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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Des milliers de jeunes filles attendues au 1er salon des youtubeuses beauté

vendredi 27 mai 2016 à 22:24

Même si bien évidemment on peut se douter que le maquillage et avoir des cheveux ne font pas partie de mes passions, je trouve que l'idée est vraiment intéressante, la possibilité de faire se rencontrer les groupies, les "stars", tout ça au bon milieu de tonnes de maquillages à vendre. Commercialement en tout cas, ça doit être mega bankable, 10 € la place, pas cher, 10.000 places de vendues, je dis bravo. 

http://geeko.lesoir.be/2016/05/27/des-milliers-de-jeunes-filles-attendues-au-1er-salon-des-youtubeuses-beaute/

TOUT SUR LE JOLLA C, UN SMARTPHONE SOUS SAILFISH OS

vendredi 27 mai 2016 à 22:16

Au début de l'article, on parle d'un téléphone à 170 €, c'est un peu comme les rillettes, on ne doit certainement pas avoir les même valeurs. A 170 € on arrive à se payer des modèles android plutôt sympathiques avec une batterie d'applications, ici on aura encore la sensation de payer "cher" pour béta tester. Avec l'Open C, même si les performances étaient navrantes, même si on connaît l'aventure, on a pu payer ce téléphone assez facilement à moins de 50 €, ce qui signifie que le risque n'était quand même pas si important, on pouvait prendre le risque financier d'être libre. A 170 €, je ne prends aucun risque. 

C'est certainement ici que va se jouer le nerf de la guerre : 

http://www.fredzone.org/tout-sur-le-jolla-c-443#utm_source=feed&utm_medium=feed&utm_campaign=feed

La Finlande en veut à Microsoft pour Nokia

vendredi 27 mai 2016 à 22:14

Le passage de Microsoft n'aura pas fait que des heureux, quand on sait que Nokia a été le numéro 1 du téléphone pendant de nombreuses années. A l'heure où le consommateur est si versatile, qui se souviendra encore de la marque Nokia quand elle essaiera de rebondir en proposant un énième téléphone Android qui ne se démarquera pas des autres. 

http://www.numerama.com/business/173371-finlande-veut-a-microsoft-nokia.html

Fallait pas m'inviter : charité bien ordonnée commence par soi-même

vendredi 27 mai 2016 à 18:00

Le Borne est un homme simple, il vit de Ciflox, de crépi, le crépi c'est la vie. Pas bien difficile de comprendre le Borne, surtout quand le Borne tu le pratiques depuis un moment. Bon à priori Cascador, ne m'a pas pratiqué encore assez. J'apparais dans un billet au titre l'oubliée, sur le nouveau blog-libre. Le nouveau blog-libre, tiens parlons en, j'avais fait un billet particulièrement enthousiaste et j'avais même invité des gens à adhérer car tout simplement je ne m'attendais pas à voir la transposition pure et simple de ce qui se faisait chez Laurent sur le Blog Libre avec l'apparition tout de même de Damien. Moi je me suis dit, il est bien ce petit jeune, il doit se rappeler que ça avait fini en open bar à l'époque où j'avais lancé le blog libre car tout simplement il n'y avait pas de ligne éditoriale et qu'il aurait vraiment fallu faire un blog sur la thématique du libre avec de la technique, de la technique, beaucoup de technique et quand même un fond de philosophie pour rigoler et faire rebondir. Enfin bon je ne jette la pierre à personne, les gamins ont aussi le droit de reproduire les mêmes erreurs que leurs parents. 

Donc Cascador nous fait un laïus pour nous raconter comment il fonctionne, c'est son droit et sur comment le libre doit fonctionner, il me case au milieu, je sais pas pourquoi :

Je n’ai pas l’intention de me contenter de ce que je suis, ce que je vois, ce que je fais aujourd’hui. Je compte vivre et faire vivre ce qu’est le Libre pour moi : partage, transparence, respect, confiance, responsabilité, humilité, intégrité, fraternité, bienveillance. Des mots que je retrouve si peu dans le Libre francophone. Où est donc passé ce Libre où on s’aidait sans demander le CV de l’autre ? Ce Libre où on construit plutôt que blablater pendant des jours sur quelle est la meilleure solution pour finalement ne rien faire ? Ce Libre où on se juge moins et où on se serre les coudes davantage. Ce Libre bienveillant et accueillant. Voilà Cyrille pourquoi je réfléchis parce que ça c’est moi, ce que je suis, ce que je pense. On peut faire mieux, plus responsable, ensemble.Le mal dont souffre le Libre est simple à définir, il manque que ceux qui veulent contribuer et ceux qui contribuent déjà prennent leur responsabilité, il manque la bienveillance, il manque surtout l’humilité. Je cite la définition : « L’humilité s’apparente à une prise de conscience de sa condition et de sa place au milieu des autres et de l’univers ». Le Libre que je vois n’est plus communautaire, il est insulaire, chacun retranché dans son île « Debian », « Sysadmin », « sachant », « blogueur » comme si ces territoires ne devaient avoir aucune connexion. Le Libre est une construction collective, ceux qui mettent leur ego, leur blog, leur pensée tournés vers eux-mêmes ne font pas ou plus de Libre. Le Libre c’est être tourné vers l’autre car c’est construire ensemble, pour tous.

