PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

⇐ retour index

Poutre la DS, avril 2016

vendredi 29 avril 2016 à 08:00

Great Giana Sister est un très bon souvenir de jeu vidéo, il remonte à l'amiga 500 pour moi. Il s'agit d'un jeu qui ressemble à Mario comme deux gouttes d'eau, une ressemblance tellement importante, que la société éditrice s'était pris un procès par Nintendo. La musique était méga répétitive mais entraînante, j'arrive vaguement à me souvenir encore de l'air plus de 25 après, les bonds étaient tellement longs qu'on avait une inertie de folie, enfin du beau jeu pour l'époque. Great Giana Sister est revenu dernièrement sur PC dans une version plus complexe où l'on passe d'une soeur à l'autre en passant d'un univers parallèle à l'autre, joli d'ailleurs, mais comme tout, plutôt long. Great Giana Sister sur DS est un jeu de plateforme de base, à la Mario avec 80 niveaux plutôt joli mais dans lequel on fini par s'ennuyer très vite. De façon classique on saute sur les monstres qu'on peut tuer, on peut avoir quelques pouvoirs mais pas grand chose, la bouteille de coca qu'on dirige et qui fait éclater les murs ou le chewing gum qui permet de voler. Comme souvent le problème dans ce type de jeu c'est que la maniabilité du personnage n'est pas à la hauteur des attentes quand parfois tout se joue au pixel. J'ai dû faire une quarantaine de niveaux et puis arrêter. 

Et pour rester dans les années 80, Dragon's Lair est un dessin animé plus qu'un jeu vidéo où vous avez une scène d'animation plutôt jolie et pile poil au bon moment vous devez appuyer sur une touche directionnelle pour faire continuer l'animation ou mourir dans des conditions atroces. En 1987, dans ces eaux là, pour avoir vu le jeu à l'époque tourner dans mon enfance, il faut comprendre que c'était vraiment impressionnant de voir un dessin animé sur son écran, même si l'interaction était quasiment nulle avec le personnage et le jeu rageant de devoir faire une action qui passe une fois sur 10 à la dixième de seconde. Sur une console comme la DS qu'on qualifiera de moderne, c'est tout bonnement honteux de proposer un titre pareil. On réalise que ce genre de transposition n'est pas rare et que dans des conditions pareil, il n'était pas bien difficile pour la console de Nintendo d'atteindre plusieurs milliers de jeux en transposant des bouses ou des jeux dépassés. 

Dementium est un FPS d'horreur, ce qui sur DS est quand même assez étonnant du fait d'avoir une console orientée gosse et famille. C'est plutôt réussi avec les moyens du bord, en terme d'ambiance en tout cas, avec la lampe torche pour se rendre compte qu'il y a un monstre dans le placard ou les larves qui tombent du plafond pour vous courir après. Le jeu ne peut pas être flippant du fait quand même des limitations du moteur et de la taille de l'écran où on peine quand même à rentrer complètement dans l'ambiance, il n'en demeure pas moins stressant ce qui me parait quand même de ce point de vue une réussite. Le plus surprenant dans le jeu c'est de réussir à obtenir un FPS qui est assez dynamique compte tenu des moyens du bord, à savoir tourner la tête au stylet et avancer avec les touches directionnelles, c'est assez fluide et jouable. En outre traverser les longs couloirs où les ennemis déjà tués reviennent à la vie, ça c'est particulièrement gavant. 

J'avais bien aimé le jeu Another Code qui était un jeu d'aventure et d'énigmes. Boarding School - Black Lagoon est dans la même veine. On incarne ici un quatre ou cinq gamins dans un pensionnat qui enquêtent sur des événements qui se sont passés dans ce même internat avec la disparition d'enfants il y a une quarantaine d'années. Le jeu, le dessin est agréable, il rajoute quelques phases "d'arcade" où l'on doit éviter de se faire attraper, les énigmes sont accessibles. Néanmoins au bout d'un moment on se rend compte que le jeu prolonge sa vie de façon pénible en multipliant les déplacements inutiles. Le jeu est à priori tiré une d'une série Espagnole façon un dos tres mais en plus sombre. 

