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Le Blog de Cyrille BORNE

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Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Mars 2016

jeudi 31 mars 2016 à 08:00

Bradley Cooper est un cuisinier fou, suite à des embrouilles à Paris, il fait pénitence jusqu'à ce qu'il ouvre un million d'huitres. Mais ça y est c'est le retour, il décide de remonter un restaurant pour décrocher sa troisième étoile. A vif, est un énième film sur la cuisine dont la seule particularité c'est la personnalité de son chef, un homme qu'on admire autant qu'on déteste. Véritable asocial, il va devoir apprendre à changer et travailler en équipe pour enfin décrocher son étoile. Plaisant, il faut dire que l'acteur joue les abrutis de première avec panache, trop moraliste par contre, mais ça on s'en doutait déjà, le film est américain. 

Mathieu Amalric est parti il y a bien des années pour Shangaï, où il a fait fortune. Il revient dans son village natal où il apprend que la maison de son enfance est au centre de toutes les convoitises. Il découvre que son père, un homme froid, avait une seconde famille (belles familles) avec laquelle il s'éclatait. Ce retour à la terre natale va chambouler sa vie, pas la notre. Très énervé comme film, avec des personnages qui surjouent pour pas grand chose, l'histoire restant très classique. 

L'odeur de la mandarine nous place pendant la guerre de 14-18, une infirmière dont le compagnon est parti à la guerre en lui laissant un gamin comme cadeau, donc mère célibataire et ça fait désordre. Elle trouve une place chez un homme riche et amputé dont elle doit s'occuper. Très rapidement une forte complicité se forge entre l'homme et la femme, pour finir en mariage de raison. Pour elle c'est l'occasion de donner un avenir à son enfant avec un bel héritage, pour lui un homme amputé de la jambe c'est l'opportunité de trouver une femme. Néanmoins si lui a de véritables sentiments pour elle, elle attend désespérément le retour de son soldat. Il ne se passe pas grand chose à vrai dire, mais c'est bien joué, l'intrigue étant simple, vont-ils finir par s'aimer ? 

Vin Diesel dont l'évoquation du nom me fait hurler comme une groupie, nous livre un très très très mauvais film avec ce dernier chasseur de sorcières. Dans des temps reculés, il est un guerrier qui poutre une super sorcière et il se prend comme malédiction le fait d'être immortel. On le retrouve dans le temps présent où son activité c'est de continuer à tabasser de la sorcière ou plutôt les gérer, ce qui donne un côté emprunté à Men In Black. On est scénariste ou on ne l'est pas, et malheureusement, ils le sont, donc forcément ça ne vole pas bien haut. Le retour de la revanche de la méchante sorcière, un coup de main d'une autre sorcière, enfin bref du basique de chez basique sans que la mayonnaise arrive à monter. 

Quand Kev Adams va se réveiller un matin et se rendre qu'il a 30 ans et qu'il continue de faire des films où il incarne un personnage de 16 ans, ça risque de lui faire particulièrement mal. C'est certainement à ce moment là qu'il subira l'effet Beverly Hills et tomber dans l'oubli. Pour l'instant c'est la star des nouvelles aventures d'Aladin, une comédie qui réunit tout le gratin de l'humour français, des costumes, de l'argent, enfin bref, de la super production à la française. L'histoire, je ne vais pas vous la refaire, Aladin, la lampe, de l'amour, de l'action et de l'humour à deux balles tout le long du film. Il serait hypocrite de dire qu'on s'ennuie, ce n'est pas un bon film, c'est une gentille distraction. 

Julie Delpy une parisienne qui travaille dans le milieu de la mode rencontre Dany Boon en province, un provincial pur jus. Ce qui devait être qu'une aventure de vacances devient une relation sérieuse quand celui-ci arrive à Paris, mais c'était sans compter sur lolo, le fils à sa maman qui va tout faire pour briser le couple. Lolo est un mauvais film qui caricature tout : les parisiens, la province, les célibataires, les relations mère fils, et j'en passe. Mais voyez c'est pas de la caricature fine, c'est de la bonne caricature à la française taillée à la hache qui donne des situations ridicules et improbables que même dans les plus mauvais films du genre la septième compagnie, on aurait pas fait. Fuyez. 

