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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Les temps changent ou de l'intérêt de l'éphémèrité

mardi 2 août 2016 à 11:58

Comme vous le savez, je suis en train de refaire mes cours, l'obligation du changement de niveau et l'envie aussi de faire propre. Le lycée agricole Bonne Terre devrait être mon lycée définitif, j'ai trop couru, j'ai fait trop d'informatique dans ces dernières années, je veux revenir aux fondamentaux, faire de la qualité, faire de la pédagogie. Tout n'est pas à jeter dans ce que j'ai fait, j'ai des choses plutôt pas mal foutues mais je reconnais chez moi certains travers, la quantité en fait partie. J'ai des fiches d'exercices trop longues, pas assez aérées, j'ai tout repris et tout refait. Comprenez que ce n'est pas qu'une histoire de fond mais aussi une histoire de forme. J'ai fait le ménage dans certains documents qui datent d'une dizaine d'années, à l'époque j'étais dans le Cantal. Dans le Cantal, des quotas sur les photocopies, mes débuts sérieux sous Linux après avoir travaillé sous Windows et curieusement des documents en police Microsoft. A l'époque pratiquant le dual boot ou promenant mes docs sur des systèmes Windows, j'avais des décalages dans mes cours en passant d'un système à l'autre, la solution c'était donc ça, du magnifique Times New Roman. Nous sommes en 2016, je suis dans un lycée où on a les moyens, on peut acheter des livres, j'ai fait diminuer le nombre d'exercices que je fais et surtout j'ai des photocopieurs recto verso ce qui n'existait pas à l'époque, il fallait prendre les feuilles et les remettre dans l'autre sens. Tout ceci peut vous paraître anodin, futile, mais dans ce 2016 où l'on essaie de faire croire que le numérique est roi, le papier est omniprésent. J'ai tout repris avec des polices de caractères libres, je n'ai d'ailleurs plus le paquet des polices Microsoft, je fais des choses aérées quand j'avais tendance à faire des polices de 8 à 10 pour faire de l'économie de papier, ce genre de choses. En fait, avec un effort pédagogique dans le choix de mes exercices, le recto verso, le fait d'avoir des livres dans certaines classes, je fais une économie de papier. Imaginez si j'avais balancé l'ensemble de mes documents par internet, j'aurai la responsabilité de devoir supporter jusqu'à la fin des temps des documents tout pourris sur la toile et le versioning bien évidemment. 

voici la sensation que j'ai en retrouvant certains de mes cours

Souvenez vous, il fut une époque où Cyrille BORNE, incarnation de la générosité faisait de l'installation à tour de bras de PC. L'an dernier, ce n'est pas si vieux, je vous expliquais comment j'avais passé ma fille sous Manjaro, ça l'avait pas fait bien longtemps pour la repasser sous Debian. On était à cette époque où je trouvais qu'Ubuntu était lourd et que je n'avais pas forcément envie de me casser la tête à configurer une debian, surtout qu'on était sur un ordinateur pour le moins exotique. Sa copine qui était sous un Windows 8 poussif, trouvant extraordinaire l'environnement et surtout ayant un PC complètement moisi par ce qu'elle avait pu réaliser ce qui à dix ans est une calamité, m'avait demandé de passer sous Linux. Moi à cette époque tout content encore de migrer une gosse, je l'avais basculée, une riche idée. Je n'avais pas paramètré l'impression, elle n'a fait aucune mise à jour depuis 6 mois, j'allume son ordi, j'essaie de lancer une mise à jour, rien qui passe, je ne maîtrise pas l'environnement, récupération des données, formatage, installation de Xubuntu. Tout fonctionne sans aucun problème, en outre je suis bloqué sur l'installation de l'imprimante, un problème propre à Ubuntu et aux imprimantes epson qui traîne depuis deux ans dans les forums, je vais certainement trouver un moyen de le contourner mais c'est quand même pour vous faire part de l'ambiance. C'est encore une histoire qui va me prendre trois ou quatre heures de temps, j'assure un service gratuit, je sais qu'elles seront au collège ensemble mais aussi bien dans deux ans, elles ne seront plus copines et ne s'adresseront plus la parole, elle sera contente la gamine d'avoir un ordinateur sur lequel elle sera incapable de faire quoi que ce soit et de refuser de s'investir. Ma fille quant à elle commence à faire des lignes de commandes pour installer ses logiciels sous Debian, preuve que lorsqu'on a un référent sous la main, on s'intéresse plus facilement. Tiens voyez, je parle, je parle, et j'ai résolu le problème, il suffisait d'installer le paquet lsb et ça passe tout seul jusqu'à la prochaine fois bien sûr quand elle voudra installer un truc, qu'elle ne sera pas capable, tiens ça me fait penser à installer teamviewer. Si on fait une recherche dans Google, qu'on trouve mon blog on lira que ma fille est sous Manjaro avec un ordinateur 10 pouces tacile, ce n'est plus du tout le cas et le problème inhérent d'un blog, les contenus des textes deviennent obsolètes plus ou moins rapidement. Et d'ailleurs pour preuve, j'ai reçu dernièrement des messages quant à des demandes de ROM pour ZTE OPEN C, téléphone que je ne possède plus du tout bien évidemment mais qu'on pourrait croire que je possède parce qu'on peut lire encore un article sur la toile. 