Déconstruisons tout ça, ça faisait longtemps : 

  1. Dans l'énumération des qualités, il faudra retirer humilité. A force de rappeler qu'on est modérateur, qu'on connaît du monde, un de ces quatre on va finir par regarder ses stats parler de soi à la troisième personne et utiliser son nom pour faire des verbes ou des adjectifs, en gros faire ce que je fais mais en moins rigolo, parce que c'est moi le plus rigolo. Quand on blogue, on n'est pas humble, on est tellement persuadé qu'on a des choses intelligentes à dire qu'on les écrit de façon publique et signée c'est tout sauf de l'humilité. Pour moi le gars humble, c'est le type qui a écrit six millions de pages dans Wikipedia et dont on ne connaîtra pas le nom car il s'est fondu au coeur de la masse. C'est ça la véritable humilité. Je suis donc désolé mon bon Cascador, tu peux passer ton tour là dessus, ça t'aidera aussi à mieux vivre, le fameux penser simple, bornien, oups bornien, c'est classe, j'ai des mots pour moi. (PS : je te passe l'épisode où tu expliquais aux Planet qu'il serait temps de s'améliorer, un bel exemple d'humilité où tu auras fait péter les commentaires)
  2. Ce Libre où on construit plutôt que blablater pendant des jours sur quelle est la meilleure solution pour finalement ne rien faire. Allez je me la pète un peu. Dans les dernières semaines on a vu comment configurer son parefeu, se payer un contrôle parental performant à 18 €, installer OCSinventory et des tas de choses. On a même vu qu'on pouvait faire des terrasses sur sable, faire du crépi, le crépi c'est la vie. Quand on écrit ce genre de choses, faut quand même en avoir sorti des connaissances, faut en avoir bouffé du tuto, faut être Fred de Memo Linux, le back link est gratuit. Seulement le problème c'est que Fred est trop occupé à écrire son prochain tuto qu'il a pas le temps de blablater pour dire que les autres blablatent, forcément on ne peut pas être partout certains choisissent malheureusement l'efficacité de la technique face au blablatage philosophique.
  3. Bon je vous passerai mes commentaires sur la bienveillance, sur la fraternité, elle ne dépend que des individus. Comprenez que dire que ce sont des valeurs qu'on ne trouve pas dans le libre francophone, c'est se focaliser sur une bande d'abrutis en négligeant toutes ces personnes qui contribuent, qui aident dans les forums, qui développent, qui donnent des sous pour financer les projets, qui se déplacent dans les lugs. Le discours sur l'insularité est particulièrement intéressant car il montre en fait une méconnaissance du libre, mais une méconnaissance profonde. VULGARISATION. Chacun vit dans son île, ou dans sa rue, je préfère la rue, ça fait Doc Gyneco, chacun sa banlieue, et la mienne je l'aime. Donc à l'opposé personne ne vit dans son île et participe au même pays, fini le rpm, le deb, les projets redondants et multiples, fini les distributions, fini les blogs aussi, fini les personnalités. Tu deviens une petite fourmi pour te consacrer au projet : ta reine. Je suis un insulaire, je le revendique pour la simple et bonne raison que je suis incapable dans le domaine du libre de travailler avec beaucoup de gens, ils sont rares à me supporter. Je peux travailler avec Bronco car on parle d'Elmer Food Beat pendant un debug plus qu'approximatif, je ne peux pas travailler avec les gens de la distribution Handylinux car je n'adhère pas à leur façon de faire fonctionner leur forum, et pourtant par leur action très insulaire de leur projet qui pourrait se fondre pleinement dans Debian, ils illustrent l'entraide, la fraternité, la bienveillance enfin pas dans la modération, et en font certainement 100 fois plus que ce texte de Cascador qui aurait dû se poser la question de son utilité avant de l'écrire. Le jour où on casse les territoires, c'est que les individualités du libre ont disparu, ou que quelqu'un a gagné la bataille, comme Facebook par exemple. Alors oui c'est inutile, Diaspora d'un côté par exemple pour les gars qui codent en ruby, Gnu Social qui fait la même chose en php mysql, clair qu'on en brasse du vent et de l'énergie mais ça a toujours été comme ça, ça fonctionne plus ou moins mal, mais beaucoup de gens s'y retrouvent et n'auraient certainement pas la possibilité de faire autrement que comme ça. Je suis l'exemple même de l'insularité, je prends d'ailleurs partiellement cet article pour moi, d'où ma réponse qui manque de fraternité et de bienveillance, je ne participe à rien, je suis dans mon coin avec ceux qui me supportent encore, me prendre mon insularité c'est m'empêcher de fonctionner, c'est me demander de fermer boutique, c'est comme regarder le poisson droit dans les yeux et lui dire, maintenant tu voles. 

