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Le Blog de Cyrille BORNE

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Scratch, prise en main et premières réflexions

mardi 14 juin 2016 à 08:00

Comme vous le savez que ce soit dans les maths ou dans l'informatique, l'an prochain on a des attentes en direction de la programmation. Dans les choix de langages apparaissent : 

La première chose qui apparaît quand on utilise scratch, c'est sa simplicité. J'avais lancé Linotte parce que c'était du français, je ne connaissais pas scratch, j'avais été incapable d'exécuter une ligne de code avec linotte, là, en trois coups on obtient quelque chose, pour exemple : 

Avec ça, je fais avancer scratch, je le fais même sauter et quand j'appuie sur la barre d'espace, il se tape un sprint. Bon ça se voit pas à l'écran mais vous me croirez sur parole. Le principe est quand même franchement simple, pour le faire se déplacer sur la droite, je positionne quand la flêche droite est appuyée alors je fais avancer scratch de x=1, tout simplement. Pour donner l'illusion qu'il tape un sprint, je dis que quand j'appuie sur la touche espace scratch je vais répéter trente fois le déplacement de x=1 pour le faire avancer mais une alternance de costume. En effet un lutin c'est à dire concrètement un objet dans le plan, peut posséder plusieurs costumes. Scratch par défaut a deux positions, si on enchaîne ces deux positions on a la sensation de courir. Vous noterez que j'ai géré une boucle, ce qui fait que je suis en plein dans le programme. Ce qui est vraiment intéressant c'est l'aspect facile, ludique, coloré, on se prend rapidement au jeu. Et là vous remarquerez que père Borne a mis jeu en gras. 

Le premier problème apparent que je vois, c'est que Scratch est orienté jeu et c'est certainement ce qui fait son succès auprès des jeunes. Et moi le problème, c'est que je fais surtout des mathématiques et que l'application ne paraît pour l'instant pas évidente, car dès qu'on fait des recherches sur scratch c'est le jeu qui ressort. Prenons par exemple cette année, Algobox, j'ai demandé aux élèves de faire un programme de résolution des équations produits. J'ai certainement mal regardé, ou pas, mais je ne sais pas, je n'ai pas l'impression qu'on puisse faire ceci avec Scratch ce qui limiterait l'outil à une vision trop ludique à mon goût. 

Le second problème, est plus spirituel. La programmation c'est un peu comme le crépi, c'est la vie. J'ai souvenir d'avoir pissé des milliers de ligne de COBOL et même si effectivement COBOL ça fait pas rêver la jeunesse, quand tu codes tu te sens intellectuellement puissant, de la phase de création au deboggage, ton cerveau travaille à 600%, c'est finalement documenter le plus pénible. Seulement, coder pour coder, ça n'a pas de sens, tu codes pour faire quelque chose. Souvent on voit des gens qui veulent se lancer dans la programmation, le problème est toujours le même, on ne programme pas pour programmer, on programme dans le but de faire quelque chose pour faciliter, automatiser, sinon on se rend compte que la programmation n'a que peu d'intérêt. 

Par le fait, je dois faire la distinction déjà à mon niveau de ma double casquette pour savoir où je veux emmener mes élèves. 

Plus que dans le fonctionnement qui n'est pas bien compliqué, c'est dans la section mathématiques que je vais creuser. Je vais commencer à voir ce que propose notamment le manuel de cycle 4 chez Sesamaths. Parallèlement à cela commencer à me former sérieusement sur le langage / logiciel et enfin voir ce qu'ont fait les collègues comme actions pédagogiques, et vous recenser tout ça dans un beau billet. 

