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Le Blog de Cyrille BORNE

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En 2017 c'est pas gagné

jeudi 5 janvier 2017 à 08:00

Je lisais cet article, pourquoi les salariés n’utilisent pas les outils de collaboration, qui essaie de donner des réponses en s'appuyant principalement sur des raisons techniques, j'aimerai apporter quelques lumières par rapport à l'utilisation de ces outils dans le milieu enseignant.

Il faut déjà comprendre qu'avant même de parler des outils, il y a un problème de fond avec la collaboration, c'est qu'elle ne fait pas partie de notre formation et de celle que nous donnons. Tout prof à l'heure actuelle a été évalué de façon individuelle de ses premiers coloriages à la maternelle jusqu'à son concours qui lui a permis d'entrer dans la fonction publique. La notion de travail de groupe essaie de rentrer comme elle peut dans les critères d'évaluation mais le travail d'équipe c'est très difficile, il suffit de regarder par exemple en 2016 les projets collectifs qui se sont écroulés, les querelles internes pour comprendre que malheureusement il y a une notion de hiérarchie stricte dans un projet, de consignes, que je pense seul le milieu de l'entreprise est capable de porter au sein de ses salariés. De mes expériences collaboratives :

Le problème scolaire vient de la formation des enseignants, des attentes tout simplement et des critères de notation qui font qu'alors qu'on va demander à des gens de travailler avec les autres plus tard, on se contente de maximiser des comportements individuels ce qui est une hérésie. Tout n'est pas qu'un problème de collaboration, mais aussi un problème individuel, un manque de sérieux ou d'encadrement c'est selon. Ces profs qui aiment le travail ensemble ou en tout cas qui font suffisamment semblant pour que ça y ressemble sont les mêmes qui sont capables de balancer des mails, de communiquer à l'extérieur de leurs heures de cours. On en revient à ce que j'ai décrit ces derniers jours, il faut un encadrement, car on se rend compte que dans les profils de personne il n'y a pas de juste milieu certains répondent aux mails dans la minute, d'autres ne répondent pas, et c'est un problème. Le prof fainéant ne consulte pas ses mails, il faut donc lui signifier les choses oralement, et ça veut dire qu'il faut penser aux fainéants quand il suffit à tout le monde de lire ses mails dans des temps qui doivent être par contre parfaitement définis par l'employeur et donc avoir une rigueur dont n'est pas capable l'éducation. Il faut comprendre qu'il s'agit là d'une notion d'obligation professionnelle mais comme rien n'est défini, rien n'est écrit, les gens qui s'en foutent pourront continuer à vivre des jours tranquilles au détriment de ceux qui s'épuisent.

La jeune génération n'est absolument pas mieux lotie et ceci n'a aucun rapport avec l'âge mais bien une histoire de sérieux de l'individu. Consulter son profil facebook c'est plaisant, consulter l'ENT c'est une obligation, en fait ce n'est justement pas une obligation et je pense qu'il faudra mettre une évaluation à court terme à ce niveau là, jauger la capacité de l'élève et pourquoi pas de ses parents d'être capable de lire les foutues informations qu'on lui donne et qu'il sera le premier à se plaindre de ne pas les avoir reçues. En classe de première j'ai envoyé un mail en date du 21 décembre à 60 personnes, 70% l'ont lu ce qui est énorme, on tombe à moins de 30% lorsqu'il s'agit d'une classe de troisième. Les nouvelles technologies ne changent pas les gens, ce n'est qu'une simple extension de ce qu'ils sont, le sérieux n'a rien à voir avec l'âge, on l'est ou on ne l'est pas, c'est tout.

Les outils qui sont mis à disposition des enseignants n'aident pas. On a quand même ici une population qui est globalement handicapée avec l'informatique car tout simplement elle n'y voit que l'aspect confort sans y voir aussi les aspects obligatoires que l'ordinateur, le cloud, entraînent. Ah ça c'est clair que pour montrer un c'est pas sorcier ou un film le jour de Noël, je vous garantis que le prof il a bien compris comment télécharger, et balancer sur le vidéo projecteur. Par contre dès qu'il s'agit d'aller alimenter un cahier de texte, lire ses mails comme il a déjà été dit, c'est tout de suite beaucoup plus compliqué.

