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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Le sens

mardi 13 décembre 2016 à 22:30

Notre histoire commence avec Mehdi, nous sommes vendredi soir, il est 18 heures passées, nous sommes avec Mehdi, on attend sa mère. Je lui passe mon téléphone pour qu'il appelle sa mère, il s'est fait voler le sien en allant à la pêche. Mehdi est un élève que j'ai depuis l'an dernier, il redouble, c'est un bon fainéant, un garçon d'une humeur égale quoi qu'il arrive, un gamin d'une rare courtoisie, c'est un vrai gentil. Sa maman arrive et je lui dis qu'on ne parlera pas des notes qui n'ont aucune importance mais seulement du fait que son fils est un garçon bien, qu'elle peut être fier de l'homme qu'il va devenir, la maman est touchée, je prends la route après sept heures de cours, et deux bonnes heures de réunion parents professeurs, sachant que la veille j'avais la même avec un conseil de classe.

Lundi, il est un peu avant 9 heures et on vient d'apprendre que notre collègue en troisième ne sera pas là. Alors avec mon collègue d'histoire avec qui nous formons la brigade des chauves, parce qu'on est des vrais bonhommes, on se prend trois classes à deux, parce qu'il le faut, parce qu'un jour je mourrai en troisième comme Dalida qui voulait mourir sur scène. Quand on voit le bordel que c'est cette année, je n'arrête pas de le répéter en boucle, encore heureux que les enfants sont gentils. Deux heures de préparation à l'oral et nous voilà partis, les oraux du rapport de stage démarrent. J'aurai fait six heures avec ma classe de troisième, chacun écoute l'autre sans vanne à deux balles, chacun explique ce qu'il a fait, et on se rend compte que mes braves gamins qui sont de braves fainéants à l'école sont de vrais professionnels qui sont capables de vous expliquer comment on fait tourner une boulangerie, un magasin, une école, ou la SPA. Vous savez les gens, toutes les histoires à la con qu'on fait sur la pédagogie, sur les gosses de façon générale, ces histoires qu'on raconte et qui tiennent plus du conte de fée, moi je les forge en vrai. Il est 16 heures passées, j'ai ma petite Tunisienne qui parle mal le français qui ne voulait pas passer et une méga dyslexique très mal à l'aise à l'oral et qui manque de confiance en elle qui refuse, j'ai dit qu'on trouverait un autre moment car même si j'ai un côté à jeter un gosse à l'eau pour voir s'il nage, ce 'est pas le genre de la maison quand je connais bien les limites des enfants. Et là, spontanément elles passent.

Tu vois public, souvent me je me demande ce que je fais là, je me dis que je devrais vendre des kebabs à Saint Pierre ou aller bosser au Spar et je sais que si ces deux enfants acceptent de passer c'est qu'après les six heures passées ensembles dans cette même journée, cette deuxième année où elles m'ont comme prof, ce moment magique où tout le monde s'est écouté, que j'étais à ma place, que j'ai réussi à poser ça, cette confiance, je sais qu'il fallait que ce soit moi. J'étais tellement fier de moi, fier d'eux, de cette attitude exemplaire que j'en ai balancé un message avec les parents et mes collègues en copie pour dire bravo. Je pense qu'on ressent tous ça dans la vie à plus ou moins forte échelle, enfin je vous souhaite de le ressentir, dans ma carrière de prof c'était en gros comme si j'avais mis le pénalty dans la lucarne et que j'avais gagné la coupe du monde.

