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Le Blog de Cyrille BORNE

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Windows 10 c'est de la bombe baby

samedi 4 mars 2017 à 08:00

Une de mes collègues m'a dit qu'elle voulait changer l'ordinateur de sa fille, un Lenovo pour le moins correct et mettre une merdasse que j'affectionne en 11.6 avec 32 Go de disque partagé avec le système, 2 Go de RAM pour faire péter Windows 10. J'ai quand même fait remarquer qu'avec 40 €, on transformait son Lenovo un peu lent en machine véloce et que pour 10 € de plus on avait un boîtier externe pour que rien ne soit perdu et tout soit transformé, Lavoisier est un pote. C'est un ordinateur que je connais pour l'avoir déjà décontaminé, et l'avoir passé en Windows 10, j'ai donc fait de façon classique la procédure avec Easeus sauf que je me suis retrouvé avec une erreur de place. J'ai fait plusieurs essais, genre ne prendre que la partition système, rien, j'ai downgradé en version 9.2, rien non plus, le code erreur ne donnant absolument rien. 

Clic droit sur le C nettoyage du disque et on se rend compte que Windows 10 après être monté de la version 7 ou 8 a un vilain bug, il a des fichiers temporaires de 4 To ce qui sur un disque dur de 500 Go est quand même digne d'un magnifique tour de magie. J'ai donc fait le grand ménage, viré le fichier de 4 To après une bonne heure de nettoyage, fait sauté les anciennes versions, j'ai libéré plus de 30 Go d'espace disque ce qui n'est pas négligeable. Même procédure et même erreur, j'ai fait une analyse du disque C et c'est passé. Si le coup du 4 To ce n'est pas la première fois que je le vois, le coup du disque dur qui ne se copie pas et sur lequel il faut faire un check disk est une nouveauté, si vous avez la même erreur, vous saurez d'où ça vient.

Le modèle de Lenovo s'ouvre bien, trois vis, une pression et tout est accessible. Le Lenovo désormais démarre en moins de cinq secondes, la machine est devenue particulièrement véloce.

Bénévoles ? Pas totalement convaincu

vendredi 3 mars 2017 à 08:00

Dans le forum debian-facile, un lecteur a eu la drôle d'idée de balancer mon message à caractère humoristique où j'explique que 95% des distributions Linux sont à jeter à la poubelle ce qui est vrai mais comme je l'ai dit sur le ton de l'humour ça passe mieux. On en est déjà à quatre pages, ça se passe plutôt bien mais comprenez que si j'écris en réclamant de ne pas figurer avec le jdh qui devrait se poser des questions sur son avenir si tous les blogueurs ferment leurs portes, la même question d'ailleurs que devraient se poser les vampires quand il n'y aura plus rien à sucer, c'est parce que beaucoup de gens ne sont pas capables de lire le BORNE, oui le BORNE ça se mérite. Dans ces quelques pages est en train d'émerger un débat intéressant quant à la notion de bénévolat dans le logiciel libre.

Il y a dans le libre un problème majeur qui revient de façon assez régulière, un problème qu'on peut entendre et qui est le suivant. De quel droit peut-on se permettre de cracher sur le travail des bénévoles. En gros, quand j'explique ou que d'autres expliquent que Mageia ne sert à rien, il faut être immonde pour en dire du mal, ces gens là sont dans saints qu'on devrait canoniser ou en tout cas leur proposer un canon plutôt que de tirer à boulet rouge, un canon de rouge bien évidemment, pas un appareil photo Canon, sauf pour les amateurs de photos, mon Dieu je me transforme sous vos yeux en Philippe Bouvart et cette situation est extraordinaire, une première mondiale.

Retrouvons notre sérieux et allons voir ce que dit le Larousse : Qui apporte son aide volontaire et sans être rémunéré : Une infirmière bénévole. Frédéric qui attend désormais la barre des 200 commentaires pour écrire son prochain billet de blog, dit dans une de ses vidéos Youtube, qu'il ne gagne pas d'argent, qu'il est bénévole, je ne suis pas totalement convaincu. Quand Frédéric écrit un pavé sur le guide d'installation Archlinux, il a certainement dû apporter de l'aide à beaucoup de personnes sans être rémunéré, on peut donc considérer qu'il s'agit de bénévolat. En outre quand il explique qu'une obscure distribution c'est de la merde, pardon pause vidéo :

Est ce qu'il s'agit de bénévolat ? L'aspect non rémunéré c'est un fait, l'aide par contre est plus discutable. Il y a peut être une part d'aide en déconseillant l'utilisation d'une distribution et par le fait éviter de miser sur le fameux mauvais cheval, néanmoins il n'aide pas ses créateurs, la limite est donc trop floue pour que ce soit du bénévolat.

