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Le Blog de Cyrille BORNE

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Aujourd'hui c'est marabout : les élèves sont bavards mais on ne sait pas pourquoi

dimanche 2 avril 2017 à 08:00

Vous avez vu passer cette nouvelle dans laquelle on dit qu'en gros le climat de discipline s'est largement dégradé et que nous sommes, attention Mesdames et Messieurs, le pays, où ça c'est le plus dégradé AU MONDE. Bon et là théoriquement, enfin je dis bien théoriquement, on attend quand même quelques explications quant au pourquoi, pourquoi chez nous et moins ailleurs ? Et c'est ici que rentre malheureusement un paramètre très difficile du journalisme, aller plus loin que l'annonce, mener l'enquête, trouver des personnes, enfin faire son boulot quoi. Oui, le problème de ce classement c'est qu'il donne un résultat mais ne donne pas d'explication, ne comptez pas sur les journalistes pour en avoir une.

Il est noté dans un des articles, qu'il faudrait communiquer avec les parents, je trouve que c'est une bonne idée. Seulement, il manque un bout là dedans. Ca serait bien de communiquer avec des parents qui sont capables de mettre le portable de leur gamin aux chiottes et de mettre des coups de pioches dans la télé.

Car en fait à l'heure actuelle, la communication avec les parents c'est un peu la roue de la fortune. La case à 50.000 c'est celle où le gosse revient le lendemain et où il est transformé. On ne sait pas ce qui c'est passé, on ne veut pas vraiment le savoir non plus, on va se contenter de dire que le résultat est là et bien présent. Assez souvent c'est quand même la banqueroute, c'est à dire que l'appel aux parents ne donne absolument rien, le gamin n'a pas changé d'un iota son comportement. La difficulté d'ailleurs, je l'ai souvent évoquée, c'est pour le parent qui veut que son gamin soit sérieux de lutter en partie contre le reste du monde. Si chaque parent s'occupait sérieusement de son gamin, si les gamins étaient frères de malheur face à ces parents despotiques qui réclameraient sans cesse du travail et du sérieux, les choses seraient différentes. Malheureusement ici, c'est pas vraiment binaire, il suffit d'avoir deux gamins qui glandent dans la pièce et tout le monde veut glander, la classe elle est au travail comme un seul homme ou elle ne travaille pas.

Je dédouane personnellement les enfants. Ce n'est pas mon indulgence naturelle, si un gosse ne fout absolument rien à l'école et qu'on le laisse faire ce n'est pas sa faute. C'est la faute de l'école si elle n'a pas tiré la sonnette d'alarme, c'est la faute des parents s'il ne trouve pas le levier pour faire travailler son gosse. Bon allez, on va pas tout mettre sur le dos des parents, on va en prendre un peu quand même, il y a de bonnes chances pour que ce qu'on enseigne soit tout pourri et certainement notre façon de l'enseigner qui n'est pas formidable. En admettant qu'on trouve vraiment des trucs qui sont extraordinaires dans les programmes, des trucs qui passionneraient, qu'on se transforme tous de façon spontanée en Socrate, ça ne résoudrait pas non plus le problème. Pourquoi ?

Parce que ça laisserait supposer en fait que l'enfant s'ennuie à l'école parce que l'école c'est ennuyeux. Oui c'est ennuyeux l'école mais ce n'est pas ça le problème. Le problème c'est que le gamin il aura toujours quelque chose de plus passionnant à faire que d'écouter à l'école. Les pokemons c'est plus intéressant que l'école, youtube c'est plus passionnant que l'école, et quoi qu'on fasse c'est perdu d'avance, l'école n'arrivera jamais à être plus passionnante que ce que des commerciaux, des experts de la vente auront mis dans la balance pour réussir à vendre leurs produits, à les rendre addictifs, c'est peut être à eux qu'on devrait demander de faire de la pédagogie.

