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Le Blog de Cyrille BORNE

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Caja et Nemo expliqués en deux images

lundi 10 juillet 2017 à 08:00

C138 le troll officiel à propos de Caja et de Nemo a écrit ceci : Ça peut s'appeler la diversité "biologique"... un peu la même raison qui fait que le Borne est le résultat d'une évolution millénaire... (Perso, comme acheteur d'automobile, je ne me suis jamais posé la question de comprendre pourquoi des dizaines de constructeurs proposaient des dizaines de modèles de voitures très similaires... C'est pas mon problème). 

Pour moi Caja et Nemo ça se ramène à ça :

A ma gauche vous avez un Berlingo, à ma droite vous avez un partner la voiture des vrais bonhommes. Et bien ça va vous paraître peut être étonnant mais ces deux voitures sont strictement identiques à part quatre bricoles qui n'ont rien de mécanique, juste l'habillage. Dans le monde de l'industrie, il y a des questions qu'il ne faut pas se poser, à savoir que le gars qui achète Citroen depuis des années va acheter Citroen, que ce sera peut être le même gars qui a jeté une malédiction sur Peugeot, mais pour lui, c'est important de savoir qu'il va acheter Citroen. Ce n'est d'ailleurs pas une exception dans le marché, on a l'Aygo, la 107 et la C1 qui sont identiques, ce qui veut dire que ce concept de marque fonctionne. 

Si on transpose au logiciel libre, c'est cette fois-ci un peu différent. Si Caja et Nemo sont identiques à pas grand chose, tout le monde s'en fout car les gens iront prendre le meilleur, il n'y a pas de préférence de marque. On va néanmoins se retrouver avec deux équipes bien distinctes qui vont coder chacun dans leur coin des logiciels qui sont similaires au lieu de se réunir pour coder un même logiciel.

Moralité, les gars dans le propriétaire avec un matériel identique vont vendre deux fois plus de voitures juste sur un nom, dans le libre on va juste créer de l'ambiguité et diviser les ressources. Le libre c'est vraiment pour les branquignoles.

Europe : vers la fin de l'obsolescence programmée ?

dimanche 9 juillet 2017 à 12:00

On commence à réfléchir à la possibilité de la perspective d'arrêter d'avoir des productions qui sont programmées pour mourir, éventuellement envisager qu'il faudrait que ce soit réparable. L'article est quand même surprenant, on imaginerait mettre sur les produits une durée de vie et je trouve vraiment qu'on nous prend pour des abrutis. Moi quand j'achète un appareil, j'imagine que sa durée de vie c'est vers l'infini et vers l'au-delà, je vois souvent avec admiration des gens qui entretiennent leur voiture jusqu'à 350.000 km et je trouve ça normal, même si on imagine que les facteurs d'usure sur une voiture vont finir par la tuer, un appareil qui subit quand même de fortes contraintes physiques. Un smartphone, j'imagine moins bien les énormes contraintes.

source

Cinnamon ou le mate en mieux

dimanche 9 juillet 2017 à 08:00

Pour ne pas mourir idiot j'ai lancé une virtualisation de Cinnamon. Je n'allais pas l'installer en dur, et je ne le ferai pas, car cela ne présente pas réellement d'intérêt pour moi. Cinnamon est un environnement GTK3 qui est apparu je pense quand les gens de Linux Mint qui cherchent à faire Ubuntu en mieux qui cherche quand même déjà à faire Debian en mieux, donc c'est du plus mieux que mieux, se sont rendus compte que Unity d'un côté, Gnome 3 de l'autre ça allait franchement pas être possible. Je n'ai pas trainé des heures, mais juste les quelques points qui m'intéressent. Le menu par exemple ressemble singulièrement au menu whisker de Xfce, nemo le gestionnaire de fichiers, si j'ai bien compris est un clone de nautilus de l'époque donc un logiciel qui ressemble comme deux gouttes d'eau à caja qui est aussi un clone de nautilus de l'époque. Alors forcément les gens s'interrogent quand même pour savoir s'il s'agit du même logiciel dans cette guerre des clones, à priori si j'ai tout compris, nemo gère les extensions, caja ne le gère pas.

Tout transpire donc avec ce Cinnamon le Mate en mieux. Je vous épargne mes commentaires sur l'existence de ces deux bureaux qui ont trop de ressemblance, l'interrogation qu'on peut avoir alors sur la cohabitation entre Mate, Cinnamon, Xfce et LXDE qui est finalement le bureau qui va tirer son épingle du jeu de la manière la plus intelligente qu'il soit, en devenant le bureau léger QT par excellence quand les autres se battent pour avoir le titre de Gnome castré (spéciale dédicace à mes vieux followers).

Je note un truc rigolo, le bloqueur de domaine graphique, c'est un peu léger dans le sens où on n'ira pas bloquer tout le porno du monde sur l'ordinateur de son gosse, mais au moins youtube, facebook et snap pour bien lui pourrir la vie.

Moralité :

Choisir sa distribution et son environnement de bureau en 2017, un choix finalement plutôt simple

samedi 8 juillet 2017 à 08:00

Ce n'est pas un billet à troll, enfin pas dans mon monde mais juste une réflexion qui m'est venue quand j'ai téléchargé Lubuntu avant de repasser à KDE. Comme je l'ai expliqué dans un précédent billet, de plus en plus de lignes de commandes, de moins en moins d'outils spécifiques liés à l'environnement de bureau, il n'est donc pas déraisonnable d'imaginer prendre un bureau minimaliste. Du fait d'être à l'heure actuelle dans la branche des *buntu parce que j'estime que selon le choix de l'environnement rester sur Debian stable peut poser des problèmes du fait d'avoir de très lourds développements sur Gnome ou sur KDE, je me suis dit que Lubuntu ça pourrait être une bonne idée.

