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Le Blog de Cyrille BORNE

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Bloodborne, le retour de la poutre, épisode 2

jeudi 29 décembre 2016 à 21:00

J'ai dû je pense faire un bon tiers du jeu, peut être la moitié assez rapidement, je vais donc recommencer comme tout bon professionnel des souls qui se respecte pour affiner son personnage. Pas très difficile ou je suis trop fort et ce n'est pas une plaisanterie, on décrivait la difficulté du second et du troisième boss, j'ai fait le deuxième en trois fois, le troisième monstre en un coup. Il faut dire qu'on retrouve l'esprit du premier Dark Souls et qu'on a tendance à farmer comme un fou au détriment des choix qu'on pouvait être amené à faire dans le second ou les monstres ne faisaient pas de respawn, si bien qu'on monte son personnage pour en faire un bonhomme. Comme je le précisais dans le premier billet c'est beau mais pas extraordinaire, en outre c'est vraiment prenant, je pensais que le jeu vidéo et moi c'était fini, je suis pris par le jeu, pas une addiction, mais un vrai plaisir de gamer que je n'avais pas trouvé depuis un moment, ce qui montre bien qu'il faut un bon concept pour accrocher le gamer, ici c'est le défi, un défi juste, on ne meurt pas pour rien dans bloodborne, on meurt parce qu'on n'a pas été assez bon ou attentif. C'est vraiment plaisant, à un moment on tombe sur des personnages qui sont vraiment difficiles à tuer, il s'agit de gars qui ont des espèces de sacs, peut être un cadavre dedans, vous vous faites tuer et vous vous rendez compte que vous avez été enlevé pour être positionné dans un endroit plus difficile du jeu. On régulièrement pris en chasse par des chasseurs, enfin je suppose parce que pour comprendre l'histoire il doit certainement s'acheter un artwork, on va par exemple en trouver un en haut d'une tourelle qui vous canarde, il faudra aller le déloger. De la même manière si on revient sur le lieu dans lequel on a tué le second boss on voit un duel de chasseurs, il suffit de passer derrière pour tuer les deux ennemis, affaiblis.

Il est très difficile de se défaire de ses habitudes de Dark Souls, l'IA des monstres est assez radicalement différente, parfois assez imprévisible, on se fait marave assez régulièrement. Je vous donne quelques pistes pour le second boss qui est réputé comme difficile, il s'agit d'un chasseur comme vous qui va à un moment se transformer en monstre. L'astuce, qui n'est pas sans rappeler le dernier boss de Dark Souls premier du nom, ce n'est pas de se planquer derrière des pierres mais derrière des tombes, une fois qu'il a fini de s'exciter il suffit de le poutrer. Pour le troisième monstre, il s'agit d'une espèce de gros chien qui bouge dans tous les sens, comme le quatrième boss d'ailleurs, on trouve des compagnons qui aident quand même franchement bien pour lutter contre les boss, si bien qu'on laisse le copain se faire taper dessus pendant qu'on marave dûr par derrière, stratégie particulièrement limitée mais très efficace.

Je regrette fortement le mode coopératif, mais payer pour jouer en réseau est pour moi une hérésie, le jeu est déjà très bon en solo, on ose imaginer en multi-joueur, tant pis. Pour l'heure je vais me pencher un peu sur les builds, sur les caractéristiques, pour monter un personnage plus efficace. Ce qui est sûr c'est que la vie et l'endurance restent toujours au centre du jeu.

 

On termine un peu mais nous le savons, le Borne ne finit jamais vraiment

mercredi 28 décembre 2016 à 17:00

Le but de l'opération c'était : agrandir la faïence de façon à ce que ma femme puisse continuer à dégueulasser plus large en faisant la cuisine, ça c'est fait.

En fait la plus grande galère ce n'est pas tant de faire la faïence ça a été de trouver le carreau qui va bien, trente centimètre non biseauté. La notion de biseauté n'est pas anodine, on trouve dans toutes les grandes surfaces de bricolage de la faïence du nom de métro, il y a quelques années cette faïence était plate s'appelait aussi métro, elle est devenue biseautée par la suite, joie dans la maison éternelle. Le monde est petit, j'ai trouvé mon carrelage à l'entrée de Pezenas en passant par internet. Oui le monde est petit, j'ai fait une recherche sur internet pour me rendre compte que l'un des rares magasins à vendre ce type de faïence en France pour ne pas dire le seul, s'appelle as de carreau, qui se trouve à l'entrée de Pezenas, je passe devant à chaque fois que je vais au lycée sauf que je ne m'en suis pas rendu compte, j'ai le magasin vu de côté.

