PROJET AUTOBLOG


Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

⇐ retour index

Que celui qui m'a offert des bouquins d'algo se dénonce

mercredi 1 juin 2016 à 17:54

Après un vendredi du mercredi, j'ai la surprise de trouver sur mon bureau "Scratch pour les kids dès 8 ans" et Cahier d'algorithmique et de programmation cycle 4, et ma femme de me dire, tu as reçu tes livres. Soit, je fatigue vraiment, ce qui est une possibilité, soit quelqu'un me l'a offert et je pense que c'est la piste. Comme mon épouse pensait que je me l'étais payé, le carton est déjà parti à la benne, je ne sais pas qui est mon généreux donateur et j'attends qu'il se dénonce. 

Qu'il sache que je lirai ça face à la plage cet été et que je ferai un retour à cette période. 

Des vendredis comme s'il en pleuvait

mercredi 1 juin 2016 à 08:00

Je suis dans une phase pourrave de chez pourrave, mais pourrave comme si c'était vendredi en boucle. Je suis à trois semaines de la fin des cours, et tout forcément se précipite. J'ai démarré la saison des conseils de classe, je saute dans la voiture à 6h45 pour rentrer à 20 heures. Vous allez me dire, mais mon bon Cyrille, pourquoi pars tu si tôt le matin. Mais tout simplement mon bon public parce que Bricoman est ouvert à 7 heures le matin. Samedi si tout va bien j'achève la terrasse et avec ça quasiment trois ans de travaux. Lundi matin j'ai acheté les grillages, ça passe limite dans la voiture et ça m'a tapé sur la tête pendant tout le voyage du retour, mardi j'ai pris les poteaux et les platines, il me manque les vis qui sont vendues à l'intérieur du magasin sinon ce ne serait pas drôle. Une chance de passer devant tous les jours quand même, je peux acheter ce qui me manque et que j'oublie matin et soir..

Alors que je commençais à savourer une victoire, voilà que mon voisin débarque. La maison qui est à côté de la mienne, celle dont vous voyez le jardin dans de nombreuses photos, est occupée deux mois de l'année. Mon voisin est un homme charmant, à chaque fois qu'il me croise il m'offre une bouteille de champagne, bon je suis sobre comme un chameau, mais ce n'est pas grave. Vous le savez, pour moi la vie se résume à crépi, cailloux, béton, ciment et si je pouvais virer toute la nature, je le ferai bien. Il se trouve qu'il a deux arbres à l'avant et un arbre à l'arrière dont je vous montre la photo particulièrement menaçante prise le soir, au moment où j'écris ce billet. 

L'arbre de la photo de gauche qui n'a l'air de rien en a autant en bas qu'en haut. Quand je suis tombé sur les racines jusqu'à chez moi à plus de trois mètres de la souche, j'ai cru que j'étais en train de taper dans des canalisations tellement c'était énorme. Sans même négocier il accepte d'abattre l'arbre sachant qu'à terme ce sont les racines qui vont faire tomber la maison. Mon voisin est un homme qui doit avoir la soixantaine, je suis persuadé que c'est un type qui préjuge de ses capacités. Il est sympa, il est toujours à fond, et il me dit qu'au mois d'août il découpe l'arbre et l'abricotier de devant qui commence à me faire bouger les cairons mitoyens. Il m'a dit que si je voulais anticiper sur l'abattage, je pouvais me lancer, je vais donc faire son abricotier quand on lui aura piqué tous les fruits dessus. Alors que je commençais à virer tous les outils de bricolage, je vais recommencer à affûter ma hache, j'ai de l'arbre à couper. Tellement bon pour ma ligne en plus.

Le terrain personnel est donc mouvementé, avec dans les choses qui me gonflent mon revendeur de PC qui peine à me fixer un rendez-vous, tout le monde m'a demandé des ordinateurs, je me suis engagé, mais comme je n'ai pas récupéré les chargeurs, je ne peux pas honorer ma commande, je passe donc pour un con et ça m'énerve. Un chèque de perdu, des offres de prêt pour le garage qui n'arrivent pas, enfin bref, la routine, rien n'est jamais simple, et pour chaque problème réglé, un nouveau problème se présente.

