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Le Blog de Cyrille BORNE

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Dans le Calvados, certains services des pompiers vont devenir payants

lundi 28 mars 2016 à 21:34

Voilà qui est franchement rassurant pour l'avenir du pays. Bientôt il faudra sortir la carte bleu ou les bitcoin pour être sauvé, faire un devis peut être avec les pompiers. 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/26/01016-20160326ARTFIG00074-dans-le-calvados-certains-services-des-pompiers-vont-devenir-payants.php

Une histoire de publicité

lundi 28 mars 2016 à 08:00

Cet article est écrit samedi après-midi, voyez ce que c'est de rester trop à la maison, on finit par écrire trop. C'est un mode d'écriture auquel je m'étais adapté, mais en ce moment je réalise que s'il a l'avantage d'écrire quand on a le temps, il perd parfois de sons sens car comme vous avez pu le voir avec mes articles sur les lecteurs RSS, il peut m'arriver d'arriver de changer d'avis en moins de quelques heures. Il faudrait en fait balancer un article dès qu'on l'a écrit, on se retrouverait alors avec parfois quatre articles dans la journée, rien pendant plusieurs jours, pourquoi pas, peut être, au lecteur aussi de faire sa part d'effort et de gérer sa lecture. Il y aurait aussi cette possibilité qui ne m'a jamais effleuré l'esprit qui consisterait à réfléchir avant d'écrire et de prendre le temps de le faire, les gars qui ont des idées aussi tordues sont des psychopathes sous ciflox.

Saint Pierre a repris des couleurs, un marché bien rempli, des touristes dans tous les sens, du monde, mes voisins sont là pour le weekend, c'est le début de la bonne saison, encore un peu frais pour manger dehors, bientôt ce sera parfait avant que ces ordures de touristes ne viennent nous polluer le bord de mer, nous prendre nos places de voitures, se rajouter à la queue pour acheter le pain, enfin toutes ces choses intolérables que font les touristes, excusez moi c'est le ciflox qui parle, quand je serai moins réac, je remercierai les touristes pour venir dépenser leur argent et alléger nos taxes d'habitation. Ça m'a fait sourire d'ailleurs, c'est là qu'on voit que les gens ne sont pas du coin, une voiture au milieu de la rue principale, normal, il s'agit de quelqu'un qui s'est arrêté pour prendre son pain, le Pérignanais (habitant des communes de Saint Pierre la Mer, Fleury d'Aude, et des cabanes de Fleury) attend son tour pour se garer au milieu à son tour ou sur le passage piéton devant la boulangerie si la place n'est pas prise, cet abruti de touriste klaxonne, il doit certainement être sous ciflox et doit montrer sa prostate dans la minute. Du monde de partout, nous profitons de l'absence des enfants durant le week-end pour aller manger à absolu burger, je passe devant SPAR, la caissière me salue par mon prénom et me demande ce qu'il me faut en me tutoyant, je récupère mon toner acheté sur France Toner, un générique pour mon increvable LBP1120. 25 € pour le générique qui fait la même chose que l'original à plus de 50 €, j'aime bien l'esprit en plus, faire de l'encre à Nampont Saint Martin dans la Somme c'est comme faire un blog informatique à Saint Pierre la Mer. 

Printemps derrière les barbelés, comme j'aime à le rappeler à mes élèves, il n'y a pas que le nombre de pixels qui compte mais aussi le talent du photographe et du poète. J'avais pensé aussi à libérées mais pas encore délivrées, mais c'était moins bon

Dans ce billet je viens de faire de la pub, si vous cliquez sur les liens ci-dessus, vous avez les liens facebook de ma boulangerie et de mon fabriquant local de burger, le site de France Toner. Il ne s'agit pas de publicité payée mais une publicité gratuite, comme on dirait à un copain qu'on a bien mangé dans un restaurant et qu'on l'invite à y aller. La publicité, ce n'est pas mal, c'est même parfois salvateur, une boulangerie à Saint-Pierre, j'espère qu'elle m'enterrera et pas l'an prochain mais dans 100 ans quand j'aurai marave tout le monde de l'homme le plus vieux du monde à 140 ans. 