 

Pour toi le débutant, les précieux conseils de blogging du professeur BORNE

jeudi 28 avril 2016 à 08:00

Avec 8 ans de blogging officiel, certains connaissent la période trash sous pseudo ce qui nous amène à quasiment 15 ans, presque 2500 billets au compteur, je crois que je peux donner des conseils sur ce qu'il faut faire et surtout ce qu'il ne faut pas faire. Cyrille BORNE et le blog, c'est des fermetures de commentaires, c'est trois changements de moteurs de blog, c'est une tentative de blog commun avec suppression de mon précédent blog pour suicider le blog commun et revenir en son nom, c'est zéro règle SEO, c'est je crois qu'on peut le dire, la quintessence du n'importe quoi et pourtant j'ai ma petite notoriété. N'oublions pas que parfois même, il m'arrive de tenter des trucs pour vérifier si je suis encore un blogueur influent mais c'est une autre histoire.

Cascador le bisounours, Laurent l'architecte à la même adresse et mon camarade Damien le José Bové sans moustache, vont relancer le blog-libre. Nous ne participerons pas à l'aventure avec Cep, je crois que c'est mieux pour tout le monde, nous continuons notre expérience ici à savoir se fâcher avec tout le monde, moi je fais le grand public et Cep les spécialistes, on n'est pas trop mauvais à ce jeu là. C'est une très bonne chose, car contrairement à l'époque ce sera un nouveau blog, tout le monde à égalité avec des règles, ça je crois qu'on peut compter sur Cascador pour tout clarifier, détailler, expliciter avant que vous ne commentiez vous devrez lire au moins 17 pages d'instructions. Si je devais donner un conseil dans la réalisation d'un blog collectif, c'est certainement d'avoir une thématique et de s'y tenir, et ne pas se transformer en open bar où ça part dans tous les sens et où tu finis avec l'accueil d'un camp de concentration en première page du blog quand c'est les inondations chez toi. Je m'auto-proclame donc bonne fée du nouveau blog libre.

le bleu me va bien, il met mes formes généreuses en valeur.

Si je ne devais garder qu'un seul conseil c'est celui de la régularité. La régularité ce n'est pas écrire quatre articles par jour, ou maintenir la cadence quasiment folle d'un article long par jour comme je le fais ici. De la même manière que tout le monde ne peut pas courir le 100 m en moins de dix secondes, tout le monde ne peut pas faire ce que je fais, je me mets devant un clavier et ça sort tout seul, un don ou une malédiction ... (tonnerre). La seule chose qui compte, c'est de savoir que vous allez écrire, tôt ou tard. Vous prenez Alterlibriste, je sais qu'il va écrire, ça sera dans un jour, dans une semaine ou dans un mois, il finit toujours pas pondre un billet, et comme j'ai des super pouvoirs, je peux même provoquer chez lui l'envie d'écrire. Plus sérieusement, lorsque je vois des gens qui débutent dans le blogging et qui balancent trois articles par jour pour s'essouffler trois mois plus tard, c'est la bonne vieille histoire du lièvre et de la tortue. Écrivez à votre rythme, sans vous placer de contrainte, espacez les articles si nécessaire, ne vous posez pas de cadence infernale que vous ne tiendrez pas et qui vous dégoûteront et qui feront fuir le lectorat qui vous sentira fébrile. 

Il y a une règle qui reste quand même assez vraie d'un point de vue comptable, plus vous écrivez, plus vous faites monter vos stats. Quand on voit la masse de sites qui balancent quinze articles dans la journée, de qualité médiocre, je vous garantis que les stats augmentent, que la visibilité augmente, tout augmente. Comment alors conjuguer nombreux articles et rythme, la solution l'écriture collective, le blog-libre. C'est encore et toujours le même principe, l'union fait la force et l'oignon fait la soupe, à plusieurs on est plus fort, savoir que des billets sont déjà écrits permet de retirer toute forme de pression et d'écrire de façon plus sereine. Avoir des potes dans le blogging est une nécessité qu'on écrive avec eux ou tout seul, ça reste une forme d'équipe. Un collectif de blogueurs est une bonne chose, je murmure à l'oreille du Cascador de créer un forum de blogueurs libres en supplément, je serai le premier à intervenir, car malheureusement ce n'est pas le jdh qui fera cette passerelle entre nous, un terrain neutre pour échanger, pour animer et pourquoi pas mener des opérations communes. 

