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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Tant que ça ne fait de mal à personne

jeudi 27 octobre 2016 à 22:00

Du fait d'avoir purgé de mon agrégateur quasiment tout ou presque, de regarder de moins en moins mes référents, j'arrive à rater quand on parle de moi. Alors c'est vrai, le Borne est passé à Windows 10, ça fait jaser dans les chaumières, on va globalement de "oh mon Dieu c'est le général Pétain pas dans la seconde guerre" à "je peux comprendre" en passant par des analyses franchement poussées. Il y a quelques années je me serais lancé à corps perdu dans les commentaires et j'aurai marave tout le monde, je crois que je suis vraiment trop vieux pour tout ça. Je vais me contenter d'un relativement court rappel :

Je blogue pour moi car j'ai besoin parfois de me mettre au calme et de structurer mon esprit. Je blogue pour laisser une trace pour des gens qui seraient en recherche de réponse, d'une solution de contrôle parentale, de quelques réflexions pédagogiques, de savoir que si on fait une terrasse avec 30 cm de graviers et 5 cm de sable et bien tu peux passer les inondations tranquillement. Je blogue dans un souci de partage et absolument pas dans le cadre d'une éventuelle tentative de conviction. Y a que me voir retourner ma veste sur des tas de sujets pour savoir qu'il faudrait que j'arrive d'abord à me convaincre moi-même. En gros le gars qui vient sur mon blog, qui porte un jugement à la con derrière, c'est quelqu'un qui n'a pas compris le but, la finalité, une simple expérience à prendre brute dans la face.

Ce qui est d'ailleurs assez étonnant là dedans c'est la masse d'intolérance, de haine, de venin, chez des gens qui se croient libres car comme on l'a dit dans les commentaires, le gars il se croit libre parce qu'il utilise abiword. La liberté c'est certainement autre chose.

Je lis beaucoup Rue89, je trouve que c'est un site instructif, je lisais ça : Aujourd’hui, ce couple virtuel d’ados se rencontre. Il s'agit de jeunes qui se déclarent en couple alors qu'ils ne se connaissent pas physiquement. Je suis de la vieille école, j'ai rencontré ma femme à 19 ans nous ne sommes jamais quittés, c'est typiquement le genre de relations qui me paraissent inconcevables. Et pourtant je pense que j'ai des amis sur internet, des vrais, des gens que je n'ai jamais rencontrés, des relations que les gens ne peuvent pas comprendre et pourtant qui ont de l'importance pour moi, pour reprendre l'expression consacrée j'ai fait de belles rencontres, qu'elle est pourrie cette expression quand même. J'ai lu avec attention les témoignages, et puis j'ai lu les commentaires ... J'en ai fait trois pages, des vidéos, des images débiles, des insanités, enfin bref j'aurai tendance à dire, la routine de l'internet. Comme précisé plus haut, je ne conçois pas pour moi une relation de la sorte, je n'aurai pas pu tomber amoureux de quelqu'un à distance, est-ce que le fait de ne pas être d'accord me permet de m'attaquer aux commentaires à la hache de faire des commentaires graveleux ? Non. J'ai lu un témoignage, je vois ces jeunes, je ne les comprends pas, mais après tout d'une part ça ne fait de mal à personne, d'autre part ils ont l'air d'y avoir trouvé leur compte ce qui paraît le plus important. Moi j'ai appris qu'il y avait des gens qui vivaient comme ça, que ça existe, j'y vois peut être une lueur d'espoir pour cette solitude qui gangrène de plus en plus le monde, alors que les moyens de communication sont omniprésents, qu'on est hyperconnecté. Ce témoignage me permet de réfléchir, mais en aucun cas il ne me viendrait l'idée d'intervenir.

Et c'est certainement l'un des problèmes,cette volonté de participer à tout, de vouloir être partout, mais sous certaines conditions bien sûr, l'anonymat en tête de liste. Je le répète depuis des années, sortons tout le monde de l'anonymat en France et vous verrez que l'internet aura une autre figure, certainement plus propre. Cascador a exprimé dernièrement son point de vue sur l'anonymat, le pseudonymat et si nous ne sommes pas d'accord sur la finalité, nous sommes d'accord sur le contexte, nous vivons dans un monde de débiles, de gens méchants, de lâches, de gens qui n'ont pas de valeurs. Comment dès lors répondre à cette population qui elle, vous veut du mal et qui plus est avance cachée ? Je n'irai pas employer l'expression lutter contre les trolls car le troll n'est pas nécessairement méchant, le troll peut faire avancer le débat, si vous aurez pour exemple bientôt un petit user agreement pour le passage de jappix à movim, c'est qu'un troll belge et français sont passés par là.

