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Le Blog de Cyrille BORNE

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Perte de temps du jour : refaire Youtube

vendredi 9 décembre 2016 à 08:00

Il ne vous aura pas échappé que 85 millions de comptes Dailymotion ont été piratés dont le mien puisque je fais partie des couillons qui ont un compte pour me rebeller contre Youtube. En même temps vous me ferez remarquer que faire le rebelle avec un compte chez Vivendi pour se rebeller contre Youtube c'est plutôt médiocre. Déjà que le nombre de vues est misérable, que l'interface est misérable si en plus la sécurité est misérable, comprenez que l'intérêt de rester sur la plateforme est quand même particulièrement limité, seulement il y a un problème. Si vous voulez diffuser de la vidéo vous avez trois possibilités :

Avec o2switch on a softaculous, ce qui fait qu'on a des installations de script qui sont proposés, les deux principaux sont clipbucket et cumulusclips. Le second est une usine à gaz, le premier est une énorme usine à gaz. Le problème de ces deux outils c'est qu'ils répondent au besoin de celui qui veut refaire Youtube avec une communauté derrière, de multiples utilisateurs et j'en passe. Je vous montre quelques captures des interfaces dans le désordre.

 

Je suis resté bloqué sur ces deux outils pour les mêmes raisons, j'ai d'ailleurs assez perdu de temps pour ça, le logiciel impose un encodage à la volée, or sur mon serveur mutualisé il manque des librairies, on comprend que ce n'est pas fait pour ça, si bien que les deux CMS n'affichent rien. Je n'ai pas tenté de passer en force, si je veux utiliser ce type de logiciel, c'est pour le confort qu'il procure, par exemple uploader directement depuis une interface mobile une vidéo depuis mon téléphone sans avoir à me poser de question. Si c'est compliqué, autant uploader la vidéo directement dans l'interface de pluxml et utiliser la fonction média comme si c'était une image. Comme je n'aime pas m'avoué vaincu, j'ai commencé à regarder du côté des galeries photos. Zenphoto affiche sa capacité à gérer les vidéos, le résultat est assez sale, je n'ai pas réussi à générer des thumbnails.

Il y a un point commun évident dans ces programmes que je passe, c'est la complexité des interfaces. Dans ZenPhoto, on a deux zones d'onglets par exemple avec des sous menus dans tous les sens, on se croirait dans une interface de Guppy façon 2004. Quand on voit la simplicité avec laquelle est pensée Youtube, les réseaux sociaux de façon générale, je m'étonne toujours que ces interfaces si simples ne soient pas reprises ailleurs, qu'on se retrouve de façon systématique avec des programmes très complexes qui en font toujours trop.

Si vous avez donc dans vos connaissances un programme qui affiche des vidéos à la Youtube, une simple galerie en fait, qui génère un thumbnail à la volée, une interface d'upload mobile, vous pouvez envoyer, Wordpress n'est pas la réponse que j'attends même si c'est une réponse, je l'ai vu passer plusieurs fois.

Comment distinguer le vrai du faux ?

jeudi 8 décembre 2016 à 08:00

Avec l'élection de Donald Trump, Facebook est forcé de se poser des questions, ou disons on va dire qu'on pose des questions à Facebook. En effet quand une fausse information affirmant que le Pape Benoit soutenait Trump a été partagée un million de fois, on regarde Facebook et on lui demande ce qu'il a fait pour éviter cela. Facebook a joué la carte de l'outil, désormais l'Allemagne le considère comme un média, Facebook doit donc trouver un moyen de modération, de censure, ou de rétablissement de la vérité, c'est à vous de choisir ou de rayer la mention inutile. L'union Européenne en rajoute une couche supplémentaire en faisant pression sur les plateformes sociales pour que ces dernières retirent les contenus à caractère terroriste, qu'un effort soit fait pour endiguer la haine omniprésente sur les réseaux, je ne vous refais pas les billets de ces derniers jours.

La problématique est simple, on gère ici plus d'un milliard d'utilisateurs, on essaie de gagner un maximum d'argent, donc il parait évident de ne pas embaucher un bon million de modérateurs. On a toujours la possibilité d'utiliser des algorithmes mais le problème des algorithmes c'est que lorsqu'ils voient une enfant nue, ils assimilent ceci à de la pédophilie quand il s'agit d'une photo historique.