Mon roi raconte l'histoire d'amour entre Vincent Cassel qui joue le roi des salauds dans le film et Emmanuelle Bercot qui n'aura pas volé son prix d'interprétation féminine à Cannes. C'est une vraie performance, car on y montre un couple, la rencontre, la séparation, les vacheries, en fait on y montre la vie, mais la vie avec Cassel qui déjà physiquement fait peur, ben ça fait encore plus peur. Il y joue le rôle d'un égoïste qui tombe sérieusement amoureux d'une femme qui se veut de caractère, avocate, mais qui va quand même tout accepter par amour, les maîtresses, la drogue, l'alcool, et le reste. C'est un bon film, qui réalise la performance de ne pas lasser malgré ses deux heures devant la banalité du quotidien.

Une femme élève son gamin de 5 ans dans une pièce (room) qu'ils ne quittent jamais, elle lui invente des histoires pour passer le temps. "Grand méchant" passe de temps en temps pour apporter de la nourriture ou d'autres choses selon un protocole bien établi. Et puis un jour, elle lui révèle la vérité, plus jeune elle a été enlevée par un pervers, et aujourd'hui il est temps de s'échapper. Certainement le film du moment. 

Fabrice Luchini est président de cours d'appel, un homme froid, méticuleux, qui est connu pour faire prendre de longues peines aux gens qui passent. Il vit à l'hôtel, il se sépare de sa femme, tout le monde le déteste et pour ce procès ignoble d'un infanticide où l'accusé se contente de répéter qu'il n'est pas coupable, il a choppé une grippe carabinée. Un événement positif dans tout ça, l'un des jurés est une infirmière qui l'a soigné lors d'une opération lourde il y a quelques années, dont il était tombé follement amoureux mais la dame n'avait pas donné suite. On suit avec réalisme, le procès, les jurés, les accusés, tous français moyens, la cours, les règles et Luchini au milieu qui nous fait un truc d'extraordinaire, dans une variante de Luchini qui fait de lui le air Jordan de la comédie française, le type qui est vraiment au-dessus. Fascinant, on en perd pas une minute, l'Hermine est un excellent film qui ne se contente finalement que de croquer une tranche de vie. 

La notion de Cowboys est à double sens pour ce film, les protagonistes principaux participent à des spectacles country, des trucs de cowboys au sens propre, et puis ensuite c'est le road movie où ils font d'autres trucs de cowboys. En effet dans cette famille où tout semble bien se passer, la plus jeune se radicalise et disparaît avec son copain pour devenir islamiste. Le père embarque le fils pour aller à la recherche de sa fille sans rien lâcher, après c'est difficile d'aller plus loin sans spoiler. Ce que je peux vous dire c'est que c'est un excellent film, François Damiens montre que comme souvent les vrais comiques sont capables d'embrasser tous les rôles, c'est passionnant, à noter la présence d'un autre grand comique John C. Reilly, qui ne joue pas du tout le rôle d'un comique là dedans et qui montre lui aussi l'une des facettes de son incroyable talent. 

Dans une petite ville, une gamine est victime d'une sale affaire, tout accuse le père. Mais en fait c'est plus que le père, la ville serait passée sous les commandes d'une secte sataniste qui fait des trucs de satanistes sales et bizarres, Ethan Hawke mène l'enquète. Pas terrible, regression joue sur la peur comme c'est pas possible, et en fait ne joue que sur la peur. Montrer des images glauques en permanence, des méchants, des méchants et encore des méchants, oh y a des méchants, pour un film qui n'a d'intéressant que son habile conclusion. 