Projet Scorpio : une Xbox bien plus puissante sortira fin 2017

lundi 13 juin 2016 à 22:07

Moi je dis bravo, des consoles de même génération à deux vitesses, ça va être la pagaille comme c'est pas permis pour la compatibilité des jeux. Les créateurs de consoles aiment se tirer une balle dans le pied. Sony en fait autant avec sa nouvelle version de la PS4, c'est du grand n'importe quoi. Les pronostics sur le fait que ce soit la dernière génération de console, ça me paraît de plus en plus crédible. 

http://www.clubic.com/mag/jeux-video/e3/actualite-809026-xbox-projet-scorpio-6-tflops-fin-2017.html

Le rachat de Linkedin par Microsoft ou le coup de hache dans la tête de Google mais pas que

lundi 13 juin 2016 à 21:20

C'est la nouvelle informatique de la journée, Microsoft vient de mettre 26 milliards de dollars sur la table pour racheter le réseau social des professionnels Linkedin. Microsoft complètement à la traîne dans le domaine des réseaux sociaux, vient avec cette acquisition de confirmer sa position de professionnel de l'informatique et donc dans la foulée de mettre un grand tacle dans Google. Pourquoi ? Google+ le réseau de Google n'a jamais trouvé sa place, souvenez vous du désert tout ça. Les outils Google aussi performants soient-ils n'arrivent pas à s'imposer même si on note une augmentation significative de la vente des chromebooks quand les licences office365 se vendent comme des petits pains. Avec l'acquisition de Linkedin, Microsoft affirme son côté professionnel, s'offre un réseau social fournit de professionnels, se paye une base de données de professionnels monumentale, enfin bref, Microsoft tape en plein dans son fond de commerce : les professionnels. 

Il est désormais impératif que Microsoft se débrouille pour faire fusionner tout ça dans Office365 et faire vivre tout ça ensemble. On ne s'étonnera pas alors du désintéressement sur les téléphones grands publics qui ne cadrent pas avec la stratégie professionnelle de l'entreprise. Si Microsoft s'y prend bien il va encore drainer de nouveaux clients et enfin s'offrir un réseau social efficace qu'il ne possède pas. 

Dernier point quand même, fusion, disparition, fusion, disparition, la réduction de l'offre se profile chaque jour un peu plus, seuls les plus gros vont survivre. En même temps, je pense que c'est un mal nécessaire, il faut écrémer la trop grande quantité de services, de logiciels, qui ne sont que redondance. 

A la découverte du programme informatique de 3ème et commencer à réfléchir à ce qu'on va faire

lundi 13 juin 2016 à 08:00

L'enseignement agricole conserve ses spécificités, l'heure hebdomadaire d'informatique en fait partie. Avec la réforme du collège, arrive aussi la réforme de notre programme d'informatique, enfin un peu. J'ai fait une année d'informatique dans l'urgence, comme toujours l'idée est de faire mieux que l'année précédente, je pense que ce ne sera pas difficile. Avec l'arrivée des EPI dans le programme, Enseignements Pratiques Interdisciplinaires, plus que jamais pour moi, il s'agit de mettre l'informatique au profit des autres disciplines, des projets. Comprenez par exemple que lorsqu'on lit :  2.1- Saisir, coller, insérer, mettre en page du texte, mettre en forme des données ça veut dire utiliser un traitement de texte. Je pourrais froidement le conjuguer à un simple texte à recopier et à mettre en forme, quel intérêt ? Avant d'aller plus loin même, il faut resituer dans le contexte. 1 heure par semaine ... Une heure par semaine tu fais quoi ? En une heure tu ne fais pas grand chose, pour ainsi dire, tu ne fais rien. Et pour resituer dans le contexte profond, un jeune de troisième tu n'en feras pas un expert du traitement de texte, déjà que le vocabulaire, il ne l'a pas, il faut avec le peu d'heures imparties faire quelque chose qui pourrait donner envie de se mettre à écrire, d'où l'intérêt de sortir mon concours Koad9 qui est rigolo, ou la réalisation d'un site internet, dans les deux cas ça fait écrire, ça fait faire des effets de texte, et surtout il y a un but pour ça. D'ailleurs avec mon concours Koad9, je fais aussi : 2.2- Traiter une image, un son, une vidéo. Là encore, c'est pareil, avec le traitement de l'image, du son, de la vidéo, on peut faire une année complète jusqu'à une chaîne youtube. Dans le cadre de mon concours, je dois apprendre aux élèves à redimensionner les images avec photofiltre, c'est déjà pas mal. Si je participe encore au projet vente avec ma collègue, j'ai proposé de filmer les élèves dans des simulations de vente, avec derrière un petit travail sur la vidéo, découpage des scènes qui vont mal, par exemple. 

