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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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The Baby Boss

dimanche 25 juin 2017 à 18:49

Baby Boss comme son nom l’indique parle de super bébés intelligents qui sont les patrons de l’usine de fabrication des bébés, on les reconnaît car ils portent un costume cravatte. Tom un enfant de sept ans vivait heureux avec ses parents jusqu’au jour où un bébé « patron » débarque dans sa vie et c’est le drame, car le bébé est plus aimé que lui. Un soir il entend le bébé parler au téléphone et il découvre que c’est un agent secret. Un savant fou a pour projet de fabriquer un chiot tellement mignon qu’il remplacerait les bébés dans le coeur des adultes, il doit l’en empêcher.

Baby Boss est un dessiné drôle à destination des plus petits qui ressemble franchement à cigogne et compagnie.

Samuel aka Main innocente.

Parce que vendredi, je fais toujours mon job à plein temps

dimanche 25 juin 2017 à 08:00

Il est 7h30, main innocente grimpe dans la voiture, et nous partons au lycée, il a une mission précise, il doit finaliser les installations et démarrer la seconde salle. Moi pour ma part, je dois faire des réunions, je dois m'agiter de partout et surtout je ne dois rien oublier. Vous noterez tout de même que main innocente n'a pas encore 15 ans mais qu'il sait mettre à jour un ordinateur debian en éditant le sources.list, puis je peux vous garantir qu'à la fin de la journée il le savait encore mieux.

Les réunions dans le monde pédagogique c'est certainement pas là où on est les meilleurs, pour ne pas dire qu'on est mauvais. On fait un tour de table, le fameux ce qui a marché, ce qui n'a pas marché, mon tour arrive, et j'attends que mes collègues se taisent, qu'ils finissent leurs conversations. Quand un jour les profs réaliseront qu'ils ont les mêmes comportements que les gosses, qu'ils sont dans l'exigence permanente mais qu'ils ne sont pas capables de s'appliquer à eux mêmes, alors peut être qu'on verra une lumière blanche dans le ciel éclairer toutes les écoles de France, des colombes s'envoler par millions et des poneys magiques qui pètent des arcs-en-ciel. Vous noterez que je fais exactement comme mes élèves à quelques nuances, j'ai l'ordinateur allumé sur la table, sauf que moi je ne regarde pas des chats sur Youtube, je mets à jour les ordinateurs de la salle des profs, mes collègues voient passer des lignes dans une console sur mon écran, ils ne posent même pas la question. Ça me rappelle d'ailleurs une anecdote croustillante, c'était dans le Cantal quand je testais le contrôle parental et que j'avais balancé youporn dans une réunion. Le contrôle ne fonctionnait pas, ma collègue d'anglais de l'époque n'a pas posé de questions. Souvent les gens me voient faire des choses étranges et ne posent pas de questions.

Après 3h30 d'une réunion totalement passionnante, qui a bouleversé ma vie et qui nous a donné la voie pédagogique à suivre pour les dix prochaines années, je récupère le gamin dans une salle à 40 degrés. Je dois reconnaître que la combinaison canicule et salle informatique avec 40 ordinateurs qui tournent, c'est du grand art. Main innocente me dit qu'il y a deux ordinateurs qui ne fonctionnent pas, ils sont effectivement en ligne de commande. Je regarde, je lui dis qu'il a oublié de faire un apt-get install lxde, qu'il a purgé xfce, qu'il a fait un autoremove et donc qu'il n'y a plus d'environnement de bureau. Lui bien sûr me dit que non, mais quand on remonte dans le bash on se rend compte qu'il l'a bien sûr oublié. Le problème c'est qu'en faisant tout sauter, il fait sauter le network manager si bien qu'en ligne de commande et bien il n'y a plus d'internet.

Il suffit d'éditer le fichier /etc/network/interfaces, de rajouter :

auto eth0
    allow-hotplug eth0
    iface eth0 inet dhcp

Un coup de ifup eth0 et nous revoilà repartis avec de l'internet, il me suffit de rebalancer un update et un install lxde. On m'a fait une demande bizarre et ça a fini par l'installation d'un BoZon pour le lycée. Il serait temps d'ailleurs que Bronco sorte la version 3 mais c'est une autre histoire. Nous sommes l'après midi, je cours, je rends l'ordinateur portable à ma collègue à l'ordinateur qui ne se chargeait plus, je lui dis de trouver mon fils pour avoir un chargeur, elle me demande combien il chausse, je réponds que c'est pour faire clown, je rends mon Lenovo au CDI, je rends l'ordinateur portable qui m'électrocutait les cuisses, j'ai largement avancé.

Il est aux environs de 17 heures et nous taillons la route, je rentre à la maison, je m'effondre avec la clim. 21 heures passées, la famille descend la rue, c'est le lâcher de percussions de Saint Pierre. Le lâcher de percussion c'est un peu le démarrage des activités de la saison, du monde, des groupes de batucada, de percussions africaines, de la musique de rue qui nous rappelle que les vacances sont à nos portes.

