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Le Blog de Cyrille BORNE

Site original : Le Blog de Cyrille BORNE

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Cours sur l'image, suite

vendredi 21 juillet 2017 à 14:00

Comme évoqué dans le précédent billet, les logiciels complexes pour n'utiliser que 1% des capacités c'est le principe d'utiliser une bombe pour tuer un moustique, c'est un tantinet exagéré. J'ai montré dans l'épisode précédent comment on pouvait redimensionner avec Libreoffice, la limite de mon système c'est qu'un gamin peut être amené à redimensionner ou à cropper son image ailleurs que dans un traitement de texte. Ma collègue avait par exemple fait un travail sur le selfie avec les élèves, on ne passe donc pas par la case traitement de texte.

Je veux du simple, j'abandonne donc Photofiltre et je propose de le remplacer par deux solutions, une relativement durable, une autre à l'essai. Tous mes besoins sont réalisés dans cette image. Paint c'est simple, c'est intégré à Windows, c'est facile d'accès et les icônes sont plutôt jolies.

Dans le PDF que je donne vous verrez que je passe aussi par un service pho.to, je l'avais déjà présenté dans un billet où je m'étais tapé un délire avec une photo de RMS. Je donne les deux solutions, une en dur au cas où l'internet tombe, une que j'aimerai bien utiliser. Si on fait quatre secondes abstraction du fait que c'est un service propriétaire, que le site risque de disparaître qu'il risque de devenir payant, qu'il va voler nos photos pour les vendre à un conglomérat d'illuminati, on se ramène à une situation qui n'est pas si différente de celle que nous vivons. J'ai utilisé dotclear pendant des années, j'ai utilisé et je continue d'utiliser Wordpress, j'utilise PluXml. En gros, quand tu as compris que recadrer ou rogner servait à faire sauter un bout d'image, tu as ici mis le doigt sur un principe universel qui fait que si le site disparaît, il y en aura certainement quelques dizaines d'autres à utiliser.

L'informatique évolue, elle va quand même pour l'utilisateur dans le sens du facile et du logiciel qui fait peut de choses, l'application, quand à l'époque on tournait sur des usines à gaz qui devaient en donner le plus possible. A titre personnel pour des particuliers, pour des débutants, je trouve que c'est la bonne direction, si les gens peuvent utiliser des logiciels pour faire de simples opérations sans avoir à lire 350 pages de documentation, c'est positif.

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Tueurs de mamans

vendredi 21 juillet 2017 à 08:21

Cinq collégiennes se font réprimander sévèrement par leur mère et elles en ont marre. Complètement par hasard l'une d'elle trouve un site où il suffit de donner la punition réclamée, un numéro de carte bleu, et la punition est appliquée. Si la grande claque dans la face de la première maman est vue comme une revanche, la seconde qui se voit forcée d'ingurgiter des choux de Bruxelles fait tout de suite moins rire, ça commence à devenir la panique quand la dernière a demandé la mort de sa mère. Diptyque particulièrement bien mené, qui ne sera pas sans faire penser à Soda dans l'aspect enfantin du graphique mais aussi dans la violence, la bande dessinée est tout sauf le pays des bisounours.

Cours sur l'image

jeudi 20 juillet 2017 à 23:50

A l'instar de mon cours réalisé sur le système d'exploitation, le navigateur et le moteur de recherche j'ai monté un cours avec une orientation. L'orientation dans le précédent cours c'était de partir d'une confusion d'élève et de clarifier. Avant d'expliquer ma démarche pour ce cours-ci, je remercie les gens qui ont fait l'effort de le lire, 50 fois sur les douze dernières heures, faudrait que je regarde pourquoi BoZon s'arrête là et pourquoi awstats ne voit rien, donc à la louche une centaine de fois depuis hier. Merci donc de me faire remonter les coquilles, par contre pour les imprécisions je tiens à rappeler que le document s'adresse à des élèves de troisième de l'enseignement agricole. J'ai l'intime conviction qu'il faut bien commencer quelque part et comme je le disais à C138 qui est en toute logique venu chipoter, j'ai laissé faire d'ailleurs, si on commence par présenter le modèle de Bohr en physique avec des électrons qui tournent de façon circulaire autour du noyau alors que c'est faux, c'est pour dégager une compréhension d'ensemble avant de se lancer dans la physique quantique. Ceux qui veulent y voir une justification pour un document tout pourri c'est leur problème, moi je fais mon métier, j'enseigne à un publique qui n'est pas en maîtrise d'informatique et qui de façon générale ne maîtrise pas grand chose à part la bêtise.

En troisième, on va demander quelques documents avec des images à l'intérieur, dont mon fameux concours Koad9 où je vous rappelle que c'est l'une des productions d'une des élèves du père BORNE qui a marave toute la France. Oui, j'ai fait la région l'année d'avant, le national cette année, en étant au sommet de mon art, je n'ai plus rien à prouver, je vais certainement voir ce qu'on peut faire dans les autres catégories dont celle de Youtube histoire de rigoler un peu. Le problème majeur qu'on rencontre avec les enfants, c'est que lorsqu'on leur demande de mettre une image dans un document, elle peut faire 12 Mpx, ça ne leur pose aucun problème. Ils peuvent en mettre 20 de la même taille, se plaindre que le serveur TSE se met à ramer sans se rendre compte qu'ils sont à l'origine de la charge. On part donc de la définition de l'image, des pixels, des grosses images, des petites images, de la résolution de l'écran et de l'image pour arriver au redimensionnement, je m'offre même le luxe de placer le droit à l'image en conclusion. Ceux qui liront le document se rendront compte que j'ai utilisé Libreoffice pour réduire une image et je dois saluer la suite libre pour les efforts réalisés. Ce qui est vraiment pertinent c'est que lorsqu'on diminue l'image, qu'on fait clic droit compresser, le logiciel va calculer la résolution par rapport à vos dimensions qui sont en centimètres et je trouve que c'est vraiment génial car le centimètre c'est concret pour le commun des mortels. Cela signifie que j'abandonne Photofiltre que je trouve trop complexe.