En fait notre souci français il est bien simple, tant qu'on n'aura pas remis l'obligation au coeur du système, qu'on n'aura pas fait comprendre de gré ou de force qu'il y a des trucs qu'on est obligé de faire, et bien le système ne pourra pas fonctionner. Si on ne se lave pas, on pue, c'est pour ça qu'on se lave, si on ne fait pas à manger on crève de faim, et j'en passe. A partir du moment où on a retiré le côté si je ne fais pas mon travail je suis privé de PS4 et de Samsung Galaxy, la science n'avancera pas.

Attention dans la liste des choses que je n'ai pas dites et qu'il ne faudrait pas croire que je pense :

About Ray

samedi 1 avril 2017 à 15:03

C'est l'histoire d'une jeune fille qui vit avec sa mère et avec sa grand mère et la copine lesbienne de sa grand mère, une histoire de femme, enfin pas tant que ça, parce que la jeune fille, elle est convaincue d'être un homme dans un corps de femme. Enfin bon pour ça y a des opérations, seulement la faute à pas de chance quand on a 16 ans, on a besoin d'avoir l'accord parental et si du côté de Naomi Watts sa mère, ça ne pose pas de problèmes, le père qu'elle ne connaît pas, il faut sa signature, pas facile surtout quand tout le monde est en froid. Un film plutôt classique, bien joué et réussi.

1er avril. La RATP détourne les noms des stations de métro

samedi 1 avril 2017 à 13:29

Initiative qui pour ma part ne sert absolument à rien mais c'est très personnel, je suppose que cela n'a pas dû être gratuit et je serai curieux de savoir combien ça a coûté pour ce qui n'est en fait qu'une campagne de communication, histoire de se rendre sympathique. D'ailleurs le jour où on va découvrir que ça a coûté une blinde, ça rendra toute suite l'opération moins sympathique.

source

Mademoiselle

samedi 1 avril 2017 à 13:21

C'est l'histoire d'une arnaque. Une jeune femme très très très riche vit avec son oncle, lui a calé de l'épouser histoire de prendre l'argent, mais ce n'est pas de l'avis d'un groupe d'arnaqueurs qui a décidé de rafler la mise. L'idée est simple, un gars qui se fait passer pour un noble la rend folle de désir, il l'épouse, il prend son argent, et la fait interner dans la foulée. Pour y arrivée il place sa complice qui va devenir dame de compagnie de la mademoiselle, elle aura pour mission de dire qu'il est trop fort et qu'il faut l'épouser. Film du réalisateur de Old Boy, et film extraordinaire à nouveau, c'est très bon. En costume d'époque, du rebondissement, c'est un film vraiment magnifique.

Perfect world

samedi 1 avril 2017 à 08:00

Avec l'avant dernier billet de blog, j'en ai fait flippé quelques uns, le fait d'avoir vu paraître hier un billet avec Patrick Sébastien et Chantal Goya a certainement mis tout le monde d'accord. Je salue d'ailleurs toutes les personnes qui me connaissent qui n'ont même pas relevé le billet. J'aimerai quand même revenir sur ce billet en une image :

Alors n'allez surtout pas chercher un lien avec les chaînes, la libération tout ça, je cherchais juste des gars qui ramaient ensemble et curieusement j'ai trouvé que ça faisait plus crédible que les types qui font de l'aviron où les gars sont propres, font tout en rythme pour la victoire. Ici c'est bien, les types sont crasseux, barbus, n'ont pas les mêmes gabarits et rament comme ils peuvent. Pour moi c'est la représentation de l'internet d'il y a plus de dix ans. Je ne suis pas dans le c'était mieux avant, car même si c'est une phrase que j'emploie souvent c'est en fait une boutade, que ce soit mieux avant ou pas, maintenant c'est maintenant et on ne remontera pas dans le passé malgré mes efforts pour construire la machine à remonter le temps. Il faut voir donc dans cette image, des gens qui sont liés les uns aux autres malgré leurs différences et qui sont quelque part solidaires : je peux arroser la toile de mes connaissances car d'autres le font et s'ils ne répondent pas directement à ma problématique, ils répondent à d'autres problématiques.