Il est aux environs de minuit quand je rédige ce billet, j'ai deux tours d'avance, c'est presque trop.

Quelques astuces pour mon padawan

samedi 24 juin 2017 à 08:00

Laurent est prof de bio au lycée agricole Le Cep d'Or et c'est la seule personne qui se sera intéressé à Linux pour de vrai depuis toutes ces années. Il a commencé à s'intéresser à Linux quand j'ai mis un poste dans l'école de son épouse sous Handylinux, sans commentaire. Néanmoins à l'époque tout le monde était content c'était un vieux XP tout pourri qui était reparti comme en 40. Il s'est donc mis à Linux et là il vient de se lancer dans la mise à jour de la salle informatique que j'ai laissée sous Jessie il y a deux ans.

Édition du source list ça passe, et puis plantage complet il s'est retrouvé avec ça : X session: warning: unable to write to /tmp; X session may exit with error

D'entrée de jeu parce que je suis un bonhomme, je lui dis que le tmp est plein. Il sait utiliser gparted et voit que c'est effectivement plein, je lui conseille d'agrandir la partition et ça passe, il n'avait jamais fait, maintenant il sait faire. Je suis étonné, à l'époque j'avais fait des partitions de 10 Go pour le / et pour une debian, 10 Go c'est suffisant. En fait, il n'avait jamais fait de apt-get clean ce qui fait que le répertoire était plein à craquer. 

J'avais mis du Xfce, je commence à ne plus faire, et il a fait l'update et l'upgrade, c'est passé, avec l'agrandissement de la partition tout fonctionne sauf libreoffice, le splash screen apparaît mais l'application ne se lance pas. Il a réussi à installer teamviewer, je me connecte, je fais un apt-get purge libreoffice*, je fais un apt-get install libreoffice et ça passe sans problème. L'apparence est sale du fait de ne pas avoir le thème qui va bien, j'installe du libreoffice-gtk et je reproduis le bug. Odysseus libre expliquait dernièrement qu'il avait un problème d'affichage avec Xfce dans Debian avec Cinnamon il n'a aucun problème. De là à dire que Xfce sent de plus en plus le sapin s'il ne s'active pas pour sortir sa prochaine version et que la Debian Stretch va poser quelques problèmes aux utilisateurs de bureau il n'y a qu'un pas que je franchis, je le fais d'ailleurs plusieurs fois, je mets même des emplacements pour faire une marelle dessus.

Il a passé la quasi-totalité de sa journée de jeudi à chercher pour faire son premier poste, il est certain que la suite ira plus vite, j'ai mis 10 minutes à tout résoudre ce qui nous amène bien évidemment à quelques moralités :

John Wick 2

vendredi 23 juin 2017 à 21:35

Le personnage et même l'univers de John Wick numéro 1 étaient vraiment intéressants. Un super tueur qui vient de perdre son épouse des suites d'un cancer avait pris sa retraite et se met à péter les plombs parce qu'on prend sa voiture et qu'on tue son chien. Il va massacrer des dizaines de types un peu comme dans les films de gangsters Chinois surréalistes et excessifs. Il y avait aussi cet hôtel, terrain neutre pour les tueurs un peu comme les églises dans High Lander, avec des règles de gentlemen pour des gens qui essayaient de se tuer cinq minutes avant. On retrouve donc John à la fin du premier film pensant après sa grosse boucherie prendre sa retraite bien méritée. Malheureusement, il va devoir honorer une dette de sang et se retrouver dans les ennuis jusqu'au cou. Dans la même veine que le premier opus, jouant sur les mêmes codes avec un Keanu Reeves parfait dans le rôle, tout est mis en place pour un troisième épisode et c'est avec grand plaisir que je serai au rendez vous pour une très bonne série bien bourrine et amusante.

Tenir le cap dans un monde qui change et quand on ne sait rien faire d'autre

vendredi 23 juin 2017 à 08:00

Je regardais ces articles :

On va essayer de partir dans toutes les directions et de remettre la balle au centre, c'est bien, c'est comme vous donner des indices. Eric Dupin explique qu'il a eu un "accident" sur Facebook, c'est à dire qu'un article a été vu un nombre de fois considérable. Il explique les chiffres, il donne des statistiques, on sent le gars qui maîtrise son sujet. Il est fort Eric Dupin. Le gars a toujours été là, a connu tous les modèles économiques, même son époque sapin de Noël tellement il avait des pubs, a connu les tribunaux, il a l'air de s'en sortir avec sa petite entreprise, des pigistes qui bossent pour lui, moi je dis chapeau. Je dis chapeau parce que réussir à faire son beurre avec de l'écriture, tenir, s'informer pour en être en permanence, dans cet internet où un changement d'algorithme de Google peut tout casser, dans lequel l'écriture est en train de nous quitter au profit de la vidéo, je suis sûr que demain il fera de la vidéo et qu'il saura comment faire.