La publicité a été au centre du débat cette semaine, et je n'ai pas relevé, mais j'ai vu quand même deux choses qui m'ont fait réagir : Je bloque la pub et je t’emmerde ! chez Didier qui aime quand je le cite, et la vidéo de Fred qui doit faire une cure de ciflox et qui est certainement mûr pour courir à poil en poussant des hurlements le long du basin d'Arcachon. J'ai été interpellé parce que je trouve le propos franchement excessif, comme souvent d'ailleurs.

Le discours nous le connaissons, les sites gratuits expliquent que la publicité est la contrepartie que nous devons accepter si on veut que ça reste gratuit. Très bien c'est entendu et je le conçois parfaitement. Certains sites comme Numerama expliquent avec pédagogie, ont des blocages de pub qui ne sont pas bien violents et j'ai accepté désormais la pub quand je me connecte sur leur site. Clubic a désormais choisi une autre stratégie, beaucoup plus offensive :

Le message est clair, intrusif, revient à chaque fois que vous vous présentez sur le site, c'est donc un bras de fer dans lequel se lance Clubic avec des lecteurs comme moi. Avant d'aller plus loin je vous fais un petit lien vers l'article de Tuxicoman, où calcul à l'appui il explique qu'on perd un pourcentage considérable de bande passante, qu'on subit nécessairement un ralentissement, on pourrait rajouter aussi les traqueurs dans les publicités qui vont ramasser nos données personnelles. Toutes ces explications je les connais, et je les entends au même titre que ce dit le GESTE. Le problème n'est pas une histoire d'argument mais un problème de choix personnel. 

Et bien officiellement je fais le choix personnel, de ne plus suivre Clubic, c'est un risque que je prends. De la même manière, je vais prendre le risque de désactiver mon bloqueur de pub pour les sites que j'apprécie réellement. Cesser de lire Clubic n'est pas anodin pour moi, je le lis par habitude depuis les débuts, il fut au départ un des seuls, des plus gros sites au même titre que PCinpact à l'époque, il faisait partie des incontournables. Je ne lirai plus la semaine de flock qui me faisait pourtant marrer, mais de la même manière que j'ai arrêté de regarder les émissions de bobo gauchistes de CANAL +, j'arrêterai de lire ce site, j'ai vécu avec trois chaînes de télévision dans les années 80, je suis un Warrior. J'incite les gens qui aiment Clubic, qui trouvent que c'est un excellent site à débloquer les pubs et accepter. Je prends en fait le risque de voir mourir Clubic ou d'imaginer que si nous sommes nombreux à refuser ce que le site propose alors il réfléchira à un autre modèle économique pour gagner sa croûte. 

Car ce qu'il faut comprendre, c'est que le seul argumentaire qui tienne, c'est l'affect que vous avez pour un site internet, ce que vous êtes capable d'accepter ou de ne pas accepter. Comme je l'ai déjà écrit certains l'ont bien compris en jouant la carte communautaire, en vous faisant croire que c'est votre ami, des artifices pour vous faire croire qu'on vous aime et vous faire payer. De la même manière, si vous êtes prêt à payer pour un abonnement nextinpact ou pour le figaro ou je ne sais quoi, faites le. Ce qui est certain, c'est que la guerre que j'avais annoncée il y a déjà pas mal de temps est désormais déclarée, on va voir des regroupements de sites internet fleurir, des sites mourir, au point de se retrouver avec un spectre beaucoup moins large qu'à l'heure actuelle, qui nous fera penser de plus en plus à la télé.

