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Le Blog de Cyrille BORNE

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Dark Souls III, épisode 2, plus tard

mercredi 18 janvier 2017 à 08:57

J'ai recommencé après avoir pas mal avancé dans le jeu et voilà ce que je peux dire de façon générale :

L'impression générale est bonne, le jeu est "amusant", a le niveau de difficulté qui va bien, ce qui gêne réellement c'est qu'on a vraiment la sensation que c'est l'habileté du joueur qui compte et que les statistiques du personnage n'ont pas vraiment d'importance ou peu.

Nouveau cas d'école

lundi 16 janvier 2017 à 20:00

Une collègue me donne l'ordinateur Windows 8.1 de sa fille, elle ne se rappelle plus de son code. Il s'agit d'un ordinateur relativement récent dalle tactile et de ces ordinateurs qui ne reconnaissent plus le mode legacy c'est à dire c'est UEFI ou UEFI. Déjà ne pas se rappeler de son code, je trouve ça extraordinaire mais là où on fait monter encore un peu plus la pression c'est le fait qu'il s'agit en fait de son compte Microsoft en ligne, ce n'est pas un compte local. Vous pourriez me faire remarquer qu'il suffit de faire la procédure de récupération des codes Microsoft mais quand on pose la question à la collègue est ce que tu as un numéro de téléphone qui finit par 89, on a du oui, du non et du oui ce qui clarifie la situation.

L'UEFI pose un problème, je n'arrive pas à faire démarrer ophcrack qui est quand même une vieille chose ou ma version est une vieille chose. Il faut donc cracker la machine à l'ancienne c'est à dire que vous remplacez utilman.exe dans system32 par cmd.exe en utilisant Ubuntu ce qui me confirme que mon ophcrack est une vieille chose. Ensuite il suffit de "réveiller" le compte administrateur de la machine. A partir de ce moment là on a accès à tout et donc on installe enfin ophcrack. Après avoir passé de grosses tables, ophcrack n'y arrive pas. Et là je me dis que ce n'est pas normal sauf si la jeunette a fait un mot de passe de la mort ou alors le fait qu'il doive garder quelque part un mot de passe qui ne correspond pas à grand chose car le compte n'est pas "local", même si les données sont bien présentes au local, ophcrack n'arrive peut être pas à retrouver ses petits. Je suis donc dans l'incapacité de me connecter mais j'ai la main sur les fichiers. La machine est vérolée, passage d'adwcleaner, passage de malwarebytes antimalware, le second me met plus de 4000 fichiers en quarantaine, un record personnel, le premier me trouve encore et encore des processus malgré les passages.

Je tente une mise à jour de Windows 10 histoire de faire un peu plus propre. Il faut savoir que mediacreation tool passe sans problème comme l'outil de mise à jour qui lui est supérieur, vous trouverez les url. Le premier plante pendant la recherche des mises à jour, le second reste bloqué à 99%. Microsoft propose la manipulation suivante pour réussir à s'en sortir. Je m'exécute donc en collant sur le bureau le dossier qui va bien sauf qu'au reboot, il me dit que la connexion a été réalisée avec un bureau provisoire et donc que tout a été purgé ... En gros, le compte administrateur réveillé, est pas si bien réveillé que ça puisqu'il n'est pas considéré comme réel sur la machine mais juste de passage.

A ce niveau de déchéance, j'attends de voir ma collègue pour lui dire qu'on va gentiment purger la machine, récupérer les fichiers depuis Linux et remettre à zéro le PC. Une perte de temps qui se rajoute donc à la perte de temps très culturelle que je viens de faire et que je n'avais pas faite depuis un moment, encore heureux qu'on en fait pas dix par jour comme ça.

Cela soulève au moins trois réflexions :

Et n'oublions pas les Kevina !