Je suis à un niveau de fatigue conséquent, je tourne à la caféine à m'en tuer le bide. J'évite même les repas de midi, ça m'évite d'avoir des gens qui pendant que je mange me parlent de leurs problèmes informatiques, je pense que le prochain qui me parle de son iphone qui ne fonctionne pas, je m'en sers de suppositoire. Mardi je n'ai que deux heures de cours en début d'après midi mais j'ai mes photocopies à terminer d'emballer pour les examens blancs. Je me rends compte qu'un paquet de copies a disparu, je mets ça sur le compte de la fatigue et je recommence mes photocopies. Je trouverai confus un collègue qui m'avait embarqué le paquet par erreur ................ Voyez ce genre de choses c'est du détail, mais c'est en gros comme ça pendant toute la journée, ici on vous demande un coup de main en informatique, là une annonce à faire passer dans l'ENT, tout le monde rajoute à ma dispersion, une dispersion supplémentaire, je réalise qu'en moins de un an et demi dans mon nouvel établissement, j'ai réussi à me rendre trop indispensable, il va bientôt falloirs que je me cache. Les retours en arrière sont souvent difficiles à faire, autant pour moi d'ailleurs que pour les autres, les gens qui estiment que leur problème est une urgence qui pourrait sauver le monde, moi vivant toujours aussi mal ma culpabilité de savoir faire les choses et de me sentir obligé de les faire.

Je cours, je cours de partout, parce qu'on me demande de partout, et je croise Tatiana. Tatiana a été une de nos héroïnes de seconde, une classe pour qui j'ai énormément d'affection et que je n'ai plus cette année. Tatiana c'est la gamine au vocabulaire de charretier qui nous parlait régulièrement de ses testicules, qui lui avait valu le surnom de coucougnes pendant la fin de l'année scolaire. Tatiana qui avait pris un abonnement de réparation d'ordinateur chez moi et qui me devait une boîte de chocolats. Je cours, elle me sourit, elle me tend ma boîte de chocolat, je lui souris lui fais la bise, elle rougit et je me volatilise. J'ai le plus beau métier du monde.

Les licences TSE sont arrivées, je vais enfin pouvoir paramétrer ma nouvelle salle informatique, ça ne marche pas. Alors que les machines sont anciennes, que les pilotes sont reconnus, que j'ai pratiqué le clonage par redobackup, j'ai plus d'une moitié des postes qui ne fonctionnent pas dans le réseau, je ne comprends pas pourquoi. Je change des cables pour voir si ça vient de là, ce n'est pas ça, je sèche, je suis forcé de retourner au lycée pour faire une réunion. Deux heures de BAC blanc plus tard, je saute dans la voiture, je rentre chez moi, je corrige des copies jusqu'à maintenant où une fois de plus j'écris ce billet en une vingtaine de minutes, tu es le Borne ou tu ne l'es pas, personnellement je le suis, ça aide. En corrigeant les copies, je fais des recherches sur le net, et je trouve un gars dans un obscur forum espagnol qui explique que l'adresse MAC dans le fichier udev rules ou une variante n'est pas le bon, j'efface le fichier, ça passe comme une lettre à la poste, je suis quasiment à la journée sans faute.

Il y a de ces moments dans la vie où tout a un sens, où tout est évident. Quand tu as une baisse de régime, que tu en as marre de la politique, que tu en as marre des réformes, des collègues, c'est toujours les gosses qui te tendent la main. Inconsciemment bien évidemment, ils ne s'étaient pas donné le mot en disant houla il a l'air ronchon on va faire un truc pour lui, les enfants ne calculent pas, ils sont le reflet de ce que vous êtes, ils sont votre simple miroir. Et je te le dis les gens, ce que je vois dans le miroir me plaît bien, la sensation de voir un bonhomme honnête et juste, quelqu'un de bien.

Le bornographe ...

lundi 12 décembre 2016 à 14:00

J'avais souligné la dernière fois la problématique de la génération d'un simple repère pour faire ses cours et ses contrôles de maths. TD qui est un lecteur assidu du blog qui lui aussi aime faire des petits exercices de mathématiques propose le bornographe, ce qui prouve quand même qu'il y a une culture du mauvais jeu de mots qu'il faudra quand même changer parce que moi j'ai directement pensé à ça :

donc puisqu'il faut l'appeler ainsi, le bornographe est un outil dont la vocation unique est la fabrication d'un repère propre qu'on met dans Libreoffice ou ailleurs pour pouvoir travailler. Il y a une petite problématique quant à l'installation du logiciel sous Linux, c'est qu'il demande pillow, et que je l'ai installé un peu n'importe comment, il faudra que je virtualise un peu pour savoir comment j'ai réussi à l'installer, il n'est pas disponible dans les dépôts. Ce que je peux vous dire et ce dont j'ai la certitude c'est qu'il faut du python3-pip et que la commande c'est du pip3 install pillow, il faut par contre des dépendances, en même temps il s'agit d'un prototype qui fait déjà mieux que ce qu'on trouve sur le marché actuellement. En image :

Le logiciel a un intérêt réellement évident pour les profs de maths, il comble une lacune conséquente, je vous invite à venir participer dans le github, j'ai déjà commencé pour ma part car je suis Cyrille BORNE le casseur de logiciels de la légende.