Bon on va pas se mentir, j'aime cette expression, je pourrai encore argumenter pendant des centaines de lignes sur l'intérêt de faire du ménage régulièrement dans un blog, même si on prend le risque de perdre une identité, une histoire, je vous épargne les arguments comptables du référencement pour ne se concentrer que sur ce que je qualifierai de concret, on dépollue le net je trouve. La toile est inondée de documents obsolètes, qui induisent parfois en erreur, qui font perdre du temps, si on ne peut pas mettre à jour, si ça n'a plus de sens, autant le supprimer ou l'isoler de façon à ce que ce ne soit pas ramassé par les moteurs de recherche. 

Endless OS une nouvelle distribution Linux avec peut être du potentiel

lundi 1 août 2016 à 22:25

J'ai vu cette curieuse nouvelle sur Minimachines : Lenovo va distribuer des PC sous Endless OS au Mexique. Lenovo c'est quand même pas un inconnu dans le monde des PC, Endless OS par contre totalement pour moi, le seul article qui en parle en francophonie c'est chez ma vie Linux qui écrit des articles franchement pertinent quand il écrit. Endless OS est une distribution Linux, on s'en doute, ce n'est pas un projet d'amateurs mais de professionnel, il n'y a qu'à voir la tête de leur site pour s'en rendre compte. La virtualisation se fait de façon pourrie, il faut récupérer l'image en img.gz, décompresser cette image, dans une commande balancer : VBoxManage convertfromraw eos-eos2.6-i386-i386.160721-013216.base.img Endless.vdi --format VDI --variant Standard. Il s'agit de la commande au moment où j'ai récupéré l'image, il y a de bonnes chances que vous deviez adapter. On fait une nouvelle machine virtuelle, avec other linux, un minimum de 1024 Mo de RAM, ça ramait avec ça chez moi parce que je n'ai pas une machine avec les instructions de virtualisation et il serait certainement intéressant de faire un test en dur pour voir les performances, au moment de la création du disque dur, on pointe sur le VDI ainsi créé et on envoie, je vous invite à regarder les écrans plus loin. 

Ce n'est pas un test, ce n'est pas le genre de la maison, mais une découverte comme souvent et une invitation à vous montrer quelque chose de nouveau, donc c'est comme toujours purement subjectif. Je trouve l'interface propre, facile, étonnante. Alors après comme je suis à la ramasse entre ma ligne de commande et synaptic, c'est peut être quelque chose qui existe depuis quelques temps dans du gnome récent ou dans de l'Ubuntu, et peut être pas du développement personnel. Le site est très complet, beaucoup d'indications, comme le fait par exemple qu'on ne peut pas importer d'autres applications que celles qui sont présentes. Comme vous pouvez le voir dans le dernier écran, j'ai réussi à faire sortir une console qui n'était pas visible et accessible au premier abord, les clics droits sont limités par exemple, on a un sources.list, c'est donc peut être un dérivé d'Ubuntu ou pas. On notera le tutorial pour démarrer, alors que la distribution est en développement, ça donne quand même quelque chose de fini.