Grandeur et décadence

samedi 14 janvier 2017 à 22:00

Comme je l'ai écrit, l'année 2017 est vraiment pédagogiquement mauvaise, mais mauvaise de chez mauvaise. Souvenez vous, chaque année au niveau national, ma fédération agricole organise un concours bien sympathique où chaque élève doit réaliser une première page de journal. L'an dernier je pestais comme c'était pas possible car le thème sur le réchauffement climatique c'était du grand n'importe quoi, la difficulté pour rentrer dans le sujet, et bien cette année avec la liberté complète, c'est encore pire. Comme quoi il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

Voici les problèmes rencontrés :

2017 sera certainement une année sans ce concours, enfin je parle de l'an prochain dans le monde scolaire c'est à dire 2017 - 2018, ou alors banalisé en pluridisciplinarité avec les collègues, ce qui devait être le cas cette année mais je me rends compte que personne ne suit et que tout le monde s'en fout ce qui est dommage car le principe du concours est intéressant. Cela dit, si on en arrive à tirer les vers du nez à des élèves pour leur demander leurs centres d'intérêts et qu'ils n'ont rien à dire c'est qu'il n'a peut être plus vraiment de raisons d'être. 2017 - 2018 ce sera aussi la fin de la responsabilité de prof principal, dans moins de deux semaines mes élèves partent en stage, je n'ai même pas le quart des conventions, je vais devoir rester pendu au téléphone mercredi prochain pour faire le tour des parents ...

Oui on peut dire que je suis aigri, mais c'est comme ça, je me suis fait une raison, l'année 2016 - 2017 sera mauvaise, néanmoins j'ai quelques succès. L'informatique au lycée continue d'avancer et je dirai même que ça avance trop bien. Du fait de notre zone de campagne très profonde, nous avons un débit tout pourri, c'est saturé tous les jours. L'utilisation de l'internet est réelle, de l'ENT, du cahier de texte, les usages sont en train de profondément changer et c'est tant mieux d'un côté, ça pose beaucoup de questions de l'autre. En effet, l'internet est saturé, mais aussi le sharepoint c'est à dire le bout d'office365 commun que nous partageons. Voyez quand même comment les gens sont très très loin en informatique, j'ai des collègues qui ont balancé des vidéos de 1.7 Go qui ne durent que quelques minutes car ils ne savent pas les compresser, je pense qu'ils ne se posent même pas la question en se disant que c'est illimité, de la même manière pour les photos. Il va donc falloir que je me colle à la formation des collègues, expliquer comment télécharger une vidéo youtube avec jdownloader, compresser des photos par lot ou encore une vidéo avec Handbrake.

Cette partie informatique pour le lycée est assez passionnante, il y a d'une part l'apprentissage plus ou moins permanent, même si celui-ci commence à se faire de plus en plus rare car le manque de temps (voir plus haut) me pousse à aller à l'essentiel et ce n'est pas toujours la meilleure des méthodes, mais surtout le sentiment d'avancer, c'est palpable. Par exemple, à une époque la salle des profs était tapissée de papiers pour remplir les appréciations de stage ou les notes d'examens blancs, désormais on passe tout au numérique. Prochaine étape, déclarer la maintenance informatique et matériel à travers un document partagé ce qui évitera la grande transmission orale.

Comme expliqué plus haut, on a ce qu'on appelle EPI vente, comprenez un projet où plusieurs profs travaillent ensemble. Je vous expliquais l'an dernier que nous avions réalisé le site internet de la boutique où l'on vend entre autre des produits bios fabriqués sur le lycée, nous venons avec ce début d'année de lancer la vente en ligne avec un plugin Woocommerce pour Wordpress. Là encore il y a un vrai changement de mentalité à réaliser pour pousser les enseignants à ne plus passer de façon orale par ma collègue responsable mais à passer par le site ce qui lui permet de récupérer directement la commande par la tablette. Une autre classe a réalisé des flyers qui seront distribués aux parents, en effet on peut faire le calcul qu'à 1.70 € la boîte de six oeufs bio de chez bio, un parent peut être intéressé en venant récupérer son gosse le vendredi ou dans le sac de son gosse quand il rentre à la maison. C'est du concret, c'est aussi une avancée, c'est palpable, il y a une véritable notion de territoire, c'est fait avec des élèves, c'est fait avec des profs, c'est en ce moment avec ce genre de choses que j'arrive à me sortir de mon marasme.

Je n'ai vraiment qu'une seule chose à dire, vivement juillet 2017 qu'on en finisse et qu'on puisse préparer une rentrée plus saine.

