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Le Blog de Cyrille BORNE

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Je suis une maman chauve ou de la réparation d'un Iphone 5 je sais pas quoi

vendredi 9 juin 2017 à 08:00

Le concept de la maman chauve est issu d'une de mes classes de troisième qui passe parfois huit heures par semaine avec moi. C'est ma classe bizarre où le jour où la série "orange in the new black" est en panne d'inspiration, elle peut venir passer deux jours pour se ressourcer et repartir pour dix saisons. A distribuer des kleenex, à faire de la paperasse, à régler tous les problèmes, à démonter un téléphone portable pour récupérer une carte SIM bloquée pendant une activité sur Thalès, un jour j'ai dû commencer à gueuler en disant que j'étais pas leur père, et une gamine m'a regardé en me disant d'une voix douce : "non, vous êtes une maman chauve". Il y a des choses contre lesquelles on ne peut rien et j'en ai pris mon parti, je suis une maman chauve. Alors que la fête des mères vient de passer et la fête des pères arrive, j'ai eu un cadeau logique, une licorne rose.

Il s'agit de la petite Jade, une gamine qui a dû supporter mon humour pendant toute l'année sur son prénom notamment et une sombre histoire de petite fille blanche adoptée en Chine, une gentille petite qui se prend pour Michonne des walkings deads et qui dans Scratch rajoute des cornes de licorne au lutin qui ressemble à un poney, mon autre totem.

Maman chauve, c'est un job à plein temps, et c'est donc de façon naturelle que la petite Noémie de troisième, la troisième des bizarres, arrive et me dit. J'ai acheté ma vitre d'iphone, elle arrive mercredi, comme ça vous allez pouvoir le réparer ......................

Une aubaine, je n'ai jamais réparé de téléphone, c'était l'occasion et nous y voilà. Voici l'engin :

C'est une histoire bizarre avec le petit Jordan qui l'aurait pris dans sa poche et qui l'aurait fait tomber. Vous apprendrez qu'il y a deux types de kit pour iphone, ce qui explique certainement qu'elle n'a payé le sien qu'une trentaine d'euros. Il y en a un dans lequel vous avez la caméra, le micro pour lequel il suffira de faire sauter six vis à pas grand chose et de tout remonter, et le kit du pauvre, dans lequel il faut tout récupérer et tout remettre. Vous vous doutez bien que Naomie a pris le kit du pauvre parce que sinon ça aurait pas été rigolo. Il y autant d'Iphone que de tutoriaux et j'ai fait quasiment tout à l'instinct. Pas étonnant que ifixit mette des cartons aux Iphone, entre les vis les plus petites du monde et les trucs qui sont collés j'ai mis une grosse heure à tout démonter et remonter.

Pour quelqu'un qui a l'habitude de démonter des ordinateurs portables, ce n'est pas compliqué, et c'est quelque chose que je suis content d'avoir fait même si je ne sais pas si ça marche. Il aurait été en effet trop simple, alors que mes élèves savent que je refuse d'avoir de l'Apple car c'est, je cite, pour "les petits bourgeois qui ne sont pas capables de les entretenir et qui se mettent à hurler quand il tombe ou quand on leur a volé parce que papa et maman viennent de perdre 800 €", de me donner un chargeur pour aller avec.

D'un point de vue rigueur par contre, je vous invite à vraiment séparer les vis et les mettre dans des récipients adaptés, car même dans le minuscule, il y a des tailles différentes, ils se sont débrouillés pour ne pas mettre les mêmes tailles je pense de façon délibérée afin de gêner un peu plus les réparations. Et quand je vous dis minuscule, je pèse mes mots, on sent passer la quarantaine. Les doigts boudinés c'est pas terrible non plus, les nappes, elles sont au nombre de trois, se clipsent, j'ai mis un certain temps. Enfin et c'est une partie qui me chagrinait, il est nécessaire à un moment de décoller une "étiquette" qui pourrait faire penser à une nappe, ce n'en est pas une. Dans certains modèle d'iphone, j'ai vu qu'il y avait pas mal de choses qui étaient collées, on utilise le sèche cheveux pour tout faire sauter, pas terrible. On réalise quand même que le smartphone à l'instar d'ailleurs des tablettes ou de nombreux ordinateurs portables, ne sont pas des appareils qu'on peut facilement réparer.

Vous pouvez observer sur certaines photos les mains de Samuel aka main innocente, la plaque qui se referme sur les nappes est une purge, j'aimantais les vis pendant qu'il les faisait tomber dans le trou avec l'autre tournevis, du grand n'importe quoi.