L'astuce est alors simple, se servir des utilisateurs de facebook pour distinguer le vrai du faux et là, ça change tout.

A l'heure actuelle, je n'ai pas de compte facebook, si demain j'en fais un, je peux très facilement tricher en passant par ce genre de prestation :

A mon niveau ça n'a absolument aucune espèce d'intérêt, mais c'est une pratique qui est utilisée en politique par exemple pour faire gonfler des comptes de façon artificielle, donner la sensation que le compte est très suivi, que le personnage est aimé, important, crédible. Où je veux en venir ? Si je peux acheter des fans, je peux acheter demain des gens qui iront dire que ceci est une vraie nouvelle, que ceci est une fausse nouvelle. Comprenez que s'en remettre à la population pour avoir un avis, c'est se retrouver dans une situation similaire à celle d'Amazon qui purge les faux avis, les avis sponsorisés, et j'en passe. Le nombre de like ou de followers ne veut rien dire, facebook ainsi que les autres réseaux sociaux doit introduire une nouvelle variable : la vraie personne et son appréciation comme vous avez à l'heure actuelle des communautés dans lesquelles les gens ont des badges, des gens connus et reconnus.

On passerait donc d'un état actuel qui est purement quantitatif à un état qui est qualitatif, où le nombre de followers aurait moins d'importance que les actes accomplis pour la communauté. Je prends donc les paris, bientôt des écussons sur vos comptes facebook. Est-ce que ça peut marcher ? Oui c'est évident. Quand on voit dans les communautés Orange, Sosh, ce genre de choses, les gens reproduire des milliers de fois le même message pour être un pilier de la communauté, pour être connu, pour être reconnu, pour être aimé tout simplement, l'affectif c'est la meilleure des carottes, même pas besoin de sortir le carnet de chèques. Est-ce que c'est pertinent ? Non. Car il suffira encore une fois d'attendre de voir monter en puissance les nouveaux influenceurs, pour les influencer avec une carotte monétaire ou autre. Dès lors, comment sortir de l'impasse ?

Le système a du bon car il suppose qu'à un moment donné on va avoir des gens éclairés qui dénonceront les dysfonctionnements. Le risque de corruption pour moi ne peut être que fortement diminué que si l'anonymat saute. En effet se mouiller en son nom ou se mouiller en pseudonyme n'a pas du tout la même signification, la prise de risque n'a pas du tout le même poids.

Avec une identité numérique de plus en plus importante, de plus en plus liée à notre identité réelle, avec un besoin de confiance de plus en plus légitime, avec une obligation de prise de responsabilité de la part des réseaux qui va se reporter sur les usagers, je pense que c'est directement l'anonymat qui est menacé avec les problèmes que cela engendre : liberté d'expression et droit à l'erreur pour les jeunes notamment.

Le palier

mercredi 7 décembre 2016 à 08:00

Voilà c'est officiel ma fille est surdouée. Elle finit son premier trimestre avec une moyenne de plus de 16.5, elle aura donc certainement les félicitations pour le trimestre. Elle est quand même assez étonnante cette sixième, des 20 parce qu'on vient avec son matériel en classe, des 18 pour des pages de garde, c'est une sixième qui a le goût du primaire, une sixième qui personnellement me met une trouille pas croyable. Quelques explications tout de même. Avec la réforme du collège, la classe de sixième a été rattachée à l'école primaire dans ce qui est désormais le cycle 3. A l'époque le cycle 3 c'était CE2 - CM1 - CM2, le cycle 3 c'est désormais CM1 - CM2 - sixième, on voit apparaître un cycle 4 composé de cinquième - quatrième - troisième. Avec le niveau qui se casse la gueule, avec ces enfants qu'il faut impérativement chouchouter au plus, l'astuce de faire un prolongation de la grande école dans le collège est une logique, l'enfant a désormais un an pour se familiariser avec l'établissement avant, je suppose de passer aux choses sérieuses, c'est à dire la cinquième qui sera certainement le nouveau palier.