Allons plus loin dans la démarche pour faire plaisir à Starsheep. J'ai installé des Handylinux à tour de bras et j'en ai fait de la publicité comme c'était pas permis. Il y a des gens qui ont chez eux des handylinux, des gens que je ne vois plus, des gens qui se moquent de Linux et qui ont été contents à un moment de trouver un couillon qui a su donner une nouvelle vie à leur PC de façon purement gratuite, donc bénévole. Et ici, l'expression bénévole est impropre car j'ai si j'ai fait le job gratuitement, je n'ai pas aidé ces gens. Ces gens sont sur une distribution qui est vouée à disparaître, ne se sont pas intéressés à leur système d'exploitation, ils auront donc à moyen terme des difficultés avec leur ordinateur.

Et c'est ici que se joue toute la subtilité de la chose :

Je ne suis pas bénévole et je ne me considère pas comme tel, il faudrait d'ailleurs arrêter de penser que les libristes sont bénévoles. Car d'aide, c'est souvent soi-même qu'on aide. J'écris ces longs textes pas pour vous aider, j'écris ces longs textes car c'est un loisir comme un autre, c'est mon plaisir personnel, ce n'est pas vous que j'aide, c'est moi à hiérarchiser ma pensée. Quand un développeur publie un logiciel libre c'est que soit il a fait une étude de marché et se rend compte que ça peut lui donner un coup de main, soit parce qu'il a eu besoin de coder ce logiciel, soit parce qu'il n'avait pas d'idée et qu'il a trouvé que ce truc là est pas plus bête qu'une autre, soit parce qu'il a besoin de sentir la passion de la programmation, le kif de trouver la panne.

Quand j'utilise un logiciel libre, je n'utilise pas le travail d'un bénévole, j'utilise le travail d'un gars qui pour une raison ou pour une autre a fait le choix de mettre à disposition son logiciel. Quand je crache sur Mozilla, je ne crache pas sur des bénévoles je crache sur une fondation qui engrange 400 millions et qui met son logiciel gratuitement à disposition en me récupérant peut être quelques données au passage.

Le développeur libre a un but, le développeur libre peut être quelqu'un de bien et avoir envie de dépanner et d'assurer un service après vente, rien ne l'y oblige. Il faut arrêter de penser que la personne en face de nous est redevable de quelque chose qu'elle a une obligation de service ou qu'elle est bénévole. Les bénévoles peuvent retirer leur bille à n'importe quel moment, les gens qui ont une obligation de service sont des prestataires, il ne faut donc rien attendre d'un logiciel libre, il n'y a pas d'assurance. Néanmoins quand la production est publique, qu'elle est mise à disposition et qu'on invite à l'utiliser, il est normal que la critique existe qu'elle soit positive ou négative, sinon on reste dans la sphère du privé.

Alors oui je sais, on va tous mourir, le discours est un peu noir mais il traduit une réalité, nous faisons les choses avant tout pour notre intérêt personnel, ça ne fait pas de nous des salopards pour autant, on y croise même parfois des gens très bien qui font les choses de façon désintéressée mais jamais totalement.

l'enfer est pavé de bonnes intentions, tu crois que tu fais une super distribution Linux qui va sauver le monde et finalement tu te rends compte que tu fais utiliser du rpm à tes utilisateurs.

Evolution de mon matériel : imprimantes

jeudi 2 mars 2017 à 08:00

Comme je l'avais annoncé la dernière fois, j'étais à la recherche d'une imprimante laser couleur scanner afin de remplacer ma très très très vieille LBP 1120. Le cahier des charges c'était le précédent, avec du toner pas cher, du wifi et la compatibilité avec Linux bien évidemment parce que Linux c'est le top surtout quand on utilise une vraie distribution, une bonne distribution, enfin vous voyez ce que je veux dire. Mon choix s'est donc arrêté sur la Brother DCP-9020CDW qui correspond en gros à ce que je veux. Juste un détail c'est un veau, la factrice m'a demandé de la prendre dans la camionnette parce qu'elle ne pouvait pas la porter seule, voici le bébé :

Pour installer l'imprimante, on va sur le site qui va bien et on se rend compte qu'on peut même le télécharger en RPM les paquets des perdants c'est dire que Brother est charitable.

