89, on explique que les quelques pelés qui sont interviewés sont suivis de 40 followers, et donc que ce n'est pas crédible, on revient aussi sur le fait que community manager c'est un métier. Néanmoins, la vidéo a le mérite d'être vue, et au moins pour trois points. La première c'est cette façon à gerber de présenter les choses, la famille qui attend son canapé mais qui ne le reçoit pas dans un reportage du service public à 20h50 ou une émission de Valérie Damidot, c'est exactement pareil, une mise en scène, les reportages sont totalement scénarisés, ce n'est plus crédible. La dernière partie du reportage présente la façon de retourner les gueulards en ambassadeurs de la marque, et c'est une situation que j'ai connue, souvenez vous, j'avais été contacté par l'équipe de communication de SFR quand j'expliquais de façon récurrente mes déboires, j'avais accepté au départ et puis les offres free sont arrivées au même moment, j'ai expliqué à l'époque que quelles que soient les améliorations qu'on pouvait proposer, ma facture de 24 € pour 2 heures de communication resterait un fossé qu'il serait impossible à combler. Et le dernier point, ce qui devient de plus en plus insupportable pour moi, le fait que tout le monde cherche à tirer la couverture à lui : les journalistes en scénarisant à l'extrême qui donnent le remède miracle, gueuler pour se faire entendre, dénigrer, un sujet fédérateur. Les gens qui passent à la télé et qui vont voir grimper le nombre de followers c'est ce qu'explique l'article de rue89 où le gars passe de 40 à 600 followers à la suite du reportage, et les community manager où les boites qui sont présentées dans le reportage et dont il est très facile de reconnaître l'identité qui en faisant preuve de transparence et de réactions positives faces aux comportements les plus stupides s'offrent 30 minutes de publicité gratuite à grande échelle. 

Vous m'excuserez j'ai connu l'internet du peuple, j'ai connu l'internet gratuit, aujourd'hui tout est encore plus gratuit mais c'est nous le produit et à un point qui va bien au delà de l'utilisation des données personnelles. Il y a une grosse quinzaine d'années, l'internet était destiné à une "élite", les informaticiens, les étudiants, les scientifiques, et on trouvait une véritable volonté de partage. Des gens pouvaient enfin partager leur passion avec un gars à l'autre côté bout du monde, c'était ça l'internet. Aujourd'hui tout est calculé, monétisé, le partage est une relique du passé. Alors effectivement le peuple a pris le pouvoir, la télévision c'est complètement dépassé, aujourd'hui youtube te permet à toi de devenir la nouvelle star, et on y croit, tout le monde peut sortir du lot. Oui c'est vrai, tous les youtubeurs qui ont réussi à percer ont le mérite d'avoir su proposer quelque chose de différent, quelque chose que les gens attendaient puisque les gens sont allés les regarder tout seul comme des grands, on ne peut pas nier un vrai talent reconnu désormais par le vieux monde puisque des catégories youtube apparaissent aux Emmy Awards, encore faut-il déterminer lequel. On apprend aujourd'hui que youtube va payer 100.000 € par an pour le top 20 des blogueurs francophones. Déjà que ces jeunes gens ont été plus ou moins rachetés par des groupes de médias, ils vont devenir plus ou moins salariés de Google. La liberté des débuts est bien terminée, ils sont désormais le produit qu'ils ont vendu, eux mêmes, et à chaque apparition, ils seront forcés de se vendre pour continuer, car faut bien vivre, quand tu as goûté au succès c'est difficile de tout lâcher. On ne s'étonnera pas de voir apparaître tel jeu, tel maquillage, et d'en voir vanté les mérites. Pour de vrai ? Pour de l'argent ? Pas facile, un peu comme une actrice célèbre qui devient l'égérie pour un parfum, il y a peu de chance pour qu'elle le fasse par conviction. 

C'est 2016 et désormais le pouvoir nous appartient. On a la possibilité de payer pour un projet dans lequel on croit, on a la possibilité de devenir une star de l'internet, c'est ça notre pouvoir, un pouvoir qu'on a toujours eu, celui de sortir du lot. Techniquement c'est certainement plus facile qu'il y a trente ans où il fallait tenter de trouver la bonne personne, présenter sa cassette à Barclay, envoyer son book, toutes ces histoires des gens qui ont osé et qui n'existeront plus, puisqu'aujourd'hui the place to be c'est devant nos claviers. En fait on a tout simplement détourné la façon de faire, adapté aux moyens actuels, mais le but reste toujours le même, s'élever au-dessus de la masse à n'importe quel prix, vendre son âme ou marcher sur la gueule des autres. 