Thème simplepix pour PluXml pour réaliser son Pinterest

lundi 12 décembre 2016 à 08:00

Vous ne le savez certainement pas mais les thèmes Wordpress ou issus de html5xcss3 sont facilement adaptables pour PluXml. Alors le facilement adaptable, ce n'est pas moi qui le dis et qui le fais, mais c'est Pierre notre Canadien que vous pouvez croiser avec ses réponses qui font peur dans le forum de pluxml. Pierre est fait partie des piliers de pluxml, il adapte la majorité des thèmes que vous pouvez trouver depuis la version 5.x. J'ai fait la demande de ce thème, pas pour un réel besoin personnel même si je ne suis pas à l'abri de me surprendre moi-même mais pour combler une lacune de pluxml, un thème qui ressemble à un pinterest pour les gens qui veulent faire un mur de photos.

Pierre est un homme serviable, compétent, à l'image de cette communauté PluXml où vous rencontrez des gens vraiment qualifiés et humbles, vous pouvez lui demander l'adaptation d'un thème, il le fait avec plaisir et correction. Voici deux captures prises sur l'open bar, ce n'est pas forcément le mieux adapté mais cela permet de comprendre le fonctionnement, l'image à la une apparaît ici en entête, on peut très facilement imaginer mettre peu de texte et de grosses photos qui apparaissent quand on clique dessus.

PluXml est un CMS complet qui avec le temps permet de réaliser de plus en plus de choses, qui a la chance de ne pas se développer trop vite et dans toutes les directions, qui a une communauté francophone réactive et compétente.

Simplepix est téléchargeable ici.

 

Quelques aménagements

dimanche 11 décembre 2016 à 10:30

En 2008 ce qui ne nous rajeunit pas, j'écrivais les chroniques de la lune noire ou quand c'est mon adolescence qu'on assassine. J'avais ouvert fraîchement le blog et c'était ma première chronique bédé. Comme à mon habitude j'y racontais ma vie à l'intérieur et on avait un savant mélange bornien des récits de mon adolescence chevelue et boutonneuse avec un peu de Dark Fantasy au milieu. Par la suite j'ai fait pas mal de chroniques avec "qu'on assassine" au milieu pour finalement faire de la critique en masse en fin de mois pour éclater mon blog en quatre parties dont une culturelle, voilà où nous en sommes aujourd'hui. Dans l'urgence, car tout est une question d'urgence chez moi, à l'explosion du blog en quatre morceaux, je me suis contenté de faire passer tout ce qui était culturel dans le blog vaguement culturel, sauf qu'avec du recul ça ne marche pas. Pour moi, le blog vaguement culturel se doit d'être décontextualisé complètement et je me rends compte que dans les plus de 1000 chroniques que j'ai pu écrire, je raconte la météo, où je suis en vacances, enfin je vais pas vous refaire le Borne, vous savez comment je fonctionne, il y a de tout et de n'importe quoi à l'intérieur.

