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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Ce n'est pas le partage qui est mort, juste les blogs

dimanche 22 janvier 2017 à 10:00

Je lisais avec attention le billet tout joyeux de Didier, avec des passages qui pointent vers d'autres blogs où le discours est globalement le même, on fait la purge dans les flux RSS, on va tous mourir et j'en passe. Finalement la seule question qui mérite d'être posée, c'est est ce que l'envie de partage a disparu ?

Les blogs sont en train de disparaître avec l'écrit, car c'est un problème plus profond que la simple notion de blog et je pense qu'on peut y voir quelques raisons :

J'évoquais dans mon dernier billet la chaîne de ExServ, qui partage depuis des années des vidéos sur Youtube de ses trucs et astuces sur les souls et qui lui vaut désormais une notoriété un peu plus importante puisqu'il a fait quand même un passage par la case Gamekult, il y a évidemment eu la volonté de partage. Et d'ailleurs quand on voit la masse de gamins qui se lancent, sur tous les sujets, que ce soit les conseils de maquillage, le bricolage, le sport, et j'en passe, la volonté de partage n'est pas morte, bien au contraire, elle est même facilitée par des plateformes qui ne demandent que peu d'efforts, fini les optimisations SEO, fini de se casser la tête pour monter dans le classement Google, pas besoin de réfléchir à une charte graphique, tout est déjà fait.

Et forcement vous vous dites que la volonté de partage sur Youtube n'est motivée que par le quart d'heure de gloire, par la tentative de monétisation, et je vous dirai, certainement, exactement de la même manière que les gens qui ont compris il y a plus d'une dizaine d'années qu'il était possible de gagner de l'argent avec son blog. D'ailleurs il est amusant de constater que des sites comme Numerama par exemple orientent désormais le lecteur vers la chaîne Youtube, ils sentent le vent tourner sauf que malheureusement ils ont raté le train et tentent de le prendre en marche, quand on voit que les vidéos n'arrivent pas à dépasser les 2000 vues, on se dit qu'ils ne répondent certainement pas aux critères qu'attendent les gens qui regardent les vidéos Youtube. En 2017 vous verrez d'ailleurs que ça va se multiplier, de plus en plus de sites écrits feront des appels du pieds à leurs lecteurs pour montrer qu'ils sont encore dans le vent et montrer où se trouve la suite du chemin.

La situation que nous rencontrons aujourd'hui avec Youtube est exactement la même qu'il y a une dizaine d'années donc, totalement similaire, et je dirai même que c'est comme il y a dix ans, c'est trop tard. Il est désormais trop tard pour se lancer sur Youtube, ceux qui devaient monétiser l'ont déjà fait, les autres ne prendront même pas les miettes.

Il y a tout de même une différence de fond avec la situation des blogs, les gens qui ont eu du succès avec les blogs n'étaient pas dépendants d'une plateforme, et c'est certainement ici que se fait toute la différence. Le web est en train de se ramener à cinq sites et ce sont eux qui font toutes les règles. Aujourd'hui le blog de Cyrille BORNE, mes règles du jeu, mes écrits, ma plateforme, je fais ce que je veux. Demain Youtube ben c'est pas moi qui décide et si pour le moment tout le monde trouve ça génial, ils seront nombreux à manger leur pain noir dans quelques temps. 

Que va-t-il se passer ?

L'écrit va rester et il va rester pour longtemps, comme la vidéo est en train de s'ancrer. On aura beau tourner le problème dans tous les sens, si certaines choses sont certainement plus facile à comprendre avec une vidéo, un jeu vidéo par exemple, pour d'autres choses, des choses très techniques, il faudra impérativement passer par la case écrit. Les lignes de commande, du paramétrage, ce genre de choses, il sera difficile de le faire en vidéo.