Plus rigolo à faire transformer sous l'escalier en placard, c'est fait et déjà investi par la taulière sans avoir le temps de finir la peinture.

L'idée était simple, fermer sur le côté de façon à avoir un bout de mur pour mettre des étagères, on voit le placo sur la gauche, après pour le reste c'est du pin, ça s'achète par planche de 2.50 m qu'il faut scier, les tassots de bois c'est pareil. A la sortie, on ne voit pas d'ailleurs une étagère supplémentaire qui est au-dessus, j'ai quasiment récupéré deux mètres carrés de rangement ce qui n'est pas négligeable notamment pour les packs d'eau qui traînaient n'importe où. Vous noterez dans la grande tradition bornienne l'utilisation de tout produit qui traîne pour boucher tous les trous possibles, fin de colle de carrelage pour le dessous des marches d'escalier qu'il me reste à peindre. Ça fait finalement pas bien cher l'aménagement de placard, il faut compter 5 € le tassot, 8 € la planche, 12 € le placo, ce qui fait du 50 pour faire un placard, je ne compte pas le produit à joint, les chevilles, et les vis.

Enfin, la transformation en bureau du placard, il fallait remettre un coup de peinture, mettre de l'électricité, on ne le voit pas mais il y a une prise sur la gauche qui vient d'arriver.

Pour l'heure je suis crevé, demain j'ai de la peinture à faire parce que la peinture c'est trop bien, poncer bien sûr, ma femme amène le Partner au contrôle technique et avec un peu de chance j'ai une petite totale à faire parce que payer le garagiste c'est comme le crépi c'est la vie. Je suis quasiment au sommet de mon art de la réalisation, quasiment tout a été fait pour les vacances si ce n'est me reposer, prendre le temps de vivre, je vais m'y exercer sur les quelques derniers jours de vacances qu'il me reste sauf si une catastrophe me tombe dans le coin de la figure ce qui m'étonnerait à moitié, Borne un jour, Borne toujours, in Borne we trust.

Bloodborne, le retour de la poutre, épisode 1

mardi 27 décembre 2016 à 08:00

Je me suis finalement fendu d'allumer la PS4, c'est quand même une belle escroquerie, appeler ça une PS3+ aurait été quand même plus justifié. Ce qui est le plus "frappant" dans les "innovations" c'est pour ma part :

Bloodborne est un soul, c'est un soul que je vais finir et que je vais finir tout seul, car je ne paierai pas d'abonnement, ça on le sait. La création du personnage est identique aux autres souls avec des personnages toujours aussi moche, il est à noter par contre qu'on n'est plus dans le magicien, archer, guerrier et j'en passe, on est dans l'enfance difficile qui fait qu'on suppose que le gamin a été battu au point d'avoir plus de points de résistance, on retrouve donc plus au moins les classiques par transposition par rapport aux points accordés au personnage. A ce stade du jeu par contre, je n'ai pas encore compris s'il y avait la possibilité de faire de la magie, le jeu est assez flou je trouve sur certaines parties comme les points de lucidité mais nous y reviendrons.

On incarne à priori un chasseur de monstres et la première étape est de se faire tuer par un loup garou, on se réveille dans une espèce de rêve qui correspond à la maison des chasseurs, c'est un endroit merveilleux où vous pouvez crafter vos armes, augmenter votre niveau, acheter des objets, retourner au combat. Ça correspond globalement à la zone tout en jaune magnifique de Dark Souls II avec la dame les cheveux dans le vent à côté de la falaise. Sauf qu'au départ, on comprend pas comment on fait pour monter de niveau, il y a une poupée inanimée, on comprend que c'est elle, faudrait pas être trop originale, sauf qu'elle est inanimée et ne vous donne rien. Dans cette maison merveilleuse on va vous distribuer vos armes à savoir que vous avez le choix entre une espèce de lame incurvée, une hache lourde et une épée genre rapière, de l'autre un pistolet qui fait du dégat puissant ou un pistolet qui permet de tirer sur un groupe. Je vous conseille la lame incurvée, la hache est trop lente et le pistolet puissant je pense.