16.5 de moyenne. Vous allez me dire que le parent normal devrait sabrer le champagne, offrir un iphone 7 à sa fille, mais moi je suis un prof. Qu'on le veuille ou non, nous posons de façon professionnelle un regard sur nos enfants, comme le père de famille qui est garagiste ne fait pas de distinction entre la voiture familiale et la voiture des clients. C'est horrible de comparer sa gosse à une voiture, peut être mais c'est pour rappeler pour ceux qui l'auraient oublié qu'enseignant c'est un métier et que nous sommes des professionnels. Le professionnel que je suis, sait que sa fille ne vaut pas 16.5 de moyenne. De grosses difficultés de logique qui se retrouvent en mathématique ou en histoire où l'on découvre que le néolithique a duré sept ans, un français approximatif, un large manque culturel, un désintérêt de façon générale pour ce qui est culturel, une enfant qui travaille malgré tout parce qu'elle n'a pas le choix, elle vit avec deux profs à la maison. Oui, je dois le dire, je peine à me réjouir car tôt ou tard il y aura le palier et plus on décale la marche plus elle sera difficile à franchir.

Il faut quand même comprendre qu'avec les réformes successives, les baisses de niveau, les changements dans la société, enfin tout ce que vous voulez, à la sortie il faut le garagiste, il faut le médecin, il faut l'ingénieur, il faut le gars qui va tenir la centrale nucléaire. Et ce qu'il faut se dire c'est que le garagiste d'aujourd'hui doit être franchement plus compétent que celui d'il y a 20 ans car avec toute l'informatique qui est embarquée dans la voiture aujourd'hui c'est encore plus de connaissances à avoir.

Moi la question qui devient de plus en plus obsédante, comment avec ces aménagements, ces facilités, ce manque d'exigence, on va réussir à maintenir le niveau des professionnels. Je n'évoque en aucun cas la qualité des diplômes, le niveau du diplôme comme vous l'aurez compris, mais je parle bien de poste. Par quel miracle, alors que l'échéance de la difficulté devient de plus en plus tardive, on va réussir à transformer de gentils écoliers qui n'ont jamais mouillé la chemise en véritables professionnels ?

Est-ce que je suis trop anxieux ? Certainement. Le monde ne s'est pas encore cassé la gueule, il faut avoir confiance en nos jeunes qui réussiront à avancer, à inventer, à faire mieux que nous. La peur que j'exprime aujourd'hui, n'est pas la peur d'un homme qui voit la nécessité de faire suer les gosses par plaisir, mais bien de celle d'un éducateur qui veut préparer au mieux ses jeunes, ses enfants à un monde difficile bien éloigné du cocon quotidien dans lesquels on le fait mariner.

Echanger ?

mardi 6 décembre 2016 à 08:00

Lors d'un échange avec une relation sur jabber, il m'écrit que je raconte des conneries et que je devrais arrêter, ce sera plus reposant. Il me connaît suffisamment pour se permettre le commentaire, je ne m'offusque pas, mais je lui demande de développer, de ne pas être lapidaire, ce à quoi il me répond qu'il n'est pas mon père, Luke, et se déconnecte.

Comment réagir ?

Je l'ai viré de mes contacts. Comprenez que je ne l'ai pas bloqué, c'est une nuance qui mérite d'être expliquée. Je reste ouvert à toute conversation s'il vient vers moi mais je n'irai pas spontanément vers lui. Je considère ceci comme un manque de respect, il le vit certainement de façon totalement différente, de façon naturelle dans son référentiel qui lui est propre. On peut ne pas être d'accord avec moi, c'est facile, on peut me le dire, mais si on me le dit le moindre des respects c'est d'expliquer pourquoi, ne pas le faire c'est dire qu'on s'en fout. Mais ce qui me gêne ici c'est qu'on ne s'en fout pas assez pour me faire le reproche, mais on s'en fout complètement pour faire une explication. Qu'est ce que cela veut bien pouvoir dire ? Que la personne n'a pas le temps, l'envie, de me répondre, c'est quand même de l'impolitesse, à ce moment là mieux vaut ne pas commencer, mieux vaut ne rien dire.