Il est nécessaire de télécharger le fichier script qui est proposé, inutile de prendre les deb disponibles et de faire la commande : bash linux-brprinter-installer-2.1.1-1 DCP-9020CDW

A partir de ce moment là, il télécharge les paquets qui vont bien vous posent des questions simples et l'imprimante est installée. On sent quand même qu'on est dans la machine des années 2010 passées, on a même un compteur pour le nombre de pages imprimées, on a même une application Windows Phone c'est dire qu'ils sont vraiment, mais vraiment charitables au chez Brother. J'ai fait le test, c'est assez sympa, ça permet de scanner directement sur son téléphone un document. Pour le moment à part dire que le plus long c'était de déballer, de porter, d'intervertir un meuble avec ma fille, je ne peux faire aucun retour sur l'imprimante, et sur le coût à la page et sur la durée, ce sont des éléments que je donnerai au fur et à mesure. Ce qui est certain c'est que j'ai gagné en place en virant deux appareils au profit d'un seul.

Ce sont les enfants qui ont récupéré l'espon XP-205, ils vont enfin pouvoir scanner leurs mains, que celui qui n'a jamais scanné sa main me jette la première pierre. Les enfants ne sont pas dans le même réseau que nous, étant donné qu'ils ont je le rappelle le contrôle parental le moins cher et le plus efficace de France au travers d'une borne Wifi TP-Link dont les DNS pointent sur opendns, il fallait donc faire basculer l'imprimante de la livebox vers la borne Wifi.

J'ai tenté de bidouiller avec le WPS de la borne et là je vous donne du très très grand Cyrille BORNE. Les concepteurs de cet engin extraordinaire ont eu l'ingénieuse idée sur le même bouton c'est à dire le WPS d'associer le reset intégral des paramètres de la borne Wifi. Donc j'ai réussi à formater la borne, un paramétrage plus tard, je prends mon ordinateur du lycée sous Windows 10 et j'installe par un cordon USB. A partir de ce moment là tout va très vite, on va à nouveau sur la page qui va bien on prend les deb, plus forts encore on a même un outil pour indiquer le niveau d'encre sous Linux, c'est tellement 2017, c'est fou.

Les enfants sont bien sûr informés qu'une fois qu'ils auront vidé les cartouche d'encre après avoir imprimé leurs mains qu'ils ont scanné, je ne paierai pas pour le renouvellement et ça viendra bien sûr de leur poche.

En 2017, imprimer et scanner sous Linux c'est quand même jouable si on réfléchit à son matériel en amont. Brother et Epson à ce jeu là ne sont pas les plus mauvais.

D

jeudi 2 mars 2017 à 07:02

D comme Dracula puisqu'il s'agit d'une bande dessinée sur les vampires est réalisée par Maiorana et Ayroles ce qui n'est pas anondin puisque c'est le tandem qui avait fait Garulfo qu'on peut qualifier de précurseur de Shrek. Et c'est important de le signaler car en fait on s'attend à des vannes à deux balles tout au long du premier album mais en fait il s'agit d'une bande dessinée sans humour, dans le pur style vampire. Richard Drake l'explorateur rentre de ses expéditions et tombe amoureux d'une jeune femme qui la faute à pas de chance est la cible d'un vampire. Il va passer de la chasse au lion à la chasse aux suceurs de sang en trois tomes. Le premier album n'est pas bon, il manque largement de rythme, il faudra attendre de patienter jusqu'au deuxième tome et enfin pour un excellent troisième opus pour rentrer dans l'aventure. Dans l'ensemble D est une bonne bédé qui marque la fin de la carrière du dessinateur Maiorana qui à l'époque avait fait quelques vagues dans le milieu expliquant que la bande dessinée ne permettait pas de vivre correctement pour la grande majorité de ses auteurs.

Jack Reacher Never Go Back

mercredi 1 mars 2017 à 21:19

Alors que le premier Jack Reacher m'avait laissé un très bon souvenir, un souvenir de n'importe quoi d'ailleurs avec un Tom Cruise totalement indestructible qui cassait la gueule à tout le monde ce deuxième opus me laisse de marbre. Jack Reacher est dans un bar, il vient de casser la gueule à des gens, la routine, des policiers arrivent et il est délivré par la police militaire. Alors qu'il veut saluer la chef militaire qui l'a délivré, il découvre qu'elle a été emprisonnée. Étant donné qu'il n'a que ça à faire, il va la délivrer, déjouer une machination et découvrir qu'il a une fille tout en cassant la gueule à des tas de gens. Long, ça part dans tous les sens, la pression qu'on essaie de faire peser sur le téléspectateur est très artificielle, ça ne prend pas, on s'ennuie.