Au lycée, c'est la fête, je passe mon temps à courir dans tous les sens, des livrets scolaires à remplir, le manque de temps pour se poser, les révisions qui ont démarré. C'est le grand bras de fer avec les élèves de troisième pour leur faire réaliser des sujets, je me disperse, ça me gave, ceux qui lisent mon GNU social (coucou alterlibriste, 1 mois jour pour jour, je te fais ton compte) savent qu'il n'est pas simple d'arriver à faire bosser mes troisièmes qui sont franchement mais franchement bizarres, on y arrive quand même. L'année prochaine, les réformes, ce que je vais enseigner, pas enseigner, c'est trop obscur et ça m'énerve aussi, en même temps tout m'énerve, parce que je suis énervé comme si j'avais pris douze ciflox. Je continue à faire du ménage sur le peu de temps que j'ai de libre, j'ai embauché des gamines sur leurs heures d'études pour me donner un coup de main, mais ça ne va pas assez vite. Ces derniers temps, je ne suis pas trop mauvais en pédagogie, j'arrive à finir mes programmes dans chacune de mes classes, une de mes collègues de maths a commencé à se mettre à scratch, il faut qu'on débloque du temps pour collaborer entre profs de maths. DU TEMPS !!! DU TEMPS !!! JE VEUX DU TEMPS !!!

Là, le jeu vidéo c'est mort, la construction des images live debian c'est mort, tout est mort, je n'ai le temps de rien faire, à peine celui de lire un peu ma veille et c'est tout. Bon en même temps c'est pas comme si tout était mort mais tout est mort, les parutions sur le libre sont devenues désormais anecdotiques, la seule chose qui compte en France étant la météo, où il ne fait pas si mauvais pour un mois de novembre. Ne vous attendez pas à des articles réguliers dans les deux prochaines semaines, même bloguer c'est annexe en ce moment. 

Bédés, mai 2016

mardi 31 mai 2016 à 08:00

Les légendes de Parva Terra est une bande dessinée pas totalement top notamment au bout du cinquième tome qui partait pourtant pas trop mal. Dans un monde d'Héroic Fantasy, les adultes ont disparu après avoir marave un monstre qu'il est trop méchant. Depuis, les enfants sont devenus immortels et jouent à la guerre pour s'occuper, enfin ce genre de choses avec une théorie vraiment pourrave sur la couleur des cheveux qui nous rappellent les temps les plus obscurs de nos nations. Seulement la faute à pas de chance, le monstre est de retour et pas d'adulte pour marave, si bien que les enfants vont commencer à s'y coller avec notamment un enfant qui serait celui de la prophétie, le super maraveur. Au départ ça part plutôt bien, c'est très joliment dessiné, après on commence à rentrer dans les théories trop complexes pour une histoire qu'on a dû mal à suivre et qu'on peine à lire. Dommage.

Carmen Mc Callum est une série qui s'inscrit dans la collection série B de chez Delcourt, dans le même univers que Travis, j'avais déjà fait les chroniques dans mes colonnes. Carmen Mc Callum mercenaire aguérrie est payée des millions pour accomplir les missions les plus folles, et la question que vous vous posez tous, mais comment en est-elle arrivée là ? C'est ce que Code Mc Callum nous raconte, son parcours de junkie qui travaille pour l'IRA à celle de la mercenaire qu'on connaît aujourd'hui. Efficace, bourrin au possible, un graphisme qui tient bien la route, à lire. 