Je prends donc mon courage à deux mains et je reprends tout, je viens de faire paraître les chroniques de la lune noire ce matin, j'ai relu intégralement en version decontextualisée. Pour vous ça n'a aucune importance, mais pour moi ça change tout, c'est plus propre, j'aime quand c'est propre. J'ai changé le thème pour adopter celui du Cynozophrène mural beaucoup plus facile à lire et qui évite d'avoir des images qui bavent sur les grandes résolutions, la navigation est plus aisée aussi puisqu'on peut remonter les articles dans le temps. Je vais donc m'attaquer à ce blog, faire du tri, refaire. Oui faire du tri, par exemple je vais virer tout ce qui est musique. J'ai évoqué le dernier Saez dans l'open bar, car je me rends compte que c'est difficile pour moi de parler de musique, de poser des mots là dessus, la musique correspond de plus souvent à un moment, une envie, c'est ainsi que je vais vous balancer parfois du vieux rap ou du tango. De la même manière, je vais évacuer la partie jeux vidéos, pour en reparler sur le blog qui est plus orienté dans les technos. Le jeu vidéo est tellement lié aux usages, aux technologies, au hardware qu'il a plus sa place sur le blog principal. Le sous titre désormais du blog vaguement culturel c'est les images qui bougent, celles qui bougent pas et parfois même pas d'image, je vais donc me limiter à tout ce qui est vidéo, bande dessinée, et livre.

Je vas éliminer dans les semaines qui arrivent la chaîne dailymotion pour héberger sur mon espace les vidéos. Avec une organisation qui consiste à faire le ménage tous les ans ou tous les deux ans, ça permettra de virer les vidéos et d'éviter une surcharge de l'espace hébergeur ou une trop forte consommation de la bande passante. Je dois reconnaître que j'ai encore en travers le piratage de dailymotion. J'ai regardé les nombreux scripts que vous m'avez fait parvenir dans les commentaires du précédent billet, je vous remercie de votre participation et je rejoins Genma quant à l'importance de parler du libre dans les blogs même quand c'est comme j'ai pu le faire de façon superficielle, car on a vu émerger quatre ou cinq propositions de solutions, des pistes donc, malheureusement aucune solution ne me convient, et je pense que je vais me positionner simplement sur un bozon. L'intérêt du bozon pour moi, à part le planter pour occuper Bronco c'est une gestion de fichiers que je peux faire depuis mon téléphone pour les uploads sans passer par le PC. Par extension et c'est pour cela que je ne vais pas me précipiter, je pourrais envisager une externalisation des images photos vers ce procédé. Pour l'instant mais ce n'est pas l'urgence, je regarde un peu les solutions.

Enfin et dernier point, je vais augmenter d'un large cran la modération pas pour moi mais pour les commentateurs. On voit actuellement quelques personnes quitter les réseaux sociaux, Didier pour ne citer que lui. Je pense qu'on quitte ces espaces sans contrôle, sans modération, pour de nombreuses raisons dont celle de la haine sans limite. Si quelqu'un vient faire l'effort de poster sur mon blog, je lui dois au moins ça, le droit à la non agression, le droit d'échanger en paix. Je me suis fait agresser sur un blog il y a moins de vingt quatre heures et après avoir pensé rentrer dans le tas du commentateur, je retire mes billes. Je ne suis pas chez moi, je n'ai pas à transformer le blog d'un confrère en champ de bataille, je n'ai pas non plus à me faire insulter. Cette situation si je ne la tolère pas chez les autres, il est hors de question qu'elle existe chez moi, n'hésitez pas à me signaler les propos heurtant qui méritent la modération.

Il y a un fossé entre le monde des bisounours et la haine quotidienne, ça s'appelle la courtoisie et le savoir vivre, ce blog s'appellera d'ailleurs le blog de Cyrille de Rothschild.

Je suis un étranger

vendredi 9 décembre 2016 à 22:00

La jungle de Calais, les réfugiés, c'est un problème comme tous les problèmes qu'on a du mal à palper, percevoir, parce que c'est vu dans nos écrans, ces miroirs qui sont plus que déformants, c'est même plus le mot d'ailleurs tellement c'est déformé. Au lycée, trois réfugiés, un qui vient d'arriver en troisième, ma classe forcément. Le forcément pourrait vous paraître de trop, mais il se trouve que déjà une classe de troisième c'est le pompon, la classe des dyslexiques, des hyperactifs, de la gamine tunisienne qui pense en arabe dans sa tête avant de pouvoir s'exprimer en français, mes gosses et moi, car en tant que prof principal c'est moi le père, on fait une fine équipe, il nous manquait un réfugié pour faire un tableau de famille complet.

