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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Ce qui est fait, ce qui est à faire, ce qui ne se fera plus. Cyrille

vendredi 7 juillet 2017 à 08:00

Après avoir cassé, recassé, tout cassé, je crois que je suis arrivé à un équilibre sur le net à quelques ajustements. Cela faisait globalement six mois que je faisais tourner le humhub, j'aurai continué à le faire tourner s'il n'avait pas crashé et j'aurai certainement rajouté un flatboard pour communiquer autrement qu'au travers des articles qui sont quelque part cloisonnés, limités techniquement. Ce que je veux dire c'est qu'il est difficile de parler cuisine dans un sujet Linux, il est difficile de développer des problématiques liées à un tuto comme la mise en place de scratch pour une distribution récente en 64 bits. Même si on me dira que c'est trop tôt pour s'emballer et que je m'emballe toujours trop vite, le croisement du moteur de forum classique avec le réseau social sous forme de discussion correspond parfaitement à l'usage que je cherchais, même Alterlibriste qui fait partie de la team rocket a reconnu qu'on avait avec cette solution le beurre et l'argent du beurre. Et je peux vous dire que pour l'emballer l'alterlibriste, faut y aller.

Au niveau du blog c'est pareil, je suis arrivé à ce que je voulais de façon simple, claire et nette surtout pour vous, enfin pour moi aussi. Balancer des billets courts en première page du blog, j'ai toujours trouvé ça honteux, pour moi l'accueil d'un blog ce sont de longs et beaux pavés qui font peur, une marque de fabrique, ici tu sais que tu en as pour ton argent ... enfin on se comprend. Bon après tout le monde s'en fout d'ailleurs, je pense que le tri est fait au niveau de l'agrégateur, étant donné que la page de feed reste comme toujours la plus consultée très loin devant la racine du site. C'est un peu tout, les vidéos chez Vimeo c'est pas terrible, mais cela me "protège" de Youtube même si on se dit qu'un jour c'est par là qu'il faudra passer. Je me fais du mal, je regarde les youtubeurs Linuxiens comme Fred, Adrien D ou Actualia l'homme qui utilise un avatar pour faire ses vidéos en slip. Si on pouvait penser qu'on avait des gens rageux sur le net de façon générale, on réalise que les commentaires dans les blogs sont des poèmes d'amour quand on voit les gars dans Youtube. Là chez Vimeo on a au moins une certitude, c'est certainement pas là bas qu'on va commenter, un avantage mais un inconvénient puisque ça précarise quand même fortement le site même s'ils ont l'air d'avoir un modèle économique bien rodé avec un système premium à la clé. Les vidéos telles que je les fais, telles que je vois les autres le faire, c'est vraiment tout bénéfice, c'est bâclé en une dizaine de minutes au plus gros sans effort, pour un retour maximum. C'est là que tu te rends compte que les gars qui écrivent encore sont vraiment fous, je n'irai pas dire qu'il faut les respecter mais au moins saluer ce côté masochiste. Pour en revenir à la vidéo, c'est vraiment ici qu'on voit la dispersion des commentaires et quelque part l'usure de l'éditeur. Les commentaires sur son blog, sur les réseaux sociaux, gérer les rageux dans Youtube, ça fait tellement de place to be qu'on ne peut faire que ça et ne plus avoir le temps pour produire. Je préfère sincèrement mon mode de fonctionnement paysan, ma petite parcelle que j'entretiens avec amour et pouvoir discuter autour du potager avec moins de monde, des habitués pour des échanges de qualité.

J'aurai pu appeler ce billet décroissance, ou content de ce que l'on a. Je suis content de ma petite structure de blog, de mon petit univers virtuel auquel désormais je n'apporte que quelques retouches ici ou là, du minimalisme général, avec mon pluxml par exemple. Je crois qu'on peut étendre à mon environnement informatique, si je fais le calcul sur les six derniers mois : une PS4 à Noël, un pi qui prend encore la poussière et une imprimante Laser pour changer une qui datait de 10 ans. Je crois que le plus remarquable, le plus significatif c'est le smartphone. Je suis abonné à deal labs, vous savez le site de bonnes affaires qui vous balance des smartphones avec des capacités de fou pour 100 € directement venus de la Chine. Je regarde, je continue de regarder et puis je garde l'abonnement parce que mon beau père veut changer de smartphone. Mon Windows Phone me donne pleinement satisfaction, je suis ravi des photos de l'interface, de la qualité des appels et du reste, même si je sais que l'OS est condamné, il me va très bien. La décroissance sur mon matériel informatique sera certainement la tendance lourde des temps à venir, acheter de l'occasion, j'ai oublié dans ma liste d'achat le mini PC d'occasion à 50 € qui me fait serveur OpenMediaVault, je ferai évoluer mon matériel uniquement sur de l'occasion à pas cher et ça me va très bien.