Nous voilà donc partis pour la marave avec le problème de récolter des âmes et de mal les dépenser, puisqu'on ne peut pas faire de l'XP, je vous casse le suspense, vous avez un monstre à l'étage, une fois qu'on le marave on gagne quatre points de lucidité et on peut enfin avoir du level. Pendant qu'on parle du monstre, faîtes le plein de cocktails molotov et après faut le faire à la prudence, ça se fait, le passage est suffisamment large pour qu'on puisse s'écarter. Dans Bloodborne on retrouve ce qui je trouve faisait le charme de Dark Souls numéro 1 du nom c'est à dire qu'on sent une interconnexion entre les lieux, ce qui veut dire que souvent le feu de camp est unique pour une zone, à vous de trouver les passages secrets pour vous y ramener. Je vous donne le premier, assez rapidement au début du jeu vous trouvez un rassemblement de gars autour d'un feu, vous avez une issue sur la gauche de l'écran après avoir fait le ménage pour y arriver, toujours sur la gauche vous avez des caisses en tout genre, il faut tout casser pour accéder à la phase suivante. Des passages de ce type, j'en compte au moins deux qui sont indispensables dans la progression du jeu, c'est dire qu'il faudra avancer tranquillement.

En terme de difficultés j'ai du mal à évaluer, je note toutefois une grosse différence avec Dark Souls II et une forme de retour aux sources avec le premier, les monstres reviennent de façon illimitée ce qui fait qu'on peut farmer comme un malade. Après le fait d'être un joueur expérimenté pour avoir fini tous les jeux de la série, c'est difficile de dire si c'est plus dur ou moins dur, ce qui est certain c'est qu'on meurt souvent.

Bloodborne est pour un début un très bon souls, nous verrons dans l'épisode ou les épisodes suivants si ça tient bien la route. Pour l'heure malheureusement les courses à Bricodepot m'attendent et les travaux ... Je veux poutrer ... LAISSEZ MOI POUTRER !!!

Ça marche, le billet des trucs qui marchent

lundi 26 décembre 2016 à 08:00

On en a marre, oui on en a marre de perdre du temps, on veut du concret, on veut des solutions qui marchent

Ceci est une liste non exhaustive bien sûr, je pense que vous aurez compris le message général, moins, mieux, plus humain, plus simple.

Demain c'est pas si loin

dimanche 25 décembre 2016 à 08:00

A l'heure actuelle au cas où vous n'auriez pas remarqué c'est un peu la pagaille avec Uber où finalement personne n'est content. Les chauffeurs de taxi qui voient la fin de leur monde, les chauffeurs Uber qui se considèrent comme des esclaves, ah ce n'était pas le discours il y a quelques années, Uber payait mieux avant. Les seuls qui sont contents ce sont les concurrents d'Uber et ils ont raison de l'être, les clients sont versatiles, n'ont pas d'attachement pour une société, Uber peut mourir demain c'est pas grave tant que quelqu'un peut faire la course.

Je n'ai jamais utilisé de "taxi" Uber, par contre je viens de prendre pour la première fois une réservation airbnb. Nous allons partir quelques jours à Barcelone, et en utilisant ce moyen je participe à la mort de l'hôtellerie. En même temps avec ma dernière qui va vers ses 13 ans, on paye plein tarif, l'adulte dans le monde de la consommation ça commence à 12 ans, si j'avais dû taper dans l'hôtellerie j'aurai eu du mal à faire moins de 100 € la nuit. J'aime bien le principe de airbnb, c'est globalement le principe d'Uber et ce type de système est une normalité dans un monde en crise, dans un monde interconnecté, il était normal que les gens finissent par utiliser le net pour la débrouille. D'ailleurs il est assez dingue de se dire qu'un airbnb ou un uber, un système où l'on parle de 800 millions de dollars de perte pour un trimestre est un système "éthique" de lien entre les gens. C'est vraiment dingue de se dire que lorsque les gens pensent échapper aux intermédiaires, ces fameuses sociétés qui se sont gavées pendant des années ils passent finalement par de nouveaux intermédiaires dont les pratiques sont peut être encore pire pour les nouveaux salariés, prestataires, esclaves des temps modernes, rayez la mention inutile.

