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Le Blog de Cyrille BORNE

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Debian Stretch, installation et post installation, gros oeuvre

vendredi 14 avril 2017 à 08:00

Pour une raison qui m'échappe j'ai ma base de paquets apt qui a crashé ce qui prouve qu'on est à l'abri de rien. Un message de type insserv: warning: script 'ccpd' missing LSB tags and overrides, les différentes solutions que j'ai voulues tester ont conduit à une impossibilité d'ajouter ou de supprimer des paquets, des erreurs de configuration y compris pour Samba. J'ai donc "profité" de l'occasion pour faire table rase et passer à stretch dont la RC3 vient de sortir il y a quelques jours.

l'installation ne pose pas de problème, par contre j'ai dû le faire à l'ancienne dans le sens où multiboot usb s'il a bien été capable de lancer l'installation de debian, dans l'installateur le message traditionnel pour me dire qu'il ne trouvait pas le disque, j'ai donc gravé un CD et lancé l'installation.

Première chose à faire, éditer le sources.list pour rajouter le non-free, en effet ma carte vidéo, une vieille ATI Radeon HD5450 n'est pas reconnue de façon native, il est nécessaire d'installer firmware-linux-nonfree. Au reboot, ça passe tout seul dans la résolution qui va bien. L'une des priorités même si ça peut paraître étonnant c'est la réinstallation de VirtualBox. En effet, je virtualise une openmediavault pour donner du DLNA dans le réseau, comme ça tout le monde peut regarder tout et n'importe quoi sur la télé en utilisant la clé télé d'orange qui le repère plutôt bien. A l'heure où j'écris ces lignes, VirtualBox n'apparaît pas dans Stretch, on ira donc installer depuis les dépôts officiels : wget -q https://www.virtualbox.org/download/oracle_vbox_2016.asc -O- | sudo apt-key add -, puis un apt-get install virtualbox-5.1. Il suffit d'ajouter la machine virtuelle, on notera à l'ajout qu'il signale un problème avec le nom de la carte réseau, fini donc eth1, wlan et le reste, il faudra être vigilant sur les différents impacts.

On notera désormais que dans cette stretch c'est désormais Firefox et Thunderbird qui sont installés par défaut, on tourne donc la page des conflits pour des histoires de logo, il n'y a pas eu de problème pour la détection de mon répertoire de configuration .icedove, un lien symbolique .thunderbird a été créé. Rajout de apt-xapian-index, qui correspond à la recherche intelligente dans synaptic et qui n'est jamais installé par défaut dans Xfce. Récupération et installation des paquets de forticlient, pour accéder au VPN de mon lycée. Il y a un gars qui met à jour régulièrement et je l'en félicite. Je profite de l'occasion pour installer gdebi afin d'avoir l'installation automatique des deb par un double click et éviter le dpkg en ligne de commande. Pour aller avec remmina, qui me permet de me connecter à l'ensemble des serveurs Windows une fois que je suis dans le réseau.

L'installation de l'imprimante Brother se passe de la façon suivante après avoir récupéré le script qui va bien. En root : bash linux-brprinter-installer-*.*.*-* dcp9020cdw. J'insiste bien sur la syntaxe avec le nom de l'imprimante en minuscule et sans les tirets, sinon il ne trouve pas. Pensez aussi à installer cups qui n'est pas installé par défaut comme de nombreux programmes d'ailleurs dans cette Xfce, ce qui montre bien quand même qu'on a besoin d'une distribution out of the box ou de savoir configurer une debian.

J'arrête cet épisode ici car je suis bloqué sur l'installation de scratch2 qui ne fonctionne plus avec deux dépendances qui ne sont pas passées, le message d'erreur est en lien avec GTK et Xfce ce qui fait qu'on arrive peut être aux limites du système de Xfce qui va devoir vraiment commencer à s'inquiéter de son passage à GTK3.

Un musée des produits ratés ouvre en Suède pour célébrer les échecs de l'innovation

jeudi 13 avril 2017 à 17:16

On me dit dans l'oreillette que l'aile nord de l'établissement est intégralement consacrée au logiciel libre.

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A-t-on le droit ou le devoir de tout juger ?

jeudi 13 avril 2017 à 08:00

Durant mon voyage, mon quotidien désormais, je suis utilisateur de tripadvisor. Je l'ai évoqué la dernière fois, c'est un outil qui me permet d'une part de trouver rapidement les points à visiter et de lire des avis dessus, de valoriser des restaurateurs de mon coin, des gens qui font le job. Dernièrement après un passage à Argelès-sur-Mer où j'ai mangé un chocolat liégeois à plus de 8 €, de petite taille, avec un goût bas de gamme, comprendre une glace issue du supermarché, je me suis lâché sur les commentaires pour dire que c'était un attrape touriste.

Il y a quand même dans le poids de mon commentaire un enjeu qui est double. Il y a derrière cette façade des emplois, il y a derrière cette pratique de glace de mauvaise qualité un touriste qui se doit d'être informé, un touriste qui le jour où il en aura vraiment marre ira partir en Espagne, on est donc encore face à de l'emploi. Mon commentaire est désintéressé, mais il peut être blessant, est-ce que je suis d'ailleurs à même de faire ce commentaire, concrètement, est-ce que j'en ai la compétence ?

Une partie de la réponse est donnée par ce chef, Vincent Durin, sa vidéo est en train de se propager de façon plus ou moins virale sur internet.