J'arrive à stabilité d'un point de vue hardware mais aussi logiciel. Ce n'est pas parce que vous me voyez changer d'OS en gros toutes les semaines que je ne suis pas stable. Comprenez que quel que soit l'environnement ou la distribution, la suite bureautique c'est Libreoffice, le navigateur c'est Firefox, je pourrai continuer la liste mais elle est déjà présente sur le blog, ça n'a donc que peu d'intérêt. Ce qui est d'ailleurs intéressant pour moi c'est que ces multiples changements de distributions et / ou de bureau, c'est à peine trente minutes de perdu. Là encore j'affine de plus en plus, je sais désormais qu'avec des univers de bureau qui sont désormais modernes, je pense à KDE qui sera certainement mon choix ou pas loin de mon choix définitif, il me sera difficile de rester sur une distribution comme Debian, donc Ubuntu pour sa base debian, sa masse de paquets, sa communauté. De plus en plus de lignes de commandes, ça peut paraître étonnant avec un choix d'environnement "moderne" mais dernièrement avec Mate puis une installation en surcouche de KDE salement, impossible de graver un CD Rom avec Xfburn, Brasero, ou même K3B, je m'en suis sorti avec Wodim. L'utilisation de la commande me permet de m'affranchir à chaque fois un peu plus de l'environnement, on se rend compte en plus que la commande est souvent largement plus efficace que certains logiciels graphiques mal codés, wodim en est l'exemple.

Ce qu'il me reste à faire en informatique, je n'ai évoqué d'ailleurs que l'informatique et je l'ai fait trop longuement pour évoquer le reste, c'est la migration de mon épouse sous Linux. C'est certainement le gros morceau, c'est une demande qui désormais est personnelle, je crois que la vague virale a quand même déclenché une prise de conscience. Il faut comprendre que si à une époque, dans ma phase Linux pour tout le monde ça aurait pu être une en soi, là je dois reconnaître que je ne suis absolument pas chaud. Je suis un poweruser, je galère dans mon Linux avec des bugs au quotidien, j'ai la patience de m'en sortir. Patience, ma femme, on n'excède pas les trois secondes. Déjà que je peine à trouver un environnement stable, je ne sais même pas ce que je vais lui mettre comme distribution. Pour la peine peut être du Debian, sachant qu'elle travaille déjà sous Debian à l'école. Passé le problème de la distribution, on aura forcément le logiciel bizarre qui n'est que compatible Windows, ou le bug pas prévu qui fera que tout deviendra un drame. Je vais donc au moins pour commencer laisser en dual boot avec Windows 10, le meilleur filet de sécurité.

Il me faut encore faire le tri dans mon matériel, j'ai de tout partout, faire le maximum pour en avoir le moins possible, continuer à décroître.

Patients

jeudi 6 juillet 2017 à 17:27

Patients c'est l'histoire d'un jeune sportif qui fait un mauvais plongeon dans une piscine pas assez remplie, une vertèbre qui prend et il se retrouve paralysé. Patients c'est surtout l'histoire du chanteur grand corps malade, une histoire qui se veut autobiographique et qui dépeint sans compassion l'univers des paralysés, du handicap, un film qui ne prend pas des pincettes. A la sortie on a une comédie un peu dramatique quand même, mais une comédie, on sent effectivement le vécu, les anecdotes pour un film réussi.

Ce qui est fait, ce qui est à faire, ce qui ne se fera plus. Travail

jeudi 6 juillet 2017 à 08:00

L'année scolaire se termine, une mauvaise année je peux le dire, à bien des niveaux, mais on avance, regardons un peu ce qui a été fait d'un point de vue informatique :

L'année prochaine s'annonce à priori de façon complètement différente et ça tient au moins en une phrase : je ne suis plus professeur principal. C'est pour vous dire quand même jusqu'où ça va, je réponds le dimanche (cet article est écrit le lundi, vous le verrez jeudi) à des parents inquiets de l'absence du code de préinscription pour leur gamin, car comme d'habitude, on a oublié l'enseignement agricole et il n'y a pas de code. j'ai gagné environ 1100 € pour l'année complète, le nombre d'heures est tellement important que bien sûr ce n'est pas rentable. J'ai fait ce qu'il fallait, sans regret mais c'est quand même une vraie réflexion qu'un jour un ministre devrait faire sur notre métier, on parle de rallonger notre temps de travail alors que nous sommes déjà une affaire pour la majorité d'entre nous. A 1100 € étalés sur 9 mois, ça nous fait 120 € en moyenne, soit trois heures d'informatique au noir mal payées dans un mois, je peux vous dire que c'est pas trois heures dans le mois que j'ai fait en tant que PP. On ne fait donc pas le métier pour l'argent, on ne le fait pas non plus pour la gratitude, un seul parent m'a remercié pour les efforts de l'année où 100% de mes élèves ont l'orientation souhaitée, aucun élève ne s'est fendu d'un message de remerciement, c'est pas comme si on avait pas des moyens de communication aujourd'hui et qu'ils n'avaient pas su les utiliser quand ils avaient un besoin.