C'est ça ! Avoir des potes Puisque la route est longue Fous l'essence et fonce ! La chanson ne dit pas sur qui mettre l'essence.

Un blog collectif se doit à mon sens d'être un minimum impersonnel et un peu technique. Je vous donne un exemple. Je vais passer à table et j'ai passé l'après midi à faire ça, le gravier, c'est comme le crépi, c'est la vie, j'en ai rentré plus de trois tonnes en 4 heures, il m'en manque encore une tonne et des poussières. D'aller balancer ça sur un blog collectif, je trouve que c'est mauvais. En fait, si vous arrivez à une masse critique de blogueurs, on va dire 8 et que tout le monde commence à balancer ses chantiers, ça va brouiller les pistes. L'importance de la thématique bien définie, le cadre, ce qui n'empêche pas d'avoir son caractère et de le montrer. A l'heure actuelle, tout est consensuel sur internet, trouver qu'un développeur est un débile, trouver qu'une distribution est pourrie, si on peut l'argumenter, si on peut expliquer alors il faut le dire. Même si une thématique collective impose un cadre, rien n'empêche d'affirmer son caractère, au contraire, cela permet au lecteur de distinguer les différents protagonistes, comme les chevaliers du Zodiaque ou le Saïan Supa Crew. 

L'enfant BORNE comme le père porte la tong avec des chaussettes, la classe toute l'année. 

Dans le cadre du blogueur individuel, je pense que c'est quand même un bonus d'expliquer qui on est, ce qu'on fait. Enfin pour moi c'est une obligation, Alterlibriste par exemple réussit à être pertinent sans qu'on sache grand chose sur lui. C'est ce qu'on appelle le fond de commerce. Pour exemple, ça fera marrer tout le monde de savoir qu'après m'être cassé le dos à rentrer trois tonnes de gravier, j'ai une tonne et demi pour demain, ma femme s'est débrouillée pour boucher l'évier, et me voilà à quatre pattes en train de démonter alors que je suis sur les rotules, au sens propre pour retirer le siphon. 

Définir son fond de commerce, c'est savoir ce qu'on va écrire, mon fond de commerce c'est moi. 40 ans, père de famille, marié, geek, prof, ils sont nombreux à se retrouver en moi quand ils viennent me lire, ne peuvent s'empêcher de sourire en vivant les mêmes choses, trouver des solutions et j'en passe. Si la thématique cadrée pour un blog collectif, genre blog libre tu parles du libre, logiciel libre, culture libre, trucs libres, dans le cas du blogueur personnel, je pense que c'est la force d'emmener son lecteur de partout, là par exemple Eric Granier qui fait du DIY sur les toits. Pour moi bloguer sera toujours une histoire de partage, dl'apprentissage, et c'est pour ça que je vais lire des gens, qu'ils m'apprennent de l'informatique, de la maçonnerie ou tout un tas de choses. 

Bonne chance à ce nouveau blog-libre, donc, ainsi qu'à tous les gens qui voudraient se lancer dans le blog, bloguer c'est comme le crépi, bloguer c'est la vie. Avant de vous lancer dans une aventure de blog individuelle, n'hésitez pas à rejoindre ce blog. Laurent est un garçon patient, talentueux, c'est un gars bien, Cascador aussi bizarre puisse-t-il être est investi en toute sincérité dans le libre, Damien est un garçon intègre qui se bat pour ses causes, vous serez en de bonnes mains. 

Planet quel avenir ? JDH quel avenir ? Allons bien plus loin, quel avenir ?

mercredi 27 avril 2016 à 14:00

L'article qu'a écrit Cascador en ce jour, est un article que je connais, je l'ai lu je pense la semaine dernière. Cascador qui a tué ses idoles, aime toutefois avoir l'avis régulier de son vieux mentor. Nous avons pas mal échangé par mail, et j'ai dit des choses pas trop idiotes que j'aimerai synthétiser ici. 