1.1- Utiliser et gérer des espaces de stockage 1.2- Utiliser les périphériques en fonction des tâches à réaliser individuellement ou en groupe 1.3- Utiliser les logiciels, les applications et les services en fonction des besoins, les élèves le font à chaque fois qu'ils utilisent la salle informatique c'est donc fait. On continue : 2.3- Organiser la composition de documents numériques 2.4- Créer et scénariser un ou plusieurs document(s) numérique(s) multimédia en réponse à un ou des projet(s) de publication, mobilisant plusieurs médias et en choisissant et en justifiant un format de fichier. Du fait que je fais réaliser une affiche, je suis dans l'organisation d'un document numérique qui va mélanger plusieurs médias. On a fait présenter un oral de rapport de stage aux élèves, ça a été fait complètement à l'improviste pour caler une semaine suite à un souci de calendrier et force est de constater que cet oral a plu, aux élèves, aux profs, on avait une véritable découverte des métiers, de l'expérience des camarades. J'en parle souvent ici, mes élèves ne sont pas des intellectuels mais des professionnels en devenir, on est souvent étonné de voir un gamin parler avec passion de l'élagage des arbres ou de la vidange des voitures. Je vais coller un diaporama pour aller avec, par contre il faut que je trouve la façon de le faire si les problèmes entre Libreoffice et TSE n'ont pas été résolus. 2.5- Utiliser un tableur grapheur, je le fais en parallèle avec mon programme de mathématiques sur les statistiques. Cette année je voulais rajouter le tracé des fonctions mais je n'ai pas eu le temps et je dirai qu'à la rigueur ce n'est pas bien grave, car comme précisé, on se met au service d'une matière, à raison d'une simple heure par semaine, pour un travail qui sera nécessairement "superficiel".

Dans ce numéro 2, on trouve le 2.6 qui me pose quelques problèmes : Différencier les situations simulées des situations réelles. Pas forcément simple à placer, ou disons pas réellement de sens de faire un cours seulement là dessus. Je crois qu'il faut l'associer avec 3.3- Analyser la qualité de l’information recueillie en lien avec le besoin d’information défini qui est une nouveauté dans ce référentiel. En gros faire comprendre au gamin qu'il y a une différence entre la réalité et la fiction. Globalement, je veux partir en voyage, je prends mon itinéraire avec Google Maps, et quand je prends la route je me rends compte que des travaux n'ont pas été pris en considération. Jusqu'à maintenant j'orientais mon cours sur une méfiance générale de l'information et surtout des moteurs de recherche, je pense qu'il faut désormais orienter aussi vers la retouche photo par exemple, le photoshopage à outrance par exemple. 

3.4- Communiquer sous la forme de documents scripto-visuels multimédia des informations, des connaissances en tenant compte de différentes situations de communication en temps réel et/ou différé. Nouveauté aussi de ce référentiel, je considère que c'est de la communication par mail, pour ma part c'est l'utilisation de notre ENT pour envoyer des messages mais aussi de la visio-conférence, du Skype par exemple. Je reste gêné par l'appellation documents en fait, mais finalement si on se dit que Facebook c'est du direct, qu'on balance une photo ou une vidéo alors on communique de façon scripto-visuelle. Je pense qu'ici on est encore dans la démarche de projets, faudrait voir avec les collègues de langue s'ils sont intéressés par skyper avec des gamins étrangers. 