On ne fait pas le métier pour l'argent, on ne fait pas le métier pour la gratitude, donc il y a des choses qu'on ne fait pas, prendre des responsabilités supplémentaires. Cette responsabilité de prof principal, je ne parle même pas de l'informatique et des situations d'urgence ou de problèmes familiaux assez lourds à gérer avec des enfants sans pitié qui rajoutent leur couche quand c'est déjà la merde jusqu'au cou m'a bloqué pour la réalisation de tout un tas de choses, la pédagogie par exemple.

On ne peut pas être partout à la fois, et c'est le coeur de mon métier qui en a pris, c'est à dire que j'ai fait mon show, un show bien rodé, maîtrisé depuis quinze ans. Comprenez que j'ai fait mon job de professeur, de maman chauve, d'éducateur, de gendarme, puisque désormais ce sont autant de casquettes que portent les enseignants, mais je n'ai innové en rien. Cette année, je veux refaire des cours, utiliser de nouveaux outils, je veux aussi faire venir des associations de recyclage de matériel informatique, je vais voir si je peux avoir des contacts avec Emmabuntus, en gros j'ai envie de faire mon métier, le coeur de mon métier, jouer les Socrate et faire baver les élèves d'envie de savoir, d'apprendre, de s'intéresser, de voir la lumière vacillante au fond des yeux qui ne s'éclaire plus que devant un smartphone pour n'importe quoi d'ailleurs.

J'aurai pu rajouter des tas de choses à faire dans ce billet, notamment la partie organisation du parc, elle sera l'objet de billets au fur et à mesure des expérimentations et des échecs, ça on sait que je suis très bon pour ça.

A nouveau un coup de ménage dans la salle des serveurs, la pile des ordinateurs de droite aura été l'un des derniers jobs réalisés au lycée, cloner des unités centrales pour avoir de l'avance en cas de crash matériel.

Superworld

mercredi 5 juillet 2017 à 19:20

A notre époque, les supers héros, les vrais, les nobles, ont sauvé le monde il y a une dizaine d'année. Ils ont installé un super bouclier qui protège la terre, mais quand il s'est déclenché, ils ont tous disparus. Leurs enfants à l'époque ont vu donc leurs parents disparaître et sont devenus des adolescents turbulents avec leurs supers pouvoirs qui peuvent un peu détruire la planète. Ils vivent dans l'oppulence au pied de la tour Eiffel dans un ghetto. Les événements se précipitent, un complot visant à déstabiliser la paix établie va provoquer des événements inattendus que je ne vais pas spoiler car il faut que vous lisiez cette bande dessinée. C'est certainement ce que j'ai lu de mieux depuis un moment, c'est vraiment très bon. Trois tomes finis avec un dessin qui est à la frontière du comics et du manga, du très grand spectacle, tous les codes des supers héros sont utilisés si bien qu'on n'est pas dépaysés mais la touche française est bien présente, ce qui donne une bande dessinée de caractère, originale, violente, comme aucun comics ne le sera jamais. Pour exemple, le début de la bande dessinée c'est un vieux héros qui crève d'un cancer à l'hopital devant ses petits enfants qui jouent à la PSP, le ton très noir de la bande dessinée est donné. A lire pour les amoureux de comics, pas parodique, juste plus adulte, moins lisse, du très bon.

Ansible ou pas

mercredi 5 juillet 2017 à 08:00

Ansible c'est aujourd'hui la réponse à tous les maux du monde, tu parles de déploiement de masse et d'automatisation ou de constipation passagère, ansible. Ansible voit tout, ansible ramène l'amour perdu, ansible te permet d'avoir un déploiement de la mort. Avant d'aller plus loin il faudrait préciser un peu ce qu'est ansible, ansible c'est un logiciel dans lequel tu balances du script à l'intérieur et qui envoie le script à deux cents millions de machines pour suivre les opérations et mettre à jour. Je vous dis qu'on a du souci à se faire avec Youtube parce que si jusqu'à maintenant on pouvait dire que l'écrit c'était pour la qualité, y a des gens qui font vraiment le job, j'ai regardé les vingt premières minutes de la vidéo de graphikart et c'est extremement bien fait, parfaitement pédagogique et intéressant.

