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Le Blog de Cyrille BORNE

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Comprendre les enjeux de la nouvelle nouvelle nouvelle réforme du Diplôme National du Brevet

dimanche 12 juin 2016 à 08:00

Comme vous devez le savoir si vous lisez les parties pédagogiques du blog nous prenons une énième réforme du diplôme national du brevet des collèges quand on croyait vraiment que celui-ci allait disparaître, il va nous faire changer pas mal de choses, mais revenons principalement sur la difficulté de cet examen : il n'y a aucun enjeu donc déjà que les gosses se foutent de quasiment tout, ils s'en foutent encore plus. Comprenez que les enfants sont globalement au courant de leur orientation avant même de passer le DNB, l'avoir ou pas ne sanctionne en rien l'élève. Si l'éducation nationale voulait réellement rendre service à tout le monde, elle ferait de cet examen un incontournable du passage vers le lycée, tant qu'elle ne le fera pas, rien n'avancera. 

On pourrait dire que la disparition de l'histoire des arts, l'arrivée de la biologie et des sciences physiques sont la révolution, ce n'est absolument pas le cas, ce qui change profondément c'est le livret de compétences. A l'heure actuelle, un gamin qui veut avoir le DNB doit d'un point de vue théorique, avoir un certain nombre de points qui sont issus du contrôle continu et de l'examen, valider le livret de compétences. Dans le livret de compétences, vous avez par exemple savoir lire, savoir utiliser les unités de mesure et j'en passe. Si le livret de compétences n'est pas validé, alors d'un point de vue théorique, ce qui avait été dit à l'époque, l'enfant ne peut pas avoir son diplôme. Et pourtant dans les textes il est noté que c'est à l'appréciation du jury de donner son diplôme à l'élève ou non, qu'il possède ce fameux livret ou pas. J'ai déjà fait le test pour ne pas avoir validé des élèves à plus de 14 de moyenne qui étaient des violents et à qui on ne pouvait pas valider toutes les parties sur la vie en collectivité sauf si mettre des coups de tête à tout le monde c'est du savoir vivre. Tous les élèves à forte moyenne qui n'ont pas validé le livret de compétences ont pourtant eu le DNB preuve du manque d'utilité du LPC.

Le prof remplit beaucoup de paperasse, trop de paperasse, lui faire remplir un livret de sept pages qui ne sert à rien ne motive pas vraiment si bien que le livret est fait par dessous la jambe. Comprenez que si on voulez le faire sérieusement, en faisant un contrôle, on devrait valider de façon plus ou moins systématique certaines capacités. Je fais le théorème de Thalès, le gosse réussit à l'appliquer, je valide une partie de la géométrie. Plutôt que de le faire rigoureusement et sérieusement au long de l'année, le LPC est validé à l'arrache en fin d'année, une signature si l'élève globalement maîtrise les contenus ou a les capacités pour le faire, la validation de quelques items si c'est vraiment mauvais. Ce qui change tout c'est que désormais les points pour le brevet des collèges ne tiennent plus compte du contrôle continu mais du fameux LPC. Il faut donc pour chaque évaluation, noter pour le LPC comme on aurait déjà dû le faire depuis de nombreuses années mais sans enjeu, on ne fait pas.

Ce qui va donc changer pour le professeur, c'est qu'il est désormais impératif pour l'enseignant pour une évaluation de faire une double grille de notation : la note telle qu'on la connaît, la "note" pour le LPC. En fait il s'agit d'une note maquillée, on va mettre des codes de couleur comme au primaire ou des acquis, non acquis, en cours d'acquisition qui correspondent à des notes. Dès lors la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi maintenir une double notation et pas se baser uniquement sur le livret pour faire d'une pierre deux coups. Tout simplement parce que tout n'est pas nécessairement évaluable dans le LPC. Je suis prof de biologie, j'en ai marre d'avoir des gamins qui n'apprennent pas leur cours, je mets une interrogation de cours, je ne fais appel à aucune compétence, il n'y a donc pas de "note" à la clé. De plus, les parents attendent un bulletin scolaire traditionnel, il faut aussi des bulletins pour les autres établissements, c'est donc un peu tendu pour supprimer la notation classique au profit seul du livret de compétence ce qui induit une double notation, la classique, et celle du LPC. Pour les vieux qui lisent le blog, habitués à la note, c'est vrai que ça paraît être une grosse pagaille, néanmoins il faut se dire que les générations de gamins qui arrivent ont déjà l'habitude des codes de couleur, des codes et de la disparition des notes, on a donc "enfin" une cohérence entre le primaire et le collège. 