Dès lors on est en droit de se demander ce qu'on représente pour la personne. En vrai, dans une situation réelle, ça n'aurait pas pu arriver. Se tenir devant moi et me dire que je raconte des conneries, c'est affronter la personne, c'est ouvrir la porte au dialogue. Sur internet la situation est différente, il suffit de cliquer pour fermer la porte à la conversation, en vrai, la seule échappatoire aurait été de m'assomer ou de partir en courant, dans un cas comme dans l'autre, c'est un simple report à une discussion qu'il faudra entreprendre. A partir du moment où la personne utilise cette facilité que procure internet c'est qu'elle fait une distinction entre les gens de son quotidien, sauf si c'est quelqu'un qui court très vite, et les gens qu'on fréquente sur internet, comme si je n'existais pas vraiment. A ce compte là, quel intérêt pour moi de poursuivre un échange quelconque avec quelqu'un qui place une personne de l'internet à un niveau tellement bas qu'on se permet de lui raccrocher à la figure ?

Dans une relation au quotidien, on a un rapport qui est biaisé. Concrètement, la personne face à vous est dans l'obligation de respecter les conventions sociales, en gros même si elle vous déteste, elle est quand même dans l'obligation de respecter les codes de la communication. L'intérêt d'internet, pour certains, c'est cette possibilité de lever les codes, c'est ainsi comme je l'expliquais il y a quelques jours, que ça filait tellement le tournis à certains qu'ils se permettaient d'inviter les forces de l'ordre à faire un voyage en Grèce pour apprendre à mieux connaître la population locale. Maintenant la question c'est de se demander ce qu'on préfère, un monde où les codes font de vous un hypocrite, un univers où toutes les vérités sont bonnes à dire ?

Le problème de ce deuxième univers c'est qu'il s'effrite rapidement quand on passe du virtuel au réel. Dans le monde scolaire notamment où il est de bon ton d'insulter tout le monde par facebook ou autre, il est aisé d'aller traiter un enseignant de nom d'oiseau par exemple. Curieusement, en face à face, ça passe nettement moins bien. En 2016, effectivement ça a du mal encore à passer, car nous restons dans une société où la grande majorité des interactions se fait en vrai, que les parents imposent encore à leur gosse de dire merci à la dame, mais qu'en sera-t-il demain ? Moi du haut de mes 41 ans, je mets la politesse et les codes au même niveau que la loi, je considère d'ailleurs peut être à tort, que l'humain qui est à 1500 km de chez moi et que je ne fréquente que par internet a parfois même plus de valeur que l'individu qui est au bas de chez moi. Alors si je dois échanger je le fais jusqu'au qu'au bout ou je ne le fais pas si je n'en suis pas capable ou si je n'en ai pas envie. Personne ne vous oblige à échanger, personne ne vous force à communiquer, mais vous démarrez, alors faites le jusqu'au bout.

La situation décrite, on l'a tous connue d'une façon ou d'une autre, d'un commentaire lapidaire dans un blog destiné à blesser, d'un pavé monumental qui n'attend pas de réponse, la même chose dans les réseaux sociaux bien sûr. Il y a derrière tout ceci une véritable question qui se rajoute à celle de l'éducation, des conventions, est-ce que tout simplement les gens ont envie d'échanger ou de communiquer ou simplement ressentir la jouissance d'avoir donné leur point de vue, d'avoir souillé, de s'être exprimé. Qui réellement est en recherche de plus, en recherche d'un point de vue ?

La peur, le protectionnisme, ces nouvelles opportunités du libre

lundi 5 décembre 2016 à 08:00

J'ai regardé un documentaire, enfin aujourd'hui c'est difficile de parler de documentaire, un truc qui se situe entre la télé-réalité, la fiction, l'information, pas simple de trouver, docu-réalité, peut-être, ça s'appelait : 60 jours collaboratifs qui n'est pas sans rappeler l'expérience made in France, l'histoire du gars qui veut vivre 100% français pendant un an. Le pitch, ça part mal, c'est l'histoire d'une comédienne, ce qui rajoute une sacrée dose de discrédit sur le reportage qui essaie de vivre 100% collaboratif. C'est intéressant cette façon de vouloir atteindre le grand public, on explique en gros que l'économie collaborative c'est autant Uber que Wikipedia, ça fait froid dans le dos. Cela dit sur le principe, c'est pas si faux, un chauffeur Uber ou un collaborateur Wikipedia sont de simples quidam qui participent à une "entreprise" collaborative. Je pourrais presque retirer les guillemets quand on voit le trésor de guerre que se constitue Wikipedia au cas où.