C'est aujourd'hui que se décide l'internet de demain, et il faut inciter les jeunes à écrire, à bloguer pour partager, à se regrouper pour faire du site libre, du site sans contrepartie, écrire pour le simple plaisir de partager. Les jeunes s'orientent de plus en plus vers la vidéo, malheureusement le système youtube à peine arrivé, est déjà plus gangrené que ce que ne sera jamais le web écrit. Il faut réussir à convaincre les gamins qu'écrire c'est fun et que tu peux vraiment faire des trucs de fou en jonglant avec les mots, avec des super joke pleine de ciflox et tout et tout. 

Parce que vendredi faut montrer que tu gères le vendredi

dimanche 27 mars 2016 à 08:00

3 heures du matin, j'ai chaud, je me lève, pipi, ça part très très mal. Je n'arrive pas à me rendormir avant 5h30 du matin, le réveil sonne à 6h15. 6h30 je suis dans la voiture, les réflexes et la bonne humeur sont au rendez vous, j'arrive à 7h00 au lycée, j'attaque mon premier tas de copies. Les collègues se succèdent, me demandent ce que j'avais et en discutant avec un d'entre eux il me dit que mardi il a pas arrêté de pisser sauf que lui c'était du sang, il a droit à la totale. Une autre collègue nous raconte qu'elle a eu un cas similaire au nôtre dans son entourage, dans les mêmes variantes, mystère de la nature. J'attaque par l'informatique et les gamins sont étonnés de me voir, on m'avait annoncé absent, et c'est en toute sincérité, y compris les gamins que vous punissez le plus vous témoignent la joie de vous retrouver. Ca aura été ça pendant toute la journée d'ailleurs, c'est toujours plaisant pour un prof, des gosses sur qui vous gueulez tout le temps qui sont contents de vous voir. Forcément les tentatives de déstabilisation teintées de curiosité pour savoir ce qui m'est arrivé, j'ai expliqué que j'ai passé trois jours dans mes toilettes mais que maintenant ça va mieux, pipi caca fait rire tout le monde, et puis ils voient que rien n'a changé, l'énergie, les gueulantes, les vannes à deux balles, le numéro de l'acteur parfaitement rodé est en place, tout va bien pour tout le monde. Pour tout le monde, car si eux sont rassurés de me voir dans mon état habituel, je suis ravi de me voir dans cet état, les pauses récré toutes les deux heures étant quand même largement attendues pour vider la vessie. Le cours d'informatique portait sur la recherche d'images et le redimensionnement, les gamins ont bien compris la notion de pixels, savent désormais redimensionner une image avec photofiltre, le feront-ils, telle est la question, ils le feront en tout cas pour l'évaluation de la semaine prochaine. 

Je corrige des copies entre midi et treize heures trente, je ne peux rien avaler, je ne consomme toujours pas de café. A 13h30 j'arrive en classe de troisième, où j'attends avec impatience de palper le résultat de ma classe inversée comme un médecin ma prostate. L'après-midi commence bien, deux gamins sont en train de se marave au fond de la salle, je laisse faire la minute nécessaire pour les hormones et demande aux autres de séparer, ce qui se fait. Alors que je demande si c'est fini et que c'est bon on peut démarrer, j'entends les commentaires du type "je me battais comme ça en sixième en tirant les cheveux", dit G* une fille à la coiffure impeccable, et les autres de rebondir sur la qualité de la baston, j'informe qu'il serait sympa de commencer l'après midi avant que je fasse une évaluation qui mettra tout le monde d'accord. Ils n'ont compris que dalle. Je reprends le document que j'ai fait, je me contente de reproduire exactement ce que j'ai écrit, je le dis avec les mêmes mots, je réponds aux questions, au bout de 30 minutes ils font l'exercice avec des erreurs traditionnelles sur les signes mais le principe est compris de tous. Je ne peux pas savoir les conditions dans lesquelles ça a été réalisé, mais il faut quand même se dire que l'innovation pédagogique à tout prix c'est bien gentil, mais que certains publics ont besoin d'un cours traditionnel avec le répétiteur en face. C'est d'ailleurs là peut être le coeur du problème, l'hétérogénéité des élèves. Si on regroupe tous ceux qui sont aptes à travailler en autonomie pour faire une classe inversée, on peut faire autre chose, le souci c'est que chaque élève ayant sa façon de travailler, il est impossible de satisfaire tout le monde. En même temps je me dis que les gamins qui sont capables de faire de la classe inversée sont des gosses curieux, autonomes, donc capables de tout faire. Je quitte mon cours sous les applaudissements traditionnels du vendredi après-midi et retrouve mes quatrièmes qui découvrent le calcul littéral avec l'éternelle question, mais bon Dieu c'est quoi ce x et il sert à quoi ? Je finis l'après-midi en probabilités chez mes secondes et prends la route du retour satisfait du travail accompli. 