Seulement, Lubuntu est basé sur LXDE qui a les mêmes problèmes que ses copains c'est à dire que ça bouge trop ou pas assez vite. Il faut savoir que LXDE c'est fini, c'est mort, hasta la vista et que LXDE c'est du GTK2 alors qu'on est en GTK3. Quand je vois la multiplication des problèmes que j'ai rencontrés avec XFCE, je me dis que ça ne doit pas être la fête avec LXDE non plus, et puis il faut se dire quand même qu'avec la masse d'environnements qui existent depuis les insatisfactions des uns et des autres, on a l'embarras du choix, ou on croit l'avoir, si bien qu'on peut viser la lune, ça me fait pas peur. Le projet du futur existe, c'est LXQT. C'est assez rare pour être souligné, deux projets se sont réunis pour un faire un seul, LXDE d'un côté et Razor-QT de l'autre pour donner LXQT. C'est une très bonne initiative, l'union fait la force, l'oignon fait la soupe, mais c'est aussi un changement radical puisque passer de GTK à QT c'est l'équivalent en informatique d'une opération qui se pratique régulièrement au Brésil pour les messieurs qui veulent devenir des dames. Seulement, l'iso actuelle de Lubuntu sortie au mois d'avril, propose LXDE le projet mort, on voit apparaître des iso avec LXQT et à priori dans la version du mois d'octobre de cette année on devrait avoir les deux ce que je traduirai par une ouverture de parachute pour préciser à quel point LXQT n'est pas stable.

Récapitulons.

On pourrait évoquer les autres bureaux intrinsèquement liés à des distributions comme Cinnamon pour Mint ou ceux d'Elementary OS ou Solus dont on n'entend plus parler d'ailleurs. Je ne les connais pas assez pour en parler, je ferai quand même un essai sur Cinnamon compte tenu du succès de Linux Mint, il y a peut être une raison à cela. J'ai donc rapidement écarté une bonne partie des environnements de bureau pour finalement se retrouver à une situation que les plus anciens d'entre vous connaissent bien, Gnome ou KDE.

Car, et c'est ici le paradoxe de la situation, Gnome 3 et KDE 4 sont à l'origine de ce que je qualifierai du schisme du bureau. Des versions finales pas vraiment finies, des changements d'ergonomie pour le moins déroutant. Mais si on regarde la situation telle qu'elle est en 2017, entre les faux bureaux comme Mate, ceux qui sont trop en retard comme Xfce et bientôt arrivés mais pas encore comme LXQT, on se retrouve à faire le choix entre les deux ténors de toujours.

A partir de ce moment là, faire le ménage dans le classement Distrowatch devient quand même singulièrement facile. Rajoutons à cela les très nombreuses hérésies qui brouillent un peu les pistes, on connaît bien ici la problématique KDE Neon Kubuntu, on peut citer encore LXLE Lubuntu, deux distributions qui ont le même environnement de bureau et qui proposent la même chose. Avec ces environnements de bureau qui évoluent très vite, une version de Debian qui ne bouge pas pendant trois ans, je ne me vois pas conseiller du Debian Gnome ou du Debian KDE autrement qu'en Sid c'est à dire pour de vrais power user qui seront capables de se dépatouiller.

Mon analyse vaut ce qu'elle vaut, on se connaît, on aime bien refaire le monde et même écrire le contraire de ce que j'ai pu écrire il y a quelques mois. Souvenez vous. Il y a quelques mois on voyait disparaître l'Ubuntu Phone, Unity, tout ce qui se rapprochait globalement du grand public pour imaginer un Canonical full serveur. J'écrivais d'ailleurs que d'une part s'appuyer sur une distribution à base de *buntu pour faire un fork n'était certainement pas une bonne idée, que d'autre part Debian pourrait gagner du terrain. Seulement, la multiplication des plantages avec un Xfce, les développements rapides de Gnome et de KDE relancent complètement pour moi la partie, ce qui montre que ça va quand même très vite dans le monde de Linux. Si le choix de LXDE sur mes vieilles machines au lycée pour faire client RDP sur une Debian stable pour un bureau, pour un utilisateur expérimenté, l'histoire est désormais complètement différente, et de là à citer rolling release, il n'y a qu'un pas que je ne franchis pas encore.

Comme toujours, on se rend compte que le monde de Linux est vivant, ça s'agite. Comme souvent on se rend compte que ça s'agite dans le mauvais sens ou qu'on est dans une mauvaise période, enfin on est souvent dans une mauvaise période il faut le dire. Il faudra donc attendre à mon avis une bonne année pour voir où en sont Xfce / LXDE pour reparler du bureau léger, sachant que dans la catégorie des bureaux légers je trouve que KDE est pour le moins surprenant, au point que je fasse un essai bientôt sur une vieille rougne sans SSD.

Logan

vendredi 7 juillet 2017 à 12:14

Logan aka Wolverine a bien changé, vieillissant, malade, il joue les chauffeurs pour gagner quatre sous. Il vit à la proximité de la frontière Mexicaine et garde en cachette en compagnie des derniers mutants restants un Charles Xavier de 90 ans passés qui est shooté aux médocs pour éviter qu'une de ses crises ne fasse sauter le monde. Alors qu'il pense pouvoir se suicider tranquillement car il en a marre de vivre, un événement inattendu se produit, une petite fille de dix ans qui est poursuivie et qui curieusement a des griffes en adamantium comme son ... père. Film magnifique, brutal, du très bon Wolverine.