Il n'empêche que les outils n'aident vraiment pas, Office365 par exemple, pour ne citer que lui et qui est mis à disposition des collègues de façon abrupte, le prof qui est déjà perdu se retrouve avec ça :

La masse de possibilités est bien trop importantes, l'interface évolue régulièrement quand ça prend à Microsoft, il est très difficile de positionner même une stratégie à long terme sur cet outil car les choses changent très, trop régulièrement.

Et là je montre l'outil professionnel qui se bonifie, si je prends notre ENT Scolinfo c'est assez mauvais en terme d'interface et de possibilités, c'est complexe. Alors forcément si vous prenez le fainéant qui n'est déjà pas motivé par le travail ou disons une autre forme de travail, autre que celle qui consiste à faire son cours et corriger des copies, on lui donne énormément de grain à moudre pour ne pas y toucher. J'évoque Scolinfo, voyez comme c'est rigolo, d'ici à quatre ans il va disparaître au profit d'un autre logiciel, il faudra tout recommencer, tout réapprendre et d'ici à quatre ans on va se prendre au moins cinq réformes mal faîtes qui vont nous faire changer nos contenus pédagogiques. Un exemple ? Pendant les vacances il vient d'y avoir un changement dans le référentiel d'histoire géographie de troisième et c'est applicable dès maintenant, ce qui montre qu'on considère que l'école quelque part, c'est un endroit où l'on peut travailler en flux tendu ce qui est une hérésie.

2017 ne sera pas l'année de l'informatisation à l'école, informatisation qui n'est pas prête d'arriver, les gens sont peu volontaires, les outils ne sont pas bons, les grandes compagnies informatiques tirent toujours la cadence pour faire dépenser plus et faire le jeu de la concurrence avec les copains pour avoir la fonctionnalité de plus qu'un débile de pédago va trouver géniale quand 95% du reste n'est pas utilisé.

Pour en revenir à une notion très terre à terre, mon problème de cette rentrée c'est de voir le réseau tomber en carafe car les collègues n'ont pas fait les mises à jour pendant les vacances, et que ces mises à jour nous n'avons pas la maîtrise dessus. L'éducation nationale ne pourra pas avancer dans le domaine de l'informatique tant qu'elle ne sera pas la patronne de ce qui est installé sur les ordinateurs des utilisateurs, vas y Nicolas Dupont-Aignan c'est le moment de faire ton discours,

Courage, coupez tout

mardi 3 janvier 2017 à 16:30

Comme je l'écrivais je ne sais plus où Cascador fait sa crise de la quarantaine on y trouve même une dose de mauvaise foi, je cite un commentaire : Tu es dans le déni ou tu essaies d’être trop sympa sans avoir d’arguments qui font mouche. La neutralité du net se joue politiquement aux USA. Les communications sont surveillées par les services secrets de nombreux pays. L’ICANN s’est émancipé péniblement du contrôle américain. Internet n’appartient certainement pas aux internautes et le modèle d’affaire du web c’est la surveillance.

En gros Cascador en ce moment affiche quelques positions qu'on connaît ici, l'internet c'était mieux avant, à savoir que lorsqu'on voit la bande de demeurés agressifs qui traînent ça donne pas vraiment envie, et il rajoute dans ce discours, le coup de la surveillance qui n'a aucun rapport, mais c'est ça la quarantaine tout est prétexte à mauvaise foi pour avoir raison, tu peux utiliser tous les arguments, même la météo. Vous le savez, j'ai tendance à être souvent vieux réac, et je réagis peu au thème de la surveillance car c'est de la pure hypocrisie dans tous les dialogues, et dans la très grande majorité des actions qui sont entreprises. Pour moi le gars crédible, le gars qui veut échapper à la surveillance, il va vivre au fin fond du Larzac à élever des chèvres, sans électricité, avec l'eau de la rivière, ils sont pas nombreux. L'exemple de l'électricité n'est pas anodin d'ailleurs, avec l'arrivée des compteurs intelligents on pourra savoir encore plus de choses sur vous. Hypocrisie car dire que l'internet c'est plus possible car l'internet de la surveillance, c'est avoir utilisé l'internet pour le dire, c'est s'être fait tracer 50 millions de fois en en ayant plus ou moins conscience. Le gars pour venir écrire son message, il s'est fait scanner dans tous les sens, le gars qui écrit ça, c'est comme ces gens qui vont à confesse après avoir tué quatre ou cinq personnes ou un type qui vient dans une manifestation pour dénoncer la pollution en garant son 4x4 deux rues avant.