L'éducation nationale a un tour d'avance avec le livret de compétence, et utilise donc les outils qui vont bien, on pourrait le croire en tout cas. Si je regarde dans l'ENT de mon fils, seul le prof de physique a validé trois compétences, son conseil de classe est lundi. L'enjeu est donc certainement ici, forcer les enseignants à prendre enfin au sérieux le livret de compétence. Seulement le problème est toujours le même : l'urgence, ou disons la fausse urgence. Car et c'est comme d'habitude, les nouveaux référentiels ne sont pas vraiment finis, les livres ne sont pas arrivés, les éditeurs de logiciels ne seront peut être pas capables de fournir à la rentrée le livret de compétences intégrés dans les ENT, moralité, la rentrée sera sous le signe de la grosse foire, comme d'habitude. 

Il n'y avait bien évidemment aucune pression particulière pour attaquer une nouvelle nouvelle nouvelle réforme dans l'urgence parmi toutes les réformes qui arrivent en même temps. Les éditeurs de logiciel vont passer l'été à bosser en contact avec l'éducation nationale pour fournir des solutions qui arriveront en ... automne. Moralité, alors qu'il aurait fallu préparer les équipes avant la sortie scolaire de cette année il faudra intégrer les solutions certainement deux à trois mois après la rentrée scolaire, un grand classique dans le métier. 

A mon niveau, il faut pousser les équipes à bien comprendre le sens de la double notation et montrer comment intégrer le LPC dans l'évaluation en attendant bien sûr que ça finisse par arriver d'un point de vue informatique ... 

Comprendre les enjeux de la nouvelle nouvelle nouvelle réforme du Diplôme Nationale du Brevet

dimanche 12 juin 2016 à 08:00

Comme vous devez le savoir si vous lisez les parties pédagogiques du blog nous prenons une énième réforme du diplôme national du brevet des collèges quand on croyait vraiment que celui-ci allait disparaître, il va nous faire changer pas mal de choses, mais revenons principalement sur la difficulté de cet examen : il n'y a aucun enjeu donc déjà que les gosses se foutent de quasiment tout, ils s'en foutent encore plus. Comprenez que les enfants sont globalement au courant de leur orientation avant même de passer le DNB, l'avoir ou pas ne sanctionne en rien l'élève. Si l'éducation nationale voulait réellement rendre service à tout le monde, elle ferait de cet examen un incontournable du passage vers le lycée, tant qu'elle ne le fera pas, rien n'avancera. 

On pourrait dire que la disparition de l'histoire des arts, l'arrivée de la biologie et des sciences physiques sont la révolution, ce n'est absolument pas le cas, ce qui change profondément c'est le livret de compétences. A l'heure actuelle, un gamin qui veut avoir le DNB doit d'un point de vue théorique, avoir un certain nombre de points qui sont issus du contrôle continu et de l'examen, valider le livret de compétences. Dans le livret de compétences, vous avez par exemple savoir lire, savoir utiliser les unités de mesure et j'en passe. Si le livret de compétences n'est pas validé, alors d'un point de vue théorique, ce qui avait été dit à l'époque, l'enfant ne peut pas avoir son diplôme. Et pourtant dans les textes il est noté que c'est à l'appréciation du jury de donner son diplôme à l'élève ou non, qu'il possède ce fameux livret ou pas. J'ai déjà fait le test pour ne pas avoir validé des élèves à plus de 14 de moyenne qui étaient des violents et à qui on ne pouvait pas valider toutes les parties sur la vie en collectivité sauf si mettre des coups de tête à tout le monde c'est du savoir vivre. Tous les élèves à forte moyenne qui n'ont pas validé le livret de compétences ont pourtant eu le DNB preuve du manque d'utilité du LPC.