Louise Bourgoin vient de perdre son travail, son appartement, elle n'a pas d'autre choix que de rentrer à la maison pour y retrouver sa mère qui bosse dans le rayon boucherie de l'hyper du coin, sa soeur et son compagnon qui vivent chez elle le temps que la maison se construise, un temps très long. C'est la galère et coup de bol son oncle Jean-Hugues Anglade lui propose une place ingrate dans son chenil. Elle se rend compte en fait que ça va au delà du simple élevage de chien, c'est du chien à moitié mort importé des pays de l'est, du trafic de chien. Si au départ c'est un bon petit soldat aux ordres de son oncle (je suis un soldat), elle se dit que bosser dans des conditions pareilles avec son psychopathe de tonton n'est peut être pas franchement une bonne idée et commence à essayer à voler de ses propres ailes. Bien joué, original, un bon film, seule la fin part en sucette. 

Une enfance c'est l'histoire d'un gamin de 13 ans qui s'occupe de son plus jeune frère ou plutôt demi frère, qui vit avec une mère qui n'est pas capable de gérer et un beau père qui vit de trafic en tout genre et qui a la main lourde. Présentation de la misère quotidienne de tous ces gosses qui se contentent d'envier la vie normale des autres. Simple, efficace, un très bon film. 

James Bond alors qu'il est en vacances au Mexique décide de tuer quelqu'un et de faire sauter la moitié d'un quartier, la routine. Une routine qui ne plaît pas à la direction, et encore moins à la nouvelle direction qui veut dissoudre le projet 00. Comme vous le savez rien n'arrête James et c'est ainsi qu'il se met à tuer tout le monde et se lancer à la poursuite d'une organisation criminelle dirigée par un étrange fantôme (007 spectre) de son passé. De l'action, de l'humour, de l'aventure mais quand même qu'est ce que c'est stupide, comme les répliques sont nulles, c'est vraiment un hommage direct aux parodies de James Bond, le gars qui reste impeccable dans ses chemises blanches et ses costumes, qui fait des vannes à deux balles, les filles qui succombent, c'est fou de voir une autre époque du cinéma en 2015 et se dire que ça marche toujours !

Madame Bovary vous le savez, c'est cette femme qui s'ennuie à la maison en regardant des matchs de foot toute la journée en bas de jogging et en buvant des bières, accessoirement c'est un bouquin de Flaubert. Énième adaptation de l'oeuvre de l'auteur français, version britannique ce coup-ci, j'ai franchement adhéré au film qui présente une madame Bovary totalement manipulée par les hommes, limite un peu l'idiote du village. 

Rescatux une distribution Linux qui a certainement du sens

mercredi 30 mars 2016 à 14:00

Comme vous le savez cela fait bien longtemps que j'ai arrêté la chasse à la distribution, on s'amuse tellement avec Debian et Handylinux. Néanmoins les distributions Linux spécifiques conservent pour moi toujours leur sens pour des applications mono-taches ou quelques tâches. Ipfire pour monter un serveur pare-feu, clonezilla pour faire des backups complets, porteus que j'ai présenté dernièrement pour réaliser une distribution de type kiosk. 

Rescatux est une distribution qui devrait certainement être embarquée dans une clé USB, comme vous pouvez le voir sur les écrans suivants, gparted, réparation de grub mais aussi du mbr Windows, possibilité de faire sauter les mots de passe et de nombreuses autres fonctionnalités qui me paraissent bien séduisantes. 

Bédés, mars 2016

mercredi 30 mars 2016 à 08:00

Les coeurs boudinés est une bande dessinée en trois tomes, les deux premiers tomes étant composés de saynètes, le troisième est une histoire complète avec un des personnages de l'un des deux premiers albums. Comme on peut le comprendre les héroïnes des coeurs boudinés sont des filles rondes qui doivent subir tous les clichés possibles et imaginables sur les grosses mais qui gagnent à la fin. Je reste partagé sur cette bédé qui dénonce mais un peu trop, et mal, c'est presque caricatural dans tous les sens, ce qui donne une bande dessinée dans laquelle on n'a pas envie de croire, de se projeter, et je pense que la bédé pour cela rate la cible qu'elle voulait atteindre. Si la bédé voulait se limiter au divertissement c'est réussi, c'est sympa à lire, le dessin est agréable, pour faire passer un message par contre, c'est mauvais. 