Vous voyez, j'évoque plus haut le fait d'enseigner à des élèves de troisième, l'un des exemples les plus frappants avec Photofiltre c'est quand je vois les gosses qui sauvegardent en pfi faisant la confusion entre l'image et le projet car ils ne savent même pas qu'un pfi n'est pas une image classique mais une image en lien avec le logiciel. Je considère que ce n'est pas la faute des gosses, notamment lorsqu'on voit les logiciels d'image sur smartphone et sur tablette qui sont capables de tout faire en quelques pressions. Photofiltre c'est de l'ancienne époque, il faut arriver à des solutions qui sont aujourd'hui plus modernes. C'est ainsi que si je suis amené à faire du travail d'image en dehors de Libreoffice je le ferai avec le site pho.to.

C'est un risque évident, vous le savez, je le sais, ah le reste du monde ne le sait pas, service gratuit aujourd'hui, demain peut être payant, ou disparu quand ce bon vieux photofiltre sera encore bien présent. Si vous avez à votre connaissance un logiciel en dur qui se rapproche de pho.to je suis preneur. J'ai regardé sur alternativeto et la problématique c'est qu'il ne sort que des logiciels du même type, des logiciels old school, des logiciels qui n'ont pas la simplicité d'un ms paint des logiciels qui veulent des calques, des opérations complexes dont quasiment tout le monde se fout. On veut cropper, on veut mettre du texte, on veut redimensionner, voilà ce qu'on veut. Si mon intuition, à savoir que ça n'existe pas se confirme, cela tendrait à prouver que même Windows est menacé par l'univers des smartphone et des tablettes pour qui les applications de ce type pullulent. Sous Linux en outre j'ai trouvé la solution ultime, shutter qui fait tout ce que j'ai dit précédemment et qui même est capable de flouter les trucs qu'on veut pas montrer.

Il est tard, j'ai fait de la plage, j'ai cuisiné, j'ai bouquiné, et je suis assez fier de moi d'avoir trouvé le temps de faire ce cours et même ce billet. Au lit.

L'image

De plus belle

jeudi 20 juillet 2017 à 20:41

Florence Foresti, on le comprend assez vite est en rémission d'un cancer du sein. Elle rencontre dans une boîte Mathieu Kassovitz, je me dis d'ailleurs qu'il doit avoir besoin de sous, qu'il a un pote, qu'il a perdu un pari pour finir là dedans, et c'est le coup de foudre, pour lui, elle très mal dans sa peau, est très introvertie, a du mal à vouloir se lancer dans une relation. D'ailleurs, on a l'impression que la comédienne cherche à s'acheter une crédibilité dans un film qui n'est pas une comédie et où les parties comiques ne sont pas dirigées par elle, ce n'est pas sans rappeler Franck Dubosc qui s'y est essayé, elle le fait plutôt bien. Alors qu'est ce qu'il reste ? Tous les clichés sur les perruques, sur la maladie, sur tout un tas de chose, on rajoutera à ça une relation mère fille assez catastrophique pour en rajouter une couche et on obtient un film qui sent le réchauffé, presque une construction pour lancer une nouvelle carrière pour Foresti, un film pour montrer qu'elle est capable de faire autre chose que jouer les amuseuses publiques. Si on fait abstraction de la situation, c'est correct, sans plus.

Thomas Silane

jeudi 20 juillet 2017 à 18:47

Thomas Silane est un journaliste d'investigation qui se met dans des situations complètement folles pour aller au bout de ses enquêtes. Malheureusement cette volonté de connaître la vérité à tout prix est liée à un traumatisme de l'enfance, Thomas a perdu ses parents dans des circonstances mystérieuses. Et c'est là où ça devient très fort. La trame de fond c'est donc d'essayer de retrouver ses parents avec un élément qui va ranimer une enquête qu'on pensait largement morte, Thomas reçoit un appareil photo qui est capable de montrer le meurtre sur la scène de crime, on rajoute donc ici le bonus sciences fictions de la série. Les enquêtes de Thomas c'est du grand n'importe quoi, Thomas s'attaque à tout, les réseaux de prostitution, les cartels, les serials killers bien sûr qui ne sont autres que le policier qui mêne l'enquête. Thomas bien sûr est beau gosse et les fait toutes craquer, mais lui il s'en moque un peu car il n'y a que la vérité qui compte. Je vous rajoute à ça une petite dose d'expériences nazies et vous avez une série qui ose tout, surtout le n'importe quoi. Ce n'est pas mauvais, ça se laisse lire, les relations entre les personnages sont plutôt bonnes, on sera donc plutôt indulgent sur les incohérences complètes du scénario, ça va avec l'ambiance.