Mes gosses sont nuls mais ils sont gentils. Ceux là sont encore plus nuls que les autres, mais ils ont appris la tolérance encore plus que les autres tant on compte les pathologies et les différences dans cette classe, et c'est là qu'on se rend compte qu'ils sont franchement meilleurs que nous. Je vois Mallaury qui le prend intégralement en charge, je ne peux m'empêcher de sourire, elle nous fait sa crise d'adolescence de façon frontale mais fait preuve de générosité franche, sans faille, désintéressée entre deux insolences qu'on excuse bien plus facilement.

Je n'ai pas eu le temps de discuter avec mon nouveau gamin, c'est la fin de l'année, civile, ce genre de période où tout le monde aime s'en mettre une couche, je tire encore ma grippe, j'enchaîne les réunions parents professeurs, les conseils de classe, j'ai globalement arrêté de vivre et j'ai la gueule d'un zombi qui aurait fait six saisons de Walking Deads. Je sais qu'il a un passé particulièrement lourd, un passé qu'il a commencé publiquement à donner en cours d'histoire par exemple, il commence à expliquer chez lui comment ça se passe sous le regard médusé de ses camarades. Des quelques heures que j'ai passées avec lui, il y a trois choses que je vois dans son regard : de la peur, de l'urgence, de la détermination. C'est d'ailleurs paradoxal de lire de la peur dans les yeux d'un garçon qui reste dans un calme absolument imperturbable, très tendu, il est à 600% tout le temps et bouffe une masse d'informations conséquentes, un peu comme si vous preniez un gars qui vivait au moyen âge et qui débarquait en 2016.

J'écris ce soir sur les rotules parce que j'ai fait ce matin avec lui son baptême de l'ordinateur, je ne veux pas oublier ce moment, c'est la première fois qu'il touchait un PC de sa vie. Comme je vous le disais plus haut, mes gamins sont gentils. Ils avaient du boulot à faire, mon fameux concours, pas un n'a bronché pendant que j'étais en train de lui montrer comment ça s'allume, comment on utilise le clavier, faire un double clic à la souris, pas un ne se foutait de sa gueule de le voir ramer dans des gestes qui sont naturels pour eux. J'ai commencé à chercher des sites d'apprentissage du clavier, parce que j'étais pris au dépourvu, parce que je n'imaginais pas, et là encore en une heure, je l'ai vu trouver les touches, aller de plus en plus vite, concentré derrière son clavier, le jeune il a faim.

Je vais devoir me coller à une différenciation qui n'était pas prévue, vous le savez j'aime le travail supplémentaire, un truc que j'avais pas imaginé, quelqu'un qui part du monde informatique à zéro, par quoi tu commences. Si je voulais faire un peu de mauvais humour, je dirais qu'il me paraît obligatoire de commencer par RMS, par la lutte contre le logiciel propriétaire, mais devant son urgence, l'urgence d'un gars qui aujourd'hui sait où il est mais certainement pas demain, je n'arrive pas à faire preuve de drôlerie et je me dis qu'il faut vraiment que j'aille à l'essentiel.

Je suis fier de participer à ça. Pour le gamin bien sûr, les discours haineux qui consistent à dire qu'en France c'est tellement la merde pour qu'on puisse se permettre d'accueillir du monde, on a beaucoup plus de mal à les entendre quand on voit un jeune qui serait certainement mort si notre pays n'avait pas tendu la main. La politique de la haine, quand elle porte le visage d'un garçon de seize ans qui n'a rien demandé, qui n'a rien fait, elle disparaît comme un coup de baguette magique. Pour mes gosses qui au milieu de la haine ordinaire apprennent une leçon de vie qu'aucun manuel de géographie ne pourra leur apprendre. Pour mon pays car c'est ce qui est juste et on en sortira forcément grandi.

Profitez, les discours de gauchistes sont suffisamment rares ici pour être appréciés à leur juste valeur. Bon weekend à tous.

je suis un étranger, la terre est mon pays, je n'ai pas de monnaie, la route est mon amie