Il y a quelques bricoles que n'arrive pas à voir mon camarade, comme toute personne qui prêche pour sa paroisse, en étant persuadé qu'il est dans le juste. D'ailleurs si on lit son article et qu'on voulait le schématiser de façon bornienne, on pourrait facilement dire : les planets c'est tout pourri et ça crève, JDH c'est tellement mieux, viendez chez nous. Limite le truc méga prétentieux, mais Cascador est innocent, il ne s'en rend même pas compte, il est convaincu en toute sincérité de ce qu'il écrit sans arrière pensée, fédérer l'ensemble, si possible derrière le JDH pour un libre plus fort et meilleur. 

Retour, il y a 5 ans peut être, plus, il y a longtemps. A cette époque Frédéric, Christophe, Philippe et moi même devenons administrateurs du Planet-libre. Je tirais à boulet rouge sur le planet de façon régulière en disant qu'il devenait insupportable dans la trentaine de billets qui passaient chaque jour, de voir la même actu plus ou moins mal traitée. Les sorties de Firefox ou d'Ubuntu c'était des dizaines de billets par jour. Et puis comme à mon habitude de vieux réactionnaire, j'ai modéré un peu trop fort, baston, claquage de porte mais c'est une autre histoire. Les années ont passé, Alterlibriste me disait que l'effort de modération était minime, très peu d'activité, qu'il avait même le temps de faire la queue au futuroscope de Poitiers. C'est peut être par là qu'il faut commencer, pourquoi aujourd'hui c'est mort ? Avant d'aller regarder du côté social, de chercher des coupables, il serait peut être temps de s'interroger sur le principe simple d'un planet. Des blogueurs écrivent, jugent que leur article est pertinent, ils le lancent dans le planet de façon à augmenter leurs statistiques. J'ai connu des blogueurs dont je tairai le nom qui à la grande époque étaient sur quatre planet ou plus, des planet sans rapport pour faire péter les stats. Imaginons maintenant quelques minutes que mon coup du "on va tous crever", ne soit finalement pas si loin de la réalité. Plus de blogueurs à la source, plus d'alimentation à l'arrivée, planet qui vivote. Le problème a toujours été l'alimentation, trouver des blogueurs c'est ça le défi, des gens qui écrivent de façon régulière et pas des gens qui font trois mois intenses pour souhaiter la bonne année une fois par an. Je me suis essayé au planet aussi avec le planet-educalibre, ça n'a jamais décollé car il manquait tout simplement d'alimentation.

Dans le planet c'est le blogueur qui fait le choix de sa contribution ou non. C'est un choix qui me va très bien, cet article par exemple, je ne le taguerai pas planet-libre, je le fais peu, je ne tague que les articles que je juge d'utilité publique et pas provocateurs, des choses qui peuvent servir. Le blogueur est donc le "maître de sa diffusion", vous m'aurez compris pour les guillemets et mon délire impossible de cloisonner l'espace internet, dans le jdh, je mets un backlink c'est dire que je ne suis pas rancunier, c'est un gars qui prend la décision pour le blogueur et la communauté qui décide de faire monter ou non l'article. Forcément ça donne une impression de vie pour l'instant car ce sont les gens qui vont parcourir le net pour aller récupérer à gauche et à droite des articles et les mettre en avant. Je vais quand même évacuer mon côté rageux, personne ne m'en tiendra rigueur, en écrivant que s'il y a réciprocité dans le concept de planet, il y a passage en force dans le jdh, où je fais office d'exception bornienne, à savoir que j'ai demandé la non diffusion de mes articles, jugeant que j'étais plutôt bien placé pour savoir si ça pouvait convenir à un vaste lectorat de libriste ou s'il valait mieux que ça reste chez moi. 