L'avenir est simple, un écrit de plus en plus réduit à une élite, des techniciens, des intellectuels, une vidéo populaire pour les autres. Personnellement la situation ne me pose qu'un problème, la raréfaction de l'écrit risque de le rendre particulièrement cher et difficile d'accès.

Tuer les deux premiers boss de Dark Souls III

samedi 21 janvier 2017 à 15:12

Si vous lisez le forum jeuxvideo.com dite la poubelle de l'internet vous allez vous retrouver avec des commentaires de débiles profonds qui vont vous expliquer que le premier boss et le second c'est une partie de plaisir, c'est faux, car vous voyez de l'autre côté des gens qui vous expliquent qu'ils ne le passent pas. En fait, il faut savoir que ça dépend, ça dépasse, comme souvent. Ca dépend tout simplement du personnage avec lequel vous jouez. Par exemple si vous démarrez avec un personnage qui a de la force et qui tape dur, ça n'a rien à voir avec démarrer comme je l'ai fait, le voleur, qui n'est armé que d'une dague et là ça fait tout de suite pas pareil, les combats sont beaucoup plus longs car vous tapez forcément moins fort, le risque d'erreur est alors multiplié.

Je regarde en ce moment les vidéos d'ExServ que je suis désormais depuis Dark Souls I, j'aime sa voix douce et ses vidéos pédagogiques, il y a tout de même un problème de fond là dedans avec Dark Souls III, il est tellement habitué qu'il le fait trop facile, je vous donne deux erreurs dans sa chaîne pour le début du jeu.

Une histoire d'entreprendre qui fait plouf avant d'avoir commencé

samedi 21 janvier 2017 à 15:00

Il m'est dernièrement revenu l'envie d'entreprendre. Pas que je m'ennuie, loin de là, mais en ce moment je trouve que je fais trop de travail non rémunéré. A l'époque dans le Cantal quand je m'étais lancé en tant qu'auto-entrepreneur ce n'était pas pour devenir un homme riche mais bien parce qu'il y avait dans le statut de "professionnel" une barrière qui m'évitait de me retrouver avec une bouteille de vin quand je ne bois pas, ou des vieux légumes pourris. Je suis dans une situation qui commence à devenir similaire c'est à dire qu'on me sollicite de plus en plus pour des problèmes d'informatique personnels. J'ai tout de suite était localisé comme la honte du lycée, rare professeur qui ne boit pas une goutte d'alcool dans un lycée viticole, je trouve désormais des boîtes de chocolat dans mon casier.

Dans le sud où la tradition du travail au noir c'est presque comme la corrida, c'est le truc qu'on sait que c'est pas bien quelque part mais qui fait partie des institutions, on m'a proposé de l'argent, j'ai refusé de façon systématique. D'une part parce que le travail au noir avec ses propres collègues sur son établissement ça fait désordre, d'autre part parce que j'aurai beaucoup de mal à poser des tarifs, souvenez vous du cas d'école de ces derniers jours qui m'a pris un certain temps et que j'aurai dû facturer plus de 200 € parce que je n'ai pas posé de vraie méthode à but lucratif c'est à dire récupération de données et formatage.

Entreprendre ce n'est pas non plus que la barrière financière, j'ai souvenir qu'à chaque grosse déception, j'ai besoin de faire un truc qui marche, la dernière en date c'était un refus de mutation pour le sud, cette année c'est certainement le métier qui part en sucette qui n'a plus réellement de sens à par les élèves bien sûr. C'est curieux comme réaction, construire pour compenser un truc qui se déconstruit, mais je fonctionne toujours de façon curieuse. Il n'y a pas que ça non plus, il y a une gêne par rapport à mes collègues et c'est un problème qui revient je trouve de façon de plus en plus récurrente, je ne saurais pas vers qui les orienter. Comprenez que l'un des assembleurs de Pezenas, je suis passé derrière son travail, le gars avait fait sauter des fils d'alimentation de la carte mère pour faire bipper devant le client et expliquer qu'il fallait changer la machine. Ce n'est même pas de la prétention, mais je sais que si je répare moi-même, ce sera bien fait, ce sera fait de façon honnête. J'aime bien les gens, je n'ai pas envie de leur faire du mal, je ne veux donc pas les envoyer chez un escroc, donc je fais moi-même, mais comme on le sait, ce n'est pas rentable, les chocolats à part les prendre sur les hanches. Je rajouterai enfin qu'avec 1400 personnes sur Saint Pierre il y a un marché à prendre, c'est une ville composée à 90% de vieux qui ont des problèmes de box, qui ont des problèmes de tout et qui n'ont pas de professionnels à moins de 15 km, je ne connais pas la qualité du professionnel, je sais juste qu'il y en a un à 20 km qui est totalement incompétent.