Vous m'excuserez, je le dis sans honte, je me moque complètement de savoir que mon état me surveille car je fais partie des gens qui n'ont pas été Charlie mais je fais partie des gens qui ne font pas la différence entre le CRS qui prend une balle pour sauver quelqu'un, du CRS qui verbalise une voiture mal garée, du super policier informatique qui traque les méchants sur l'internet. J'ai encore l'impression de vivre dans une démocratie, perfectible certes, encore plus perfectible quand on voit les candidats qui se présentent en 2017, avec des incompétents dans tous les services, et chez les profs, et chez les gendarmes et chez qui vous voulez, comme chaque corps de métier a ses incompétents. Pour moi un agent de l'état c'est quelqu'un qui fait son boulot comme les autres, avec plus ou moins de réussite derrière et sans arrière pensée. Quand on voit des gens qui fuient en masse leur pays pour une question de vie ou de mort, je le dis encore sans honte, on n'est pas si mal que ça en France, ils ont souvent été nombreux à dire qu'ils partiraient, ceux qui l'ont fait c'est pour un problème de fiscalité dans les trois quarts du temps, pas pour un problème de vie menacée.

Ce qui par contre me gêne plus c'est d'avoir mes données récupérées par de grandes sociétés, de voir l'état perdre sa souveraineté informatique au profit de sociétés tellement puissantes qu'on en arrive à faire la confusion avec des services d'états. J'entends par exemple l'utilisation scolaire de facebook ou d'autres réseaux sociaux, des produits Microsoft ou les Apple store qui sont considérés désormais comme des hauts lieux pédagogiques. Ce qui me gêne c'est de voir que de toute façon les gens n'y comprennent rien, qu'ils s'en foutent, que chaque jour des hackers font des exploits et que demain y en aura un qui fera sauter le monde sans qu'on comprenne pourquoi. Je préfère à titre personnel que les kadors de l'informatique soient dans le camp des gentils, le camp des gentils pour moi c'est quelqu'un qui n'en veut pas à ma vie et qui verse mon salaire.

Utiliser internet, quel que soit le moyen c'est laisser des traces et il faut se rendre à l'évidence c'est souvent volontaire. Que celui qui n'a pas utilisé cdiscount, un service de la poste, les pages jaunes et tous les sites de services qui font qu'internet est un véritable facilitateur du quotidien me jette la première pierre. Aujourd'hui rejeter internet, c'est tout simplement prendre sa Livebox et la mettre à la poubelle, et si on rejette internet il faut absolument aller plus loin, c'est couper sa carte bleue car c'est un traceur. Comme souvent, tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc, tout est gris comme le regretté Michael Jackson et son copain l'extra-terrestre de Roswell, il est idiot d'avoir une vision binaire sur ce sujet que de toute façon nous ne maîtrisons pas, il y a des choses sur lesquelles on se doit de faire des compromis, internet en fait partie.

Je dis donc adieu à Cascador car malheureusement il n'a pas d'autre choix de couper le cordon et de changer de métier, son travail étant en lien avec l'informatique, et vous le savez dans l'informatique on n'est jamais bien loin d'internet. Le Larzac c'est magnifique j'y suis passé pendant 8 ans pour redescendre dans le sud, on peut rouler son fromage de chèvre sous les bras, bon vent l'ami !

Envoyer des mails en différé

lundi 2 janvier 2017 à 14:30

Dans les bonnes résolutions de cette année j'ai décidé de ne plus envoyer de mails après une certaine heure et avant une certaine heure, je fais souvent peur quand j'envoie un mail à 23 heures et le lendemain à 6 heures. C'est une mauvaise habitude, pour moi, pour tout le monde, cela ferait penser que j'attends une réponse et par le fait une disponibilité des gens à ce moment là. A partir de ce moment là, c'est ouvrir la porte au 24/24, j'ai un collègue qui parfois écrit à deux heures et demi du matin dans ses insomnies. J'évoquais la loi El Khomri, un bien bel exemple à l'instant, deux élèves viennent de m'envoyer un mail pour me demander à quelle heure on rentrait demain, j'ai répondu, je suis pourtant en vacances. Si on réfléchit, ça m'a pris une petite minute à tout casser, qu'est ce qu'une minute. Au lycée on a une machine à café, 50 cents le café, c'est dérisoire. Maintenant on se dit que je fais une consommation de deux cafés par jour, si je fais l'effort d'aller bosser 200 jours par ans, j'arrive en gros à 200 € par an ce qui présenté comme ça, dans du café, ça fait tout de suite une somme. Transposons ça à du temps, une minute ici, une minute par là, ça se compte en heures.

