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Le Blog de Cyrille BORNE

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Machina Cyrillus Bornus, hyperactivus de fin d'an...née

mercredi 31 mai 2017 à 11:00

Souvenez vous c'était le billet d'hier, j'ai l'impression de l'avoir écrit il y a trois semaines. J'expliquais que c'était la foire la plus complète pour transformer les notes de l'année en notes sur 3 - 8 - 13 - 16 avec ce fameux 16 qui méprise quand même franchement l'excellence. C'est ma deuxième année que je suis au lycée Bonne Terre même si mes collègues pensent que ça fait 10 ans, et l'an dernier comme je n'étais pas prof principal, je ne m'étais pas plongé dans la joie de la fin d'année en 3ème. La fin d'année de 3ème, je la connais bien, je la connais d'autant mieux que dans mon précédent établissement j'étais à tous les postes de la chaîne, j'avais même pris la clé OTP pour tout faire chez moi le soir ou le week-end. La clé OTP pour ceux qui ne connaissent pas c'est une clé avec un code qui change toutes les minutes pour méga sécuriser les accès aux sites de l'éducation nationale.

J'ai donc avancé dans la conversion des notes qui ne concerne que l'orientation, je finirai dans la journée de dimanche quand mes collègues auront fini de saisir leurs dernières évaluations. Je viens de me farcir dans la nuit la fiche transitoire, j'aime le transitoire, qu'il faut qu'on fasse passer au rectorat. Souvenez vous donc. Quand on a monté le LSU, cette machine infernale et indispensable qui permet à chaque gosse d'avoir son livret en ligne, on a complètement zappé que dans les établissements agricoles on faisait passer le diplôme national du brevet des collèges.

Nous sommes en 2017 et j'ai dû me farcir la fiche que vous voyez ci-dessous pour 60 gamins. 60 gamins multiplié par 8 compétences, ça nous fait à la louche 500 clics de souris. Bien évidemment sinon ce n'est pas drôle, il est impossible d'automatiser la procédure, j'ose à peine imaginer les établissements dans lesquels on a une masse plus importante d'élèves de troisième. Vous comprendrez qu'il devient urgent de rentrer dans le LSU, car les procédures sont automatisées ce qui m'aurait évité ce grand travail d'amateurisme mais qui ne l'oublions pas, reste transitoire, j'aime beaucoup ce mot qui concerne plusieurs milliers d'élèves à travers la France.

Vous le savez, quand la vie du BORNE atteint des sommets ce qui est le cas actuellement, il faut toujours que la vie m'en remette une couche, dans le jargon religieux on appelle ça une épreuve. Ma tendre épouse s'est transformée en tendre fontaine de vomi depuis lundi soir, me faisant profiter d'un peu plus de tâches quotidiennes, d'inoubliables queues chez le médecin et de quatre heures de sommeil.

Finir la semaine est bien sûr l'objectif premier, la finir entier serait la cerise sur le gâteau, sachant que la fin de semaine c'est vendredi et que le vendredi dans le monde Bornien tout peut se produire.

Je tiens tout de même à saluer le travail de mes collègues de l'éducation nationale qui je vous le rappelle ont quand même le gros du travail de réalisé. Ils banalisent des demis journées pour faire les compétences et par le fait mettre les enfants à la porte de l'établissement. La fin d'année n'est pas la même pour tout le monde, mes gosses commencent déjà me dire que le 20 c'est la remise des livres, les conseils de classe auront eu lieu avant. Une invitation vers la sortie, trois semaines avant la fin de l'année scolaire, 3 semaines c'est quasiment 10% de l'année scolaire qui saute, vous comprendrez bien que comme à chaque fois toute réflexion sur le temps scolaire ne me fait même plus rire. Quand de plus et c'est une tendance franche, les élèves au mois de juin estime qu'il n'est plus la peine de venir et que l'année s'arrête au mois de mai, on comprend quand même que le mal est toujours le même, l'absence du coup de pied au cul qui envoie son gosse à l'école.

 

Procédure d'affectation post troisième ou une forme de réponse à toutes les questions

mardi 30 mai 2017 à 08:00

Tu es en troisième, tu n'as malheureusement pas la chance de m'avoir comme professeur principal, et tu dois remplir ta fiche d'affectation post troisième qui te permet de passer au niveau supérieur. Dans les grandes questions métaphysiques de l'année il y avait souvenez vous, le livret de compétence, reprenons un peu.