Je vous ferai bien un message positif, pour dire qu'à l'instar de la multiplication des actions citoyennes qu'on voit fleurir, grâce à cet internet qui facilite la solidarité, qu'on reviendra à une forme de gratuité du contenu, et quand je dis gratuit, j'entends par là comme ce billet de blog où je n'ai rien à vendre, rien à gagner, mais en fait je n'y crois pas cinq secondes. Au lieu de continuer à faire le couillon comme je le fais depuis des années, je devrais faire comme les autres et monétiser. Faire du trafic, ce n'est pas si difficile, il suffit juste de fournir quelques efforts, 2 millions de pages vues ici depuis le début d'année et sans faire d'effort. On sait que je ne peux pas le faire, un cadre, des compromis, toucher à ma liberté d'expression où j'ai encore le loisir de troller comme un porc, de me fâcher avec des gens quand il faudrait faire des courbettes et ramasser des savonnettes, appliquer l'art du consensus permanent, j'ai trop 40 ans pour ça et m'est avis qu'avec les années ça ne va pas s'arranger. Mais si j'avais 15 ans, si j'avais mes connaissances, si j'étais plus souple, plus calculateur, c'est dans la voie du payant que je me lancerais sans aucun doute. Si la blogosphère "libre" au sens large est en train de crever la bouche ouverte c'est que tout simplement les vieux sont passés à autre chose ou sont devenus trop fainéants pour écrire, les jeunes quant à eux ont le droit de rêver de youtube, de followers, et d'oseille. 

Petit frère a déserté le libre, il écrit à peine mais veut le million de followers

Bloqueurs de publicité : les études s'empilent, les pratiques restent

samedi 5 mars 2016 à 22:00

Là où l'article ne met pas les pieds dans le plat, c'est qu'il devrait tout simplement préciser que les gens vont bientôt manger leur pain noir. A l'heure actuelle, comme je l'avais écrit dans un billet, je suis dans une phase où je débloque mon ublock origin pour les sites que je lis de façon quasi quotidienne. C'est un acte spontané, la pub est devenue de plus relativement discrète, et je le fais car il y a quand même un échange quelque part entre celui qui produit et celui qui consomme, cet échange ici est clairement énoncé, on demande de regarder de la pub pour financer le site. Les gens quant à eux, ont la démarche inverse, ils découvrent les joies du bloqueur de pub, et en usent comme tout le monde, sans se poser de questions. Et pourtant, un autre phénomène a lieu en parallèle qui finira par mettre tout le monde d'accord, la fin de la multitude de sites internet, la raréfaction de l'originalité, de l'indépendance, si bien qu'aujourd'hui certains peuvent être en droit de monnayer leurs articles ou tout simplement de tenter le bras de fer avec les gens qui bloquent la pub. La partie est certainement perdue d'avance, les gens préférant passer du temps dans les réseaux sociaux plutôt que de partager de l'info dans des sites, il suffira à ceux qui restent de mettre des bloqueurs de bloqueurs de pub et d'ouvrir le tiroir caisse car il n'y aura d'autre choix que de se soumettre. 

http://www.nextinpact.com/news/98910-bloqueurs-publicite-etudes-sempilent-pratiques-restent.htm

Resizer, outil de Google pour afficher les sites internet dans toutes les tailles

samedi 5 mars 2016 à 21:33

Plutôt qu'une longue phrase, une seule image. Très pratique quand on veut vérifier le responsive design de son site. Et oui je sais que d'autres sites de ce type existe, que Google c'est le mal, néanmoins il faut reconnaître que c'est plutôt clair et bien foutu. 

http://design.google.com/resizer/

Anticipation : et si les consoles disparaissaient ?

samedi 5 mars 2016 à 08:00

On vit quand même une époque formidable. Souvenez vous, il y a quelques années, tout le monde se prenait à rêver d'une licence globale avec une espèce d'abonnement qu'on paierait et où tout le monde disait que c'était impossible, les majors surtout. A l'heure actuelle, musique illimitée contre abonnement payant chez spotify, la même chez netflix avec la vidéo, origin fait la même chose avec du jeu, cet impossible est donc devenu possible. Ce qui est intéressant c'est qu'on quitte un vieux monde avec toute une panoplie d'intermédiaires pour arriver aujourd'hui avec un nombre réduit, la Plateforme ou les. plateformes. J'évoquais le fait que désormais on faisait la chasse aux modèles sur instagram, donc plus besoin d'agence de casting, ce modèle est en train de se mettre en place à tous les niveaux, plus besoin de faire des émissions de télé réalité pour recruter la nouvelle star, il suffit désormais d'aller sur youtube et de se faire très très très peur. Aujourd'hui c'est du producteur au consommateur en quasi direct dans bien des domaines et ce qui est intéressant c'est que c'est bilatéral, les gros groupes nous diffusent leur camelotte mais la populace diffuse aussi vers les grands groupes. 