Moins appréciable, l'envoi de données à la maison mère et l'acceptation des conditions que vous prendrez le temps de lire ou non. 

A suivre ? Pour moi qui ne suis plus dans la perspective d'installer du Linux chez des particuliers, aucun intérêt, pour ceux qui cultivent encore le fol espoir de coloniser le monde avec du Linux, Endless OS pourrait faire partie des OS à regarder. 

2016 ne sera pas l'année Linux ni aucune d'ailleurs mais une petite pause s'impose

dimanche 31 juillet 2016 à 10:00

La date annoncée du 29 juillet quant à l'arrêt de la gratuité de Windows 10 aura été souvent donnée et pourtant le jour J, pas grand chose quant aux conséquences. Car si c'est fait, il reste désormais des questions. Par exemple, comment réinstaller Windows 10 si mon PC a planté depuis la partition de récupération de mon ordinateur qui quant à elle est restée en 7 ou en 8. Dans le monde merveilleux de Microsoft si j'ai tout compris, on a l'association entre une configuration et Windows 10 qui doit être stockée quelque part avec l'intégralité de vos données personnelles (sic) et par magie si vous remettez Windows 10, on ne sait pas trop comment, il ne devrait pas y avoir de problèmes d'activation. Ca c'est sur le papier, j'attends de voir les premiers retours quant aux gens coincés sur Windows 7, Windows 8 etc ... D'après les derniers chiffres que je n'ai plus en tête, on était quand même loin d'une migration mondiale et de masse vers le nouveau système d'exploitation de Microsoft 1.5 milliards de postes tout de même, et quelques raisons expliquent certainement cela, je pense que la première c'est la méconnaissance. Je suis persuadé que les gens en voyant la tonne de messages, n'ont pas pris le temps de lire, de se poser des questions et n'ont tout simplement pas migré par ignorance. Pour le reste, si on s'est un peu renseigné sur le produit, c'est pas formidable d'un point de vue éthique, d'un point de vue technique pas grand chose à redire si ce n'est le coup de lourd sur la machine, 10 est indéniablement plus lourd que 7 avec la batterie d'effets graphiques qui l'accompagne. 

Linux aurait franchi le cap des 2%, certains essaient de trouver des explications, comprenez que c'est une surprise, dans ce qu'on peut lire, les chromebooks qui sont basés sur le noyau Linux pourraient contribuer, d'autres disent que c'est bidon en terme de statistiques, si j'étais mauvaise langue je dirai qu'il y a moins de PC et que les linuxiens n'ont pas le choix d'être sur PC quand les autres sont passés sous tablette donc moins de PC au global pour autant de PC sous Linux fait monter le pourcentage, enfin bref, ce n'est pas forcément le chiffre qui compte mais plutôt les quelques avantages qu'il y a à passer aujourd'hui sous Linux. 

Le marché du PC s'effondre, on le sait, on l'a répété, mais comme je l'ai précisé on ne sait rien du marché de l'occasion qui reste un marché très difficile à tracer. Pas que le marché du PC qui s'effondre, on constate un ralentissement au niveau des ventes de tablette, de smartphone, même Apple vend moins d'iphone et les iphone qui se vendent sont les moins chers de la gamme. On a beau dire que la croissance redémarre, j'ai personnellement beaucoup de mal à y croire, je pense aussi que l'idée de la conservation d'un appareil qui fonctionne est en train de faire son chemin dans la tête des gens. Le marché de l'occasion parlons en, si aujourd'hui on achète un ordinateur d'occasion, on se retrouve avec de bonnes chances d'avoir un ordinateur sous un système d'exploitation obsolète ou qui va le devenir. On a donc tout intérêt à se dégager de ce système et avoir réellement la paix avec, on peut le dire, un système d'exploitation pérenne et fonctionnel. On pourrait rétorquer, qu'on peut très bien être sous Windows XP et à fortiori Windows 7 et utiliser sans aucun problème son ordinateur au quotidien, oui mais ça devient de moins en moins vrai. GreenIt le souligne, les éditeurs de logiciel se positionnent de façon forte pour bloquer l'utilisation de leurs logiciels sous XP, il en sera certainement de même demain pour 7. Intéressant de souligner tout de même le paradoxe du bon coin comme le dit l'article qui mise sur la vente de vieux appareils. 