Le prof remplit beaucoup de paperasse, trop de paperasse, lui faire remplir un livret de sept pages qui ne sert à rien ne motive pas vraiment si bien que le livret est fait par dessous la jambe. Comprenez que si on voulez le faire sérieusement, en faisant un contrôle, on devrait valider de façon plus ou moins systématique certaines capacités. Je fais le théorème de Thalès, le gosse réussit à l'appliquer, je valide une partie de la géométrie. Plutôt que de le faire rigoureusement et sérieusement au long de l'année, le LPC est validé à l'arrache en fin d'année, une signature si l'élève globalement maîtrise les contenus ou a les capacités pour le faire, la validation de quelques items si c'est vraiment mauvais. Ce qui change tout c'est que désormais les points pour le brevet des collèges ne tiennent plus compte du contrôle continu mais du fameux LPC. Il faut donc pour chaque évaluation, noter pour le LPC comme on aurait déjà dû le faire depuis de nombreuses années mais sans enjeu, on ne fait pas.

Ce qui va donc changer pour le professeur, c'est qu'il est désormais impératif pour l'enseignant pour une évaluation de faire une double grille de notation : la note telle qu'on la connaît, la "note" pour le LPC. En fait il s'agit d'une note maquillée, on va mettre des codes de couleur comme au primaire ou des acquis, non acquis, en cours d'acquisition qui correspondent à des notes. Dès lors la question qu'on peut se poser, c'est pourquoi maintenir une double notation et pas se baser uniquement sur le livret pour faire d'une pierre deux coups. Tout simplement parce que tout n'est pas nécessairement évaluable dans le LPC. Je suis prof de biologie, j'en ai marre d'avoir des gamins qui n'apprennent pas leur cours, je mets une interrogation de cours, je ne fais appel à aucune compétence, il n'y a donc pas de "note" à la clé. De plus, les parents attendent un bulletin scolaire traditionnel, il faut aussi des bulletins pour les autres établissements, c'est donc un peu tendu pour supprimer la notation classique au profit seul du livret de compétence ce qui induit une double notation, la classique, et celle du LPC. Pour les vieux qui lisent le blog, habitués à la note, c'est vrai que ça paraît être une grosse pagaille, néanmoins il faut se dire que les générations de gamins qui arrivent ont déjà l'habitude des codes de couleur, des codes et de la disparition des notes, on a donc "enfin" une cohérence entre le primaire et le collège. 

L'éducation nationale a un tour d'avance avec le livret de compétence, et utilise donc les outils qui vont bien, on pourrait le croire en tout cas. Si je regarde dans l'ENT de mon fils, seul le prof de physique a validé trois compétences, son conseil de classe est lundi. L'enjeu est donc certainement ici, forcer les enseignants à prendre enfin au sérieux le livret de compétence. Seulement le problème est toujours le même : l'urgence, ou disons la fausse urgence. Car et c'est comme d'habitude, les nouveaux référentiels ne sont pas vraiment finis, les livres ne sont pas arrivés, les éditeurs de logiciels ne seront peut être pas capables de fournir à la rentrée le livret de compétences intégrés dans les ENT, moralité, la rentrée sera sous le signe de la grosse foire, comme d'habitude. 

Il n'y avait bien évidemment aucune pression particulière pour attaquer une nouvelle nouvelle nouvelle réforme dans l'urgence parmi toutes les réformes qui arrivent en même temps. Les éditeurs de logiciel vont passer l'été à bosser en contact avec l'éducation nationale pour fournir des solutions qui arriveront en ... automne. Moralité, alors qu'il aurait fallu préparer les équipes avant la sortie scolaire de cette année il faudra intégrer les solutions certainement deux à trois mois après la rentrée scolaire, un grand classique dans le métier. 

A mon niveau, il faut pousser les équipes à bien comprendre le sens de la double notation et montrer comment intégrer le LPC dans l'évaluation en attendant bien sûr que ça finisse par arriver d'un point de vue informatique ... 