Le documentaire est tout de même assez ridicule sur de nombreux points, notamment chercher sa nourriture par leboncoin, on aurait pu espérer une présentation des AMAP ou d'autres initiatives sur le même principe. La présentation toutefois du nouveau monde du travail qui nous attend est quand même assez claire, il n'y a plus de contrat qui lie l'entreprise à un salarié, il y a un contrat de prestation qui lie une société à une autre société même s'il ne s'agit que d'un autoentrepreneur. La différence c'est que c'est le "client" qui fixe le tarif de la prestation, une différence parmi d'autres. Ce que je retiens principalement de ce documentaire, puisque j'y pose un oeil accessoirement de libriste dessus, c'est que d'une idée qui réunit les hommes, on peut faire un truc qui asservit les hommes, que d'une bonne chose, on peut faire une mauvaise chose. La réciproque est-elle possible ?

Il ne vous aura pas échappé que le monde tourne mal en ce moment et que la population commence à chercher des réponses dans le repli sur soi. Trump qui veut que les téléphones soient fabriqués aux États Unis, la taxation des produits Chinois, un mur gigantesque pour séparer les États Unis du Mexique, un discours parmi tant d'autres, un pays parmi d'autres, la montée en puissance de l'extrême droite en Autriche ou ailleurs. On peut même évoquer la Russie qui cherche impérativement à se débarrasser des logiciels de Microsoft et de l'hégémonie américaine de façon générale, jusqu'à Kaspersky qui développe un système d'exploitation pour son pays. En France, on voit le changement radical dans le mode de consommation, les gens tournent le dos aux supermarchés pour privilégier le commerce de proximité. Acheter plus souvent mais moins c'est mieux maîtriser sa consommation, acheter local c'est mieux cibler l'origine de sa consommation, faire travailler le local, c'est avoir la certitude de faire travailler son voisin, mieux que de faire bosser un enfant à l'autre bout du monde ou d'engraisser une multinationale.

Et si c'était l'opportunité pour le logiciel libre de jouer sur les peurs, sur le protectionnisme pour réussir à s'imposer. Pour les gens le domaine informatique reste complexe, car il relève plus de la science fiction que d'une réalité simple à appréhender. Concevoir par exemple qu'une industrie aujourd'hui doit réfléchir avant d'acheter un routeur chinois car celui-ci peut envoyer directement des informations à un autre pays, ce n'est pas simple à comprendre et pourtant chaque jour, l'information nous montre que la pression sur l'informatique devient de plus en plus importante et que la place qu'elle prend risque d'être aussi grande que celle du bout de viande qu'on a dans l'assiette. En moins d'une semaine, un site pornographique se fait corrompre avec des centaines de milliers de compte, 900 000 clients de Deutch Telecom perdent leur connexion internet à cause d'un malware, la banque centrale de Russie se fait voler 31 millions de dollars par des pirates informatiques. Les exemples se multiplient, avec des points communs, des pirates de plus en plus forts, des objets mal sécurisés, une informatisation à outrance et peut être une informatisation tellement normalisée, mondiale, qu'il devient beaucoup plus simple de faire des coups en masse les procédures étant les mêmes à n'importe quel coin du globe.

Imaginons qu'à l'exemple de la Russie chaque pays construise son propre système d'exploitation, pas forcément sur Linux, sur des bases variées, il y aurait des désavantages qui sont évidents comme le fait de ne pas avoir de norme mondiale, mais si on sort de la mondialisation, quelle importance, chaque pays aurait une meilleure maîtrise de ses logiciels, développés sur le sol national, sans crainte de tomber dans l'escarcelle d'un état ou d'un groupe étranger.

A partir du moment où l'on commence à s'interroger sur la confiance informatique, qu'on recherche à connaître l'origine du produit, une forme de traçabilité, le logiciel libre prend tout son sens puisque son code source est totalement accessible. Il suffit donc pour tout état d'embaucher ses propres développeurs qui se contenteraient de lire le code pour voir que tout va bien et coller un logo du ministère.

C'est peut être paradoxal, mais on va peut être voir arriver une adoption du logiciel libre pas pour les bonnes raisons, mais pour des raisons simples, la peur, le protectionnisme contre les grosses boîtes américaines, comme si parfois d'une mauvaise chose pouvait naître de belles opportunités.