Dans un monde d'anticipation, l'Europe a réussi à maîtriser la météo à l'aide des machines sauf qu'un jour elle ne maîtrise pas. Le climat se dérègle complètement et il se met à neiger de partout, Neige, le nom de notre héros. Comme les autres pays du monde commence à se dire que ça pourrait bien se propager, ils enferment l'Europe dans une espèce de barrière électromagnétique. Dans le froid et dans la neige, tout devient de plus en plus tendu, la faim, la maladie, enfin le post apocalyptique je ne vous fais pas un dessin. Au milieu de tout ça, un enfant et ses parents qui essaient de s'échapper, les parents sont abattus, on laisse l'enfant seul, il est recueilli par Northman, un homme pas vraiment comme les autres. Il se trouve que Northman est le numéro 1 dans une confrérie, des gens qui ont les moyens de faire sauter le mur. Disséminés à travers toute l'Europe, Neige devenu un grand garçon va partir à la recherche des clés pour ouvrir une brèche et changer le monde. Rarement je me suis autant ennuyé en lisant une bédé, Neige fait la performance de l'anticipation vieille. En gros on lit, c'est futuriste mais ça fait vieux. Vous pourriez justifier le fait que la bédé n'est pas récente et qu'elle date du XX° siècle, mais je suis persuadé que si je l'avais lue à l'époque j'aurai aussi trouvé ça vieux. On est tenu par le but en fait, la fameuse ouverture, et la mission qui va derrière, malheureusement même ça on réussit à le gâcher, je ne peux en dire plus pour ne pas spoiler, même si je vous déconseille de lire cette série. 

Simon a 14 ans, il est en vacances avec sa mère, 520 km le sépare de sa copine à Montpellier. Malheureusement la vie est ainsi faite, et le plante par téléphone, elle lui explique que c'est son père qui ne veut pas. Il est amoureux, il décide de partir en stop pour aller la retrouver, lui dire qu'il l'aime et envoyer bouler son père. C'est son aventure qui est racontée, ses rencontres, bonnes ou mauvaises. Un excellent one shot

Elle(s) sont deux amies de 18 ans, qui aiment la vie et qui en profitent, jolies, elles n'ont pas de mal à séduire les garçons, un peu trop peut être. Elles croisent curieusement dans Paris plusieurs fois le même garçon, et si au départ elles pensent que c'est un pervers, elles finissent par sympathiser, et si c'était le grand amour ? One shot léger, bien dessiné, intéressant dans sa construction où il laisse la part belle au graphisme pour bien mettre en évidence les non dits, un agréable moment de bédé. 

Cinq amis se retrouvent le long d'une semaine pour déconnecter, chacun avec son fardeau : l'un écrasé par son père, l'autre dont le mariage bat de l'aile, l'un qui ne fait rien et j'en passe. Ils profitent de la maison de l'oncle de l'un d'entre eux, ballade en campagne, ils écoutent la radio, une vague d'attentats a lieu à travers la France, des bombes de peinture blanche à l'eau explose, on ne sait pas pourquoi, il n'y a pas de revendications, mais cela suscite la curiosité chez les gens. Quel rapport avec nos bonhommes ? Bonne question, vous lirez quelques jours avec un menteur pour le savoir, et vous le lirez même avec plaisir. 

Retour très rapide sur la construction d'une image personnalisée debian

lundi 30 mai 2016 à 14:00

Je rappelle le besoin et les quelques contraintes : 

La solution, c'est donc la construction d'une image personnalisée debian.

Pour l'heure

Cinéma, cinéma, TCHI TCHA !!! Mai 2016

lundi 30 mai 2016 à 08:00

Nous en sommes à Rocky numéro 24 et la vraie question, celle que tout le monde se pose, c'est ce qu'on peut bien faire avant que Stallone ne finisse à la maison de retraite. On a quand même presque tout fait et celle là il fallait l'inventer, Creed, le fils d'Apollo Creed vient trouver Rocky pour qu'il l'entraîne. Voyez quand même les scénaristes géniaux qui explorent les pistes presque impossibles, moi je dis bravo. Bon, le résultat est quand même une réussite, de la sueur, des coups, ROOOOOCKYYYYY !!!!! pas Adriane, un bon film de marave. 

Vincent Elbaz est un escroc, sa mère l'a élevé comme, il n'y peut rien, c'est son kiff. Un jour, il fait vraiment le gros coup de sa vie, il réussit à escroquer une banquière, uniquement par téléphone. Seulement on ne se refait pas, et il va continuer. J'ai déjà spoilé un peu, il serait difficile d'en dire plus sans spoiler trop. C'est bien, c'est intelligent, c'est prenant, Elbaz est très à l'aise comme toujours, je compte sur vous pour que vous regardiez ce film. 