L'an dernier tu passais ton brevet, tu avais le livret de compétences que les profs devaient se farcir et ce livret ne servait absolument à rien. Sur le papier, si un gosse n'avait pas les compétences il était hors jeu directement, j'ai envoyé des générations de gamins en pagaille qui n'avaient pas la totalité des item et qui ont eu leur brevet. On avait du mal à valider la compétence savoir nager quand les jeunes filles avaient des problèmes de jeunes filles chaque semaine à la même heure ou sur le respect des règles après trois avertissements et un conseil de discipline. Cette année tout a changé donc, les EPI, le LSU, on y viendra plus loin et désormais l'obligation pour le contrôle continu de ne plus tenir compte des notes mais des compétences de l'élève. Pour la procédure d'affectation post troisième, j'avais une question qui me turlupinait un peu, on demande des notes mais on n'a plus de notes de l'autre côté, donc il faut maintenir la double notation, en fait non. Je vous montre la fiche en Occitanie :

On a l'intégralité des items à valider par le gamin, donc une nouveauté qu'on n'avait pas et on a les notes. Et ce qui est intéressant ce sont les petites lignes, comme les contrats téléphoniques. On explique que dans le cas où tu n'as pas le LSU c'est à dire tous les profs du ministère de l'agriculture qu'on a oublié et qui ne font pas partie de l'éducation nationale sauf quand il faut corriger le brevet des collèges, il faut appliquer la transformation suivante :

Ceci correspond en fait à maîtrise insuffisante, maîtrise fragile, maîtrise satisfaisante et très bonne maîtrise. Le LSU qui est un bon gars, enfin le logiciel, convertit ces compétences en notes, moi je dois le faire à la main avec des conditions SI, genre ça : =SI(ESTVIDE(BR4);" ";SI(BR4<5;3;SI(BR4<10;8;SI(BR4<15;13;SI(BR4>=15;16))))). En fait si j'ai tout compris il remplit la première condition si bien qu'on peut éviter les encadrements. Ah je me rends compte que je n'ai pas rappelé ce qu'est le LSU, le livret scolaire unique c'est un site internet dans lequel on peut mettre toutes les compétences du gamin de la maternelle au collège. Dans mon cas ça veut dire que je dois faire le calcul suivant pour Raoulette, du premier au dernier trimestre : 7 - 6 - 9.5 ce qui donne 8 - 8 - 8 si vous avez bien suivi, ça lui fait donc 8 de moyenne à la place de 7.5 ce qui fait que Raoulette est gagnante, comme le cas de nombreux de mes élèves d'ailleurs qui voient des notes comme 5 ou 6 se transformer en un magnifique 8.

Quelques conclusions. J'ai un tableau monstrueux pour gérer les incompétences des informaticiens de l'EN qui nous ont oublié. Bon ils n'ont pas donné les codes aux familles et ce genre de choses, c'est donc logique qu'on soit dernière roue du carrosse. Du travail qui s'ajoute au travail mais surtout réaliser qu'on aurait pu directement faire sauter les notes et rester sur les compétences, on aurait largement moins perdu de temps.

Le système rejette l'excellence. Un gamin qui a 18 de moyenne, en maths c'est faisable, ou le gosse qui se fait violence pour apprendre ses leçons comme un foufou, et bien le gosse d'une manière ou d'une autre n'aura jamais plus de 16. La moralité c'est que ce n'est pas la peine de viser l'excellence, le gosse peut se permettre de faire les 3/4 de la copie et s'arrêter. Alors on me fera remarquer que ce que je dis c'est vrai uniquement si on a des notes, si on était parti sur des compétences dès le départ, le problème était réglé. Je vais proposer au lycée l'arrêt des notes pour l'an prochain, on se casse la tête pour rien, il est facile de plus de passer de l'un à l'autre, sauf si notre ENT ne le permet pas.

Des réponses donc à des questions qui arrivent quand même un peu tard mais des réponses quand même. Désormais, il faut savoir si Macron et sa bande qui sera présente ou pas le mois prochain va tout faire sauter ou non, car c'est ce qui fait le grand charme de notre métier avancer à l'aveugle au gré des délires des politiciens.