Seulement quand on fait un mail, c'est souvent au moment où on veut le faire, pas nécessairement quand il faut le faire. Si j'écris à 22 heures un mail car je sais ce que je dois dire, je ne peux pas le rédiger plus tôt, plus tard, car je tiens l'idée, en outre je peux l'envoyer plus tard grâce à ce plugin thunderbird. Il suffit de faire un SHIFT + CTRL + ENTREE pour voir l'écran numéro deux apparaître et faire le choix du moment de l'envoi.

Ce qui reste quand même amusant là dedans, c'est qu'en fait ne sont concernés que les gros utilisateurs de mails. J'ai envoyé un mail dans le courant des vacances, j'ai réalisé un montage vidéo pour une collègue, je viens de recevoir sa réponse aujourd'hui, soit en gros dix jours plus tard. C'est typiquement le monde enseignant, les extrêmes, des gens comme moi consultent leur boîte mail de très nombreuses fois par jour pendant que d'autres sont capables de déconnecter par eux mêmes pendant plus de deux semaines de vacances, sans l'ombre d'un remords. Le juste milieu est forcément au milieu, il doit au moins pour exister être encadré par le patron, c'est la base.

2017, parce qu'on est en 2017, l'année où on lève le pied

lundi 2 janvier 2017 à 09:30

Demain dès l'aube à l'heure où blanchit la campagne, je partirai, vois-tu je sais qu'une tonne de travail m'attend et cette année civile qui pour un prof n'a que peu d'intérêt par rapport à l'année scolaire, c'est l'année où je vais lever le pied pour de bon. 2016 c'était l'année pour tout finir, c'était principalement en lien avec les travaux de la maison, car j'ai conscience qu'on ne finit jamais encore plus quand tu es marié, que tu as deux gosses, mais au moins dans les grands projets pharaoniques, il ne me reste que de l'extérieur, refaire l'étanchéité du balcon et dans un moment de folie de désoeuvrement, un ravalement de façade.

J'ai encore six bons mois à serrer les dents, la responsabilité de professeur principal pour ne citer qu'elle, et donc en septembre 2017, je pourrais enfin attaquer mon grand projet, lever profondément le pied. L'année de mes 42 ans, et je me rends compte que ce n'est plus comme avant. Le peu de cheveux qu'il me reste sont de plus en plus mal placés, je pense que je vais viser l'option Kojak à la prochaine coupe.

Je pense qu'à la prochaine visite chez l'ophtalmo c'est les verres progressifs, des tas de choses qui vous montrent que si la machine n'est pas encore bonne pour la casse, elle commence à montrer des signes de faiblesse et qu'il faut la ménager avant de rester sur le carreau. Et ce qui est important de comprendre, je le dis pour les plus jeunes d'entre vous c'est que si VOUS ne freinez pas, si VOUS ne prenez pas la décision d'arrêter, personne ne le fera pour VOUS. A la sortie, il n'y a rien à gagner, pas plus d'argent, à peine un peu de reconnaissance, même pas réellement d'apprentissage. Sur le dernier point, et il me paraît important, si je prends le domaine de l'informatique, la maintenance du parc par exemple, je sais que je ne suis pas encore au point et que je fais des choses trop artisanales, le fait de s'investir c'est gratifiant intellectuellement car c'est un prétexte pour apprendre. Le problème c'est toujours le même, quand on se disperse, qu'on est partout donc nulle part, c'est qu'on peine à se canaliser sur un seul point. Aller à l'évident, aller à l'essentiel, c'est avoir la sensation de gagner du temps et pourtant c'est faux. Il vaut mieux mettre cher dans une machine à laver, en principe, que de réaliser qu'il faut en acheter une tous les deux ans, c'est plus économique. Ce principe s'applique à tout ou presque, et si dans le cas de la machine à laver, une à 1000 € c'est un sacrifice financier qu'il faut faire et qui suppose qu'on devra acheter ça et se restreindre sur le reste, le temps qu'on consacre à tout, à rien c'est exactement la même chose, il faut à un moment, sacrifier les tâches annexes pour se consacrer à une et la faire bien. Le souci est le même, il faut la capacité de dire non, et ça à 41 ans passés, je ne suis pas encore au point, il le faut pourtant, sinon c'est dans un lit d'hôpital que je vais me retrouver.

