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Le Blog de Cyrille BORNE

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Seuls 2017

mercredi 14 juin 2017 à 21:43

Seuls est l'adaptation de la bande dessinée de Fabien et on peut voir apparaître déjà deux problèmes de base. Le premier problème c'est que la série n'est pas finie, qu'elle en est actuellement au dixième tome, le second problème c'est que c'est devenu une grosse daube commerciale après quelques épisodes qui tournent complètement au délire quand jusqu'à l'épisode cinq on avait une des bandes dessinées pour gamins et pour adultes les plus prenantes de ces dernières années. Le pitch est assez simple, des gamins se réveillent dans leur ville sauf qu'elle est déserte, ils sont seuls, oh la la quel grand mystère. Je vais spoiler pour évoquer la bande dessinée, du fait de ne pas pouvoir couvrir les dix tomes actuels, le film va jusqu'au maître des couteaux et met plus ou moins mal en place le gamin un peu aryen. Effectivement, quand on connait bien le bouquin on va être forcément peu objectif, néanmoins on peut dire quand même que c'est excessivement mal joué et que d'avoir essayé de mettre le plus de morceaux d'histoire dedans pour faire bien, ce n'était pas une bonne idée. Partir de l'idée originale pourquoi pas mais il aurait fallu dévier, trouver aussi de vrais acteurs car c'est une véritable catastrophe.

Compte tes blessures

mercredi 14 juin 2017 à 20:23

Kevins Azais est un jeune rebelle de 24 ans, il vit seul avec son père, sa mère est décédée des suites d'un cancer, comme on peut le comprendre assez facilement. La relation entre le père et le fils n'est pas simple, le jeune, c'est un vrai jeune qui chante dans un groupe de hard rock, le père malgré le job de poissonnier est un homme cultivé, dur, exigeant, froid. Le jeune recherche l'amour d'un père qu'il ne trouve pas, et pour ne rien arranger, son paternel se trouve une fiancée qui va représenter plus qu'une belle mère pour le jeune homme. Très bien joué, assez intéressant, prenant, seulement la fin est déroutante et aurait mérité un dénouement plus carré.

Attention Troll : j'ai dû installer flash sur Debian

mercredi 14 juin 2017 à 12:00

Dans ma merveilleuse région où nous fleurtons avec plus de 35 degrés ces derniers jours, vient d'arriver une nouveauté qui n'en est pas une, la carte jeune. Du fait désormais d'avoir fusionné avec les toulousains, ces gens qui sont bons uniquement à avoir des briques roses, de la saucisse et des rugbymen, Zebda aussi mais c'était mieux avant, nous adaptons nos pratiques. Disons que plus qu'adapter nos pratiques, on a tendance à se faire imposer celles des saucisses avec elle la disparition plus ou moins de l'opération Lordi, mais aussi la carte jeune. Cette carte donnera aux lycéens l'accès aux livres, à une aide pour les ordinateurs, aux tenues professionnelles, à d'autres bricoles.

Le problème parmi tous les problèmes c'est qu'on demande aux gamins des informations et parfois des informations qui vont poser problème comme une adresse mail. On est en 2017, une adresse mail pour un jeune ce n'est pas simple. Admettons qu'il en possède une, il n'est pas dit qu'il s'en souvienne à la fin de l'année ou même de la semaine, c'est donc moyen. Pour la fabrication de la carte, on a besoin de prendre une photo et là c'est le drame, la partie prise de photo est en flash. On a mis un ordinateur à disposition mais le souci c'est qu'on se rend compte que c'est long. On se retrouve parfois avec des enfants qui prennent le téléphone pour appeler leurs parents car ils ne se rappellent plus de leur adresse personnelle. Ah c'est ça le jeune, et pendant que je vous tiens, sachez que l'iphone que j'ai réparé, la petite Naomie a trouvé la bonne idée de le laisser au soleil, la moitié de l'écran est mort, il aura fait moins de trois jours, c'est ça le jeune.

Bon avant de troller, j'ai réussi à trouver un ordinateur portable ASUS. Il faut savoir que ASUS ou Windows, ou la combinaison des deux réunis a fait la forte performance d'obtenir une image inversée. C'est un problème qui dure depuis des années, ce qui veut dire que chez Windows 10 tout n'est pas parfait, mais j'ai envie aussi de troller en disant que c'est certainement la faute du constructeur. Hier j'ai fait une journée remarquable, j'ai pu même manger avec Arnaud mon collègue allemand qui a le bon goût de passer deux semaines en France en bord de mer et d'être blanc comme un cachet d'aspirine. Une journée tellement mémorable qu'elle a fini avec une paire de ciseaux d'un gamin plantée par accident dans le front de sa voisine. Je vous rassure tout va bien mais c'est en ce moment mon pain quotidien, ça et les six cents millions de documents à compléter.