Et là forcément vous allez me dire, mais mon bon Cyrille, quel est le rapport avec la disparition des consoles. Et bien cher public, c'est simple, désormais tout doit être exposé, socialisé. Steam et Twitch la chaîne uniquement dédiée au jeu vidéo voit une augmentation de la fréquentation de plus de 35% par rapport à l'année dernière. Concrètement, qu'est ce que ça veut dire ? 

J'ai quinze ans, je suis un fou de jeu vidéo et comme tous les gamins de quinze ans, j'aimerai pouvoir vivre de ma passion. Si à une époque, on t'aurait dit d'avoir une belle plume et de tenter ta chance en l'envoyant à tilt (bonus de 5000 points de oh mon Dieu je suis vieux) pour devenir pigiste et gagner une misère, aujourd'hui on ne peut s'empêcher de penser à pewdiepie ou à ces gens qui gagnent leur vie en diffusant des vidéos sur youtube. Seulement voilà, si désormais jouer on l'aura compris en trois lignes fait partie d'un ensemble divisé en je joue, je filme, je diffuse, je prie pour devenir célèbre, pour la partie création, avec une console ça devient réellement tendu pour réussir à faire quelque chose de correct. Vous me ferez remarquer qu'il existe des boîtiers qui coûtent entre 100 et 200 € qui permettent de filmer les parties, oui, mais à un moment, on finit par se retrouver de façon systématique à passer par la case PC. Je vois d'ailleurs ce phénomène par rapport à mon fils, de plus en plus de gamins dans son entourage achètent un ordinateur de compétition pour jouer, et filmer derrière, il me montrait la première vidéo Minecraft réalisée par un de ses camarades, il y avait cette petite lueur au fond des yeux qu'on connaît tous : l'envie. Bien sûr, les blogueurs influents comme moi savent qu'il n'y a malheureusement que peu d'élus à l'arrivée et que ce qui a l'air d'une franche rigolade relève d'un travail acharné, mais ça le jeune ne le voit pas. En ce qui concerne mon fils son PC de gamer, il peut s'accrocher, à la maison c'est vieux PC et console d'ancienne génération. Quand je vois qu'il n'a pas la volonté de finir le moindre jeu, et qu'il passe plus de temps à regarder les autres jouer que de performer lui même, c'est directement de l'argent jeté en l'air, je lui laisse la joie de se payer une machine à 1500 € avec sa première paye. 

L'étau se resserre donc autour de la console de salon, il faut dire quand même que : 

Dans la première partie, on vise un public de "(r)(n)iche", le gamer. Qu'on le veuille ou non, les joueurs, les vrais, ceux qui vont mettre de l'argent dans un jeu, dans une machine, dans la presse spécialisée, c'est le coeur de cible, comme des acheteurs d'Apple, des gens qui ont de l'argent. Avec les dernières générations de consoles Nintendo, on a découvert que d'autres joueurs existaient, les joueurs occasionnels, les joueurs de casual. Et là force est de reconnaître qu'avec les téléphones portables, on est servi en casual et à tous les prix. On peut jouer à tout moment avec un appareil qui n'a pas que la seule fonction de téléphoner ou de jouer mais qui fait tout, appareil photo, jeu, internet et j'en passe. A l'heure actuelle le jeu Android en est réellement à ses balbutiements mais on voit arriver des choses de plus en plus sérieuses. La console portable si elle n'est pas morte, elle n'en est pas loin, mais la console de salon de type Wii est aussi menacée, il suffit de caster sur un écran pour 25 € depuis une tablette ou un smartphone et nous voilà partis pour jouer sur la télévision. 

Marrant quand même, ce jeu vidéo PC qu'on annonçait comme mort est en train de renaître, de gagner et pas forcément pour les motifs qu'on pouvait attendre. Car en fait, le jeu PC continue à faire ce qu'il fait depuis des années, mod, crack, hack, communautaire, et j'en passe, il se contente de profiter du manque d'innovation des autres, de l'évolution des comportements et quand même des technologies.

Je me rappelle parfaitement de la sortie de l'appareil, mauvaise langue on l'appelait la D-Gage. A l'époque peu de succès et on était dans une logique où chaque appareil devait remplir une tâche et bien la faire. Nokia est arrivé tout simplement trop tôt sur le marché mais l'avenir lui a donné raison, aujourd'hui un appareil se doit de remplir plusieurs fonctions pour le consommateur actuel. Pour moi, en vieillissant, un appareil doit remplir une fonction bien précise, à croire que je vais toujours dans le sens contraire au vent.