Je trouve étonnant cette volonté de vouloir modeler l'autre comme on voudrait qu'il soit, cette invitation aux autres à réfléchir sur ce qu'ils font, sur ce qu'ils devraient faire, je trouve que c'est d'une arrogance rare, sans borne, ouais j'ai mis borne, trop la classe. Charité bien ordonnée commence par soi-même, je me suis cassé les dents plus d'une fois à imaginer ce que pourrait être le libre si les choses étaient différentes, j'ai donné des conseils à des associations de gauchistes il y a quelques mois quand j'aurai du fermer maggle (rancunier ?), si on veut changer les choses, on le fait, on n'attend pas que les autres le fassent. 

Je n'ai toujours pas compris ce que je faisais au milieu de ce billet quand je n'ai rien demandé, ça doit faire partie de la notion de bienveillance et de fraternité chez Cascador quand il sait que j'ai horreur qu'on me place à tort et à travers comme si j'étais un pantin qu'on avait le droit d'agiter, un modèle, un truc.

Que chacun fasse ce qu'il a envie, que chacun vive son libre comme il a envie mais surtout mais alors vraiment surtout qu'il ne vienne surtout pas m'emmerder avec sa façon de penser et tenter de m'imposer comment je devrais faire ou ne pas faire. 

A chacun sa banlieue, la mienne je l'aime, elle s'appelle le blog de Cyrille BORNE

Une histoire d'hommes et de bornes

vendredi 27 mai 2016 à 08:00

Si vous avez raté l'épisode précédent : pendant le pont de je ne sais plus quelle fête religieuse, Cyrille dévoile au grand public qu'il a acheté un lot d'ordinateur à prix cassé, soudainement la France entière se réveille et lui réclame à corps et à cris des portables. Cyrille qui devrait arrêter de dire oui à tout donne rendez-vous à son revendeur le dimanche soir à la sortie de l'autoroute de Narbonne mais ...

Donc ça commence ce dimanche et au moment où je vous écris, jeudi, ce n'est pas fini. Les mauvaises langues diront qu'avec moi ça ne finit jamais, je crois malheureusement que je ne peux pas leur donner tort. Dimanche il pleut, mon livreur ne va pas à son vide grenier, la faute à pas de chance, nous nous donnons rendez vous à 7h30 le mardi matin sur le parking du Mega CGR de Villeneuve les Béziers. Mardi matin, 4h30, ma femme se lève, se rendort instantanément. Vous le savez Messieurs, la femme a ce détecteur extraordinaire qui permet de savoir que vous êtes fatigués et rajouter à votre fatigue. Pendant qu'elle dort sur ses deux oreilles, je pense à mon rendez vous impossible de rendormir. 5h30 du matin, je suis habillé, 5h55, un message pour annuler. Il a laissé la lumière allumée dans le camion, il n'a plus de batteries, il pourra en récupérer une à 7h30 ... La veille ma femme a fait sa prodigieuse salade de lentilles, et je ne sais pas si c'est le stress, ou la fameuse salade, mais je commence à me vider, la grosse vidange. J'arrive à partir au travail dopé aux lopéramides avec moins de 5 heures de sommeil, et je fais un cours magnifique et presque émouvant sur l'échantillonnage en seconde. Il est 9h10, je sors de classe, j'ai trois heures de trou le matin, merci mon emploi du temps, j'appelle mon contact, je pars sur Béziers que je ne connais pas et je vais aux allées Paul Riquet pour récupérer 18 ordinateurs ... Bien sûr il manque 14 chargeurs et c'est pour cela que je dis que ce n'est pas fini, au moment où j'écris ces lignes, impossible d'arriver à mettre la main sur mon gars, je pense qu'on doit se voir ce weekend. 