A l'arrache mon collègue sort des ordinateurs portables qui sont sous Debian Jessie.

ROUND 1 : apt-get install flashplugin-nonfree

Cela ne fonctionne pas. J'essaie de mettre à jour, ça me renvoie une erreur.

ROUND 2 : apt-get install chromium et sergent pepper, le plugin flash qui va bien

Moi je veux bien admettre que flashplugin passe pas, et je l'ai vu des dizaines de fois avec le conseil d'installer pepperflashplugin-nonfree, je l'ai fait et ça ne fonctionne pas. L'update lui par contre fonctionne.

ROUND 3 : téléchargement flashplugin à la main et faire une installation à la main

c'est passé.

Maintenant remettons dans le contexte. Une journée à conseils de classe, une semaine à conseils de classe, une journée à gérer cinquante problèmes en même temps. On rajoute donc la combinaison magique, fin d'année, fatigue, "caloooor", hyperactivité, gosses fatigués par la calooor et la fin d'année, on se dit quand même qu'un PC sous Windows, flash est installé en 1 minute. Oui, on peut bien évidemment dire que le choix technique de la région Occitanie n'est pas le bon et qu'il aurait été largement plus intelligent d'avoir HTML5. C'est vrai, mais moi faut que ça marche.

Sous KDE Neon c'est installé par défaut, je ne jette pas la pierre à Debian mais dans une utilisation de bureau, une debian stable n'est pas forcément la garantie de la sérénité et de la tranquillité.

Des utilisateurs du plugin flash.

Le combat ordinaire

mercredi 14 juin 2017 à 07:14

Marco est un photographe plus ou moins de guerre, mais c'est fini, il ne veut plus photographier des horreurs. Il vit désormais à la campagne, en panne d'inspiration. L'homme a besoin d'évacuer chez un psy, il évoque ses crises d'angoisse tellement violentes qu'il peut finir par tomber dans les pommes. Des événements vont bouleverser sa vie, la maladie de son père, la rencontre avec une fille, la fermeture du chantier naval avec ses anciens copains qui sera sa source d'inspiration pour revenir à la photo.

Quatre tomes d'une intensité rare, la bande dessinée part dans toutes les directions sans jamais se perdre, des pensées à haute voix de Marco, de la photo, des relations avec les parents, avec les femmes, le refus de l'engagement chez les hommes, la peur, tout simplement. J'ai dû lire cette bande dessinée une dizaine de fois, on découvre toujours quelque chose tellement c'est riche, on est toujours ému alors qu'on sait ce qui va se passer, et puis on s'étonne. La simplicité du trait, la simplicité de l'histoire, un gars comme Larcenet qui est capable de faire des délires complets comme Donjon et qui produit une bande dessinée si simple, si juste, c'est vraiment magistral.

Isabellae

mardi 13 juin 2017 à 06:50

Au Japon médiéval, Isabellae est une jeune femme belle et rebelle qui tue tout le monde pour quatre pièces. Son audace au combat est telle qu'on comprend qu'elle a un côté suicidaire et qu'elle n'est pas très attachée à la vie. En effet, elle porte sur ses épaules un passé pour le moins lourd, sa mère a été tuée dans le village alors qu'elle s'était absentée, son père est mort au combat, sa quête, retrouver sa soeur disparue. Après un premier tome très ambiance, drôle, beaucoup d'action et de sang, des personnages secondaires pour le moins intéressant, on se rend compte qu'il y a un problème vers la fin du troisième tome. Si vous regardez la couverture, Isabellae est rousse. Non pas que ce soit un problème qu'elle soit rousse mais une asiatique rousse au Japon ça interpelle. En fait, la mère d'Isabellae a émigré d'Irlande au Japon, une forme de druidesse, pour mettre au monde ses deux filles qui auront pour mission de libérer le pays de l'emprise de l'anglois. On part donc du Japon médiéval pour se retrouver chez les chevaliers et les druites, le cocktail n'est pas une réussite. Dommage, le dessin est réellement excellent mais l'histoire part trop en sucette à mon goût, l'histoire aurait été plus traditionnelle, elle en aurait été meilleure.