 

Suicide libre

vendredi 9 juin 2017 à 08:00

J'ai bien aimé ma réflexion sur le fait que les développements incessants des bureaux ont contribué à tuer le bureau libre. Allez je refais ma synthèse. Il y a une dizaine d'année on était heureux, la vie se ramenait à KDE ou Gnome et on pouvait se foutre des utilisateurs de Xfce avec d'ailleurs quelques interrogations, pourquoi à l'époque utiliser Xfce quand Gnome 2 en offrait plus ?

Le passage de KDE 3.5 à KDE 4.0 a été une fatalité mais pas un drame, puisque finalement on est tous passés à Gnome 2. Le passage de Gnome 2 à Gnome 3 est certainement celui qui aura posé le plus de problème et c'est pour cela qu'on a migré massivement sous Xfce. On a quand même passé de nombreuses années dans un monde KDE - Gnome - Xfce - Lxde et on n'était pas malheureux. Si on a oublié KDE pendant pas mal d'années, le passage de Gnome 2 à Gnome 3 a été franchement plus violent car c'est quand même un peu l'un des soucis dans ces histoires c'est que le bureau c'est plus qu'un bureau, c'est surtout des bibliothèques qui vont avec, GTK et QT. Xfce a quand même du mal dans l'utilisation de GTK3 et on se retrouve avec un bureau franchement dégueulasse, avec des icônes qui manquent et vous le savez, on veut des icônes. Je crois que d'ailleurs ce que je dis peut se prouver simplement, on est resté pendant des années avec peu de bureaux, à partir du moment où on a eu des changements drastiques, la multiplication des bureaux est arrivée : Cinnamon, Mate pour ceux qui durent, Trinity pour en citer un autre qui n'a pas vu de nouvelle version depuis 2016.

De façon synthétique :

Tout ceci donne quand même la sensation que pour être un utilisateur de Linux pour desktop, il faut vivre dans l'acceptation du bug, des changements surprises et non désirés. La difficulté d'installer Linux sur du nouveau hardware, ce bureau bancal, me fait sérieusement penser qu'il n'y en a pas pour si longtemps. Cela dit pour moi ce n'est pas grave, le libre vivra. Il y aura toujours un Cyrille BORNE pour vous raconter comment on démonte des Iphones, il y aura toujours des gens qui prendront leur guitare pour le plaisir de faire bouger les foules, il y aura toujours un type qui aura envie de partager son bout de code, comme on prend plaisir à partager son repas avec quelqu'un, parce que la planète n'est pas qu'un ramassis de salaud.

Ce qui m'inquiète davantage c'est ça : serveurs : marché en berne au premier trimestre où l'on peut lire :

La demande des entreprises et des PME s’est restreinte, car elles optimisent leurs applications grâce à la virtualisation et en s’orientant vers des solutions Cloud.

Je me trompe peut-être, mais voici comment je l'interprête. Je suis une PME ou un petit, je ne prends plus le serveur à papa pour installer ce dont j'ai besoin, je me prends du office365, du Google, du Dropbox, ce qu'on pourrait qualifier de Cloud. Pour ma part les répercussions seront évidentes dans quelques années. Les indépendants ont été bouffé par les réseaux sociaux, l'écrit par la vidéo, si bien qu'aujourd'hui le canal de communication privilégié c'est Youtube, Facebook, Twitter, que je qualifierai de cloud. Moi paysan, j'ai besoin d'un serveur, garantie de mon indépendance. Si tout le monde s'en va pour payer du cloud et délaisser les serveurs, on va assister à une augmentation drastique des prix.

Il y a quelques années vous m'auriez dit que je serai joueur console je vous aurai ri au nez. A 400 € je pouvais monter une machine qui me permettait de jouer à un peu ce que je voulais, sans viser une qualité optimale mais tout tournait plus ou moins bien. Aujourd'hui le PC est devenu un marché de niche et les prix se sont complètement envolés. Si je voulais sérieusement, je devrais me payer 1000 € une machine, ce qui n'a absolument plus de rapport avec le tarif pratiqué. On pourra me faire remarquer que les prix sur Steam font qu'on finit à terme par y trouver son compte, sauf que l'investissement de base est devenu très conséquent et pas à hauteur de prix d'une console "Next Gen". Le bon vieux syllogisme du rare qui est cher, c'est ce que je me dis, est ce que dans quelques années je me contenterai de payer 72 € par an pour un service comme o2switch ou le prestataire coulé par la concurrence de Microsoft et de ses copains, par l'abandon du site web à papa malgré les 25% de part de marché de Wordpress, montera ses prix de façon drastique comme pour les PC de jeux.