Bon je vais quand même rappeler le besoin. Avec le gamin on s'est quand même fait une centaine de PC à la main, et dans 80% des cas il s'agissait de faire passer des distributions de jessie à stretch et de Xfce à Lxde, pas plus. En terme de manipulation donc, l'édition du sources.list, apt-get update && apt-get dist-upgrade && apt-get install lxde && apt-get autoremove, pas plus. On se dit qu'effectivement faire ça 80 fois c'est long et qu'il faudrait mieux le caler de façon automatique cela dit je reste très partagé. Ce que je vais écrire, fera certainement râler mais mérite quand même d'être un peu réfléchi. Cette manipulation, je vais devoir la faire une fois tous les trois ans, si j'avais dû m'investir sérieusement dans ansible j'aurai pris deux heures ou trois heures, ou dix. La manipulation ci-dessus à deux, même à trois car on ne fait pas de sexisme chez les BORNE et les gamines de 13 ans s'y collent aussi, c'est moins de temps et la certitude que ça marche, en terrain connu. Le problème est ailleurs. J'ai regardé la manipulation donc avec ansible, les vingt premières minutes sont suffisantes car il montre l'installation de logiciels sur une machine virtuelle. Je ne sais pas ce que j'imaginais, un miracle peut être, mais en fait c'est un simple lancement de commandes automatisées, c'est à dire qu'on aura sur la machine un apt-get update plus ou moins long, un apt-get install tout aussi long et enfin le paramétrage. Sur une machine virtuelle c'est rapide, sur une machine récente c'est rapide, mais qu'en est-il d'un pentium IV avec une architecture 32 bits ? La lenteur, le temps perdu, c'est le temps de la mise à jour et de valider les différentes étapes comme l'endroit où on installe Grub par exemple ou valider le fait qu'on garde les vieux fichiers de conf. En gros, une machine égal une heure. Ce n'est pas le temps de lignes de commande qui est long mais le temps d'exécution sur les vieilles machines. Ansible ne résoudra pas ce problème de lenteur. J'ai les ordinateurs de l'école de ma femme à faire, j'essaie de nouvelles stratégies. Déjà j'ai fait un truc de sale mais on a l'habitude dans le sources.list j'ai mis stable à la place de stretch, ce qui signifie que la prochaine mise à jour, je n'aurai déjà pas à éditer le sources.list. Du fait d'avoir fait 80 mises à jour à la main, j'ai pu voir passer les étapes, il ne demande pas grand chose en terme de validation, la position de Grub qui est bloquant dans le sens où la machine attend une réponse. Il est possible d'y aller comme un boeuf avec la commande suivante :

env DEBIAN_FRONTEND=noninteractive APT_LISTCHANGES_FRONTEND=mail apt-get upgrade -y -o Dpkg::Options::='--force-confdef' -o Dpkg::Options::='--force-confold'

Globalement c'est dégueulasse, c'est à dire qu'on va conserver les fichiers de conf et appliquer les choix par défaut. Cela signifie qu'on n'a pas vraiment de contrôle sur ce qu'on fait mais j'aurai tendance à dire pourquoi pas. Je peux imaginer dans trois ans, faire une machine à la main, voir comment ça se passe, en faire une seconde, voir à nouveau comment ça se passe, balancer un clusterssh le faire sur tous mes postes, en une ligne j'aurai mis à jour l'intégralité de mes ordinateurs.

J'ai insisté sur le nombre 80 réalisés en update && dist-upgrade et ça a été je dois le reconnaître particulièrement long. On a fait 24 postes très rapidement, encore à la main, en réalisant des clonages à raison de 5 minutes par postes contre 1 heure. Et c'est ici que je me dis que finalement, compte tenu de l'âge des machines, de leur rapidité, mais aussi du fait que les élèves ont tendance à moisir l'installation en bougeant des dossiers, en faisant des téléchargements, puis surtout le fait que ces machines n'ont que pour seules vocations de se connecter à un serveur Windows, qu'en fait c'est certainement vers cette solution de clonage que je vais m'orienter.

Oui il faut automatiser les solutions, oui il faut essayer de faire de son mieux, je pense que c'est important, mais pas forcément penser qu'il y a des solutions toutes faites qui s'appliquent à tous les cas. Je réalise que j'ai perdu un temps énorme à faire des update et des upgrades, et même automatisé le temps machine avec des ordinateurs qui parfois plantent au beau milieu du téléchargement dans un dist-upgrade me fait dire que le cache n'est même pas la solution quand on a des mises à jour aussi importantes avec 1000 paquets d'un coup. Une remise au propre des clients n'est finalement pas si mal, j'ai le nom de ghost qui me vient à l'esprit au moment où j'écris ces lignes, je vais m'orienter vers ces solutions de clônage.