Si l'on prend un système Debian, c'est la paix pour trois ans, trois ans plus tard un coup de dist-upgrade, on peut réaliser la grande majorité des tâches quotidiennes. Les deux grands points faibles des systèmes Linux c'est le jeu même si ça s'arrange, j'ai pu lancer Overlord dernièrement, ce n'est pas grand chose mais c'est toujours ça, le professionnel, si on pouvait faire tourner les photoshop, les produits Microsoft et d'autres bricoles, le système d'exploitation aurait certainement un autre intérêt pour pas mal de monde.

Pourquoi ça ne marche pas alors que c'est si bien ? Parce que ce n'est pas la norme. Il faut bien comprendre qu'il ne faut en aucun cas jeter la pierre aux gens, si vous avez la connaissance Linux que vous savez pourquoi et comment l'utiliser, il se peut que votre voisin de pallier consomme 70% d'eau ou d'électricité de moins que vous avec des systèmes qui sont hors norme mais que lui maîtrise. On est tous l'idiot de quelqu'un. Je vous donne un exemple simple, j'ai vu passer quelques articles sur le "no poo", les gens qui ont arrêté de se laver les cheveux. Dans notre culture de gamins qui ont grandi devant la télé avec des sportifs se lavant la tête avec des super shampoings qui font disparaître les pellicules aux rayons lasers, il est très difficile de considérer cette méthode alternative, car on associe à la saleté, comme pour un ordinateur l'association c'est Windows, le reste c'est sale. 

Inverser la tendance me paraît difficile dans une dimension globale, on a le problème trop souvent évoqué dans mes colonnes, les gens sont d'accord pour changer de système d'exploitation sans investissement, sans compréhension, sans payer surtout, sans vous payer encore plus. Pourtant, c'est l'heure, le passage en caisse a du sens, je vous pose un système d'exploitation aujourd'hui, dans trois ans il est encore là sans aucune intervention, sans rien avoir à débourser de plus, c'est quand même du rêve et c'est un rêve que nous sommes nombreux à vivre depuis plusieurs années. Les plus pessimistes me diront qu'en cette période de fork à tout va, il faudrait être un bel escroc pour garantir la promesse d'un produit informatique dans trois ans, ils n'ont pas totalement tort, mais j'ai largement plus confiance dans la présence de Debian dans trois ans que de celle de Yahoo, Tumblr ou même Twitter. 

Si je connaissais la méthode miracle pour faire migrer des millions de gens en masse, des gens qui se sentiraient concernés car c'est la seule chose qui compte, plus que le nombre d'utilisateurs, ça fait bien longtemps que je vous aurai donné la réponse. Pour l'heure je me contente de regarder ça, et ça, ça ne vend pas du rêve. 

Si le classement Distrowatch n'est pas un véritable classement officiel qu'il faut modérer, ce qui est intéressant ici c'est de regarder les flèches, elles sont toutes en rouge. Cela ne veut pas dire que les distributions sont en baisse mais qu'on a tout simplement moins cliqué sur ces pages. On pourrait penser que c'est Distrowatch qui a un coup de mou sur la dernière année, on peut aussi se dire que les distributions intéressent moins, si je rajoute à ça la blogosphère francophone et les fork à tour de bras, on se dit qu'il est dommage que tout le petit monde Linuxien ne soit pas bien droit dans ses bottes pour accueillir les délaissés par l'ogre Microsoft, il y a vraiment de quoi faire.