Il y a cette année un point qui me tient à coeur et je vais interpeller le syndicat pour savoir ce qui va être mis en place, c'est la loi El Khomri quant à la déconnexion. Pas que le syndicat d'ailleurs mais aussi les parents, les élèves, mon chef d'établissement, l'informaticien en chef du Cneap à savoir qu'est ce qui est prévu au niveau technique pour accorder le droit qu'ont les profs, à priori les mêmes que pour les salariés dans des sociétés de plus de cinquante salariés. Il y a ici un véritable enjeu de société, une façon de vivre mais aussi des moyens techniques qui doivent être mis en place. Je pense qu'une fois de plus quand je vais interpeller les différents individus, je vais passer pour un martien, mais c'est pas bien grave, à l'heure où tout candidat de droite parle d'envoyer les profs plus souvent à l'école, nous faisons un métier qui n'est pas encadré.

Je lisais Cascador et ses réflexions, qu'on pourrait simplifier en disant qu'il s'agit d'un bon petit gars qui se rapproche à grand pas de la quarantaine. La relation à l'autre avec l'informatique est complexe, moi je choisis de la simplifier chaque année. Je vais pousser à la détox mes nombreux drogués, les Cyrille addict, de ces gens qui ne sont pas capables de se rendre compte que leur chargeur est mort, à ceux chez qui je fais une réinstallation complète, je ne leur rends pas forcément service, il faut les pousser vers la relation tarifée ou vers l'apprentissage. J'ai réalisé que j'hébergeais le site d'un collègue de mon ancien lycée, un garçon vraiment super mais dont je n'ai plus de nouvelles depuis peut être un an. Je n'ai pas fait l'effort d'appeler, je vais le faire, mais tout simplement pour lui dire que je vais cesser d'héberger son site. Si demain je décède, si demain je pète les plombs et que je supprime l'intégralité de mon web, il perd tout, ce n'est pas sain. A titre personnel, l'informatique sera mise en pause, j'ai tout ce qu'il me faut et je dirai même trop, on verra encore si je peux faire moins, la question du téléphone risque de se poser si le Windows Phone lâche.

2017 sera donc une année de tranquillité en tout cas pour ce que je peux maîtriser, cette année j'ai bien réalisé qu'on ne pouvait pas avoir la main sur tout, c'est une année que je veux légère dans la mesure du possible, une année avec le moins de contrainte possible, des contraintes que j'ai quand même franchement tendance à me mettre moi-même.

2017, parce qu'on est en 2017, 2017 je me laisse pousser les cheveux ... ah non

Bloodborne, le retour de la poutre, épisode 3

lundi 2 janvier 2017 à 07:57

J'ai dû passer la moitié du jeu et je suis bloqué sur un monstre qui s'appelle Rom l'araignée idiote ou un truc du genre. Si dans un jeu de rôle tu n'as pas une araignée tu as raté ta vie, le problème c'est pour Bloodborne d'être original car les araignées on en a fait. Il s'agit en fait d'une araignée sans pattes, une sorte de lombric. Pour accéder à l'araignée c'est très sympa, vous faites un seau dans le vide et vous arrivez dans une mer infinie avec la fameuse araignée et une bonne dizaine de ses copines. Si la phase une ça passe tout seul, on marave les araignées, la suite c'est du grand n'importe quoi, elle vous balance des météorites à distance, et à proximité elle vous fait une vague de la mort pendant que les araignées continuent de vous sauter dessus. Beaucoup de gens se plaignent du côté aléatoire du monstre quand certains décrivent une vraie facilité qui consiste à foncer dans le temps et taper fort. Et c'est là où je pense que le choix de mon personnage est mauvais, uniquement la dextérité, je tape vite mais pas fort, c'est un vrai problème contre les boss.

Bloodborne est un jeu limité, les souls permettaient de jouer comme on voulait, ici exit la magie, tout est consommable, très peu d'armes, trop peu d'armes, les armures ne servent à rien ou presque, avec du recul on peut le dire, Bloodborne c'est le Dark Souls du pauvre, même s'il reste un excellent jeu avec des niveaux qui ont vraiment de la gueule. Je suis à la croisée des chemins, soit je fais du level comme un fou et je monte mes caractéristiques soit je recommence le jeu en build force c'est peut être la solution que je vais adopter et qui sera finalement peut être plus rapide. Le prochain billet sera consacré à la fin du jeu si j'arrive à trouver le temps de le faire, la rentrée scolaire c'est demain.