La meilleure réponse c'est comme souvent Bob Marley qui la donne :

« Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de jours de congés. Comment le pourrais-je ? »

Alors tant que ce sera dans l'ordre du possible, je continuerai de témoigner, d'exprimer, d'expliquer, ça ne fait certainement de mal à personne et peut être même un peu de bien.

Redobackup et yumi

mercredi 26 octobre 2016 à 08:00

Du fait d'être passé sous Windows 10, je n'ai plus la possibilité d'utiliser multisystem qui permet de faire des clés USB qui embarquent plusieurs distributions Linux. J'utilise désormais Yumi qui fait aussi le job mais d'une manière différente, il propose une liste par défaut d'iso Linux et vous laisse potentiellement en rajouter d'autres. On a des curiosités, alors qu'il va proposer l'ensemble des *buntu, il ne va proposer que debian live. Pour ajouter l'image Xfce par exemple, il faut aller tout en bas dans les images non cataloguées et prendre Grub pour l'ajouter. Le logiciel fonctionne plutôt bien avec quand même une large variété d'isos disponibles, contrairement à son homologue Linux, je trouve que le programme a le bon goût de ne pas en proposer trop, juste le nécessaire.

Il y a quelques jours je montrais l'installation du Wifi sur un vieil amilo, j'ai configuré cette machine, je dois faire donc le petit frère. Pour le clone j'utilise la distribution redobackup, un projet malheureusement abandonné puisque la dernière iso date de 2012. En même temps ça passe très bien pour du Linux, pas forcément nécessaire d'aller chercher Clonezilla qui est largement plus austère pour faire la même chose. Comme c'est les vacances, on a fait une vidéo dramatique avec les enfants. Je rappelle que nous faisons tout en une prise, sans montage et que nous sommes dans les conditions du direct ce qui à mon sens montre l'informatique, la vraie, telle qu'on la vit, enfin chez moi.

Redobackup, faire le backup


redobackup : backup par cyrilleborne

Redobackup, faire le restore


redobackup : restore par cyrilleborne

Ce qui n'apparaît pas dans la vidéo et que j'aurai pu illustrer, c'est le reboot qui ne fonctionne pas. En fait c'est un problème assez récurrent que je n'explique pas et que je n'ai jamais essayé de comprendre d'ailleurs, le grub ne passe pas, il faut alors passer par boot-repair. Là encore on est dans la distribution qui n'est plus maintenue et c'est regrettable mais ça dépanne, il suffit de lancer l'iso et de lancer la réparation. Il vous marque un rapport, au reboot tout fonctionne. On pensera enfin à faire en root un nano /etc/hostname pour ne pas avoir deux fois le même nom de PC dans le réseau.

Troll un peu joueur du matin

mardi 25 octobre 2016 à 10:30

Je lisais le billet de Postblue qui raconte un peu la fin de jappix et qui explique qu'il faut aller ailleurs. J'aime bien Postblue un peu comme les belges qui font du libre de façon générale, je pense au roidelapluie, il y a quelque chose de plus drôle chez eux, et d'alternatif, il faudrait plus de belges dans le libre francophone. Donc je retourne voir ce matin le billet de mon ami trolleur mangeur de frites à la mayonnaise et je découvre que jappix a été repris par movim. On assiste à des fusions dans le libre, un peu comme les fusions à grand coup de milliards qu'on voit dans les grosses sociétés actuellement, le libre est aussi forcé de faire ses rapprochements, c'est une logique, les bras sont rares, il vaut mieux qu'ils soient réunis au même endroit.

Je vais essayer de présenter la chose avec des pincettes, car je ne voudrais pas que ce soit mal interprété mais vous allez comprendre où je veux en venir. Si vous lisez ce message de service, on peut lire : Veuillez noter que seule une partie des services seront migrés. Ici il est uniquement question de la partie XMPP incluant : l'ensemble des comptes de jappix.com ; le service de salons de discussion muc.jappix.com (en préparation) ; le service PubSub pubsub.jappix.com (en préparation).