 

Demain c'est loin, enfin pas tant que ça

samedi 30 juillet 2016 à 15:00

Voyez quand même comme le monde est bien fait, j'expliquais ma chasse aux journaleux pokemon et par le fait de constater le fort rétrécissement de mes flux RSS pour se ramener à une peau de chagrin. J'évoquais aussi la réfléxion pour la première fois à m'abonner à Nextinpact mais que je trouvais ça cher. Cela dit cher c'est à relativiser, un camarade dont je tairais le nom me faisait remarquer que les journaux de gauchistes c'était plus de 10 € par mois, quand Nexitinpact c'est 4. C'est fou quand même le gauchiste, on l'imagine vivre d'amour, d'eau fraiche, de société brûlée et ça demande une tarification de bourgeois, tout se perd. Oui c'est de la provocation, oui ami gauchiste, je te tends une perche bien longue que vous serez quelques un à prendre, parce que c'est ça l'internet, on répond à tout. Je me suis perdu à cause de l'envie de troller, j'en étais où ? Oui je disais que le monde est bien fait, en évoquant Nextinpact, celui-ci est bénéficiaire sur l'année 2015. Cela sous entend que des gens se positionnent. Et d'ailleurs puisque demain, ce fameux 2025 qu'on évoquait dans le précédent billet ce sera certainement 2020, je peux vous dire que Nextininpact est sur la bonne voie et fera partie des gens qui comptent et qui ont tout compris. Car, comme je le souligne le problème de prix, si 4 € c'est cher pour un seul journal, que dire alors pour la multiplication des journaux, c'est un coup à se retrouve avec 30 ou 40 € par mois, imaginez si on suit du gauchiste. Un site a été créé, la presse libre, afin de fédérer les abonnements et diminuer l'enveloppe globale. 

Comprenez qu'ici c'est une riche idée car c'est sur la base du volontariat, de l'autre côté vous aurez des regroupements similaires puisque vous aurez le journal unique, le journal qui aura mangé les autres ce qui nous renvoie à cette notion de diversité pas si éloignée de la liberté. Mon agrégateur est réduit à une peau de chagrin, la catégorie la plus mise à mal c'est forcément les blogs. Entre ceux qui sont morts, ceux qui n'écrivent plus, ceux qui ne m'intéressent plus, la seule nouvelle que j'ai pu observer aujourd'hui c'est le ressuscité, Starsheep vient de passer son blog chez o2switch car comme il le dit l'autohébergement c'est rigolo mais faut assurer derrière. Je crois qu'à terme, en tout cas pour moi, l'agrégation RSS va entrer dans le passé, il faut vraiment que je me concentre sur les alertes sur les sujets qui m'intéressent. Si d'ailleurs il existe encore un développeur qui a envie de coder quelque chose, c'est ça qu'il faut coder, un logiciel de tendance libre à héberger, enfin ils doivent être trop occupés à se marave et à forker des logiciels, tant pis, on prendra un service propriétaire qui m'espionne. 

La vraie question de fond, c'est que font donc les gens ? Y a une époque on écoutait les clashs, y a une époque on avait surtout des tas de gens sur la toile pour échanger de l'information, aujourd'hui c'est surtout une génération qui échange des clashs et des bons mots sur les réseaux sociaux. Facebook qu'on annonce mort dès qu'on peut, ben facebook triple ses bénéfices. Qui arrêtera facebook ? Si ce n'est pas le fisc de chacun des états du monde auquel le réseau social se soustrait, ce ne sera personne. Je pense que le succès de facebook provient de sa simplicité mais peut être parce qu'il ne fait pas de vagues ou peu, qu'il est politiquement correct, il faut dire que la chasse aux images est de mise, plus que les propos et peut être que les gens préfèrent twitter pour balancer leur haine. 