Donc j'ai repris le chemin de l'auto-entreprise sauf que la loi a franchement évolué depuis l'époque où je m'étais lancé, en 2016 est passé une loi dite de déontologie qui empêche un salarié travaillant à plein temps de devenir auto-entrepreneur ce qui est mon cas. L'idée est quand même assez simple, nombreux sont les artisans qui ont vu l'arrivée de l'auto-entreprise comme de la concurrence déloyale, plus ou moins à raison d'ailleurs, et qui ont tout simplement interpellé le gouvernement quant aux fonctionnaires en s'interrogeant sur le fait qu'un fonctionnaire travaillant à plein temps avait encore le temps d'aller bosser à côté ce qui est une preuve de mauvaise foi.

Vous le savez, je bosse comme un âne mais comme n'importe quel salarié j'ai un temps de repos dans lequel je suis libre de faire ce que j'ai encore envie de faire. Certains vont à la chasse, d'autres font du jardinage et j'en passe. Pourquoi je n'aurai pas le droit de prendre deux heures par semaine de mon weekend pour faire un peu de réparation, plutôt que d'aller poutrer des zombies sur la PS4 ? Comme souvent les lois trop tranchées sont mauvaises, il aurait fallu mettre une limite sur le bénéfice, les artisans ont raison dans le sens que finalement c'est le beurre et l'argent du beurre, quand l'artisan lui fait le choix d'entreprendre avec tous les risques que cela comporte, l'auto-entrepreneur à 100% ne prend finalement aucun risque. Dans le cas des enseignants, je trouve l'avis de cet enseignant de musique pertinent, il vend sa musique en utilisant l'auto-entreprise, c'est une façon de garder le contact avec le monde réel et d'être finalement plus crédible, plus performant. Dans le cas des matières professionnelles notamment, je dirai que ça devrait être une évidence, un prof d'informatique qui est capable de se vendre à l'extérieur, qui est reconnu comme un prestataire de qualité n'est peut être pas un bon prof mais c'est en tout cas un type compétent dans la matière. L'état ferme donc la porte à des gens qui voudraient mettre un peu de beurre dans les épinards, certains ne se priveront pas de faire le travail au noir, privant l'état de sa part d'impôt.

Retour donc à la case départ, je ne prendrai pas le risque de tomber à 70% pour tenter l'entreprise. Comprenez que tomber à 70% c'est continuer à travailler à 110%, c'est le problème de l'enseignement, ça ne s'arrête jamais. La question par contre reste entière, il y a de l'argent à prendre, on peut même faire du libre, j'ai des clients potentiels, qui est l'homme honnête vers qui je peux envoyer ces gens ?