Car que ce soit dans le cas du planet ou du jdh, pour ma part il n'y a qu'une personne qui fait la loi, celui qui écrit. Pour l'instant ça ne se voit pas trop car il y a encore quelques personnes qui écrivent gratuitement, il y a les gros sites, mais le jdh connaîtra exactement le même sort que les planet car le jdh ne produit pas, le jdh n'écrit pas. Ce n'est pas une critique, c'est de la logique, le jour où il n'y aura plus personne qui écrit, il faudra linker vers les vidéos youtube ce que je conseille de faire dès maintenant, trouver de la veille écrite devient un jeu d'enfant, car on est une poignée à le faire, trouver les vidéos pertinentes à part les conférences TED c'est autre chose. Il faudra aussi linker vers les comptes des réseaux sociaux pour les gens pertinents à suivre, medium par exemple. Je ne développerai pas plus l'analyse pour dire que si les gens ne sont ici, ils sont là bas, ou ils n'y sont tout simplement plus, préférant montrer leurs photos sur instagram.

Je vois qu'il est bientôt l'heure de se quitter, et donc de livrer notre bonne moralité. Je cherche à ce qu’on discute de ce qui ne va pas, ouvrir la discussion. Je crois qu'on ne s'est pas compris dans les échanges de mail, car je lui ai dit de ne pas la placer celle là. En effet, je n'ai pas l'impression que les gestionnaires des planet se posent des questions, ont la sensation que quelque chose ne va pas, sur le même principe que chacun est libre de faire ce qu'il veut avec ses cheveux. Si on prend le cas du planet libre, il y a effectivement quand même un problème. Le moteur du bilboplanet que codait auparavant Grégoire de Hemptinne, un alpiniste charmant que je salue, n'a pas évolué depuis plusieurs années et mériterait d'être remplacé par un autre outil je pense. On a connu un forum pour les blogueurs sur le planet, c'était plutôt sympa, c'est ce à quoi aspirait dada dans un commentaire la dernière fois, enfin dernier point, c'est Sébastien Bilbeau si actif il y a quelques années qui est propriétaire du nom de domaine, tout en ayant complètement lâché l'affaire faisant du planet-libre un lieu complexe du fait des protagonistes qui interviennent ou n'interviennent plus. 

Je crois que Cascador se trompe en s'interrogeant sur les planet, les questionnements, il doit les garder pour le jdh et s'interroger sur la façon de le rendre meilleur, devenir tellement bon qu'on ne se posera même la question du devenir des planet et de l'expression libre. L'aspect social est mis en avant, c'est du social uniquement en direction des lecteurs qui dans la grande majorité des cas se contentent de lire (voir le billet d'hier), il serait peut être temps de voir comment faire du social avec le peu de blogueurs qui restent. 

Le jeune et la sécurité informatique

mercredi 27 avril 2016 à 08:00

J'ai attaqué le fameux cours sur la sécurité informatique avec mes troisièmes, j'ai pris une heure d'échange où j'ai commencé par leur demander de noter sur un papier ce que la notion de danger informatique inspirait. Les plus drôles m'ont bien évidemment sorti la problématique de l'électrocution, j'étais un peu étonné par la mise en application dans la dernière heure avec un qui a eu la bonne idée de commuter en 110 V pour assister à un petit nuage de fumée et du hurlement de filles. 

La problématique dans ce genre d'échange c'est que l'élève va souvent se mettre dans la position de l'élève c'est à dire vous faire le discours que vous voulez entendre d'eux ... ou pas. Faut faire attention aux réseaux sociaux, faut faire attention au droit à l'image, faut pas se montrer bourré ou avec la chicha et j'en passe. L'élève connaît bien la leçon mais l'applique-t-il réellement ? J'aborde avec les élèves les choses sans détour, et toujours sur l'aspect technique et l'aspect concret. Pour exemple les arnaques amoureuses pour les gens d'un certains âges qui vont donner des fortunes à une inconnue de l'autre côté du monde en pensant que c'est le grand amour. L'exemple fait sourire les gamins qui à 15 ans sont à l'abri de la solitude et c'est là que j'explique qu'à chaque âge, la fibre sensible. Dès lors je commence à évoquer les arnaques du bon coin, les iphones gratuit sur facebook, les langues se délient, les gamins réalisent qu'effectivement ils sont confrontés à ce genre de choses au quotidien, l'une d'elle avoue qu'elle a voulu mettre le numéro de carte bleu de sa mère, l'autre qu'il s'est fait escroquer en payant un abonnement pour avoir des gemmes à Clash Of Clans. Je parle de cette vidéo qu'il faudra que je montre :