Je lisais ce témoignage d'une actrice X, la jeune femme explique que les gens sont désormais en mode no limit, qu'on passe son temps à l'insulter. On arrive d'ailleurs à un résultat similaire avec une féministe qui a reçu des menaces de mort et de viol à l'encontre de sa fillette de 5 ans. Le manque de retenu, c'est tout à fait ça, on est sur internet, il faut tout se permettre, même les commentaires les plus vaseux sur un prêtre égorgé, alors qu'on est une femme politique, qu'il faudrait faire preuve de dignité, de solidarité, et les réponses cinglantes avec du meurtre et du viol bien sûr. Le président Sarkozy écrivait que l'internet ne pouvait pas rester une zone de non droit, un far west, désolé ami gauchiste, il n'avait pas tort sur ce point, qu'est ce que l'internet aujourd'hui si ce n'est un territoire de barbares. Si l'on prend le cas de la féministe, le plus intéressant c'est le rejet, et comme demain c'est pas si loin, je pense qu'on va y arriver au rejet de ce qu'est en train de devenir notre société, la technologie ou disons son utilisation irrationnelle, excessive, entraîne vers le dégôut une partie de la population et le pire c'est qu'elle en vient à exaspérer les mêmes qui usent, abusent des réseaux sociaux. C'est le cas de Rihanna qui marque son mécontentement face aux chasseurs de Pokemon pendant les concerts, cette même Rihanna qui passait son temps dénudée sur twitter pour enflammer la toile. Elle n'est pas la seule dans ce cas, je l'ai déjà écrit je pense, mais ils sont nombreux les artistes à regretter les concerts d'avant, les concerts où les gens regardaient les artistes avec leurs yeux et pas par l'intermédiaire d'un appareil. 

Si l'avenir de la presse, on l'a évoqué dernièrement, on y va, avec une concentration de quelques acteurs, une actualité payante pour avoir de la qualité, je pense que le social de demain sera composé de micros réseaux. Reprenons le cas de Nextinpact par exemple, dans quelques années, nombreux seront ceux qui ne suivront que ce site d'informatique, c'est donc un large point commun, et il parait normal que le journal favorise les adhérents pour leur donner une sensation d'être des individus exceptionnels, cadeaux, récompenses, bonus et autres. Ces mêmes gens seront heureux de se retrouver dans ce terrain commun où ils se sentent aimés et resteront dès lors dans cette communauté. De l'autre côté, sans parler de solutions libres, on peut imaginer qu'on aura la création de petits réseaux pour les familles, pour les groupes d'amis avec un nombre d'interconnexion limité avec le reste du monde afin de ne plus subir cette pression devenue trop importante, cette semaine les fit girls, histoire de vous faire culpabiliser. 

Il n'y a donc plus qu'à attendre, pour l'heure je vous laisse, la sieste méditarréenne m'attend, un autre temps, un autre rythme où tout va moins vite.

Pendant que l'informatique mondiale fusionne, le libre étonnamment se divise

mardi 26 juillet 2016 à 10:00

Comme j'aime à le rappeler nous allons tous mourir, et le rachat de Yahoo! par Verizon est un simple exemple parmi tant d'autres. Il est tout de même intéressant de revenir brièvement sur le cas Yahoo, en soulignant que lorsqu'une entreprise en informatique va mal, ce n'est pas la simple aura d'une super star de l'informatique Marissa Mayer en l'occurence qui peut changer quelque chose. Souvenez vous, Yahoo, portail et moteur de recherche incontournable du début du siècle, aujourd'hui à part ma femme qui regarde les actualités sur le site et quelques personnes d'un certain âge qui ont leur mail dedans, Yahoo! c'est un peu comme myspace, c'est so vingtième siècle.

Il y a tout de même quelques moralités à tirer de cette actualité, une de plus : 

Petite explication sur le dernier point. Après les Pokemon j'ai écrémé, mais j'ai vraiment écrémé en force et j'ai encore de la marge, je pense que je conserve certaines choses par nostalgie, c'est parfois dur de se séparer. Néanmoins, à terme, je risque d'arriver à une situation dans laquelle je ne vais avoir que cinq sites d'informations, des sites qui seront devenus indispensables pour moi au point que j'imagine de payer les contenus. D'ailleurs et comme je l'ai déjà écrit, la balle va être dans le camp des journaux alternatifs qui proposent une information pertinente, pertinente les gauchistes ne signifiant pas nécessairement il faut tout casser, journaux qui pourront bientôt tenter la chance du modèle tout payant, du blocage des adblockeurs et qui sont en fait les prochains patrons quand on pensait que jusqu'à maintenant c'était l'internaute qui était roi. Je vous invite à revoir cette vidéo de 2015 qui explique ce que sera l'internet de 2025, qui vise parfaitement juste dès ... 2016.