 3.1- Déterminer un besoin d’information à partir d’un thème induit par les évolutions sociales et techniques des technologies de l’information et de la communication 3.2- Découvrir les modalités d‘interrogation des différents systèmes d’information. Je pense que le 3.2 est une invitation à multiplier les systèmes de recherche d'informations, sans nommer de façon ouverte BCDI par exemple sans nommer de moteur de recherche non plus et de laisser la porte ouverte à de nouveaux moyens de recherche. Au niveau du 3.1, j'ai plus de mal, et c'est la preuve que parfois l'enseignement se rapproche du maraboutage dans l'interprétation des textes comme on lirait dans les os de poulet, je pense que j'écrirais à l'inspecteur pour avoir plus d'infos. Ici je crois qu'on est quand même en présence d'un cours théorique, je le traite peut être déjà sans m'en rendre compte. 

4.1- Découvrir et respecter les règles de droit dans une société démocratique, le rappel à la loi traditionnel, la précision sur le mot démocratique me laisse penser à une perche tendue vers les états non démocratiques et préciser l'utilité du réseau TOR, de l'anonymat dans des pays où l'on n'a pas le droit à la liberté d'expression sans finir fouetté ou enfermé pour 10 ans. 4.2- Découvrir les spécificités de la présence numérique personnelle et professionnelle notamment sur les réseaux sociaux. On y retrouve la prudence quant à l'utilisation des réseaux sociaux, et pour sa vie privée et pour sa vie professionnelle. J'ai pour ma part étendu à la manipulation de son image numérique de façon à se valoriser. Certains d'ailleurs ont bien percuté car je n'ai pas employé un langage seulement négatif en disant que attention facebook c'est le mal, mais en disant que selon ce qu'on y racontait on pouvait en tirer des avantages. J'aime contribuer à l'hypocrisie collective. 4.3- Elaborer une production individuelle ou collective en découvrant les enjeux et les règles de publication, ce qui nous ramène à l'urgence de faire un blog par classe et faire participer les élèves à des publications régulières. 

5.1- Approfondir ses connaissances en algorithmique 5.2- Programmer des objets. Ça c'est pas terrible du tout, pour le 5.1, ça laisse supposer qu'il faut se plonger dans le référentiel de quatrième qui ne doit pas être bien lourd, ce qui veut dire qu'on ne sait pas du tout jusqu'où on va. Programmer des objets c'est encore pire, ça me laisser supposer qu'on est dans la programmation d'un robot. Pourquoi pas, mais là encore cela ne peut pas rentrer dans le cadre d'une heure de cours par semaine mais bien d'un EPI, et d'un EPI quand même relativement limité. Faire bouger un robot ça peut être rigolo, programmer une arduino pourquoi pas, en outre ça a un coût, un coût non négligeable. Je mets cette partie en suspend, en allant regarder les attentes en mathématiques et faire d'une pierre deux coups. 

6.1- Repérer pour un objet technique donné, sa durée de vie et les conditions réelles ou imaginées de sa disparition. Voyez quand même jusqu'où on va, on doit mettre les pieds dans le plat sur l'obsolescence programmée, souvenez vous, une heure par semaine pour ça. C'est presque à vocation d'un cours complet sur la paranoïa du libriste où tout le monde est coupable, les moteurs de recherche, les artistes et photoshop, les GAFAM, les fabricants de produits technologiques ou non. Et de rebondir sur 6.2- Situer dans le temps les inventions en rapport avec l’objet technique étudié et repérer le ou les progrès apportés,  6.3- Identifier ce qui a conduit à prendre conscience de la protection de l’environnement, oui vous ne rêvez pas, une heure par semaine et on a un passage écolo là dedans avec de l'histoire des sciences. Si j'étudie l'ordinateur, le smartphone ou la tablette, je peux remonter très loin, pourquoi ne pas imaginer des exposés, ou une variante. Enfin 6.4- Découvrir comment organiser une veille informationnelle technologique, je vais prendre le problème à l'envers en faisant cinq minutes de veille par semaine et d'orienter vers les thématiques du référentiel. Je trouve que c'est intéressant car cela correspond à ce que je veux faire, donner envie. 

Car si on prend ce référentiel très ouvert, il faut comprendre que si on voulait arriver jusqu'au bout on peut passer 28 heures de cours par semaine sans forcément avoir fait le tour. Donc devant la masse, il faut se contenter de donner envie au gamin d'aller plus loin tout simplement.