Lordi, le cadeau empoisonné

mercredi 11 janvier 2017 à 11:30

Souvenez vous, après des années d'errance entre la région Parisienne et le Cantal, j'arrivais glorieusement dans l'Hérault, ça doit faire environ six ans je pense. Avec mon arrivée on a dû se dire qu'il fallait bien quelque chose de plus pour m'énerver, Lordi de la région. Lordi de la région c'est l'exemple type de l'incompréhension du monde enseignant et du mépris qu'on a pour lui.

On a décidé à la région et pas à l'éducation nationale que chaque enfant qui entrait en classe de seconde en Languedoc Roussillon se devait d'avoir un ordinateur portable. On a décidé donc au niveau de la région que les profs allaient faire utiliser cet ordinateur même s'ils ne pouvaient pas en bénéficier puisque cela aurait été considéré comme un cadeau de la région aux profs qui sont payés par l'état et surtout ça veut dire qu'à un instant t, y a un gars qui a outrepassé ses fonctions puisqu'il a fait de la pédagogie alors que comme la paye qui vient du ministère, les obligations et les référentiels viennent du ministère et pas de la région, c'est limite de l'ingérence. Pour exemple la mairie n'impose rien à une école en terme de pédagogie, et n'a pas à le faire, la mairie donne de l'argent et entretient les locaux.

Il serait facile de dire que le schisme est à cette origine, à savoir que les profs ne pouvant bénéficier de Lordi n'ont pas utilisé Lordi, le malaise a suffisamment été décrit ici mais nous allons reprendre quelques points :

Qu'est ce qui change cette année à part l'élection présidentielle ? Languedoc Roussillon disparaît et fusionne avec Midi Pyrénées pour devenir l'Occitanie, un nom bien sympathique mais avec deux politiques totalement différentes. Si en Languedoc Roussillon, c'est donné, dans le cas de Midi Pyrénées on se retrouve avec un calcul sur le revenu des parents et donc une subvention attribuée par rapport aux ressources de l'enfant et de sa famille ce qui change tout, la démarche n'a rien à voir, elle me paraît pour ma part bien plus juste. Et puis, on peut supposer qu'il doit bien y avoir dans les élus, quelques parents, quelques personnes impliquées qui ont du se rendre compte que les ordinateurs cassés, vendus au bon coin témoignent d'une non utilisation de la machine, non utilisation qui dans les cinq dernières années a coûté 80 millions d'euros.

La remédiation c'est sur le principe quelque chose qui parait évident, c'est à dire qu'on ne va donner l'ordinateur qu'aux élèves d'établissements qui l'utilisent, c'est à dire des établissements qui ont un label numérique. Je ne me suis pas renseigné pour connaître les modalités, mais je me dis qu'en lycée agricole privé, on n'aura pas le label. C'est typiquement le genre de truc qui semble logique quand on le voit de l'extérieur, mais qui en réfléchissant quatre secondes montre une fois de plus le côté délirant de la chose et de continuer de s'enfoncer. Un élève qui va être affecté à un établissement de rattachement qu'il n'a pas forcément choisi, aura un ordinateur ou ne l'aura pas par rapport à l'équipe pédagogique et non pas par rapport à des conditions de ressources. Je me trompe peut être, mais l'informatique n'est pas forcément un faciliteur, ça laisserait sous entendre que dans un établissement avec des élèves en difficulté souvent situé dans des zones de précarité, des établissements professionnels où en est parfois à l'alphabétisation, on peut ne pas utiliser l'ordinateur comme dans des lycées plus élitistes. Par le fait c'est la double sanction, tu es pauvre, tu vas dans un lycée ou pour une raison ou une autre l'ordinateur n'est pas utilisé, tu ne bénéficieras pas d'un ordinateur alors qu'il n'y en n'a peut être chez toi.

Si cette notion d'école à deux vitesses finissait par arriver, on peut imaginer une bataille de carte scolaire pour des parents qui iraient tenter de déplacer leurs enfants d'école pour qu'ils puissent bénéficier d'un ordinateur quand on sait que désormais les voyages scolaires font partie des critères qui comptent pour les parents. En gros, un joyeux bordel de plus en perspective à gérer, plus quelques chefs d'établissements qui vont commencer à mettre la pression sur les équipes pour que le lycée passe au label numérique et le sentiment de honte et de culpabilité s'il ne le récupère pas.