Pour une fois je vais dire du bien de l'association de gauchistes FRAMASOFT, les CHATONS même si c'est un nom complètement con qui montre qu'ils ont bien raison de ne pas se lancer dans l'entreprise pourrait ressembler à pas grand chose à ce qui pourrait être le premier annuaire de prestataires du libre. Je pense quant à moi que l'initiative est trop radicale gauchiste et qu'elle devrait être étendue car finalement ce qui nous a fait aller vers le libre ce n'est pas l'intégrisme mais une autre vision de l'informatique, une informatique éthique. Comprenez que si vous avez papi et mami qui sont derrières leurs PC Windows et qu'ils ne veulent surtout pas en changer, si pour en être c'est les contraindre à basculer vers Linux c'est qu'on a raté un épisode, ça s'appelle la compassion, l'humanité. Linux n'est pas une fin en soi, encore moins dans le business, et pourtant business on peut faire c'est rentable pour Dell, l'important c'est de faire bien le boulot, que le client soit content, d'apporter la solution qui lui convient le mieux même si ce n'est pas la meilleure car souvent le mieux est l'ennemi du bien.

On a donc les parrains linux, je pense qu'il manque un annuaire des professionnels qui font du libre ou pas loin, un annuaire des professionnels de l'informatique qui sont des gens bien, pas évident à faire comme cahier des charges mais je pense que vous m'aurez compris, toi qui aura empêché 200 personnes de ton entourage de se faire arnaquer, ce gars qu'on serait fier de payer parce qu'il a fait du bon boulot et surtout, surtout, le gars qui aura fait le travail que tu aurais fait pour pas un centime et que tu ne veux peut être plus faire ou que tu fais parce qu'il faut bien le faire.

L'appel pour ma part est lancé, tu es cet homme honnête à proximité de ma zone, je serais ravi de t'envoyer des clients, tu contribueras à me laisser plus de temps pour faire le reste.

Parce que vendredi de 2017 ça reste quand même vendredi

vendredi 20 janvier 2017 à 23:00

Un peu avant 7 heures je suis dans la voiture, je dois banaliser la matinée pour mes trois collègues et moi. Souvenez vous, je suis en train de finir mon concours et je n'y arrive pas. Les gamins n'arrivent pas à écrire, n'ont pas d'idée, j'ai 60 gamins à gérer de front et je peine par leur manque d'autonomie, leurs lacunes. Les collègues arrivent à la rescousse, c'est à dire qu'on casse la matinée pour prendre tous les gosses et s'y mettre à quatre profs. Je liste donc ceux qui ne sont pas loin de la fin, ceux pour qui de toute façon c'est mort, ceux qui doivent travailler par écrit, enfin j'essaie de faire au mieux. Mon CPE préféré arrive et nous rappelle que c'est l'alerte confinement aujourd'hui, comme c'est la première, il ne sait pas comment ça va se passer en terme de délai, ça démarre très bien, la matinée va en prendre un coup alors qu'on est déjà complètement à la ramasse. On a un problème de fond, nous sommes en bordure de l'A75, si bien que le confinement peut avoir deux sens complètement différents. L'alerte terroriste telle que nous l'avons faite ce matin, un camion bourré de produits chimiques se casse la gueule et ça fait pas pareil. En effet, un terroriste débarque dans le lycée selon la salle, il vaut mieux partir en courant vers les vignes. De la même manière, des gosses sont en sport ou font la taille, il vaut mieux s'éloigner, si par contre c'est le camion qui s'écrase, il faut rentrer rapidement vers les salles, pas facile. De la même manière les portes s'ouvrent vers l'extérieur par rapport aux incendies, dans le cas d'un attentat mettre trente chaises devant la porte et des tables n'a pas de sens, mais bon on fait avec. Nous sommes donc avec deux collègues et 40 élèves de troisième répartis sur deux salles informatiques qui communiquent, la corne retentit, dans le calme et le plus grand sérieux les gamins poussent les armoires contre les portes, on s'installe plus ou moins mal en silence. Le problème c'est que nous savons de quoi il s'agit, il est difficile de garder son sérieux car l'exercice va durer plus d'une heure ... Au bout d'une heure la porte est remuée d'un grand coup, des filles se mettent à gueuler, le CPE ouvre la porte et nous félicite, 43 morts dans la pièce. On recommence, de façon plus sérieuse ce coup-ci moi pendant ce temps là je fais le calcul que j'aurai perdu deux heures. Deux heures de perdues, on démarre enfin, et on arrive à mener quelques projets à terme dont celui-ci que j'aime bien, comme la gamine qui cet aprem avec son voisin me faisaient une imitation réussie de Claude François. C'est sobre, c'est simple, pas Claude François, son travail, il y a quelques réussites tout de même, pour certains c'est le drame, ils ne comprennent rien.