Les filles de la classe commencent à dire qu'on les demande régulièrement en amie mais qu'elles refusent quand elles ne connaissent pas mais que si le gars est mignon elles acceptent. Je commence à évoquer les codes confidentiels et nombreuses sont celles qui ont donné leurs codes au copain du moment pour prouver la confiance, la transparence, qu'elles n'ont rien à cacher au boyfriend. Je demande alors ce qu'il se passe en cas de rupture, elles m'expliquent alors qu'il suffit de changer le mot de passe. Que se passe-t-il en cas de manque de temps ? L'une raconte qu'elle s'est tout simplement fait pourrir son compte par l'ex copain déçu qui avait changé son code avant de pouvoir réagir. 

Les gamins forcément m'interpellent en me disant qu'il ne faut pas tomber dans la paranoïa, je dis qu'effectivement, mais en toute honnêteté, est-il réellement nécessaire de prendre un tel risque sur ce qui peut être une simple relation de passage, quand le risque est si important. Je dis toutefois qu'il me paraît indispensable de laisser ses codes à un proche, une personne de confiance, père, mère, frère ou soeur aîné. Et là j'en reviens à mon histoire de pédophile, j'explique que tout le monde peut se tromper, qu'on peut faire des erreurs et que si on disparaît il vaut mieux que des proches puissent avoir des codes pour essayer de voir si quelque chose aurait pu se passer sur facebook ou ailleurs.

Le jeune est interpellé mais et c'est là le problème de fond, une gamine explique que sa mère a ses identifiants facebook et qu'elle passe son temps à l'espionner. C'est le discours qui revient le plus franchement à savoir que c'est comme filer les clés de la boîte de Pandore aux darons. J'explique ma position paternelle à savoir que chez moi c'est encore plus blindé qu'au lycée. Je raconte encore que j'ai tous les codes de mes gosses, que je peux savoir à n'importe quel moment sur quoi ils sont connectés, et que je peux bloquer certains sites. Compassion avec mes enfants bien sûr, mais j'explique à mon public que les enfants savent que j'ai tous les pouvoirs et que je ne les utilise pas, je respecte leur vie privée, à partir du moment où ils respectent les règles du jeu, et que mon fils au bout de la troisième ou quatrième fois qu'il a envoyé des SMS en classe a vu sa carte SIM réduite en bouillie, en rappelant que je n'ai pas regardé le contenu des messages mais juste les heures d'envoi. 

Je pourrai vous évoquer le fait que les gamins reconnaissent qu'ils vérolent leurs ordinateurs tout seul, la connaissance de la loi qu'ils possèdent, moins la connaissance des outils informatiques et ils sont étonnés de savoir par exemple que snapshat avait été piraté et que certaines personnes s'étaient retrouvées à poil sur internet au sens propre. Le discours a le mérite d'avoir était fait, d'avoir existé, d'avoir interpellé certains mais changeront-ils leurs habitudes ? 

Je ne le pense pas. Je pense qu'ils changeront leurs habitudes que s'il leur arrive une catastrophe, comme ces gens qui roulent trop vite et qui ont besoin de se prendre un arbre pour lever le pied. Une gamine me disait que le progrès c'était finalement pas si formidable, et c'est ce que je confirmais en lui disant qu'il y a 25 ans on pouvait vomir paisiblement dans les caniveaux de la ville de Nîmes après une féria sans avoir 50 téléphones portables qui se dressent pour finir sur twitter. Désormais il faut non seulement gérer son image au quotidien mais aussi son image virtuelle en rappelant tout de même qu'on pouvait en tirer profit si on était un peu malin, des gamins m'ont dit que désormais ils allaient monter un profil facebook nominatif en y mettant tous leurs exploits. 