Dans la Grèce Antique, trois petits jeunes partent à la recherche d'un collier qui porte malheur, forgé par Héphaistos, pour le rapporter chez eux, en faire une offrande et rétablir la paix. Alcyon fait partie de la bande, au départ avec son amie d'enfance, ils vont être accompagnés par Kyrillos un spartiate dans la caricature de 300 qui fonce dans le tas et vivre des tas d'aventures, jusqu'en Hadès en passant par la demeure du roi Midas. Trois tomes pour une histoire bien sympathique, un joyeux melting pot de mythologie, au dessin qui ferait penser à du Miyazaki teinté de dessin franco belge. 

Simon va se marier, gars plein d'assurance, il voit sur le perron de l'église, Héléna, la fille qu'il a toujours aimé en secret, depuis l'école primaire. Alors qu'il doit passer devant l'autel, il ne se marie finalement pas, une forme de courage, son passé surgit d'un coup lui rappelant qu'il est toujours amoureux. Alors que sa vie part complètement en sucette, il apprend le décès de son père avec qui il était en froid, un héritage d'un magnifique appartement sur la Croisette, un chèque de plus de 600.000 €, le temps de voir venir. Il retrouve Héléna, simple magasinière qui élève seule sa fille, et lui propose un deal, 1000 € par mois pour trois heures de conversation chaque jeudi, Simon ayant la conviction qu'à force de se connaître, elle finira bien par l'aimer. Jim aka Téhy, qui avait commencé avec la Teigne en tant que dessinateur et scénariste, avait dû faire de l'alimentaire avec toute une série de bandes dessinées humoristique sur les femmes, les minces, les blondes, les hommes et j'en passe, démarre une troisième carrière de scénariste sur des histoires courtes mais bougrement efficace, difficile de lâcher le diptyque quand on l'a commencé. 

Un couple à bord d'un voilier croise un cargo abandonné, à bord un homme défiguré avec une paire de menottes accrochée au poignet. Ellen, la femme, infirmière, écoute l'histoire de l'homme défiguré et très mal en point. Il lui raconte son enfance, sa relation avec Lison son amie de toujours, qu'il verra de façon épisodique où ils se "rateront", jusqu'à la simulation de sa mort et les événements qui s'en suivirent. Bleu lézard est une série en six tomes, les deux premiers albums posent les bases avec notre belle infirmière, la suite, ses aventures, des histoires d'amour qui finissent mal. Typiquement la bédé à lire pour ne pas se prendre la tête, un dessin agréable, des intrigues tirées par les cheveux, pour un résultat qui se laisse lire. 

Van Hamme qui restera un des plus gros scénaristes de la bande dessinée franco belge a donné quelques très gros héros avec XIII, Largo Winch, Thorgal, mais n'avait jamais fait de femme comme personnage principal, Lady S vient combler le déficit féminin. A l'origine une gamine qui voit ses parents Russes mourir sous ses yeux alors qu'ils prévoyaient de filer vers l'ouest, elle devient voleuse en France pour finir par se faire adopter par un ambassadeur américain et son épouse dont elle devient l'assistante principale. Du fait d'avoir un passé pas vraiment clair, et qui s'il éclatait pourrait détruire la carrière de son père adoptive, elle est contactée par une agence secrète anti-terroriste qui l'oblige à utiliser sa position pour accomplir des missions qui vont certainement sauver le monde. Le problème de Lady S c'est de passer derrière Largo et XIII je pense, Thorgal étant une série un peu à part. On retrouve donc le vieil ami, l'équivalent du colonel Amos ou du général au travers de Orion le représentant de l'organisation, et on ne peut s'empêcher de trouver à cette bédé, un air de déjà vu. Si on fait abstraction de ce qu'a pu faire l'auteur avant, ça passe comme une lettre à la poste. 