#Moijeune: Youtubeuse toulousaine, Manon dépoussière l'Histoire avec humour

samedi 11 juin 2016 à 21:24

[vieux con]J'ai commencé à regarder la vidéo sur le relooking mythologique, avec Zeus, sachant que je suis un expert en mythologie grecque et que j'ai tapé 18 en grec ancien au Bac. Donc en gros, je suis plus fort que Zeus et je marave tous les dieux de l'Olympe. J'ai tenu 2.51 devant la vidéo. Vouloir dépoussiérer un sujet historique pourquoi pas, prendre l'intégralité des codes des youtubeurs de 12 ans ça peut se discuter. Le rythme est trop rapide pour l'apprentissage, les coupures sont trop nombreuses, à vouloir être tendance on en finirait par rater l'objectif : apprendre quelque chose aux autres. Je suis persuadé que la jeune femme a certainement les capacités pour être passionnante, mais cède trop facilement aux sirènes du jeunisme, elle devrait faire un blog comme tous les vieux cons.[/vieux con]

http://www.20minutes.fr/toulouse/1861915-20160609-moijeune-youtubeuse-toulousaine-manon-depoussiere-histoire-humour#xtor=RSS-145

Trop d’applications, tue l’appli ! Les plateformes de Google et d’Apple s’essoufflent…

samedi 11 juin 2016 à 21:02

Et la question tout de même c'est quelle moralité ? Est ce que Google va commencer à faire le ménage dans ses applications notamment les doublons, les virus, et toutes les cochonneries qui traînent dans son market ? Est ce que les développeurs vont commencer à envisager une production originale, arrêter de créer des clones des outils / jeux à succès ? Est ce que les consommateurs vont aussi lever le pied de leur côté ? Enfin bref est ce que l'euphorie du smartphone c'est enfin fini ? Plusieurs indicateurs semblent le prouver en tout cas, le renouvellement par exemple du smartphone qui prend de plus en plus de temps, l'explosion des ventes de smartphone d'occasion, etc ... 

http://www.presse-citron.net/trop-dapplications-tue-lappli-les-plateformes-de-google-et-dapple-sessoufflent/

Boitier Mini-itx Dexlan, alimentation 150 Watts

samedi 11 juin 2016 à 21:00

Souvenez vous j'achetais un boîtier Mini-itx pour un ensemble carte mère processeur de type atom qui rame, c'est vraiment histoire de dire que j'ai pas un composant de ce type qui traîne tout seul dans un coin alors que je pourrai en faire un PC aussi lent soit-il. Ce boîtier fallait vraiment en avoir envie, après avoir essayé de l'acheter aux environs de 16 € chez Abix pour ne pas avoir la commande honorée, j'ai réussi à le trouver chez cdiscount à moins de 30 € et le récupérer à 10 bornes de chez moi après avoir essayé de trouver mon colis parce qu'un livreur n'avait pas fait l'effort de bouger jusqu'à Saint Pierre. Je viens de laisser trois étoiles sur le site cdiscount en rappelant que c'était le vendeur qui faisait le choix de son transporteur et que j'étais mécontent. A noter que j'avais pourri GLS France par mail et que je n'ai pas reçu de réponse. 

Le boîtier est particulièrement compact et possède en façade deux ports USB, un port pour les cartes SD, prise micro et écouteurs ce qui laisse sous entendre qu'on peut s'en servir comme desktop. L'alimentation n'est pas bruyante, par contre l'Atom avec son ventilo c'est une véritable horreur, quand tu as goûté à l'optiplex tu ne supportes plus le bruit des mouches, là c'est l'armée des mouches. Le montage, j'ai failli demandé à ma fille d'intervenir parce qu'il faut des doigts de gamine pour passer à certains endroits, et j'ai décidé d'être courageux. J'ai dû tout de même démonter la carte mère une fois quand j'ai fait tomber un vis qui est passé en dessous. En terme d'encombrement c'est assez catastrophique, j'ai failli m'ouvrir les veines en essayant de passer le cable d'alimentation pour le disque dur, les cables sont partout, totalement impossible de trouver un endroit pour essayer de les caler, donc on laisse tout au milieu. 

Moralité, si vous cherchez le boîtier mini-itx le moins cher du marché, c'est lui, vous en avez réellement pour votre argent.