Les chevaliers d'émeraude

mardi 30 mai 2017 à 06:50

Les chevaliers d'émeraude avant d'être une bande dessinée est surtout une série de bouquins de fantasy que je n'ai pas lue, je m'attacherai donc à ce que je connais, la bande dessinée. Ici il est à noter que c'est l'auteur du livre elle même qui scénarise ce qui est quand même la caution de s'approcher le plus de l'histoire originale. Dans un monde médiéval fantastique, le monde va être attaqué par l'ennemi de toujours et ce coup-ci, les Dieux ne vont pas prendre partie si bien que c'est un peu pagaillous. Une vision tout de même, celle d'enfants âgés de 5 à 6 ans avec de grands pouvoirs magiques qui pourraient sauver le pays. Ils sont réunis sous la tutelle du mage pour devenir des chevaliers qui manient aussi bien l'épée que la magie, voyez comme c'est criant d'originalité. Donc un scénario que je trouve quand même franchement classique et un dessin de Tiburce Oger avec lequel j'ai du mal. Avec Gorn j'étais ravi, on voyait un trait qui évoluait au fur et à mesure des albums, des planches magnifiques jusqu'à maturité. Ici on retrouve le dessinateur dans le même exercice et je trouve que c'est trop fouillis, que c'est trop ressemblant à ses précédents ouvrages, on reconnaît ici ou là des visages connus, et pour certaines planches, la volonté de faire dans le détail rend parfois difficile à lire la bande dessinée. Rajoutons à cela qu'il n'est pas aidé par une multitude de personnages propre à un livre qui peut se permettre de développer sur des centaines de page et ça donne une bande dessinée où j'ai du mal à accrocher. Au tome quatre on démarre sur celui qui saurait l'ancètre de la tradition des chevaliers, Onyx et c'est ici bien plus intéressant, un personnage unique, peu de personnages secondaires, on est plus dans l'esprit bande dessinée que livre même si l'originalité n'est toujours pas au rendez vous.

Comment j'ai tué mon libre

lundi 29 mai 2017 à 08:00

Cela fait maintenant une semaine que je suis passé sous Windows 10, je ne parlerai pas de bonheur, j'évoquerai juste qu'à l'heure actuelle je n'ai pas de problème, et je n'ai pas de traumatisme. Ce n'est pas du bonheur parce que cela reste un système d'exploitation, ce n'est pas comme si on venait de me greffer une paire de jambes ou que j'avais retrouvé la vue, je pense qu'il est important de relativiser. Je n'ai pas de traumatisme dans le sens où l'intégralité des logiciels utilisés est celle que j'utilise sous Linux, si bien que j'arrive à réaliser la transition presque parfaite, d'un système d'exploitation à l'autre, il reste quelques habitudes, le bash Linux par exemple qui ne permet pas de tout faire ou que j'utilise mal. Je noterai par exemple dans les points positifs, que les problèmes rencontrés avec Firefox quant à la consommation de mémoire ne se produisent pas avec Windows 10. Pour l'heure la question d'un retour à Linux ne se pose pas, la question peut être, comment en est on arrivé là ?

Il ne s'agit pas d'une justification, on s'en fout, ce qui compte c'est d'essayer d'arriver à saisir pourquoi un prof qui a collé des Linux à tous les étages et qui va continuer à le faire dans son lycée, va continuer d'utiliser Linux sur des appareils domestiques comme son fraîchement reçu PI 3 mais arrête le desktop Linux pour son ordinateur personnel. Si on devait synthétiser, je dirai que j'ai perdu la foi et certainement pire que tout, je ne l'ai jamais eue pour de vrai, sinon les choses auraient été différentes.

La conviction s'efface pour tous dans le pragmatisme, c'est d'ailleurs l'une des explications de la disparition du catholicisme tel qu'on le connaît. On est religieux ou on ne l'est pas, on est un ardent convaincu des logiciels libres ou on ne l'est pas, toute entorse au règlement c'est sortir de la foi. Un peu intégriste comme discours mais en fait c'est exactement pareil, je pourrai vous faire la même chose avec un végétarien, le végétarien n'est pas celui qui de temps en temps se mange un gros steak. L'ami des animaux ne porte pas de veste en peau de phoque, l'utilisateur de logiciels libres ne devrait utiliser que des logiciels libres ce qui donne raison à RMS, c'est l'intégrisme qui peut faire changer la donne.