Et exactement dans la même veine Luuna de Crisse. Après nous avoir fait l'épée de Cristal, Atalante et je ne sais quelle autre héroïne, mais toutes un peu blondes, il nous manquait la brune sous les traits de Luuna, Luuna est une jeune indienne et c'est le grand soir, celui où elle va trouver son totem, qui n'est pas l'huitre. La faute à pas de chance c'est le jour de sortie de l'esprit du mal et au lieu d'avoir un totem, il lui en colle deux. Un loup blanc et un loup noir, chaque soir de pleine lune ce sera le loup noir qui prendra le contrôle et elle deviendra une folle furieuse qui casse tout et qui tue tout le monde. C'est joli, c'est plaisant, par contre au niveau du scénario il faut quand même se rendre compte que la part de mauvais qu'on a en chacun de nous, il faut reconnaître qu'on a déjà fait mieux, beaucoup mieux. Luuna fait donc partie de ces bédés qui se regardent plus qu'elles se lisent.

Alpha est une série mettant en scène Alpha, un super agent de la CIA. On ne saura pas pourquoi il s'appelle Alpha d'ailleurs alors qu'on connaît parfaitement son nom, mais ce n'est pas bien grave. La série d'espionnage est plutôt complexe, très politique, beaucoup de textes, beaucoup de détours et tourne principalement autour de la fin du bloc de l'est avec les mafias, les complots gouvernementaux et j'en passe. Parfois fatigant à lire, tant le texte est dense et on a tendance à tirer plus vers le bouquin que vers la bande dessinée. Armé de patience toutefois on y trouve son compte, le personnage froid est intéressant tout comme les intrigues même si elles sont tirées par les cheveux avec des assassinats de présidents toutes les deux pages.

Dans une Angleterre à l'époque de Jack l'éventreur, de l'industrialisation à outrance, un enfant disparaît au pied d'un arbre dans une forêt un peu magique, la faute à pas de chance on en rapporte un nouveau devant le couple désespéré, sauf qu'il ne s'agit pas de l'original mais d'un enfant du petit peuple qui va devoir accomplir une mission qui nous sera racontée au cours de cinq tomes. La légende du changeling est une bédé sympa sans plus. On suit les aventures de Scrubby l'enfant des fées de sa campagne à Londres avec ses parents, dans la précarité, la révolution contre le patronat, les mines et j'en passe. Si les quatre premiers tomes sont plutôt convainquants avec à chaque fin d'album, un cliff hanger, qui donne envie de passer à l'album suivant, le dernier donne une sensation de "il fallait bien finir mais on sait pas trop comment", 

Si Merlin fait partie des personnages traditionnels de la bande dessinée franco belge, il faut reconnaître que la version de Sfar et de Munuera est pour le moins délirante. C'est un dragon qui raconte à ses gosses les aventures de Merlin, de son copain le cochon Jean Le Bon un magicien transformé en cochon et de tartine l'ogre un peu idiot qui s'est engagé à arrêter de manger les enfants. Merlin va se battre contre le père Noël qu'il a transformé en ogre par accident, ou intervenir alors qu'il prend ses vacances en bord de mer dans le conflit qui oppose les Anglais et les Français et créer dans la foulée l'aviation. Adaptée aux gamins de façon générale, même s'ils n'arriveront pas à percevoir tout l'absurde, toute la culture déployée par l'auteur, c'est vraiment très drôle. 

Dans le Japon médiéval un peu fantastique, un samouraï à un bras se sent apaisé par la présence d'une jeune femme, qui fait du théâtre. Alors qu'elle va se faire agresser il la sauve et découvre que non seulement il a un passé bien chargé, mais qu'il a en plus un passé commun avec la madame. Quatre tomes méga super japonisant traditionnel pour cette légende des nuées écarlates. Si au départ il est un peu difficile de rentrer dans la narration, les flash backs nous permettent de construire l'histoire au fur et à mesure, une très bonne histoire, pour une très belle bédé. 

La vraie question que tout le monde se pose, mais qu'est devenu Mowgli après avoir chanté la chanson il en faut pour être heureux, très peu pour être heureux. Oui je suis sûr que maintenant que vous lisez ces lignes, c'est la question que vous vous posez. Et bien vous allez obtenir la réponse dans le dernier livre de la jungle. Mowgli est un vieux papi, il est pas au sommet de la gloire, pour ne pas dire à l'article de la mort. Quand je dis papi, c'est papi pour de vrai, un gosse, une bru, des petits enfants, mais pour en finir quand même, ce n'est pas en famille qu'il souhaite rester, c'est dans la jungle, et il y va. Il trouve un gamin dans le coin, et commence à lui raconter toute son histoire, comment il a marave le gros tigre bien sûr mais le reste, comment il a rencontré sa femme, le boulot à la ville, le reste. Une bonne idée, classique, mais ça fonctionne, à lire.