 

Il est à noter que dans les critères, le document final, un pdf, doit peser 500 ko. Si je suis ravi de voir que la grande majorité des élèves a intégré le fait d'arrêter de faire copier coller depuis le web, c'est pas encore ça pour la taille des images, ils sont capables de prendre un truc à 6 mp pour le coller dans le document pour une petite vignette, ne pas être choqué. Libreoffice fait de plus en plus de progrès dans ce sens là à savoir qu'il est possible de compresser les images directement depuis l'interface du logiciel, clic droit compresser. C'est riche, ça marche, avec le crop qui a l'air de mieux marcher, on va pouvoir désormais éviter de passer par un logiciel externe pour utiliser la suite bureautique.

On finit la matinée tant bien que mal, et je pense que je vais enfin pouvoir faire une pause.

Il est 12h35 quand je passe à table et j'ai la joie d'avoir des questions d'informatique. J'évite de plus en plus la cantine, car ça me permet d'éviter ça, mais là je crevais la faim. J'ai eu la bonne idée de positionner du soutien de maths à des élèves de 1ère à 13h repas envoyé en 20 minutes, je mange léger pour éviter la digestion difficile ... Ah moi je sais pas dire non et surtout à la petite L*. L* est une élève qui a toutes les raisons de me détester. Je suis son prof de maths depuis l'an dernier, l'an dernier en seconde générale dès la fin du premier trimestre, je lui expliquais à elle, à sa mère, qu'elle n'avait pas le niveau et qu'il fallait s'orienter en pro. Elle a dit qu'elle allait quand même tenter sa chance, j'ai dit qu'elle allait le sentir passer, elle a fait une année complète à prendre des cartons en maths et ailleurs tout en trimant comme un âne. Régulièrement le soir, elle m'envoyait des exercices qu'elle prenait en photo, je corrigeais directement dessus avec Kolourpaint, c'est beau les technologies. Moi tu vois les gens, je fais le métier pour des filles comme ça, des gamines besogneuses, des gamines qui font le maximum, qu'elles échouent ou qu'elles réussissent n'a aucune importance, elles ont mené le combat la tête haute, et quand elles se cassent la gueule il faut être juste présent pour relever. Étrange métier que celui d'enseignant, juge, bourreau, ambulancier, entraîneur. Je fais aussi le métier pour les grosses faignasses que je redresse, mais c'est une autre histoire. Par le biais du hasard, j'enseigne en première pro cette année, L* a suivi mon conseil et s'est réorientée, elle me reprend en prof de maths. L'objectif bien sûr c'est d'avoir la moyenne avec moi, nous continuons donc notre bonhomme de chemin ensemble, main dans la main, pour le meilleur et pour le pire. Et bien évidemment ne pouvant donner un cours particulier car ce serait négliger les autres besogneuses, je me retrouve avec 12 filles pendant 40 minutes qui n'arrivent pas à faire une équation du premier degré mais qui savent faire une dérivée, les méandres tortueux de la scolarité. Il est 13h37 quand je libère ce beau monde et je m'octrois donc le luxe de 2 minutes pour aller soulager ma prostate, nostalgie du ciflox. J'ai une heure de trou, mais il se trouve que mon collègue de français a la grippe, il manque des profs, je prends donc pour la cinquième heure consécutive mes élèves de troisième que je dois avoir pour la sixième heure de 14h30 à 15h30. Faut pas s'étonner qu'on m'appelle maman assez régulièrement dans cette classe, comme j'aime à le rappeler je suis peut être l'adulte qu'ils auront vu le plus cette semaine pour certains. Je finis l'après midi sur les nerfs avec 40 minutes de pause dans une journée riche, surtout en café, je taille la route.