On est donc vers la fin du monde des très nombreux intermédiaires, pour arriver dans un monde avec un seul intermédiaire. Comprenez qu'avant pour passer à la télé il fallait en faire des pieds et des mains, aujourd'hui tu veux passer à la télé, tu vas sur Youtube et tu y es, si tu te débrouilles pas trop mal tu peux faire aujourd'hui plus d'audience, plus d'audimat que certaines chaînes de télévision qui est vouée à disparaître elle aussi, ancien monde oblige. Ici le seul intermédiaire c'est Youtube. Et quand je dis le seul intermédiaire, je ne crois pas si bien dire, il n'y a à l'heure actuelle aucune plateforme vidéo digne de ce nom. A l'instar de Viadeo en faillite qui vient d'être racheté une bouchée de pain, je pense que Dailymotion après son piratage sentira la sapinette en 2017, 2018 au mieux, Facebook qui pourrait être potentiellement le seul à contrer Google, n'y arrivera pas parce qu'un Pewdiepie ne tentera jamais sa chance en essayant de déplacer les 50 millions de followers qui le suivent.

Des systèmes libérateurs qui finissent par emprisonner encore plus leurs utilisateurs, une belle époque. Emprisonné ? Vraiment ? En fait non, c'est le choix de s'emprisonner par soi-même. A l'heure actuelle Pewdiepie par exemple pour n'en prendre qu'un, a la liberté la plus complète de faire autrement s'il est prêt à quelques sacrifices, à oser et il le fera peut être avant de se trouver dans une situation à la Uber. Malgré sa situation indéniable de monopole, on entend pas de plainte des Youtubeurs ce qui signifie qu'à l'heure où j'écris ce texte ça paye correctement. C'est certainement ce que devaient se dire les chauffeurs Uber au départ, ça paye bien, sans s'interroger sur l'avenir. L'enjeu est ici, on arrive à un monopole quasi total de certains sites, les fusions de ces derniers moments montrent que les monopoles vont être de plus en plus importants et que la concurrence va devenir quasiment inexistante. Ces sites font les règles du jeu, peuvent les changer quand ça leur chante, ils le font d'ailleurs et c'est alors que se pose le choix de subir ou de partir, sauf que le problème, c'est de partir vers où. Le cas de Youtube est parlant, Youtube c'est la chaîne de télévision unique et mondiale, ne pas être sur Youtube c'est être nulle part, perdre la chance d'être connu, monétisé. Il faudrait donc un concurrent à Youtube mais il faudrait que pour que ce concurrent puisse exister qu'il soit plus attractif ou que les gens se détachent de leur orgueil car là encore tout n'est qu'une question de gloriole et de célébrité.

A l'époque quand j'ai ouvert ma chaîne dailymotion, je l'ai fait pour éviter d'avoir à gérer la partie vidéo sur le site, une vidéo qui multiplie par 10 la bande passante, j'aurai pu faire le choix de Youtube j'ai fait un choix qui me paraissait moins pire. Aujourd'hui je ne suis sur aucun réseau social, je ne fais rien pour être connu, je fais ça comme un passe temps, un loisir. Le problème de monopole est un problème d'égo, un problème d'argent. Je mets mes vidéos sur Youtube car c'est l'endroit où j'ai le plus de chance d'être connu, d'être vu, de gagner de l'argent. Il suffirait donc de changer la nature humaine pour avoir une multiplication des plateformes, comme on ne changera pas la nature humaine on continuera de voir des monopoles se former et s'effondrer, les gens préférant s'orienter vers le monopole le plus lucratif.

On estime que dans le libre la centralisation c'est le mal car les quelques exemples qu'on peut voir dans la centralisation c'est effectivement pas terrible à savoir que dès que quelqu'un devient trop puissant, ça tourne en sucette. Le mot d'ordre est donc d'éviter toute forme de centralisation pour éviter d'avoir un acteur trop puissant et c'est complètement débile. C'est stupide pour deux raisons :

Sans tomber dans l'excès du projet unique, il faudrait au moins voir émerger dans chaque domaine un projet phare. Par exemple Libreoffice est le projet phare des suites bureautiques, ça n'empêche pas abiword de continuer d'exister.

Demain c'est pas loin et aujourd'hui on voit clairement le positionnement que cela prend, à peine quelques sociétés qui dominent tout ou presque, un libre trop occupé à s'éparpiller pour être compétitif ou ne serait ce qu'alternatif, des gens qui ont transférés le rêve de passer à la télé en celui d'avoir un million de followers.