Azur est une bande dessinée en quatre tomes, finis, en sucette, mais finis quand même, où une jeune fille à la recherche de son grand père se trouve être au centre de tous les enjeux sans qu'on sache trop pourquoi. Si au départ le graphisme peut paraître simpliste à la croisée des mondes franco belge et manga, il s'avère que ce monde de citadelles volantes pas très original est particulièrement riche et plutôt bien foutu. Les deux premiers albums sont plutôt sympathiques, dans un coin paumé où serait enterré le grand père pirate, on voit débarquer de plus en plus de nations aussi variées les unes que les autres, pour retrouver la jeune femme au caractère très bourrin accompagnée d'un pirate au grand coeur qui ne rate jamais une bonne affaire et les ennuis. On sent réellement un problème au niveau de la fin, de nombreuses pistes ont été lancées et la fin est limite baclée comme si ça devenait urgent de finir. Sympathique pour un public jeune. 

petit plaidoyer pour l'écriture

mardi 29 mars 2016 à 08:00

On rigole on rigole avec les histoires de publicité pour la presse écrite, mais finalement on ne devrait même pas débattre. On ne devrait pas débattre, pas parce que les propriétaires de sites sont dans leur droit d'essayer des trucs qui fonctionnent ou pas et nous de les suivre ou pas, un concept de démocratie qui a beaucoup de mal à passer chez les libristes notamment, on ne devrait pas débattre parce que si dans cinq ans je ne suis pas mort d'une overdose de Ciflox que j'ai arrêté de prendre depuis des jours et qu'il faudrait que je change le titre du blog, je ferai parti des derniers gars à prendre le clavier pour écrire. Se tourter comme on le fait, c'est un peu pareil que si on s'excitait sur des combats de mousquetaires, c'est un brun désuet. 

Et pourtant nous devons motiver le jeune à écrire, nous devons trouver les arguments pour que le jeune se dise que c'est une voie possible. Le problème du jeune c'est qu'à l'heure actuelle il se voit star de youtube, il se voit avec des contrats de 100.000 € rien qu'avec Google, ou peut être demain avec le projet de loi sur les nouvelles technologies champion de jeux vidéos. 

Je crois déjà qu'il faudrait expliquer au jeune que l'écriture ne demande pas tant d'effort que ça, ou disons un investissement de base. Quand vous voyez les effets spéciaux déployés désormais par les youtubeurs, les montages, le maquillage, avoir l'air toujours impeccable, je me dis qu'il doit y en avoir des prises et des prises avant d'arriver au résultat tant désiré, quand ici par exemple je vous livre tout d'un coup au premier jet, comme une analyse d'urine. Et vous comprenez que l'écriture ici permet d'envisager les effets spéciaux les plus fous, il aurait fallu filmer un gars qui pisse dans un flacon, et moi par le simple pouvoir de l'écriture, je vous l'ai fait imaginer d'à peine quelques mots. En quelques phrases je peux vous faire des scènes qui coûtent des millions de dollars, dignes des plus gros block busters américains, imaginez moi avec ma pelle magique pourfendre des armées de chatons enragés, dans une scène à la Matrix où Néo affronte les tonnes de Mr Smith, je prends toutes les positions du Kung Fu et je triomphe avec une explosion de chats qui se dirigent vers l'écran dans un énorme miaou de désespoir. Vous vous y voyez déjà, le poids des mots bien plus imposant que le choc des photos. 