Arrivé à la maison, je commence à éplucher les 60 mails envoyés par mes élèves avec leur travail et prépare la semaine prochaine où le concours doit être fini quoi qu'il arrive. Et oui on rigole on rigole mais mes élèves partent en stage le 27, après c'est les vacances, l'occasion pour moi prof principal de passer des coups de téléphone aux familles et rappeler que s'ils n'ont pas de stage, ils regarderont huit heures par jour un plafond au lycée y compris le mercredi dans l'inactivité la plus complète pour les faire méditer sur le fait de ne pas s'être remué durant les vacances pour aller chercher un stage. Curieusement cet argument en a motivé plus d'un, et je me retrouve avec des tas de conventions à signer, trier, compléter les dates et d'autres oublis. Entre mes pages de journaux et mes conventions, je finis ce soir pour démarrer mon weekend à 22 heures passées, pour une journée commencée au lycée 7h30.

Je crois qu'on peut le dire sans trop se tromper, c'est vendredi. Demain je poutre la gueule à des tas de monstres dans Dark Souls, il faudra au moins ça pour oblier ce vendredi.

Nouveau cas d'école et plus si affinités

mercredi 18 janvier 2017 à 16:00

Le temps passé sur mon cas d'école est honteux mais c'était tout simplement pas possible. Pour mémoire, j'ai fait une réinitialisation de la machine puis j'ai tenté de faire passer le truc en Windows 10 blocage de façon systématique à 99%. Il faut savoir d'ailleurs que la mise à jour vers Windows 10 reste pour l'instant gratuite en utilisant mediacreationtool c'est quand même dire que Microsoft est correctement aux abois pour un système qui n'est théoriquement plus accessible sans payer depuis six mois. Vous me ferez remarquer qu'effectivement ça doit être gratuit pour les postes qui ont des outils d'accessibilité dessus, dans le cas présent ce n'est pas le cas, on est sur une version de Windows 8.1 plus que basique, ça ne devrait donc pas se mettre à jour. Comment se fait il alors que nous sommes sur un système "neuf" que l'installation ne passe pas ?

Et bien tout simplement parce que cet ordinateur de marque Boulanger .... oui je sais, est livré avec un certain nombre de logiciels dont la liste des .net. Et c'est là où on se rend compte que Windows 8.1 est encore plus pourri que Windows 7, car j'ai déjà rencontré le problème avec 7. Sauf que 7 a l'intelligence de vous présenter les .net dans les logiciels installés quand Windows 8.1 le met dans les fonctionnalités, j'ai mis un certain temps à comprendre ça. Par conséquent, tout ce que vous pouvez lire sur la toile, y a de bonnes chances que ça ne marche pas, allez vérifier pour voir si c'est pas du .net qui traîne dans votre installation.

Bien évidemment la facilité serait de dire que Windows c'est de la merde, et effectivement dans ce genre de cas, je crois qu'on peut tourner le problème dans tous les sens :

Car ici aucun message d'erreur, si je n'avais pas déjà rencontré le cas sur un PC Windows 7, je n'aurai jamais trouvé.

J'ai trouvé j'ai partagé, je me permets d'ouvrir rapidement une parenthèse pour Cascador. Je suis persuadé que même si cette astuce ne sera pas vu 100 millions de fois comme ça aurait pu être le cas si j'avais été un super youtubeur, elle dépannera un petit nombre de personnes, et c'est certainement ici que tout se joue. Qu'importe qu'on partage pour le plus grand nombre tant qu'on a pu rendre service à une personne c'est déjà beaucoup.