Je vais vous expliquer la phase délicate. Merci à Movim de reprendre 8000 comptes laissés à l'abandon et de nous permettre de continuer à utiliser un service libre. Néanmoins sur le principe, je me suis inscrit sur jappix.com et je vois mon compte qui part ailleurs sans qu'on me demande mon avis, je ne sais pas dans quelles conditions, je ne sais rien. Même avec la mort de Virgin Mobile, un service de plus que j'ai tué, on n'a pas assisté à une reprise automatique par SFR mais bien à la proposition d'un nouveau contrat et la possibilité de partir ailleurs sans se retrouver automatiquement engagé chez un nouveau prestataire.

Et on va toucher quand même du doigt l'un des problèmes de la non contractualisation entre les différentes parties. J'ai profité d'un service gratuit avec Jappix, je n'ai rien donné, je n'ai rien fait pour contribuer au projet. Du jour au lendemain le propriétaire décide de tout faire sauter et c'est son droit, il ne me doit rien, nous n'avons pas d'engagement, reste alors quelques valeurs humaines, qui peuvent encore se discuter, il est pleinement libre de faire ce qu'il veut avec le service qu'il propose gratuitement y compris de tout envoyer bouler, comme je peux le faire du jour au lendemain avec l'ensemble de mes blogs.

La contractualisation ne veut pas dire grand chose, une notaire me racontait que sur un chantier elle avait connu trois faillites d'entreprises. Néanmoins on a des assurances, il y a une protection.

Où je veux en venir ? Tout simplement que le modèle actuel, sans engagement, sans contrepartie, qui repose sur les épaules de bénévoles qui finissent par s'user pour une raison ou pour une autre n'est pas viable. On ne peut pas en permanence compter sur la générosité des uns et des autres, parasiter des services, il faut des modèles économiques qui fonctionnent.

Switch ?

mardi 25 octobre 2016 à 08:00

Alors que le four de la Wii U me paraissait d'une logique totale, je dois vous reconnaître que la switch me laisse davantage perplexe et que j'attends de voir même si je suis quand même convaincu que la console va prendre un four. Le jeu ça commence à devenir complexe, tendu. On a d'un côté un public qui est prêt à faire 1700 niveaux de candy crush, de chasser des pokemons par millions dans un graphisme complètement dégueulasse, se lasser tout aussi vite, et de l'autre des gens qui vont dépenser 1500 € un PC de gamer pour jouer à des jeux dans la résolution la plus haute possible. Ce qu'offre la switch c'est encore un mélange des genres, une console à mi-chemin entre le salon et la mobilité.

J'ai quand même envie de penser que l'expérience mobile pour console est morte et que le gain de Pokemon Go devrait, aurait dû, faire réfléchir les constructeurs dans un autre sens. A l'instar du PC, vendre des jeux directement sur les plateformes mobiles avec les accessoires qui vont bien, adaptateur pour smartphone comme il en existe déjà, et bien évidemment poser des conditions de jouabilité, à savoir que si on a un vieux téléphone monocoeur et ben le jeu on peut pas le faire ou alors à l'instar de ce qu'on fait sur ordinateur, proposer à l'utilisateur d'altérer ou d'augmenter la qualité du jeu. Et vous le verrez, les éditeurs finiront par y venir car c'est une logique, quand on peut toucher des milliards d'individus qui ont tous un smartphone dans la poche, c'est un marché hautement plus lucratif que les quelques millions de personnes qui ont acheté votre matériel.

En faisant le choix d'avoir une console à la fois mobile et fixe, Nintendo va nécessairement se poser des problèmes tout seul. Il doit avoir une console pas trop puissante pour ne pas avoir une autonomie de quatre minutes en partie mobile, il doit avoir une console suffisamment puissante pour que l'utilisateur qui est intéressé par la partie salon puisse avoir une expérience de jeu solide, enfin plus solide que la NES. Rien que ça va poser des problèmes de conception.

En se trouvant donc au milieu, Nintendo adopte la position de celui qui a le cul entre deux chaises, et pire, celui qui va courir dans toutes les directions à la fois. Un jeu mobile ou un jeu de salon ce n'est pas la même chose, il y a fort à parier qu'au lieu de bien faire une chose, il fasse mal deux choses.