Jennifer Lawrence (Joy) n'a pas une vie simple. Elle élève comme elle peut sa gosse dans une maison où c'est l'Auberge Espagnole, son ex-mari qui vit dans le sous sol, et sa mère à l'étage qui regarde des séries télés pendant toute la journée. Que dire de son père, un vieux coureur de femme, qui se fait évacuer par sa dernière maîtresse et qui doit partager le sous-sol avec son ex-gendre qui le déteste et c'est réciproque. Et pourtant elle s'accroche à ses rêves, à ses idées, elle va inventer le fameux balai à serpillière qu'on peut essorer de façon mécanique comme on peut en voir sur les marchés et va se battre pour essayer de le vendre. Très bien joué, passionnant, un excellent film. 

Les huit salopards c'est comme tous les films de Tarentino, c'est long et pas toujours facile à décrire. En gros, c'est une histoire de cowboys, un chasseur de prime et la femme qu'il doit ramener, un shérif, un ancien militaire noir qui s'associe à eux pour la garder, et qui débarque dans une pleine tempête de neige au beau milieu d'une auberge perdue où il y a d'autres cowboys. Les dialogues sont super longs et ça commence à tourner à une partie de Cluedo avec un premier meurtre. C'est certainement trop long, ça en fait certainement trop, mais c'est comme tous les films de Tarentino, on est captivé sans trop comprendre pourquoi. A voir. 

Reda Kateb est chauffeur de taxi, un homme qui est apprécié par sa vieille voisine, son collègue, discret il vit avec son chat et peine à s'engager sérieusement dans la relation sentimentale qu'il a avec sa copine. Dans une journée ordinaire de travail, il ramène Léa Drucker, le courant passe bien, elle n'a pas assez pour payer sa course, il déroge à la règle et accepte d'entrer chez elle pour prendre la monnaie. Il utilise les toilettes pour se rafraîchir, enfin bref, il laisse ses empruntes de partout. La petite fille de la cliente est kidnappée le jour même et le système judiciaire s'enclenche et pas dans le bon sens, on veut qu'il soit réellement le coupable. On suit donc la descente aux enfers de l'homme avec une surprise aux deux tiers du film. Bon film, Reda Kateb toujours au top. On notera le jeu de mots extraordinaire, arrêtez moi là, pour un chauffeur de taxi qui va en prison, soyons indulgent.

Zootopie est le premier anime que j'arrive à regarder depuis un moment, c'est dire que ce n'est pas trop niais. Et pourtant ça part franchement mal. Dans un univers étrange, les animaux ont perdu leur instinct animal si bien que tout le monde vit ensemble, prédateurs et gentilles bestioles. Dans une toute petite ville de campagne, alors que les forces de police ne sont composées que de gros animaux, une petite lapine qu'on appellera poupine, réussit le concours de la police et part pour la grande ville de Zootopie, l'endroit où tout est possible. Il se trouve que dans cette ville, notre lapine va mener l'enquête sur la disparition d'animaux, des animaux qui sont retournés à l'état sauvage sans qu'on comprenne pourquoi, et ça fait flipper tout le monde. Si on fait abstraction de la couche de niaiserie qui va avec tout bon Disney qui va avec, le côté policier est très réussi, c'est très bien.

 Zac Efron est un jeune homme bien sous tout rapport qui se retrouve à une semaine de son mariage avec la fille de son patron, il est avocat et il est plutôt ennuyeux. Son grand père, Robert De Niro lui demande de faire une virée dans un lieu qu'affectionnait sa grand-mère qui vient de décéder, il ne peut refuser. Très rapidement il va se rendre que son grand père est un fou furieux et qu'il compte profiter de la mort de son épouse pour faire une fête pas possible et dévergonder son petit fils. Dirty Papy est une comédie amusante sans prétention qui se laisse regarder. 

La faute à pas de chance la terre est envahie par des extra-terrestres, se succèdent des vagues qui font plus de massacres les unes que les autres, inondations, épidémies, il reste de moins en moins de survivants dont une jeune fille qui tente de survivre avec son frère. Malheureusement la cinquième vague est en approche, le frère et la soeur sont séparés et c'est d'autant plus tendu que les extra-terrestres ont pris forme humaine et se promènent dans la nature pour exterminer les derniers humains. Pas très original, un bon film de SF toutefois.