L'intégrisme libriste tel qu'il aurait dû être pratiqué, c'est d'y croire tellement fort qu'on n'utilise pas le reste, malheureusement, nous sommes tous des techniciens technophiles avant d'être des libristes et c'est pour cela que j'ai tué mon libre. J'ai pas été vache sur le coup, j'aurai pu mettre comme titre, comment nous avons tué notre libre mais je laisse les autres dans le déni, ils finiront par arriver à la phase d'acceptation. J'ai évoqué dernièrement le fait que Mastodon ne fonctionnerait jamais tant que les gens n'abandonneront pas de façon définitive twitter et les autres réseaux sociaux, ben c'est pareil que ceux qui font des chaînes Youtube, des pages facebook, des smartphones android, des PS4, ils utilisent des services ou des produits qu'ils ne devraient pas utiliser, mais qui sont quand même bien pratique, ce qui veut dire que dans la balance du pragmatisme et de la conviction, la conviction ne pèse pas bien lourd et qu'un beau matin on se rend compte qu'on n'est finalement pas tant convaincu.

Pour ma part, le ver dans la pomme est double : le boulot, le smartphone. Le fait de ne pas avoir le pouvoir complet au travail, fait qu'on est dans un univers full Windows. Par le fait, j'ai un ordinateur portable Windows, j'ai des sessions Windows, j'ai des photocopieurs qui ne fonctionnent que sous WIndows, essayer de faire vivre Linux autrement qu'en client RDP, c'est du masochisme auquel je n'ai pas envie de m'essayer et je ne m'y essaierai pas. J'ai l'impression que l'enjeu est ailleurs, on fait de l'occasion chez nous, on fait vivre de vieux PC, c'est plutôt positif, j'ai d'autres enjeux bien plus importants, il faut réussir à mettre sérieusement tout le monde aux ENT, au partage collaboratif, à une véritable informatisation, au boulot en fait. Le smartphone, on va pas rejouer le match, je suis écoeuré du libre sur mobile, FirefoxOS, Ubuntu Phone, et j'en passe. Je ne me vois pas demain revenir à un Nokia 3310 sur le principe de liberté, même si j'ai une utilisation très rationnelle de mon smartphone qui fait que je reste sur du Windows Mobile pour le calendrier, pour la gestion des contacts. Je résiste à ne pas franchir le pas du côté de Android, car j'ai quand même la sensation que c'est pire du côté de chez Google que chez Microsoft, la qualité de plus me convient mais c'est finalement sans aucune espèce d'importance, j'ai du propriétaire dans la poche qui accède à mes données personnelles, j'ai un compte Microsoft, le mal est fait.

C'est quand même le serpent qui se mord la queue. Demain, on serait tous sur un smartphone libre si on savait que c'est une solution viable et pas cher. Comprenez que quand Shuttleworth peste sur les utilisateurs, il a entièrement raison, si on avait été des millions à payer pour l'Ubuntu Edge ou acheter des Ubuntu Phone à la pelle, on aurait un système d'exploitation mobile puissant. Je n'évoque pas le cas de FirefoxOS, la fondation Mozilla c'est autre chose, c'est un profond problème de stratégie. Le calcul est donc le suivant, on n'y croit pas vraiment donc on n'achète pas, si on n'achète pas, ça ne se développe pas, nous sommes donc bien face à un problème de foi. 

La moralité est donc très simple. Je vais repasser au je pour ne froisser personne. Je reste franchement orienté sur du pas cher, limite du gratuit, je veux un truc qui marche sans trop réellement me prendre la tête, je veux avoir confiance dans mes produits et dans leur pérennité. Je veux tout et ne pas trop payer de ma personne, je n'ai donc pas le profil de l'utilisateur du logiciel libre tel qu'il devrait être, un type convaincu et dévoué.