On peut alors se dire que dans dix ans, j'aurai une fibre à tout péter à Saint Pierre la Mer et que je pourrai héberger mon blog qui sera un pluxml, on croise les doigts, sur une machine dédiée, un raspberry dans sa version 12. Possible, mais néanmoins j'ai tendance à dire peu probable. Le tournant que prend le libre de façon insidieuse c'est la complexité. La complexité de trouver le bureau qui va bien à jongler dans les mises à jour, la complexité de trouver une solution all in one sécurisée pour assurer de l'auto-hébergement. Je suis blogueur, je suis professeur, je ne suis pas technicien et j'ai tendance à dire qu'à un moment faut choisir son camp entre ceux qui écrivent et ceux qui sont à la technique, on a compris mon camp depuis bien longtemps. Si je me retrouve dans l'impasse qui consisterait à devoir m'héberger en devant travailler la sécurité, les évolutions, le métier d'administrateur système, où sera la place pour l'écriture ?

Comme je l'ai dit plus haut, le libre vivra faute de vaincre et de convaincre d'ailleurs, enfin c'est faux ce que je dis, du libre arrive à convaincre, un libre qui a une économie, un libre qui propose un service mais à la différence du propriétaire, l'éthique qui va avec. On aura donc toujours, en tout cas on l'espère, le gars qui aura monté son serveur et qui hébergera, moyennant finance, ce qu'il faut espérer d'ailleurs. La problématique sera alors de passer d'un état de gestion d'un prestataire dit qualifié, c'est quand même le cas avec O2switch à un particulier qui aura peut être autant de qualité ou plus qu'un prestataire professionnel mais la précarité de l'individu, seul.

Le libre se tire joyeusement une balle dans le pied. A force de rendre tout complexe, inabordable, de créer du désordre, de l'instabilité, il ne permet pas l'adhésion du plus grand nombre. Ce qui apparaît comme une fatalité pour le desktop pourrait devenir une réalité dans l'univers des serveurs individuels où le cloud remplacera l'existant actuel sur un internet à base de service, ne laissant plus le choix à l'utilisateur d'installer jusqu'au CMS de son choix ou de payer à prix d'or quelques gigas d'hébergements.

Enfin bon de toute façon on va pas se mentir, on le sait déjà, on va tous mourir et nous sommes aux premières loges pour le voir.

Un jour dans la vie de Billy Lynn

jeudi 8 juin 2017 à 18:38

C'est l'histoire d'une troupe de soldats revenus d'Irak, des héros de guerre en permission qui sont utilisés en pleine guerre du golf comme pantins dans les stades afin de donner un peu de fierté au pays. On suit plus particulièrement le cas d'un jeune homme mis en avant car il a réussi le sauvetage de son supérieur. On le voit lui et ses amis évoluer au milieu des réactions les plus extrêmes, des gens qui les adulent, ceux qui les détestent, ceux qui calculent comment ils vont réussir à s'enrichir sur leur compte. C'est très bien, c'est très classique, c'est un très bon film à voir.

Capitaine trololo (C138) 1 - Sa majesté Cyrille BORNE 0

jeudi 8 juin 2017 à 13:10

J'ai donc virtualisé une Debian Stretch donc de l'instable, pas bien, pour voir un peu ce que ça donne, quelques captures d'écran :

Voilà ce qu'il faut comprendre. Le premier écran c'est un installateur qui ressemble à "découvrir", c'est comme ça que ça s'appelle dans Neon, et on peut imaginer que KDE Stretch a déjà un train de retard. Donc j'installe Muon pour voir si ça marche. J'ai tenté de le piéger en mettant des trucs qui n'existent pas, revenir, repartir, la recherche ne plante pas, donc le problème de Muon provient bien de KDE Neon. On termine par synaptic, installé par Muon et on se rend compte qu'il a des icônes, bon dieu, alors qu'on veut des icônes !!!

Je donne donc le bénéfice du doute à C138 et comme je suis beau joueur, je lui donne 1 point, les deux oreilles et la queue pour la cinquante commentaires. Néanmoins comme ça a été précisé dans les commentaires, même Jonathan Riddell n'a pas l'air de savoir ce que c'est. Ce que je peux vous dire c'est que ce matin j'ai tapé 150 mises à jour dans Neon et que c'était en lien direct avec KDE d'où l'aspect rolling release sur KDE mais pas sur le reste.

Dans vos commentaires, public, j'ai pu voir que tu m'as proposé :

Pour l'instant j'attends un crash de Neon avant de continuer ma course, je vais quand même virtualiser une Kaos pour ma culture personnelle.