Tu comprends bien que le libre après ...

dimanche 12 juin 2016 à 09:10

Il est 7h30 du matin, je prends la route en direction du vide grenier de Narbonne Plage, je dois retrouver mon revendeur qui doit me donner mes 14 chargeurs, cela ne fait qu'un mois que je les attends. Sans illusion je commence à pratiquer le bonhomme, il a tout oublié, il me montrait avec satisfaction un lot de veste Kenzo qu'il avait eu à pas cher, la prochaine veste que je porterai sera pour le mariage des enfants, le plus tard possible. Il me dit qu'il n'a pas trouvé de bureau de tabac et comme il sait que je vais revenir avec ma femme cet après-midi, il passe sa commande de cigarettes ... Je pars, gare le Partner devant le tabac et je vois le vieux. 

Chaque matin quand je pars à 7 heures pour aller bosser y a le vieux qui va chercher son pain. Le vieux je ne sais pas quel âge il a, mais quand on parle d'un gars qui a les reins cassés c'est son cas, c'est le combat ordinaire. Il fait 10 mètres, la douleur est trop forte, il s'arrête et il repart. Plusieurs fois j'ai proposé de le charger en bagnole mais il refuse, il continue d'avancer. Ce coup-ci j'ai même pas besoin de demander, il me demande de le ramener, je rentre, j'achète mes Lucky Strike, un comble pour un non fumeur et j'ai le vieux qui m'attend dans la bagnole. Il sent fortement l'urine, on voit que ce n'est pas la fête, il n'est pas totalement désorienté mais il est en boucle, les courses, oublié l'argent pour payer les courses. Il m'explique qu'il a oublié les sous, je le ramène chez lui, il prend ses sous et forcément je le ramène à Spar, je lui dis qu'il m'attend, que je fais une course et que je le reprends. Je me téléporte à Narbonne plage, donne les cigarettes, je repars, je me gare en vrac et je demande à la vendeuse de Spar si elle aurait pas vu mon vieux à la carriole rouge. Elle me dit qu'il est encore dans le magasin, elle me dit qu'il va de moins en moins bien, qu'il a un fils mais qui ne s'occupe pas de lui, le vieux aurait Alzheimer. Je récupère mon vieux qui me reconnaît, il doit pas avoir tant Alzheimer que ça, et on croise la buraliste qui lui dit qu'il faut qu'il paye le midi-libre depuis quatre jours. Alors que je n'ai jamais échangé avec cette femme à l'aspect dur depuis des années qui vient de lui parler sèchement il n'y a pas quatre secondes, elle m'explique qu'elle a déjà fait un signalement à la mairie mais sans succès, et m'invite à le faire aussi ce qui prouve bien qu'il ne faut pas se fier aux apparences. 

Devant le Spar j'appelle ma femme, je lui dis que j'attends un vieux. Elle n'est pas étonnée, je finis toujours avec un vieux dans la bagnole. Elle me dit qu'elle trouvera un créneau pour appeler la mairie annexe de Saint-Pierre, cet homme là a besoin d'être pris en charge, il lui faut une aide ménagère et certainement des soins quotidiens. Ce matin j'ai "perdu" une heure, ma femme ou moi-même on va certainement remettre ça par téléphone ou en déplacement avec la mairie. Il aurait été bien plus simple de tourner la tête, mais j'ai encore du mal avec l'indifférence, une indifférence que je prône pourtant de plus en plus ici, du fait d'en avoir marre de me faire enfler à chaque fois. On ne se refait pas, et puis le jeu en vaut la chandelle, le sourire de mon fils quand je raconte que je vais laisser aérer la bagnole pendant toute la journée, lui qui m'entend raconter des histoires affreuses le rictus aux lèvres mais qui a bien compris à 14 ans qu'un homme se définissait non pas par ses paroles mais par ses actes. 

Ni trop bon ni trop con ni tueur ni tué.
Silencieux parce que les hommes ça parle peu ça dort pas.
Parce que tu sais généralement quand ça aboie ça mord pas.
Ni racaille ni victime parce que le ciel me regarde.