Il faut dire aussi parfois au jeune avec une certaine forme de réalisme que parfois, souvent, il a un physique de radio. Oui le jeune, malheureusement mère nature ne t'a pas aidé, et tu es très très très moche. Tu peux faire du podcast et encore parfois tu n'as même pas la voix de radio, mais tu peux surtout faire de l'écrit pour éviter de nous montrer ta vilaine tête. C'est assez odieux ce que je dis, mais sur le même principe que vous ne voyez pas des moches qui réussissent à la télé, vous ne verrez pas de moches percer sur youtube. L'internet se contente de reproduire les vieux schémas, l'aspect physique en fait partie. Et puis je crois qu'il faut aussi rappeler au jeune ceci : 

Ca c'est un gars qui va vers ses 25 ans et qui continue à interpréter des rôles de gamin de 16 ans. Un jour il sera trop vieux alors qu'il aura fait tous les efforts pour avoir l'air jeune. Pensez-vous réellement que les youtubeuses de produits de beauté qui ont du succès maintenant en auront quand elles présenteront dans quelques temps des anti-rides ? Croyez-vous que Rémi Gaillard qui a mon âge pourra continuer de se promener à poil dans les rues de Montpellier et se faire courir après la police jusqu'à 50 ou 60 ans ? Imaginez-vous que les blagues de potache des youtubeurs de jeux vidéos vont continuer à séduire le public aura du mal à s'identifier chez ces gens qui vieillissent. Vous ne me croyez pas ? Qui se souvient d'elle à part moi qui la cite régulièrement dans mes billets. Oui Lorie, je ne t'oublierai jamais et tant que je continuerai de te citer tu existeras dans notre monde à la con.

Et oui Lorie, 33 ans aujourd'hui, quelques apparitions dans des téléfilms de TF1, il est bien loin le temps où elle remplissait les salles de concert avec des gamines de 10 ans complètement hystériques. Même les footballeurs ont plus de chance de reconversion que les artistes qui ont construit leur succès sur le jeunisme. L'écriture est intemporelle ou presque, pour avoir côtoyé pendant de nombreuses années notre ami disparu Michel Eudes, à plus de 75 ans si on ne connaissait pas son âge, on ne pouvait pas le savoir. L'écriture ne fait pas de distinction entre les vieux, les jeunes, les moches, les gros, les religions, les couleurs de peau, l'écriture n'est pas raciste ou misogyne, l'écriture permet même de s'inventer les personnages les plus fantastiques, je pourrai vous faire imaginer que je suis une gamine de 8 ans qui vit à la ferme avec son grand père dans les beaux alpages et qui soudainement s'intéresse aux logiciels libres. Vous auriez du mal à y croire mais vous finiriez par céder. Un exemple ? Le blog d'un condamné de Ploum

L'écriture c'est fini aujourd'hui mais c'est comme tout, même les mousquetaires, pour preuve les magasins intermarché, ça finira par revenir. Le vinyle cartonne, il a pourtant failli mourir, il est tant que la blogosphère actuelle disparaisse pour mieux renaitre, que les gens fassent une overdose de youtube, d'instagram, de Facebook, pour qu'un jour les jeunes qui veulent faire autrement, se remettent à écrire et ils le feront. Il faut donc anticiper dès maintenant pour préparer le succès de demain, vas y le jeune, lance toi. 

Je rajouterai enfin pour ce court plaidoyer, qu'il est plus facile en écrivant de s'affranchir du système actuel en prenant un nom de domaine qui durera et un hébergeur ou un auto-hébergement que pour tout autre support bien plus gourmand comme la vidéo ou la photo où l'on est nécessairement dépendant d'une plateforme. Écrire finalement, n'a que des avantages.

L'Apple de San Bernardino débloqué

mardi 29 mars 2016 à 07:00

Voilà, c'est fait, l'Iphone a été débloqué sans l'aide d'Apple par une entreprise tièrce. Et dire que sans le zèle de quelques-uns cette affaire aurait pu se résoudre à l'abri de la grande scène médiatique comme cela s'est déjà produit à maintes reprises.

« L'affrontement entre les David et Goliath des temps modernes n'aura pas lieu. Les enquêteurs ont réussi à débloquer l'iPhone d'un des auteurs de l'attentat de San Bernardino (Californie), mettant ainsi fin à un bras de fer judiciaire et médiatique de plusieurs semaines avec la marque à la pomme. »

http://www.letemps.ch/monde/2016/03/29/police-debloque-iphone-san-bernardino-aide-apple