Aurait-il fallu donner l'argent aux établissements directement ? Oui et non. Oui si vous avez des gens comme moi, avec quatre bouts de ficelle je vous monte des salles informatiques. C'est d'ailleurs un problème que nous rencontrons au lycée, je suis victime de ma qualité. Prétentieux ? Même pas, on a un rush sur les salles informatiques qui est très important tout simplement parce que ça marche. La maintenance est légère, les postes sont sous debian avec un client rdp, tout est centralisé au niveau du serveur. L'effet de bord c'est qu'à force de rajouter des machines on finit par saturer le réseau, si bien qu'il va falloir peut être repenser les usages, notamment pour internet où du fait de notre situation géographique on a un débit pourri. Mais seulement tout le monde n'a pas quelqu'un qui a la compétence dans les lycées si bien que si vous donnez de l'argent, on va se retrouver avec des gars qui vont acheter des ipads à la pelle. Il faut créer de l'emploi, de vrais professionnels, avec des directives simples et efficaces, orientées bien sûr autour du logiciel libre et de Linux quand c'est possible. Seulement on préfère payer dans du matériel que de créer de l'emploi, il y a cette peur qui perdure en France de donner du travail à quelqu'un, la sensation d'abstrait alors que dans l'informatique un professionnel qualifié et intelligent peut vous faire gagner des fortunes. Tant pis pour nous, c'est nos impôts qui payent.

2016 - 2017 cette année pédagogique pourrie

mardi 10 janvier 2017 à 08:00

En 14 ans de métier, je fais paradoxalement une de mes années les plus simples et les plus compliquées d'un point de vue pédagogique. Simple car rarement j'ai eu autant d'élèves gentils, je pense à mes élèves de 3ème qui s'enquillent quatre heures de ma présence le lundi sans broncher. La dernière fois suite à un problème d'absence, six heures en classe avec moi, j'en ai même balancé un message aux parents pour qu'ils félicitent leurs gosses car les pauvres gamins avaient fait la journée dans le plus grand sérieux, six heures avec le même prof, tu imagines public, pas étonnant que certains finissent par m'appeler maman, ils me voient plus que leurs parents.

Pédagogiquement c'est terrible, vous me verriez derrière mon écran ça ressemble à ça :

vous voyez ces réformes, oui vous voyez ces réformes !!!! C'EST DE LA MERDE !!!

La réforme du DNB c'est vraiment une catastrophe. D'ailleurs un événement qui n'est pas anodin et qui explique que c'est vraiment la foire, la date c'est au trente juin. L'an dernier c'était super tôt parce qu'ils voulaient que les profs puissent avoir du temps pour les réformes pris sur le temps scolaire dans le plus grand mépris des enfants, cette année, ils le font super tard parce qu'avec le LSU, l'organisation autour de ce logiciel, ils sont tellement dedans, que je pense qu'ils reculent l'échéance le plus tard possible pour espérer être prêt. Le LSU ce fameux livret numérique en ligne, cette réforme de fin de mandat présidentiel qu'il fallait nous placer dans l'urgence, cette informatisation tellement extraordinaire dont je ne parlerai même pas au niveau de l'agricole puisqu'on peut supposer qu'on aura un document papier à remplir, ben comme ils sont pas prêts, ils ont pas filé les codes aux parents si bien que les enseignants du primaire ont dû imprimer les livrets, bienvenue dans le XXI° siècle.

En fait si, je vais quand même en parler du LSU. A la fin de l'année, mes notes, enfin pas mes notes, mes compétences, je dois de façon théorique les enregistrer dans un logiciel qui n'existera certainement pas, mais comme de l'autre côté je vais avoir certainement des notes après pour l'orientation, je suis forcé de maintenir une double notation. Je m'étonne moi-même mais finalement je commence à prendre de plus en plus de goût à la notion de compétence car elle permet par exemple de faire apparaître des notions qu'on ne peut pas évaluer chez le candidat, rechercher par exemple. Vous avez des gamins qui sont de véritables travailleurs mais qui ne réussissent pas, cette compétence permet de les mettre en valeur par opposition aux gosses qui abandonnent à la première question, le mal du siècle. En attendant le cul entre deux choses n'est jamais une bonne chose, une situation dans laquelle on nous laisse macérer, le prochain gouvernement fera peut être table rase, changera tout, enfin fera comme les autres, tout casser pour nous regarder tout reconstruire, des Sisyphe modernes en quelques sortes.