Je vous laisse, je viens de finir mon café, je pars faire du Algobox avec mes secondes, ils vont trouver ça franchement moins joyeux que scratch.

On va tous mourir, un set d'icônes à la main quand même.

jeudi 8 juin 2017 à 08:00

Alors que les mauvaises langues de mon entourage personnel disent "Y paraît qu’un grand blogueur se met à KDE, si c’est pas de l’info ça ? Teaser : il ne tiendra pas plus longtemps que sur W10." que C138 le gars qui nous a pondu une thèse sur la justesse de l'utilisation des applications GTK dans KDE, et bien je m'y tiens à mon KDE, je vais doucement arriver au cap de la semaine. Je tiens à dire que la semaine en temps Borne, c'est 10 ans de la vie d'un chien, c'est beaucoup. C138 qui est mon troll officiel essaie de faire passer le message que KDE Neon serait une espèce de vitrine expérimentale qui permettrait d'avoir la dernière version de KDE mais que c'est pas bien de l'installer, je dois vous dire que je perds un peu mon latin comme un prof de lettres anciennes sous le gouvernement Hollande.

Car, si je regarde le classement distrowatch, on verra que ce n'est pas une référence, je vois que KDE Neon est désormais 19 au classement, que Kubuntu est largement derrière, et je découvre que Jonathan Riddell qui a été quand même monsieur Kubuntu pendant des années fait des interview pour dire que cette distribution existe, avec même le tuto d'installation.

Bon moi je ne suis pas contrariant, vous le savez comme je l'ai déjà répété, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise distribution Linux, il y a la distribution qui va bien ou pas. Je viens de lancer le classement Distrowatch et je pense qu'il faut vraiment que j'arrête de le regarder ou alors il y a quelque chose qui m'échappe. 

ReactOS est quinzième du classement. Alors oui ce n'est pas une référence dans le sens où c'est plus ou moins au nombre de clic, plus une représentation de l'intérêt que peut susciter une distribution que le compteur d'installations, mais ça signifie quand même qu'en terme d'intérêt, le truc se hisse à la quinzième place. Vous noterez qu'à la capture j'ai voulu faire figurer Neon, le truc qu'il ne faut pas installer mais qu'on fait des tutos d'installation, même s'il ne faut pas l'installer, et que n'apparaît pas Kubuntu qui se fait marave, comme Xubuntu d'ailleurs. Ce que je peux comprendre d'ailleurs, quand on vient de goûter au KDE on n'a pas vraiment envie de retourner à Xfce.

A l'heure actuelle, même si mon troll essaie de mettre le doute, en même temps il n'a que ça à faire semble-t-il, du fait d'avoir réussi à contourner le problème des icônes et le problème de muon en mettant synaptic à la place, je dois dire que je ne suis pas vraiment tenté pour aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Néanmoins si je devais regarder ailleurs, mon choix à titre personnel sur mon ordinateur dans une utilisation desktop, ça fait beaucoup de conditions, ne se porterait plus sur debian.

Comme je l'ai déjà évoqué, la problématique de ces bureaux qui évoluent sans cesse sont pour moi les fossoyeurs de la stabilité et vont pousser les gens qui ont encore envie d'avoir du desktop sur Linux de prendre une distribution fraîche et pas une distribution stable, à la limite se laisser convaincre par une rolling release. En effet, les développements sur Gnome ou sur KDE sont trop réguliers pour qu'on puisse supporter une mise à jour tous les trois ans, enfin dans mon cas. Si on peut accepter de ne pas avoir la dernière version de Libreoffice car on va raisonner en terme de fonctionnalités, j'ai quand même franchement l'impression que dans le cas des bureaux, il ne s'agit pas de nouveautés mais de corrections et là ça change complètement la donne. C'est presque à se dire que dans cinq ans, on sera vraiment au top, dommage on aura plus de machines pour mettre Linux.

Compte tenu de mes connaissances, de mes besoins, à savoir que je n'ai quasiment aucun besoin de compilation, je peux me permettre de prendre n'importe quelle distribution Linux, du genre de celles qui sont mises à jour tous les six mois. Je peux même imaginer me laisser aller à une Fedora ou une Opensuse, peut être pas une Opensuse quand même. Je m'en vais faire quelques virtualisations pour voir si c'est vraiment choquant par rapport à ce que j'ai actuellement.

Tu es donc une utilisateur de KDE averti, tu connais une distribution stable avec un cycle de distribution qui ne se fait pas tous les trois ans, tu m'intéresses !