Je suis sur les rotules, il y a du monde sur l'autoroute, je pense au conseil de Cep de faire attention en bagnole, à raison, j'écoute Manu Chao à fond pour me tenir éveillé. J'arrive enfin vers mes routes perdues, les pêcheurs sont toujours présents, ils étaient déjà là à 6h45, les gars c'est pire que l'usine, je roule, je vois une voiture avec un CH, non ? Si. C'est les mêmes vieux que j'avais dévisagés la vieille, je double à grande vitesse et je jette un regard méchant dans le rétroviseur, bienvenue dans le sud. 

Bilan donc plutôt positif, le travail reste un véritable régulateur, j'espère retrouver le sommeil. 

En France, les joueurs de jeux vidéo seront bientôt reconnus comme des sportifs

samedi 26 mars 2016 à 22:00

Oui c'est bien, non c'est pas bien. Oui c'est bien car ça montre que le jeu vidéo n'est pas un loisir d'abruti, que c'est autre chose, qu'il y a de l'argent à gagner et que c'est désormais un domaine qu'il faut prendre de façon impérative au sérieux. Non ce n'est pas bien car à l'instar des gosses qui sont persuadés qu'ils vont devenir des stars du football alors qu'il y a tellement peu d'élus, on va voir débarquer des générations d'enfants qui vont vouloir ne faire que du jeu vidéo en étant persuadé qu'ils vont pouvoir en vivre. Et là c'est un problème, car si pour le football, il faut des qualités physiques, que ce n'est pas que taper dans un ballon, il faut aussi courir, muscler, un régime alimentaire précis, pour le jeu vidéo malheureusement il sera difficile de faire comprendre qu'à l'instar du reste, il y a une discipline mentale, un temps de sommeil etc ... Il faudra voir comment ça va tourner, on peut déjà imaginer que des escrocs vont monter des écoles privées de jeux vidéos avec trucs et astuces, anciens joueurs célèbres et j'en passe, je pense qu'on ouvre peut être un peu tôt la boîte de Pandore. 

http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/2016/03/24/32001-20160324ARTFIG00227-en-france-les-jeux-video-seront-bientot-reconnus-comme-un-sport.php

Les salariés passent un mois par an à surfer au bureau à des fins personnelles

samedi 26 mars 2016 à 16:30

Ce qui me permet de rebondir sur le précédent article. Un prof, la profession quand même qualifiée de faignasse par excellence, ne peut pas s'offrir ce luxe dans son métier de passer une heure par jour à surfer, tout simplement parce qu'à chacune de ses heures, il a trente paires d'yeux qui le regardent et qui attendent qu'il fasse quelque chose. On évoquait la pause pipi qu'il fallait demander au patron dans certaines plateformes téléphoniques, le prof ne peut pas pisser quand il veut non plus car il a toujours en face de lui ces trente gamins qui l'observent. En fin de compte, ces profs qu'on imagine chez l'ancien président de la république travailler en face à face élève plus de 30 heures par semaine, que chaque salarié fasse une heure de son travail comme une heure de prof et après on peut éventuellement en rediscuter. 

http://www.lepoint.fr/societe/les-salaries-passent-un-mois-par-an-a-surfer-au-bureau-a-des-fins-personnelles-etude-24-03-2016-2027558_23.php