le cul entre deux chaises a jamais mis personne à l'aise

J'ai fait la réalisation d'un carré avec Scratch, un nouveau groupe. Le premier groupe ça avait été laborieux mais ça avait fini par intéresser tout le monde, le nouveau groupe une véritable apocalypse. J'ai attaqué la phase ludique en premier, à savoir montrer comment on peut facilement déplacer le chat en associant les flèches, le faire dessiner puis j'ai enchaîné sur l'activité. J'ai dû batailler pour que certains se mettent au travail, une bonne partie de ces couillons étaient en train de faire des dessins avec le chat ........................................... Des cris de désespoir, d'incompréhension, le mur, ou le Windows des lamentations, aucune volonté pour la très grande majorité et même en corrigeant encore des incompréhensions. J'ai arrêté de me formaliser depuis bien longtemps, mais ce qui est devenu notable c'est le refus d'apprendre, le manque d'intérêt, je ne le prends pas pour moi mais c'ela devient collectif, les enfants ne veulent plus se faire violence, se triturer l'esprit. Mon AVS qui est une dame qui doit pas être loin de la retraite et qui est ravie de travailler s'est éclatée comme une folle, cette dame qui va bientôt être grand mère est certainement ma meilleure élève, elle a fait son premier cours de programmation, je devrais faire de la formation dans les maisons de retraite.

Ah le gars qui a mis l'algorithmique dans les programmes, celui qui est persuadé qu'on peut faire des générations de développeurs, lui c'est un bonhomme, lui je dis bravo. Je pense sérieusement qu'en première, il faut faire des vrais sections sciences avec une filière qui carbure à 8 heures par semaine de programmation et que toute forme de tentative réalisée avant est une hérésie la plus complète.

J'ai dû balancer dans l'open bar le fait qu'il y avait une augmentation significative du nombre de départ en tant qu'enseignants, je pense qu'un jour je ferai certainement partie du lot. Les élèves ne sont pas plus difficiles qu'avant, et pour moi qui vient d'un établissement très difficile, j'aurai tendance à dire que ça devient de plus en plus facile, le métier n'est pas plus difficile, sauf que ça dépend ce qu'on appelle métier. La relation au jeune c'est l'éclate, seulement le problème c'est qu'on est parasité par cent millions de conneries qui nous empêchent de faire le métier, enfin celui qui me semble être, cette fameuse relation avec le jeune. J'ai l'impression d'être de plus en plus secrétaire de moins en moins enseignant. Le fait de vivre dans la réforme permanente, avoir une charge en paperasse de plus en plus importante me devient de plus en plus insupportable, j'ai pas signé pour ça. Pas que ça non plus, je l'ai exprimé dans mon billet pour dire qu'en 2017 le collaboratif c'est pas gagné, je me rends compte que j'ai de plus en plus de mal avec une partie des enseignants. C'est un peu le problème de l'oeuf ou de la poule, est ce que c'est le métier qui rend stupide ou une concentration de gens stupides embrassent la fonction, j'exagère cela dit, ce n'est pas la majorité, mais un sacré arbre qui cache ma forêt.

Cette fixation sur mes collègues, je sais d'où elle provient, c'est la responsabilité de professeur principal. Prof principal c'est rigolo, mais seulement ce n'est pas une position qui me met au-dessus de mes collègues, et sans mauvais jeu de mot je dirai que je devrai être en fait en permanence derrière mes collègues pour vérifier si le travail est fait. Étonnant quand même ce manque d'autonomie chez certains, ces gens qui devraient être un modèle. Je n'ai pas ce pouvoir, je me contente de ruminer impuissant devant le travail non fait et d'être celui qui va devoir se justifier au niveau des familles.

Comme je l'ai écrit pour le billet de 2017, la nouvelle année commence pour nous en septembre, la bonne résolution pour moi c'est le zéro responsabilité, j'éviterai de prendre un ulcère face à la paresse crasse des uns, ces mêmes qui attendent que les enfants travaillent, je regarderai de loin les masses de documents et je reviendrai en force à ne m'occuper que de pédagogie, j'espère y retrouver un peu d'amour pour le métier sauf si celui-ci est passé à la hache par le futur gouvernement, alors peut être j'irai regarder si l'herbe est plus verte ailleurs.