Personnellement je ne suis bon qu'à ça. Ça, c'est écriture gratos, écrire pour le plaisir, ne pas calculer, ne pas trop s'investir non plus, écrire au fil du clavier. Je n'ai pas de recherche de nouveauté, je m'encroûte, un jour je finirai peut être par disparaître si j'ai tout dit. Qui reprendra le flambeau ? C'est la question que se pose le gars du Wiki Ubuntu-fr. C'est d'ailleurs étonnant de de lire cet article, il y a peut être sept ou huit ans j'écrivais un article pour dire que le Wiki d'Ubuntu-fr c'était n'importe quoi. Si à l'époque je disais que c'était n'importe quoi, qu'est ce que ça doit être aujourd'hui. Enfin lui le gars, il fait le calcul que son wiki est tout pourri, que les gens qui ont vieilli sont partis, ils doivent faire des photos de chats sur facebook. Il faut que je vous en fasse une d'ailleurs d'un chat survivant de Saint-Pierre, je pense que j'ai trouvé le chat qui a le regard le plus terrifiant du monde, je peux faire un carton sur instagram. Les uns partent, les autres les remplacent, c'est le cycle de la vie, sauf que ça n'a pas l'air d'être le cycle des wikis. La jeune génération n'a pas l'air d'avoir le sens du partage, enfin si partager ses photos de chat, par contre se coller à la documentation, faudrait savoir écrire pour ça. Le wiki d'ubuntu, une autre époque le wiki, quoi pour remplacer ? Je ne sais pas, en tout cas pas les vidéos sur Youtube, quand on évoque Linux c'est pour se crêper le chignon.

Peut être que le partage c'est le social, et vous le savez désormais, le social c'est mastodon, ou peut-être pas. Il n'y a pas si longtemps, Mastodon quand on avait un billet c'était pour dire qu'il fallait en être. Je suis toujours désolé de voir que les gens n'ont pas la capacité de faire de retour sur du long terme, même si c'est pour dire qu'ils sont toujours content. Aujourd'hui ce n'est pas bien compliqué, les gars qui écrivent sur Mastodon c'est pour évoquer le drame. Le drame d'aujourd'hui c'est celui qui ferme son instance parce que c'est trop la foire. C'est d'ailleurs un effet de bord qu'on ne connaissait pas de la décentralisation, la guerre des clans. Le gars explique qu'on lui reproche de ne pas censurer les nazis, de l'autre côté on a vu des gens se faire reprocher de censurer les nazis. Vous comprenez pourquoi les nazis font toujours de bons méchants quoi qu'il arrive, ils causent toujours du tort. Mastodon a réussi à faire l'exploit de créer un réseau décentralisé d'instances qui ont de telles divergences d'opinions qu'elles sont finalement centralisées chacune dans leur coin. Ils finiront tous sur twitter. Moi je socialise pas, trop de temps perdu, je préfère mieux écrire, déjà que je n'ai pas le temps.

Ah ben oui ma bonne dame, écrire c'est quand même un effort, et vous devriez m'envoyer des cadeaux, ou pourquoi pas me faire des dons. Ah ben non pas des dons parce que les dons c'est pas assez bankable. Ils étaient nombreux à vivre dans la honte, la honte d'un jour demander de l'argent. Maintenant ils sont largement décomplexés. Il est important de comprendre que ce n'est pas parce que tu es à la tête d'un journal de gauchiste, que tu as des pensées de gauchiste que tu ne dois pas gagner ta vie comme un gars du MEDEF. Malheureusement, le fait d'avoir fait du gratuit pendant des années sur le modèle économique du don c'est difficile de faire comprendre aux gens qu'il faut changer de modèle. Moi demander de l'argent ou en gagner, j'ai jamais été bon pour ça, alors je préfère mieux faire du gratuit.

On peut penser que c'est compliqué mais en fait c'est finalement très simple, je suis Frédéric François. Frédéric François, plus de 40 ans de carrière, 35 millions de disques vendus, il fait la même chanson depuis 40 ans et fait rêver les vieilles. Il n'a pas essayé de changer de mode, il a fait ce qu'il savait faire et il le fait bien. Je suis comme Frédéric François, je fais la même chose depuis bientôt 10 ans, je ferai la même chose dans 10 ans au gré des modes, et toi mon public, tu es mon fan club de vieilles, tu connais ma chanson par coeur, tu sais déjà celle que je vais te sortir, mais tu continues à l'écouter quand même, comme un souvenir perdu de ta jeunesse, une nostalgie de cette époque où tout était plus simple avant.

Ce billet est écrit jeudi soir, vous le lirez vendredi, je serai sur la route avec main innocente, des tournevis, des ordis, des réunions et de la sueur, comme un vendredi. Un billet écrit à l'avance, OH MON DIEU, j'aurai repris le contrôle de ma vie.