La problématique ici est un peu plus complexe, car la viralité de la vidéo ne va pas forcément servir la cause du chef qui est peut-être très bon dans sa cuisine mais qui dans sa façon de s'exprimer, à savoir vulgarité et insulte, ne donne pas l'image de quelque chose qu'on voudrait "distingué", le résultat est donc simple, il est moqué. Et pourtant dans ce déluge d'insultes, il y a une vraie question de fond, qui est à même de juger ? Il dit avec humour (?) que ce n'est pas parce qu'on a un thermomix qu'on est un chef et il a raison, il est dommage qu'il le dise de cette façon.

Une initiative similaire avait été faite pour les profs il y a quelques années et ça n'avait pas duré longtemps, j'ai vu qu'un nouveau site de ce type était apparu et nécessairement je serai indigné si j'avais des critiques négatives. Pourquoi ? Pas parce que je n'accepte pas la critique, mais la critique doit être pertinente et réalisée par un professionnel. L'inspecteur peut dire que je fais de la merde, un collègue peut dire que je fais de la merde, un élève peut constater, voir certaines choses mais pas nécessairement appréhender la totalité du métier. Ramené à tripadvisor, je pense que je peux dire qu'un chocolat liégeois n'est pas bon pour en avoir mangé en pagaille et dire par exemple que le Bubble Café de Saint Pierre est largement meilleur, je n'aurai certainement pas la compétence pour un plat plus sophistiqué que je pourrai même ne pas apprécier alors qu'il est succulent. Quand on voit que des enfants ne font pas la différence entre le steack du boucher, la viande intermédiaire de supermarché et le bas de gamme, il me paraît difficile d'être un expert. Et pour le parallèle, un gamin peut voir un prof qui lui donne un vieux truc dégueulasse photocopié 20 fois et apprécier un travail intégralement réalisé à l'informatique, l'élève pourtant n'a pas toutes les capacités du juge qui se doit d'être un professionnel. Une inspectrice de mathématiques disait à juste titre, c'est pas parce qu'on est souvent malade qu'on peut être médecin, de la même manière traîner 20 ans sur les bancs de l'école ne fait d'un élève un enseignant.

Moralités :

A priori il n'est pas possible de supprimer un établissement de tripadvisor, c'est à dire qu'il faut accepter le fait que ça existe. Je viens de jeter un coup d'oeil, tripadvisor estime qu'il se doit d'être exhaustif, si bien qu'il veut recenser le maximum de choses et donc ne supprime l'établissement qu'en cas de fermeture. Il est nécessaire d'être vigilant à ce genre de sites car en cas de changement de propriétaire par exemple, c'est un coup à se pénaliser. La moralité c'est que nous sommes à l'ère du social et qu'on ne peut nier, il faut donc en être, donc participer aux commentaires plutôt que de faire comme si ça n'existait pas car les gens eux vont suivre.

De façon générale, les commentaires que je suis amené à lire sur des lieux que je fréquente ou que j'ai pu fréquenter sont cohérents. On peut comprendre l'agacement du chef cuisinier, on peut alors soulevé un point que je n'aborde pas ici, le détournement des avis par des concurrents ou des jaloux qui va représenter un véritable problème notamment dans le cas d'établissements où il y a peu d'avis. Je pense qu'une équipe de gens corrects, des gens qui font le job n'ont pas à redouter ce genre de sites, au contraire, la capacité à répondre avec humour, descendre dans l'arène avec les clients et apporter des réponses pertinentes c'est certainement une occasion de réagir de façon positive.

Malheureusement aujourd'hui, la qualité d'un établissement ne se mesure plus seulement dans l'assiette mais aussi dans les réseaux sociaux où il faudra certainement avoir quelqu'un pour qui on devrait dégager du temps pour faire community manager, quelle que soit la taille de l'enseigne. Pour notre chef, on aura pu le voir pointer un couteau vers la caméra, dire des choses vraies mais de façon vulgaire et violente, s'il avait été producteur de RAP il aurait fait carton plein, en lien avec la nourriture quand on ne tient pas une baraque à frites ce sera certainement bien plus difficile à digérer pour de potentiels clients qui regarderont leur canard dans l'assiette en se demandant si le chef ne lui a pas tranché la gorge avec les dents.

 

Spotify a tué les intros musicales des chansons

mercredi 12 avril 2017 à 16:57

l n'y a pas que ça qui a été tué, on peut aussi noter la disparition des guitar heroes. Comprenez, le gars qui pendant sa chanson va se faire plaisir avec 5 ou 6 minutes de guitare électrique. Il suffit d'ailleurs d'écouter un gars comme Santana entre aujourd'hui et il y a 30 ans, il a totalement adapté sa musique aux contraintes de notre époque. Ça ne fait quand même pas rêver, un tube comme guajira ne pourrait pas exister aujourd'hui.

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« De nombreux militants du logiciel libre sont juste des antisociaux qui aiment détester tout ce qui est populaire »

mercredi 12 avril 2017 à 16:25

On sent quand même une pointe d'aigreur chez un gars qui s'est pris un four pour tous les produits qu'il a essayé de vendre. La phrase n'est pas totalement fausse, ce qui me gêne c'est "de nombreux". Je pense que la majorité des utilisateurs de logiciels libres sont des gens tranquilles à la recherche d'alternative pour ne pas tomber dans le monopole et dans l'imposé. Il faudrait aussi se poser la question des compromis à faire pour être populaire, si populaire veut dire nécessairement se vendre à quelqu'un. Moi je serais Markounet, je préparerais mon prochain voyage pour partir dans l'espace, me ferait plutôt discret et regarderait ma distribution mourir de loin pour trouver un nouveau projet "amazing".

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