Et pourtant Nintendo c'est quand même celui qui fait l'alternative, on a envie de croire en Nintendo encore plus quand on voit un Zelda taillé à la Skyrim. La balle est dans le camp des éditeurs et là encore ça va certainement coincer. Aujourd'hui quand vous sortez un jeu, sauf si Microsoft ou Sony a payé un bras pour qu'il soit une exclusivité, vous savez qu'avec peu d'efforts vous pouvez le faire passer à la fois sur la PS4 ou la XboX One. C'est d'ailleurs certainement ce qui tue le jeu, un refus de prise de risque, viser le plus gros public pour être sûr de ne pas rater son coup. C'est compréhensible, c'est un investissement conséquent que de faire un jeu, imaginez dès lors la prise de risque pour celui qui développera pour switch et qui devra faire un travail conséquent pour porter son jeu sur une autre plateforme.

L'exclusivité c'est certainement cela qui sauvera, sauverait le jeu vidéo tel qu'on le connaît mais je n'y crois pas une minute car cela ne correspond plus à la logique du marché actuel, tout simplement car l'audace ne fait plus partie de la logique du marché.

A suivre ?

Fujitsu-Siemens Amilo La 1703-B3203, ordinateur de 2007. Alors Debian, ça roule tout seul ?

lundi 24 octobre 2016 à 08:00

Je viens de finir l'installation de mes 17 postes, c'est du travail. En même temps c'est peu d'opérations devant le PC, il suffit juste d'avoir le bon timing, passer ici ou là pour cliquer au bon moment. La plus value pour l'équipe est intéressante, nous sommes passés l'an dernier à une flotte homogène d'ordinateurs sous Windows 10, on va poursuivre pour certains d'entre eux avec davantage de confort en taille et en vitesse, pour les autres en vitesse pure. En effet, on se rend compte que certains profs utilisent beaucoup de vidéos, j'ai donc laissé les disques de 500 Go, pour les autres les SSD de 120 seront largement suffisants.

Pour les pervers qui compteraient et je sais qu'il y en a, il y a parfois deux ordinateurs par sacoche.

Il y avait dans ce lot enfouis dans une vieille armoire deux ordinateurs Fujitsu-Siemens Amilo La 1703-B3203 dont on trouve une trace ici sur le site de la fnac. On est typiquement dans le cas de l'hérésie informatique, la machine datée de 2007 fait tourner Windows Vista avec 512 Mo de RAM et un Sempron, le Sempron je crois qu'on aura pas fait plus pauvre comme processeur, et moins puissant. Concrètement c'était la machine inutilisable à peine sortie. Ce n'est pas parce que j'ai renoncé pour l'instant à Linux sur ma machine personnelle que j'ai renoncé à Linux et que je ne continue pas à faire n'importe quoi.

Attention, récit d'une faute professionnelle. Je n'ai que de la debian 64 sur moi, je lance l'installation, il y a eu des Sempron 64 bits, et c'est le cas de cette version mobile. Faute professionnelle car alors que la machine est vieille de 10 ans, qu'on suppose que tout est reconnu par debian, ce n'est absolument pas le cas, le gain de plus pour le 64 bits n'a pas d'intérêt vu l'âge de la machine. Il apparaît rapidement que cette machine a un Wifi vieux de 10 ans qui n'est pas reconnu, et la faute professionnelle de ne pas avoir vérifié sur la toile même si d'ailleurs personne ne l'a mis explicitement, c'est qu'avec ndiswrapper qui permet d'utiliser des pilotes Windows sous Linux, on va forcément trouver à cette époque uniquement du pilote 32 bits. 64 bits, 32 bits, je me suis rendu compte dans les logs qu'il était pas content. Tiempo perdido, téléchargement d'une version 32 bits de debian, réinstallation, et ça roule, je vous le montre d'ailleurs en image, il y a globalement les écrans d'explications, il faudra aller faire un tour sur la page de support de Fujitsu Siemens pour récupérer le pilote Wifi, le décompresser puis aller pointer sur l'inf sis163u

Alors certes je suis dans mon trip on va tous mourir, mais néanmoins c'est aussi une partie du problème. Il est de plus en plus difficile d'installer un poste client récent, il est inadmissible de rencontrer des problèmes dans l'installation de postes anciens, aussi anciens. Le desktop est en train de prendre un sacré coup de frein et c'est logique, Linux devrait s'imposer une mission avant tout sociale et écologique pour montrer qu'on peut encore faire vivre d'anciens ordinateurs pendant de longues années sans tomber dans l'obsolescence.

Des écoliers travailleront bientôt sur cet appareil et son jumeau, je trouve cela plutôt positif en terme d'image pour le logiciel libre et pour Linux.