Je vais vous laisser là dessus et réfléchir, pour savoir si vous aussi vous êtes un bon petit libriste ou si vous faites quelques petits écarts, si vous avez fait l'écart de trop que vous vous en rendiez compte ou non. Je suis en train de remplir à nouveau mon agrégateur RSS de liens sur les serveurs, sur le PI, ces nouveaux lieux pour Linux, j'ai la conviction que pour le desktop si ce n'est pas mort, ce n'est pas loin de l'être, l'avenir me donnera peut être tort mais les signes en tout cas s'orientent dans ce sens.

c'est certainement le fait de jouer à Assassin's Creed Unity qui a inspiré ce choix.

Assassin's Creed Unity ou la poutre comme d'habitude

dimanche 28 mai 2017 à 09:53

J'écris ce billet alors que je suis vers la séquence 9, il doit y en avoir 12 ou 13, si bien que je peux considérer que je ne suis pas vraiment loin de la fin du jeu. L'intrigue se déroule durant la révolution française, Arno un assassin, voit quand il est enfant se faire tuer son père, un assassin lui-même. Il est recueilli par le grand maître templier, rien que ça, qui l'élève comme son fils. Il se trouve qu'il a une fille et comme on peut s'en douter avec un très grand scénario où les ficelles sont des cordes qui supportent des masses improbables, qu'ils vont filer le parfait amour digne de Roméo et Juliette mais chez les assassins et les templiers, bravo, fallait l'oser. Le maître templier va se faire assassiner, Arno va mener l'enquête.

Au niveau de l'histoire dans le temps présent c'est une véritable catastrophe, les templiers au travers d'Abstergo lancent l'animus en jeu vidéo de façon à retrouver parmi les joueurs des gens dont le code génétique se rapprocherait le plus des grands anciens, je vous rappelle qu'on a des pommes d'or, une fin du monde programmée, et un Desmond Miles qu'on aurait bien aimé retrouver mais qu'on a franchement perdu. Alors effectivement on ne peut pas tout avoir, mais on peut être au moins content de deux choses : fini les allers retours pourris entre le passé et le présent, finis les bateaux, mon Dieu plus de bateaux ! Tout se passe dans un Paris magnifiquement reconstitué.

L'opus est celui qui a le moins bien marché et la série est mise en pause depuis 2014, même si on fait des annonces pour un prochain épisode et c'est normal. Ce jeu n'apporte absolument rien de plus que les précédents, enfin si quand même, des temps de ralentissements incroyables et des bugs de direction qui datent d'il y a dix ans, de véritables scènes de combats grossières où notre héros réussit à trancher la gorge de l'adversaire alors qu'il est à un bon mètre. De ce côté là, ça ne s'arrange vraiment pas et c'est une véritable honte quand on sait que mine de rien, depuis le premier jeu, le gros est fait. Le système de jeu coopératif est très réussi, limite une inspiration Dark Souls. Certaines missions sont dédiées au multi, elles apparaissent comme les autres missions, et nous voilà à 2 ou 4 assassins pour remplir un nouvel objectif. Les autres missions, je ne vous en parlerai bien car face à une telle répétition, je fais run d'une traite sans réellement prendre mon temps, histoire de dire que je l'ai fait. Il paraît que certaines missions où on doit mener l'enquête sont réussies, vous me raconterez.

Tout ceci manque franchement de passion, d'aventure, on a quelques séquences où on a envie de dire bravo l'artiste mais plus pour la performance technique que pour le reste. Même si le jeu reste très ancré dans le passé, on essaie quand même de raccrocher à l'histoire, si bien qu'on vous chasse sur les serveurs d'Abstergo. Vous vous retrouvez alors entre deux serveurs et les points de passage se font dans le futur. J'en ai fait un dans le métro très ambiance et un énorme pendant la guerre de 39 / 45 où on escalade la tour Eiffel, c'est magnifique. Magnifique mais pas passionnant, les efforts de réalisation autour de ce Paris très vivant, de ces assassinats plus élaborés où votre personnage a arrêté d'être immortel et se battre face à 35 personnes une main dans le dos, forçant l'infiltration, ne suffisent pas à faire revenir la flamme d'une passion morte depuis plusieurs épisodes.

Vous noterez le titre comme d'habitude qui fait référence effectivement à une vraie répétition depuis des années dans cette série qui n'innove absolument plus mais aussi à la retraite de Michel Sardou, le meilleur d'entre nous à qui on pardonnera tout, même son passage Sarkoziste.