Bendia du forum debian-facile me faisait remarquer qu'on pouvait retrouver cet esprit dans les sites collaboratifs, c'est pas faux mais ça déplace le problème ailleurs. Prenons l'exemple de Wikipedia pour rester le plus neutre possible, effectivement je collabore en alimentant des pages qui vont aider des personnes qui elles mêmes collaborent, c'est merveilleux, tout le monde s'entraide en apportant son domaine de compétence de façon centralisée. Seulement ce qui me gêne c'est que Wikipedia appartient quand même quelque part à quelqu'un alors que les textes sont écrits par tout le monde, un peu comme Facebook d'ailleurs. Quand Wikipedia qui engrange quand même de l'argent dans tous les sens fait apparaître des panneaux monumentaux qu'il faut adblocker pour demander encore de l'argent, je n'ai pas la sensation que tout le monde soit franchement d'accord pour avoir une forme de publicité qui s'affiche ou du harcèlement on choisira, je pense que ce n'est pas la décision de tout le monde mais bien de quelques personnes. On continue donc à travailler pour les autres, simple contributeur, pour ne finalement pas être maître des décisions. On pourrait dès lors imaginer un référendum dans les grandes décisions, mais ça tournerait certainement au bazar, qu'on le veuille ou non, comme dans un bateau, il faut un capitaine, on espère juste que ce n'est pas celui du Concordia.

A l'heure actuelle si je devais décrire ma situation ça serait ça :

Je cherchais une barque de pêcheur à côté d'un gros bateau mais déjà que j'écris mes billets gratos, je vais pas prendre du temps pour trouver des illustrations. Si on devait schématiser, le gros bateau c'est Facebook, un réseau social, un gros forum, enfin tout ce que tu veux qui soit un peu important. L'analogie est simple, le gros bateau, tu as la fête tous les soirs, tu as du monde, c'est ambiance mais tu n'es pas le capitaine, le petit bateau, tu diriges ta barque.

Bon je crois qu'on a bien compris les avantages et les inconvénients et certains d'entre vous pourrez même trouver une parabole qui dirait qu'il vaut mieux 300 distributions Linux qu'une seule, maintenant revenons en à notre thème initial, la gratuité. Il faut comprendre que la gratuité d'après notre photo de galériens, ne pose pas de problèmes quand elle est partagée. Quasiment du jour au lendemain et ce n'est pas faute de l'avoir annoncé depuis quelques temps, avec la disparition des contenus gratuits pertinents, la presse se sent enfin le droit de vous rejeter au bout d'un certain nombre d'articles lus, vous inviter à payer si vous voulez lire les 90% restants, on y arrive, il y a de fortes chances que demain on ne soit pas loin d'un modèle intégralement payant ce qui fera peut être réagir les indépendants. Je suis enseignant donc je suis un éternel optimiste et je crois que ça va aller mieux dans quelques temps. Les gens sont en train de se laisser des grandes surfaces, ça commence à raisonner autrement, l'internet suivra aussi ce chemin mais c'est encore trop tôt, on assiste à l'heure actuelle à une énorme phase de contraction autour des grands acteurs, je pense que dans quelques années, bien plus rapidement que pour les hyper d'ailleurs, on assistera à l'explosion. Le retour du gratuit peut être pas, mais de quelque chose de mieux que ce qu'on vit actuellement.

Bon, revenons à notre sujet préféré, moi-même.

En conclusion, c'est le status quo c'est à dire que je vais continuer à faire ce que je fais de mieux : rien.

Vous noterez que ce billet est paru le premier avril, ce jour merveilleux qui ne fait que vous rappeler qu'internet c'est vraiment de la merde, que les blagues vaseuses c'était déjà présent il y a dix ans, sauf qu'aujourd'hui c'est devenu un marronnier incontournable car c'est un soulagement incroyable d'avoir quelque chose à raconter au moins une fois tous les 365 jours, vous verrez même des gens qui n'écrivent plus faire leur poisson d'avril, je les plains.

Enfin j'écrivais qu'à l'instar d'un Saez, j'avais besoin de retravailler un billet parfois trois ou quatre fois sur le même thème pour avoir la certitude de ne pas en avoir laissé une miette, je crois que ce coup-ci c'est chose faite. Nous finissons donc en toute logique en chanson de Saez, Damien c'est à toi.