Comme on le sait je suis le français moyen, ni plus ni moins, c'est assumé. J'évoquais le paiement de mon logiciel dmaths hier, un logiciel que j'utilisais gratuitement tant que j'en avais la possibilité, sans faire l'effort de payer. Je n'ai donc lâché cette somme dérisoire de 10€ uniquement car je n'avais pas d'autre choix que de le faire. Je félicite les gens qui sont capables de fonctionner dans la notion de don, mais je réalise que ce n'est pas pour moi, tout simplement parce que j'ai besoin d'une relation simple dans l'argent, je paye pour quelque chose, ici je paye pour avoir un logiciel utile. J'ai regardé pour la première fois la valeur des abonnements de nextinpact, il faut compter 40 € par an, et je trouve ça cher. Vous allez me dire qu'en achetant n'importe quoi tout le temps, 40 € c'est dérisoire, mais finalement 40 € ça représente l'abonnement téléphonique des deux gosses à l'année pour quelque chose qui ne m'est pas encore indispensable et une information que j'arrive encore à trouver ailleurs. 

Voyez donc ici toute la finesse du système, il faut réussir à tenir le temps que tout le monde crève ce qui continue à arriver chaque jour et placer l'usager de l'internet dans une situation où il n'aura plus réellement le choix que de mettre la main à la poche car il n'y aura pas d'autres alternatives.

C'est donc le regroupement qui rend fort les survivants, c'est une logique, les gens se regroupent. Alors qu'on assiste dans le monde "normal" à des fusions, à des gros qui avalent des petits, le libre s'offre le luxe de forker à tour de bras. On a vu pour exemple dernièrement le fork de owncloud en nextcloud, parce qu'owncloud qui prend un peu du galon s'imagine qu'il est dans cette situation où il est indispensable et donc pouvoir imaginer faire passer les gens à la caisse, c'est bien mal connaître les libristes, ah ah. On a vu l'éviction de Franck Rousseau de Cozycloud, on peut attendre qu'il relance autre chose. Petite parenthèse, Cozycloud est une appli en bois mal codée, mono-utilisateur, elle n'a aucun avenir, ah je viens de taguer bad cyrille pour la peine. Philippe annonce de son côté que Seafile voit aussi apparaître son fork.

Comment ça va se terminer pour le libre ? Si l'on reste au niveau de l'ensemble de ces projets, on assistera à des abandons, comme d'habitude, les solutions vont vivoter et les gens prendront du stockage ailleurs, Microsoft, Google pour n'en citer que deux. On n'arrivera donc pas à voir émerger une véritable solution cloud libre qui aurait pu être une alternative aux GAFAM, tant pis. Je crois que le problème du libre dans le fond, enfin l'un des problèmes c'est la recherche d'un modèle économique de façon systématique pour dégager du profit. Ce que j'essaie de dire ici, c'est que trouver les fonds pour faire tourner une infrastructure, c'est compréhensible, mais si l'on devait le parallèle très tendancieux je le reconnais avec des associations humanitaires, je ne crois pas que le but des restaurants du coeur soit de faire du bénéfice et de devenir une holding de l'alimentaire.

C'est peut être ici le problème, s'interroger à savoir pourquoi on fait du libre, une véritable volonté de partage pour une informatique juste, accessible, ou un simple tremplin pour gagner de l'argent. Si c'est l'option A, il faut peut être considérer qu'on s'est lancé dans le chemin du bénévolat, si c'est le chemin B il faudrait peut être poser les bases saines d'un développement propriétaire.

Cet article est libre, gratuit, son auteur n'a aucune intention de gagner de l'argent avec cette réflexion, il s'agissait d'un acte bénévole pour vous éduquer un peu ce matin, comme quoi ça se fait. Sur ces bonnes paroles, je retourne à mon cours sur la dérivation.