Je rentre au lycée et j'en donne six à mon collègue Linuxien. J'ai un collègue prof qui fait partie des vieux Linuxiens mais qui vit déconnecté des réseaux, du monde de l'informatique. C'est un type qui touche à tout, un type qui va bien plus loin que moi, pour lui le luxe c'est le 80 Go. Il ramasse les PC dans la rue et j'en passe. Il m'explique qu'il va jusqu'à partitionner les disques durs de 10 Go pour éviter des clusters défectueux ... J'ai la commande de Mickael, j'ai la commande de Gilles. La science avance. Le soir je rentre à la maison et je tente de cloner un PC pour ma femme, sans succès, à chaque fois ça bloque sur le mbr, un mardi de vendredi.

Beziers ne serait donc pas qu'une ville où l'on vend des kebabs ?

Jeudi matin, six heures, je pousse le vice à faire la grasse matinée jusqu'à 6h20. Je prends mon courage à deux mains, je commence à trier tout le matériel informatique et me lancer dans le carton de Gilles. Je pars au marché, j'achète du scotch, je fais un carton qui ressemble à quelque chose. D'après un savant calcul sur le poids des ordinateurs, mon colis ne doit pas excéder les 8 kilos. Il faut savoir que chez moi, tout colis qui dépasse les 10 kilos ne peut être pris et c'est direction la poste de Coursan à 25 minutes. Je dis au facteur : Coursan ? Coursan ! Je rentre à la maison, je pèse le colis, il fait 11 kilos, je suis Cyrille BORNE, normal. Si je dois aller à Coursan, je peux m'arrêter à Salles d'Aude, c'est à dix minutes de chez moi et j'ai un prestataire Mondial Relay. J'aime bien le buraliste, un homme charmant qui a le bon goût d'ouvrir son tabac à 6h le matin, cet homme travaille tout le temps. 15€20 les 11 kilos, la poste est à 18.50 à 10 kg. Dans le sens de la réception j'ai déjà testé, c'était parfait, avec Gilles maintenant on va voir s'ils respectent les colis, on croise les doigts. 

9h56 arrive Mickael, lecteur de mon blog discret depuis 10 ans, c'est à dire qu'il fait partie des initiés qui me lisaient avant le blog de Cyrille BORNE. Il m'avait proposé de me racheter les ordis plus chers que leur valeur. Dans cette histoire, j'ai régalé tout le monde pour pas gagner un rond et crever ma santé. Comprenez, j'ai renouvelé le matériel de mon fils, de ma belle soeur, du beau père, j'ai changé les ordis des gosses à l'école, payé un ordinateur à un copain, je m'occupe de Gilles qui doit appeler sa fille Cyrielle et écrire des billets à ma gloire, on est donc plus à ça prêt, j'avais acheté ces ordinateurs en plus au cas où, parce que c'était pas cher, je n'en avais pas besoin, autant faire profiter les autres, charité chrétienne tout ça. Mickael vient de Limoux, ça fait un sacré nombre de bornes, mais je crois qu'on est tous d'accord pour faire du kilomètre à ce prix là. 

Mickael part, je reprends la terrasse, j'ai encore du sable dehors, et du rangement à faire, j'attends Arnaud. Je connais Arnaud je pense depuis dix ans, nous ne nous sommes jamais rencontrés physiquement, il fait partie des administrateurs de mon forum. Arnaud n'a pas fait 800 km spécialement pour venir me voir, ce sont les vacances en Allemagne, il a pris un camping pas trop loin, on n'aura pas de trop nombreuses occasions de se croiser, l'Allemagne, ses saucisses, sa bière, ne me faisant pas particulièrement envie. Arnaud est professeur de mathématiques et référent informatique dans un établissement en Allemagne où l'on parle indifféremment français ou allemand, en gros de la graine de mutants surdoués. Arnaud a eu le privilège de prendre la plus belle route de France et pourra vous confirmer qu'elle est défoncée, en se prenant un trou il a perdu un enjoliveur, preuve que le Partner Français est plus résistant que la voiture familiale allemande. Repas en bord de mer mais caché du soleil, l'homme ne supporte pas la chaleur, bon Dieu, c'est un touriste allemand. Pendant le repas j'aurai eu l'occasion de me faire déféquer dessus par un oiseau, la routine. 

Alors que tout le monde s'est fendu de son billet sur le libre, pour comprendre les méandres philosophiques, jouer sur les mots, c'est certainement ça qui m'intéresse le plus dans le libre. Des hommes qui font des bornes pour venir boire un coup sur la terrasse du Borne, j'aime beaucoup, c'est simple et convivial et je conseille à tout le monde de sortir un peu voir du monde, certains discours finissent à sentir le rance.