De mes échanges avec les gamins, il en ressort toujours quelque chose de positif sur ce type de cours. Certains sont réfractaires à tout échange sur le sujet avec leurs parents car tout simplement ils n'ont pas confiance en eux ou ils sont tellement sur une position défensive quant au droit à faire des conneries et les afficher en public qu'il sera nécessaire de prendre une bonne douche froide un matin pour les faire atterrir, sans trop de conséquence on l'espère pour eux. On réalise aussi le manque de culture, l'affaire Ashley Madison par exemple n'évoque rien pour eux, et pourtant ce site de rencontre qui se fait hacker a permis de faire comprendre aux gosses qu'il ne fallait pas avoir confiance dans le logiciel à tout prix et que toute protection pouvait être cassée, demain pourquoi pas facebook. 

Avec le changement de programme qui arrivera l'an prochain, je pense que je vais introduire de façon systématique 5 à 10 minutes de veille par cours pour essayer de combler quelques lacunes et de montrer les événements marquants qui se produisent dans le monde informatique, éclairer les consciences ne peut pas faire de mal et les gamins sont plutôt demandeurs. 

Un article sur les échanges entre les parents et les enfants sur Rue89

Pourquoi sauf famille, je n'installerai plus de Linux chez les particuliers ?

mardi 26 avril 2016 à 08:00

J'ai fait pas mal de prosélytisme pour la distribution Handylinux il y a peu de temps au point d'afficher sur le site que je conseillais la distribution, trois événements font que je retire mes billes et plus encore :

En dix ans, plus aujourd'hui, j'ai fait migrer des centaines de postes, et je n'ai suscité absolument aucun intérêt chez 99% des gens. Faut-il le considérer comme un échec ? Non, absolument pas. De la même manière, faut-il considérer comme un échec, une personne qu'on a décontaminé et qui revient avec exactement les mêmes symptômes deux semaines après ? Non plus. L'échec, ce n'est pas le mien, c'est celui des autres, qui n'apprennent rien de leurs erreurs, qui refusent l'apprentissage, qui refusent de progresser, c'est leur droit le plus complet comme moi je refuse d'apprendre certaines choses, la poterie par exemple, chacun ses centres d'intérêt. J'ai installé depuis le début de l'année civile deux personnes sous Linux, c'est une demande qui m'a été faite, je ne le ferai plus en expliquant que Linux c'est compliqué. 

Comme vous le savez, on est en 2016, parce qu'on est en 2016, et je continue d'avancer, avec ceux qui le veulent pas avec ceux que je pense qui pourraient le vouloir. La confusion est facile, on est plein de bonnes intentions, mais dans le fond les gens s'en foutent à partir du moment où vous êtes là pour les dépanner. Installer Linux gratuitement chez les gens, assurer la maintenance, c'est générer du travail non rémunéré, les gens sont prêts à accepter Linux car vous n'êtes pas rémunéré mais en aucun cas n'adhère à une quelconque idée du logiciel libre.

Il ne manque pas de sites pour expliquer Linux, le logiciel libre, il ne manque pas de tutoriaux pour installer, c'est comme les vidéos sur youtube pour apprendre à changer une chasse d'eau, il faut avoir la volonté de le faire, l'envie, car on crève tous d'envie de changer la chasse d'eau. 

On se trompe de public, on se trompe de cible, on se trompe de modèle. Je lisais les déboires de l'association Olympe et le message de Philippe qui prêche naturellement pour sa paroisse, comme je prêche en ce moment pour la sienne d'ailleurs. Le produit libre a désormais suffisamment de maturité, d'originalité, de transparence et d'avantages pour qu'on arrête de jouer aux bons petits soldats en faisant du travail gratuit pour avoir la sensation de diffuser du libre quand on ne fait que créer sa propre servitude. 

De façon synthétique, mon message se résume au suivant : Debian stable pour toute la famille avec prise en charge complète étant donné que tout le monde par chez moi se fout de la compréhension ce qui posera quelques problèmes si je venais à disparaître mais c'est une autre histoire. Je monte la barre au-dessus, tu veux du Linux, RTFM, je te donnerai un coup de main pour le lire tout de même ce foutu manuel.